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It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou.

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Aileen L. Blackhood

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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeMar 18 Avr - 12:01

It's clear now, we are cursed to the bones

C'est d'ores et déjà le chaos. Pourtant, aucun rôdeur n'est encore parvenu jusqu'à eux. Mais tendue comme un arc sur le lit, Aileen les entend. Les bruits de bas. Les bruits caractéristiques de leurs pieds qui frôlent le plancher. Pour certains qui rampement, à tous les coups. Elle est tellement aux aguets, son oreille est tellement tendue et réceptive qu'il lui semble entendre chaque détail. A côté d'elle, Conrad essaye de la rassurer comme il peut. Sans rien dire, parce que ce serait trop risqué. Il se contente de glisser sa main dans son dos, puis sur sa nuque. Il la serre contre lui en silence. Et puis il se lève. Comme elle, il doit avoir entendu les bruits de bas dans l'escalier. Ça y est, ils sont à l'étage. Alors qu'Aileen aurait préféré qu'ils attendent en silence, Conrad se met en mouvement. Il attrape une commode, et la pousse comme il peut jusqu'à la porte. Mais ça fait un vacarme insensé. De nouveau tendue et tous ses sens en alerte, Aileen se lève d'un bond. Merde, non. Mais si, trop tard. Les rôdeurs les ont désormais repérés, ils savent exactement dans quelle pièce ils se trouvent. Inutile de blâmer Conrad, c'était de toute façon leur seule chance de s'en sortir. Sauf qu'ils s'amassent désormais, et peu à peu derrière la porte et qu'ils n'ont plus de réelle issue. Quand il lui hurle d'aller sur le toit, elle fronce les sourcils, dans l'incompréhension la plus totale. Et puis elle comprend. La fenêtre. Il veut qu'elle passe par la fenêtre. Elle ouvre la bouche pour protester, mais ne dit rien. A quoi bon essayer, maintenant, de le faire changer d'avis ? Ils n'ont pas le temps. La porte de la chambre n'a plus de poignée, Conrad peine à la maintenir en place, et la commode ne sert pas à grand chose. Alors, avant de se précipiter par la fenêtre, Aileen se met de l'autre côté de la commode et la pousse de toutes ses forces. Elle ne sait pas comment elle y arrive, mais elle y arrive. Le meuble se déplace et se met en travers de la porte. S'ils réussissent à rentrer, ce sera parce que le haut de la porte aura cédé ... Et elle est persuadée que cela finira par arriver. Elle se tourne vers Conrad, voulant s'expliquer plutôt que de le laisser imaginer qu'elle refuse de sauver sa peau. « Ça nous fait gagner un peu de temps. » Un peu, mais pas beaucoup. Le bois, déjà en piteux état au départ, semble sur le point de céder. Les rôdeurs sont peut-être cons, amis quand il s'agit d'atteindre leur "bouffe", visiblement, ce n'est pas la stupidité qui prime. Bien au contraire. Elle se précipite donc vers la fenêtre, bien décidée à accéder à ce foutu toit.

Elle ne sait pas, pourtant, ce que ça va donner ensuite. Avec un peu de chance, ce ne sera pas trop haut et ils pourront sauter directement dans le jardin, ou un truc comme ça. Toutes ses affaires sont avec elle, alors elle passe par l'ouverture. Non, ce n'est pas très en haut. Mais en bas, il y a quelques rôdeurs. Peu nombreux, car la plupart se sont dirigés dans la maison ... A juste titre. Elle se glisse comme elle peut dehors, en étant aussi précautionneuse que possible. Mais avant de disparaître réellement dehors, elle regarde en direction de Conrad. « Je te le dis dès que je suis en haut. » Elle ne sait pas encore comment, mais elle se débrouillera. Aileen étant assez petite, elle peine à attraper la gouttière trop en hauteur. Mais un nouveau choc contre la porte, qui peut céder à tout moment, lui donne l'énergie nécessaire pour sauter assez haut. Elle attrape la gouttière, qui coupe légèrement ses doigts au passage. Il lui faut ensuite monter à la force de ses bras, en s'aidant comme elle peut du cadran de la fenêtre. Mais ça prend du temps, et elle est en sueur quand elle arrive finalement sur le toit même. Il lui semble, dans le processus, avoir entendu le bois de la porte céder pour de bon. Mais elle refuse d'y croire, et elle refuse de se dire que Conrad n'aura pas le temps de la rejoindre. Alors, en tâchant de ne pas céder à la panique, elle hurle : « A toi ! » Il va venir. En pleine forme. Elle le sait, elle le sent. Et surtout, c'est une obligation. Il n'a même pas le choix de pouvoir se blesser en cours de route. Elle veut juste ... Qu'il vienne sur ce foutu toit. Qu'ils y restent quelques heures si nécessaire, et ensuite ils reprendront la route. Soit pour la maison qu'ils ont investie directement, soit en faisant quelques détours. Parce que, finalement, ils n'ont pas trouvé grand chose. Ils ont rapidement été interrompus dans leurs recherches, et elle refuse de croire que ça pourrait réellement se terminer comme ça. Juste ... Comme ça. Conrad est assez grand, alors il ne devrait pas avoir de grandes difficultés pour attraper la gouttière. Et il est fort, c'est un sportif, alors il réussira sans trop de mal à se hisser jusqu'en haut. Avant que les rôdeurs ne l'atteignent. Avant qu'il ne soit trop tard. Mais alors pourquoi ce mauvais pressentiment qui tort les boyaux d'Aileen ?



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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeMer 26 Avr - 6:01


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Cela ne m’étonne pas du tout de voir qu’Aileen ne m’obéit pas tout de suite, qu’elle préfère venir me donner un coup de main avant tout. Je l’accepte sans rien dire -nous n’avions de toute façon pas le temps d’en discuter- et je la laisse faire. J’avais besoin de cette aide, je le savais mais je n’aurais jamais osé lui demander de venir, je pensais seulement à la mettre en sécurité pour le moment, sauf que si je ne pouvais pas retenir proprement les rôdeurs encore un moment, elle n’aurait jamais le temps de rejoindre le toit et ne parlons même pas de moi… Donc je pousse avec elle afin que le meuble puisse retenir la porte d’une façon plus acceptable. Dans la hâte, j’avais fait rapide, surtout qu’ils s’étaient rapidement mis à cogner dans la porte et que je n’aurais donc pas eu le temps d’en faire plus sans qu’ils puissent entrer. J’ajuste ma prise puis je la regarde s’éloigner vers la fenêtre, hochant de la tête alors qu’elle me dit qu’une fois là-haut elle m'avertirait. Je reste contre le meuble, un peu plus confiant et essayant de calmer ma respiration. Ils cognaient toujours mais ça bougeait beaucoup moins. Cela dit, la blonde prenait un peu trop de temps, alors je me doutais qu’il n’y avait pas grand-chose sur lequel elle pouvait tirer pour se hisser, elle devait, en plus de tout ça, faire attention à ne pas tomber tout simplement en bas. J’attendais et je ne la pressais surtout pas, même pas lorsque j’entends le bois de la porte de la chambre craquer, un son qui n’avait rien de très rassurant. Je lance un regard par-dessus mon épaule et je vois qu’ils tentent maintenant d’entrer par le haut de la porte, là où le meuble ne se rendait pas. Bientôt, il faudrait que je me pousse de là, où ils m’attraperaient en se glissant contre la commode. Je reste pourtant jusqu’à la dernière minute, juste après avoir entendu le bois céder pour de bon. Je me tourne vers l'ouverture et je recule doucement vers la fenêtre. Je les voyais, maintenant. Ils étaient complètement désespérés. Ils s’arrachaient la peau contre le bois en pièces en essayant de passer, se poussait entre eux sans aucune gêne. C'était dégueulasse, je n’avais jamais vu pareil scène et je ne pouvais pas croire que notre vie c’était ça, maintenant.

Heureusement, Aileen finit par m’appeler, je sors donc de ma rêverie et rapidement je passe par la fenêtre à mon tour. Je fais attention mais je me dépêche tout de même un peu. Il ne me restait plus beaucoup de temps. J’étire les bras, attrape la gouttière et en me donnant un élan, je pousse contre le cadrage de la fenêtre et je tire sur la gouttière qui craque alors qu’elle devait maintenant supporter tout mon poids. Ce n'était pas étonnant puisque après le passage de la blonde elle devait déjà nous en vouloir, avoir été un peu affaiblis. Tant qu’elle ne lâchait pas, tout irait bien. Je peux rapidement attraper les tuiles du toit pour m’aider à monter et je pensais y être presque, je pensais que malgré tout, on y était arrivé. Le miracle ! Je souris en coin à mon amie, un peu pour la rassurer, mais pour me rassurer moi aussi, sauf que juste avant que mes pieds ne disparaissent totalement en haut, quelque chose me tire à nouveau vers le bas et je glisse, manquant de foutre le camp en bas. Mon sourire disparaît rapidement et je me fais mal aux ongles en les enfonçant dans la matière abrupte du toit. « Merde ! » Je donne un coup de pieds et je sens que j’ai atteint ma cible, seulement, il n’y avait visiblement pas qu’un seul rôdeur prêt de la fenêtre et le deuxième me prend par surprise, si bien que je n’ai pas le temps de donner un coup ; il plante ces dents dans ma chair et je grogne de douleur. Bordel de merde que ça faisait mal ! Putain ! Un sacré mal de chien. Il avait mordu en pleins dans mon tibia qui n’avait pourtant pas beaucoup d’enrobage, mais je sens tout de même mon jeans s’imbiber de mon sang. Faisant abstraction de la douleur, j’utilise mon autre pied pour le repousser et je sens l’os de son nez se fracasser en morceaux contre ma botte. Cette fois, je réussis à monter, mais il était trop tard. J’utilise mes deux mains pour me glisser un peu plus loin encore alors que je fixe rapidement ma blessure. « Putain ! » Je savais ce que ça voulait dire… puisqu’il était arrivé la même chose à mon grand-père. J’avais été forcé de lui tirer moi-même une balle dans la tête, une balle avec laquelle j'avais chargé sa propre carabine. Je me penche sur ma jambe, ne sachant pas quoi dire ou quoi faire. Je paniquais, tellement que ma tête s’était tout d’un coup vidé complètement de toutes pensées. J’avais peur, peur de ce qui s’en venait, de ce que je savais maintenant inévitable, mais j’avais aussi peur pour la blonde. Je ne pourrais pas l’aider à s’échapper d’ici maintenant, je ne savais même pas dans combien de temps encore je deviendrais moi-même un danger pour elle. Je me rappelais qu’avec mon grand-père, tout c’était passé assez rapidement. Ce que je ne savais pas c'est que lui avait passé par la mort avant tout et que j’avais donc beaucoup plus de temps que lui. Je me tourne alors enfin vers Aileen, reniflant pour m’empêcher de perdre mon sang-froid. « Tu ne peux pas rester avec moi, il faut.. il faut… » Je m’arrête, réalisant que je ne savais pas, que je ne savais plus rien. Je n’arrivais plus à faire abstraction de tout ce qui me secouait à l’intérieur comme je le faisais tout à l'heure afin de rester objectif, d'être efficace. Je n’arrivais plus du tout à réfléchir, c'était le blanc complet.


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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeSam 29 Avr - 23:13

It's clear now, we are cursed to the bones

La situation est extrêmement compliquée, Aileen en a bien conscience. Elle aurait aimé que ça ne soit pas le cas, que tout se passe merveilleusement bien sans qu'ils aient à trop y réfléchir. Mais ce n'est pas comme ça que les choses se passent. La vie est bien plus complexe et douloureuse que cela. Il faut savoir la prendre telle qu'elle est, en survivant tant bien que mal. L'épidémie a fait des ravages, c'est une évidence. Mais Aileen est infiniment soulagée quand elle réussit à atteindre le toit. Evidemment, ça n'aura pas été simple ; elle sait qu'elle a même été plutôt lente. Mais dès qu'elle est là-haut, elle dit à Conrad qu'il peut la rejoindre. Elle est soulagée, mais pas trop non plus. Elle n'oublie pas que son ami, lui, est toujours en bas. En danger, aux dernières nouvelles. Elle aurait aimé pouvoir faire plus mais ce n'était pas possible ... Et la voilà maintenant qui se retrouve seule, sans savoir si Conrad va avoir le temps de monter. Mais si, il va y arriver. Elle ne peut pas envisager que ça ne soit pas le cas. Elle reste près du bord, là où il devrait arriver. Elle finit, en effet, par voir ses mains. Au summum de l'inquiétude, elle le regarde se démener sans rien pouvoir faire. La gouttière tient encore le choc, mais il est difficile de dire pour combien de temps encore ... C'est évident qu'elle a déjà pris un sacré coup et qu'elle ne les laisserait pas l'emmerder beaucoup plus longtemps. La boule au ventre, Aileen se contente donc d'attendre. Si elle s'approchait trop, elle l'ennuierait et le dérangerait sans doute plus qu'autre chose. Elle consent donc à jouer les passives, et à voir comment il va se débrouiller seul. A un moment, elle croit qu'il y est arrivé. Elle voit son visage, et il lui lance un sourire éclatant. Naïve, la blonde se laisse trop facilement voir par l'aspect de la situation.

Pourtant, Conrad disparaît aussi sec. Juste à temps, Aileen retient un hurlement ; ce n'est pas ça qui les aiderait - bien au contraire -. C'est terrifiant ... Et compliqué d'expliquer ce qu'elle ressent réellement dans cette situation bien particulière. Un mélange d'angoisse et d'envie de sauter pour lui venir en aide, tout en ayant conscience de ne rien pouvoir faire. Si ce n'est attendre, et accorder à Conrad toute sa confiance. Bien sûr qu'il va y arriver. Elle entend les bruits d'une lutte, se retient de fermer les yeux pour ne pas avoir à assister à ça. Elle ne peut rien faire. Et c'est ce sentiment d'impuissance qui pourrait facilement la rendre folle si elle ne faisait pas en sorte de la surpasser ... Elle est toujours aussi paniquée. Sa confiance en Conrad n'est pas un mythe, mais elle n'est pas non plus sans limites. Et elle sait que tout ne repose pas uniquement sur lui là, tout de suite. Néanmoins, elle voit de nouveau ses mains. Et après quelques autres bruits sourds, Conrad parvient à son tour à se hisser jusqu'au toit. La vision floue d'Aileen - la panique, encore et toujours - ne lui permet pas tout de suite de capter qu'il s'est passé quelque chose de grave. C'est la voix de Conrad, qui lui dit qu'elle ne peut pas rester avec lui qui la ramène à la réalité. Elle cligne des yeux plusieurs fois, jusqu'à ce que ses yeux s'acclimatent et retrouvent leur pleine fonction. Merde. Merde. Merde. Merde. Merde. Elle panique, de nouveaux. Ses yeux la piquent, son coeur bat à vive allure et ses mains se font plus moites encore qu'elles ne l'étaient déjà. Non, elle refuse d'y croire. Elle refuse de voir l'évidence pourtant juste là, sous ses yeux. Ce n'est pas possible. Tout bonnement pas possible.

Et pourtant ... Le sang est bien là, réel. Le jean déchiré de Conrad témoigne aussi de ce qui vient de se passer. Et il suffirait qu'Aileen songe à tous les événements qui viennent de se dérouler. Avec ça, il n'est pas compliqué de faire A + A et de comprendre ce qu'il s'est passé, ce qui est sur le point de se passer ... Son cerveau, pourtant, refuse d'assimiler l'évidence. Il préfère la laisser dans le déni et lui refuser toute révélation. Non, elle n'y croit pas. Pas une seule seconde. Il est plus facile de fermer les yeux sur l'évidence plutôt que de l'accepter, et elle en a aujourd'hui une nouvelle preuve, même si elle n'est pas encore à ce stade de sa réflexion ... Et ne le sera probablement jamais. Plutôt crever. « Conrad ... S'il te plaît ... » Sa voix faible, elle aussi, devrait lui mettre la puce à l'oreille. Ses pensées et son cerveau n'ont peut-être pas accepté l'évidence, mais son corps, lui, a pleine conscience de la réalité des faits. Entre son cœur, sa respiration hachée et bien d'autres signes, elle devrait y croire, s'en rendre compte. Sa voix s'en mêle désormais ... Mais hors de question. « S'il te plaît ... Dis-moi que tu t'es blessé avec la gouttière en montant. » C'est l’explication la plus logique et plausible qu'elle ait pu trouver. Cela ne peut même qu'être cela. Comment pourrait-il en être autrement ? Conrad ne peut pas avoir été ... Non. Impossible. Toujours pas. Conrad s'est blessé en montant, voilà tout. Cela aurait pu lui arriver à elle aussi, mais elle est passée la première alors ça a été plus simple. Conrad, lui, n'a tout simplement pas eu le temps de faire plus attention. C'est tout. Aucune autre raison derrière tout ça. Et pourtant ... Et pourtant ...



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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeLun 8 Mai - 6:18


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Voilà où nous en étions rendu. Il y a quelques heures à peine de cela, on était installé à notre table, dans cette énorme maison qu’on partageait depuis des semaines, et on mangeait en silence, comme un vieux couple heureux qui après toutes ces années n’avaient plus grand-chose à se dire, qui n’avaient plus besoin de dire quoi que ce soit, parce que tout ce qui comptait, rendu à ce stade, c’était la présence de l’autre, c’était de réaliser que malgré toutes ces années qui avaient passé, malgré toutes ces disputes et tous ces sujets sur lesquels il y avait eu désaccords, ils étaient encore là. Il était presque hallucinant de voir à quel point notre situation s’était dégradé en si peu de temps. Comment était-ce possible ? Comment on pouvait tout perdre aussi rapidement ? Tout s’était passé si vite. Tout était censé se passer bien, nous avions tout prévu et cette sortie avait pour but de nous permettre de survivre plus longtemps, le temps d’avoir des nouvelles, le temps que tout s’arrange. Voilà où nous en étions rendu. Cette maison avait en fin de compte été presque vide, nos sacs étaient à peine remplis, au moins une vingtaine de rôdeurs grognaient encore par la fenêtre par laquelle nous avions disparu, cherchant toujours où on pouvait bien être, et l’un d’entre eux mâchouillait surement toujours la chaire qu’il venait de m’arracher à l’aide de ses dents, ma peau se coinçant entre elles. Ça n’avait pas été assez pour lui, n’y pour eux, mais ça l’avait été pour moi, parce que c’était tout ce qu’il me prenait pour perdre la tête comme ils l’avaient eux-mêmes perdu, parce que même si je ne saignais qu’à peine, que normalement une blessure pareil n’avait rien de sérieux, rien de mortel, à petit feu, cette morsure allait en venir à bout de moi, et peu importe à quel point je voulais en ce moment même, à quel point j’avais toujours voulu, protéger Aileen, l’a condamner au même sort que moi ne sera tout ce qu’il me restera bientôt comme volonté. Alors je reste planté-là et je fixe ma jambe, mon jeans déchiré et l’os de mon tibia qu’on voyait maintenant très bien, blanc comme neige, sur lequel glissait le sang qui sortait des veines qu’il avait, au passage, taillées. Sous le choc. Nous savions tous qu’un jour la mort nous attendait, nous savions tous qu’il était possible que chaque jour soit le dernier, puisqu’elle frappait n’importe quand, n’importe où, lorsqu’on s’y attendait le moins, surement, mais bizarrement, on se disait toujours que ces choses-là ça n’arrivait qu’aux autres, comme on se disait que les zombies ça ne se voyait que dans les films et les jeux vidéo. Voilà où nous en étions rendu. J’allais mourir et je n’étais pas prêt.

Je me tourne vers Aileen, je l’avais entendu me répondre quelque chose, mais je n’avais rien compris. Ses paroles bourdonnaient dans le creux de mes oreilles en un charabia incompréhensible puis elles devinrent de plus en plus claires, comme si doucement, je reconnectais avec la réalité, comme si durant un moment, je m’étais perdu ailleurs et que le monde n’était devenu qu’un fond, qu’une peinture, qu’une ambiance, quelque chose de lointain qui ne pouvait pas m’atteindre et que je ne pouvais certainement pas toucher du bout des doigts. « Dis-moi que tu t'es blessé avec la gouttière en montant. » J’aimerais pouvoir lui dire que c’était le cas, que tout irait bien, que ce n’était rien. J’ouvre la bouche, pour mentir ou pour lui dire ce qu’elle ne voulait pas entendre, je ne savais pas, j’étais incapable de faire ni l’un, ni l’autre. Alors je préfère tout simplement l’attirer contre moi, passer mes bras autour de ses épaules, faire de mon corps un cocon protecteur, alors que je le pouvais toujours, alors que je pouvais toujours sentir sa chaleur, sentir son cœur battre doucement contre moi. Je m’étends sur le toit et je l’entraîne avec moi, la bouche toujours légèrement entre-ouverte. Les yeux vers le ciel, je me rends compte à quel point il était bleu, aujourd’hui, aucun nuage à l’horizon pour en défaire la couleur, je me rends compte à quel point il faisait chaud, à quel point il faisait beau. « C’est une belle journée » dis-je finalement, alors que ma voix se brise bien malgré-moi. J’essaye de me reprendre, j’essaye de sourire, de sourire à toutes les belles choses que j’avais connu, à toutes les personnes que j’avais rencontré, à tous les moments que j’avais passé et à tous les souvenirs que j’en gardais, à la chance que j’avais eu et que d’autres n’avais jamais connu. J’avais été aimé et j’avais aimé, j’avais été en vie. « C’est une belle journée pour mourir. » J’avais été en vie.

Courir, courir toujours plus loin, toujours plus vite, sentir chaque respiration mettre le feu à mes poumons, sentir chaque pulsions qu’envoyait l’asphalte sous mes pieds, chaque vibrations qui passaient dans mes mollets, chaque muscles de mes jambes me faire mal, me tirer, s’épuiser. Sentir des pommes chaudes et sucrés sur ma langue, sentir une main tendre dans mes cheveux, la voir sourire dans sa cuisine, toujours pleine de farine. Rire, rire à en balancer la tête vers l’arrière, rire à en avoir mal aux joues, puis la voir, si loin mais si proche en même temps, qui riait encore plus que moi, à l’autre bout du monde, heureuse et tellement belle, belle à m’en fendre le cœur en deux. Toutes ces soirées à me battre contre mon frère, toutes ces journées à soulever des haltères, toutes ces bières, toutes ces femmes, tous les ballons que j’avais sentis contre mes doigts, tous ceux que j’avais lancé, tout ceux que j’avais attrapé, et ces lumières que j’avais toujours rêvé voir river sur moi, cette fois où elles l’avaient été… J’avais été en vie.

« Je suis désolé… » J’ouvre les yeux, je libère deux larmes chaudes qui me roulent rapidement sur les joues alors que je sers un peu plus mon amie contre moi. Je ne voulais pas la quitter, pas maintenant, pas déjà. Je voulais toujours prendre soins d’elle, je ne voulais pas la laisser seule… Je voulais beaucoup de chose, beaucoup de chose en trop peu de temps. Il ne m’en restait plus, il ne me restait plus rien sauf ce dernier moment que je pouvais au moins partager avec elle, elle qui avait toujours été un monde à elle seule pour moi, un monde que je devais maintenant laisser derrière-moi, que je devais laisser grandir, évolué, sans moi.


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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeVen 12 Mai - 23:30

It's clear now, we are cursed to the bones

Conrad est là, avec elle, sur ce toit. Mais Aileen sait que ça ne durera pas. Alors qu'il vient d'arriver à ses côtés, elle comprend que quelque chose s'est passé. Quelque chose qui a échappé à leur contrôle, à tous les deux. Une chose contre laquelle elle ne pourra tout bonnement pas lutter. Il a été mordu, voilà, c'est pensé. Cela rend les choses concrètes, en théorie. Mais en pratique, il en est tout autre. Parce qu'Aileen ne parvient pas à assimiler l'information comme elle le devrait. Pour elle, tout ça est encore très abstrait. C'est bête, peut-être, mais elle essaye de s'accrocher à n'importe quelle autre hypothèse. Quoi que cela puisse être, tant que c'est suffisamment crédible pour que ses pensées restent là-dessus. Mais non. Elle sait que c'est faux. Elle la voit, sa blessure. Elle le voit, le sang. Tout ça n'a rien à avoir avec un simple accrochage sur la gouttière. Elle le sait. Elle avale sa salive, difficilement. Sa gorge est sèche, son pouls arythmique et distant. Si proche à la fois, en même temps. Elle a l'impression que le sang bat à ses tempes, rend le tout tellement plus réel. Comment est-il possible qu'ils en soient arrivés là ? Il y a encore quelques heures, ils étaient tranquillement dans la même maison que ces derniers mois. Rien que tous les deux et leur chocolat chaud. Et leurs bougies, aussi. Mais ils n'en avaient plus, de tout ça. Plus de cacao, plus de bougie, plus d'allumettes, plus ... Rien. Cela n'aurait-il pas mieux valu que ça ? Il n'aurait pas pu le deviner, en même temps. Aileen n'a pas l'impression qu'une information leur ait réellement échappé. Tout ça s'est produit parce que ... et bien parce que c'est comme ça. Elle refuse d'y penser, refuse de se dire que c'est la fatalité. Pour l'instant, son cerveau n'a pas encore accepté l'inévitable. Elle refuse de voir plus loin que les secondes qui s'écoulent au moment où elle pense à tout ça. Conrad, à côté, ouvre la bouche. Ses mots brisent le cœur d'Aileen, la font suffoquer. Pour autant, elle ne bouge pas. Sauf quand, bien sûr, il la tire vers elle, encercle ses épaules et la serre contre lui. Elle se laisse faire, elle ne bronche pas.

Elle a lu un truc une fois, sur les victimes de violences qui ont, au moment des faits, l'impression de ne plus habiter leur corps. Et bien c'est exactement la sensation que ça lui fait à cet instant précis. L'impression de ne plus être dans son corps. L'impression de voler au-dessus de cette scène, de la voir sans entendre et sans comprendre ce qui se passe. C'est pas plus mal. Elle préfère rester dans cette espèce de léthargie plutôt que d'accepter la réalité des faits. Conrad a été mordu. Douleur aiguë au niveau de sa poitrine. Elle fermes les yeux forts, aussi forts que possible et elle occulte les derniers mots prononcés par Conrad. Elle ne veut pas l'entendre. Elle ne veut pas savoir. Elle veut imaginer que tout va bien aller, qu'ils attendent que les rôdeurs s'en aillent, leur foutent enfin la paix et puis ils rentreront tranquille, tous les deux. Foutue illusion. « Arrête. Dis pas ça. » Elle ne veut pas l'entendre dire qu'il est désolé, qu'il ne voulait pas que ça arrive, qu'il ne voulait pas l'abandonner. Elle ne veut pas entendre ça. Ça la fout dans une colère noire, et elle n'a pas envie d'être en colère contre lui. Pas maintenant. Jamais. Presque inconsciemment, et les yeux toujours fermés, elle se roule à moitié en boule contre lui. Son nez au niveau de son cou, ses bras serrés autour d'elle-même comme si elle essayait de se protéger de la réalité. C'est le cas, c'est précisément ce qu'elle essaye de faire. En vain, parce qu'elle sait bien ce qui est en train de se passer. Elle ne sait pas combien de temps cela prendra, et elle refuse d'essayer de deviner. Elle veut juste rester là, dans cette position, et ne plus jamais bouger. Est-ce trop demander ? Peut-être bien, parce que ça ne changera rien à leur situation merdique. La culpabilité commence déjà à affluer, mais elle la repousse de toutes ses forces. Ce n'est pas le moment, ce ne sera jamais le moment. Elle ne peut pas se laisser aller, elle doit rester forte. Pour lui.

A cette pensée, elle rouvre les yeux. Elle doit être forte pour deux. Elle ne peut pas le laisser tomber dans un moment pareil, elle ne peut pas se permettre d'être faible. Pas cette fois. Pas comme ça. Petit à petit, ses muscles jusque-là bandés au maximum se détendent. Elle s'allonge un peu mieux contre lui, laisse une main se caler sur son torse. Sa gorge est toujours nouée, son torse toujours aussi comprimé, mais elle ne laisse pas une larme couler, ni même gagner ses yeux. Pas une. Elle doit être forte pour lui. Forte. « C'est moi qui suis désolée, on aurait dû trouver une meilleure solution plutôt que de se réfugier dans cette chambre. » C'aurait été la plus regrettable erreur de toute sa vie. Elle ne va pas s'apitoyer sur son sort, alors elle reprend vite. « Je ne partirai pas Conrad, je vais rester là. » Hors de question qu'elle aille où que ce soit. Il a besoin d'elle, maintenant plus que jamais. Il a été présent à ses côtés depuis le tout début, et n'a jamais flanché. Alors elle ne va pas le faire, elle, dans un moment pareil. « Je ne partirai pas. » Répète-t-elle dans un murmure. Elle va avoir l'air folle, mais c'est le meilleur moyen qu'elle a trouvé pour ne pas succomber à la colère, et à la tristesse immense qui menacent de la submerger à tout moment. Elle ne peut pas se le permettre. Pas maintenant.



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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeSam 20 Mai - 18:24


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Il n’y avait plus rien à faire, il nous suffisait d’attendre, d’attendre que le pire ne se produise. Ça l’était, pour moi, la pire des morts. Quand je pensais à tous ces gens qui étaient dans cet état… Après tout, dans cette grande maison, il n’y avait pas eu grand-chose à faire, ce qui nous avait, à tous les deux, donné beaucoup de temps pour réfléchir, ce qui n’était pas forcément quelque chose de bien, trop penser n'aidait jamais vraiment personne, à mon avis. Je me disais, dans ces moments, qu'ils n'auraient jamais voulu finir comme ça. C’était horrible. Tu partais et surement dans d’atroces souffrances, puisque se faire bouffer n’avait rien d’agréable, on ne m’avait pris qu’un seul morceau et ça m’avait déjà fait un mal de chien, alors je ne voulais même pas imaginer ce que c’était pour ceux qui étaient morts à force de perdre du sang à coup de morsure un peu partout. Tu devais même finir par simplement t’évanouir, tellement la douleur devait être cuisante. Sauf que ce n’était pas le pire, puisqu’une fois partit, on ne te laissait même pas en paix, ce que nous promet un peu tout le monde après la mort, il fallait qu’une maladie, virus, ou peu importe ce que c’était réellement, t'oblige à continuer à marcher, mais pas que, il fallait qu'elle te force aussi à faire subir le même sort à d’autres personnes ! Je refusais de finir ainsi, mais nous n’avions pas d'arme à feu et je n’allais jamais, de toute manière, demander à Aileen de commettre un tel acte. Elle allait maintenant être seule, seule avec sa tête, et je savais que ça allait forcément la hanter, comme la mort de mon grand-père me hantait moi-même. Je me répétais sans cesse que ça avait été la seule chose à faire, que c’était ce qu’il aurait voulu, mais je ne pouvais tout de même pas m’empêcher d’en faire des cauchemars et de constamment avoir l’impression d’avoir les mains sales. Je n’allais donc certainement pas être celui qui lui fera vivre la même chose.

Pour l’instant, je ne sentais rien, rien à part une sensation de brûlure au niveau de ma jambe, mais c’était normal, j’avais la peau à vif. Je savais que je devrais tout de même me montrer prudent, obliger Aileen à s’éloigner de moi, mais pour aller où ? Il n’y avait aucun moyen descendre du toit sans que les rôdeurs s’en rendent compte. Les grognements de ceux qui étaient dans la chambre en avait attiré d’autre et maintenant il y en avait surement un peu partout autour de la maison et il n’était vraiment pas nécessaire qu’on périsse tous les deux, c’était même hors de question. Je respire donc quelques minutes, je profite de la couleur du ciel, je profite de mon amie. Je la serre contre moi, pour la rassurer mais aussi pour me rassurer moi-même. Je me permets d’avoir peur, aussi, juste un moment, et je laisse deux larmes me glisser contre les joues. Ensuite, je me calme, parce que je ne pouvais pas perdre mon sang-froid. Il fallait trouver une solution, il fallait que je m’occupe d’Aileen. Tout n’était pas perdu pour elle. Son souffle chaud contre mon cou m’aide un peu, me rappelle qu’au moins, j’ai réussis à la protéger jusqu’ici, et je n'allais pas m'arrêter maintenant, je respirais toujours et c’était jusqu’à mon dernier souffle que j’allais me battre pour mon amie. À ses paroles, je souris un peu, même si de nouvelles larmes, en même temps, menaçaient de mouiller un peu plus mes joues. Je les retiens, les ravale, je passe une main sur mon visage rapidement, comme pour me ressaisir une bonne fois pour toute. « Aileen » souffle-je avant de prendre son visage entre mes deux mains, la forçant à me regarder. « Tout ira bien. Tout ira bien. Tu auras des nouvelles bientôt, tu reverras ta famille, et tu verras la mienne. Tu leurs diras que je les aime, et qu’on s’est battu. » Je lui souris, essayant de combattre du mieux que je le pouvais la peur et la tristesse qui voulait à chaque seconde reprendre le dessus. « D'ici là, il faut que tu restes forte. Pour eux, pour moi. Tu es la femme la plus forte que je connaisse. Tu iras bien, tout s’arrangera. » Je la prend de nouveau dans mes bras, me disant qu’elle ne croyait surement pas mes paroles, mais j’espérais qu’elle s’en souvienne et que ça l’aide un peu, parce que moi j’y croyais. Je ne pouvais pas partir en me disant que sa fin allait être surement aussi horrible que la mienne.

Finalement, je me détache d’elle, je réfléchis. Il y avait forcément un moyen de l’aider à se sortir de cette mauvaise situation. La première qui me vient en tête est le plan qui suit : j’attire les rôdeurs plus loin pour qu’elle puisse s’enfuir en direction opposé. Sauf qu’elle allait avoir à être rapide, très rapide. Je n’allais pas faire long feu, avec ma jambe dans cet état et même lorsque j’allais m’écraser, et qu’ils seront occupé à me bouffer les tripes, rien ne garantissait qu’ils resteraient tous sur mon cadavre, certains pouvaient aussi partir à la poursuite d’Aileen. Ça paraissait très simple de les distraire et de les amener à faire ce qu’on voulait, puisqu’ils étaient quand même un peu stupides, mais la situation dans laquelle on se trouvait prouvait que parfois ils étaient imprévisibles, qu’ils pouvaient te prendre par surprise. Je ne voyais pas tellement d’autres solutions, et je me disais que dans l’état où ils aillent me laisser, je n’allais plus être capable de faire grand-chose une fois transformé, il allait être très facile de m’abattre, je n'allais plus qu'être une épave, et le premier qui passerait par-là allait le faire sans problème. Voilà, c’était le plan, il ne restait plus qu’à convaincre Aileen de le suivre, c’était la seule solution.


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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeJeu 1 Juin - 0:35

It's clear now, we are cursed to the bones

Elle n'arrive pas à y croire, elle ne peut pas accepter. Comment en sont-ils arrivés là ? Elle ne voulait qu'une chose : qu'ils parviennent tous les deux à continuer. Qu'ils trouvent de quoi tenir quelques semaines supplémentaires, et qu'ils retournent s'enfermer dans cette foutue maison. Ce n'était pas si compliqué, si ? Visiblement, ce n'était pas ce qui devait se passer. Parce que, à présent, ils sont loin, très loin, d'en être là. Conrad ne va sans doute même pas pouvoir descendre de l'endroit où ils se sont perchés. Alors, c'est tout ? Il s'est fait mordre, il a fait preuve de quelques secondes de faiblesse et ça leur coûtera absolument tout, à tous les deux ? Parce qu'Aileen ne se fait pas d'illusion ; sans lui, elle n'y arrivera pas. Elle ne sait déjà pas comment elle va se sortir de tout ça. Si ça se trouve, elle va finir sa vie ici, elle aussi. Elle va crever de faim et ne plus jamais descendre de ce toit non plus. Au moins, elle n'aura pas été mordue. Au moins, elle aura passé ses derniers instants aux côtés de l'un de ses meilleurs amis. Conrad. Il aura représenté tant de choses dans sa vie ... Et elle aimerait lui dire, elle aimerait tant être capable d'ouvrir la bouche et de dire des choses censées. Au lieu de ça, il n'y a que des conneries qui franchissent la barrière de ses lèvres. Des conneries comme elle n'en dit que trop souvent. Mais elle n'a jamais été confrontée à pareille situation, et elle ne sait tout bonnement pas comment réagir, comment se comporter. Ce n'est pas le moment, pour elle, de s'apitoyer sur son sort. C'est Conrad, qui est en train de mourir à petit feu - tout en souffrance -, pas elle. Tout ce qu'elle doit faire pour tenir bon, c'est ne surtout PAS réfléchir à l'après. Aux moments qu'elle va passer seule. A la perte qu'elle va devoir surmonter d'une façon ou d'une autre.

Tout ce sur quoi elle doit se concentrer, c'est Conrad. Elle ne sait pas ce qui va survenir dans les minutes qui arrivent. Elle ne sait pas non plus vraiment comment il se sent. S'il a mal, s'il a peur, ... Conrad n'est pas homme à s'apitoyer sur son sort, alors qu'il serait tout à fait logique qu'il le fasse à cet instant précis. Elle s'en veut instantanément, lorsque c'est lui qui se met à la rassurer. Comment peut-elle se montrer aussi faible, et une si mauvaise amie ? C'est incroyable. Elle ne devrait pas. Elle doit garder la tête haute, et s'efforcer de rendre les choses plus faciles pour lui. Pour lui, et pour lui seul. Le reste n'a pas d'importance tant qu'elle n'y est pas confrontée de face. Lui il est là, à la regarder, à la rassurer, puis à la reprendre dans ses bras. Elle s'y laisse quelques minutes mais, forte de sa résolution, elle ne laisse pas couler une seule larme. Ses yeux restent fermés un instant, et elle pince les lèvres. Rester forte. Elle doit rester forte. « Bien sûr que je vais y arriver. » Lâche-t-elle dans un souffle. Mais qui essaye-t-elle de convaincre ? Elle ? Ou lui ? A son niveau, et à sa façon, elle cherche surtout à le rassurer. A lui fournir au moins une raison de se détendre, et de ne pas se sentir coupable de ce qui est en train de se passer, de ce qui va se passer. Mais, dans le fond, elle n'est pas aussi optimiste que ça, et que lui. Bien sûr qu'elle va essayer, qu'elle va même faire tout ce qui est en son pouvoir pour y arriver ... Ne serait-ce que pour lui ... Mais ça ne signifie pas pour autant que ce sera une réussite.

Ce n'est pas le moment de lui dire ça, de toute évidence. Et elle ne le fera jamais. Quand elle s'écarte de lui, c'est pour pouvoir contempler ses traits, et en profiter pendant qu'elle le peut encore. Elle essaye de noter chaque détail, afin de ne rien oublier. Mais elle se fait aussi la promesse de retourner chez elle à New-York, et de récupérer des photos. De lui, d'eux. De tous les membres de sa famille, aussi. Elle va en avoir besoin si elle veut y arriver, si elle veut tenir. Conrad n'est pas le genre de personne que l'on oublie, c'est même plutôt le genre de personne qu'on ne rencontre qu'une fois dans sa vie. Mais qui sait comment les choses se passeront réellement pour elle à l'avenir ? Non. Il ne faut pas qu'elle y pense. C'est trop dangereux. De là où elle se trouve, de son point de vue à elle, elle a l'impression que Conrad est en train de cogiter, de réfléchir à toute vitesse. Sur quoi, elle n'en sait rien mais elle fronce les sourcils. Ce n'est pas le moment pour lui de trop penser. Il doit se concentrer sur le présent, et c'est tout. « Tu sais que ... Je ne vais pas te laisser devenir comme ... eux ... Comme ces choses, hein ? » Il en est tout simplement hors de question. Pourtant, elle a l'impression que ce n'est pas ce que Conrad est en train de se dire. Et elle est sûre que ça le mettra sur la voie, qu'avec ça, il se confiera et allégera un peu le poids qui semble lui peser sur les épaules. Elle a besoin de l'entendre dire, encore une fois, que tout va bien se passer. Mais elle ne veut pas le voir passer ses derniers instants à souffrir et à regretter tout un tas de choses ... Ou, pire, à s'inquiéter pour ce qui lui arrivera à elle, dans le futur. Pas question.



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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeMer 14 Juin - 20:12


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Les deux mains contre les joues d’Aileen, je fais tout pour la rassurer, et pour me rassurer moi au passage, même si je ne savais pas si cela fonctionnait pour elle ou même pour moi. Comment pouvais-je le savoir ? Si tout irait bien ? Je n’en savais rien et je n’allais plus être là pour changer quoi que ce soit à ce que l’avenir lui réservait, elle allait être seule. Tout ce que j’espérais c’est qu’elle ne le serait pas trop longtemps. Il n’était pas trop tard, si ? Pour que tout s’arrange ? Pour qu’elle ait des nouvelles de nos familles et que quelqu’un -n’importe qui- s’occupe de cette épidémie ? Dans tous les cas, on c’était retrouver, nous, et malgré tout, alors rien n’était exclu. Je n’osais cependant pas lui dire quoi faire, parce qu’elle n’avait pas besoin que je lui dise. Aileen avait toujours été celle qui avait le plus de jugeote entre nous deux, elle saurait quoi faire, elle allait se battre, j’en étais convaincu. Comme je venais de lui dire, elle était l’une des femmes les plus fortes que je connaissais. Elle ne pouvait qu’allez bien. Ce qui était idiot, c’est que je me disais ça, alors qu’on entendait encore beaucoup trop de grognements de rôdeurs pour que je sois un tant soit peu crédible. Comment allait-elle pouvoir allez bien si elle ne descendait jamais de ce toit, tout comme moi ? Alors je me mets à réfléchir à une solution. S’il n’y en avait pas vraiment avant, désormais les choses avaient changé ; j’étais déjà condamné, ce qui voulait dire que je n’avais plus à me soucier de ma vie… Ce qui voulait dire que je pouvais descendre de ce toit, moi, sans me soucier des rôdeurs ou de quoi que ce soit d'autre, que je pouvais faire diversion, les attirer plus loin afin de laisser le temps à Aileen de descendre à son tours et de s’enfuir. Ça voulait dire d’atroces souffrances pour moi et ça voulait aussi dire que je n’allais pas être en mesure d’arrêter ma transformation, mais qu’importe. J'étais déjà fichu.

Comme si elle avait lu dans mes pensées, Aileen refuse d'avance mon plan d’attaque. Plan que j’avais élaboré, sans m’en rendre compte, en relâchant le visage de la blonde et en me tournant vers la cours de cette demeure maudite. Elle me connaissait trop bien et elle avait donc deviné que j’avais quelque chose en tête, et si je ne lui disais pas tout de suite -j’étais clairement un homme qui agissait et qui réfléchissait plus tard, elle le savait- ça ne voulait surement rien dire de bon. Je savais qu’elle n’aimerait pas mon idée, mais c’était le seul moyen que j’avais pour l’aider, l’aider une dernière fois, et j’y tenais. Alors je la regarde à nouveau et une expression triste fige mon visage. Elle ne pouvait pas savoir à quel point j’avais envie que ce cauchemar s’arrête, à quel point je ne voulais pas devenir l’une de ces choses, elle s’en doutait surement, sauf que je ne pouvais pas. Nous étions, ou elle était, plutôt, dans une situation délicate et m’abattre n’allait l’aider en rien, même qu’elle allait, tout simplement et surement, gâcher la dernière chance qu’elle avait de retourner au manoir saine et sauve. « Aileen… » commence-je avant de m’arrêter. Je prends l’une de ses mèches blondes et je la fais tourner une seule fois et doucement autours de mon doigt avant de la laisser retomber et de lever les yeux vers elle à nouveau, me forçant à sourire. « Oui je sais » répondis-je alors, puisque je savais que ce n’était pas ce qu’elle voulait pour moi, qu’elle était suffisamment courageuse pour faire ce qu’il fallait afin que je repose en paix. « Mais je peux pas te laisser faire ça. » Je détournais déjà le regard, regardant devant moi comme tout à l’heure. « Je sais ce que c’est, parce que j’ai dû le faire moi-même, et si c’était à refaire, je le referais sans hésiter, même si je suis au courant de ce qui m’attend ensuite. » Les cauchemars, la culpabilité… « Je refuse d’être celui qui te fait vivre la même chose. » Après cette journée, elle aura beaucoup de choses déjà dont elle se préoccupera, elle n’avait pas besoin de ça en plus.

Puis, de toute façon, elle avait besoin de moi encore un peu. C’était moi qui avais choisis cette maison et même l’autre, je l’avais mise dans ce pétrin, je n’avais pas fait les bons choix et je voulais maintenant que ça change. Sauf que lui faire accepter mon plan… Ce n’était pas gagné. Avant même que je n’ouvre la bouche, elle avait déjà refusé la majeure partie de celui-ci. « Je peux t’aider à t’échapper des rôdeurs, tu pourras retourner au manoir, trouver une autre stratégie. Tu as la carte. » Il fallait tout de même que je lui montre les avantages avant tout, même si après ce que je m’apprêtais à dire, il y avait de fortes chances qu’elle s’en balance complètement, de ces avantages. « Je vais descendre et les attirer plus loin, tu pourras t’enfuir. » Je prends son visage entre mes deux mains, comme je l’avais déjà fait, je voulais qu’elle me regarde et qu’elle voit dans mes yeux que c’est ce que je voulais le plus ; qu’elle soit en sécurité. Comment pouvais-je partir en paix si je ne pouvais pas m’assurer -ou presque- qu’elle allait s’en sortir de son côté ? Ou au moins, faire tout ce que je peux pour qu’elle y arrive ? « S’il te plaît Aileen, laisse-moi faire ça pour toi, ça ne change pas grand-chose pour moi de toute manière, mais ça feras toute la différence pour toi. » Si je m’étais montrer assez convainquant ? Je ne pouvais pas le savoir, mais je l’espérais. Ce n’était pas non plus comme si j’allais être capable de faire facilement changer d’avis la blonde, si elle avait décidé qu’elle refusait. Je ne savais pas combien de temps il me restait, mais en tout cas j’allais user de chaque dernière minute afin qu’elle finisse par accepter, il le fallait.


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Dernière édition par Conrad Williamson le Mer 28 Juin - 7:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeMar 20 Juin - 11:03

It's clear now, we are cursed to the bones

Il est condamné. Et Aileen se tient là, à ses côtés, sans rien pouvoir y changer. Pour elle, c'est dur. Très dur, même. Ce sentiment d'impuissance, elle le haït plus que tout et elle aimerait pouvoir inverser la tendance. Malheureusement, c'est tout bonnement impossible. Elle n'y peut plus rien. Conrad a été mordu, et elle ne peut rien faire pour changer cela. Rien du tout. Si ce n'est le regarder mourir, le regarder devenir -lentement, mais sûrement- l'une de ces choses. Mais elle lui fait savoir qu'elle ne le laissera pas devenir comme eux. Hors de question qu'il devienne un de ces monstres, et qu'elle le laisser errer. Non, cela n'arrivera pas. Pas si elle a son mot à dire sur la situation et, clairement, c'est le cas. Elle a besoin de lui, c'est certain. Et elle ne sait pas ce qu'elle deviendra sans lui, lorsqu'il ne sera plus là - et pas s'il ne sera plus là -. Son avenir est ancré dans le marbre : Conrad ne finira pas la journée. Aileen, elle, devrait s'en sortir. Avec la carte, avec les indications fournies par son ami, elle réussira à retourner au manoir. Là-bas, elle élaborera un plan. Sans doute qu'elle partira dès le lendemain pour New-York. Si elle attendait depuis des semaines avec Conrad que les secours arrivent, que quelque chose se passe, sa décision est désormais précipitée. Elle va partir. Elle va quitter cette ville, et retourner chez elle. Elle veut retrouver sa famille, ses parents, sa sœur. Elle en a besoin. Sans Conrad et si elle ne les retrouve pas, eux, impossible qu'elle devienne quoi que ce soit. Impossible qu'elle continue. Elle s'accroche désespérément à l'idée qu'ils vont bien, et que la chance la mettra sur leur route. Tout comme ils l'ont mise, elle, sur la route de Conrad avant cela. Les choses ne se passeront pas autrement, il en est hors de question.

Conrad se tient toujours là, à ses côtés. Ou plutôt, face à elle. Elle ne parvient pas à le lâcher du regard, c'est comme vital, primordial. Elle a besoin de le regarder, de retenir chaque détails de son visage. Difficile, pour elle, de croire que d'ici quelques heures il deviendra ... Autre chose. Un rôdeur. Un zombie. Appelez ça comme vous voulez, la situation reste inchangée. Elle va le perdre, et elle ne peut rien y changer. Mais à l'expression du visage de Conrad, elle comprend qu'il y a quelque chose qui va arriver et qui ne va pas lui plaire. Et, effectivement, sa proposition tombe. Très franchement, dans une autre situation, elle l'aurait sans doute déjà giflé. Il veut qu'elle l'abandonne. C'est ça, qu'il attend d'elle. Et ses mains sur son visage, et sa morsure qu'elle peut voir si elle penche légèrement la tête, ne changeront rien à la colère qui la gagne. Un sentiment d'injustice terrible la prend aux tripes, et elle a envie de hurler jusqu'à ce que sa gorge lui fasse trop mal pour continuer. Jusqu'à ce qu'elle se sente mieux - si tant est que cela soit possible. « Il en est hors de question ... » Sa voix n'est qu'un murmure. Cela, couplé au fait que Conrad a parlé par-dessus sa voix, couvrant celle-ci, il ne l'entend pas. Mais elle ferme les yeux quelques secondes, jusqu'à ce qu'il se taise. Là, elle les rouvre. Elle les plante dans les siens, elle ne le lâche plus. Ils ne sont plus très loin l'un de l'autre et elle peut voir -enfin- chaque détails de son visage. Elle n'en oubliera rien. Jamais. Hors de question. Elle est déterminée à lui faire entendre raison, déterminée à lui faire savoir sa façon de penser sans non plus gâcher les derniers instants qu'ils leur restent.

Les derniers instants. C'est si douloureux à penser, si douloureux à imaginer... Elle a encore bien du mal à le croire. Et pourtant, les faits sont là. « Il en est hors de question Conrad. » Répète-t-elle d'une voix ferme. Mais ça ne lui suffit pas encore. Elle a besoin de le dire encore et encore. Dans sa tête mais aussi, et surtout, à voix haute. « Hors de question, tu m'entends ? » Cette fois, sa voix est dix fois plus encore pleine de détermination. Il va bien falloir qu'il entende raison, il va bien falloir qu'il se fasse à l'idée. Qu'elle ne le laissera pas faire. Que, cette fois, c'est à elle de le protéger et de l'empêcher de foncer droit dans le mur. Enfin, d'une certaine façon, il ira tout de même. Mais le peu qu'elle puisse faire, c'est faciliter ses derniers instants. Et elle entend bien respecter cela. Peu importe si, par-dessus le marché, il est énervé contre elle. [color=brown« Je ne peux pas te laisser faire ça, et tu le sais très bien. Tu vas rester ici, ne plus penser à quoi que ce soit d'autre et me laisser me débrouiller pour la suite. Je vais y arriver, Conrad. Tu l'as dit toi-même : je suis forte. Je vais y arriver. »[/color] Mais qui essaye-t-elle réellement de convaincre ? Lui ? Ou bien ... Elle ? Allez savoir. « Maintenant assied-toi confortablement, ou même allonge-toi tiens, et arrête de me raconter ces conneries qu'il est hors de question que j'écoute plus longtemps. » Elle s'en voudra sans doute, d'ici quelques heures, de lui avoir parlé ainsi. Mais elle ne peut tout bonnement pas faire autrement. Il l'énerve, à vouloir jouer le héros même dans un moment pareil. Il l'énerve à ne pas vouloir entendre raison. Et, par-dessus tout, elle s'énerve, elle, de n'être pas en capacité de faire plus. Pour lui. Pour elle. Pour eux.



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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeVen 30 Juin - 6:20


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Il n’y a que quelques minutes de cela, je m’étais promis de faire tout ce que je pouvais pour convaincre Aileen de me laisser l’aider une ultime fois, alors je me sens absolument ridicule lorsque je décide d’abandonner aussi tôt, lorsque je décide que cette bataille je ne la gagnerais pas. Sauf qu’il y avait quelque chose dans le regard que me jetais la blonde, dans le ton de sa voix, qui me faisait comprendre que cette fois il était plus judicieux que je ne prononce plus un seul mot à ce sujet. C’était comme si mes paroles étaient entré dans l’une de ses oreilles et s’étaient directement enfuit par l’autre, sans aucun arrêt entre les deux. Mon plan n’était pas fou et il pouvait l’aider, je savais qu’elle savait, mais elle ne voulait rien entendre, elle s’en fichait royalement. Du moins, pour le moment, et je ne pouvais pas lui en vouloir. Seulement, dans le creux de mon estomac, il y avait un sentiment désagréable qui grandissait, formait une lourde sphère qui me mettait mal à l’aise. C’était de l’angoisse. Cette situation était dégueulasse, pas seulement pour moi, même qu’elle l’était surtout pour Aileen selon-moi. J’allais mourir ici, sur ce toit, c’était déjà décidé, il n’y avait plus de marche arrière, ma tombe était déjà creusée. Sauf qu’elle, ensuite, il lui fallait continuer sa route, continuer le combat, seule. J’espérais que ce ne soit que pour le moment, mais je n’en savais rien, je ne savais même pas comment elle allait seulement descendre de ce toit, maintenant que cette maison était entouré et bourré de rôdeurs. Sauf qu’il y avait aussi la peur de l’inconnu. Où allais-je maintenant me retrouver ? Que se passerait il ? Je ne croyais pas en Dieu et je n’avais jamais vraiment réfléchit à ce qui pouvait bien arriver à ceux qui quittait ce monde, puisque je n’avais jamais été confronté à la mort d’aussi près. Tout cela me paressait tellement surréel..

Sauf que pour elle, je décide de faire abstraction de tout cela. De toute façon, rendu où nous étions, au final, je ne voyais pas l’intérêt de passer nos derniers instants, mes derniers instants, à me disputer avec elle, parce que je le sentais ; si je continuais, ça ne mènerait nulle part en plus de n’avoir rien de jolie. Me pinçant la lèvre inférieure, comme pour m’empêcher de dire des bêtises, j’hoche simplement de la tête, lui montrant que je me rendais, qu’elle gagnait. On voyait surement que ça ne me plaisait pas, que je voulais faire plus que m’étendre et attendre que la mort ne vienne me chercher, c’était dans mes gênes d’agir, de faire n’importe quoi, tout sauf me poser et réfléchir. Cela dit, il n’y avait aucune défiance ou reproche dans le regard que je lui jetais en retour. En fait, il était plutôt doux, compréhensif. Je n’avais peut-être pas le même point de vue, mais je comprenais le sien, ou du moins, j’essayais. « Okay… » souffle-je finalement. C’était un mot simple, qu’on répétait sans cesse, mais aujourd’hui il était lourd et me semblait dur à prononcer, puisqu’il voulait dire tant de chose cette fois. Les mains toujours poser contre ces joues, j’approche son visage du mien et le penche légèrement, posant mes lèvres contre son front. Je ferme les paupières, respire doucement, puis alors que je suis de nouveau vis-à-vis de ses yeux, je les ouvre à nouveau. « Okay » répète-je, comme pour repousser encore un peu ces pensées, ces envies de révolte contre cette décision que je prenais. Peut-être que c’était la bonne, peut-être que ça ne l’était pas, mais c’était celle que je décidais de prendre. Après tout, tout ce que je voulais, c’est qu’elle soit en sécurité, qu’elle soit heureuse, et je pensais que sauter de ce toit et éloigner les rôdeurs pour elle était la solution, mais il semblerait que j’ai tort, que ce n’est pas ce dont elle a réellement besoin, alors pourquoi combattre ?

S’en suit un silence, pas tout à fait confortable, n’y désagréable, mais qui se comble d’un sentiment électrisant, qui provenait surement de cette confrontation que nous avions eue, entre deux de nos idées en lesquelles on croyait dur comme fer, de cette peur de quitter l’autre et de cette constatation frappante de ce que ça signifie vraiment. Pendant un instant, je la regarde droit dans les yeux, jusqu’à ce que mon corps se détende complètement sous l’abandon, et que l’adrénaline quitte mes veines. Alors seulement là, je me retrouve à fixer ses lèvres, à me rendre compte que nous sommes beaucoup trop proche, même assez pour partager le même air. L’espace d’un moment fugace, une idée stupide me traverse l’esprit et tout de suite je me sens mal d’y avoir seulement pensé. Je mets automatiquement cela sur le dos de ce besoin viscérale que j’avais d’agir, d’agir toujours avant de penser, de poser des gestes stupides en suivant mon instinct tout aussi stupide. Je ne peux pourtant pas m’empêcher de m’approcher, juste un peu, d’écarter les lèvres, puis de me pousser, juste au dernier moment. Ayant alors trop rapproché nos deux visages, nos joues se frôlent une fois que je change -enfin- de direction, me dirigeant plutôt dans le creux de son cou en un mouvement étrange, loin d’être fluide, comme étant forcé. Installé là, je me rends compte que j’avais retenu ma respiration et me permet alors de relâcher l’air que j’emprisonnais dans mes poumons, mais celui-ci passe difficilement. Mon cœur s’affolait. Qu’est que je faisais ? C’était débile. Qui s’inquiéteraient encore de commettre une pareille erreur rendu-là où j’étais ?


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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeDim 2 Juil - 21:41

It's clear now, we are cursed to the bones

Dans cette situation pourtant abominable, Aileen se sent étonnement calme. Elle ne sait pas pourquoi, elle ne sait pas comment. Mais elle n'a pas le temps d'y réfléchir, pas le temps de faire pause sur cela pour y songer plus sérieusement et pour trouver une explication. Non, impossible. Son calme n'est qu'un mirage, elle le sait. Qu'une façade destinée à protéger Conrad pour qui la situation est déjà très précaire. Son destin est scellé, et celui d'Aileen lui semble on ne peut plus flou. Tant mieux, donc, si elle n'a ni le courage ni la force d'y penser. De penser à l'après, à la technique qu'elle va utiliser pour fuir ce toit, pour s'en sortir malgré tout. Sa respiration est mesurée, tout à fait normale. Elle prend sur elle. Elle ferme les yeux, parfois, pour laisser la brise caresser son visage et lui permettre de garder sa sérénité. Comment elle fait, elle n'en sait rien. Mais elle y arrive, et là aussi il vaut peut-être mieux qu'elle reste dans le flou. A ses côtés, Conrad semble capituler. A deux reprises, il hoche la tête en lâchant un faible ok - le second étant tout de même prononcé de plus vive voix, avec plus d'assurance que le premier -. Il a cédé. Elle a gagné. Elle peut maintenant laisser la pression redescendre et attendre. Attendre que la morsure ne fasse son effet, et n'emporte loin d'elle Conrad. Et après ? Quand il se transformera, elle fera quoi ? Elle le sait. Elle le sait. Mais elle ne s'attarde pas dessus, ce serait trop risqué. Là, tout de suite, elle ne peut pas se permettre de se laisser envahir par les émotions trop fortes qui menacent de la submerger à tout instant. Elle les laisse au plus profond de son esprit, afin de rester bien présente pour Conrad. Il doit être terrifié. Et Aileen, elle, se doit d'être là.

Malgré la peur, malgré l'appréhension, malgré tout ce qui va avec. Conrad ne mérite pas qu'elle baisse les bras, qu'elle le laisse tomber. Être présente pour lui, c'est tout ce qu'elle peut faire. Alors elle ne bouge pas, elle se contente de le regarder parfois. De profiter de sa présence et de le tenir contre elle. Le silence s'installe, et elle ne cherche pas à le briser. Qu'est-ce qu'elle pourrait dire, de toute façon ? Il n'y a rien à dire, tout comme il n'y a rien à faire. C'est sans doute ça, le plus terrible : ce sentiment d'impuissance fulgurant qui la saisit et la fige sur place. Le calme n'est qu'une chimère et elle ne sait pas dans quel état elle sera, une fois ... Une fois que ce sera arrivé. Une fois que Conrad ne sera plus à ses côtés ou, en tout cas, qu'il ne sera plus lui-même. Elle gérera les choses à ce moment-là, elle verra comment cela se déroule et comment tout se goupille. Pour l'instant, elle profite de sa présence, de son souffle chaud qui s'échoue contre ... Contre sa bouche ? Elle rouvre les yeux, constatant immédiatement que Conrad est plus proche que jamais d'elle. Comme hypnotisée, elle ne fait pas le moindre mouvement. Elle attend, c'est tout. C'est ce qu'elle sait le mieux faire, après tout, n'est-ce pas ? Attendre et voir. Mais Conrad, au dernier moment, tourne la tête et c'est dans son cou que son visage termine son voyage. Cette fois encore, Aileen ne dit rien. Sa prise dans le dos de son ami se fait plus forte, peut-être. Plus pressante, comme pour s'assurer qu'il est toujours là et qu'il ne vient pas de ... passer de l'autre côté. Mais non. Elle sent toujours son souffle régulier dans son cou.

De nouveau, elle ferme les yeux. De nouveau, elle attend. Un seul mot franchit la barrière de ses lèvres. « Conrad ... » Elle ne sait pas vraiment pourquoi, mais elle ne fait rien pour l'en empêcher. Elle ne sait pas ce qu'elle veut, elle ne sait pas ce qu'elle attend, mais elle le fait toujours. Les yeux fermés, ses doigts enfoncés dans la peau du dos de Conrad, à travers son tee-shirt. Elle attend. Dans le silence, qui s'installe une fois de plus. Le calme est toujours là, mais il lui semble que son souffle, à elle, s'est accéléré. Et que les battements de son cœur sont soudain moins réguliers. Tout se passe comme s'ils étaient là, tous les deux, et que le reste du monde n'existait pas. Ils sont dans leur bulle enchantée, dans leurs parenthèses bien fermées. Aileen refuse d'accepter que le temps est bel et bien en train de s'écouler, bel et bien en train de leur échapper. A Conrad plus qu'à elle, certes. Elle refuse tout bonnement d'y penser. Parce que s'aventurer sur ce terrain-là, c'est prendre le risque inouïe de perdre pieds. Et elle ne peut pas se le permettre. Pour elle, mais surtout pour Conrad. Plus que jamais, il a besoin d'elle. Et elle entend bien rester à ses côtés jusqu'au bout, même si ça doit lui coûter sa peau à elle, ou même à sa santé mentale. Dans quel état elle sera, après tout ça ? Il ne faut pas être devin pour savoir que ce ne sera pas joli à voir.



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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeDim 30 Juil - 0:13


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C’était donc décidé, on restait sur ce toit jusqu’à ce que je perde la tête. Je ne savais pas dans combien de temps, n’y même si ce serait douloureux mais pour le moment je ne ressentais rien du tout. J’avais mal, certes, mais en soit je pensais que je pouvais encore fonctionner, boiter peut-être un peu, mais ce n’était pas ce qui allait m’arrêter. Ça ne me plaisait pas du tout, cette mort stupide. Je n’avais jamais imaginé ma mort, ou souhaité mourir d’une certaine façon, mais je savais aujourd’hui que cette façon était bien l’une des dernières sur ma liste. C’était surement en partie pourquoi j’avais voulu faire quelque chose ; à mes yeux c’était la meilleure chose à faire. Ainsi, Aileen aurait pu descendre du toit et retourner saine et sauve au manoir, ce qui était mon objectif principal dans le moment présent, et de mon côté, je n’attendais pas sagement que la mort ne vienne me chercher, j’agissais. Sauf que j’avais bien vu que cette idée n’avait pas du tout plu à mon amie, en même temps je pouvais comprendre. Si nos rôles étaient inversés, est-ce que j’aurais accepté qu’elle se jette dans la gueule du loup comme ça ? Je ne pense pas. J’avais fait tant de cauchemar seulement parce que j’avais vu mon grand-père se faire tirer une balle entre les deux yeux, et plus spécialement parce que c’était moi qui avais appuyé sur la gâchette, alors je n’imaginais pas ce que j’aurais vécu si je l’avais vu se faire bouffer doucement et crier de douleur. Ce n’était pas le genre de fin que tu souhaitais à tes proches, pas si tu les aimais en tout cas, et normalement on ne se le souhaitait pas non plus à soi-même, mais je ne craignais pas la douleur, personnellement je craignais plutôt l’attente, parce que attendre ça nous forçais à réfléchir, à un moment où à un autre, et dans la situation dans laquelle j’étais, je pensais que c’était la dernière chose à faire. C’était plus facile de seulement mourir sur le coup, ou alors très rapidement, ne pas avoir le temps de se dire ; ça y est, c’est la fin. De penser à tout ce qu’on a pas fait, à tout ce qu’on aurait dût faire, ou même à l’endroit où on est censé allez maintenant. On s’effaçait, tout simplement ?

Toutes ses pensées me donnaient la nausée et c’est pourquoi je les repoussais comme je le pouvais, même si ça signifiait faire une bêtise encore un peu plus stupide. Ce n’était n’y le moment n’y l’endroit, ou peut-être que justement, c’était maintenant ou jamais, dans tous les cas, je pensais que ce n’était pas une bonne idée, pourtant je m’étais tout de même laissé tenter ; je l’avais presque embrassé. J’avais presque embrassé Aileen. Mon amie depuis toujours. Il ne s’était jamais rien passé entre nous, même si une fois au même endroit nous étions devenu aussi proche physiquement qu’on l’était émotionnellement, séparé d’un continent entier. Il y avait eu de nombreuses occasions, lorsqu’on était au manoir enfermé que tous les deux et pendant des semaines, pourtant rien ne s’était passé. Alors qu’est que ça voulait dire ? Certes, au tout début, j’avais eu dans l’idée de passé la nuit avec elle, c’était pourquoi je l’avais approché, mais elle n’avait pas du tout été en état et j’avais toujours cru que si elle l’avait été, elle m’aurait surement remballé et on ne serait jamais devenu amis. Sauf qu’on ne pouvait pas non plus vivre des si et que même si je me posais des questions, je n’allais jamais y répondre, puisque je n’en savais rien, moi, du pourquoi et du comment, et que je n’avais pas envie d’y réfléchir, je voulais faire le vide dans ma tête, mais j’imagine que ce n’étais pas tellement possible. Peut-être dans une autre situation, mais pas dans la mienne, et je ne faisais rien pour m’aider, en plus de ça. J’avais presque fais des avances à ma seule amie, la seule femme, après ma mère, à qui je n’avais jamais fait d’avance. Heureusement, je me rends compte d’à quel point c’est débile au dernier moment et je me défile, mais en sentant les doigts d’Aileen dans mon dos, s’enfonçant dans ma chair, je ne peux pas m’empêcher de répliquer et de la serrer un peu plus en retour, sans me soucier de ce que ça voulait dire. Lorsqu’elle prononce mon prénom, je frisonne et j’hésite un instant, mais je me redresse finalement à nouveau, juste assez pour être capable de la regarder dans les yeux et surement un peu trop proche même pour cette tâche. « Blackhood » répondis-je sur un ton sérieux avant de sourire en coin, voulant détendre l’atmosphère qui s’était tendu tout d’un coup. Si c’était pour être mes derniers instants -enfin, c’était mes derniers instants, il n’y avait aucun doute- et s’il fallait vraiment que je reste sur ce toit avec elle, que j’attende tranquillement que la fin vienne à moi, au moins je serais resté moi-même jusqu’au bout, du moins, jusqu'à ce que la maladie ne m'emporte.


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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeSam 12 Aoû - 11:16

It's clear now, we are cursed to the bones

A présent, Aileen n'ose plus jeter un seul regard vers le bas. En direction de la jambe de Conrad et de tout ce que la blessure qui s'y trouve signifie. Elle l'évite. Elle préfère rester centrée sur son visage et profiter des derniers instants qu'ils peuvent partager. Cette seule idée la fait frémir, mais elle parvient à rester maîtresse d'elle-même. La colère est là. La rage, le sentiment d'impuissance, la peur aussi. Que va-t-il advenir d'elle ? De lui ? D'eux ? Comment réussira-t-elle à avancer alors qu'elle saura que Conrad, lui, est resté en arrière ? Qu'elle n'a rien pu faire pour lui venir en aide ? C'est cette perspective qui la pousse à refuser sa proposition - hautement stupide par ailleurs -. Le laisser prendre tous ces risques supplémentaires juste pour qu'elle puisse s'en sortir sans encombre ? Non, hors de question. Elle ne peut pas. Elle préfère rester là, avec lui. Et essayer de faire le vide dans son esprit. Pour ne pas se laisser distraire, pour ne pas laisser la tristesse prendre trop de terrain. Elle y arrive pour l'instant mais elle sait que ça ne durera pas. Qu'une fois que Conrad sera parti, elle n'aura plus rien où s'accrocher, plus rien qui lui permette de garder les idées claires. Ce monde est complètement fou, et elle risque fort d'en arriver là elle aussi, à un moment ou un autre. Après tout, Conrad n'a-t-il pas toujours été son pilier ? Du moins, presque toujours. Pendant des années, à partir du moment où ils se sont rencontrés. C'est grâce à lui qu'elle s'est sortie d'une situation délicate, grâce à lui qu'elle a eu l'envie de continuer.

Et là, tout de suite, elle a en quelque sorte envie de lui rendre la pareille. Ce ne sera jamais suffisant parce qu'il lui a aussi sauvé la vie à de multiples reprises - aujourd'hui même comptant dans le lot -. Mais c'est déjà pas mal ... Elle veut être là pour lui, les pieds bien sur terre et l'esprit clair. C'est plus facile à dire qu'à faire. Et, plusieurs fois, elle sent la tristesse l'envahir en quelques grandes vagues destructrices. Elle les maîtrise tant bien que mal, les repousse. Il lui suffit de plonger ses yeux dans ceux de Conrad pour oublier. Il est si proche. Trop proche, peut-être ? Plus qu'ils ne l'ont jamais été en tout cas. Entre eux, il n'y a jamais eu rien d'autre que de simples câlins pour se réconforter et encore, ils n'ont pas été bien nombreux. Il y avait des kilomètres et des kilomètres de distance entre eux jusqu'à il y a peu. Dans le manoir, ils n'ont jamais franchi la limite non plus. Alors qu'est-ce qui est en train de se passer là, tout de suite ? Aileen ne comprend pas. Mais ce qui est bien, et ce qu'elle réalise de manière à peine consciente, c'est qu'elle en oublie presque le reste. Elle est troublée. Par sa proximité, mais pas que. Et elle se flagelle mentalement pour ça. Qu'est-ce qui lui prend, bordel ? Elle doit être en train de perdre la tête ! C'est juste parce qu'elle va perdre Conrad qu'elle se met à imaginer des trucs qu'elle n'aurait jamais cru possibles, ni même envisageables ! C'est tout, rien d'autre ! De toute façon, tout ça, elle doit le rêver.

Si Conrad s'est rapprochée, c'est pour se réconforter. Si elle pense qu'il a failli faire ça c'est dans sa tête et puis c'est tout. Ce n'est pas possible autrement. Elle est en train de rêver éveillée, de fantasmer. Sans aucune raison. Sans qu'elle n'ait jamais pu penser que cela puisse être possible avec lui. Alors qu'elle prononce son prénom d'une voix presque enrouée, et quasi inaudible, Conrad, lui, se contente de son nom de famille. Sans doute parce qu'il s'est rendu compte que quelque chose clochait de son côté et qu'il tient à lui remettre les idées en place, se dit-elle. Pour masquer la gêne soudaine qui s'empare d'elle - qu'est-ce qui lui prend ? -, elle sourit, elle aussi. « Ça faisait longtemps que tu ne m'avais pas appelé comme ça, Williamson. » C'est presque avec soulagement qu'elle retrouve leurs vieilles habitudes d'antan. Mais elle n'en oublie pas la réalité des faits. Enfin ... Elle l'oublie presque. Un peu. Conrad est toujours aussi près, et elle ne parvient pas à se décoller de lui. Elle ne parvient même pas à retirer ses mains de ses épaules, ou à regarder ailleurs que dans ses yeux. Est-il possible qu'elle soit en train de faire la plus belle connerie de sa vie ? C'est bien possible. Mais après tout, quelle importance ? Conrad ne sera plus sous peu. Conrad ne sera plus. Elle va le perdre. Elle ne pourra plus jamais le voir, plus jamais sentir son odeur, plus jamais entendre ses Aileen et ses Blackhood, plus jamais ... Tais-toi ! Elle se réprimande mais il n'y a rien à faire : l'inévitable se fait de plus en plus inévitable. Et imminent.



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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeDim 20 Aoû - 20:38


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Il fallait toujours que je fasse quelque chose de stupide, apparemment c’était dans mes gênes. Il fallait que je dise quelque chose de con, ou que je pose un geste débile, comme si je voulais constamment détendre l’atmosphère, comme si je ne supportais pas me retrouver coincé dans une situation un peu trop sérieuse, ou pas trop longtemps, en tout cas. Parfois, même, ce n’était même pas conscient, je m’emmêlais les pieds, je faisais tomber quelque chose, je fonçais dans quelqu’un… J’avais perdu le compte de toutes les conneries que j’avais faites il y a longtemps, très longtemps, je ne savais même pas si il y avait un nombre assez grand si je me décidais à faire les calculs, mais ce n’était pas comme si j’avais le temps, ou l’envie, ou même, les capacités. Je ne me souvenais pas de tous les jours que j’avais vécu sur cette Terre après tout, et bizarrement, tout d’un coup, cette idée devenait effrayante. Je ne me souvenais pas de tout, et j’allais jamais en être capable, et pour toutes les personnes qui m’avaient connu, c’était pareil. Alors tout allait s’effacer, on allait éventuellement oublier, et les traces que j’avais laissé sur Terre seraient éventuellement balayées par le vent comme si elles n’avaient rien signifié du tout. Des dizaines de questions existentielles se mettent rapidement à me marteler le crâne, et peut-être que c’était une réaction normale, qu’il fallait à un moment ou à un autre que je panique, mais je refusais toujours de me laisser submerger par ses pensées. Peut-être par fierté, peut-être pour Aileen, ou parce que c’était mes derniers moments, et qu’il était stupide de ne pas profiter de mes dernières bouffées d’air en tant que moi-même, de les foutre à la poubelle en ne faisant que me demander ce qui se passerait ensuite alors qu’il était impossible de le savoir de toute façon, ou alors et surement parce que je suis débile et que je l’ai toujours été. De toute façon, peu importe la raison du pourquoi, ça n’avait que peu d’importance et comme à beaucoup de questions que je me posais malgré-moi je n’avais pas l’intention d’y trouver une réponse, ou de perdre mon temps en restant enfermer dans cette cage qu'était ma tête. Je n’avais jamais été ce genre de personne, je m’avais toujours beaucoup plus fié à mon instinct, et mes pulsions, j’avais toujours beaucoup plus écouté ce que mon corps me disait, ce que mon cœur voulait, même si je ne prenais pas le temps de comprendre, d’analyser. J’agissais, tout simplement.

À l’heure actuelle, la seule chose sur laquelle je pouvais me concentrer, autre le fait que j’avais désormais une date d’expiration bien formelle, c’était mon amie, ou peu importe ce qu’elle était pour moi au final, puisque c’était une notion qui était devenu quelque peu flou, après que j’ai presque posé un geste qui aurait définitivement changé la donne, et c’est surement pourquoi je m’étais sentis obligé de me défiler à la dernière minute ; pourquoi maintenant, après toutes ses années, et si Aileen ne répondait pas ? Ou pire, qu’elle répondait, mais seulement puisque je suis un mourant ? Je n’avais pas le droit de faire une chose pareille, pas si je n’avais pas les idées claires, pas si je voulais qu’elle ait elle aussi les idées claires en retour, mais c’était quelque chose d’impossible alors que nous étions dans une situation plus que délicate, qui engendrerait, à un moment ou à un autre, des adieux, sans qu’on puisse y changer quoi que ce soit. Je redeviens alors moi-même, du moins, le Conrad que j’étais avec elle, ou presque. Aileen me répond elle aussi quelque chose de typique, quelque chose qui me rappelait bien toutes ses années d’amitié, mais bien que ma tête suive ce mouvement, ce rétablissement vers une zone plus connue que celle vers laquelle je me dirigeais quelques minutes plus tôt, mon corps lui fait absolument l’opposé, il refuse de se laisser guider, conduire, et comme à mon habitude, c’est celui-ci que je décide de suivre, éteignant complètement la partie sensée -oui, il y en bien une- de moi-même. Surtout que je n’étais pas le seul à prendre cette décision, consciente ou non ; je savais pertinemment ce que c’était de sentir un autre corps réagir au mien, l’accepter en tant qu’intrus, même si c’était une sensation étrange venant de la blonde, inhabituelle. Quelques longues secondes, nous restons silencieux, toujours aussi proches et partageant le même air, oubliant le reste du monde en se perdant dans le regard de l’autre, l’océan et la terre. Éventuellement, mes mains glissent et montent le long de son dos, la pressant doucement contre moi, atteignant finalement ses mèches blondes. Alors qu’une d’entre elles sombre en montant jusqu’à sa nuque, l’autre se détache d’Aileen, pour mieux revenir contre sa joue. Elle attrape son visage, le possède, sans pour autant être trop possessive, lui laissant la possibilité de se libérer de mon emprise à tout instant, du serpent qui s’enroulait doucement autour de son corps. Inclinant légèrement la tête, une dernière promesse silencieuse entre nos yeux avant que je brise le contact, fixant ses lèvres sur lesquelles je pose finalement les miennes, sans si, sans pourquoi, sans rien sauf du cœur.


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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeMer 30 Aoû - 11:03

It's clear now, we are cursed to the bones

La peur est tenace, mais Aileen s'efforce de ne pas lui laisser trop de place. Elle ne peut pas se le permettre, au risque de devenir complètement folle, de gâcher les derniers instants qu'il leur reste. Cette idée, elle ne l'accepte pas ... Elle la cautionne. C'est tout. Parce qu'elle n'a pas le choix. Parce que c'est bien là, qu'elle le veuille ou non. Parce que c'est une vague sur le point de les submerger et d'emporter Conrad avec elle, laissant derrière elle une Aileen dévastée et plus seule que jamais. Comment fera-t-elle pour s'en sortir sans aucune épaule sur laquelle s'appuyer ? Elle n'en sait rien. Comment réussira-t-elle à faire le deuil de cet ami qui a toujours été si loin et si proche d'elle en même temps ? Elle n'en a pas la moindre idée. Ce qu'elle sait, c'est qu'elle ne pourra pas vivre sans objectif. Qu'il lui faudra à tout prix trouver quelque chose à faire, une chose à laquelle elle pourra s'accrocher comme une désespérée. Parce que c'est ce qu'elle va devenir, elle le sait, elle en est sûre. Elle sera une désespérée. Une survivante errante, une jeune femme la tête pleine de souvenirs douloureux, incapable de tirer un trait dessus et tout juste en capacité d'avancer. Le désastre. L'hécatombe. Tout s'apprête à lui tomber dessus et, pourtant, rien ne compte plus que les yeux de Conrad plongés dans les yeux. Rien ne compte plus que leurs corps plus proches que jamais, que leurs peaux qui se frôlent, que leurs souffles qui se mêlent. La respiration d'Aileen est étonnement calme, celle de Conrad un peu plus erratique peut-être. Signe que la vie est en train de lui apporter toute l'énergie finale, sans doute.

Rien ne compte plus que tout parce qu'Aileen a l'étrange impression que le temps est suspendu. Leurs voix se sont tus, mais leurs yeux ne se lâchent plus. Comment en sont-ils arrivés là ? A être si proches ? Elle n'en sait rien, et elle ne trouve pas, ni intéressant, ni important, de chercher à en apprendre plus. Ils ont déjà fort peu de temps devant eux. Impossible de dire combien de secondes, de minutes, d'heures peut-être, s'écouleront avant que Conrad devienne l'une de ces choses ... Peu de temps, peut-être. Mais Aileen n'a pas la moindre envie de le savoir, ou bien elle serait capable de compter jusqu'à ce que le temps soit écoulé. Non. Elle ne veut pas de ça. Ce qu'elle veut, c'est pouvoir s'envoler loin d'ici, avec Conrad. Pas seule, avec Conrad. Toujours. Il n'y a que lui qui compte, que lui qui puisse décider ce qu'il doit advenir d'elle. Il n'y a que lui, aussi, pour être ainsi capable de l'aider à garder son calme alors que la situation ne s'y prête pas. Lui aussi l'est, calme. Il ne bronche pas, ne semble pas souffrir outre-mesure. Il la fixe. Et, bientôt, il fait un mouvement dans sa direction. Plusieurs, en réalité. Ses mains bougent d'abord alors que celles d'Aileen, moites de l'anxiété qu'elle s'efforce de faire taire, restent parfaitement immobiles. L'une par terre non loin de là, l'autre sur sa hanche à lui. Qu'est-ce qu'ils sont en train de faire ? Sans doute une grave erreur. Mais Aileen n'est pas en état de peser le pour et le contre, et elle n'en a certainement pas envie.

Et Conrad non plus. Malgré tout ce qu'ils viennent de traverser, malgré tout ce par quoi ils sont passés ces derniers moments, la magie de l'instant est bel et bien là. Difficile de dire comment, d'expliquer pourquoi, de comprendre ce dont il s'agit réellement. Aucun intérêt. Ils n'en ont plus pour longtemps. C'est un instant suspendu, mis à part du reste du monde. Au diable l'épidémie. Au diable la souffrance, la perte, le feu, le sang. Seul compte cet instant. Et les lèvres de Conrad qui viennent de se poser sur celles d'Aileen, laquelle est, dans les premières secondes, bien incapables de réagir. La stupeur ? Certainement pas. La surprise ? Non plus. C'est plutôt quelque chose de l'ordre de l'étonnement. Elle (re)découvre Conrad, il y a de quoi être légèrement ébranlée. Ce n'est qu'une affaire de secondes, de toute façon, avant qu'elle se remette. Là, enfin, elle peut répondre à son baiser. Pour mieux s'écarter de lui quelques instants plus tard. « Me laisse pas ... » Inconsciente de ce qu'elle vient de murmurer, elle l'est. Mais elle réalise la portée de ses mots en un rien de temps, juste ce qu'il faut pour qu'elle s'empare de nouveau de ses lèvres. Espérant, sans doute, ainsi effacer ce qu'elle vient de dire, effacer la morsure qui va lui prendre son Conrad et l'empêcher de discuter de tout ça avec lui. Quelle importance ? Elle peut presque partir du principe qu'elle est déjà morte, elle aussi.



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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeVen 8 Sep - 3:28


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Mais qu’est-ce qu'on faisait ? Après toutes ses années d’amitié, on décidait, subitement, de franchir une étape importante, après laquelle on ne pouvait plus reculer. Forcément, ça changeait quelque chose, qu’on le veuille ou non, ça posait problème. Ça n’arrivait pas comme ça, on ne tombait pas par hasard sur les lèvres de quelqu’un d’autre. Même si on ne savait pas vraiment ce que ça voulait dire au moment de l’acte, ça ne pouvait tout simplement pas sortir de nulle part, ça découlait de quelque chose. Sauf que ça n’avait rien d’une situation typique durant laquelle deux amis dérapent, c’était beaucoup plus compliqué que ça ; j’avais été mordu, le monde qu’on connaissait si bien, dans lequel on avait grandi, évolué, avait pris feu, et on n’avait aucune nouvelle de nos familles ou du monde extérieur tout court, mis à part nous deux, et bientôt il n’y aurait plus qu’elle, elle et les marcheurs. Qui pouvait se vanter d’avoir vécu une situation semblable ? Pas grand monde, pas grand monde d’encore vivant en tout cas. Puis, finalement, qu’est que ça changeait ? C’était peut-être égoïste, parce que pour moi je savais qu’il n’y avait aucune suite et que ce n’était pas du tout le cas d’Aileen -je l’espérais en tout cas-, mais qu’est qu’on avait à perdre au final ? Il ne nous restait que très peu de temps ensemble, nous n’aurions même pas le temps de nous poser des questions, d’essayer de comprendre, si on l’aurait vraiment voulu, ou d’être témoins des changements que cela aurait pu engendrer si tout cela se passait dans un tout autre contexte, et c’était même à se demander si cela se passerait seulement si nous étions dans un tout autre contexte, justement… Tout cela pour dire que lorsqu’on y réfléchissait bien, on se rendait compte que jamais on allait comprendre ce que voulait dire cette toute nouvelle proximité qui se créait soudainement entre nous. On perdait déjà beaucoup, des deux côtés, alors finalement il n’y avait plus rien à perdre, justement, rien qui nous tenait vraiment à cœur en tout cas, puisque plus rien ne pouvait changer la fatalité de cette situation, la fin de cette histoire. Ça ne changeais rien, ou très peu de chose, du moins, pas ce qu’on espérait tous les deux voir prendre une toute autre forme.

Je m’étais donc lancé, sans me poser plus de questions inutiles. J’en avais eu envie, et le pourquoi de ce désir m’était inconnu, il était d’ailleurs impossible que je m’en soucis moins à ce moment, donc je m’en étais tout simplement tenu à ça. Durant quelques secondes, la blonde semble surprise, malgré le fait qu’elle ne s’était pas refuser à moi initialement, qu’il y avait eu de nombreuses occasions pour elle de se défiler et que mes intentions avaient fini par devenir très claires. J’ai à peine le temps de m’inquiéter du fait qu’elle ne réagit pas tout de suite, de me demander si je viens de faire la plus grosse bêtise jamais encore commise par un homme, qu’elle répond enfin à mon baiser, se détachant de moi rapidement ensuite. Je suis donc de nouveau confus l’espace d’un instant, surtout qu’elle me balance des paroles plus que signifiantes ensuite avant d’unir à nouveau nos lèvres sans me laisser le temps d’analyser ce qu’elle venait de dire, de l’absorber, d’en saisir le sens et la signification. Sauf que ce n’était pas comme si le but dans tout ça avait été de réfléchir, puisque dès que j’avais franchis ce pas, cette barrière invisible que normalement deux amis respectent puisque étant un peu la base même de ce que signifie être amis, je m’étais dit que c’était absolument inutile, pas durant ce moment en tout cas. Ça ne servait à rien. Tout ce qui comptait était ce qu’on partageait, là, maintenant, et qui me paraissait bien. Embrasser son amie depuis toujours aurait pu être étrange, mais c’était loin de l’être pour moi, ça avait quelque chose de naturel, comme si nous étions les deux dernières pièces d’un puzzle qui finalement s’assemblaient, se retrouvaient. Du moins, c’est ce que je ressentais, c’est le sentiment par lequel je me laisse submerger, puisqu’il était agréable, sécurisant, qu’il me faisait tout oublier autour, malgré les horreurs qui s’y trouvait… « Jamais » que je murmure alors en réponse, entre deux baisers, mes deux mains désormais posées contre ses joues, mes yeux restant clos. Ça n’avait pas grand-chose de cohérent, puisque, effectivement, je la quittais, mais ce n’était pas ce que je désirais, loin de là. Je lui répondais donc ce que j’aurais aimé que soit la réalité, ce qu’elle voulait entendre même si ce n’était que des mensonges. De toute façon, où était le mal dans le fait de se laisser allez à croire, même l’espace que d’un court instant, ces mirages ?


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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeDim 10 Sep - 19:43

It's clear now, we are cursed to the bones

Ce baiser a quelque chose d'unique. Il vaut sans doute mieux pour Aileen ne pas trop se demander ce qui le rend si spécial, si hors du commun. C'est un mélange de beaucoup de choses, dans le positif comme dans le négatif ... Surtout dans le négatif tout de même. Difficile de dire comment ils en sont arrivés là. Difficile, aussi, de dire dans quel état elle sera ensuite, le lendemain, le surlendemain, dans un mois, un an ... Une larve, voilà ce qu'elle sera probablement. Entre les bras de Conrad, pourtant, elle se sent vivante, plus qu'elle ne l'a jamais été, plus qu'elle ne le sera jamais. Un moment unique, donc. Une parenthèse enchantée au milieu du chaos. Une parenthèse qu'elle n'a pas du tout envie de fermer, qui doit rester ouverte à tout prix, et aussi longtemps que le virus le leur permettra. Elle sait qu'il est en train de couler dans les veines de Conrad, qu'il est en train de l'emporter. C'est cela, à la fin, qui prendra le dessus. Aileen, pourtant, avec l'énergie du désespoir et le désir incendiaire de le garder auprès de lui, ne rompt pas le baiser. Non, au contraire. Elle le garde tout contre lui, s'efforce de ne surtout pas trop le lâcher au risque de le laisser partir trop tôt. Elle veut qu'il reste là et, bien malgré elle, les mots lui échappent. Me laisse pas. Comme s'il le pouvait, comme si c'était son choix à lui, ou à elle. Ils sont tous les deux dans le même pétrin, perdus au milieu d'un océan de désolation. Leur seule solution, c'est de laisser leurs esprits s'envoler un peu, le temps que cette connerie de morsure ne les sépare pour de bon.

C'est idiot, quand même, qu'ils en soient arrivés là aujourd'hui. Pourquoi pas avant ? Pourquoi maintenant ? La peur de mourir pour l'un, la peur d'être seule et de le perdre pour l'autre ... Un mélange de sensations, d'émotions et de tristesse qui les fait frémir l'un contre l'autre et se perdre ensemble. Ce n'est peut-être pas la solution la plus saine, mais c'est la leur et à Aileen, elle lui va très bien. Entre deux baisers, Conrad dit qu'il ne l'abandonnera jamais et pendant un moment, le coeur de la jeune femme semble lâcher pour de bon. Il ne l'abandonnera jamais. Cet élan de désespoir, elle s'efforce de le transformer en autre chose, de le fourrer dans un coin de sa tête et de ne surtout pas y toucher. Mais ils sont nombreux, à la relancer continuellement. Ils reviennent par vagues, s'attaquent à elle avec une virulence sans précédent et la font suffoquer à une ou deux reprises. Impossible, dans ces conditions, de rester parfaitement inerte et inattaquable. Ses baisers, donc, se font plus espacés. Parfois, elle semble reprendre du poil de la bête et parvenir à garder ses lèvres contre les siennes plus longtemps. Mais c'est de courte durée, et de moins en moins fréquent. Elle rend les armes, elle s'abandonne au désespoir et à la tristesse. Pas au point de perdre complètement ses moyens mais suffisamment pour devoir s'écarter de lui. Elle rouvre les yeux, l'observe sans rien dire. Elle est même incapable de pleurer. Et tant mieux, dans un sens, ça évite à Conrad d'avoir à supporter ça pour ses derniers instants. Ses mains restent posées sur Conrad, elle ne veut pas le lâcher. Jamais.

Et soudain, le désespoir laisse sa place à une sorte de quiétude terrifiante. Un calme olympien dont elle ne se croyait pas capable, et surtout pas dans une situation pareille. Elle réussit même à lui sourire, à remonter sa main pour, du bout des doigts, caresser sa mâchoire. L'envie de le ménager plus forte que tout le reste ? Peut-être. Ou peut-être bien que c'est autre chose, une chose sur laquelle elle n'a pas envie de mettre le doigt, elle n'en est sans doute pas capable de toute façon. En tout cas, elle parvient à rester maîtresse d'elle-même, à reprendre le contrôle. « Tu vas beaucoup me manquer. » Délicatement, elle pose un nouveau baiser sur ses lèvres, plus sage celui-là et nettement moins désespéré. Elle va le perdre. A présent, cette idée lui semble moins terrifiante. Elle ne sait pas ce qui l'attend, mais elle est ... Déterminée tout à coup. Presque résolue. Une détermination sans faille et, dans le fond, sans doute plus terrifiante que toute la rage, la colère et la tristesse qu'elle a pu ressentir jusque-là. Elle n'a pas le recul pour s'en rendre compte mais cette détermination froide et distante va devenir son lot quotidien, son unique raison de vivre.




Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. It's clear now, we are cursed to the bones | Ailou. - Page 2 Icon_minitimeMer 27 Sep - 3:30


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WE ARE CURSED TO THE BONES
AILEEN AND CONRAD ⋆ Don't shead a tear now, stand near to me, don't look, be brave. Through all the dust it becomes clear, you will always be my heart. There's no death, no end of time when I'm facing it with you.





Inutile d’essayer de comprendre ce qui se passait en ce moment même entre nous, tout ce que je savais c’est que c’était agréable et je me laisse allègrement et sans aucune retenu submerger par celui-ci, les vagues poussant tout le reste loin au fond de moi-même. Pendant un court instant, je ne me sens plus mourant, je ne pense même plus à ce qui se passerait ensuite, j’étais ancré dans le présent, avec tellement de conviction que j’en oubliais ce qui s’était passé avant et toutes les possibilités qui m’attendaient dans le futur. Pendant un court instant, je n’en ai plus rien à faire, du reste du monde et de tout ce que je pouvais ressentir. Je ne pensais plus qu’à cette chaleur que nous partagions, qu’à la douce texture de ses lèvres, au goût qu’elle portait et qui se frottait contre ma langue, et à ses mains qui s’agrippaient contre moi comme si elles étaient motivées par la peur que je m’éloigne éventuellement, alors que je n’avais absolument aucune envie de commettre un tel acte. Sauf que malheureusement, ce n’était pas moi qui décidais, malheureusement, tout n’allait pas comme on le voulait, même qu’il était bien rare que ce soit le cas, il fallait être chanceux ; ça n’arrivait que quelques fois dans une vie et apparemment j’avais déjà dépensé les quelques chances qu’il m’était accordé. Je n’avais pas eu une vie horrible non plus, j’avais réalisé mon plus grand rêve, j’avais rencontré des gens formidables et j’étais grandi dans une famille aimante qui m’avait soutenu. Comme tout le monde j’avais eu mes hauts et mes bas, mais je me savais chanceux, j’étais conscients que beaucoup de personne l’avaient été beaucoup moins que moi. Alors même si j’aurais aimé ne pas partir si tôt, même si j’aurais aimé que ma fin soit quelques peu différente, même si j’aurais aimé en faire plus pour Aileen et qu’elle ne se retrouve pas seule, je pense que doucement, j’acceptais que mon heure était arrivée. Ça ne rendait pas le tout moins terrifiant, ça n’effaçait pas tous les regrets et tout ce que j’aurais voulu faire différemment, ça n’effaçais pas le fait que je pensais toujours avoir pu en faire plus, faire mieux, mais c’était déjà ça.

Alors que nos baisers devenaient de plus en plus rapides et de moins en moins appliqués, Aileen s’écarte légèrement avant que ça ne devienne complètement n’importe quoi. Je redescends sur Terre désagréablement, j’ouvre à nouveau les yeux et bien que j’essaye de me plonger de nouveau dans ce sentiment agréable et sécurisant qu’avait éclot de cette toute nouvelle proximité, je n’y arrivais que très difficilement. Heureusement, elle ne me pose pas de question, et ne semble pas non plus avoir envie qu’on discute de ce qui venait de se passer entre nous, alors même si la peur gagne à nouveau mon cœur, je n’ai pas non plus l’impression d’être saturé de questions auxquelles je ne saurais jamais répondre, au moins ça ne se transforme pas en problème. Ce n’était pas plaisant que cela prenne fin, comme lorsque toute bonne chose s’évanouissait, mais on en gardait un souvenir heureux. Ce qui m’inquiète plus qu’autre chose, c’est l’état presque impassible dans lequel la blonde se glisse si facilement ensuite, comme si elle aussi abandonnait et que l’envie de se révolter contre la situation, même si cela ne changerait absolument rien, lui semblait maintenant lointaine, qu’elle avait enregistré, digéré, le fait que j’allais mourir et que c’était inévitable. Je connaissais bien la blonde, mieux que je me connaissais moi-même très certainement, mais je ne l’avais jamais connu en deuil, ou en si important état de choc. Il m’était impossible de prévoir, dans une telle situation, sa réaction, ou d’être capable d’affirmer que tout était normal ou qu’au contraire, quelque chose n’allait pas. Je fais donc ce que je sais faire de mieux ; m’occuper d’elle, des autres en général, comme je le peux. Je me sens mal alors qu’elle me dit que je vais beaucoup lui manquer, mon cœur se sert mais j’empêche ce ressentis d’être la cause de ma perte de sang-froid. Je ferme à nouveau les yeux, la laisse poser ses lèvres délicatement sur les miennes une dernière fois, puis je la regarde ensuite, caressant ses joues de mes pouces. « Tu me manqueras aussi, Blackhood. » Je lui dis ça, sans savoir où j’allais, mais je savais que peu importe où c’était, elle me manquerait, j’en étais convaincu. Sur ces paroles, je l’entraîne avec moi une nouvelle fois sur le toit, je cherche quelques secondes une position plus ou moins confortable et silencieusement, je l’invite à attendre avec moi la fin de la partie.


CODE PAR MYERS


SPOILER :
 

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what have we done ?
there was a time were I thought we were just like animals killing to survive, but that's not the case, we choose to be killers


conreb frappe encore :
 
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