[FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo
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[FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo

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MessageSujet: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Dim 3 Avr - 11:15

Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer
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Théodore & Emily
« Viens, prends ma main ! » Saisissant la sienne avec un sourire en coin, je me demandais où il voulait encore m’emmener cette fois. Jeff était comme moi, il grimpait un peu partout, savait se faufiler et il avait la même ambition que moi : retrouver un semblant de vie normale, une illusion qui nous permettrait de continuer à avancer, ensemble. Nous étions un groupe de cinq personnes. Mais les tensions étaient fortes entre la grande sœur de Jeff et mon père, quant à nous, nous fermions les yeux. Nous étions deux beaux idiots. « Regarde ! » Gloussant, je prenais le cahier qu’il me donnait avant de rire, sans même comprendre en quoi cela devait me ravir. En l’ouvrant, je levais soudain le regard vers lui et, par instinct, je lui sautais dans les bras. Jeff avait cette incroyable capacité à tout mémoriser. Il avait retranscrit dans son cahier un scénario refait par ses soins : La Féline de Jacques Tourner de 1942. C’était étrange que deux personnes de notre âge aime tous les deux ce classique de la RKO. « Tu es parfait… » Murmurais-je, vraiment admirative. Il posa alors ses lèvres sur les miennes et je finissais par lui rendre son baiser en retour. Je n’ai jamais cru en l’amour dans ce monde-ci. Bien que Jeff et moi soyons proches, je n’ai pas de sentiments de ce genre à lui offrir. Je ne veux pas m’attacher, pas de cette façon… « Pourquoi je t’ai plu au début ? » Faisant une grimace, je serai malgré tout honnête avec lui, d’autant plus qu’il n’était pas question d’amour pour moi. « Tu m’as tout de suite fait penser au meilleur ami de mon frère. Tu as piqué ma curiosité… Tu as un peu les mêmes yeux que lui, tu t’habilles de la même façon aussi. » Rigolais-je, sachant que beaucoup d’affaires devaient, en réalité, appartenir à d’autres. « Mais il doit être mort maintenant. » Concluais-je avec un sourire morne. Il posa sa main sur ma joue et secoua légèrement la tête, avant de sortir la blague la plus nulle du monde. « Tant mieux ! Je ne veux pas de concurrence ! » Je lui collais un bon coup de poing dans le creux de l’épaule avant de courir devant, pour rejoindre le camp.

« Emily, reste ici… Il faut que j’aille chercher quelque chose au camp. » Blasée, j’acceptais d’un simple mouvement de tête. Je m’asseyais contre le capot d’une voiture qui ne marcherait plus jamais, tout en soupirant. Je ne voyais vraiment pas l’intérêt d’aller encore vérifier à cette pharmacie si on pouvait trouver quelqu… Non… Non ! Laissant même mes affaires, je couru le plus rapidement possible. Il l’avait déjà fait avec un autre groupe, mais je pensais qu’il comprendrait que je tenais à ces personnes. Surtout à une en particulier… « PAPA ! » Grimpant le muret et sautant sur mes deux pieds à l’arrivée, il était déjà trop tard. Seul l’étonnement, la stupéfaction, pouvait se lire sur mon visage. Pourquoi ? « Jeff… » Je courrai alors vers lui, alors que je prenais son visage entre mes mains, c’est comme si je voyais à la fois le corps de cet ami particulier et celui de Graham à la fois. Je n’en étais pas amoureuse, je n’étais jamais tombée amoureuse pour personne et pourtant… Cette douleur… Un cri me venait droit du cœur alors que je m’accrochais à la chemise de ce jeune homme qui avait su m’apporter tant de joie. L’ombre de quelques minutes volées aux rôdeurs qui ne faisaient que détruire l’âme de tous les hommes qui tenaient encore debout. « T’ES UN GRAND MALADE ! » hurlais-je à mon père. Oui, la nourriture commençait à manquer, mais ce n’était pas une raison… Non, pas Jeff… « C’est comme si tu l’avais tué lui aussi… » « Ce n’était pas Graham… Emily… » Pointant un doigt accusateur vers lui, je me relevais. Oui, c’était mon père et il était capable de comprendre des choses bien plus rapidement que moi, mais : « ça m’est égal… Il n’avait pas à mourir. En quoi notre survie vaut plus que LA LEUR ?! » Je balayais alors de la main les corps qui étaient encore tiède. « Ne m’approche pas… » Lançais-je en plissant le regard. C’était la première fois, ce serait aussi la dernière… Où je m’opposais vraiment à lui. « T’avais peur de quoi au juste ? Que l’on couche ensemble ? » Son silence répondit pour lui. Alors c’était ça ? Pour me protéger façon papa protecteur et trop bête pour saisir qu’il allait me perdre dans l’opération ? Comprenant ce qui se passait dans ma tête, mon père tenta de m’attraper par le bras. C’était trop tard, je me faufilais alors et prenait la fuite. Je le fuyais lui, quelques temps ou peut-être à jamais. J’avais cette douleur dans la poitrine et cette incompréhension. Pourquoi me voler mon seul bonheur ? Jeff n’aurait jamais pris la place de mon père, c’était stupide et méchant.

Reprenant mes affaires, il fallait que je fuie loin. Je ne le voyais pas derrière moi, sans doute pensait-il que j’avais seulement besoin de quelques minutes. Sans doute avait-il raison. Parce que j’aimais mon père malgré tout. Mais là, c’en était trop, était-il encore l’homme que j’aimais et respectais ? J’avais un doute après avoir pris entre mes doigts le visage de Jeff. Il était parti. Le garçon qui se rappelait de tout, celui qui avait une affection particulière. Le premier autre être humain qui, depuis longtemps, voulait aussi ma survie. Quand je n’en pouvais plus de courir, je grimpais de façon maladroite sur un grillage. J’étais vraiment épuisée et je manquais de tomber dans les pommes, j’avais comme un écran gris devant les yeux. Je m’allongeais alors dans l’herbe du jardin de cette propriété privée. Je n’étais pas en état de vérifier s’il y avait du danger et à quoi bon après tout ? J’étais incapable de les tuer. Les rôdeurs. Leur casser quelque chose à la limite… Mais pas les tuer… La preuve de ma crainte était de voir ce qu’était devenu mon père. Tuer était facile pour lui. Ce n’était pas normal. Bien que je n’aie pas la force de vérifier quoi que ce soit, je me m’étais en boule pour pleurer à chaude larmes. J’avais même oublié son cahier. Est-ce que mon père avait bien visé la tête ? Ou est-ce que Jeff risquait de revenir ? Que signifiait cette douleur profonde au milieu de ma poitrine ?...






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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Sam 16 Avr - 6:32


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C’était mort par ici et c’était rare, d’ailleurs, en pleins quartier comme celui-ci, mais je n’allais certainement pas m’en plaindre ; c’était tout ce que je voulais. Je pouvais faire le tour des maisons et y pêcher tout ce que je trouvais d’intéressant, et cela, en toute tranquillité, ou presque. Certes, il y avait bien un rôdeur de temps en temps qui se décidait à me déranger, mais rien dont je ne pouvais m’occuper moi-même heureusement. Après un moment, on apprenait à les contrôler, à moins les craindre, sauf que j’avais, hélas, toujours de la difficulté lorsqu’ils se retrouvaient en meute. Je calculais tout, analysait tout, c’est toujours ce que j’avais fait, mais c’était beaucoup trop, que faire en premier? Dans ces cas particuliers, j’aimerais tout simplement que le moteur dans mon crâne s’endorme. Je n’aurais jamais cru souhaiter cela un jour, ça avait toujours été ma plus grande fierté, mais le monde avait bien changé depuis…

Cela faisait trois jours que je parcourais les rues de ce secteur jusqu’à ce que le soleil ne se couche. Rendu là, j’étais déjà rentré dans mon petit chez moi. Cette routine m’allait parfaitement, aucun survivant de semblait trouver ce petit coin intéressant, mais vu comment c’était serein, cela n’allait peut-être pas, voir, à 86,4%, durer. Je devais m’attendre à cela, ou alors ce serait les rôdeurs qui pollueraient cet endroit, un jour ou l’autre. Ces choses se déplaçaient et n’épargnait rien du tout, n’y personne d’ailleurs. Après ce que je venais de vivre, la dernière chose que je voulais c’était bien de rencontrer d’autres survivants, j’avais envie d’être seul puisque c’était plus prudent. La solitude ne m’avait jamais dérangé avant et je ne vois pas pourquoi ça le serait aujourd’hui. Les humains n’avaient jamais été très sympathique envers ma personne et ça n’allait pas en s’arrangeant depuis décembre 2012. Il n’y avait plus de règle, et tout le monde sait qu’il est beaucoup plus facile de s’en prendre à plus faible que sois, n’est-ce-pas?

Je secoue la tête doucement et mes bouclettes sombres bougent dans tous les sens, mais passant rapidement une main entre celles-ci, elles s’accordent de nouveau d’une façon harmonieuse. Je trouvais ma crinière un peu trop longue ces derniers temps, il faudrait que je pense à mettre la main sur une paire de ciseaux dans les prochains jours. Je note cela sur ma liste imaginaire puis entre dans une nouvelle maison, utilisant mon harpon comme d’un bâton de marche. Je fais rapidement le tour du rez-de-chaussée avant de monter, mais l’étage était tout aussi paisible alors je commence mes recherches. La première chose qui m’attire vers elle est la bibliothèque plutôt impressionnante, mais la mienne faisait au moins onze fois et demi sa taille. Je grimace, une pointe de nostalgie au cœur, me rappelant ma petite maison. Petite, elle l’était, mais quel importance? J’y vivais bien, même que je n’avais jamais été aussi heureux de toute ma vie. Lorsque j’étais jeune je fus obligé de partager ma demeure et cela me déplaisait beaucoup. J’avais beaucoup chercher, beaucoup économisé… Ça n’avait plus d’importance maintenant…

Je passe mes doigts contre les reliures un peu usées, signe qu’ils n’étaient pas là pour prendre la poussière et cela me plaisait beaucoup. Anaïs Lin, Chester Himes… En ordre alphabétique ? Lorine Niedecker, Paul Auster… Il n’avait pas mauvais goût, en plus de ça. Ah ! Je souris, passant mes doigts sur les livres qui portait le nom de Stephen King, un de mes écrivains à romans préféré. Il possédait même ses coécrits. J’attrape d’ailleurs l’un d’entre eux, Black House, retrouvant l’ombre d’un sourire. Je détesterais qu’on pige dans mes livres, mais je ne peux pas m’empêcher de le glisser dans mon sac, peut-être que j’aurais le temps de venir le remettre à sa place, qui sait? D’ailleurs, passant devant un miroir rectangulaire, l’image enfantine imprimé sur mon sac s’attache au reflet et je penche la tête sur le côté, replaçant correctement celui-ci. Beaucoup de gens se demandent pourquoi je le garde, mais je leur demande en retour pourquoi ne pas le garder? Il était parfait, assez grand pour tenir toutes mes choses et il possédait même une petite attache qui tenait parfaitement en place sur mon torse. Y pensant, je décide de l’attacher correctement. En plus, j’aimais bien le violet.

Je souris doucement puis continue mon exploration, près d’une chaise berçante en bois se trouvait une petite table de chevet où était perché silencieusement une lampe beige, mais ce qui m’intéresse le plus dans ce dessin sont les petites lunettes fines et rondes qui repose, poussiéreuses, près du socle de l’objet à lumière. Je les attrape délicatement, les soulevant dans l’air, mais alors que j’observais les verres, à travers l’une d’elle, d’une façon plutôt difforme, j’aperçois quelque chose de vaguement humain par la fenêtre, grimpant contre la clôture que formait la cour de cette maison. Je fronce les sourcils, reposant les lunettes et m’approchant de la fenêtre. Il y avait bien une jeune femme, même, vraiment jeune. Je dirais… dix-sept ans et demi. Cette idée ne fait qu’alimenté un peu plus la confusion qui m’agite. Que faisait-elle toute seule? Je tourne les talons, descendant en bas, mais je ne m’aventure pas tout de suite dehors, ayant l’impression que cette porte vitrée rendait la situation plus sécuritaire pour moi. Comment pouvais-je me méfié d’une enfant? Je ne sais pas, mais nous n’étions jamais assez prudent.

Je reste quelques minutes à l’observer, elle ne semblait pas très bien. C’était-elle fait mordre? Des rôdeurs arrivaient? Pire.. Des humains arrivaient? Je pose ma main contre la poignée et ouvre doucement la porte, regardant autours de moi avant de faire un pas à l’extérieur. Ma main droite se serre autours de mon harpon, mon cœur frappe fort contre ma poitrine et me fait presque mal. Je ne m’avance pas plus que ça pour l’instant, beaucoup trop méfiant. Je reste contre le patio et l’observe, étendue et écrasant les hautes herbes de ce jardin abandonné depuis trop longtemps. « Tout vas bien ..? » Ma voix s'élève, moyennement assuré, plutôt douce mais bien portée. C’était peut-être risqué, c’était peut-être un piège, peut-être que j'allais me retrouver de nouveau ligoter contre une chaise.. Oui, il y avait beaucoup de possibilités dans ce genre, mais il y avait aussi celles où elle n’était qu’une enfant perdue, ou une enfant qui avait besoin d’aide, et en même temps, si elle fuyait quelque chose, ou quelqu’un, valait mieux que je sois au courant. Comme ça j’aurais le temps de rassembler mes affaires et m'éloigner d’ici avant que le chaos ne frappe de nouveau à cet endroit.


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Mar 26 Avr - 23:58

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Comment avaient-ils survécus ? La réponse était très simple. Ils étaient tous morts. Je n’étais pas une optimiste ou une pessimiste. J’étais seulement rationnelle. Alors que je commençais à me douter sérieusement que la fin du monde était proche, j’avais presque supplié mon frère de me donner le numéro de son meilleur ami et il m’avait jeté comme une malpropre. Avais-je eu un faible pour lui ? Pour cet ami ? Oui, mais comme n’importe quelle gamine qui voit son grand frère traîner avec un mec plutôt mignon. Il n’était qu’une douce fantaisie et il était appréciable de former des rêves illusoires sur sa personne. Je n’étais qu’une enfant avec un idéal. Trouver un jour quelqu’un qui serait le parfait mélange entre mon frère et son meilleur ami. Ils étaient devenus mes modèles masculins par excellence, bien plus que mon père. Mais j’imagine que lui avait encore le cœur battant dans sa poitrine avait su me décevoir. Non, je ne voulais pas de quelqu’un qui était prêt à tout de façon égoïste et juste, purement égoïste. Me protégeait-il parce qu’il m’aimait ou par simple devoir ? Quand on aime quelqu’un, comment ose-t-on lui arracher une autre personne à laquelle elle tient ?

Mon frère avait été stupide. Graham était marié et je le savais très bien, j’étais d’ailleurs très heureuse pour lui ! Bien que son jeune âge pour le mariage m’avait prise de cours. Je n’avais jamais été amoureuse, ce n’était qu’un modèle ! Mon frère avait été stupide, parce que j’aurai pu peut-être les sauver. Toutes les nuits, j’imaginais le corps de cet ami avec son portable à la main, objet parfaitement obsolète dans ce monde de déchets. J’imaginais, figé dans ses yeux vident de toute expression, la dernière pensée de mon frère allant vers moi, se disant que finalement, il aurait dû me céder ce numéro. Finalement, je pardonnais à ce frère stupide parce que je ne voulais rien reprocher aux morts. L’espoir s’était éteint comme il était apparu. Ce jeune garçon aux attitudes de Graham m’apportait une certaine sécurité et un certain réconfort. Peut-être que dans une vie parallèle, il aurait été justement pile entre l’image des deux hommes qui avaient toujours eu mon respect le plus profond.

Mon père était un abruti. Le sang, la chaire, tout cela lui était sans importance. Il fut encore une chance qu’il ne dépèce pas les corps de ses victimes pour s’en repaitre. Sinon je me serai volontiers tranchée la gorge sous ses yeux, priant uniquement pour qu’il laisse mon corps intact, par respect pour celle qui avait été sa fille. Mes pensées se faisaient de plus en plus noires, parce que le monde tout entier l’était. Parce que j’étais seule à présent. Parce que mon étincelle dans le noir s’était éteinte. A qui pouvais-je m’accrocher dorénavant à part mon désespoir ? La douleur se faisait si forte, pourtant, je ne portais aucune blessure physique. Pourquoi est-ce que cela faisait si mal ?

Allongée là à penser à mes morts, il était hors de question que je bouge d’un millimètre. La douleur pénétrait chacun de mes nerfs, me clouant au sol. Les larmes et les sanglots étouffés me privaient d’oxygène et je ne parvenais pas à reprendre le minimum nécessaire pour survivre. Sans doute que moi-même, je deviendrais un corps tiède, ce n’était plus qu’une question d’heures pensais-je. Comment penser autrement ?... La vie était cruelle avant, maintenant, le monde lui-même avait fusionné avec les sept enfers, ne laissant aucun espoir d’avenir ou de douceurs.

Une voix s’éleva, venant de la maison. Mon regard tremblant et embué de larmes tenta de discerner l’homme menaçant qui se tenait de toute sa stature à quelques pas de mon corps chétif. « Oui, ça va… Merci. Je suis… Désolée… Je.. Ne savais pas, que, quelqu’un.. Habitait encore là. » Ma respiration difficile m’empêchait de parler avec le calme et la maitrise que j’espérais. Mais une certaine nouvelle poussée d’adrénaline me permit de me remettre sur mes pieds. Derrière moi se trouvaient de cruels barreaux, ceux-là même que j’étais heureuse de trouver. Ils n’étaient pas une sécurité, ils étaient une cage et j’étais piégée, enfermée, empêtrée. D’un revers de manche, je libérais ma vue de mes larmes de douleurs émotionnelles. Cet homme était beau et sombre, que disait-on déjà dans la bible ? Lucifer était le plus bel ange de Dieu. La beauté était peut-être la pire chose à croiser dans ce bas monde. Il se tenait bien et semblait poli et dans mon cas, aussi désemparé que le mien, j’avais l’impression d’avoir en face de moi un monstre. « Je ne voulais pas vous importuner. » Aussitôt je me retournais et tentais de fuir, mais ma main gauche se posa au mauvais endroit. La grille était rouillée par endroit et un liquide rougeâtre vint rejoindre la barre rouillée.

Prenant mon courage à deux mains, je refaisais face à l’individu dont j’ignorais tout. « Est-ce que je peux prendre l’entrée de devant ? » Demandais-je en baissant la tête en signe de soumission. Ma main droite tenait fermement mon poignet gauche dans l’espoir d’étouffer la douleur en bloquant la circulation sanguine et donc l’information que mes nerfs transmettaient à mon cerveau : l’ouverture d’une plaie plus ou moins profonde dans la paume de cette main gauche. Relevant légèrement le regard, je le remarquais enfin : son sac à dos. Oh mon dieu… Se contentait-il de piller les enfants ou les tuaient-ils ? Etre sur mes gardes étaient totalement inutile vu ma capacité à faire du mal à un être humain. Je me contentais de déglutir discrètement. Après tout, même s’il comprenait la réflexion et l’idée qui murissait dans ma tête, je ne risquais pas de prévenir la police. Il ne risquait pas grand-chose, tout comme mon père ou tous ces autres êtres humains qui prenaient bien trop goût à ce monde sans foi ni loi.




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Dernière édition par Emily C. Foster le Mer 1 Juin - 17:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Lun 16 Mai - 9:40


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Je reste près de la porte, près à m’enfuir d’où j’arrivais au moindre mouvement brusque. Les humains étaient capables de tout, encore plus de nos jours, ce nouveau monde les avait tous poussé à devenir encore plus horribles qu’ils ne l’étaient avant tout ça, les rendant bestiales, de moins en moins humains. Oui, ils seraient capables d’utiliser cette pauvre fille inoffensive rien que pour les quelques babioles que je trainais, mais il se pourrait même qu’elle ne soit pas si inoffensive qu’elle n’en a l’air… J’ai bien vite appris que les apparences étaient trompeuses, je ne prenais plus de risque, ou que très peu. En ce moment je prenais des risques, mais au moins je les limitais au maximum, c’est tout ce que je pouvais faire. Ce n’étais pas intelligent de m’approcher d’elle, c’était humain, et bien que j’ai si souvent prié pour n’être qu’une machine, pour n’avoir aucun défaut, pour être parfait, je ne l’étais pas, j’avais mes faiblesses, je ressentais la peur et la compassion, et si il lui était arriver quelque chose, qu’elle fuyait des rôdeurs ou des humains, si c’était moi à sa place, que j’avais besoin d’aide mais qu’on me tournait le dos? C’était ce genre de pensées qui m’avait forcé à sortir de la maison, à ne pas ignorer sa présence. Ça aurait été facile puisque je l’ai vu en premier, ou je pense l’avoir vu en premier, pour l’instant je n’étais pas sur de grand-chose et d’ailleurs c’était très dérangeant comme situation, je détestais ne pas avoir le contrôle, c’était très insécurisant. C’est pourquoi je lui apparait surement comme un petit animal fragile et effrayé, ou pas..

Elle avait tenté de s’enfuir, de quoi pouvait-elle bien avoir peur? Je suis loin d’être menaçant, mais elle se dit peut-être la même chose de son côté, alors comment puis-je l’en blâmer? Elle s’était relever et j’eut presque l’impression qu’il lui avait fallu tout son courage, elle m’avait même dit qu’elle allait bien alors que c’était vraisemblablement un mensonge, le pire mensonge jamais encore prononcé. « Je ne vis pas ici. » C’est tout ce que je m’étais contenter de lui dire, j’aurais pu lui raconter beaucoup de chose, je n’étais pas du genre silencieux ou réservé bien au contraire, j’adorais entretenir des conversations et c’est pourquoi je tenais un journal depuis mon plus jeune âge, n’ayant jamais eu grand monde avec qui parler, avec qui échanger mes idées, et je n’en avais pas plus aujourd’hui d’ailleurs, mais je préférais être prudent pour l’instant, j’avais déjà fait l’erreur d’en dire trop, trop rapidement, et ça m’avait coûté très cher… Maintenant je n’avais plus à grand-chose à perdre, c’est vrai, mais c’était instinctif, tout simplement. Je n’en avais dit que très peu, mais ma voix était restée calme, quoi que pas si assurée que je l’aurais voulu, mais amplement contrôlée. Pourtant, celle-ci c’était sentie obligée d’essayer d’escalader la clôture à nouveau, se coupant et s'arrêtant par la même occasion dans sa fuite. Je grimace de douleur rien qu’à la vue de sa main de loin.

« Est-ce que je peux prendre l’entrée de devant ? » Je ne réponds pas tout de suite, analysant la situation. Mon regard passe quelques fois de sa main à son visage avant de finalement dé-clipper l’attache de mon sac, le faisant descendre de mes épaules doucement. Je m’accroupi, le déposant au sol et l’ouvrant. J’en sors du bandage propre et du désinfectant, trouver dans la maison d’avant. Je voulais le garder pour moi mais elle en avait plus besoin que moi dans le moment. J’hésite un moment puis ajoute au lot une pomme. Je dépose les trois objets près des escaliers menant à la cour, refermant mon sac et le plaçant à nouveau sur mon dos. Clic ! Me revoilà paré. Je me recule de quelques pas à nouveau, restant près de la porte, elle ne semblait pas vouloir m’approcher. « Je m’en vais maintenant, je ne voulais pas te faire peur » dis-je comme simple explication, regardant autour une dernière fois avant d’ouvrir la porte et d’entré à nouveau dans la maison, lançant un dernier regard dans la direction de la brune, espérant qu’elle puisse se soignée et que tout ça n’était pas un piège dans lequel j’aurais bêtement mis les pieds, pourtant pleins de bonnes intentions.


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Dernière édition par Théodore B. Stark le Mar 24 Jan - 0:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Mer 1 Juin - 17:55

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Il me semblait qu’aujourd’hui, ma lumière s’était éteinte. Il y a quelques mois, j’étais tombée dans le noir. Nous étions tous tombés dans le noir, bon comme mauvais. Nos démons nous ont rattrapés, ils rampent, ils nous rongent et on prit pour figure les êtres que nous avons aimés. Pour une raison qui reste obscure, les animaux ont la chance de continuer à mourir normalement. Alors les scientifiques ne peuvent même pas mettre la faute sur une maladie animale, ce qu’ils aiment bien faire. Dire que le mal de base ne vient pas de l’être humain. C’était un juste retour des choses, finalement la planète s’était défendue d’une drôle de façon. S’ils étaient encore en vie, chaque partie comme l’écologie, ou n’importe quelle croyance prendrait plaisir à crier qu’ils avaient raisons. Pourtant, eux aussi ont été emportés. Tous sans exceptions. Parce que l’homme est hypocrite, il critique, il prétend qu’il est bon et que les autres sont dans le rouge. L’apocalypse ne fait pas de distinction. J’avais croisé dans notre fuite des croyants, levant les deux bras vers les zombies, persuadés que Dieu allait les recueillir. Leurs corps sont semblables à ce qui les a tués et sont en quête de chair fraiche. Personne ne gagne, personne ne survie, tout le monde se meurt.

Le bon et le mauvais étaient indiscernables maintenant. Pour une jeune fille de mon âge, un homme qui me dépassait au moins d’une tête avec des cheveux d’un noir corbeau ne pouvait que me paraitre terrifiant. Dans un monde où l’espoir est mort, comment faire confiance à celui qui avait en sa possession un sac à dos à l’effigie de bourriquet ? Longtemps, j’ai cru que mon père serait ma lumière me réchauffant autour des ténèbres. Pourtant, il avait commis l’irréparable. Aujourd’hui, il était un monstre comme les rôdeurs, tuant sans distinction. Tuer ses semblables, même dans un moment pareil est malsain. L’espoir résidait dans la vie et il coupait l’espoir à la racine. Cet homme n’était pas la lumière, il était le vent qui soufflait la bougie. Cet homme en face de moi n’était pas très causant et à juste titre, tout comme moi. Alors qu’il avait un geste bienveillant envers l’animal blessé que j’étais, il s’en allait. Me tutoyant au passage, me montrant ce que j’étais au fond : qu’une enfant.

De mes yeux, je dessinais le dos de cet homme pour le graver dans ma mémoire. Il serait sans doute le dernier visage humain et en vie que je verrais. Craquage. Tout se fissurait dans ma tête. Cette conversation de deux êtres humains ressemblait plutôt à deux animaux sauvages qui se jaugent. Ce serait ma toute dernière conversation. Je ne reviendrais pas en arrière. J’avais lâché mon père et ce n’était pas pour rien et plus jamais je ne pourrais accorder ma confiance à qui que ce soit. Ce monde était ainsi fait. L’amour se mourait, l’espoir n’était plus et la confiance dangereuse. Un poison lent qui s’emparait de chaque esprit. Dois-je tendre ma main à cette personne ou le poignarder dans le dos ? Mon temps était compté, comme celui de cet inconnu. Après tout, rien ne me garantissait qu’il vive plus longtemps que moi. Peut-être serait-il le futur rôdeur qui aurait raison de moi. Alors qu’il s’éloignait, je m’approchais de son offre charitable. Mais je n’en voulais pas. J’aurai eu besoin d’une épaule sur laquelle pleurer, d’une oreille attentive. Ces corps allongés sur le sol, tiède, ce sang chaud qui aurait pu être le mien… C’était ces corps qui avaient été les visages bienveillants à qui j’avais pu faire confiance. Mais mon père avait mis un terme à cet espoir et à ce semblant de civilisation. D’un geste de rage et de frustration, je donnais un coup de pied au désinfectant, l’envoyant valser. Je ne m’en prenais pas à la pomme, tout simplement parce que je n’en avais pas la force. M’écroulant sur le sol, j’étais à moitié dehors et à moitié à l’intérieur, juste à l’embrassure de la porte. C’était trop dur et je ne voulais pas continuer seule. Qu’allais-je pouvoir faire du peu d’heures qui me restaient ? Je n’étais même pas chez moi. Je n’avais pas de souvenir et il était trop tard pour revenir en ailleurs et chercher quelque chose qui m’était précieux. J’avais tout perdu. Un cri de douleur franchi mes lèvres. Ce n’était pas une douleur physique, c’était bien plus profond que cela. Je me m’étais de nouveau à pleurer, sans me soucier d’où se trouvait l’inconnu. Sans doute le pauvre avait été père et avait perdu son enfant. Ce n’était pas pour lui en coller un autre sur le dos cinq minutes après avoir perdu le sien. Non, je n’allais pas lui demander de rester. Ma main avait déjà tâché mon visage de sang, couvrant mon visage de mes mains. Je passais maintenant mes mains dans mes cheveux, aggravant à chaque seconde mon état. Mais ça m’était égal, j’étais comme dans un état second, un état de désespoir. Je n’avais plus de raisons de me battre et je ne pouvais attendre qu’une fin qui se promettait d’être abominable.







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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Mer 15 Juin - 20:27


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Ce n’était pas la première fois que je voyais quelqu’un pleurer, mais cela m’était tout aussi étrange que la première fois. Je m’en rappelais très bien, de cette première fois, je ne l’avais pas compris à cet âge mais ces larmes étaient de mon fruit, je ne lui avais pas voulu de mal, je pensais l’aider en lui disant qu’un humain ne pouvait pas être rouge, qu’ils étaient tous beiges. Il c’était mis à pleurer et à crier, à me dire des bêtises parce que je ne voulais pas le laisser colorier. Pourquoi tant de colère? C’était ce que je me demandais, après quoi j’avais passé mes mains contre mes joues sèches délicatement, fixant celles du brun en face de moi sur lesquelles coulaient de l’eau. Qu’est que c’est? Des larmes. À quoi ça sert? Pas grand-chose, au final. Ça avait l’air inoffensif et pourtant ça fait mal, de pleurer. Je ne l’avais expérimenté qu’une seule et unique fois, je ne me pensais pas capable de le faire, même si la norme c’était d’en être capable, sauf qu’il y a maintenant des millénaires que je ne me considère plus dans la norme, je me sais spécial et à part, mais cela ne m’a jamais vraiment dérangé. Autrefois j’aurais regardé cette jeune femme et j’aurais penché la tête sur le côté, j’aurais plissé les yeux, j’aurais analysé. Maintenant je comprenais beaucoup mieux, même si souvent les gens pleuraient pour des raisons stupides, futiles. Peut-être était-ce petit, ou gros, je ne lui avais pas demander, mais avoir mal à l’intérieur j’ai connu, il m’en aura fallu beaucoup pour franchir cette barrière, mais je l’avais finalement surmonté et maintenant je voyais le monde d’une manière différente, même si cela restait pour moi quelque chose de totalement irrationnel. Je ne m’étais jamais pencher sur cette question, peut-être que j’aurais dû, mais il était trop tard maintenant, alors je ne saurais jamais, cette question restait pour toujours dans ma petite boîte de choses irrésolues, étant autrefois dans celle des questions stupides, celles qui n’étaient qu’une perte de temps à résoudre.

Je ne savais pas ce qui causait les larmes, mais j’avais voulu faire quelque chose pour l’aider, même si celle-ci semblait plus effrayé qu’autre chose de moi. Je ne savais pas pourquoi, je ne me considérais pas du tout comme effrayant, la plupart des survivants se rendaient bien assez vite compte que je n’étais qu’un faible, que je courais et que je ne me battais pas, ou que très peu, en tout cas. Alors ils en profitaient. Sauf qu’elle se demande surement aussi comment je peux me méfier d’elle, qui ne ressemble qu’à une petite fille bien perdue, bien triste, inoffensive. Peut-être avait-elle appris à ne pas se fier aux apparences, elle aussi, et ce n’était pas plus mal. Je lui avais donc laissé de quoi se soigné et se nourrir, puis je lui avais tourné le dos, croyant que c’est ce qu’elle souhaitait, mais ça ne l’était qu’à moitié. Sauf que je n’étais pas bon pour lire dans les pensées, pour comprendre sans mot. J’avais besoin qu’on me dise clairement les choses, surtout lorsque des sentiments étaient en jeu. C’était un domaine avec lequel j’étais encore très maladroit, et je le serais surement encore pour longtemps si ce n’est pas pour dire toujours, sur lequel je n’avais jamais voulu m’aventurer parce que trop insignifiant. Alors lorsqu’elle cris, maintenant sur le pas de la porte, je me retourne et je penche cette fois la tête. Que faisait-elle? Que voulait-elle? Je n’en savais rien, rien du tout, et je n’ai pas le temps de me poser la question plus longtemps, un coup de feu venant de la rue me fait sursauté, sautant comme un chat, finissant en petite boule derrière un meuble. Je n’ose pas regarder par la fenêtre, chercher d’où vient ce bruit, je fixe la jeune brune, essayant de comprendre si elle en savait plus que moi, si c’était de sa faute, si c’était un piège depuis le début, si ce cri n’était qu’en fait qu’un feu vert. Le poisson est en cage, je répète, le poisson est en cage.

Oui, je l’étais, en cage. Je ne pouvais plus sortir de la maison, sauf que l’expression de l’inconnue ne change pas, un sourire diabolique ne se dessine pas sur ces lèvres, elle semble tout aussi perdue et brisé que tout à l’heure. Je décide de lui faire confiance, me retournant et regardant au-dessus du meuble par la fenêtre, trois hommes marchaient au milieu de la rue, ne fixant pas cette maison en particulier, mais faisant tout de même battre mon cœur beaucoup plus vite que de raison. Je m’accroupis le plus possible, marchant à quatre pattes jusqu’à la porte d’entrée que je verrouille doucement. Dos contre la porte comme si je m’attendais à ce que quelqu’un ne la défonce, je porte un doigt à mes lèvres, suppliant du regard -je l’espère- ma nouvelle alliée de resté silencieuse. Je lui fais ensuite signe de rentrer, pointant la poignée pour lui montrer de verrouillé. Avait-elle comprit qu’il y avait d’autres survivants dans la rue? Penserait-elle que c’était moi qui la piégeait même si statistiquement presque impossible vu la situation? Voyait-elle dans mes yeux la peur qui en découlait ou se plongeait-elle seulement dans les yeux d’un inconnu en qui elle ne pouvait faire confiance?


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Lun 11 Juil - 15:17

Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer
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Le destin est parfois dénué de toute sensualité. Le voile, la douceur, les caresses, ces mots, ces choses, ces notions disparues dans la poussière et la décomposition des cadavres que plus personnes n’enterrent. Il existait un monde, il y a encore quelques mois de cela, où on prenait le temps de porter le deuil, de réfléchir à demain, de pouvoir se coucher tous les soirs dans un lit pour les plus chanceux. La nourriture n’était pas un problème, il suffit de se rendre dans un magasin alimentaire pour s’en procurer. Les portes verrouillées servaient dans le doute que, maintenant elles semblaient trop fragiles pour aider qui que ce soit. Il était facile de s’apitoyer sur son sort, se moquant pas mal des autres. Je souffre, pourquoi devrais-je détourner mon attention sur une autre souffrance ? Un verre à moitié vide ne pourra jamais aider un autre verre à se remplir sans perdre ses propres gouttes. L’égoïsme régnait en maître dans le passé et ce sentiment, cette émotion, n’était qu’exacerbée dans un monde ou la loi n’est plus qu’un conte pour enfants agités. J’avais mal, au plus profond de mon être j’avais mal. Même si un fugace instant j’avais pensé à mon hôte, pensant qu’il avait peut-être perdu un enfant, c’était l’égoïsme qui me poussait à crier, qui suppliait cet étranger de rester, de ne pas m’abandonner tel un oisillon qui vient de tomber du nid.

Dilapider. C’était un verbe dont tous les survivants connaissaient pour l’avoir vu, subit ou fait. Alors que l’information me revenait en plein visage sur le fait que, non, cet homme n’aurait aucune compassion de plus à mon égard et que cette comédie d’une enfant cherchant encore après ses parents avaient suffisamment durée. Un autre problème que celui de mon trou dans le cœur venait de frapper aux portes de notre maisonnée étrange. Dans la rue, non loin d’ici, quelqu’un avait tiré un coup de feu et ce dernier m’obligea à me taire. Je n’osais plus bouger un seul muscle alors que du sang continuait de tâcher mes vêtements. Le coup du revolver allait attirer du beau monde et l’odeur que dégageait ma main n’était qu’un handicap supplémentaire. Je me sentais incapable de réfléchir durablement alors que mon cœur lui, battait contre ma poitrine d’un rythme effréné.

J’étais en danger et pourtant, une petite voix dans ma tête me disait d’instinct de relever mon museau et de faire face à cet homme qui me semblait si paradoxal d’apparence et dans sa façon d’agir envers moi. Il était là, appuyé contre un meuble et il n’adoptait pas comme moi la solution de défense de l’aubergine. Lui, il agissait et moi je continuais de me comporter comme un légume oublié sur le sol. Mais je compris rapidement son signe et son regard. Me décidant à rentrer réellement dans la maison, je verrouillais la porte derrière moi. Quelle était la meilleure option ? M’enfermer avec un homme dont je ne connaissais rien ou aller gambader dehors sous les pluies de balles et les fêtes de carnavals improvisées par les marcheurs ? Un ouvrage de sociologie aurait surement pu éclairer mon choix, mais vu que j’avais déjà joué une grande scène pour que cet homme aux cheveux corbeaux reste avec moi, le choix était déjà fait. Pour la première fois depuis que la fin du monde s’était manifestée, c’était moi et non mon père qui allait devoir négocier une collaboration. Mais elle semblait plutôt bien partie, au moins pendant le temps que cet homme ou cette femme, dans la rue, serait armée.

De la même façon que si nous étions dans un observatoire pour admirer les étoiles, une sorte de rituel d’observation se jouait donc, mais lever la tête vers une fenêtre serait du suicide. Non, le plus intelligent était de se déplacer à pas de loup vers mon nouvel acolyte. Alors que je m’avançais prudemment, mon attention était portée parfois ailleurs, ne pouvant m’empêcher de me demander si cette maison appartenait à une famille du type bourgeoise si on faisait attention aux mobiliers. Enfin arrivée à la hauteur et surtout au meuble de mon nouvel allié, je me permettais tout de même de prendre le bandage et de m’improviser un pansement, très maladroitement et sans désinfecter. Déjà parce que ça fait mal et parce que je n’avais pas le temps pour ses considérations juste maintenant. Ne sachant pas où se trouvait notre apprenti tireur je prenais de mon sac une feuille du cahier sur lequel j’avais fait des devoirs de moi-même et je dessinais à l’aide d’un feutre un escalier avec un point d’interrogation. Si cette maison avait bien un étage, il serait peut-être plus évident d’identifier la menace à hauteur plus haute, plutôt que de rester une cible facile. Mais peut-être que ma stratégie était mauvaise, je tentais néanmoins quelque chose, accroupi devant un ange ou le diable en personne, seul le temps répondrait à ma question.








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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Sam 6 Aoû - 9:06


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Je suis soulagé de voir que l’inconnue décide de verrouiller la porte vitrée, si elle n’aurait pas eu le courage de me faire un tant soit peu confiance, ça n’aurait été bénéfique n’y pour elle, n’y pour moi. Je me savais inoffensif -tant et aussi longtemps que je ne me sentais pas en danger par contre- mais je pouvais comprendre sa méfiance, moi-même je ne lui faisais pas encore tout à fait confiance mais la situation nous obligeait à passer par-dessus nos doutes et nos craintes, pour moi l’ennemis numéro un se trouvait à l’extérieur, j’en tremblais même d’avance. Si croisé un inconnu me terrorisait, croisé un groupe de survivants pourraient bien un jour être la cause de l’arrêt complet des battements de mon cœur et cela sans l’aide de personne, tout naturellement, surchargé. On profitait du fait que je n’avais jamais été athlétique -même si je me suis développé un sacré cardio durant les dernières années- malheureusement c’était comme si ça se lisait dans mon visage, comme si j’avais tellement lu de bouquins que je sentais moi-même le vieux livre poussiéreux. Dans tous les cas, je me trahissais, mais apparemment certain prenait mon apparence fragile comme une stratégie, comme un masque, en quelque sorte ça l’était. En plus du cardio je m’étais également découvert un côté sombre et violent, un instinct de survie plus fort que l’était ma raison. Ça m’était arrivé quelque fois, mon bras se retrouvait relié à l'arme enfoncé dans le ventre de mon agresseur, et je m’en rendais toujours compte lorsqu’il était déjà trop tard. À chaque fois je me demandais comment j’avais pu bien commettre un tel acte, comment mon cerveau avait pu envoyer ce message à ma main sans que je ne l’intercepte. Pourtant, si la jeune femme ne tentait rien contre moi, elle n’avait effectivement rien à craindre de ma personne. Celle-ci s’avance d’ailleurs près du meuble derrière lequel je m’étais caché prudemment. Un silence persiste et des voix à l’extérieur me parviennent à l’oreille mais impossible de comprendre ce qu’elles disent, ils parlaient bien notre langue seulement ils semblaient un peu trop loin et toutes ces couches de briques, bois et plâtre n’aidait pas à l’espionnage. Je ne pouvais dire ce qu’ils comptaient faire. J’espérais qu’ils ne soient que de passage mais pourquoi passé à côté de ce qui pourrait se cacher dans ces maisons ? Je ne trouvais aucune réponse à cette question et c’était d’ailleurs ce qui était le plus inquiétant.

Perdu dans mes pensées, je remarque qu’après coup le bandage improvisé de la brune à mes côtés et je ne peux m’empêcher de grimacer. Elle venait de gâcher un bandage propre et bien que cela l’empêcherait de se coltiner plus de bactéries qu’il y en avait déjà contre sa blessure, ça empêchait également celles déjà installés contre sa plaie de s’échapper, en réalité ça les insistait à s’installer confortablement même. Qui s’extirpe d’un lit chaud et moelleux lorsqu’il meurt de fatigue ? Mon domaine à moi c’était la psychologie plus qu’autre chose, mais pour en arriver là il fallait premièrement passer par le fonctionnement du cerveau ce qui entraînait le fonctionnement du corps humain en entier, j’en étudiais le moteur après tout. Je ne connaissais donc pas tout, mais j’en avais assez pour imaginer le désastre qu’était sa blessure en ce moment même au travers d’un microscope imaginaire et ça n’avait rien d’alléchant : d’où la grimace. Heureusement celle-ci me change les idées en se mettant à bouger pour atteindre et ouvrir son sac à dos, elle en sort une feuille et un feutre et tout de suite je suis curieux d’apprendre où elle voulait en venir. Dans le fond ça n’avait rien de très fabuleux mais c’était plutôt intelligent comme idée ; j’aurais dû y penser, mais j’avais l’habitude de me concentrer complètement sur une seule et unique chose, analyser un tout était donc beaucoup plus compliqué pour moi, tout s’emmêlaient dans ma tête, tous les petits détails étaient amassés à une vitesse dangereusement rapide et y faire le tri tout en gérant la panique, le stress et le manque de temps n’amenait rien de plus qu’un surchauffement de ma boîte crânienne. J’hoche donc doucement de la tête, lui faisant à nouveau signe de rester silencieuse, puis accroupis je me déplace du meuble à la porte d’entrée que je verrouille délicatement, puis aux escaliers que je franchis tranquillement et sans faire un seul bruit. Être élancé m’aidait au moins à être discret dans les situations délicates comme celle-ci. Une fois à l’étage, je me permets de me redresser et mon dos m’en remercie. Je nous considère alors assez loin des inconnus pour lui parler à l’aide de mots, mais je préfère tout de même chuchoter, me penchant vers elle un peu vu notre différence de grandeur, mais la plupart des gens étaient plus petits que moi, j’étais habitué depuis longtemps. « Il faudrait refaire ton bandage et désinfecter ta blessure. » Oui pour moi c’était urgent, je n’osais même pas regarder sa main blessée et enroulé maladroitement dans un bandage souillé de sang. Je voulais seulement l’aider, mais je ne savais pas si elle accepterait mon aide, et si elle la refusait je ne pouvais plus rien pour elle. Je n’étais pas du genre à insister. Si les gens me disaient de partir je partais, je n’y voyais dans ces mots aucun sous-entendu ou indication à contre-sens, contrairement à ce que peut percevoir les yeux de quelqu’un qui fonctionne différemment que moi. Presque aussitôt, je la dépasse et entre dans une pièce derrière elle qui donnait sur la rue. Je me penche à nouveau et regarde prudemment, la retrouvant complètement vide. Mon cœur s’emballe jusqu’au moment où j’aperçois finalement au loin une bande de cinq hommes qui se trouvaient au bout de la rue. Je peux enfin respirer à nouveau et me redresse. « Fausse alerte… » annonce-je à l’égard de la jeune brune. « Il serait plus prudent de rester dans la maison une heure ou deux pour s’assurer qu’ils sont bien partis et loins. » Enfin, c’est ce que j’allais faire pour ma part, je ne prenais plus aucun risque après tout ce que j’avais enduré… mais elle, elle était bien libre de ces faits et gestes. « Si tu veux je t’aide avec ta main et ensuite tu pourras partir si tu le désires. » Oui, j’insistais beaucoup, mais bien que ce n’était pas ma main l’information ne pouvait s’effacer de ma mémoire et cela se trouvait à être plutôt dérangeant. J’attends donc patiemment, à une distance acceptable d’elle, une réponse de sa part, les yeux ronds et curieux, mais on pouvait bien entrevoir au travers de mon regard que ma matière grise travaillait à cent mille à l’heure.


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Mar 16 Aoû - 22:45

Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer
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La peur faisait partie finalement de notre instinct et pourtant, c’était aussi un sentiment rationnel dans certaines situations, pas toujours, mais dans ce cas précis, ça l’était et plutôt deux fois qu’une. Le stresse lui, faisait aussi partie du règne animal, en principe. Il était là pour nous rendre plus alerte, envoyer une décharge d’adrénaline et nous permettre de fuir un potentiel prédateur. Pourtant le stresse nous rongeait les os en permanence, même lorsqu’il n’y avait pas de raisons particulières. Aujourd’hui, je ne pouvais que me rendre compte à quel point cette situation apocalyptique nous rendait plus sauvage autant les uns que les autres. Même moi qui essayais de rester fidèle à moi-même, je me mettais dans le rôle de la proie qui est obligé de se cacher du potentiel prédateur. Sans l’ombre d’un doute, si nous étions des animaux, je n’aurais plus rien à craindre de l’inconnu, puisque ce dernier se cachant lui aussi, c’est qu’il s’estimait au même titre que moi : une proie. Mais un être humain ne doit jamais être sous-estimé, il est le premier à parvenir à faire ami-ami avec sa proie avant de s’en débarrasser. On peut être proie et prédateur et c’est quelque chose qui, dans un monde civilisé, s’oublie parfois trop souvent. Mais je ne voulais pas me soucier du fait qu’il était potentiellement un prédateur. Parce que j’avais besoin d’un allié et trop me méfier me mènerait aussi à ma perte. Malgré tous mes efforts pour essayer de lire quelque chose de plus sur le visage de l’inconnu, je me rendais vite compte que j’en étais incapable. Pour moi déjà, c’était un adulte, il était bien plus grand que moi donc dans ma tête, il était imposant. Et puis un adulte était censé être plus mature et plus pragmatique que moi. Alors même si peut-être sur son visage il se lisait une certaine inquiétude, je ne voyais qu’une personne qui pourrait soit me tuer, soit me protéger. Je pensais aussi que j’avais grandement besoin d’une nouvelle épaule sur laquelle me reposer vu ce qui s’était passé avec mon paternel. Alors que je restais près de cet homme aux cheveux noirs corbeaux, je ne pouvais que l’étudier du regard, sans même tenter de tendre l’oreille aux personnes qui se trouvaient non loin de nous. Pour moi, c’était peine perdue et je préférais me focaliser sur autre chose que de prendre le risque de paniquer et faire du bruit. Je détaillais du regard son étrange sac à dos, ne pouvant m’empêcher de me demander qui était son ancien propriétaire et pourquoi l’inconnu l’avait en sa possession.

Soudainement, il se tourne vers moi et c’était une bonne chose puisque je comptais communiquer avec lui de façon discrète à l’aide d’une feuille. Néanmoins, je remarque son regard se portant sur ma blessure et je suis bien soulagée d’être finalement seule, sans parents ou personnes assez proches dans mon entourage pour se permettre de prendre des décisions à ma place. Si dans à peine quelques heures, je dois rejoindre la marche des rôdeurs, je n’ai pas envie que l’on me colle du désinfectant sur ma plaie. Je souffre suffisamment comme ça. Alors je vois que ça à l’air de lui provoquer une certaine forme d’urticaire, mais après tout, il m’avait donné ce bandage. J’aurai très bien pu aussi le manger que cela me regardait finalement. J’étais soulagée de voir que notre binôme marchait assez bien, même si je savais qu’il était inutile de me faire des plans sur la comète. Cet homme avait peut-être déjà un groupe ou ne voulait tout simplement pas assurer la protection d’un enfant. En plus, je n'étais pas d’accord sur la méthode à suivre quant à ma plaie et donc si la conversation allait dans ce sens pour faire éventuellement équipe, je risquais de devoir repartir seule. Je restais appuyée sur le meuble alors que mon regard était plongé vers le néant. Je n’avais plus envie de bouger, parce que je savais que le moindre mouvement impliquait de continuer à vivre et accepter cette situation. J’étais seule, entourée par des rôdeurs et ma seule aide était seulement provisoire et était représentée par cet homme charismatique. Au moins, malgré mes craintes, il ne semblait pas forcément malveillant et c’était déjà ça. Mais savoir qu’il ne nous reste que quelques heures à vivre n’aident pas à la motivation. Je savais que j’étais totalement incapable de me défendre, en quelques mots, j’étais foutu. Néanmoins, je me reprenais un peu en le voyant monter les escaliers, suivant le pas, discrètement. J’avais toujours été connue pour me déplacer à pas de loups, faisant souvent sursauter mon entourage sans le vouloir. C’était tout comme le fait de se dissimuler, même sans le vouloir, je savais me faire discrète et c’était sans doute la toute première fois que j’y voyais un véritable intérêt.

Quand finalement nous étions tous les deux à l’étage, je pensais qu’il allait me demander de vérifier à une autre fenêtre ou je ne sais pas… Je ne m’attendais pas à ce sujet aussi rapidement, à vrai dire. A croire qu’il n’aime vraiment pas ma façon de me soigner. Mais j’étais jeune et je n’étais pas du genre à me soigner moi-même. Enfin, jusqu’ici. Visiblement, mon silence avait duré suffisamment longtemps pour que l’homme s’intéresse de nouveau à la potentiel menace qui se cachait dans les rues. Mon regard brille d’un éclat nouveau alors que celui dont j’ignore même le nom affirme qu’il s’agissait d’une fausse alerte et qu’attendre une ou deux heures dans la maison serait plus prudents. Dans ma tête, je me disais qu’il acceptait sans doute de partager la route avec moi quelques temps, mais je me trompais. Ce n’était pas un enfant contrairement à moi, il était normal qu’il n’accorde pas sa confiance aussi facilement. « Oui, je comprends… » Affirmais-je alors qu’une main invisible empoignait mon cœur afin de le serrer autant de fois qu’il le faudrait pour qu’il termine à l’état de poussière. Non, il n’avait pas l’intention de continuer le chemin avec moi, il me permettait juste de rester cachée avec lui quelques heures et c’est tout. Il était dur de constater que ma survie potentielle venait de se réduire tout au plus à deux heures maximums. Mais s’il ne me restait que quelques heures, je ne me voyais pas les passer sans dire le fond de ma pensée, même si c’était indirect puisque cet homme n’y était pour rien. Au contraire, il me proposait son aide. Mais je n’avais pas envie de me contenter que d’une poignée de mains. « Je ne sais pas me défendre, alors je refuse de me faire désinfecter la main tout en sachant que peu importe l’infection que je me ferais, un rôdeur ou n’importe quel autre humain m’aura tué bien avant. Ce serait inutile et douloureux pour rien. J’ai déjà assez souffert moralement, alors je veux bien pour le bandage et merci, je sais que c’est un geste gentil et généreux… Mais pour le reste, vous pourrez le reprendre, cela vous sera bien plus utile qu’à moi. » Je me contenais de toutes mes forces alors que mes sentiments étaient partagés entre colère, injustice et tristesse. Mais j’aurai toute l’occasion de me remettre à pleurer quand je serai de nouveau seule. Quand mes deux dernières heures d’existence presque paisible ce seront éteintes.


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Mar 6 Sep - 17:12


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Les hommes étaient, à priori, partit, mais pour moi ce n’était pas encore finis, non, je voulais m’assurer qu’ils étaient bien loin avant de faire un seul pas à l’extérieur. Je ne pourrais jamais être sûr à 100% qu’ils se sont éloigné un maximum de kilomètres, mais attendre ici quelques heures était tout de même plus prudent selon-moi, même si on ne pouvait pas prévoir le trajet qu’ils emprunteraient. Allaient-ils continuer tout droit, s’arrêté dans une des maisons voisines ou bien traîné encore un peu dans le quartier ? Durant les jours qui suivront, je devrais redoubler de prudence, même que je pensais à me trouver un autre abri alors que l’ancien était bien, malheureusement ma sécurité était beaucoup plus importante, surtout qu’ils s’arrêteront surement dans des maisons pour fouillé et prendre le peu de choses intéressantes qu’il y reste… Je leur avais lancé un seul regard et ils m’avaient déjà donné froid dans le dos, je ne voulais prendre aucun risque, même si je savais que ce n’était pas le fait que la personne en face de moi ait une bouille d’ange ou non qui déterminais si j’étais vraiment en sécurité. La jeune brune à laquelle j’avais été forcé de m’allier dans le moment faisait partit de ce genre de personne qu’on croit d’un coup d’œil être totalement inoffensif, mais qui sait… Alors je ne lui faisais toujours pas totalement confiance, bien que je doutais maintenant qu’elle soit l’objet d’un quelconque piège à mon encontre, et comme elle semblait se méfier de moi également je pensais que pour l’instant elle n’essayerait rien contre moi, si cela était son intention, pas avant de comprendre que je suis loin d’être un guerrier. Malgré le fais que je doutais toujours au sujet de ces intentions, je ne peux m’empêcher de lui parler de sa plaie qui me dérangeait qu’à vue d’œil, ce n’était même pas un geste de bienveillance, c’était pour mon propre intérêt avant tout. Si je devais passer quelques heures avec elle coincé dans cette maison je savais que si ce bandage et que cette plaie restait dans cet état, mon cerveau finirait par surchauffer à force de compter les possibles multiplications des microbes qui s’y était installé au chaud. Sa réaction me laisse pourtant perplexe, qu’est qui lui prenait ? Pourquoi réagir aussi violemment ? Cette jeune femme était très complexe, si j’avais de la difficulté à cerné les humains en générale, elle se trouvait bien dans ceux qui m’avait paru les plus compliqués… Ça la rendait presque intéressante et si seulement elle montrait des symptômes de psychose ça ferait d’elle un sujet captivant. Je me retiens cela dit de lui demander si elle avait déjà rencontré un psychologue, essayant de focaliser sur la conversation et me rappelant progressivement de ces mots. Il m’arrivait souvent de sauter d’un sujet à l’autre rapidement comme si je continuais la discussion dans ma tête un moment avant d’interagir à nouveau. « C’est très désagréable… » dis-je finalement, même si pour elle cela n’avait peut-être aucun sens, n’osant même plus regarder plus que quelques secondes sa main pansé alors qu’on était à l’étage que depuis une dizaine de minutes à peine.

Tout ce qu’elle avait dit ou presque, je n’en avais pas retenu grand-chose, puisque ces phrases n’avaient aucun sens pour moi. Elle ne sait pas se défendre, elle semble certaine que la vie aura raison d’elle avant les bactéries et elle affirme avoir souffert moralement, mais il était difficile de se concentrer et d’analyser le sens de ces paroles alors que je pouvais presque entendre les micro-organismes qui colonisaient sa plaie sous son bandage, de sorte à ce qu’on pourrait presque avoir l’impression qu’on me criait toutes les minutes dans les oreilles. Ce que je pouvais en conclure, en tout cas, c’est qu’elle était assez pessimiste, voilà plus d’un an que l’épidémie avait commencer, si vraiment elle était une incapable elle ne serait pas encore en vie aujourd’hui. Quoi que… Vu l’état dans lequel je l’avais trouvé, étendue sur l’herbe haute de la cour de cette demeure, pleurant beaucoup, selon-moi, ce qui veut dire une grande peine, mais elle était jeune et certains étaient plus sensibles que d’autres, je l’avais bien remarqué en grandissant que certains mots blessaient plus certaines personnes que d’autres, mais si je voulais trouver sens à ce qu’elle me disait, je ne pouvais pas croire qu’elle était, plus tôt, triste puisqu’on lui avait volé son sac à dos… Elle avait peut-être perdu quelqu’un, et ce quelqu’un la protégeait peut-être depuis le début, ce qui expliquerait qu’elle ne se soit pas habitué à se défendre et qu’elle soit maintenant déboussolé, un peu comme on l’était tous lorsque tout a commencé, mais pour elle c’était surement un nouveau monde qui s’écroulait, surtout vu son jeune âge… C’est donc une bonne dizaine de minute plus tard que je me sens enfin prêt à lui répondre convenablement, puisque j'avais plus murmurer pour moi-même qu'autre chose avant, maintenant que je pensais savoir ce à quoi j’avais affaire. « Se défendre ce n’est pas tout, la survie ça se passe ici, » commence-je et posant deux doigts doucement sur ma tempe gauche. J’étais la preuve vivante de ce que j’affirmais, si elle demandait, mais je ne voulais pas tellement lui faire comprendre que je ne savais pas non plus très bien me servir d’armes. « … on ne peut prédire le futur, mais si je sais une chose c’est qu’il y a de fortes chances qu’il ne te reste, effectivement, plus beaucoup de temps si tu ne nettoie pas cette plaie rapidement. » Oui, j’en revenais toujours à ça puisque je n’arrivais pas à penser à autre chose, et j’espérais vraiment qu’elle accepte enfin que je l’aide avec sa main, je me sentais déjà un peu plus nerveux et je n’avais absolument aucune envie de sortir d’ici pour l’instant, mais cette jeune enfant têtue et désordonné pourrait bien m’y forcer si elle s’avançait un peu trop vers moi en tendant son bras infecté dans ma direction, chaque minute qu’on perdait à discuter rendait le nombre qui grandissait sans cesse dans mon crâne des plus terrorisant.


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Dim 25 Sep - 23:25

Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer
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La survie n’était pas une notion ou une pratique sur laquelle on m’avait fait pratiquer que ce soit de manière théorique ou pratique. Je n’y connaissais strictement rien. J’avais toujours eu un sentiment de sécurité, même le soir, cela m’était bien égal. Même si mon frère n’habitait pas dans la même ville que moi, les personnes du quartier où j’habitais le connaissaient un minimum et personne n’aurait pris le risque de s’en prendre à moi. Mon père avait beau avoir un métier totalement différent de mon aîné, personne n'aurait pris le risque non plus. J’avais toujours évolué dans un cocon, un cocon d’abord chaud et confortable qui avait fini par devenir froid et austère. Cette fois-ci, je l’avais percé, j’avais pris mon envol, mais personne ne m’avait vraiment appris à voler et visiblement, j’étais très mauvaise dans cet exercice. Mon envolée incertaine s’était interrompue et c’est un corbeau qui m’avait finalement trouvé. Il semblait bien plus assuré dans l’exercice qui nous était imposé, mais il ne semblait pas très diplomate avec les papillons… Pas diplomate du tout, d’ailleurs. A mesure que j’observais son plumage, j’admirais la beauté, mais commençait aussi à remarquer les inégalités de ses plumes.

Le groupe de charognards que je n’avais même pas vu de mes propres yeux s’étaient en allés et alors que sir Corbeau semblait bien préoccupé par une simple coupure à mes ailes, j’étais préoccupée par tout autre chose. Il ne me comprenait pas, je pensais que le problème se situait juste là. Nous parlions la même langue, mais les mots et les sens utilisés ne devaient pas avoir la même signification pour lui et pour moi. Alors comment se faire comprendre quand on n’a jamais eu le cran de demander les choses sans aucun détournement ? Pourtant c’était ma seule chance de survie. Parce que seule, je mourrai, avec lui, bien que je ne puisse pas juger un corbeau en quelques minutes, le danger semblait plus raisonnable. Il était hors de question que je retrouve mon géniteur qui me servait de cocon jusqu’ici… Visiblement l’ange noir auquel je faisais face n’était obnubilé que par une seule chose, à mon grand regret. Mais souffrir n’était plaisant pour personne et malgré mon jeune âge, je n’étais pas assez bête pour croire que désinfecter ma plaie ne me ferait aucun mal. J’aurai pu, ou dû, être au bord des larmes : de colère, de frustration, de tristesse, d’incompréhension. Finalement, contre toute attente, je commençais à comprendre mieux l’individu qui me faisait face et son calme de toute circonstance m’obligeait à respirer plus lentement, à tenter d’être maître de mes émotions. Je fronçais légèrement les sourcils quand il cherchait à me faire comprendre que ma survie dépendait avant tout de mon état mental. Alors que j’aurai aimé répondre, il revenait à son obsession de toujours depuis que nous échangions avec des mots et non plus avec des regards.

« On est d’accord qu’au moment où j’étais effondrée en larmes et blessée, ma blessure n’était d’aucune importance pour toi ? Normalement j’ai été vaccinée pour le tétanos et heureusement, aujourd’hui il est rare de mourir d’une simple égratignure. » Oui, ma plaie était profonde et je le savais, mais il n’avait jamais eu l’occasion de la voir de près alors… « Tu as peur de quoi ? De la gangrène ?... Et si finalement mon sort est scellé, pourquoi est-ce que je me priverais de choisir mon heure moi-même ? » Questionnais-je, relevant légèrement le menton, comme toujours lorsque j’étais offusquée, je montrais là une pointe d’expression hautaine qui n’aurait, de toute façon, aucun effet sur lui. « Ce n’est pas comme si j’avais une maladie contagieuse… » Comme si je craignais qu’il m’attaque à coup de désinfectant, je ramenais ma main ensanglantée vers moi, comme pour la protéger. Mais un compromis pouvait se jouer, un compromis que j’avais tenté de proposé de la façon d’un caprice et que l’inconnu n’avait de toute évidence pas entendu de cette oreille. « Et si on marchandait ?... J’ai besoin d’aide, je suis incapable de tuer… Je ne veux pas le faire pour une question de moralité, j’imagine. Mais je suis habile, je me faufile partout, je trouve facilement des cachettes que les adultes ont tendances à occulter… Si en échange d’avoir le droit de me torturer et de faire ce qu’il te plait par rapport à ma blessure, je te demandais de rester avec toi pour une durée indéterminée… Qui pourrait se rallonger, le deal te conviendrait ? » Je serrais les dents, dans l’attente d’une réponse face à une demande totalement incorrecte de ma part. Il était évident qu’il avait certaines choses qui bouillaient dans son cerveau et que ma blessure était quelque chose qui à terme, pourrait le rendre malade si je ne lui permettais pas de me désinfecter correctement. Je me permettais d’utiliser ma propre blessure contre lui pour l’obliger à me prendre sous son aile. Bien sûr, s’il était aussi calculateur que moi, il pouvait très bien accepter ma demande, me désinfecter et partir sans moi juste après… Je ne lui ferais rien de toute façon, je ne pouvais que compter sur sa morale, sa compassion et peut-être son humanité, dont je ne connaissais absolument rien. Mais il était impossible pour moi de faire machine arrière, alors il fallait bien que je trouve une alternative, me risquant à me jeter dans la gueule du loup. Mais qui n’a jamais pris de risque depuis cette année atroce que l’on venait tous de passer ?


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Dim 9 Oct - 6:16


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Sa voix ne me parvenait plus d’une façon très clair, tout ce que j’entendais c’était les battements de mon cœur et tout ce que je voyais c’était sa plaie. Pourquoi diable ne me laissait-elle pas la nettoyer ? Il y a des moments où je doutais sérieusement de mon appartenance à la race humaine, même si ce n’était qu’une expression, finalement c’était juste moi qui était trop différent, ce qui m’empêchait de bien comprendre les autres qui m’entouraient. Leurs gestes, leurs pensées, leurs choix, me paraissaient insensés, illogiques. Le pire dans tout ça, c’était que m’expliquer s’avérait être tout aussi difficile. Ils ne comprenaient jamais rien et souvent, ils n’étaient pas patients, ne me laissaient pas penser deux petites minutes. Ils pensaient que parler un peu plus m’aiderait, peut-être ? Bien sûr que non, ça empirait les choses, ils empilaient et empilaient les mots à analyser et rendait, tout bêtement, ma compréhension beaucoup plus compliqué. Je pouvais paraître lent, compliqué, ou fou, parfois, alors que je me savais plus brillant que la moyenne, mais de toute façon je n’étais encore qu’un gamin lorsque j’ai décidé que je ne porterais plus d’attention à ce que les autres pensaient. Je ne m’attendais plus à ce que quelqu’un me comprenne, non plus. Finalement, peut-être que la communication se faisait compliqué des deux côtés. C’est vrai que j’avais tendance à oublier qu’il y avait d’autres lunettes que les miennes pour voir le monde, plus particulièrement lorsque j’étais sous pression, comme en ce moment. Alors ces mots passent dans une oreille puis dans l’autre, jusqu’à ce que je sente dans sa voix quelque chose qui ressemblait à de l’accord. Je lève les yeux, toujours à une distance respectable, et me concentre sur ce qu’elle me proposait en échange. Je fronce un moment les sourcils, veux faire un pas en avant mais me ravise. J’ouvre la bouche quelques fois, puis finis par abandonner, un peu énervé. Je détestais lorsque c’était compliqué et les sentiments étaient tous compliqués, contradictoires entre eux, même, parfois ! Il y avait de quoi se perdre pendant des années. Je ne comprenais pas. Sautant ensuite comme si on venait de me piquer à l’aide d’une aiguille ou si quelqu’un venait de sortir d’un placard masqué d’un horrible visage ensanglanté en criant à la mort, je descends rapidement en bas, courant presque. Elle m’avait donné le feu vert, c’était tout ce que j’attendais. Je réapparais aussi rapidement, du sel en main. Il était hors de question que je sorte d’ici avant quelques heures, alors il faudrait faire avec le peu que nous avions dans cette maison.

Je reste ensuite un moment immobile, hésitant à m’approcher d’elle, puis je fais quelques pas, doucement, dans sa direction, comme si elle attirait une petite bête à l’aide d’un bout de fromage et que méfiant, il s’avançait tranquillement, prêt à s’enfuir au moindre mouvement brusque. Après tout, je ne la connaissais pas, elle pouvait tout aussi bien me tendre un piège depuis le début, mais cette plaie m’obsédait et cette pensée occupait toute la place, criant plus haut que les autres. J’avais abandonné l’idée de comprendre ce à quoi elle pensait et pourquoi elle agissait aussi bizarrement, alors j’hoche simplement de la tête pour lui dire que j’étais d’accord, sans comprendre pourquoi elle tenait tellement à ce que nous passions cet accord. Je lui tends la main, voulant sceller notre contract d’une poignée de mains comme le faisait les hommes, comme je le faisais toujours avec mes collègues. C’était bien l’un des seuls contacts physique que j’acceptais, il était utile et formel, un peu désagréable mais rapide, donc je m’y pliais lorsqu’il le fallait. Une fois fait, mes deux mains serrent le contenant de sel et mes yeux fixent à nouveau sa main. « Tu pourrais retirer ce bandage, s’il te plaît ? » Je n’avais aucune envie de le faire moi-même, même si la plaie en soit était beaucoup plus pire que l'était ce pansement, mais tout irait bien, puisque j’allais m’en occuper, maintenant. Cela me rassurait un peu, beaucoup même, alors je m’étais calmé, j’étais même un peu surexcité à l’idée de me débarrasser enfin de cette déplaisante sensation que causait cette situation. Pour l’instant, je ne pensais pas vraiment à l’accord que je venais de passer, puisque bien évidemment, je ne l’aurais jamais mise dehors, je me serais enfui peut-être, si j’en avais ressenti le besoin, mais j’avais promis de resté avec elle alors que pour l’instant je ne lui faisais pas confiance, que je la pensais toujours capable de me planter un couteau dans le dos à tout instant et que de toute façon, je pensais que rester avec moi ne l’aiderait pas tellement. Elle semblait me prendre pour un expert alors que je fuyais plus les rôdeurs qu’autre chose, les tuant seulement lorsque j’étais forcé de le faire. Je pousse alors la porte de la salle de bain à ma gauche, l’invitant à entrer en premier. Je n’avais pas envie de lui faire dos, c’était trop dangereux. Si sa plaie était toujours dérangeante et qu’elle se trouvait à être une de mes priorités dans le moment, je savais tout de même encore me montrer prudent.


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Mer 4 Jan - 20:18

Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer
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« Aux dernières nouvelles, je ne suis pas un morceau de viande à conserver… »

Direct. Brutal. Mais les mots fusaient chez moi comme des balles de fusils et sans le savoir, l’inconnu qui me faisait face l’était aussi sûrement vu à quel point il semblait… L’inverse du mot empathique envers ses pairs.

« Tu sais, dans le temps, quand le merveilleux monde du congélateur n’existait pas… Ou même le frigo ? Je ne sais pas pour lui… Bref, ils mettaient une énorme quantité de sel autour de la viande pour la conserver…. Tu vas m’en coller encore plus sur la plaie parce que tu n’aimes pas les filles je-sais-tout ? » Ironie et sarcasme avaient tendance à me définir, mais j’ignorais totalement si la personne en face de moi pouvaient les saisir. « Bref, have fun… Si tu veux je t’attrape un rat à torturer, mais ais au moins la décence de me tuer avant de me coller du sel sur une plaie. Fou furieux. » On repassera pour mon côté mignon ? Oui, peut-être. Mais j’étais ce que l’on appelait communément une fille à papa doublé d’une chochotte. Enfin, je l’étais quand je pensais pouvoir me le permettre. « Pourquoi me faire souffrir alors que j’ai fait rouler le désinfectant dans le jardin ? Les hommes… Sans les femmes, vous êtes tous perdus ! » Haussant les sourcils, sachant pertinemment que je n’étais qu’une gamine pour la face du monde, ce genre de répartie m’amusait toujours autant. « Allez, pousse-toi sinon si tu te blesses, je te promets que je t’infligerais du sel mélangé à du vinaigre, tu me diras si c’est marrant… »

Plus je me lançais dans les métaphores et dans une fausse assurance, plus cela démontrait à quel point j’étais au bord du désespoir. Il me semblait que j’étais tombé au plus bas et que je ne pouvais que remonter à présent. Je me souhaitais sincèrement que cet homme soit quelqu’un de bien, un peu bizarre au premier abord, mais quelqu’un de bien. Descendant les escaliers à mon tour, mon sang ne fit qu’un tour. L’assurance laissait finalement le pas à l’inquiétude et à la peur d’une enfant. Parce que je le savais, j’en étais toujours une. Apocalypse ou non. Mon père était un monstre. Tommy et ma mère étaient peut-être morts… J’avais vu le premier jour de l’épidémie mon amie se faire mordre et devenir progressivement un monstre… Pourquoi continuer à me battre ? La survie n’était rien de plus qu’un instinct primaire finalement. Je pourrais arrêter la course ici si je le voulais. En même temps j’avais peur de prendre cette grave décision… Et me tuer ne faisait pas parti des genres de choses que je m’étais dans une liste des choses à faire. Le suicide est lâche et c’est l’option à ne jamais prendre. Tant qu’il y a de la vie, il y a un chemin. C’était étrange de devoir se rationaliser soi-même… Ouvrant fébrilement la porte qui menait au jardin, je m’accroupissais et tenais dans ma main cette bouteille. J’étais si colérique de nature… Je voulais que tout me soit dû, je voulais que l’on obéisse à mes moindres caprices. Le pire dans tout cela, c’est que je me mettais en colère parce que les choses ne se faisaient jamais d’elles-mêmes…

Alors que j’essayais de déchiffrer les petits mots écrits sur la bouteille, tout en remontant les marches, je n’ouvrais plus vraiment la bouche. Je méditais et c’était peut-être le seul moment agréable pour mes proches : ne plus entendre le son de ma voix. Le regardant cette fois avec des yeux curieux, cherchant à comprendre qui pouvait être réellement cet homme, je lui rendais sa poignée de main pour sceller notre accord. Je fronçais légèrement les sourcils, mais n’émettait plus aucun commentaire à voix haute. Il était surprenant qu’il accepte une poignée de main alors que mon autre main l’obsédait littéralement. Retirant toujours le bandage silencieusement, je prenais le pas de la salle de bain. Jetant le linge sale dans la poubelle, comme si l’écologie ou le ménage avait encore son importance dans ce nouveau désastre qu’était devenu la Terre. Prenant une inspiration je posais sur le devant du lavabo la bouteille de désinfectant. Je veux bien être gentille, mais le sel pourra servir pour la nourriture… Et pour tout dire, j’espère sincèrement ne jamais finir comme étant le plat principal d’un survivant. Alors que je plaçais ma main blessée au-dessus du lavabo, je sifflais soudainement et la ramenait vers moi.

« Désolée je réfléchis… Je me demande si je ne préfère pas me jeter dans une horde de rôdeurs finalement… »

Aucun sarcasme cette fois, je réfléchissais vraiment à la question. Dans ce monde-là les anti douleurs ne se font pas légion et je n’avais pas envie d’avoir mal longtemps… Mais il y avait un temps où il fallait apprendre à grandir, même si c’était un bien grand mot puisque c’était encore un adulte qui finalement allait me soigner. Gamine un jour, gamine pour toujours… Je replaçais ma main finalement, la fixant, sans jeter un seul regard à l’individu. Ce dernier pourrait me tuer mille fois s’il le souhaitait. Dans le cas présent, je ne me préoccupais plus un seul instant de la vie ou de la mort, j’en avais marre d’être sous pression chaque seconde que Dieu fait. J’ouvrais la bouche, hésitante et finalement, je prenais mon courage à deux mains pour dire ce qui me semblait évident.

« Je t’ai forcé la main… Mauvais jeu de mots pas voulu… Je t’ai demandé de me prendre avec toi. Je n’en avais pas le droit. Bonne chance, essaie de survivre plus longtemps que certains monstres humains qui prennent du plaisir à tuer avec cette nouvelle vie. »

Je n’avais pas relevé mon visage une seule fois vers lui. Mon regard se vidait à mesure que je comprenais que ce que je faisais était juste, mais que cela allait me condamner dans le même temps. J’aurai peut-être deux jours de survie dans cette maison, il fallait savoir relativiser un peu.



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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Sam 28 Jan - 20:23


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C’est vraiment étrange de penser à tout cela maintenant, mais je me dis que de ne pas avoir eu d’enfant était une des meilleures idées que j’avais jamais eu de ma vie. Enfin, je ne l’avais pas vraiment prise cette décision, puisque finalement je n’avais jamais eu une relation avec une femme et que ça ne m’avait jamais vraiment intéressé. Pour moi ce genre de relation c’était dans les films et ça y restait. Sauf que je sais aujourd’hui que je n’aurais jamais pu m’occuper d’une enfant, que j’aurais été un horrible père, que je n’aurais jamais pu comprendre ce qu’elle me disait. Je détestais me trouver des points communs avec mon père mais je savais que je lui aurais ressemblé, d’une certaine façon, dans un rôle de père. Il n’avait jamais compris ce que je voulais lui dire, ce que je désirais accomplir dans la vie, ou alors il n’avait tout simplement pas voulu écouter parce que ce n’était pas ce qu’il voulait entendre. J’avais abandonné très jeune il faut dire, je savais reconnaître les causes perdus et mon père était l’une des premières que j’avais rencontré. En tant que scientifique ce n’était pas vraiment habituel de dire qu’il était temps d’abandonner, surmonter des défis, expliquer l’inexplicable, c’était mon travail après tout, mais cet homme n’avait rien à me donner de toute manière. Tout cela pour dire que cette jeune femme me confirmait que j’aurais fait un horrible père. Elle s’énerve alors que je remonte avec mon petit pot de sel, elle m’insulte même, mais cela ne me fait pas grand-chose, avec le nombre de fois qu’on m’avait traité de monstre… Ça semblait être le mot préféré des gens pour me décrire. Je ne sais pas du tout quoi lui répondre, en fait je ne fais que baisser les yeux sur mon petit pot, me demandant ce qu’il y avait de si inhumain là-dedans. Je savais bien que cela allait faire mal, mais aujourd’hui nous devions faire avec ce que nous avions, tout simplement, et désinfecter sa plaie était le plus important dans l’immédiat. Je lève les yeux lorsque j’entends ces pieds frapper contre le sol et je me pousse avant même qu’elle me le demande si gentiment et tout en me menaçant. À sa place, j’en aurais mis du sel, ce n’était vraiment pas la pire des choses que j’aurais vécu dans ma vie, après tout c’était la vie. Le corps était fragile, sensible, il fallait en prendre soins et parfois ça faisait mal. Il est vrai qu’il était préférable de ne pas se blesser, tout simplement, mais tout le monde n’était pas aussi prudent qu’il le faudrait, surtout de nos jours. C’était souvent le moindre de nos soucis vu comment la vie tournait, vu comment on pouvait la perdre à chaque coins de rue, tuer de la lame d’un psychopathe ou bien des dents d’un homme dont la vie avait été emporté par la maladie. Alors que j’entends la porte patio en bas ouvrir, je bouge à nouveau enfin, je m’avance vers la première fenêtre que je vois et qui donne sur le jardin et je l’observe chercher le désinfectant. Je regarde en même temps autours, presque aussi stressé que si c’était moi qui étais dehors. Si quelqu’un la voyait, elle pouvait les attirés et alors je me retrouverais autant dans le pétrin qu’elle.

Tout se passe bien, pourtant, elle entre à nouveau dans la maison puis me rejoins à l’étage après avoir retrouvé le désinfectant, alors je sers le sel dans mon sac ; ça pouvait toujours être utile un jour ou l’autre. J’espérais que cette fois était la bonne, plus le temps passait et plus de bactéries se multipliaient sur sa plaie. Nous avions déjà perdu assez de temps comme ça. Je la suis dans la salle de bain et je cherche dans les armoires quelque chose de propre pour nettoyer sa blessure. Heureusement les gens ne s’étaient pas tellement intéressés aux linges. J’en attrape un et avec le plus grand des soins je la plie doucement. Je m’approche ensuite du comptoir où la jeune brune restait immobile et j’attrape le désinfectant. Au moment où ma main se serre autours de la petite bouteille je sursaute alors qu’elle retire sa main un peu brusquement. Je fronce les sourcils, un peu agacé qu’elle se rétracte constamment. Nous n’allions quand même pas y passer la journée, j’espère, et puis si elle ne jouait pas ainsi on aurait déjà finis, elle ne sentirait déjà plus rien et je pourrais en ce moment même parcourir la bibliothèque bien remplis et impressionnante de cette petite maison. Je n’avais premièrement pas eu l’intention de rester ici aussi longtemps mais comme il en était finalement ainsi il était bien que j’en profite un peu, n’est-ce-pas ? Avant même que je trouve quoi lui dire pour la convaincre elle replace finalement sa main, je lui en suis d’ailleurs reconnaissant, alors doucement je verse un peu de désinfectant sur la serviette que j’avais emprunté. Je place ma main sous la sienne avec délicatesse et frôle à peine sa peau. Je détestais le contact et puis avec elle je n’osais pas, encore moins vu sa blessure qui me répugnait grandement, sauf que je m’arrête dans mon élan lorsqu’elle m’adresse la parole à nouveau. Il est vrai que je ne lui faisais pas totalement confiance encore et que je ne savais pas si j’en serais capable un jour, mais il me semblait qu’elle avait vraiment besoin d’aide et elle était si jeune. « Si tu désires rester avec moi, c’est à ta guise, mais je ne pense pas être le meilleur placé pour t'apprendre à survivre » explique-je simplement, ayant bien pensé mes mots. Je ne pouvais pas lui dire que je n’étais pas un bon survivant, puisque cela pouvait éventuellement se retourner contre moi, mais je pouvais lui dire que je n’étais pas un bon professeur, ce qui n’était pas totalement un mensonge. Ça avait toujours été un défi d’expliquer ce qui se passait dans ma tête, c’était complexe, plus complexe que le langage. Bien qu’on m’avait souvent reproché d’être un être sans cœur fait de sang et de glace, je ne l’étais pas, il est vrai que cette situation me faisait peur puisque je ne pouvais dire si elle avait de mauvaises intentions, je savais que lui dévoiler mes secrets était donc risqué, mais je n’étais pas pour la laisser toute seule. Au début j’avais cru qu’elle ne voulait pas de ma présence et c’était pourquoi je lui avais tourné le dos, pas parce que je ne voulais pas de son fardeau, comme certains aurait pu le croire.


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Mar 21 Fév - 8:22

Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer
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La méchanceté et la dureté de mes mots me revenaient en tête. Je n’avais pas souhaité paraitre méchante, juste moi-même. Sauf que ce n’était pas un copain d’enfance que j’avais en face de moi, mais un adulte. Cette dure réalité revenait vers moi comme un boomerang. Ce n’était pas non plus parce que j’avais perdu des proches et que mon père était devenu un sociopathe de haut niveau que je devais me montrer désagréable ou familière. D’un regard distrait, je regardais cet inconnu pansé ma plaie et je réalisais à quel point je me paraissais mal élevée aux yeux de cet homme. Mais il était bien trop tard pour donner une meilleure impression de moi-même. Malgré tout cela, il m’accordait de le suivre si je le souhaitais et finalement, la culpabilité l’emportait sur le reste. Je n’avais pas à donner de nouvelles responsabilités à cet homme que je venais à peine de rencontrer.

« Je suis désolée pour mon ton condescendant qui se voulait ironique… C’est juste que, parfois, il est plus simple de penser que l’on est entouré d’amis que d’ennemis et d’inconnus… C’est à moi d’apprendre à me débrouiller, j’en ai conscience. Merci pour votre générosité. »

Ma voix s’éteignait alors, je ne pouvais que remarquer que l’homme qui se trouvait en face de moi n’aimait pas forcément parler. Peut-être parce que j’étais une étrangère ou qu’il en avait perdu l’habitude, mais dans tous les cas, il ne perdait pas son temps en parole veine. Alors que j’avais cette fâcheuse tendance à vouloir combler les trous. Alors qu’il s’occupait de ma plaie, c’est son visage qui titillait mon regard. On apprend beaucoup de choses d’un homme si on prête plus attention à sa silhouette. On a beau dire qu’il ne faut pas juger un livre à sa couverture, on peut au moins tenter de deviner ce qu’il raconte. Cet homme dont j’ignorais tout, à part le fait qu’il se baladait avec le sac d’un enfant, ne semblait pas quelqu’un de mauvais. Cela dit, mon père ne l’était pas avant. Mais j’avais pu remarquer que les traits du visage de mon père c’était transformés justement. Les raisons n’en sont pas si obscures. Nos expressions de visages évoluent et nos traits plus marqués peuvent donner un indice sur qui on est et ce que l’on fait dans la vie.

Mon regard descendait discrètement sur les mains qui magnaient ma main et le désinfectant. Elles ne semblaient pas avoir souffert de travaux manuels répétés. Peut-être avait-il été bureaucrate ? A sa façon de se tenir, je ne le voyais pas avachi dans un divan avec une bière à la main devant un match de foot. Je ne pensais pas qu’il pouvait donner dans la procrastination. Par ailleurs, il semblait obnubilé par la propreté ou quelque chose comme ça. Il se préoccupait même des blessures d’autrui comme si cela lui démangeait de l’intérieur de savoir que ma plaie pouvait s’infecter. Même une seule minute de plus avec moi sans que je ne me soigne semblait lui donner envie de se jeter par la fenêtre plutôt que rester une seconde supplémentaire avec moi.

En tournant ma tête sur la gauche pour y croiser nos deux reflets réunis dans le miroir, je remarquais à quel point il semblait désintéressé par l’idée de me tuer. Face à une personne, même quand mon père jouait le rôle de l’ami, il avait toujours une façon de lorgner les individus qui montrait qu’il était un prédateur. Ce n’était pas le cas de l’homme qui était peut-être en train de déjà me bander la main alors que je me désintéressais totalement de ce qui se passait au niveau de ma plaie. Je me souvenais finalement de la vue que l’on avait quand nous étions encore près des fenêtres.

« Je sais où est-ce que l’on est ! » m’écriais-je dans un chuchotement presque victorieux à moi-même. Une de mes amies avaient habités ce quartier et je savais où se trouvait une école pas très loin. J’allais peut-être pouvoir trouver des ouvrages qui allaient m’intéresser. Quand on est petit et faible, seule la connaissance et l’intelligence peut faire le change. Je le savais très bien. Même si heureusement pour moi, j’étais excellente en gymnastique et je savais encore me faufiler là où j’en avais la nécessité. Monter sur les toits ne faisait pas peur non plus, j’aimais me prendre pour un écureuil. Sauf que j’oubliais une chose importante : les marcheurs. Rien ne m’indiquait qu’il n’y avait aucun rôdeur là-bas. L’inconscience me poussait à faire un choix dangereux. « C’est bon, maintenant que je sais où l’on est je me rendrais tout simplement à l’école, j’y trouverais peut-être des réponses et je pourrais m’y réfugier. » Mais j’oubliais toujours le risque par rapport aux zombies, le fait qu’à un moment donné, j’allais devoir me chercher à manger et que même si je voulais y aller dans le but d’étudier… D’autres survivants bien plus dangereux que celui qui me venait en aide à l’instant, risquaient de me tomber dessus. Histoire d’essayer d’être plus amicale et sans savoir encore une fois si la personne en face de moi allait s’apercevoir de l’ironie, j’avançais avec un petit rire amical. « Une fois que j’en saurais plus sur la médecine, je pourrais me soigner toute seule. » Parce que oui, l’une des premières choses que je voulais apprendre maintenant, c’était comment se soigner et comment fonctionnait le corps humain. Bien sûr, ça aurait été plus évident si j’avais croisé un enseignant survivant. Apprendre seule n’est pas quelque chose d’aisé. Surtout que même dans une époque normale, apprendre les rudiments de la médecine est quelque chose d’extrêmement compliqué. Seulement je ne voulais pas me déclarer vaincue sans avoir même essayé. « Avant que nos chemins se séparent… Est-ce que je peux te demander quel était ton métier ? » Cette question n’avait plus aucune importance maintenant. C’était seulement de la curiosité lié au fait que je voulais appuyer sur le principe que je ne le nuirais pas. Je savais que je risquais de le ralentir en restant avec lui alors que le plan de l’école me paraissait sûr. Dans ma tête d’enfant, rien ne pouvait arriver à une école, rien du tout. C’était un lieu pour étudier, non pas pour que les rôdeurs viennent s’y abriter.




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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Jeu 9 Mar - 4:15


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C’était d’un soulagement, qu’elle me permette enfin de m’occuper de cette maudite plaie. Avant de m’atteler à la tâche pour de bon, je la regarde un instant, alors qu’elle s’excusait pour les paroles qu’elle avait plus tôt prononcé. J’hausse tout bonnement des épaules. « Comme tu préfères » dis-je simplement en baissant de nouveau la tête sur sa main. Après tout, je ne pouvais pas dire que cela ne me soulageait pas ; comme je le disais déjà il y a un moment, j’étais convaincu de n’être pas du tout celui qu’il lui fallait pour lui apprendre les choses de la vie. Enfin, pour le moment, je jetais mon dévolu sur sa blessure. D’ailleurs, je m’en occupe avec soins, comme si elle était quelqu’un qui comptait beaucoup pour moi. Pendant un court instant, je ne me consacre plus qu’à ça. Je m’assure que tout est bien nettoyé, que je n’oublie aucun petit bout de peau, et surtout je fais attention pour n’être qu’en contact avec ce que je savais propre. Bien que ce geste généreux avait premièrement découlé d’une envie purement égoïste, je me sentais tout de même satisfait, puisque je venais d’aider quelqu’un, d’aider une jeune fille dans le besoin, et peut-être que grâce à moi celle-ci avait maintenant beaucoup plus de temps devant elle. C’était ce que j’avais fait durant une majeure partie de ma vie après tout. J’aidais simplement les gens d’une autre manière ; je guérissais, ou du moins j’essayais de guérir, les maladies qui sévissait là-haut, entre les deux oreilles de mes patients. Ça n’avait donc rien à voir avec le sang et les déchirures de la de peau duquel je m’occupais en ce moment, mais c’était un mal comme un autre, non? Et au final, j’aidais tout de même cette jeune fille, même si c’était d’une manière différente. Je n’étais pas un expert en médecine mais je m’y connaissais suffisamment pour nettoyer cette plaie. On m’avait souvent dit dans le passé que j’aurais fait un excellent chirurgien, puisqu’on disait de moi que j’étais arrogant et froid, mais les gens ne comprenaient jamais rien, n’essayaient jamais de comprendre de toute façon. Peut-être que c’était vrai, je ne saurais jamais, et peut-être que ce choix de carrière aurait plu à mon paternel, qui sait. Même si je ne suivais pas ces traces dans le commerce et la bureaucratie, être chirurgien était tout de même très réputé. Il aurait été fier de moi ? J’avais du mal à me l’imaginer. Peu importe mon choix de carrière, j’étais convaincu que je restais cet affreux machin bizarre qui sortait d’il ne savait-trop-où, à ces yeux. « Je sais où est-ce que l’on est ! » Alors à ce moment la petite me fait presque sursauter, malgré le fait qu’elle n’avait pas du tout criée, mais le silence qui c’était installé avait été coupé d’un seul coup et je ne m’y étais pas du tout attendu. Visiblement, j’avais vraiment tout perdu du temps où j’avais un groupe… Ma solitude me collait à la peau, tellement que maintenant, elle me définissait, que lorsque je me retrouvais avec un autre humain je ne me sentais pas du tout à ma place.

Je lui adresse quelques regards, tout de même un peu curieux de savoir ce qui l’avait mise autant en joie. Alors que je bande maintenant sa main délicatement, mes mains habiles de scientifique ayant l’habitude de manipuler des choses fragiles et précieuses qu’il ne fallait surtout pas échapper. Je souris doucement alors que la brune se met à me parler d’une école. Elle suivait donc mes conseils et je ne pouvais pas en être moins fier. Beaucoup de survivants croyaient aujourd’hui que les bras faisaient tout, que sans les muscles on ne valait rien, on mourrait dépouillé par des plus forts, forcément, un jour ou l’autre. Enfin, ce n’était pas une vision unique à ce temps, puisque j’avais expérimenté cette façon de voir les choses à plusieurs reprises bien avant ce chaos. Je pensais, personnellement, différemment. Il est vrai que cela pouvait aider, d’être fort, aujourd’hui, avant pas tellement, mais ce n’était pas tout, loin de là. Ce n’était pas les muscles qui t’aidaient à faire du feu, à être suffisamment silencieux et habile pour chasser ou pêcher, à te fabriquer des armes artisanales si besoin était, à être stratégique, à penser à faire des pièges, à sécuriser les endroits où tu te posais d’une façon intelligente, ou de te soigner, comme dans le cas d’Emily. Ce n’était pas non plus les muscles qui te disaient qu’elles plantes et champignons étaient comestibles et lesquels étaient venimeux, par exemple. Non, tout ça c’était dans les livres, justement, tout ça c’était la tête, qui s’en chargeait, et c’était la majeur partie que consistait la survie. Tout le monde pensait toujours que tout ce qu’il te fallait c’était savoir te battre et être capable de frapper fort. C’était seulement des atouts en plus qui se trouvaient à être bien inutiles dans la plupart des situations critiques qui pouvaient se présenter à toi de nos jours. « C’est une très bonne idée » répondis-je alors, une fois que je peux me redresser puisque j’avais finalement réussis à venir à bout de cette vilaine blessure à sa main. D’ailleurs, maintenant qu’elle parlait de livres… « Si tu veux, la bibliothèque de l’homme qui vivait ici est aussi très enrichissante, je trouve. Tu ne trouveras surement pas des livres éducatifs comme ceux d’une école, mais il y a une section sur la psychologie et, je pense, sur la philosophie aussi. » Ce n’était peut-être pas ce qu’elle cherchait après tout, mais bon, je le disais quand même. Maintenant que j’étais partis sur ma lancée de grand sauveur j’imagine qu’il était difficile de se délaisser de ce rôle plutôt agréable, malgré la cliente assez difficile à satisfaire et surtout, à cerner. Après tout elle était plutôt jeune, elle ne s’était surement pas rendue au niveau où on leur faisait lire ce genre d’ouvrages assez complexes. Je lui souris ensuite discrètement, comme je le faisais si bien, essayant de paraître sympathique même si j’avais plus l’air mal à l’aise qu’autre chose, maladroit, puis je dépose près du lavabo la serviette souillée de son sang. Je fixe ensuite mes mains et tout d'un coup je me sens sale, sensation que je n’aime pas du tout. En plus, je ne pensais pas trouver de source d’eau potable avant un moment, en tout cas pas aujourd’hui…

Je relève ensuite la tête alors qu’elle me pose une nouvelle question, ce qui m’empêche de trop paniquer au sujet de mes mains. « Justement, mon domaine était la psychologie, mais je m’intéressais plus particulièrement aux tueurs en série. Si ça t’intéresses, je peux t’écrire quelques noms d’ouvrage sur un bout de pa… » Je saute presque sur place alors que je me rappelle de quelque chose. Je lui avais dis tout cela sans me rendre compte que ça pourrait surement lui faire peur. Je sors de la salle de bain sans prévenir et sans explications non plus, puis je rejoins cette pièce où étaient justement soigneusement rangés ces livres que je jugeais très bien sélectionnés. Je trouve rapidement ce que je cherchais ; un livre que j’avais adoré lire lorsque je commençais tout juste mes études, recommandé par l’un de mes professeurs préférés, avec qui j’avais d’ailleurs continué de discuter même après la fin du cours qu’il m’enseignait à ce moment-là ; c'était d'ailleurs très rare que je tombais sur des gens que j'appréciais vraiment. Je le montre alors à Emily, puis je lui tends pour qu’elle le regarde de plus près si elle le souhaitait, ensuite elle pouvait décider si elle le gardait ou si elle préférait le remettre sur sa tablette.


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Aimer ne devrait pas être un permis pour tuer - feat. Théo Lun 16 Juil - 15:09

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