You are dead honney - feat. Théodore
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You are dead honney - feat. Théodore

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MessageSujet: You are dead honney - feat. Théodore Mar 16 Aoû - 21:57

You are dead honney
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Théodore & Ambroisie
« Ambroisie… Ambroisie… Tu peux essayer d’aller chercher de l’eau dans les montagnes, s’il te plaît ? » Evelyne avait six ans et son prénom, elle le tenait de sa grand-mère. Ses parents étaient portés disparus depuis un mois maintenant et pour le moment, tant que je logeais à Yosemite, je la protégeais, sans m’y attacher. C’était beaucoup moins évident de rester détacher d’un enfant, mais je n’avais, malheureusement, pas vraiment le choix. Oui, elle au moins ne risquait pas de me jouer un mauvais tour, mais elle pouvait mourir tellement facilement. Elle me réveillait souvent avec sa petite voix, me demandant quelque chose, parfois il s’agissait d’un câlin et c’était encore plus dur de se convaincre d’être détachée. Mais j’étais convaincue que lorsque je partirai, une autre personne prendrait ma place auprès d’elle. Il le fallait, ce nouveau monde m’avait appris à devenir une louve solitaire. Avoir un enfant dans les pattes ne faisait pas parti de mes objectifs. « Pourquoi tu prends ton arme Ambroisie ? » D’un sourire bienveillant alors que je coinçais mon arme dans ma ceinture, je me mettais au niveau de l’enfant. « Au cas où je rencontrerais un Leuco, ils sont parfois plus malins que l’on ne croit… Ils se cachent parfois. » L’enfant me dévisageait, mais avait maintenant l’habitude de m’entendre les appeler ainsi. « Les montagnes n’ont plus de Leucos depuis longtemps ! » La vérité sort de la bouche des enfants… Mais il valait mieux prévenir que guérir. Et puis cette arme, c’était aussi contre les autres humains. « Reste bien dans la tente Evelyne, je reviens dans quelques heures, d’accord ? N’échange avec personne en mon absence ! »

Je ne croyais pas en cette paix, aussi bancale soit elle. Avoir une enfant était la dernière des bêtises, mais je n’allais pas non plus la repousser, pas tout de suite. Je ne voulais pas remplacer ses parents et malgré le peu de chances qu’ils reviennent, j’espérais qu’ils seraient bientôt de retour. C’était ce genre d’imprévus qui m’obligeait à rester poser plus longtemps dans un camp que ce que j’aurai voulu. Cela dit, Yosemite reposait sur le principe : chacun pour soi. Autant dire que c’était le principal ! Un morceau de viande séchée dans ma bouche, je me lançais dans l’excursion. La nuit qui venait de passer avait été bruyante quand on vit sous une tente, mais aussi annonciatrice d’une bonne nouvelle. Il avait plu. Le meilleur endroit pour récolter l’eau dans ces cas-là restait encore la montagne et bien que cela ne faisait pas si longtemps que cela que je m’abritais à Yosemite, je commençais à connaître quelques trucs comme : où sont les meilleurs endroits pour récolter l’eau. Le seul souci qui assombrissait le paysage, c’est que sans aucun doute, j’allais croiser des survivants. Autant je ne tuais pas, mais mutiler ne me posait aucun souci, surtout quand j’ai la responsabilité d’un enfant dans l’équation.

Le soleil commençait à me taper sur la tête et boire n’aurait pas été une mauvaise chose. Mais n’étant plus totalement toute seule, j’avais pris la décision de laisser la dernière bouteille d’eau à Evelyne en mon absence. C’était dans ces moments-là que je me rendais compte à quel point je préférais continuer ma route seule. Il était toujours plus difficile de veiller sur plusieurs personnes que sur soi-même. Je finissais par abandonner ma course sur un rocher. Il faisait chaud, j’avais mal aux pieds et je ne pensais qu’à une chose, reprendre le large, ne supportant plus d’être dans un même lieu trop longtemps. Mais il y avait l’enfant, le fait d’être bien plus en sécurité ici. Entre mes souhaits et la probabilité de rester en vie, il valait mieux que je reste logique. Curieusement les tensions entre survivants semblaient moindres. Un point positif à ajouter en plus, qui faisait que je me sentais piéger par mon propre choix de poser bagages ici. Reprenant enfin la route pour un coin d’eau que je connaissais bien, je prenais mon arme en main, sachant pertinemment que d’autres personnes connaissaient peut-être la même adresse. Constatant que la place était finalement libre, je me posais et commençait à sortir les bouteilles que j’avais amené avec moi. Alors que je m’accordais enfin une pause pour boire, des bruits près des rochers me firent stopper net. Je reprenais mon arme, retirant la sécurité et une fois l’ombre d’une silhouette se manifestant, je pointais l’arme dans la même direction. « Si vous êtes intéressés par autre chose que de l’eau, je vous conseillerai vivement de faire demi-tour. Ce serait dommage d’avoir survécu jusqu’ici pour finir avec une balle dans la tête, vous ne trouvez pas ? » Au moins, mes messages étaient toujours clairs et il m’était déjà arrivé de voir quelqu’un faire réellement demi-tour…






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MessageSujet: Re: You are dead honney - feat. Théodore Lun 5 Sep - 21:40


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Une nouvelle journée commençait et comme chaque matin depuis quelques semaines je quittais ma cachette dans les montagnes pour rejoindre la terre ferme en quête de nourriture, que je ne foulais que très peu, le moins possible, finalement. J’appréciais ma solitude et peu de gens s’aventurais jusqu’à là-haut, ce qui en faisait l’abri parfait pour moi. Je craignais les vivants plus que les morts et pourtant me voilà dans ce parc où je savais s’était établit plusieurs groupes et survivants, mais c’était bien puisqu’il était très grand et qu’en s’éloignant un peu on ne croisait que très de gens, et de cette façon je n’avais qu’un seul ennemi dont je devais me préoccuper, il était de toute façon impossible de se débarrassé totalement des deux menaces, alors autant profiter qu’une seule puisse disparaître un moment, de plus qu’il y avait beaucoup d’eau par ici, et de bons bancs de poisson. Je savais beaucoup mieux pêcher que chasser, alors cela faisait mon bonheur, c’était même très rare avant ça de trouver de bonnes places pour pêcher sans rester des heures près de l’eau à chercher ; c’était être vulnérable, l’eau était ce qui attirait les survivants, source essentielle à la survie de l’homme, y passer le moins de temps possible était donc primordiale. Par ici pourtant il n’y avait pas beaucoup de gens, j’y croisait parfois la petite blonde qui avait installé sa tente un peu plus loin, près de ma montagne mais plus vers le nord, mais celle-ci semblait tout autant effrayé que moi à l’idée de se retrouver face à d’autres survivants, alors je ne la considérais donc pas comme une menace, pour l’instant, jusqu’à preuve du contraire comme certains diraient, mais ce qui m’attendait c’était bien plus que quelques poissons ou ma petite et blonde voisine de montagne et rien n’aurais pu m’y préparer. C’est donc vêtu de mon grand et long blouson vert forêt, la capuche sur la tête même s’il faisait chaud et qu’à vue d’œil il ne risquait pas de pleuvoir aujourd’hui, mon harpon en main et me servant de bâton de marche, que je me dirige tranquillement vers le cours d’eau. Tout était silencieux mais je balayais tout de même les environs régulièrement.

C’est une voix qui me fit m’arrêter, rendu à peine à quelques mètres de l’eau que j’entendais déjà très bien couler, doux filet de son en fond. Ce n’est pas tellement la menace qui me figea, mais bien la voix en elle-même, qui me paraissait très familière, et pas seulement ; j’aurais pu jurer que c’était celle d’Ambroisie, mais c’était impossible, je l’avais vu mourir de mes propres yeux… Durant de longues minutes, je reste donc immobile, oubliant presque de respirer pour mieux réfléchir et élucider ce mystère. Tout ce qui me venait, là maintenant, comme explication rationnel était le fait que je venais d’halluciné, que j’étais devenu fou pour de bon. Je savais ne pas me tromper, je reconnaîtrais cette voix parmi des centaines, il était impossible de l’imiter, il était impossible de possédé exactement le même ton de voix, les mêmes subtilités, ce n’était pas une voix qui lui ressemblait, c’était sa voix, mais mon amie était bel et bien morte, depuis longtemps, je n’étais même pas sûr de m’en être encore totalement remis, mais c’était également une certitude, alors la seule issue que je possédais pour élucider ce phénomène inconcevable était, simplement, qu’il était une invention de mon esprit tordu, qu’il n’existait pas et qu’il ne c’était pas réellement produit. « En fait, ce sont les poissons qui m’intéressent » précise-je finalement d’un voix calme, me remettant à avancer. Au lieu de fuir ma folie, je préférais m’y plonger tête première, étudier mon propre cas, puisque même si je perdais définitivement un peu la tête, je savais encore ce qui était vrai et ce qui ne l’était pas, ou alors j’allais rapidement le découvrir. Finalement, je me pensais beaucoup trop intelligent pour laisser les délires prendre le dessus, qu’ils s’immiscent dans mon esprit, pas contre, n’était pas de mon ressort. Je finis par aboutir près du plan d’eau, plus aucune végétation ne m’empêchant d’entrevoir le visage de mon interlocutrice. Un frisson me parcouru de toute part lorsque je reconnais les traits de mon ancienne amie et je me fige à nouveau, me devant de faire le point une nouvelle fois. Je prenais quelqu’un d’autre pour Ambroisie ? Ou alors je parlais seul peut-être ? Pour l’instant il était difficile de prendre une décision, je décide plutôt de provoquer plus de réactions de sa part. Oui, j’assimilais cette situation comme si cela était une expérience, comme si je travaillais sur mon propre cas ; tristement le maître avait été surpassé par sa profession en elle-même. « Il y en a beaucoup dans ce coin, si vous voulez je peux vous en trouvez un pour vous aussi » propose-je et faisant comme si je ne reconnaissais pas la femme qui me faisait face, si c’était bien quelqu’un je ne voulais pas lui faire peur en l’appelant Ambroisie au risque de faire fuir mon sujet, mais si je devais vraiment me mettre à halluciner, c’était bien elle qui devrais m’apparaître, ça faisait sens, elle était la seule personne à laquelle je m’étais suffisamment attaché pour avoir fait naître des maux intérieurs auxquelles je n’avais jamais cru en me quittant.


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MessageSujet: Re: You are dead honney - feat. Théodore Mar 13 Sep - 23:47

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Fallait-il croire ou non dans un autre monde ? Le monde des morts où seuls eux-mêmes et de très rares humains pourraient communiquer en s’apercevant de cet univers parallèle. Est-ce qu’un défunt peut réellement laisser un message à la personne qu’il aime et qui est encore en bas ? J’avais beau être ouverte au monde, j’étais très sceptique concernant les dits fantômes et leur représentation translucide qui ressemble simplement à une mauvaise impression sur papier. Cela dit, l’existence des leucos avaient été pour moi un mythe jusqu’ici, bien qu’ils s’expliquaient plus facilement de façon scientifique. Il faut dire que les leucos étaient bien moins malin que les fantômes, sans compter celui auquel j’allais imaginer faire face.  Faisant parti du groupe des scientifiques, j’ai tendance à faire une énorme différence entre science et magie, mais c’est loin d’être le cas de tout le monde. La science cherche le rationnel, le domaine du possible. La magie cherche l’irrationnel, l’inexplicable. Après tout, pourquoi le domaine d’un espace-temps différent où l’âme des défunts trouverait leur place ne pourrait être rationalisé de la même façon que les leucos s’étaient imposés à nous ?

Finalement, si vous aviez la possibilité de passer ne serait-ce que quelques minutes supplémentaires avec une personne que vous avez fondamentalement aimée, n’auriez-vous pas envie d’y croire ? Nous n’avons pas tous la chance de pouvoir leur dire au revoir, de dire ce que nous avions à dire à cette personne. On ne m’avait pas enlevé l’homme que j’aimais une fois, mais deux fois. Il y avait d’abord eu Daniel avec lequel j’avais dû assister à sa mutation, puis le second amour de ma vie : Théodore. Après avoir pris une balle près du cœur, mon sort aurait dû être scellé. J’ai vécu un mois pénible où il n’était pas évident de survivre avec une telle plaie qui demandait plutôt à ce que je m’allonge tranquillement. J’avais pu me poser quelques temps dans une maison, mais rester toujours au même endroit représentait un risque, lui aussi. J’aurai dû, après m’être évanoui, me faire dévorer par ceux que j’appelais affectueusement leucos et qui n’étaient plus que des amas de chaire tentant de se repaître de viande chaude, quitte à devenir cannibale par rapport à leurs anciennes vies. Mais à mon réveil, l’endroit où je suffoquais n’était pas pris d’assauts par ces étranges compagnons qui faisaient partie de notre quotidien. Ma première pensée était que, peu importe mon état, il fallait que je retrouve Théodore et le sauve des mains rustres de cet imbécile de Clint, qui était bien moins agréable à voir que les leucos. Mais alors que j’avançais péniblement en direction de leur point de fuite au moment où le noir m’avait gagné, je ne vis que des leucos, attroupés en masse et l’un d’eux portaient les mêmes vêtements que Clint. Du moins, je l’aurai juré. Les marques sur le sol ne m’aidaient pas à penser que l’un ou l’autre s’en soit sorti… Autant la mort de Clint aurait dû être un soulagement, mais cette dernière fut une déchirure, entraînant la mort du seul être pour lequel mon cœur battait encore.

Depuis ce jour, plus jamais je ne pourrai aimer ou donner ma confiance à quelqu’un aveuglément. Oui, il y avait cette petite fille adorable qui m’attendait sagement, mais elle n’était pas la mienne et j’espérais pouvoir me détacher rapidement pour ne plus jamais devoir souffrir d'une perte. Alors pourquoi ce timbre de voix venait soudain se rappeler à moi ? Il ne s’agissait pas que de son timbre, mais aussi de son ton, assez détaché, aucunement manipulateur, très pragmatique. Un cœur dissimulé sous une apparence de logique qui excluait toute forme de sentiment, positif ou négatif. Mais Théodore était bel et bien mort et je n’avais même pas eu la force ou le courage de trouver son leuco pour l’achever proprement. C’était cruel que parmi le peu de l’humanité qui restait, je devais faire face à une personne qui se comportait de façon semblable à lui. Ne pouvant tirer sur celui qui me rappelait mon défunt aimé, je baissais mon arme de façon parfaitement imprudente, prête à me livrer au premier diable qui montrerait le bout de sa queue pour m’emmener en enfer. L’illumination se fit curieusement jour et mon réflexe fut de lâcher immédiatement toute arme qui aurait pu l’effrayer. Qu’il soit réel ou fictif, cette apparition était plus qu’étrange. Je pourrai jurer qu’il s’agissait d’un sosie, mais il serait étonnant de s’apercevoir que, tout comme moi, Théodore avait un jumeau. La mienne n’avait toujours pas recroisé mon chemin.

Mon côté rationnel et étrangement optimiste voulait qu’il ne soit pas une illusion et qu’il soit réel. Mais même si je commençais à délirer, ce ne serait pas bien grave, chaque seconde gagnée en sa compagnie était un doux réconfort, bien que totalement illusoire si cette fiction qui s’offrait à moi se révélait bien sortir de mon imagination délirante. « Théodore ? » Répondre à sa question n’avait aucun sens pour moi. « Ne pars pas s’il te plaît. » Levant les mains en l’air, je me redressais, ne le quittant pas du regard. Je m’approchais prudemment, mais il ne pouvait s’agir que de lui, je n’étais pas folle au point de confondre l’homme que j’avais aimé avec une pâle copie. Une fois arrivée face à lui, j’effleurais du bout des doigts son visage, comme si je le découvrais pour la première fois. Mais il était palpable, donc raisonnablement réel. Bien que jusqu’ici j’avais été précautionneuse dans mes gestes, je ne pouvais rester aussi froide que lui en apparence. Après m’être méfiée de mon sens de la vue et de la reconnaissance auditive, le sens du toucher ne faisait que confirmer qu’il était bien réel. Je passais mes bras autour de sa taille, réfugiant mon front contre son cou et même s’il se raidissait ça mettait bien égal. « Tu me dois bien ça, j’ai cru que tu étais mort… » Je ne pleurais pas, parce qu’il ne l’aurait pas réellement compris, mais je m’accrochais à lui comme on s’accroche à une bouée pour survivre et garder la tête hors de l’eau.


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MessageSujet: Re: You are dead honney - feat. Théodore Jeu 6 Oct - 21:00


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Lorsque, quoi que soit cette chose que je vois, me reconnaît et me nomme, je penche finalement plus vers l’hallucination pure et simple ; je me parlais à moi-même. Je n’avais encore jamais adressé la parole à ma voisine -comme j’aime l’appeler- et je lui avais encore moins dit mon prénom, personne le connaissais ici, ça ne pouvait donc pas être quelqu’un d’autre sous ce faux visage que je voyais et qui était, trait par trait, la reproduction parfaite de celui d'Ambroisie, mais comme je me le répétais sans cesse, c'était totalement impossible. C’était quelque chose que je devais garder en tête, ne surtout pas perdre de vu, c’était la seule chose qui me rattachait à la réalité, qui m’aidait à différencier le vrai du faux et c’était primordial. N’empêche que scientifiquement parlant, si je ne souciais pas du tout de mon état actuel, c’était très intéressant comme expérience. J’ai passé ma vie à étudier la psychologie et pourtant je n’aurais jamais pu être aussi proche de mes sujets qu’en ce moment même. Je suivais même mes propres conseils : s’accrocher à quelque chose qu’on sait pertinemment et fondamentalement vrai et ne jamais lâcher prise.

Je lui avais proposé de lui attraper des poissons et j’étais d’ailleurs venu ici pour pêcher, mais je ne bougeais pas et je ne cherchais même pas à m’approcher plus qu’il ne le fallait de l’eau, trop occupé à réfléchir pour l’instant. C’était une situation franchement déconcertante et c’était étrange, j’avais l’impression qu’il y avait quelque chose qui me démangeait à l’intérieur, mais impossible de me soulager, ou ne savais-je tout simplement pas comment, quoi de plus désagréable ? La brune me demande pourtant de ne pas partir, ce que je trouve plutôt insensé, je n’avais pas eu l’impression de lui dire, physiquement parlant, que je désirais quitter cet endroit, mais bien qu’elle fût une femme plus simple que d’autres, il y avait des choses que je ne pourrais jamais comprendre chez elle. Enfin, chez le souvenir que j’avais d’elle, plutôt, puisque c’est bien ce qui se trouvait face à moi. Alors que je restais immobile, elle s’avance vers moi et j’avoue, pendant un court instant, avoir eu envie de fuir. Je comprends alors et enfin sa précédente requête ; peut-être qu’elle me connaissait plus que je me connaissais moi-même, mais vu qu’elle sortait tout droit de ma tête c'était mon subconscient qui s’exprimait, en fin de compte.

Je commence à douter lorsqu’elle finit par effleurer ma joue à l’aide de ces doigts. Je devenais fou à ce point ? Je ne peux m’empêcher de reculer légèrement le visage, tentant de fuir cette sensation trop réelle que je ne pouvais plus aussi bien expliquer qu’au début. Parler avec une revenante, je pouvais l’accepter, sentir ces doigts contre ma joue ? Ça devenait un peu gros. Comment avais-je pu tomber aussi bas en aussi peu de temps ? Qu’est qui avait pu déclencher cet excès de folie ? Hier encore, je me portais à merveille, rien de spécial n’était arrivé. Même qu’après les derniers mois vécus, c’était surement les semaines les plus calmes auxquels j’avais eu droit depuis l’apocalypse, alors pourquoi perdrais-je la tête maintenant ? Ça n’avait aucun sens. J’étais peut-être resté seul un peu trop longtemps ? Non, c’était ridicule, toute ma vie je l'ai passé seul et dans ma tête. J’avais presque oublié la présence d’Ambroisie un instant, mais elle insiste et m’enlace, quelque chose que je n’avais jamais apprécier, mais avec le temps la brune avait réussit à m’habituer un peu à être proche de quelqu’un d’autre, sauf que depuis qu’elle était partie tout cela c’était perdu et c’est pourquoi tous les muscles de mon corps se raidissent alors que je reste immobile, attendant patiemment que ce moment ce termine tout en me répétant que ce n’était pas réel et qu'il fallait que je reste calme des dizaines de fois dans ma tête. Je fronce ensuite les sourcils lorsqu’elle me parle à nouveau, son timbre de voix m’est toujours plus étrange à chaque fois ; voilà qu’elle me mélangeait encore un peu plus, mais n’est-ce pas là tout le but d’une hallucination ? « C’est toi, qui es morte. » Je ne parle pas au passé, puisqu’elle l’était, je l’avais vu et peu importe à quel point tout cela semblait réel je refusais de croire le contraire. Clint lui avait tiré une balle dans le cœur, elle c’était effondrée au sol et c’était mise doucement à baigner dans son sang, elle ne s’était jamais relever. Certes, je n’avais pas pu vérifier si elle ne respirait plus et il me semble avoir vu sa poitrine se soulever doucement, une dernière fois, mais elle était bien en train de mourir. On ne peut survivre d’une balle dans le cœur sans être hospitalisé rapidement et même, cela restait très rare. On parlait ici d’un miracle, du coup. Ce genre de chose n’existait pas, tout s’expliquait et prenait sens dans ce monde, tout.


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Dernière édition par Théodore B. Stark le Mer 25 Jan - 1:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: You are dead honney - feat. Théodore Lun 2 Jan - 1:07

You are dead honney
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Les mots me manquaient. La respiration aussi. Les rêves n’étaient plus permis dans ce monde d’angoisse et de frayeur permanente. L’espoir était vain, mais si l’humain voulait continuer à exister ne serait-ce qu’une seconde de plus, il devait soigner cette lueur veine. Et alors que le soleil priait toujours pour nous d’une lumière pâle et pourtant réconfortante, la lune tentait de faire passer son message à la nuit de tous les dangers. J’avais tant de fois rêvé de ses lèvres charnues, de son sourire maladroit, plus heureux par un fait scientifique qu’une relation humaine et amical. Je me rappelais de la froideur de sa main crispée par le froid les longues nuits où nous devions dormir à la belle étoile. Son ton détaché qui cachait pourtant tellement de choses, ancré en lui que lui-même ne semblait remarquer. Dans mes rêves les plus fous, quand le désespoir était à son paroxysme, seul l’imagination d’un baiser mortel avec mon aimé me redonnait le goût de vivre, ne serait-ce qu’une seconde de plus. Alors que cet aimé n’était plus, il s’était évanoui dans la nuit. Il était devenu ce que nous redoutions le plus. Mais je n’avais pu me résoudre à le chasser et à le tuer. Mais mon esprit maladroit et rêveur m’avait toujours poussé à penser Théodore plus… Tactile, plus proche d’un petit ami normal que d’un robot. Mais alors, lui serais-je d’une quelconque utilité dans ce cas ? Si nous faisions un si bon duo, c’est qu’il avait justement besoin de moi pour comprendre les subtilités du monde humain, du monde social et de tout ce que peut renfermer des émotions. Il avait besoin de moi et j’avais besoin de lui. L’homme en face de moi ne pouvait être que réel, même à l’agonie, j’aurai tendance à l’imaginer plus prévenant me concernant. Il me semblait que le monde devenait plus rayonnant, plus… Normal étrangement. Les aiguilles tournaient enfin dans le bon sens, bien que j’ignore comment Théodore aurait pu passer de défunt parmi les défunts à un survivant comme moi ou lui avant… Cet accident.

Sa phrase me va droit au cœur, tout comme cette balle de Clint qui avait tenté de l’atteindre, mais il y a combien de temps déjà ? « Quand Théo ? Est-ce que tu t’en souviens ? » Soufflais-je près de son oreille. Je ne m’adressais cependant pas au vrai Théodore, mais à celui de ma conscience, celui qui m’empêchait de commettre l’irréparable et de tuer des semblables en son absence. A quoi bon garder son âme quand celui qui est censé être en haut vous a arraché votre être le plus précieux. Je le libérais pourtant bien vite de mon étreinte, mon regard s’éteignait un instant. « Je le cache tous les jours un peu plus… Mais je crois qu’au fond je t’en veux. » Je ne savais plus moi-même à quel Théodore je parlais. Peut-être avais-je besoin de dire tout ce qui me venait en tête, sans filtre. « Tu étais la personne la plus importante à mes yeux et je me suis retrouvée toute seule… Avec une chance insolente, mais toute seule. Quand je suis revenue à moi, j’ai pu voir où la balle s’était logée. La marque s’y trouve toujours. » Je pose deux doigts, près du cœur, là où se trouve cette marque imprimé à vie. « Il m’a manqué, il n’a touché aucun organe vitale… Après avoir fui en voyant ce que toi et Clint étaient devenus… Je ne pouvais me résoudre à tuer un Leuco qui te ressemble…. Pardonne-moi… Je… J’ai… » Passant une main dans mes cheveux, je reprenais finalement mes distances avec cet ombre, cet homme qui occupait mes pensées depuis la première fois que nos regards s’étaient croisés. Je reprenais place là où je me trouvais initialement, m’asseyant délicatement sur une roche. Je déglutis et entreprit de finir mon récit. « J’ai fini par trouver un garage avec du matériel à soudure… J’ai pris une pince et mon courage à deux mains, je l’ai désinfecté avec de l’alcool à 90… La seule bouteille que j’avais encore sur moi à ce moment. J’ai extirpé la balle moi-même et j’ai dû me brûler la peau et la chaire avec un morceau de métal que j’avais chauffé au bec bunsen. Et alors que je serais entre mes dents un morceau de bois pour ne pas hurler à la mort, c’est la première fois que je me suis posée la question : Et si Théodore m’avait simplement abandonné à mon sort ?... Préférant survivre que de tenir tête à Clint ? Et si finalement… J’étais la seule de nous deux à…. Etait-ce un amour à sens unique Théodore ? » Cette dernière question m’avait échappée, mais j’aurai très bien pu parler de simple amitié forte. Je saurais me rattraper si le besoin s’en faisait sentir.

Une goutte de pluie finit par frapper ma main, mais alors que je lève légèrement le menton pour voir un ciel parfaitement clair, je réalise que c’est une larme qui avait roulé le long de ma joue. Je m’essuie les yeux avec la paume de ma main. Il ne comprendrait pas, ou peut-être que si, mais peut-être avais-je eu raison dans ces heures sombres. Peut-être que Théodore ne m’avait vu que comme une alliée, un pion pour sa survie et si c’était le cas, je ne lui en voudrais pas. Il avait sa logique, une logique que je ne me permettrais pas de juger, encore plus dans une période comme celle-ci. « Ce n’est rien, ne réponds pas. Sache juste que je suis heureuse de savoir que tu es en vie. C’est le plus important pour moi. Tu préfères que je te laisse pêcher ? » Un humain normal aurait sans doute voulu savourer ces retrouvailles, mais pour l’heure actuelle, il me semblait que je le perturbais plus qu’autre chose. Peut-être avait-il de nouveau alliés. Je ne savais plus trop quoi penser après tout cela…



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MessageSujet: Re: You are dead honney - feat. Théodore Mer 25 Jan - 4:17


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Je me rappelais très bien de ce jour, c’était étonnant. Il y a cela peut-être deux ans, déjà. Le temps passait parfois si lentement et à d’autres moments j’avais l’impression qu’il passait trop vite. J’avais toujours eu une bonne mémoire mais ce jour-là j’aurais préféré l’oublier. J’avais connu des jours sombres dans ma vie, j’avais connu nombreuses douleurs. Beaucoup de gens avaient déjà essayé de me faire du mal mais c’était rendu compte que c’était inutile, que ça ne marchait pas. Alors ils abandonnaient, mais je pensais que les coups étaient ce qui blessait le plus, je pensais que c’était le corps qui pouvait être blessant puisque si fragile, tu t’emmêlais les pieds et tu pouvais porter une attelle pendant des mois, mais le jour où j’ai perdu Ambroisie j’ai connu quelque chose de beaucoup plus pire que les bleus et le sang. J’avais connu la pire des douleurs ; celle qui était à l’intérieur. Je n’y avais jamais cru, cette donnée compromettait ce en quoi j’avais toujours cru mais j’étais un scientifique et je ne mentais donc pas. Je croyais en la vérité et si la vérité c’était ça je devais l’accepté. Je travaillais en symbiose avec la nature après tout. Je ne comprenais pas encore ce qui c’était passé exactement, mais il y avait quelque chose qui avait fait profondément mal à l’intérieur de moi, j’avais eu l’impression que des mains avaient plongé dans ma poitrine et avait arraché violemment mes poumons de ma cage thoracique. Sauf que personne n’en avait rien fait et c’était ce qui était le plus dérangeant. Je le ressentais mais ce n’était pas là, rien n’était là. Comment on était censé s’occuper de ce genre de blessure fantôme ? Pour une fois je n’en savais rien du tout et Ambroisie n’était plus là pour m’aider à comprendre. J’avais été laissé seul. Normalement je n’aurais jamais eu de problème avec ça, même que j’aurais surement été reconnaissant d’avoir été laissé à moi-même mais là j’avais détesté. Tout avait été tellement différent que ce que j’avais connu et appris de la vie avant ça. Tout avait changé. J’avais donc dû m’adapter, comme je l’avais toujours fait. J’avais finis par reprendre le rythme, j’avais appris à survivre seul -ne l’avais-je pas fait toute ma vie ? Finalement j’avais compris que ce genre de blessures ne guérissait pas, qu’on apprenait simplement à vivre avec. Voilà que tout changeait à nouveau. Ambroisie revenait, d’une certaine façon, et ravivait tous ces mauvais souvenirs, me parlais comme jamais mon amie m’aurait parlé auparavant, puisque ce n’était pas elle, pas vraiment. J’avoue que je ne savais pas du tout comment réagir, quoi lui répondre après ces accusations. Je n’avais jamais été préparé à une telle situation, je ne m’étais jamais demander ce que je lui dirais si je la voyais à nouveau, alors maintenant il me fallait du temps pour réfléchir. Est-ce que ça valait vraiment la peine de me disputer avec moi-même ? Voilà la question que je me posais en ce moment.

Il me faut donc un moment pour penser à tout cela, à la situation à laquelle j’étais confronté et à la bonne réaction à adopter. J’y prends tellement de temps que la brune finit par en conclure que je n’avais aucune réponse à lui donner mais c’était faux. C’était tellement étrange de ne pas trouver mes mots, je n’étais pas un tel homme, je savais toujours quoi dire, je savais toujours quoi faire, je calculais chaque étape de ma vie consciencieusement pour ne faire aucune erreur. Pourtant j’en avais fait une, j’avais laissée mourir mon amie. Aujourd’hui elle revenait me hanter. Je fais donc un pas vers elle, petit, mais il n’était pas timide. Je voulais lui montré que j’étais en processus, qu’elle devait attendre un peu, elle avait suffisamment passé de temps en ma compagnie pour comprendre. J’ouvre la bouche et la referme avant de lui répondre enfin concrètement. « Si tu penses… vraiment… que j’aurais été capable de t’abandonner… c’est que tu ne me connais pas. » C’était ironique d’accuser son lui-même de ne pas connaître sa propre personne, mais je connaissais les faits, par cœur, et je refusais de laisser cette hallucination prendre le dessus, me déstabilisé, parce qu’ensuite je ne saurais plus qui je suis vraiment, parce qu’ensuite j’aurais réellement changer, pour de bon et beaucoup trop. Cette réalité serait trop dure à avaler. Je paraissais faible il est vrai, je ne pouvais pas compter sur les dix doigts de mes mains le nombre de personnes qui le pensait, mais je savais que je ne l’étais pas et c’était tout ce qui comptait finalement. Cette phrase avait été plutôt difficile à prononcer, je ne savais pas exactement pourquoi, je savais très bien parler et cela depuis très jeune, mais mon ton avait été froid, glaciale même, c’était sorti comme ça sans que je ne le contrôle vraiment. Je ne me sentais pas particulièrement en colère, je détestais lorsque la colère me frappait je faisais d’horribles choses qui n’était pas digne d’une personne comme moi, mais peut-être que je l’étais un peu au fond, pour d’innombrables raisons… « Je t’ai vu mourir. J’ai vu cet homme appuyer sur la détente, j’ai vu une balle pénétrer dans ta chair, juste ici. » À mon tour ma main se porte à ma poitrine mais, au contraire d’elle, je pointais bien le cœur. « Je te promets que je t’ai défendu comme j’ai pu, que j’ai fait ce que j’ai pu… » Ces paroles avaient été un peu plus douces, je lui avais presque murmurer. Je ne savais pas pourquoi je lui racontais ma version des faits, mais j’avais besoin qu’elle sache qu’elle ne me détruisait pas, qu’elle ne m’aurait pas comme ça, que je savais ce qui c’était passé quoi qu’elle en dise, que je gagnais et qu’elle perdait. « Tu as été ma seule amie » avoue-je ensuite, parce que je ne savais pas quoi lui dire d’autre, que de toute façon ça voulait absolument tout dire pour moi. Je ne l’avais peut-être jamais dit à Ambroisie avec des mots mais j’espérais qu’elle ait comprit qu’elle était devenu quelqu’un de spécial, qu’elle était devenue absolument tout…


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MessageSujet: Re: You are dead honney - feat. Théodore Jeu 16 Fév - 11:32

You are dead honney
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Théodore & Ambroisie
L’injustice dont j’avais fait preuve envers lui n’était que cruelle. Je m’en rendais compte, mais les mots étaient sortis tout seul. Ce n’était pas comme avant, les choses avaient changées. La civilisation avait disparu, j’avais perdu mon mari, mon beau-frère… Des amis… J’avais pensé que le seul homme que j’avais pu aimer après cela était mort lui aussi. Maintenant il se trouvait là devant moi et mes émotions n’étaient plus ce qu’elles étaient. Elles m’échappaient, j’avais besoin de parler à quelqu’un et c’était tombé sur lui. Je ne m’accordais plus de pouvoir apprécier, aimer ou m’attacher. C’était un luxe qui n’était plus permis dans ce monde si nous voulions survivre. Pourtant il était là. Je lui en voulais. Vraiment ? Non, pas vraiment… Personne n’était vraiment responsable dans l’histoire. Si, cet homme avec son revolver l’était. Cependant, c’était du passé, on ne pouvait plus se morfondre dessus. Je ne demandais même pas à Théodore comment il avait réussi à lui échapper. L’important c’est qu’il soit là, en vie et qu’il se porte bien, avec ou sans moi, cela n’avait pas d’importance. Quand on aime quelqu’un, il faut aussi savoir le laisser partir si c’est ce qu’il préfère. La colère venait poindre chez Théodore, en tout cas c’est ce qu’il me semblait à son ton cinglant. C’était normal, c’était moi qui avais commencé à lancer les hostilités. La nuance était compliquée à employer avec Théodore et je ne voulais pas le contrarier plus. Je savais qu’il n’était pas responsable et que sa propre vie passait devant la mienne et c’était bien normal. On ne doit risquer sa vie que pour la personne que l’on aime le plus au monde, aujourd’hui en tout cas. Avant on pouvait défendre ses amis, mais plus maintenant… Enfin, pas à la même échelle. J’étais perturbée parce que j’avais mis plusieurs barrières pour que mon cœur ne puisse plus être approché à l’avenir. J’en avais perdu le sens de l’amitié, mais pas le sens du mot aimer. J’aimais Théodore et bien que je passais par toutes les émotions, jamais je ne pourrais réellement lui en vouloir, pour quoi que ce soit. Alors même qu’il fait un pas vers moi, j’ignore si ce geste à juste indication qu’il veut me répondre ou qu’il aimerait tout simplement que l’on revienne dans la vie l’un de l’autre. La question allait se poser. La question devait se poser. Devions-nous rester seuls ou prendre le risque de nous perdre à nouveau ? Ce n’était pas une décision que je pouvais prendre seule.

L’usage du passé dans la bouche de Théodore indiquait que, contrairement à moi, il venait de faire une croix sur l’amitié qu’il me portait. Était-ce dû à mon récent reproche ? Peut-être ou peut-être pas. Il avait toujours su mieux maîtriser les émotions humaines que moi, d’une façon étrange, mais il avait toujours su se protéger. « Tu as raison, je n’aurais pas dû te confier ces paroles, c’était loin d’être délicat de ma part… Tu n’es responsable de rien dans ce qui m’est arrivé et c’est moi qui aurais dû venir te chercher une fois que j’étais de nouveau capable de me déplacer… Peut-être que j’ai le plus de tords dans notre histoire. Désolée Théodore que tu ais dû rester seul. Je comprends aussi que je n’ai plus ma place dans ta vie. » Remettant en place mes chaussures, rangeant mes lacets, je profitais de ces gestes anodins pour réfléchir. Mais parfois, la solution est ailleurs, dans les gestes plutôt que les mots. La réflexion à ses limites, surtout avec notre moi intérieur. J’avais envie de revenir avec Théodore, mais il y avait aussi Evelyne qui devait retrouver ses parents. Peut-être que Théodore serait aussi bien mieux survivre sans moi. Chaque choix à ses conséquences et une nouvelle fois, il ne revenait pas qu’à moi de prendre une décision. Me levant une nouvelle fois, je m’approchais doucement de mon ami avant de faire un geste simple qui risquait de le brusquer plus qu’autre chose. Je déposais ma main sur sa joue avant de lui déposer un léger baiser sur l’autre joue, presque à la commissure de ses lèvres avant de reprendre mes distances. « Sache au moins une chose… Si tu as besoin de quoi que ce soit, je serais toujours là. Je suis un peu plus bas, avec une petite fille qui attend le retour de ses parents… Si jamais je décidais de quitter Yosemite, je te promets de passer te voir avant pour te prévenir. J’ai été heureuse de voir que finalement tu allais bien et je comprends aussi que… Tu ais besoin d’être seul maintenant. J’ai pris la même décision en pensant t’avoir perdu, alors je peux le comprendre. » Ramenant l’une de mes mèches de cheveux derrière mon oreille, je me saisissais de l’une de mes bouteilles pour la remplir d’eau fraîche. Je venais juste de le retrouver et c’était aussi compliqué pour moi que pour lui d’essayer de comprendre en quoi cela allait affecter nos vies maintenant. Il me semblait qu’à une époque les choses étaient relativement plus simples. Mais Théodore était unique et je m'étais braquée sur mes sentiments à un tel point que j’en devenais naturellement maladroite quand ces derniers se manifestaient de nouveau.




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MessageSujet: Re: You are dead honney - feat. Théodore Mer 8 Mar - 6:14


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C’était difficile de me concentrer sur ce qu’elle disait, puisque les pensées fusaient à toute allure là-haut. Enfin, j’avais toujours eu un esprit plus rapide que la moyenne mais là, ça dépassait largement la vitesse normale à laquelle je me permettais de réfléchir. Les questions et les possibilités se multipliaient sans cesse sans que je ne puisse me pencher sur chacune d’entre elle avec l’attention qu’elles méritaient. Je ne résolvais donc rien du tout, je finissais toujours à la même place, j’étais toujours face au même problème ; tout cela était-il réel ? Il fallait que je sache, il fallait que je me donne les moyens pour être sûr et certain que ce n’était pas simplement le fruit d'un délire. Je refusais de me réjouir du fait qu’elle était de retour avant d’être certain que ce n’était pas que dans ma tête. Je refusais que cette chose sur laquelle j’ai tant travaillé et cela durant toute ma vie me joue un tel tour. Pourtant, je réussis tout de même à entendre les mots qu'elle m'offre comme excuse. Finalement, je n’étais pas du tout en colère contre elle, pour ce qu’elle avait dit, mais je suis tout de même satisfait qu’elle admette que ce n’était pas de ma faute. Cette journée avait été la pire de toute ma vie, j’avais tellement pleuré, pleuré sans savoir pourquoi, d’où ça venait. En plus d’avoir connu une douleur plus atroce que possible, j’avais aussi été terriblement perdu, désorienté, et il n’y avait plus personne pour m’aider à y voir plus clair, j’étais de nouveau seul, seul et vulnérable. Tout ce qu’il me restait était les quelques astuces qu’elle avait eu le temps de m’apprendre, mais ce n’était pas suffisant pour que je me sente en sécurité. Pour être honnête, je ne m’étais pas senti en sécurité depuis son départ, pas une seule seconde. Je la laisse ensuite s’approcher, poser sa main sur l’une de mes joues et poser ces lèvres sur l’autre, mais j’avais bien sentis qu’elle les avait presque déposés une nouvelle fois sur les miennes. En plus du fait que je n’avais pas l’habitude et le dégoût du contact humain, le fait que cela soit si réel me perturbait d’autant plus. Je la sentais avec une exactitude foudroyante, je sentais cette femme, sa peau contre la mienne, alors que je pensais qu’elle nous avait quitté depuis tellement longtemps. Ce genre de choses, illogiques, avaient le don de me rendre fou d’incompréhension, et je détestais au plus haut point ne pas comprendre quelque chose. Ambroisie était bien placée pour le savoir d’ailleurs.

Alors, lorsqu’elle m’adresse de nouveau la parole, qu’elle me parle de son campement qu’elle dit être un peu plus bas et d’une petite fille avec qui elle le partageait, je fronce les sourcils. « Une petite fille ? » demande-je alors. C’était en priorité une question que je posais à la brune mais je me la posais aussi à moi-même, en même temps. Ça changeait complètement la donne. Enfin, je pouvais tout aussi bien me l'imaginer, elle aussi, et même son campement, mais était-il possible que je sois déjà si profondément plongé dans mon délire ? À moins que cela dure depuis longtemps déjà, sans que je ne m’en sois rendu compte… Voilà, je commençais à remettre en doute tout ce que j’avais vu et ressentit ces dernières semaines. « J'aimerais le voir, ton campement » dis-je ensuite. Peut-être que cela m’aiderait à comprendre. Je la regarde remplir sa gourde d’eau, attendant toujours une réponse. J’observe avec attention celle-ci formée de petites vagues dans la rivière suite au dérangement. Les reflets du soleil, la déformation des roches qu’elle recouvrait… Tout y était. Je commençais à douter fortement de ma possible folie. Même si j’aimais l’idée d’être capable de reproduire la réalité dans ma tête avec une exactitude semblable, c’était scientifiquement très peu probable, au moins autant que la possibilité qu’Ambroisie ait réellement survécu à cette balle qui c’était logé dans son cœur, ou très près de celui-ci comme elle l’affirmait plus tôt. Décidé que la suivre était la meilleure option qui s’offrait à moi, je fais à nouveau un pas dans sa direction, redressant légèrement mon dos qui était pourtant toujours rigide, sers mon harpon que je plante fermement à mes pieds, lui qui avait suivis la danse. « Allons s'y. » Elle avait surement déjà compris qu’il n’avait pas à discuter et que ce n’était pas tellement une proposition, juste en lisant mes gestes, elle me connaissait assez après tout, pour ça. Peut-être que je voulais seulement lui assurer que je ne changeais pas d’idée, que je n’avais pas besoin qu’on se sépare tout de suite comme elle le proposait. Je n’avais pas besoin d’air, j’avais besoin de comprendre, peut-être même que voir sa plaie, qu’elle m’explique en détail ce qui c’était passé, ce qu’elle avait fait, aiderait aussi à ce que mon cerveau cesse de me dire qu’elle n’était pas vraiment là, mais chaque chose en son temps. Je n’avais rien à faire aujourd’hui de toute façon, les poissons allaient toujours être là demain et pour l’instant je pensais que régler cette affaire était plus important. Je savais que sans ça, j’allais y penser sans cesse, ne plus être capable de chasser tout cela de mon esprit, même qu'un court instant, peut-être même avoir de la difficulté à m’endormir, malgré le fait que cette histoire m’épuiserait très certainement, à la longue.


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MessageSujet: Re: You are dead honney - feat. Théodore Sam 15 Avr - 12:54

You are dead honney
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Le toucher, un sens que l’on a tendance à oublier parce qu’il est tellement familier que sa présence nous semble juste naturel. Cela l’est, mais pas quand il s’agit de se remémorer des gestes, des sensations, se souvenir du grain de peau d’une personne. On redécouvre chacun de nos sens quand on retrouve un être cher, mais le sens du toucher est essentiel. Il est celui qui nous parait le plus franc et le plus honnête. Avec le temps, malheureusement, et notre évolution, le sens de l’odorat avait été édulcoré. Entre les femmes et les hommes qui changeaient de parfums, nous n’avions plus d’identité propre. Seul le toucher savait, seul le toucher comprenait. Même la voix n’était pas un réel indicateur. Les imitateurs faisaient légions. Mais, le sens du toucher, sa peau contre mes doigts, son ressenti, cette façon de me rejeter sans pourtant le montrer frontalement. Il ne pouvait s’agir que de lui et j’étais prête à le jurer et à mourir dans les flammes de l’enfer si je me trompais. Le doute n’était pas permis, il n’y en avait qu’un comme lui et une telle ressemblance était impossible. J’avais aimé deux hommes, le premier était perdu à jamais et le second rentrait à l’instant à la maison. Il était inaccessible, parfaitement inaccessible, mais il était là. Il allait bien.

Le fait qu’il bronche à l’évocation de l’enfant me montrait et me prouvait à quel point il était dans le déni. Pourquoi ? Comment ? Je ne comprenais pas vraiment jusqu’à où sa tête souhaitait bloquer le fait que j’étais encore en vie. Quel intérêt ? Pensait-il que j’étais éventuellement ma sœur ?... Mais même si cette dernière était encore en vie, elle ne saurait rien de mon passé avec Théodore. D’ailleurs elle l’était, quelque part, je ne savais juste pas où la trouver. Une moitié comme celle-ci, quand on la perd, ce serait comme la sensation de n’être plus qu’une moitié de soi, un fantôme d’une autre manière que les Leucos. Je plongeais mon regard dans les yeux de Théodore comme s’ils allaient répondre à ma question, où son esprit essayait-il de l’emmener ? Il n’y avait pas de raisons de rester coincer dans le probable et l’improbable, cela faisait déjà bien longtemps que les frontières du paranormal s’était étendues. Peut-être étais-je morte, peut-être l’étions-nous tous les deux. Qu’importe, on était ensemble et on pensait être en vie. Parfois, chercher des réponses n’apporte que souffrance. Je n’avais plus envie de repenser à cette période de ma vie, au fait que j’avais failli tomber. Heureux sont les simples d’esprits. Malheureusement pour Théodore et moi, ce n’était pas notre cas, loin de là. Tous les deux étions des chercheurs ; comprendre, analyser, tout cela faisait partie de notre quotidien, mais peut-être fallait-il, juste pour aujourd’hui, devenir idiot à notre tour.

Exigeant et déterminé, Théodore voulait voir mon camp et la petite fille sûrement. Il pensait sans doute être dans un songe bien étrange. « Depuis combien de temps vis-tu dans ces montagnes ? » Fut ma seule réponse à ses empressements. Je n’étais pas de celle qui courbait l’échine, même devant Théodore, même en sachant qu’il ne voyait pas où était le mal à me demander aussi directement à venir dans mon camp, sans aucune formule de politesse. Mais contrairement à n’importe qui d’autre, suite à cette question, je rangeais mes bouteilles et me mettait en marche à côté de lui. « Tu crois que c’est bientôt la fin, n’est-ce pas ? » C’était peut-être méchant ou déplacé de ma part de ne pas être explicite, mais je voulais comprendre ce qui se passait dans sa tête, quel était son raisonnement. Sa réponse m’aiderait à voir s’il pensait voir les personnes qui comptent avant sa propre mort, ou s’il était plus rationnel en pensant que je parlais de l’apocalypse que nous vivions tous, amis comme ennemis. Je savais qu’il était réel, je savais qu’il était bien Théodore et que si un jour je devais voir le visage de mes proches avant de mourir, il ne serait pas le seul visage à me hanter, alors cela ne pouvait être que la vraie vie. Peut-être m’étais-je durcie depuis notre séparation pour me protéger et protéger les autres survivants. Perdre une personne n’est pas anodin, même encore de nos jours. Si nous prenions le risque de vivre ensemble une nouvelle fois, alors tout pourrait basculer, nos raisonnements risqueraient d’être plus fragile, parce que certains sentiments pourraient rentrer en compte, mais je souhaitais vraiment prendre ce risque. Seulement pour lui et personne d’autre.

« Tu verras, Evelyne est charmante. » Lançais-je d’une voix chaleureuse pour briser le silence qui s’installait dans la marche. « Ne sois pas trop rationnel avec elle s’il te plaît, je ne veux pas qu’elle perde espoir sur le fait que ses parents pourraient revenir… D’autant plus que j’ignore si je ne vais pas quitter Yosemite un jour alors… Je ne pense pas pouvoir l’emmener, je suis un peu coincée pour le moment. Et toi ? Quelles sont tes ambitions pour la suite Théodore ?... » Je lui lançais un regard en biais tout en faisant attention à là où mes pas me menaient. Il était dernier être en vie que je chérissais sans vergogne. Même Evelyne qui comptait ne pourrait pas atteindre mon cœur comme lui, parce que plus personne à part lui aurait droit d’y accéder. Alors si nos chemins se séparaient de nouveaux, je ne souhaiterais qu’une seule chose, qu’il soit en sûreté en échange de notre séparation.





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MessageSujet: Re: You are dead honney - feat. Théodore Dim 23 Avr - 8:17


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AMBROISIE & THÉODORE ⋆ Carry on my wayward son, there'll be peace when you are done. Lay your weary head to rest, don't you cry no more. Carry on, you will always remember. The center lights around your vanity.





J’étais déjà prêt à partir vers le camp d’Ambroisie, avant même qu’elle me réponde qu’elle voulait bien m’y emmener. Les mauvaises habitudes avaient la vie dure, apparemment. Nous venions tout juste de nous retrouver et je recommençais déjà à agir comme si nous ne nous étions jamais quitter. Sa réponse, d’ailleurs, me fait presque sourire, et quelque chose d’étrange me réchauffe la poitrine. Je reconnaissais tellement la femme que j’avais connue en ces mots. Elle jugeait poliment mon attitude qui ne l’avait visiblement pas tellement été, elle. Tout comme moi, la brune recommençait à agir tout comme elle le faisait avant que nos chemins ne se séparent, et pas pour le meilleur. Jour après jour, doucement, la brune avait essayé de m’apprendre à vivre. Je ne savais pas si cela était tellement utile aujourd’hui, mais je la laissais tout de même faire. Avec elle, j’avais l’impression qu’une partie de moi-même m’était rendu, la partie qu’on m’avait toujours reproché de ne pas posséder. J’ouvre donc la bouche pour lui répondre, avant de me rendre compte qu’elle ne posait pas vraiment cette question parce qu'elle voulait une réponse, c’était en réalité pour me faire réaliser que j’avais fait quelque chose de socialement incorrect. Je referme alors la bouche en m’en rendant compte. Je me rappelais toutes les fois où j’avais répondu à ce genre de questions, et qu’elle avait soufflé puisque je n’avais pas du tout compris ce qu’elle voulait vraiment me dire, entre les lignes. Normalement, je n’essayais jamais d’analyser ce genre de petites subtilités, parce que je n’avais jamais trouvé utile de le faire. Après tout, s’ils voulaient que je comprenne, ils n’avaient qu’à me dire les choses clairement. À quoi bon compliquer les choses ? Je n’avais jamais vraiment apprécié grand monde, notamment parce que la plupart des humains compliquaient tout pour rien et que cela m’énervait. Ambroisie se situait dans un agréable entre-deux qui rendait sa présence apaisante, mais aussi, en même temps, enrichissante. Parfois, il m’arrivait de me demander si je ne l’aurais jamais rencontré si tout cela ne c’était pas produit, et j’y répondais toujours de façon négative. Bizarrement, je trouvais désagréable pendant un moment cette réponse, même si cette expérience m’avait apporté autant de bien que de mal au final. De toute façon, je savais que c’était inutile de penser à ce genre de chose, puisque les faits ne changeraient pas. Spéculer n’avait jamais été constructif. Il fallait toujours prioriser ce qui était réel et devant nous à ce moment présent, puis travailler avec ces données afin d’en retirer des avantages, d’arriver quelque part, ce qui était le but de tout ce que nous faisons dans la vie, n'est-ce-pas ?

Malgré tout ça, on se met tout de même en route. Donc finalement, Ambroisie acceptait ma façon de lui avoir demandé sans réellement demander. Je ne savais pas ce qui m’attendait là-bas, mais j’espérais trouver réponses à mes questions. Je connaissais bien le corps humain, il m’avait bien fallu passer par là avant tout pour ensuite m’intéresser plus particulièrement au cerveau de celui-ci, mais je n’étais pas médecin. Je savais comment fonctionnait le corps en santé et comment on pouvait dérégler cette machine, comment on pouvait l’éteindre, sauf que je ne m’étais que très peu intéressé à ce que nous devions faire pour la réparer. J'avais vu la balle l'atteindre au cœur, ce qui signifiait qu’elle allait, forcément, mourir, puisque s'en prendre ainsi à l’un de nos organes vitaux était presque toujours fatal, encore plus aujourd’hui qu’il n’y avait plus d’hôpitaux. Était-il donc vraiment possible, si la balle s'était logée seulement à côté, qu'elle n'est même touché l’un de ses poumons ? Je lance un regard vers celle-ci, l’observant. Je m’apprêtais à lui demander comment elle avait fait pour s’occuper de sa blessure, mais elle me devance. Je regarde de nouveau droit devant-moi, réfléchissant. Elle venait de perturber le cours de mes pensées, je prends donc quelques secondes avant de lui répondre. « Peut-être bien » lui répondis-je alors, honnêtement. « Je ne vois tout simplement pas comment tout cela peut-être possible » lui avoue-je ensuite, tout aussi sincèrement. Je doutais fortement qu’elle ne comprenne pas mon point de vu, elle me connaissait comme personne d’autre après tout, j’étais du genre à tout analyser, j’étais surement la plus rationnelle des personnes qu’elle n’avait jamais connu. Cela dit, je pouvais sentir que ça ne lui plaisait pas. Ambroisie était différente lorsqu’elle était heureuse, je la pensais… dérangée, agacée. « Comment ça peut l’être ? » Je lui demandais des réponses, je lui demandais de m’expliquer à nouveau, et pleins d’autres fois ensuite, très certainement.

« Tu verras, Evelyne est charmante. » On changeait un peu de sujet, et celui-ci me fait légèrement retrousser le nez. Je ne pensais pas qu’un petit humain pouvait être charmant, ce qui avait le mérite d’être qualifié ainsi, dans mon monde, était d’un tout autre ordre… Je ne fais pourtant pas de commentaire. Ambroisie savait déjà ce que j’en pensais, le dire à voix haute ne servait à rien du tout, à part peut-être lui déplaire. J’hoche ensuite de la tête lorsqu’elle me demande de ne pas être Théodore avec elle, je comprenais pourquoi elle me demandait chose pareille ; un enfant ne pouvait pas comprendre certaines choses comme nous les comprenions une fois adulte, la plupart des parents préféraient donc, parfois, le mensonge à la vérité. Ambroisie aussi semblait penser que c’était la meilleure des choses à faire, et comme c’était son domaine d’expertise, il était plus judicieux que je suive ses conseils. « J’essayerais » lui répondis-je. J’étais, après tout, très souvent maladroit avec les autres, puisque mal à l’aise, donc je ne pouvais rien lui promettre. Ce que je prévoyais ? Je n’en savais trop rien. Depuis que tout cela avait commencé, depuis tout ce temps qui avait passé, mon but ultime avait fini par devenir, tout simplement ; survivre, même si je ne savais pas trop pourquoi je m’acharnais autant. « J’aimerais que tu sois réelle. » C’est ce que je trouve à lui répondre, puisque c’est ce que je voulais le plus en ce moment. Je voulais retrouver mon amie, puisqu’elle m’avait manqué, puisque même si ce bref moment avec elle n’était peut-être même pas authentique, il était le plus agréable que j’avais passé depuis longtemps, très longtemps, et que ce nouveau monde m’avait toujours paru moins cruel lorsqu’elle l’affrontait à mes côtés.


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MessageSujet: Re: You are dead honney - feat. Théodore Lun 16 Juil - 15:09

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You are dead honney - feat. Théodore

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