Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï]
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Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï]

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MessageSujet: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Dim 6 Mar - 21:17

Je tendais les bras, attrapant une branche au-dessus de ma tête pour monter un peu plus dans cet arbre que j’avais escaladé à l’instant. J’avais besoin d’être au calme, j’avais besoin d’être seul mais surtout j’avais besoin d’être loin de tout. J’étais maintenant à nouveau en solo, loin de l’emprise d’Ellie, cet homme tyrannique qui m’avait protégé tant de temps. Je craignais toujours de revoir un jour cette ordure qui m’a fait tant de mal physiquement et mentalement mais j’espérais qu’au jour d’aujourd’hui, je serais capable de lui tirer une balle entre les deux yeux. Mais je savais aussi qu’il me faisait encore trop peur. J’avais cependant essayé de voyager à nouveau avec d’autre gens, mais je n’arrivais pas à leur faire confiance à me sentir à l’aise et j’avais fini par quitter chacun de mes groupes. Je ne perdais pas de vue, à cette époque, mon objectif personnel qui était de retrouvé mon père et Enzo mon petit frère. Je n’espérais qu’une chose, pouvoir atteindre cette fameuse zone dont nous avions entendu parler lorsque nous étions tous les trois. Je rêvais de revoir mon petit frère et de pouvoir le serrer dans mes bras et m’excuser d’avoir été un frère si pitoyable, incapable de le protéger et fuyard. Je ne savais pas encore que celui-ci était maintenant mort.Je posais mon dos contre le tronc passant mes jambes de chaque côté de la grande branche sur laquelle j’étais assis pour avoir un meilleur équilibre et observé les environs. On avait vraiment de la chance mais cette zone contrairement à d’autre n’était pas extrêmement envahi de rôdeur. On en voyait quelques-uns passer ici et là mais même depuis mon arbre je n’observais pas de réelle menace pour moi. Il fallait simplement rester vigilent, mais rien qui ne change d’aucun de ces foutus jours que cette apocalypse nous offrait. Cependant, j’aurais dû garder ce genre de pensée pour moi lorsque j’apercevais une silhouette au loin se rapprocher en courant. J’aurais pu très bien me ficher de voir un homme faire son jogging en pleine forêt mais c’est surtout la masse de personne que je voyais derrière lui qui m’inquiétait le plus. Pas une horde dieu merci mais facilement une dizaine de rôdeur peut-être plus. Encore une fois j’aurais pu totalement me ficher des ennuis de cet homme, de là où j’étais je ne risquais rien et savoir qu’il risquait de se faire dévorer. Bah c’était triste mais on voyait ça chaque jour… Seulement j’avais sans doute trop de conscience et je ne voulais pas me dire que cet homme risquait de mourir à cause de moi pour retrouver son cadavre déchiqueté juste après ou bien animé malgré la mort de celui-ci. Une dizaine de rôdeur ça devait être à peu près gérable au couteau et si monsieur se débrouille bien. Sinon j’allais courir dans l’autre sens pour les attirer. Je le voyais qui arrivait vers moi du coup, je m’apprêtais à descendre de mon arbre seulement en me redressant pour me mettre debout, je perdais l’équilibre et je chutais en arrière. Impuissant, je chutais depuis ma branche qui dieu merci se trouvait au-dessus de feuille et de buisson ce qui eut pour effet d’amortir ma chute. Ainsi je ne ressentais qu’une immense douleur à l’endroit où j’étais tombé mais rien de dramatique. J’étais pas mort c’était déjà ça mais si j’me trompais pas j’allais avoir une bande de rôdeur prochainement au basque. Mais pourquoi je joue les justiciers moi ? Je me redressais rapidement en voyant presque l’homme à mon niveau, je sortais mon couteau en observant les zombies à quelques mètres de lui. « On peut les vaincre ! » Du moins je l’espérais. Maintenant de plus près, je parvenais à compter huit rôdeurs visiblement affamés. Ça n’allait pas être du gâteau surtout après une entrée si fracassante.
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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Ven 18 Mar - 5:47


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C’était horrible. Je détestais m’en prendre à ces petites choses, elles n’avaient rien fait, elles n’étaient pas dangereuses ou agressives, en tout cas, beaucoup moins que pouvaient l’être les humains. Eux, c’étaient de viles créatures qui n’avaient rien de bon à offrir, la preuve ; le monde d’hier était bel et bien révolue et ce n’était certainement pas un Dieu quelconque qui avait décidé de nous punir en réveillant les morts ; on était fautif. Bien que la chasse ne me plaisait guère, j’étais forcé à m’y faire. Depuis ma séquestration j’évitais le plus possible les villes, je préférais de loin vivre dans des endroits calmes qui n’avaient rien de très spécial ou d’intéressant, ainsi j’évitais de croiser d’autres survivants et de me battre pour la place où je m’étais installé.  Depuis trois bonnes semaines je traînais dans le coin, j’avais posé bagage plus haut dans la montagne pas loin d'ici, mais j’étais bien forcé de descendre parfois récupérer les grands oiseaux qui avaient le malheur de me taper dans l’œil vu de là-haut. Voilà que j’en ramassait un deuxième et ouvrais mon sac pour qu’il rejoigne son ami, une légère grimace sur le visage. Si je pouvais éviter de faire ça je le ferais, mais pour l’instant il fallait bien que je me nourrisse, et ce petit endroit était calme, je n’avais pas envie de le quitter ou de me risquer plus loin vers les quartiers pour de la nourriture, on en trouvait jamais grand-chose de toute façon, tout était pourri ou en bonne partie en tout cas. C’est vrai que je ramassais parfois quelques trucs intéressants mais j’avais déjà beaucoup à faire pour l’instant ; je travaillais toujours sur mon détecteur de mouvement. S’il y avait quelque chose de bien dans cette histoire d’apocalypse, c’était bien entendu le fait que tout était beaucoup moins facile à réaliser. Jamais je n’aurais passé autant de temps sur une invention aussi simple autrefois, ce n’était absolument pas de mon niveau. J’avais été au calme depuis mon arrivé, mais c’était sur le point de changer. Je venais à peine de remettre mon sac sur mes épaules qu’un groupe de rôdeurs m’apparut au loin, toujours aussi moche si ce n’est pas plus. Bon nombre de nous s’y habituait mais ce n’était pas mon cas, ils me faisaient toujours froid dans le dos. Pour l’instant ils ne semblaient pas m’avoir aperçu, je décide donc simplement de faire un détour pour vers ma dernière destination ; j’espérais que ces choses ne s’étaient pas permis de se farcir ce grand aigle brun au petit déjeuner ; je serais bien triste d’apprendre qu’il a fini dans leurs bouches, puisque si j'avais su je l’aurais laissé vivre ce pauvre animal.

Je prends mon harpon en main au cas où et les contournes en silence, à une distance acceptable. Je les gardais bien en vue et mon plan marchait à la perfection, seulement je n’avais pas prévu que l’un d’entre eux se promènerait juste derrière-moi. Il s’était avancer si proche qu’il s’était déjà mis à grogner et saliver à ma simple odeur. Il me croqua presque une oreille, j’entendis ces mâchoires se refermé tout près de celle-ci, mais trop tard, j’avais déjà sursauté et rebondis comme un chat pour m’en éloigner ; après que quelqu'un ne vienne pas me dire que la paranoïa ne sert à rien. Je le repousse du mieux que je peux jusqu'à ce que j’arrive à lui planté le bout de mon arme tranchant dans la gorge, du sang tache mes doigts et le grogneur se tait finalement, s’étouffant dans son sang. Pourtant je n’avais pas été assez rapide et le bruit avait déjà fait se retourner la dizaine de rôdeurs qui marchaient plus loin, déjà beaucoup trop proche à mon goût maintenant. Je ne prends donc pas le temps de finir le travail et tourne les talons sans demander mon reste. Je n’avais rien dans l’estomac ça ne m’aiderais pas pour ce petit sprint matinal mais tant pis, je ne pouvais pas tous les affronter, je me faisais presque bouffer devant une seule de ces choses ! J’étais essouffler mais bien avancer, j’avais réussis à prendre un peu d’avance, seulement quelque chose tombe d’un arbre et me fait sursauter à nouveau ; ce pauvre petit cœur était testé ce matin. Par réflexe, je brandis mon arme mais me ravise bien assez tôt lorsque je me rends compte que ce n’était qu’un enfant. Je fronce les sourcils et lève les yeux vers le ciel. D'où sortait-il ? Je n’ai pas le temps d’y réfléchir plus longtemps. « On peut les vaincre ! » Je fais un pas en arrière, presque choqué de sa remarque. « Tu es fou ! Suis-moi. » Heureusement j’avais fait un peu le tour des environs au cas où quelque chose dans ce genre me tomberait dessus, ça soit des humains sans scrupule, j’avais pris bien rapidement l’habitude d’avoir un plan B, même un plan C et pourquoi pas un D. Je ne pouvais pas contrôler ce qui m’arriverais demain, ou même dans la prochaine heure, mais je pouvais au moins contrôler ça. « Cours ! On y est presque. » On avait déjà pris beaucoup d’avance mais on était jamais assez prudent, valait mieux rester planquer le temps qu’ils se désintéressent et passe leur chemin. Je ne tarde donc pas à arriver à mon petit repère ; une vieille caravane qui faisait maintenant presque partie du décor. Je vérifie si elle est vide en premier puis pousse la bâche camouflage pour laisser entrer le petit humain en premier. Je regarde autours puis fait de même.


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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Dim 10 Avr - 20:17

Mais pourquoi ne pouvais-je donc pas me préoccuper de mon propre sort qui semble déjà difficile à protéger sans en plus m’inquiéter de ce qui pourrait arriver à d’autre. Pourquoi n’ai-je pas cette faculté comme de nombreux survivants à ne penser qu’à moi ? Je n’y arrivais tout simplement pas. Vivre avec l’idée que quelqu’un est mort alors que j’aurais peut-être pu faire quelque chose me culpabiliserait trop. Certains diront que la culpabilité disparait avec le temps, je ne suis pas d’accord. On choisit simplement de la mettre de côté mais c’est volontaire. Je ne me suis jamais pardonné la seule vie que j’ai retiré alors que ce n’était pas nécessaire. Simplement parce qu’Elie m’avait mis la pression et m’avait menacé. Evidemment, je savais faire la différence entre tuer quelqu’un volontairement et tuer quelqu’un qui me menace. Dans le second cas, je culpabilisais bien moins. Mais cet homme au loin, pourchassé par cette dizaine de zombies ? Pourquoi m’étais-je senti concerné par son sort. Après tout, s’il s’était mis dans cette situation, en quoi cela comptait-il pour moi ? Aucune idée mais j’avais décidé d’aller l’aider. J’avais dans la tête qu’à deux nous pourrions venir à bout de ces rôdeurs. Peut-être était-ce mon tempérament inconscient et bagarreur qui parlait mais je ne sentais pas un danger insurmontable à les affronter alors qu’un seul rôdeur peut déjà se montrer dangereux.

Seulement, mon départ dans la course avait semblé bien mal parti étant donné que j’étais bêtement et ridiculement tomber de mon arbre.  Je m’étais relevé et avait immédiatement fait comprendre à l’homme que je n’étais pas un rôdeur volant mais bien un vivant avant de me prendre un coup de couteau en pleine poire. Il ne manquerait plus que cela, que je meurs de la main de la personne que je voulais aider simplement car je n’étais pas agile et que je tombais des arbres. Je ne perdais en revanche pas plus de temps, dégainant mon couteau annonçant que l’on pourrait les vaincre. J’y croyais, j’étais prêt et je ne me serais pas défilé, du moins sans l’intervention de mon tout fraichement compagnon d’infortune. M’annonçant que j’étais fou et que je devais le suivre. Sérieusement ? Je descends de mon arbre pour lui éviter de courir et de risquer de se faire avoir et monsieur voulait que je fui aussi. Décidément si j’avais su je ne serais même pas descendu. D’autant plus que je m’étais bien fait mal au dos et à la cheville mais actuellement, la douleur, je ne la sentais pas. "Mais..?!" Je l’avais cependant suivi, maintenant je n’avais plus le choix et je n’étais tout de même pas assez bête pour croire dur comme fer que je serais capable de venir à bout de tous les rôdeurs avec mes seuls deux bras. J’étais donc arriver devant une vieille caravane au côté de l’homme que je regardais en arquant un sourcil. Ce n’était pas mal comme planque mais comment avait-il su avec certitude qu’elle serait ouverte ? Etait-ce la sienne ? Après tout on s’en fichait. J’étais donc entré en premier dans la caravane que j’observais en long en large et en travers. « C’est pas mal comme planque ça ! » disais-je plutôt admirative du refuge que venait de nous procurer l’homme. « Même si je suis sûr qu’on aurait pu les buter. » Je ne craignais pas les affrontements et j’avais déjà plus ou moi affronté des groupes de rôdeurs avec mes propres groupes. Parfois ça se passait bien, d’autre fois mal… « Au fait… Je suis Nikolaï ! »
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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Lun 16 Mai - 5:25


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Le garçon semblait surpris que je ne me sois même pas arrêté, que j’ai passé mon chemin en lui criant de courir, lui qui avait visiblement le courage d’affronter autant de rôdeur en même temps, même si nous n’étions que deux. Si j’étais quelqu’un de normal, ça pourrait peut-être me vexer qu’un enfant possède plus de courage que moi, mais dans ma tête il n’y avait rien de rabaissant là-dedans, après tout on venait peut-être de milieux différents, peut-être qu’il savait se battre, lui, et si l’épidémie avait frapper lorsque j’avais son âge je n’aurais pas réagi de la même manière que je l’ai fait à trente ans. J’avais pris l’habitude d’analyser chaque petit détail, de me concentrer sur tout, sur ce qui était moins important et sur ce qui était plus important également, mais le temps n’était plus quelque chose qu’il nous était toujours donné désormais. Je ne pouvais tout simplement pas affronter autant de ces monstres en même temps, mon cerveau surchargerait, trop d’informations et trop de possibilités, je me figerais et ne saurais pas quoi faire, finirais par courir mais il serait trop tard pour fuir, ça serait la fin pour moi, et pour le garçon. S’il ne me suivait pas je ne pouvais rien pour lui, rester, tenter de lui sauver la vie ne servirait à rien, on périrait tous les deux, je le savais. C’était déjà un miracle que je sois en vie moi-même, j’avais de la difficulté à me garder en vie, alors m’occuper de la vie de quelqu’un d’autre…? La question ne se posait même pas.

Heureusement, le petit humain m’avait suivi, ayant surement compris qu’à un seul contre ces rôdeurs c’était du suicide, alors avait-il vraiment le choix? Pas vraiment, mais il avait fait le bon, celui qui le garderait en vie. S’il cherchait un compagnon d’arme il était tombé sur le mauvais type, moi je n’étais pas un soldat, j’étais seulement prévoyant. Je n’avais pas beaucoup d’endurance mais j’avais des grandes jambes, elles m’avaient sauvé plus d’une fois. Je savais me cacher et évité les situations à risques, du mieux que je le pouvais, puisque dans ce nouveau monde on ne pouvait pas prévoir grand-chose, ces rôdeurs ce matin en était la preuve. J’apporte donc mon nouvel ami vers ma cachette la plus proche et referme le tout derrière-nous, vérifiant ensuite les alentours en dégageant légèrement une des fenêtres, mais rapidement le noir retombe alors que j'épuise le seul puits de lumière. « Pardon je n’attendais pas d’invité. » Rapidement j’ouvre les trappes du plafond pour qu’on puisse voir où on mettait les pieds. Je souris en entendant le brun complimenter mon petit endroit de secours, ayant toujours aimé qu’on me félicite pour mes exploits, même si je n’avais absolument pas besoin des compliments puisque j'avais pris conscience de mon intelligence bien avant qu'on ne commence à le reconnaître autour de moi, si j’avais attendu qu’on me le dise je ne l’aurais pas su avant très longtemps, vu qu’il n’y a pas grand monde qui en avait quelque chose à faire de ce que je savais ou ne savais pas lorsque j'étais jeune. « Même si je suis sûr qu’on aurait pu les buter. » Je fronce les sourcils, m’avançant près de la cuisinière. La bouilloire contenait encore un peu d’eau. Toujours en réfléchissant je cherche dans les armoires, me demandant s’il me restait toujours des sachets de thé. « Ils étaient onze. Nous sommes deux. Tu portes un couteau de... Mh, 14,8 centimètre à vue d’œil, vu sa couleur et la façon dont tu le manie je dirais que c’est de l'acier de carbone 1095, donc à peu près 435 grammes. Dépendant de la grandeur du rôdeur, un rôdeur aux… 90 secondes, c’est une moyenne. Dos à dos, je prends 121,3 secondes, j’ai calculé, sachant qu’ils étaient regroupés, il nous faudrait plus ou moins 50 secondes par rôdeur pour en venir à bout, 111,3 secondes de trop, le sixième rôdeur aurait mordu l’un d’entre nous, l’autre aurait couru ; erreur. » J’en trouve trois et me retourne vers mon invité comme si je ne venais de sortir le raisonnement le plus habituel qui soit. « Tu aimes le thé, Nikolaï ? Curieux comme prénom. J’aime bien. C’est peut-être ce qui explique tout, peuple et victoire qu’il dit, mais je ne suis pas très spirituel. Cela dit, c’est curieux. » répète-je. « Je suis Théodore. » Je me présente à mon tour, attendant toujours une réponse pour le thé, les sachets en main.


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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Ven 8 Juil - 19:58

J’étais assez surpris que cet homme que je tentais de sauver en lui prêtant main forte dans son combat contre les rôdeurs préfère courir. Je n’avais pas pensé qu’il devait avoir une issue de secours et à mes yeux il allait continuer de courir bêtement sur des mètres et des mètres. Je me disais alors qu’il devait manquer de courage ou bien c’est moi qui était trop inconscient dans tous les cas c’était possible. Je n’avais à mes yeux plus rien à perde alors j’avais tendance à vouloir affronter chaque mort encore debout que je croise. J’avais tout de même choisi de le suivre, de voir ou cette course poursuite allait nous mener. Déjà enfant, j’étais sportif alors j’étais suffisamment endurant pour pouvoir courrir sans m’écrouler de fatigue. Je me demandais seulement ce qu’il espérait trouver dans cette forêt, une cabane en haut d’un arbre. Je le suivais alors gardant le rythme sans vraiment fatigué tandis que nous semions progressivement les rôdeurs. Il tenait la forme pour un homme de son âge mais je ne lui dirais pas de peur de le froisser.

L’homme semblait presque content que je le suive, comme si c’était la seule solution qui me garderait en vie. Je ne sais pas si seul j’aurais pu tous les vaincre, leur nombre était quand même énorme comparé à mes deux seuls petits bras mais j’aurais essayé. Quitte à en mourir. J’avais alors découvert sa cachette, une bien bonne cachette je devais dire. A tel point que j’en étais étonné. Agréablement étonné. Je riais lorsqu’il s’excusait de son manque de lumière en disant qu’il n’attendait pas d’invité. « Je m’en doute bien, on accueille plus trop de personne de nos jours. » J’observais ensuite l’intérieur lorsqu’il ouvrait les trappes du plafond ce qui nous éclairait. Vraiment, sa planque était un bon endroit. Mes compliments semblaient lui faire plaisir et c’était sincère. J’ajoutais quand même qu’on aurait quand même pu les buter. J’étais comme ça depuis mon enfance, bagarreur et inconscient même si au début de l’apocalypse c’est défaut c’était atténué avant que tout ne revienne. Je le voyais froncer les sourcil en le suivant du regard avant de l’entendre me parler de… Je n’ai rien compris en fait. Il avait l’air de mieux connaitre mon couteau que moi. Jusque-là j’arrivais à suivre tant qu’il parlait de mon arme mais quand il parla du temps des rôdeurs et je ne sais quoi… Je le regardais de manière idiote. C’était peut-être cliché mais j’étais du muscle pas un cerveau. « Oh.. Ok » Pour le coup, il m’avait cloué le bec bien comme il faut et sans le vouloir. Je n’avais jamais vu la survie comme une science. Il se retournait vers moi comme s’il m’avait parlé de la pluie et du beau temps avant de me proposer du thé avant de me parler de mon prénom et de son étymologie, au moins un truc que je comprenais. La mythologie grecque et la langue était quelque chose que j’adorais au collège. « Oui j’aime le thé, merci ! » Je reprenais sur mon prénom pour faire un peu de conversation après avoir entendu le sien. « Théodore, Don de dieu… Ça te va bien vu ton sens de la stratégie… Il parait que les prénoms nous donne notre personnalité» Je souriais au moins là, je n’avais pas l’air idiot. « Et mes parents ont tout fait pour prendre prénoms assez originaux et d’origine différente pour chacun de mes frères. »  Je croisais mes bras passant une main dans mes cheveux. « Ça fait longtemps que vous vivez ici ? »
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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Ven 5 Aoû - 19:08


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Le petit humain m’avoue aimer le thé et heureusement puisque je n’avais rien d’autre, à part un peu d’eau, à lui offrir, et bien que nous étions en pleine apocalypse je savais toujours recevoir -même si je ne recevais que très peu de visite même avant tout ça. Je dépose deux des sachets contre le petit comptoir et range la dernière portion pour plus tard. Ce n’était pas le meilleur des thés, et en plus il y avait cet arrière-goût de framboise chimique qui rendait la boisson un peu étrange à boire, sans oublier le fait qu’il était vieux aujourd’hui, mais nous n’avions plus le luxe de pouvoir se montrer capricieux. Je tire doucement une planche de sous le comptoir de la caravane, ce qui est en fait une extension. Celle-ci se trouvant presque juste en-dessous de la trappe du plafond, mais attrapant parfaitement les rayons du soleil à cette heure. J’ouvre ensuite une armoire, j’en sors une vieille casserole que je dépose sous le soleil et dans laquelle je rassemble des coupeaux de bois et quelques branches. Je détache mon sac puis le retire de mes épaules pour fouiller à l’intérieur, en ressortant une petite loupe, après quoi je remets mon sac sur mon dos et l’attache de nouveau à l’avant. Je me penche un peu et place l’objet en biais, sous les rayons, laissant l’évolution naturel des choses s’occuper du reste. Une fois les flammes naquis, je souffle contre celle-ci afin que le feu s’alimente d’avantage, puis je pose un grillage surélever sur lequel je pose la bouilloire à moitié vide. « Théodore, Don de dieu… Ça te va bien vu ton sens de la stratégie… Il parait que les prénoms nous donnent notre personnalité. » Alors que je sors deux tasses d’un second armoire, je fronce les sourcils en entendant la réponse du brun, plutôt surpris. Je ne m’y attendais pas, mais il n’avait apparemment pas la tête complètement vide, comme il le laisse croire aux premiers abords, mais bon je ne pouvais pas lui en vouloir d’être téméraire et intrépide, il n’était qu’un gamin après tout et beaucoup d’entre eux préféraient mille fois plus courir à l’extérieur après un ballon plutôt que de lire un bon livre, contrairement à moi, mais je me savais exclu de la majorité, ou de la norme même, depuis longtemps. Je souris en coin, posant les deux tasses délicatement. « C’est exact » répondis-je tel un parent fier de l’apprentissage de son gamin. « Mais je t’avoue ne pas être très convaincu par tout ce qui ne peut être prouvé » ajoute-je ensuite à l’égard de ce qu’il avait rajouté, concernant le don de la personnalité qui n’était pour moi qu’une suite de chiffre unique pour chacun d’entre nous. Le petit humain devenait de plus en plus intéressant alors qu’il mentionne avoir eut plusieurs frères. Je fronce à nouveau les sourcils, m’approchant légèrement. « Tu avais plusieurs frères ? » demande-je même si c’était une question des plus inutile, en oubliant celle que celui-ci me posa ensuite, trop perdu dans mes pensées. J’étais maintenant curieux d’en apprendre plus sur Nikolaï, quelque chose qui ne m’étais plus arrivé depuis longtemps. Je fuyais dès que je me trouvais devant un autre survivant après tout, mais nos chemins c’étaient croisé différemment et même si je devrais me méfier du vol de sa part pour l’instant je n’avais rien de très important à me faire voler, à part peut-être mon sac mais vu que celui-ci était attaché en permanence sur mon dos il aurait de la difficulté à me le prendre sans recevoir un coup de dague dans le ventre, et maintenant que je discutais avec lui et que je le trouvais intéressant cela me décevrait un peu d’être forcé de le faire.


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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Sam 17 Sep - 22:27

Je devais bien avouer ne pas être fan du thé à l’époque où tout allait normalement. J’étais même pour ainsi dire plus attiré par les boissons gazeuses ou les jus de fruits, enfin les boissons qui plaisait normalement à tous les petits garçons. Aujourd’hui, je crois qu’une tasse de thé avait énormément de valeur à mes yeux si elle me changeait des eaux presque boueuses ou dégoutantes que j’avais l’habitude de boire. C’était un petit trésor pour ainsi dire et le trentenaire ne savait pas qu’il me réjouissait. Cependant les bonnes manières de celui que j’avais voulu sauver m’étonnait, c’est tellement rare de voir des personnes les préserver que quand j’en voyais, je ressentais toujours cela étrangement. Je crois qu’au fond, je les avais moi-même perdu ces bonnes manières et j’avais de quoi. Je fus presque fasciné par sa façon d’allumer un feu, me rappelant les vieilles préventions scolaires pour l’entretien des forêts disant qu’une bouteille en verre pouvait allumer un feu. C’était ingénieux. Je l’observais donc toujours dans ces préparations alors que nous commencions à parler. De prénom en réalité ou plutôt d’étymologie. C’était un sujet où je ne me sentais pas idiot. Pour être honnête l’apocalypse ayant début alors que je n’avais que douze ans, mes connaissances scolaires ne s’étendait pas très loin. Je n’avais pas eu le loisir de continuer mes apprentissages qui était devenu le cadet de mes soucis mais tout ce qui touchait à la mythologie et au monde grec m’intéressait. Et durant l’apocalypse j’avais passé de nombreuse nuit à lire des textes traitant sur le sujet, la télévision et internet n’étant plus d’actualité. Ainsi j’avais su quoi lui répondre pour mon plus grand plaisir et surtout par intérêt. Je voyais bien que ma réponse semblait le surprendre. Il devait me prendre pour le crétin sans cervelle ne sachant se servir que de ses bras. Il n’avait pas tort en réalité, c’est toujours ainsi que j’ai fonctionné mais il avait simplement su touché un sujet m’intéressant. Je m’y retrouvais bien mieux que dans ses calculs mathématiques sur nos chances de survie. Je souriais lorsqu’il approuva mes dires, me disant finalement que je n’étais pas qu’un idiot. « Je t’avoue ne pas être étonné par ce que tu me dis. Je me trompe peut-être mais tu as l’air du genre à vouloir tout savoir et chercher une explication scientifique à tout. » Je ne jugeais pas en disant cela mais posait plutôt la question. C’était un peu le contraire de moi qui ne me posait pas de questions et ne cherchait pas de réponses. Je lui avais parlé un peu de mes frères sans m’en rendre compte, continuant simplement sur le sujet des prénoms. Je fus alors assez surpris lorsqu’il me demanda si j’en avais, d’une part car je venais de le lui dire et d’une autre car je ne comprenais pas cet intérêt pour ce détail. « Oui, j’en avais trois. » La conversation m’avait apaisé et j’étais loin du garçon énergique prêt à se battre que j’étais habituellement. Un peu nostalgique aussi. « Pourquoi ? » n’avais-je pas su m’empresser d’ajouter avant de finalement lui retourner la question. « Et toi, des frères et sœur ? » Je lui retournais la question par politesse mais simplement pour ne pas avoir trop à rentrer dans les détails. Ça ne me dérangeait pas mais me rendait nostalgique. Enfin, je n’étais aux bords des larmes non plus.
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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Jeu 6 Oct - 22:40


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Il avait bien deviné ; je cherchais à tout savoir et tout expliquer, scientifiquement. Je n’étais pas un philosophe. Lorsque je disais quelque chose c’est parce que je me savais capable de le prouver d’une manière crédible. Il devait pourtant savoir que les apparences peuvent être bien trompeuses parfois et il en était la preuve d’ailleurs ; je ne l’aurais jamais cru capable de comprendre l’étymologie de mon prénom. « C’est exact. » Je me doutais qu’il avait deviné qu’il avait raison à mon sujet bien avant que je ne lui confirme, mais je me sens pourtant obligé de mettre les points sur les i. « J’imagine que ce n’est pas ton cas? » Je lui lance un bref regard en coin alors que je m’occupais de faire bouillir l’eau pour le thé. Il avait émit l’hypothèse curieuse que les prénoms nous donnaient notre personnalité, après-tout, alors je me doutais bien qu’il était loin d’être le genre de gamin que j’étais autrefois. Je n’avais pourtant pas l’intention de juger son point de vue, je pensais qu'il avait bien le droit d’être rêveur, à son âge. Parfois j’aurais aimé l’être un peu plus moi-même. Si j’avais pu me fondre un peu plus dans la masse peut-être aurais-je vécu une enfance plus heureuse, mais j’aurais perdu également beaucoup de mon temps. Dans le cas de Nikolaï, ce n’était pas bien grave vu ce qui c’était ensuite produit, l’empêchant de construire une carrière stable, mais je ne pouvais m’empêché de penser qu’il n’aurait certainement pas choisis la même branche que moi, même qu’il ne s’en aurait surement même pas rapproché un tout petit peu. Il aurait peut-être décidé d’étudier l’histoire, s’il aurait voulu entreprendre des études supérieures, ou alors il aurait finis par user de ces bras comme il avait voulu le faire tout à l’heure. C’était selon moi la route parfaite vers un échec cuisant de vie, mais dans son cas, sans trop savoir pourquoi, je ne pensais pas qu’il était une cause perdu pour autant. Peut-être qu’avoir des connaissances en étymologie lui avait fait gagner beaucoup plus de points que je voulais bien me l’admettre.

Finalement le sujet change alors que je m’intéresse plus précisément à sa vie d’avant, mais je sens bien que l’enthousiasme du petit humain semble chuté. Pourquoi ? Je parlais aisément de ma vie d’avant. Je me pose quelques questions mais je suis rapidement détourné de cette interrogation lorsque le garçon me demande pourquoi je m’intéresse à ces frères. J’ouvre la bouche mais il me retourne rapidement la question. Je reste silencieux un moment avant de m’installer à une distance raisonnable du garçon, prenant le temps de bien penser à mes mots. « J’avais quatre frères, mais nous n’avions que notre père en commun. » Sauf que ma vie à moi, je ne la trouvais pas intéressante, je la connaissais par cœur ; je l’avais vécu après tout, bien malheureusement. « Je te trouve intéressant. Tu t’entendais bien avec eux ? » Lorsque j’étais plus petit, il m’était arrivé de vouloir comprendre pourquoi on me bousculait à l’école comme à la maison, je me rappelais vaguement de quelques émissions à la télévision que j’avais tenté d’étudier et de comparé à ma propre vie, sans grand résultat, mais je savais que ce n’était pas ainsi dans toutes les maisons. Je l’observe un moment avant d’être forcé de me relever puisque l’eau bouillait déjà. J’en verse un peu dans les deux tasses, plonge les sachets doucement et lui en tends une avec une cuillère, prenant ensuite la mienne et me réinstallant, attendant toujours une réponse du jeune rêveur avec curiosité.


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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Sam 8 Oct - 20:38

Je pensais vraiment avoir réussi à cerner le personnage qu’étais Théodore, un monsieur je sais tout qui n’en sait finalement jamais assez. Ce n’était pas forcément une mauvaise chose mais j’avais bien compris qu’à ses yeux chaque chose à une explication ce qui n’était pas forcément mon cas. Je savais certaines choses mais simplement quand je m’en donnais la peine, par chance le sujet nous avait mené sur l’étymologie grecque, un sujet sur lequel je pouvais m’aventurer sans crainte ou du moins avec moins de craintes que celui des mathématiques et des calculs de combat. Il confirma mes dires mais j’en étais déjà sûr. Venant de lui et en prenant en compte ses réponses à chacun des sujets évoqués, cela ne pouvait en être autrement. Les apparences peuvent être trompeuse mais j’arrivais plutôt bien à cerner les gens, si seulement j’étais un peu moins naïf je pense que j’arriverais à distinguer la nature profonde des hommes mais mon jeune âge et mon manque d’expérience certain des expériences d’une vie normal jouaient en ma défaveur sur ce point. « Non pas vraiment, je ne cherche pas réponse à tout, je me contente de me dire que les choses sont comme elles sont et que c’est ainsi. Ce que je sais, je le sais car ça m’intéresse sinon je n’y porte pas d’attention… » Appelons un chat un chat, je n’étais pas du tout un intellectuel et j’étais même le stéréotype du gamin mauvais en cours déjà à mon jeune âge. Peut-être que Théodore jugerait que c’est une mauvaise chose mais quand je vois ce qu’est devenue le monde, je suis content de ne pas avoir perdu tout mon temps dans des études qui n’aurait abouti à rien. Je respectais tout de même les personnes comme Théodore, enfin même si à l’époque de l’école, j’étais le premier à me moquer de ce que j’appelais les intellos, mais actuellement si ce qu’il a calculé s’avérait vrai, ce dont je ne doutais pas, il nous avait sans aucun doute sauvé la vie. Mais finalement le sujet dériva lorsqu’il me posa une question sur mes frères. Je ne comprenais pas cette question subite mais finalement je lui avais répondu en avoir trois avant de lui demander pourquoi et de lui retourner la question. Il mit un certain temps avant de me répondre, je ne savais pas pourquoi car il ne semblait touché lorsque je lui retourné la question. Lui avait eu quatre frères, un de plus que moi. J’étais content de n’en avoir eu que trois, cela m’avait évité une peine supplémentaire en le perdant lui aussi, Aidan, Luke, Enzo, tous m’avaient laissé un à un. « Tu me trouve intéressant ? » répondis-je étonné. Je me sentais tellement banale, je ne me sentais rien de spécial et encore moins d’intéressant. « On avait des hauts et des bas mais on était tous différent… » débutais-je tout en l’observant servir les tasses. « Je me disputais souvent avec eux, j’étais un peu le rebelle de la fratrie qui n’en faisait qu’à ma tête, j’étais proche de l’ainé et opposé à la fois car il voulait toujours avoir une image parfaite, mon second frère et moi ne partagions pas de passions communes, je l’embêtais souvent parfois méchamment et mon petit frère, combien de fois je l’ai embêté, fait pleuré mais c’était mon protégé et personne ne lui faisait du mal à l’école… On se disputait souvent tous les quatre mais on était soudé. » C’était bizarre, jamais personne ne m’avait réellement questionné sur mes relations fraternelles mais ça me faisait sourire, parce que cela me rappelait des souvenirs et le visage de mes frères, la chevelure impeccable d’Aidan, les yeux bleus de Luke, la frimousse d’ange d’Enzo. J’attrpais la tasse que me tendais Théodore, le remerciant en souriant. « Ils me manquent… » Théodore semblait tellement calme, tellement posé et naturel avec lui-même que je décidais de m’ouvrir auprès de lui.
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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Mer 2 Nov - 0:40


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Je m’installe à mon tour, maintenant que le thé est prêt et servie, ma tasse chaude entre les mains. Il ne faisait pas spécialement froid dehors, mais bizarrement ça avait quelque chose de très réconfortant et de confortable. Surtout après une sortie aussi mouvementé. C’était la première fois depuis que je m’étais installé ici que je croisais autant de rôdeurs en même temps. Normalement, tout se passait relativement bien et rapidement j’étais de retour à ma montagne, avec de quoi me nourrir pour au moins une bonne semaine, deux quand j’avais réussis à atteindre beaucoup d’oiseaux, comme ça aurait été le cas aujourd’hui sans l’intervention des rôdeurs. Je ne pouvais pas dire que c’était de la faute à Nikolaï, il était tombé sur ciel comme ça. Parfois, ils erraient et tombaient sur des survivants au hasard. Du coup, il était scientifiquement impossible de prévoir leur venu. Il fallait être prudent en tout temps. Qu’est que je pouvais détester le hasard… Ça me pourrissait la vie encore plus qu’avant. Au moins, avant tout ça, ça ne m’étais pas ma vie en danger, c’était frustrant, certes, mais mes calculs ne concernaient pas mes probabilités à survivre ou non, l’enjeu était beaucoup moins gros. Le plus curieux, c’est que je ne pensais pas tenir autant à la vie. Après tout, il y a beaucoup plus de moments où j’avais maudit la vie, même que je ne me rappelais pas beaucoup de jours où je fus content de vivre. Les moments les plus heureux de ma vie ils se sont passés entre les quatre murs de mon labo, avec moi-même, et avant que j’en arrive là, j’ai dû vivre de longues années sur les bancs d’école et une enfance sous un toit partagé avec que des gens que je n’aimais pas et qui ne m’aimaient pas en retour…

Ça avait, apparemment, été quelque peu différent pour Nikolaï. Je l’écoute me parler de ces frères attentivement, intéressé, même si le petit humain ne comprenait pas pourquoi. Sauf que pour être un scientifique, pour vouloir tout expliquer, il faut également être doté de curiosité, s’intéressé à tout, ou presque. Il est vrai que les sentiments étaient quelque chose que j’avais mis plus ou moins de côté, c’est pourquoi je ne sais pas quoi répondre au blond lorsqu’il m’avoue que sa famille lui manque, mais à part ça, il n’y avait pas grand-chose que je n’avais pas touché. Depuis mon plus jeune âge, je me suis mis à poser des questions sur tout et rien, pourquoi semblait être le premier mot à être sortit de ma bouche et celui que je préférais prononcer. Ça avait d’ailleurs le don d’énerver mon père alors j’avais finis par répondre moi-même aux questions que je me posais. « Tu sais, tout peut être intéressant, si seulement celui-ci est observé par un esprit intéressé » répondis-je premièrement, tentant d’expliquer mon intérêt pour sa personne. Je pense ensuite encore un petit moment, hésitant un peu à lui en dire un peu plus, il m’arrivait d’être insensible, de parler d’humains comme de vulgaires bouts de viande parlant, comme si ils n’étaient qu’un ramassis de données qui, toutes ensembles, formaient un tout, et souvent cela pouvait en troubler certains. Je trouverais dommage qu’il parte aussi tôt, alors que notre conversation commençait à peine à être intéressante. « Si je mets deux souris dans un labyrinthe, une femelle et un mâle. L’une du genre zapus et l’autre, disons, micromys. Il serait intéressant de voir comment les deux, dans une même situation, se débrouilleraient pour trouver le fromage. » Mon exemple était affreusement simpliste, mais je voulais m’assurer qu’il comprenne ce que je voulais dire, sans pour autant lui faire peur. « C’est un peu pareil dans notre cas. Vois-tu, nous sommes deux humains, deux hommes, mais tu es plus jeune et tu es blond. Tu n’as pas le même caractère, les mêmes goûts, que moi. Tu ne trouves pas intéressant de voir comment certains facteurs, aussi insignifiants paraissent-ils, changent parfois beaucoup de chose ? » Je plisse légèrement les yeux, l’observant, patient. Comme je l’avais mentionné, nous n’avions pas les mêmes intérêts, donc il penserait surement que ce n’est pas fascinant du tout, mais cela ne l’empêchait pas de continuer à échanger avec moi, n’est-ce-pas ?


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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Jeu 1 Déc - 18:30

Je l’observais droit dans les yeux tout en tenant ma tasse chaude entre mes mains, maintenant que le thé était prêt et qu’il s’installait à son tour. Il ne faisait pas froid dehors mais c’était comme un vieux réflexe qui refaisait surface, alors que je n’avais pas bu de boissons chaudes de ce genre depuis bien des lustres. Cela parvenait même à me détendre, ça et notre conversation avec le fameux Théodore que j’avais tenté de sauvé et qui m’avait prouvé mathématiquement que c’était impossible et que l’un de nous serait mort, sans doute lui d’après mon expertise à moi, basé sur la force. Avec le temps et à force de me battre sans réfléchir, j’avais fini par devenir un sacré bon survivant mais je savais que cela pourrait un jour me conduire à ma perte, sauf que je n’avais plus rien à perdre. C’est aussi pour cela que j’avais tendance à jouer les héros et aider les vivants en détresse, je ne voulais pas avoir de mort sur la conscience et je voulais aider ces gens à vivre un peu plus longtemps même si dans le cas actuel Théodore s’en serait sorti, il savait exactement où aller. Il savait ce qu’il faisait, il avait l’air de tout savoir en réalité. Il semblait tout observer et pouvoir donner une définition à chaque chose, à chaque action, chaque détail. C’était impressionnant mais ce n’était pas mon genre. J’observais ce qu’il y avait à observer, l’allure, l’armement, les équipements et surtout le nombre de rôdeurs aux alentours mais le reste m’importait peu, je ne calculais pas tout et j’avançais pas à pas, sur mes garde. Mais Théodore s’intéressait vraiment à tout, par ailleurs, à présent, le sujet qui l’intéressait réellement c’était moi, ou plutôt ma fratrie sans que je ne puisse l’expliquer, ce qui m’amenait à me poser de nombreuses questions. Pourquoi voulait-il que je lui parle de mes défunts frères ? Toutefois, j’étais honnête, principalement avec moi-même et je n’étais pas prêt à faire d’eux des fantômes de mon passé, c’est pourquoi j’en parlais et je lui répondais. Mais cela avait entrainé un manque en moi, me rappelant d’eux, du visage d’Aiden, mon portrait craché, des yeux clairs de Luke, des tâches de rousseur d’Enzo. Je le lui partageais, voulant lui expliquer sans plus de mots qu’avoir des frères morts, ce n’était pas que des bons souvenirs mais une immense peine aussi. J’écoutais alors ses explications sur son intérêt pour moi. D’après lui tout pouvait être intéressant, j’avais alors levé les sourcils étonnés, je ne trouvais pas ma vie intéressante, je n’avais que onze ans lorsque l’apocalypse avait débuté et je n’avais rien vécu de la vie. Mais j’écoutais par la suite son exemple, toujours l’air intrigué. Il était vraiment étrange bien qu’au moins il ne soit pas un assassin sanguinaire. Mais j’avouais qu’il me paraissait de plus en plus bizarre, surtout lorsqu’il parlait de souris dans un labyrinthe de sexe et de race différentes dans un labyrinthe pour vois comment chacune se débrouillerait pour atteindre le fromage. Je devais avoir une tête d’imbécile, la bouche en O, mais je ne comprenais pas où il venait en venir, je comprenais mais ne voyait pas le rapport avec nous, ni son intérêt pour moi. Jusqu’à qu’il arrive à notre cas, deux humains, de même sexe mais d’âge différent, de couleur de cheveux et de caractère différent. Je comprenais enfin plus ou moins où ils venaient en venir. « Donc… Tu veux savoir ce qui fait que nous soyons différents l’un de l’autre à partir de nos histoires... ? » J’étais peut-être à côté de la plaque mais c’est réellement ce que j’avais compris de tout ça. Il avait réellement réussi à susciter mon intérêt, il m’avait intrigué sur sa science de tout et de rien, bon j’devais le faire traduire deux trois fois mais je finissais par saisir. « Et du coup t’avais des frères et sœurs toi ? » Histoire de voir si les changements partent de là si déjà on parlait de ça.
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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Dim 22 Jan - 7:51


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C’était tout de même assez étrange de discuter ainsi avec quelqu’un, j’avais toujours été solitaire mais depuis l’apocalypse je l’étais encore un peu plus. Avant je croisais des collèges, parfois des gens inconnus dans certains lieux publiques même si je les évitais généralement comme la peste ; des livreurs, des serveurs… mais les rencontres qui me plaisaient le plus était celles avec mes patients. Je n’avais jamais vraiment été très social, je disais ce que j’avais à dire et sinon j’étais plutôt silencieux, à moins de trouver quelqu’un d’intéressant et d’intelligent avec qui parler de quelque chose qui l’était tout autant. Tout cela pour dire que cette discussion me paraissait étrange, et encore plus lorsque je me rendais compte que j’aimais sa compagnie. En plus de tout ça, c’était un gamin. Je détestais les gamins. Ils pleurnichaient, couraient partout et gueulaient tout le temps. Bruyants, sales et collants, voilà ce qu'ils étaient. Ils n’avaient rien d’intéressants puisqu’ils ne s’intéressaient à rien du tout pour la plupart. Mes frères en étaient la preuve ; tout ce qu’ils aimaient c’était me taper dessus ou se taper dessus entre eux, ou alors courir à l’extérieur et faire je-ne-sais-quoi encore. D'ailleurs, Nikolaï semblait être ce type d’enfant et pourtant je le trouvais bel et bien intéressant. Il y avait donc beaucoup de facteurs qui rendaient cette situation bien particulière pour moi. J’imagine qu’étudier commençait à me manquer beaucoup. Il me restait quelques documents mais je les avais relu des centaines de fois déjà et il m’était impossible d’obtenir de nouvelles informations les concernant. Une chance qu’il me restait mes petites inventions, je n’avais pas été en arrêt aussi longtemps de toute ma vie. Même les week-ends je m’occupais et le plus souvent je rentrais quand même au labo. Sauf qu’ils nous obligeaient à avoir un minimum de congé par année. J’étais incapable de rester assis à ne rien faire, il me fallait faire travailler ma matière grise ou je savais que j’allais devenir fou très rapidement. Tous ces gens qui restaient pendant des heures devant la télé autrefois me donnaient presque mal au cœur. Toutes ces heures gaspillées, jeté à la poubelle…

Enfin, je m’égarais. Ce n’était pas rare dans mon cas, cela m’arrivait constamment avant comme aujourd’hui apparemment. Je secoue donc un peu de la tête, une habitude que j’avais toujours trouvé stupide puisque mortellement inutile mais dont je n’arrivais pas à me débarrasser. Comme si un coup de la tête pouvait remettre mes idées en place, classer tout ce qui flottaient et se mélangeaient dans ma tête. N’importe quoi. J’avais seulement l’air débile l’espace d’un instant et la seule chose que cela pouvait m’apporter c’était une sale migraine. Voilà, je m’égarais à nouveau. Je tourne donc la tête vers Nikolaï, me concentrant sur son cas et sur ce que nous disions. Qu’est que nous disions ? Ah, oui ! Les souris. Bien. Il m’avait peut-être parlé entre temps mais je n’avais rien entendu du tout. De toute façon si il avait jugé cela comme étant important il me le répéterait surement. « Je me demandais donc comment était ton père ? » demande-je alors. Je parlais au passé puisqu’il était surement décédé aujourd'hui, mais il ne l’était peut-être pas. Dans tous les cas il me corrigerait si je me trompais. Cet élément était plutôt cruciale selon-moi. Nous avions parlé de nos frères respectifs, les sœurs ayant été proscrites apparemment, alors nous en venions aux parents. J’aimais penser que je ne retenais que très peu de mon père mais je savais que je retenais de lui, c’était scientifiquement impossible qu’il ne m’est rien transmit, cependant je savais que ce n’était pas tout ce qui faisait le caractère d’un enfant et plus tard d’un adulte. En effet, le cerveau se développait en très bas âge, l’éducation que leur portait leurs parents étaient donc un facteur imminent ainsi que l'attitude qu'adoptait les personnes qui l'entouraient. J’avais eu un père horrible mais je parierais que le siens ne l’était pas tant que ça, ou alors pas du tout. Je ne reconnaissais pas beaucoup de sentiments humains mais lorsqu’il avait parlé de ces défunts frères j’avais lu de la tristesse et possiblement de la nostalgie sur son visage. Il était plutôt jeune lorsque tout cela avait commencé et donc, la maison semblait lui manquer. Enfin, en tout cas il avait, je pense, un parent aimant, et ça ne pouvait pas être des parents adoptifs puisqu’ils ne rassemblaient que très rarement toute une fratrie -surtout aussi imposante- au même endroit, ou alors ce n’était pas vraiment ces frères… Il y avait tant de possibilités.


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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Ven 17 Fév - 19:00

C’était bizarre de me retrouver à parler avec ce type. Je n’avais rien contre lui mais c’était rare de tomber sur des survivants et de finir par prendre le thé avec eux. Pas que je ne sois pas habitué à parler avec les gens, je suis quelqu’un de très sociable mais c’était rare de tomber sur des survivants comme Théodore. Et puis surtout rare de trouver un adulte qui s’intéresse vraiment à un adolescent. Et puis il n’était pas le genre de personne avec qui je parlais habituellement même si j’appréciais sa compagnie et je pense que je n’étais pas le type d’enfant qu’il avait été. J’avais été plutôt tête brulée, je me battais constamment, je martyrisais mon petit frère, contestait l’autorité de mon grand-frère, je m’en prenais à mon ainé. Je n’aimais pas l’école si ce n’est quelques sujets qui pouvaient m’intéresser, je préférais les jeux vidéos et me bagarrer avec les plus faibles que moi, les plus forts aussi. Combien de fois j’étais rentré avec des bleus au visage, la lèvre en sang ? Combien de fois mes parents avaient été convoqué dans le bureau du principal. Lui avait du être le genre d’enfant à qui je m’en prenais, à qui j’avais mis la tête dans les WC de l’école, à qui j’avais tiré le slip jusqu’à leur faire mal. Je n’étais pas sympa, j’étais devenu bien plus bienveillant au fil du temps. « Mon père ? »avais-je répété, étonné d’une part de cette nouvelle question inattendue mais aussi par le fait qu’il m’avait mit un gros vent. « Bah… » débutais-je ne sachant pas tellement quoi dire. « Mon père était quelqu’un de bon, mais il est tombé dans le coma après un accident quand j’étais petit, je devais avoir cinq ans à peine et il ne s’est réveillé que quelques années avant le début de tout ça. » Je réfléchissais. Voulait-il savoir la nature de nos relations aussi ? Je lui disais tout, ne voyant pas de mal à parlé et puis ça me faisait vider mon sac, Ellie n’était pas du genre à s’intéresser à ma vie. « On était pas très proche mais on s’aimait comme un père aime son fils et inversement. J’étais plutôt un gamin indépendant qui vivait sa vie et pas trop collé à ses parents. On s’était surtout rapproché quand l’épidémie à commencé et que j’ai perdu mes deux frères et ma mère. Il restait plus que mon petit frère et moi. Il m’a appris à tirer et à me défendre mais un jour quand on a été attaqué, on a été séparé… » Je baissais la tête attendant sans doute une autre réponse ou peut-être qu’il m’ignore. Je ne savais pas trop quoi dire de plus. Ressasser le passé était vraiment quelque chose de difficile, notamment de la manière dont j’avais été arraché au mien, ne sachant pas si je devais les considérer comme mort, ni comme vivant, si je devais espéré ou pas. Et Ellie avait bien fini de me briser comme il faut.
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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Mer 8 Mar - 6:58


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Mh. Peut-être que j’étais trop curieux, peut-être que mes questions lui déplaisaient, au final. Je comprenais. Enfin, d’une certaine manière, je comprenais. Pourtant, il y répondait tout de même, peut-être par politesse ? Peu importe pourquoi il le faisait, il nourrissait parfaitement mon avidité. J’avais eu partiellement raison, mais de toute façon je n'aurais pas pu deviner la tragédie qu’il venait de me confier. Ce n’était pas tellement quelque chose qui se lisait sur le visage des gens. Finalement, il avait, somme toute, une histoire assez banale. Pourtant j’aimais, curieusement, le fait que les nôtres ne se croisaient pas, qu’elles s’opposaient complètement. Cela dit, le voyant baisser ainsi la tête me freine un peu dans mon élan et mon enthousiasme. On m’avait souvent qualifié d’insensible ou, encore mieux, de robot, mais ce n’était pas tout à fait cela. Il est vrai que j’avais de la difficulté à comprendre mais je ne m’en désintéressais pas complètement pour autant. Maladroit, je ne trouve pas vraiment les mots pour qu’il se sente un peu mieux, m’excuser simplement de mon indiscrétion me semblait être trop facile comme approche, pas assez recherchée, et je ne bâclais jamais rien, même pas ce genre de petites choses. « Mon père à moi, était horrible, et il ne m’aimait pas du tout. Il me méprisait, tout comme ma belle-mère et mes frères, d'ailleurs. » Comment cette révélation était censé l’aider ? Je n’en avais aucune idée. C’était sorti comme ça, encore-là, par maladresse surement, mais je l’avais toujours été, maladroit, lorsque je me retrouvais coincé dans ce genre de situation, je ne savais pas comment m’y prendre, personne ne m’avais jamais appris ce qu’il fallait faire, ce qu’il fallait dire. Peut-être que c’était ce que les films apportaient, finalement. J’imagine que c’était destiné à lui changer les idées, ou alors à lui montrer qu’il y avait des gens qui avaient eux aussi connu des malheurs, différents certes, mais quand même. Je ne banalisais pas sa peine, pour autant. Je dépose ensuite ma tasse de thé aromatisé, alors que j’entends un bruit venant de l’extérieur. Je me penche un peu, crée une petite ouverture sur la fenêtre en poussant le vieux rideau, observe un moment. C’était surement le vent, en conclus-je, vu le calme qui régnait à l’extérieur. « Je pense bien que nous avons semé les rôdeurs » dis-je alors en me redressant, portant à nouveau mon attention sur lui et souriant discrètement. Une bonne nouvelle. Ça, c’était peut-être une meilleure façon de réparer l'erreur qu’avaient causé mes trop nombreuses questions. C’était tout moi, ça, de vexer les gens sans m’en rendre compte et sans vraiment comprendre ce que j’ai fait de mal. C’était l’histoire de ma vie. Je ne pouvais même pas compter le nombre de fois que cette situation s’était produite et pourtant je n’avais pas entamé de discussion avec autant de gens que cela… En tout cas, très certainement moins que ce petit humain, même si il avait beaucoup moins d’années à son compteur que moi. Qu’il soit resté ici et qu’il ait accepté de parler un peu avec moi prouvait qu’il était quelqu’un de plutôt sympathique et d’amical, d’à l’aise avec les autres, encore quelque chose qui creusait un peu plus le cratère qui nous séparait l’un de l’autre.


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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Mer 5 Avr - 10:25

Cet homme, Théodore s’intéressait curieusement à moi et je devais bien avouer que cela m’intriguait. Si répondre à ses questions ne m’avaient pas tant que ça gêné, parce que je n’en voyais tout simplement pas le mal, ses nombreuses questions finissaient par me faire remuer le passé, un passé que j’essayais tant bien que mal d’enfouir au fond de moi pour ne pas avoir à le porter sur mes frêles épaules d’adolescents, sans doute plus fortes qu’elles n’auraient dues l’être à cet âge. J’avais tout de même fini par lui parler de mon père, tous lui dire sur lui quand j’étais petit puis lui comptant mon histoire depuis l’épidémie, quand enfin nous étions devenu proches et qu’une horde de rôdeurs nous avait séparé. J’avais épargné à mon interlocuteur les détails de mon histoire qui suivirent, Eli, le calvaire qu’il m’avait vivre, ses agressions contre sa protection, simplement car il ne me l’avait pas demandé et que je n’aimais pas de ce sujet qui me faisait me sentir mal, et sale. J’avais sans m’en rendre compte baisser la tête, tombant dans mes pensées sans me dire que cela pouvait le mettre mal à l’aise. Théodore avait alors repris la parole en me parlant de son père qui était horrible et qui ne l’aimait pas, tout comme le reste de sa famille. Je trouvais ça tellement triste pour lui, de ne pas avoir une famille qui l’aime. Je me disputais toujours avec mes frères mais je savais qu’il ne fallait pas que quelqu’un touche à l’un de nous parce que nous répondions tous présent, moi le premier. J’étais le seul qui avait le droit de m’en prendre à eux. Et je savais que mes parents gardaient un œil bienveillant sur nous. « C’est pas cool » avait été la seule réponse que j’avais trouvée à lui donner. Je sentais que lui présenté des excuses seraient totalement inutiles. Et ce n’était pas mon genre de pleurer sur le sort des autres, ni sur le mien d’ailleurs c’est pour ça que je me reprenais pour ne pas me morfondre sur moi-même. Je finissais alors ma tasse de thé aromatisé que je posais ensuite définitivement devant moi quand un bruit survint à l’extérieur. Immédiatement, je portais ma main à mon couteau prêt à nous défendre en cas d’attaque surpris mais visiblement il n’y avait rien. Je me relâchais alors mais gardait ma main posé sur le manche de mon arme blanche. « Bonne nouvelle ! T’as sans doute eu raison alors de préféré qu’on fuit » Si j’avais été seul, j’aurais sans doute tout fait pour les affronter quand même. Sans doute que je serais mort, seul et que je serais devenu l’un d’eux après avoir été dévoré jusqu’au fond de mes entrailles. Je haussais simplement les épaules laissant cette éventualité de côté étant donné que j’étais en vie maintenant parce que j’avais suivi son jugement. « Est-ce que tu restes toujours tout seul dans cette caravane ? » Je trouvais cela dommage. J’étais seul aussi mais je n’allais sans doute pas tarder à reprendre la route pour tenter de trouver cette fameuse zone que mon père, mon frère et moi avions tant espéré trouvé.
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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Lun 10 Avr - 19:54


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Je ne savais pas trop pourquoi j’avais décidé de parler un peu de moi en retour, alors qu’il ne l’avait pas demandé, peut-être que j’avais voulu détourner son attention de sa propre histoire qui semblait le peser dans le moment, plus que tout à l’heure, surement puisque je ne cessais pas de le ramener à cette époque qui lui manquait certainement. Cette fois je le comprenais bel et bien sur ce point, puisque moi aussi le passé me manquait beaucoup. Ce n’était pas parfait, mais c’était déjà moins désagréable qu’aujourd’hui. Au moins avant, on me laissait relativement tranquille. Certes, il y avait certaines personnes avec qui je me devais de m’entendre un tant soit peu au travail et qui étaient, à mon humble avis, de profonds idiots qui n’avaient pas leurs places, tout comme ils pensaient en retour que j’étais quelqu’un d’arrogant qui avait pris la grosse tête. Enfin, c’était ce que j’avais entendu de plus gentil. De toute façon, ce n’était pas comme si cela m’avait un jour atteint. Quand j’avais sept ans, peut-être, mais plus maintenant. Je savais depuis longtemps ce que je valais. Ce qui surprenait les gens c’était que je l’assumais, tout simplement. C’était plutôt rare, souvent la plupart des personnes attendaient qu’on leur dise, qu’on les félicite, qu’on les motive… Alors que je n’avais jamais eu besoin du regard des autres pour me sentir bien, ou des autres tout court. Je souris tout de même au petit humain alors qu’il se montre alors empathique à mon égard, je n’en avais pas tellement besoin, mais comme il ne l’était pas trop non plus, ça a le mérite de ne pas me rendre mal à l’aise du tout, et donc de me faire sourire un peu. « Alors je suis parti quand j’ai eu dix-sept ans, et je ne l’ai ai jamais revu. » J’hausse donc des épaules, replace le rideau que j’avais tiré et retourne m’asseoir. Après tout, je n’avais jamais vraiment été triste, par rapport à ce qui c’était passé à Londres, ça m’avait tout simplement beaucoup agacé, puisque je ne demandais jamais rien, je voulais tout simplement et depuis toujours qu’on me laisse tranquille. Alors que je reprends doucement ma tasse, je tourne de nouveau le regard vers Nikolaï, qui avait repris la parole. « J’ai souvent raison » dis-je alors, pour ne pas dire toujours. J’étais humain après tout, alors il m’était arrivé de faire des erreurs, même si je faisais tout pour que cela n’arrive jamais, comme tout scientifique, j’imagine, ou alors la plupart d’entre eux. Écoutant le blond me poser une nouvelle question -à croire que nous avions inversé nos rôles- je bois une gorgée de thé, qui était un peu tiède maintenant. « Non. Je suis seul mais cette caravane n’est pas mon abri principal. En fait, c’est seulement l’un de mes abris de secours. » Aujourd’hui prouvait bien que j’avais raison de préparer à l’avance des endroits où je pouvais me cacher en cas d’urgence. Je n’aurais jamais eu le temps de remonter à la montagne… « Pourquoi ? » demande-je en retour, même si cette question avait peut-être été posé simplement par curiosité. Est-ce qu’il était seul lui aussi ? Surement. Est-ce qu’il cherchait quelque part où rester ? Peut-être. Quelqu’un même avec qui faire équipe… ? Aucune idée. Je ne savais pas non plus ce que j’allais pouvoir lui répondre, si il en venait à ce point…


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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Sam 15 Juil - 19:07

Nous étions plus ou moins à égalité maintenant que Théodore avait décidé de me parler un peu de lui sans que je ne lui demande quoi que ce soit. Je n’étais pas idiot et j’avais bien compris qu’il l’avait fait pour me changer les idées en voyant que cela me minait. J’avais beau avoir appris à me taire et à ne pas montrer mes émotions, certains sujets et les plus évidents, restaient tout de même ma petite corde sensible. Toutefois, son approche avait tout de même eu le mérite de remplir ses objectifs étant donné que j’avais quitté mes pensées les plus sombres pour écouter ses confidences sur son histoire et sa famille qui étaient loin d’être fameuse. Toutes les histoires ne débutent pas belles et roses, de toute façon maintenant peu importe leur début, nous sommes tous à la même ancienne, dans la période la plus sombre que la planète n’ait sans doute jamais connu. Dans tous les cas, même si je trouvais que son enfance ne m’avait pas l’air bien idéale, je ne comptais pas le plaindre encore et encore, mais je savais me montrer un minimum empathique et je lui faisais part de ma sensation avec mes mots et à ma façon. Ca semblait l’avoir fait sourire, peu de gens aiment ceux qui en font trop. Moi j’étais ce genre de jeune naturel et spontané même encore maintenant bien que mon caractère enfantin ait diminué faute d’un monde adapté à ça. Il avait conclut son histoire en me disant qu’il était partie à 17 ans et ne l’avait jamais revu. J’aurais pu en dire autant, qui sait si je n’aurais pas prit mes clics et mes clacs vers cet âge là si seulement ma vie avait continué dans sa lancée. Je ne les avais pas encore mais j’étais de toute façon livré à moi-même et ce n’était pas plus mal, pour l’instant. « Ca aura au moins du avoir le mérite d’être clair. » Je haussais les épaules, il avait eu raison de se prendre en main si la vie qu’on lui offrait ne lui convenait pas. Il avait été honnête avec lui-même et suivi son chemin. J’avais été momentanément distrait par un bruit extérieur que ma curiosité n’avait pas pu s’empêcher de vouloir identifier et il semblait que la cachette de Théodore portait ses fruits étant donné que nous n’étions pas encerclés de rôdeur cherchant à entrer. Je lui donnais alors raison mais c’est avec une modestie très dissimulé qu’il m’avait répondu qu’il avait souvent raison. « Ah, je vois. » Décidemment, il avait vraiment confiance en lui. Ma foi s’il survivait ainsi, je n’avais pas les mêmes méthodes mais si j’étais encore debout c’est que je ne devais pas être un si mauvais survivant. Je lui avais alors posé une nouvelle question sur la caravane. A mes yeux il n’y avait que de la curiosité sans intérêt mais il est vraie que ce genre de questions pouvaient portées à confusion quant aux attentions de quelqu’un. Il m’avait tout de même répondu qu’il était seul bien que cette caravane ne soit pas son abri principal. « Waouw t’as vraiment tout prévu. » J’étais presque étonné, car il me ferait penser à un personnage de série super intelligent avec dix plans différents de secours et trois coups d’avance. « Comme ça, c’est peu commun comme abri même si c’est limite plus efficace qu’une maison et ses quatre murs. » Je lui répondais tout simplement, sans but précis et spontanément, il n’y avait aucune volonté à retenir quelque chose ou en apprendre plus. « T’es un vrai survivant. »
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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Ven 4 Aoû - 5:14


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Ce n’était pas commun de couper les ponts aussi radicalement, avec son père, mais je ne l’avais jamais vraiment été, commun. Je ne m’étais jamais fondu dans la masse, j’avais toujours été un peu à part. Ça pouvait surprendre beaucoup de gens, ce manque d’affection pour l’homme qui c’était occupé de moi dix-sept longues années et qui ne m’avait peut-être pas mis au monde, mais qui en était un peu la cause. Sauf que pour moi, il n’avait jamais rien été de plus qu’un géniteur, la seule chose qu’il signifiait pour moi c’était un toit au-dessus de ma tête et de la nourriture chaude sur la table, ce qui m’était indispensable et ce que je ne pouvais pas trouver seul, du moins jusqu’à un certain âge. De plus que de son côté, tout ce qu’il voyait lorsqu’il me regardait c’était des billets. Pourtant, bien que ce ne soit pas très habituel, ça ne semble pas surprendre Nikolaï plus que cela, heureusement, puisque je n’aurais pas su quoi lui répondre. Il n’y avait pas d’explication ou de raison particulière, c’était simplement comme ça. « Pour être honnête, je n’ai jamais vraiment réfléchis à ce qu’il en penserait. » Bien avant mon départ, j’avais arrêté de me soucier de ce qu’il pouvait bien penser de moi ou des choix que je faisais dans la vie, de toute façon tout avait toujours été à propos de lui. Peu importe ce dont on parlait, on en revenait, d'une façon où d'une autre, à lui. Celui à qui je racontais le plus de chose et cela depuis très longtemps, c’était Wilfred. Lui au moins, il m’avait toujours écouté, il ne demandait jamais rien, même lorsque je n’avais pas beaucoup de temps à lui consacrer, et quand j’en avais, au contraire, beaucoup trop, je savais que je n’avais pas du tout à me retenir. Ce qui était autant agréable, c’est que je pouvais tout simplement être moi-même.

Ses vieux souvenirs me quittent aussi rapidement qu’ils étaient revenus lorsque notre sujet de conversation change ; alors qu’on s’était concentré sur ce qui s’était passé avant, on parlait désormais de ce qui se passait aujourd’hui, bien que pour moi c’était beaucoup moins intéressant. Je m’ennuyais de mon travail et de mon chez moi, de mes recherches. La survie prenait toute la place de nos jours, elle nous ne nous permettait aucun loisir, aucune extravagance. En tout cas, Nikolaï me paraît enthousiasme de son côté, lorsque je lui parle un peu de ma méthode de survie alors que pour moi, ça n’avait rien d’extraordinaire, c’était tout simplement logique. Au début, j’avais eu du mal à me trouver un nouveau train de vie, mais à force de vivre ainsi, de côtoyer les rôdeurs et les autres survivants, tu apprends doucement ce qu’il faut faire si tu ne veux pas finir six pieds sous terre. « C’est normal. Tu ne le fais pas, toi ? » Depuis ce qui c’était passé avec Ambroisie, je refusais de me retrouver à nouveau dans une telle situation et position, c’est pourquoi je prévoyais tout le temps des plans de secours, juste au cas où, et aujourd’hui j’avais montré au petit humain que j’avais bien raison de le faire ; cet abris nous avait sauvé tous les deux. « Ça l’est, puisque les deux seules fois où je me suis installé dans une maison, ça ne s’est jamais bien terminé. » J’avais perdu mes coéquipiers dans ses maisons, ceux sans qui je n’aurais surement jamais survécu aussi longtemps.

C’est à sa prochaine réplique que je ne peux pas m’empêcher de garder longuement le silence, ouvrant en grand les yeux, surpris. Quelques secondes plus tard, je pose ma tasse sur la petite table basse, ne sachant quoi lui répondre ou comment réagir. C’était très peu me connaître que de me dire que j’étais un " vrai survivant ", j’étais surtout obstiné et têtu, rien de plus. Je me débrouillais en stratégies et avec le temps j'avais réussis à trouver des astuces afin d’éviter les situations à risques, mais sur le terrain… Je n’avais absolument rien d’un soldat ou d’un guerrier. Je ne peux donc pas m’empêcher de rire et comme cela ne m’arrivait pas souvent, je me laisse allez et je n’arrive plus à m’arrêter. Pour le jeune homme, cela dit, je n'ai surement pas l'air de rire comme un fou, puisque même mort de rire, je restais Théodore et Théodore n'avait rien d'un homme très expressif. « Tu penses que… » Ma phrase s’étouffe alors que je rigole à nouveau, j’essayais pourtant de me ressaisir, mais ça n’avait rien de simple. « Que je suis un " vrai survivant " ? » arrive-je finalement à conclure, toujours un sourire amusé au coin des lèvres. Si j’étais le premier à me lancer des fleurs, j’étais bien, en parallèle, le dernier qui allait me donner du mérite qui ne me revenait absolument pas. Certes, j’étais futé, mais je n’étais pas courageux et je n’étais pas en forme, j’avais peur, terriblement peur, et je n’avais pas du tout honte de me l’avouer. « Tu es très amusant, Nikolaï » lui dis-je très honnêtement et venant de moi, c'était un vrai compliment, comme peu de gens avaient réussis à me faire rire. C’était bien dommage, en fin de compte, qu’il ne cherchait pas d’abris, puisque j’utilisais que très rarement cette caravane et que j’aurais bien pu m’habituer à sa présence dans les parages. Normalement, je n’aimais pas vraiment les enfants, mais j’imagine qu’il y avait toujours une exception à la règle. Je n’avais pas rigolé ainsi depuis des années et bien que j’étais très axé sur tout ce qui était logique, je ne pouvais pas nié le fait que cela m’avait fait beaucoup de bien, après toutes ses épreuves que j’avais traversé et toutes ses horreurs dont j’avais été témoin.


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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Dim 27 Aoû - 0:15

L’histoire de Théodore était touchante, très touchante même principalement car cet homme avait dû souffrir mentalement durant son enfance, bien avant d’autres, bien avant l’apocalypse. Malheureusement, des histoires du genre il y en avait à la pelle et Théodore n’avait pas été le seul à ne pas être aimé. C’était triste mais à ce stade de nos vies et surtout du monde, toutes les personnes encore en vie avaient maintenant une vie de merde et ce n’était pas prêt de s’arrêter. C’était ça, notre avenir maintenant, la survie. Théodore avait alors eut raison de prendre ses distances avec sa famille plutôt que de continuer à souffrir auprès d’eux même s’il disait ne pas se soucier de ce que son père en penserait. Si c’était le cas, c’était encore mieux d’avoir réussi à partir sans se retourner. Mais nous cessions de parler de nos souvenirs pour parler du moment présent, de ce qu’il passait aujourd’hui, de la survie. Rien de bien joyeux mais entre mes souvenirs me rendant nostalgique et son enfance difficile, il ne valait donc mieux pas continuer à s’attarder sur le sujet. J’étais peut-être trop enthousiaste en parlant de survie, disons simplement que j’avais assez souffert, assez regretté d’être envie, assez pensé à la fin de mes jours pour me permettre de prendre la vie un peu plus à la légère. Eli m’avait détruit et seul je tentais de me reconstruire. J’admirais toutefois son petit côté prévoyant, avec des issues de secours et des plans A, B, voir C. Disons que de mon côté j’étais plutôt je fonce dans le tas et advienne que pourra. « Pas vraiment… J’suis plutôt action/réaction et jusque là ça m’a suffit ! » Je sais bien qu’en agissant de manière plus prévoyante, j’augmenterais considérablement mes chances de survies mais je n’en avais pas envie. Je voyais du rôdeurs, je m’en débarrassais et tout ça me convenait parfaitement. « C’est vrai… » Je n’avais jamais vraiment eux de problème avec les maisons, plus depuis celle où je m’étais retrouvé seul avec Enzo attendant en désespérant le retour de l’un de mes frères ou de mes parents. Avec Eli, je ne me sentais en sécurité nulle part et je ne craignais pas les rôdeurs, lui seul suffisait à me glacer le sang et à me terroriser rien qu’à y penser. « Je vois… » Ajoutais-je pour moi-même. Pour pouvoir poursuivre la conversation, j’avais complimenté Théodore sur sa manière de survivre en le qualifiant de vrai survivant ce qui eut l’air de l’étonner sans que je ne comprenne pourquoi. Je le fixais alors, un air d’évidence sur le visage sans savoir quoi ajouté d’autre. Je comprenais encore moi pourquoi il se mettait à rire comme si j’avais la plus grosse connerie du monde. Oui je me vexais un peu je devais bien l’avouer mais j’avais des réponses. Et sa réaction ne me plaisait pas vraiment. « Oui et alors ? » Je n’aimais vraiment pas qu’il se mette à se moquer alors que je me montrais sympathique envers lui. Je le pensais vraiment mais si lui souhaitait se sous-estimer et bien qu’il le fasse. « Pourquoi je suis amusant ? Désolé mais être un vrai survivant c’est pas savoir se batte mais tout mettre en œuvre pour assurer ses chances de survie. T’es un survivant, j’pense que je le suis moins que toi. » Je concluais cette phrase en soupirant, détournant mon visage sur le côté, posant mon menton dans ma main. Je ne pensais sans doute pas m’éterniser indéfiniment dans le coin. Théodore était fort sympathique mais je ne me sentais pas prêt à vivre aux côtés de quelqu’un d’autres pour le moment. C’était trop tôt. Pourtant j’allais au moins passer le reste de la journée et la nuit à ses côtés avant de reprendre ma route le lendemain.
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MessageSujet: Re: Réfléchir avant d'agir [Théodore&Nikolaï] Mar 5 Sep - 1:39


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Jusqu’ici, tout se passait plutôt bien, et c’était assez étonnant, vu mes capacités et mon expérience en social ainsi que l’âge de Nikolaï. J’avais toujours détesté les enfants, c’était trop imprévisibles et trop idiots, en plus de mettre leurs petites mains de petits humains partout, de toucher à tout. Ça n’écoutait pas, ça morvait, ça criait et c’était tout petit, tout fragile, dépendant. En bref, les gamins réunissaient tout ce que je détestais le plus chez une personne. C’est pourquoi, lorsque j’avais quitté l’école, je ne m’étais plus jamais mis dans une situation dans laquelle il me faudrait interagir avec eux. En fait, je n’interagissais pas vraiment, tout court, même avec les gens de mon âge, même avec les plus vieux. Certes, je répondais lorsqu’on me demandait si je voulais plus de café, je m’adressais à mes collègues de travail, je faisais parfois des présentations sur mes avancées scientifiques, mais finalement, je n’échangeais jamais rien de personnel avec les autres, c’était toujours pratique, nécessaire. Ce n’était donc pas surprenant que je sois un peu rouillé en la matière, surtout que je n’ai absolument jamais cherché à m’améliorer dans le domaine. Il y avait bien eu Ambroisie, à un moment, qui m’avait appris plusieurs choses sur le monde des relations humaines, mais depuis qu’elle n’était plus, j’avais perdu ces notions, je ne les adoptais plus, j’étais le bon vieux Théodore en bois, ou en pierre, si vous préférez. Tout cela pour dire qu’il n’y avait aucune explication rationnelle au fait que je m’entendais bien avec ce jeune homme en particulier, ce qui n’arrivait jamais, et c’est pourquoi je deviens tout d’un coup un peu moins enthousiasme lorsqu’il semble s’énerver. Je ne savais pas la raison pour laquelle il était tout d’un coup un peu plus direct, j’avais surement dit quelque chose de travers, comme d’habitude ; ça, au moins, ça m’était familier.

Sauf que cela me déplaisait. Je n’avais jamais vraiment porté une grande importance à ma vie sociale, ou au fait que les gens m’apprécient ou non, ce que je recherchais surtout c’était le respect, quelque chose qui m’avait beaucoup manqué durant ma jeunesse venant de mes proches et c’est surement pourquoi c’était devenu aussi important à mes yeux en grandissant. Cela dit, tout d’un coup, j’avoue qu’un sentiment désagréable se gonfle dans ma poitrine alors qu’un silence s’installe. Je ne savais pas trop quoi lui répondre, au petit humain. Je ne pensais pas comme lui, mais visiblement il tenait à sa pensée. Étais-je sensé lui dire merci ? Mentir n’était pas dans mes habitudes et de toute façon je n’avais jamais été très convainquant lorsque je m’y m’étais occasionnellement. « J’ai souvent été jugé puisque je ne pensais pas de la même façon que les autres et je ne referais donc pas la même erreur. Je respecte ton point de vue, Nikolaï. » Comme il s’était montré honnête, peut-être que faire la même chose était la solution. Après tout, il avait raison. Je n’aurais peut-être pas du rire, mais c’était venu tout seul, puisque j’étais persuadé qu’il serait le seul à me dire que j’étais un vrai survivant, personne ne le pensait et encore moins moi-même. « Il fera bientôt plus sombre » dis-je finalement en remarquant que la ligne du soleil au sol de la caravane s’était un peu avancé vers nous, signe que celui-ci se couchait tranquillement. « Je ferais mieux de récupérer mes oiseaux. Si tu veux bien, reste ici, et nous pourrons dîner ensemble. Je peux même te prêter mon abris pour la nuit, et peut-être qu’on se verra demain matin. » Qui étais-je et qu’avais-je fais de Théodore Stark ? Je me lève, mais m’arrête dans mon élan vers la porte. Un peu mécaniquement, je change de direction, tapote trois fois la tête de Nikolaï puis je sors. S’il allait toujours être là à mon retour ? Aucune idée. S’il resterait pour la nuit ? Aucune idée. S’il resterait plus longtemps encore ? Aucune idée, mais dans tous les cas, bien que ce soit deux chemins différents pour moi selon ce qu’il choisira de faire, ils me satisfaisaient bien l’un comme l’autre.


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