{FLASHBACK} I'm done playing this game | Samuel.
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Au Nevada avec Ophelia, où on a finalement rejoins un petit groupe de femme.

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MessageSujet: {FLASHBACK} I'm done playing this game | Samuel. Jeu 16 Mar - 1:47


*--_ I'm done playing this game _--*
SAMUEL AND ABBYGAIL ⋆ Carry on my wayward son, there'll be peace when you are done. Lay your weary head to rest, don't you cry no more. Carry on, you will always remember. The center lights around your vanity.





Depuis un moment déjà, mes muscles me tiraient de partout, mais je ne pouvais pas m’arrêter de courir, pas maintenant, pas encore. Je n’étais pas assez de loin de lui, et si il me retrouvait, je savais qu’il ne serait pas aussi généreux, que ça en serait finis de moi. Je ne savais même plus si ça ne serait pas mieux comme ça, après tout. Je m’accrochais tant à la vie, mais je ne savais plus pourquoi je le faisais. Peut-être parce que je savais que Luke était toujours en vie, qu’il ne devait plus être très loin maintenant, qu’on avait été séparé et que je ne pouvais pas abandonner avant d’avoir tout perdu, je ne pouvais pas l’abandonner, lui. Sauf que maintenant j’étais seule et j’avais peur plus que tout. Je ne savais pas si j’allais être capable de me débrouillée toute seule, et je ne savais pas si j’allais encore tomber sur quelqu’un, ou un groupe -encore plus pire- mal intentionné. Je ne pouvais pas tellement me défendre, mais du moins, j’allais essayer. Durant ces derniers mois, j’avais souvent pensé à en finir, mais ça restait des pensées, ça restait dans ma tête. La vie était devenue plus dure qu’avant, mais je n’avais jamais été du genre à baisser les bras, je n’étais pas comme ça. Si je devais mourir bientôt, je voulais que ce soit en m’étant battue et cela jusqu’au bout. Je finis par m’arrêter au milieu d’une rue. Je me penche, pose mes mains contre mes cuisses, souffle un peu. Je regarde ensuite autour de moi ; cet endroit était complètement désert. Tant mieux pour moi. Je voulais encore m’éloigner, je ne savais pas si il était à mes trousse, surement pas, après tout, tout ce qu’il voulait c’était retrouver sa famille, ou du moins ce qu'il en restait, et je n’avais jamais fait partie de celle-ci. Je m’en rendais compte aujourd’hui. Je n’avais jamais compté pour lui et je n’avais jamais eu ma place dans sa maison. Je respirais toujours difficilement et les larmes silencieuses qui se mettent à couler n'aident pas du tout. Je me pousse du milieu de la route, longe les murs des magasins. Parfois j’entends de la vitre craquer sous mes converses, de la vitre qui provenait de vitrines qui avaient été brisées. Les cheveux attachés à la va vite, ma capuche sur ma tête et mon sac d’école, que je traînais depuis le tout début, sur les épaules, je cherche quelque part où me reposer un peu, un magasin qui ne me semblait pas trop démolis…

Je finis par entrée dans une petite épicerie. Trouver des provisions ne serait pas une mauvaise chose, non plus. Je n’avais pas osé prendre beaucoup de vivres en partant, j’avais surtout ramassé mes choses, souvenirs et armes, puis j’étais partie le plus rapidement possible. Je ne voulais pas le mettre en rogne plus que nécessaire, peut-être que du coup, il abandonnera l’idée de me retrouver pour me le faire payer, peut-être qu’il jugera que ce n’est pas nécessaire et que ce serait une perte de temps. Il est tout de même plus prudent de me diriger le plus loin possible de lui, puisque le croiser à nouveau était une très mauvaise idée. J’en avais des frissons rien qu’à imaginer qu'il serait possible que je vois à nouveau son visage. C’était tellement le bazar, dans ma tête, en plus. Il avait toujours été comme un deuxième père pour moi, et maintenant tout ce qu’il m’inspirait c’était du dégoût et de la peur. Il était devenu un monstre. Je renifle, m’essuie les joues à l’aide du revers de la manche de ma veste, puis je lève les yeux vers les étagères. Une petite clochette avait annoncé ma présence, mais personne n’était là pour en être informé et j’en étais très heureuse. Je reste un moment près de la porte, j’attends, juste pour être sûre, puis je m’aventure dans les rangées. Je prends ce qui me paraît bien et pas trop pourri, encore, et je mets tout cela dans mon sac. Je sursaute alors que j’arrive au fond du commerce, puisque je tombe sur quelqu’un qui s'était fait sauter la cervelle. Ce n’était pas joli à voir et en plus, son cadavre dégageait une odeur immonde qui me fait grimacer, mais qui semble rendre heureuse quelques mouches qui tournoyais autour de lui. Je m’approche, attiré par l’arme dans sa main droite. Je la prends rapidement et je m’éloigne à nouveau. C’était con, mais j’avais peur qu’il se réveille et qu’il me saute dessus. J’observe l’objet un moment, je le nettoie un peu à l’aide de ma veste, que je devrais bientôt changer si je continuais à l’utiliser ainsi, comme si elle n'était qu'un linge malpropre. Je ne savais pas tirer, personne ne m’avait jamais appris et de toute façon, j’avais un peu peur des armes à feu. Je finis par arriver à trouver le chargeur et à l'ouvrir, mais je vois qu’il ne reste plus aucune balle. J’hésite à la reposer, mais je me dis que contre des survivants, ça serait toujours plus utile que mon piolet, accroché à ma ceinture. Il fallait que je trouve des balles, cela dit… Je sursaute à nouveau lorsque les petites cloches résonnent dans la petite épicerie. Je sers l’arme contre moi même si elle ne me servait pas à grand-chose pour le moment, je pouvais toujours lui balancer par la tête, peut-être l’assommer, mais ça ne ressemblait pas à un très bon plan. Alors je la prends d’une main ferme, fronce les sourcils, essaye d’avoir l’air effrayante, dangereuse, et surtout, je voulais avoir l’air de tenir une arme chargée dont j’étais prête à me servir si besoin il y avait. Je ne voulais plus être faible, je ne voulais plus être une enfant, il n’y avait plus de place pour ça dans ce nouveau monde, et qui que ce soit à l’entrée, j’étais prête.


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MessageSujet: Re: {FLASHBACK} I'm done playing this game | Samuel. Ven 31 Mar - 4:01

I'm done playing this gameAbbygail & Samuel « T’es dans mon chemin… » Murmurais-je à l’intention du rôdeur qui s’approchait dangereusement de moi.

Ce n’était pas dans ma nature de discuter avec les morts, mais celui là me faisait particulièrement chier. Je m’étais infiltré dans une ruelle entre deux bâtisses et voila que j’étais stoppé par un rôdeur particulièrement tenace. Le problème, pour lui, c’était que j’étais encore plus tenace. Je sortais la lame qui était accrochée à ma ceinture et m’approchais de la créature qui accélérait le pas. Elle croyait peut être réussir à être celle qui me tuerait, mais c’était loin d’être le cas. Malgré le fait que je me retrouvais encore une fois seul sur la route, j’étais en pleine forme. Mon alimentation n’était peut être pas à son meilleur, mais je me sentais plutôt bien.

Une fois le rôdeur à quelques pas de moi, je soulevais le bras et enfonçais plutôt rudement mon couteau dans la cervelle du cadavre. Je le retirais presque aussitôt et laissais la créature s’effondrer par terre. Je pris quelques secondes pour essuyer ma lame contre les vêtements crasseux du mort et la rangeais. J’explorais visuellement les lieux tout en continuant de marcher, ne faisant pas de cas de ma rencontre avec le rôdeur. J’avais l’habitude maintenant et j’étais toujours prêt à rencontrer le danger. Je pouvais risquer ma vie seulement en tournant le coin du bâtiment là-bas. J’étais bien au courant de mes chances de survie aujourd’hui. C’était un peu comme à la guerre, l’ennemi se trouvait à tous les coins de rues. La seule chose qui manquait par contre, c’était l’équipe. Là j’étais complètement seul. Et plus vulnérable. Même si j’essayais de le cacher. Je n’avais personne pour couvrir mes arrières. La seule raison pour laquelle je ne restais jamais longtemps avec le même groupe était que je ne faisais confiance à personne. J’avais toujours l’impression qu’on me jouait dans le dos et qu’un jour ou l’autre on me trahirait.

J’atteins finalement une rue commerçante. Ou plutôt, une ancienne rue commerçante.  Vu la vitre qui jonche le sol, j’imagine qu’il n’y a plus de commerçant ici depuis le début de l’épidémie. Je farfouille l’endroit des yeux tout en marchant le long des trottoirs. Mes bottes écrasent les morceaux de vitre sur lesquels je marche et le bruit me préoccupe à peine. Ce n’est pas assez pour attirer les rôdeurs. Et comme l’endroit est tranquille, je ralentis le pas, examinant attentivement les vitrines des magasins. D’autres survivants si sont surement aventurés avant moi, mais personne n’est parfait et il reste certainement de petits morceaux pour moi. Je m’arrête devant une petite épicerie et m’avance pour regarder à l’intérieur. Je pose une main au dessus de mes yeux et me colle presque le visage contre la vitre. Il fait noir à l’intérieur et je vois à peine, mais j’ose imaginer que je vais y trouver quelque chose de potable. Je pousse doucement la porte d’entrée et en entendant des clochettes sonner, je ne peux m’empêcher de jurer dans ma barbe. Comment ça se fait que je n’ai pas pensé à ça ? J’empoigne le manche de mon pistolet par réflexe et laisse la porte se refermer derrière moi. J’attends quelques secondes avant de bouger, l’oreille à l’affut. Je suis frustré par mon erreur de débutant. Je n’ai pas fais l’armée pour me laisser avoir par un gadget aussi stupide. Je serre les dents, gardant ma main sur mon arme sans toutefois la sortir de son étui. Je regarde par terre et remarque des traces de pas sur le plancher. C’est facile de voir quand quelqu’un est passé dans un établissement récemment. Comme la poussière s’accumule partout, les pas apparaissent partout où un survivant va. Soit il y avait quelqu’un ici qui ne voulait pas se faire voir, soit elle venait tout juste de quitter, mais il n’y avait pas de traces qui menaient à l’extérieur.

J’empoignais habilement l’arme accroché à ma ceinture et m’avançais dans l’épicerie en espérant ne pas être trop bruyant. Mais je savais que je ne pouvais pas assourdir complètement le bruit de mes pas. Surtout pas avec les bottes que j’avais aux pieds. Je m’aventure dans une rangée, oubliant l’exploration pour l’instant. J’ai ce feeling de ne pas être seul. Une fois au bout de la rangée, je n’ai même pas le temps de me retourner que je sais très bien ce qui m’attend en tournant la tête. Je sens le danger. Je me retourne lentement pour voir à quoi j’ai affaire ou plutôt à qui. Je grimace en voyant l’arme pointé sur moi. Je serre la crosse de celle que je garde à ma ceinture, refusant d’être dans la position de la victime. Pas question qu’on ait le dessus sur moi. Je regarde la jeune femme dans les yeux et fronce férocement les sourcils. Elle n’est pas la première à me menacer d’une arme et elle ne sera sûrement pas la dernière.

« Baissez votre arme. » Dis-je simplement. Oui je sais, j’ai une arme pointé sur moi. Mais je sais aussi que les longs discours ne me seraient d’aucune utilité.
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MessageSujet: Re: {FLASHBACK} I'm done playing this game | Samuel. Dim 9 Avr - 7:14


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J’attendais, les bras tendus devant moi, les mains serrées contre mon arme jusqu’à ce que mes jointures en blanchissent, malgré le fait que ce pauvre petit pistolet ne pouvait rien pour moi. Je ne savais même pas si j’aurais vraiment pu me servir d’une arme sur quelqu’un d’humain, même pour me défendre. Je n’avais jamais dû le faire. Tuer les rôdeurs était déjà tout une épreuve, pour moi, alors je ne me voyais pas du tout m’en prendre aux vivants, même si je l’avais compris aujourd’hui ; c’était nécessaire. Nous n’étions pas tous là pour s’entraider, certains n’hésitaient pas à te tirer dans le dos ou à te pousser dans une horde de rôdeurs pour sauver leurs peaux. C’était chacun pour soi. Malgré tout, il y avait quelque chose qui m’empêchait de passer à l’acte. J’avais les armes pourtant et je n’étais pas stupide, j’étais débrouillarde, je l’avais toujours été, je savais que je pourrais, sauf que je savais aussi que je ne le ferais pas. Ce qui me mettait considérablement en danger. Je pouvais toujours faire semblant, certes, mais pendant combien de temps ? J’avais tellement l’impression d’être transparente et de transpirer la peur, que je pensais que même moi, devant une gamine dans mon genre, je ne ferais que sourire et balayer le vent de ma main comme si c'était une plaisanterie. J’étais une grosse blague ambulante. C’est pourquoi je lance un regard à ma gauche alors que j’entends les pas se rapprocher un peu plus du fond du magasin. Est-ce que j’avais le temps de courir, de m’enfuir ? Pour aller où ? Les vivres étaient ici, j’en avais besoin, et je n’en pouvais plus de courir. Je ne savais même pas où j’étais. Dans la panique de m’éloigner le plus rapidement et le plus loin possible, je n’avais pas du tout fait attention aux directions que je prenais d’une façon complètement aléatoire. Je ne savais donc pas quand j’allais de nouveau trouver un endroit pareil. Je ne savais même pas chasser. Quel boulet. J’écarte donc un peu mes pieds, essaye de rendre ma posture plus convaincante et imposante (c’est comme ça qu’ils se plaçaient, non, les policiers, dans les films?), quelque chose d’assez difficile vu mon petit gabarit qui n’avait rien de très intimidant, au contraire. Pourtant, ça devra faire l’affaire. Avec un peu de chance, il sera assez prudent pour se dire que les apparences peuvent très souvent être trompeuses…

Voilà qu’il apparait au bout d’une autre allée. Aussitôt, mon regard se durcit, mes sourcils se froncent, malgré le fait que mon cœur venait de sauter dans ma poitrine lorsque je m’étais rendu compte que c’était un homme, et baraqué, en plus de ça. Qu’est que je pouvais faire contre lui ? Pas grand-chose. S’il ne croyait pas à mon petit manège, s’en était finis pour moi. Je le sentais. Il n’avait pas du tout l’air sympathique. Lui aussi, il voulait les vivres qu’il y avait ici, ça se voyait. Il n’était pas là pour se faire des amis, certainement pas. En tout cas, c’est ce que je m’imagine. En même temps, peut-être que je ne prenais pas en compte le fait que je l’avais tout de suite menacé de mon arme, même avant de lui avoir dit bonjour, mais est-ce qu’il y avait encore des gens qui faisaient ça ? En plus, si je ne l’avais pas fait, qui sait ce qu’il aurait pu me faire. Je baisse les yeux vers l’une de ces mains, celle qui était posée sur l’arme qu’il portait -Dieu merci- toujours à sa ceinture. Est-ce que j’étais sensée lui dire de partir ? Ou de me donner son arme ? Non, surtout pas. C’était seulement un bon moyen pour me faire tuer. Il était peut-être habile, en tout cas surement plus que je l’étais moi-même, et comme je ne pouvais pas tirer en retour, valait mieux qu’il garde ces mains loin -très loin- de son pistolet. Je le regarde à nouveau alors qu’il me parle. Je n’avais pas encore pris une décision, je n’étais pas assez rapide, tout allait foirer, j’allais mourir ici, finir sur ce plancher sale. « C’est ça, et après j’te la donnerais en cadeau, pauvre con » dis-je alors d’un ton sarcastique qui sortait de je-ne-savais-trop-où. Je sers les dents, essaye de rester en colère, même si je sentais cette boule dans mon ventre, dans ma gorge, et que j’avais seulement envie de pleurer, de le supplier de me laisser partir, de me laisser vivre. Je pense à tout ce que j’ai enduré, à tout ce que j’ai dû faire pour m’en sortir, et surtout je pense à Owen. Celui pour qui je donnerais tout, tout pour avoir le courage de ne plus avoir peur de lui, pour me lever, frapper en retour, me venger. « Lève tes mains devant-toi, dépêche-toi ! » Je donne un petit coup avec mon arme à feu vide dans l’air, en espérant être un peu plus menaçante. Je ne savais pas du tout ce qui allait maintenant se produire, si il allait croire que j’étais dangereuse, mais en tout cas, je faisais tout mon possible pour que ce soit le cas, utilisant sans aucune gêne et à la pelle de la rage et de la frustration que j’avais emmagasiné inlassablement ces dernières semaines.


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MessageSujet: Re: {FLASHBACK} I'm done playing this game | Samuel. Lun 17 Avr - 5:51

I'm done playing this gameAbbygail & Samuel Elle n’a pas l’air très menaçante mais je reste aux aguets. Même si elle me semble plus nerveuse qu’autre chose, il ne faudrait qu’un mauvais mouvement pour qu’elle me tire dessus. Un accident est si vite arrivé. Est-ce que je devrais croire en ce qu’elle tentait de me faire percevoir ? Était-elle plus dangereuse qu’elle en avait l’air ? C’était possible mais j’avais de la difficulté à la craindre. Je ne voyais pas tout le monde comme des ennemis. Par contre, je la trouvais agaçante. Même pas quelques mots d’échangés que déjà je perdais patience. J’avais la mèche courte aujourd’hui. J’avais seulement envie de mettre quelques vives dans mon sac et dégager. Parce que si elle tirait, qu’elle rate ou pas, elle attirerait les rôdeurs dans le coin. Je ne crois pas qu’elle ait envie de faire ça. Elle semblait être seule dans l’établissement. Je n’entendais aucun autre bruit que ma propre respiration et les battements de mon cœur qui étaient restés sensiblement les mêmes que lorsque j’étais entré ici. J’avais vécu des situations beaucoup plus stressantes que celle-ci et c’était pas une jeune femme frêle tenant maladroitement un pistolet qui m’effraierait. Malheureusement pour elle, j’ai l’habitude des armes et de leur maniement également. J’ai pas fais l’armée pour rien après tout. On pourrait croire que c’est seulement utile pour buter les zombies de loin, mais non. Ça me permet aussi de voir derrière le canon de l’arme pointée sur moi. Je vois bien qu’elle n’a jamais tenue cette arme dans ses mains auparavant. Elle n’est peut être pas novice, mais ce n’est pas son flingue.

Je reste de glace face à sa réplique et surtout son insulte. Pauvre con ? Elle essaie de faire quoi au juste ? Elle veut me voler mes trucs ? Me descendre ? Je ne sais pas à quoi elle veut jouer mais j’ai pas trop le temps de m’arrêter quelques minutes pour me faire menacer dans une petite épicerie de quartier. J’aimerais bien partir et reprendre mon chemin comme si de rien n’était, rager contre les rôdeurs et me plaindre de ma situation. J’en ai sérieusement marre qu’on m’empêche de continuer ma route à la recherche d’une femme qui est probablement morte depuis le début de l’épidémie. Lorsqu’elle me demande de lever les mains en l’air de son drôle d’air mi menaçant mi terrifié, je prends 5 secondes pour réfléchir à sa maladroite demande. Elle est frustrée ça se voit. Mais est-ce qu’elle va réellement me tirer dessus ? En la voyant secouer son arme dans les airs, je confirme ma décision et empoigne d’un geste rapide l’arme accroché à ma ceinture. J’avais déjà la main sur la crosse donc c’est en moins d’une seconde que je dégaine et lui pointe mon arme en plein sur la tête. Je ne tremble pas et je serre fermement mon pistolet. Je pose un doigt contre la détente et fronce à mon tour les sourcils, un peu à sa façon. Contrairement à elle, je sais que si j’appuie, la balle se logera directement entre ses deux yeux. J’ai été entrainé pour ne jamais rater ma cible. Je ne suis peut être pas le meilleur tireur, mais impossible que je manque à cette distance. La jeune femme ne savait probablement pas que je n’avais pas du tout l’intention de la tuer. J’espérais simplement qu’elle se rétracte et me laisse partir.

« J’ai pas trop envie de rigoler en ce moment. Alors tu vas baisser ton arme comme je te l’ai demandé. » Dis-je du même ton neutre que j’avais utilisé tout à l’heure.

Si elle continuait d’être chiante, elle ne m’aimerait pas. Et elle ne m’aimait déjà pas. Comment est-ce qu’on pouvait bien s’entendre avec quelqu’un qui nous pointait son arme dessus à la première rencontre ? J’espérais juste que ça finisse bien. Que je pourrais sortir d’ici en vie et qu’elle ne m’obligerait pas à la blesser. Je n’étais pas un tueur lorsqu’on m’en laissait le choix. Mais si ma vie était en jeu, je ne laissais pas de chance.
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MessageSujet: Re: {FLASHBACK} I'm done playing this game | Samuel. Lun 24 Avr - 4:45


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Je voyais bien que mon petit manège ne faisait pas son effet sur lui. L’homme restait confiant et ces mains ne tremblaient pas, il semblait être celui qui menait la danse, même si c’était moi qui avait, pour le moment, une arme braquée sur lui. Elle n’était pas chargé, certes, mais ça, il ne le savait pas, pourtant il me tenait toujours tête et il n’obéissait pas, signe que j’échouais lamentablement, que je me ridiculisais. Je n’arrivais pas à croire que je venais tout juste de m’échapper des griffes d’un homme pour tomber entre les mains sales d’un autre. Non, je refusais que cela se reproduise. J’avais trop enduré, je m’étais battue jusqu’ici et j’allais poursuivre cette bataille jusqu'au bout, peu importe de quelle façon. Il me fallait tout simplement un autre plan. Tout irait bien, tout irait bien. C’est ce que je me répétais, juste avant que l’inconnu ne sorte finalement son arme en un battement de cil. Je ne savais même pas si j’aurais pu réagir, si mon pistolet avait été chargé, je n’avais donc plus aucun doute ; il savait parfaitement manier les armes à feu, celles-ci lui étaient familières, celle qu’il tenait dans la main faisait presque partie de lui, tellement il semblait habile. Je n’avais aucune idée de ce que je pouvais faire maintenant, à part espérer qu’il ne me voulait pas de mal, sauf que j’avais du mal à m’en convaincre. Le jour où Owen avait posé pour la première fois sa main contre ma cuisse, quelque chose s’était éteinte à l’intérieur de moi. Je ne voyais plus que de mauvaises intentions, je ne voyais plus que des ennemis. Je ne pouvais donc pas me résoudre à croire que l’homme qui me faisait face n’était pas mauvais, il l’était forcément. Son regard me donnait froid dans le dos et je pensais que son sang-froid prouvait qu’il avait déjà tué et qu’aucun remords ne le rongeait aujourd’hui, qu’il était prêt à le refaire si cela était nécessaire. Qu’un mort de plus ou de moins, ça ne change rien, au final.

Je devais donc changer de stratégie. Les menaces ne marchaient visiblement pas. Tout en essayant de calmer mon rythme cardiaque, je ne détourne pas mon regard du sien. Ces yeux étaient sombres, sombres comme ceux d’Owen. « Je baisserai pas mon arme si tu n'en fais pas de même » dis-je alors. Je ne savais pas où je voulais en venir, mais je savais que je ne faisais pas le poids contre lui à ce niveau. Si je devais le confronter, c’était donc d’une autre manière. Il était beaucoup plus fort que moi, juste à nous regarder nous le savions déjà tous les deux, mais il me fallait tout de même essayer. Je me maudissais pour avoir enfouis ma bonbonne de poivre de Cayenne au fond de mon sac dans la hâte de quitter la cabane que j’avais partagé beaucoup trop longtemps avec Owen. C’était un compromis équitable, que de tous les deux ranger notre arme, mais l’était-il, équitable ? Je ne pensais pas, mais il était, je l’espérais, au moins, raisonnable. S’il tirait, il ne devait pas rater sa cible, puisque dans le cas contraire, je pouvais répliquer. Enfin, il pensait que je pouvais répliquer. La meilleure solution, la plus pacifique et prudente en tout cas, était donc de tous les deux cesser de pointer l’autre de notre flingue. « Je n’ai pas non plus envie de rigoler, tu sauras, et j’ai vu pire que toi. Donc tu ranges ce jolie jouet en même temps que je range le mien, ou alors tu prends le risque que je tire la première » Au moins, si je mourais ici, ma mort sera rapide. Je n’aurais pas subit à nouveau l’abus de qui que ce soit, et c’est debout, en me battant, que ma vie se sera terminée. Cela me paraissait presque comme étant acceptable, même si je craignais tout de même terriblement la fin, un peu comme tout le monde, non ? C’était l’inconnu, c’était lâché prise, quelque chose que je ne faisais que très rarement…


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MessageSujet: Re: {FLASHBACK} I'm done playing this game | Samuel. Lun 1 Mai - 3:20

I'm done playing this gameAbbygail & Samuel Je me demandais pourquoi c’était devenu mon quotidien que d’affronter d’autres survivants. Étais-je trop sur mes gardes ? Ou justement peut être pas assez. C’était le prix à payer pour voyager constamment. Je ne m’arrêtais que rarement plusieurs jours au même endroit. J’étais incapable de m’arrêter. Comme si m’arrêter quelque part serait nocif pour moi. Pourtant ça m’aurait probablement fait du bien de mettre pied à terre. Car pour l’instant, j’étais survolté, en colère contre le moindre obstacle qui pointait le bout de son nez. Et je commençais sérieusement à perdre patience face à cette jeune femme. Elle ne me semblait même pas dangereuse et je me sentais déjà commencer à péter les plombs. En train de me dire que si je lui tirais une balle entre les deux yeux, le problème serait déjà réglé, mais ce n’était pas comme ça que je fonctionnais. Elle était une civile, peut être me pointait-elle une arme dessus mais elle n’était pas fondamentalement cruelle. Si elle l’était, elle m’aurait déjà tué. Personne n’épargnait personne ici. Moi je le faisais encore. C’était probablement un énorme point faible. Je ne devrais même plus hésiter, je devrais tirer pour sauver ma peau.

Puis elle dit qu’elle ne baisserait pas son arme si je ne faisais pas de même. Je ne changeais pas d’attitude, maintenant mon arme bien droite en direction de sa tête. Elle croyait quoi au juste ? Arriver à m’amadouer ? Personne ne m’amadouerait de la sorte, surtout pas quelqu’un qui m’avait accueillit avec la menace de me tuer. J’avais plusieurs fois craint pour ma vie auparavant et en ce moment ce n’était pas le cas. Même si je maintenant ma position face à elle, je savais qu’elle n’oserait pas me tirer et elle savait que je ne ferais pas de même. Du moins j’espérais qu’elle savait que je n’avais nullement l’intention de la descendre. C’était une simple protection. Et ça semblait fonctionner. Si elle me proposait de baisser son arme à condition que je fasse de même, c’était qu’elle se sentait menacée. Je ne répondis pas à sa réplique, me disant que ça ne valait pas du tout la peine d’y donner suite. Ça ne ferait que m’échauffer les sangs et je n’avais pas envie d’embarquer dans son jeu. Essayait-elle de me mettre en colère par exprès ? Si c’était le cas, elle réussissait haut la main.

Lorsqu’elle lança avoir vu pire que moi, je ne pu m’empêcher de ricaner légèrement. C’était à la fois drôle et complètement ridicule. Me prenait-elle pour un assaillant ? Alors que c’était elle qui m’avait menacé en partant ? C’était illogique. Je décidais de ne pas continuer ce petit duel de regard (parce que clairement, personne ne tuerait personne ici). J’abaissais lentement mon arme pour la ranger de nouveau dans son étui et je la regardais encore une fois, dans les yeux. « Je vois que je suis clairement le plus raisonnable ici. J’ai rangé mon arme, maintenant range la toi aussi. » Je baissais le regard sur le pistolet qu’elle tenait, me demandant sérieusement s’il était chargé. Et si elle avait bluffé depuis le début ? Je fronçais les sourcils, sentant la colère bouiller en moi. Si elle avait osé se moquer de moi de la sorte… Je n’arrivais pas à être certain de mon assomption d’ici, c’était difficile à dire. Et elle n’aurait sûrement pas la gentillesse de m’avouer m’avoir menacé d’une arme vide.
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MessageSujet: Re: {FLASHBACK} I'm done playing this game | Samuel. Sam 13 Mai - 20:33


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Pendant un long moment, je me demande ce qu’il allait décider de faire. Il semblait toujours confiant, peu importe ce que je disais. Donc forcément, il croyait que je ne pouvais rien contre lui, même une arme à la main, et c’est justement ce qui me faisait aussi peur. De plus qu’il semblait le sentir, sentir que je craignais pour ma vie. Ce qui lui donnait encore un peu plus de pouvoir sur moi, ça lui indiquait qu’il avait raison, que je ne pouvais, effectivement, rien contre lui. Peut-être que c’était le cas, mais il n’avait surement jamais vu aussi déterminée que moi. Je n’avais plus l’intention de me laisser faire, puisque je préférais mourir plutôt que de devenir le jouet de quelqu’un d’autre. Alors s'il voulait quelque chose de moi, peu importe ce que c'était, il ne l’aurait pas facile. Ça, au moins, j’en étais certaine. J’allais faire tout ce que je pouvais, même si ça ne voulait rien dire pour lui et pour personne, même. C’était tout ce que j’avais, j’étais donc forcée de faire avec, de me débrouiller. C’est ce que j’avais fait tout au long de ma vie, alors ça ne changeait pas grand-chose au final. C’était peut-être un peu plus dur qu’avant, parce que les obstacles étaient pires que ceux que j’avais connu dans le passé, qui me paraissaient maintenant être rien du tout, les problèmes d’une adolescente ordinaire, des problèmes qui n’avaient rien de sérieux. Je réalisais qu’il y avait des choses beaucoup plus horribles dans la vie, des choses que j’aurais préféré ne jamais connaître, mais personne n’échappait au chaos. Pas moi, pas lui. On y avait tous été plongé tête première et maintenant il fallait trouver un moyen de ne pas s’y noyer. J’espérais seulement que celui de cet homme n’était pas le même que celui d’Owen.

Finalement, il baisse son arme et la range. Je me rend compte, à ce moment, que durant un instant je ne m'avais pas permis de respirer, puisque enfin je relâche l’air que j’emprisonnais dans mes poumons depuis plus longtemps que nécessaire. La partie n’était toujours pas gagnée, cela dit, et c’était ce petit rire qui avait secoué ces épaules, quelques secondes avant qu’il ne relâche son arme, qui me le confirmait. Il était flippant, à être aussi à l’aise, assez à l’aise pour se permettre de rire, même si ce n’était que brièvement. Comme si cette situation était ridicule et qu’il n’y avait absolument aucune chance que je puisse lui faire du mal. Ça ne me donnait qu’une envie ; courir. Courir ou gerber. Les deux, peut-être. Je n’avais maintenant plus aucun doute, il me voulait du mal, encore plus que simplement me tuer, puisqu’il l’aurait déjà fait, puisqu’il en était capable et qu’on le savait tous les deux. Je tiens mon arme en l’air un moment encore, craignant la suite, sauf que je ne finis tout de même pas l’abaisser. Je recule d’un pas, comme pour être certaine que s’il tentait quoi que ce soit j’aurais le temps de m’enfuir. J’augmentais à peine la distance qui nous séparait, juste assez pour que ça m’aide, mais pas assez pour qu’il pense que je le faisais par peur, même si c’était le cas. « J’ai déjà fouillé ce côté de l’épicerie, j’ai pas tout pris. Alors sers-toi, si c’est pour ça que tu es venu. » Je restais droite et je parlais toujours avec le plus d’assurance qu’il m’était possible. C’était surement évident, il venait pour des vivres, mais maintenant qu’il m’avait croisé, qui sait ce qu’il avait maintenant en tête… « Je resterais du mien » ajoute-je alors, comme pour lui confirmer que je n’avais aucune intention de faire affaire avec lui. Il ne semblait pas le vouloir non plus, mais en tout cas, si je me trompais, alors il savait que ma réponse était non, même si cela ne changerait surement pas grand-chose pour lui.


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MessageSujet: Re: {FLASHBACK} I'm done playing this game | Samuel. Mar 23 Mai - 6:25

I'm done playing this gameAbbygail & Samuel Je suis à me demander si elle va baisser son arme. Je ne la connais pas après tout. Peut être que derrière toute cette insécurité que je ressens chez elle se cache une manipulatrice de talent. Mais j’en doute fortement. De la manière dont elle tient son arme, si elle tire, elle me ratera ou touchera par accident. Ça pourrait me faire peur, mais comme j’ai rangé mon arme, elle n’a plus vraiment de raison de s’en prendre à moi. Et je dois avouer être difficile à effrayer. Je n’ai pas la tête enflée, je ne ressens simplement pas souvent de la peur. Et ça pourrait m’être fatal un jour. Si je ne me méfie pas assez des autres, ça pourrait me retomber dessus. Pour l’instant par contre, rien de grave ne m’est arrivé donc je ne change pas mon plan d’action. C’est pas comme si je faisais exprès non plus de me mettre en danger. De nos jours, si on voulait s’éviter une blessure ou une situation dangereuse, il fallait rester enfermer chez soi ou rejoindre un groupe vivant dans une barricade. Parce que tout pouvait nous atteindre facilement. Personne n’était en sécurité nulle part. Surtout pas dans une petite épicerie qu’on pourrait croire vide. J’avais l’impression que la jeune femme ressentait la même chose que moi, mais je ne pouvais pas en être sûr. Je nageais dans l’incertitude la concernant. Et je n’avais pas l’intention de rester plus longtemps que nécessaire pour apprendre à la connaitre. Disons que cette rencontre s’avérait être extrêmement désagréable.

Elle finit par ranger son arme et recule d’un pas. Je fige, me demandant ce qu’elle va faire. Je me mets à imaginer les pires scénarios, me disant que je n’aurais pas du ranger mon arme, qu’elle va me tirer dessus ou appeler des renforts. Mais si elle avait eu des renforts, elle les aurait appelés bien avant que tout ça n’arrive. Elle me dit alors avoir fouillé un côté de l’épicerie et y avoir laissé des trucs. Je tourne la tête quelques secondes pour confirmer ses dires et aperçoit des vivres encore intouchés dans la rangée que je viens de traverser. Mais comme j’avais suspecté une présence dans l’épicerie, je n’avais pas regardé s’il restait quelque chose d’utile. C’était au moins ça. Si je trouvais un peu de nourriture ou tout ce qui pourrait me servir dans ma survie en solitaire, alors cette rencontre n’aurait pas été totalement inutile. J’ignorais sa dernière phrase, comme si j’avais l’intention de faire autre chose ici que de simplement fouiller l’endroit. Avait-elle voulu insinuer que j’aurais pu en vouloir à sa vie ou je ne sais quoi d’encore plus horrible ? J’hochais la tête, me demandant si je pouvais lui tourner le dos ou elle viendrait me poignarder lorsque je ne regarderais pas. Ça m’aurait grandement surpris qu’elle tente de m’attaquer, vu notre différence de force, mais il ne fallait pas sous estimer qui que ce soit. Elle finit en disant qu’elle resterait de son côté. Je ne pouvais pas refuser. C’était mieux que rien après tout. Et je ne voulais pas m’en prendre à elle juste pour quelques vivres. Ça serait ridicule. Je préférais toujours l’option non agressive, surtout dans des situations comme celle-ci.

« C’est parfait pour moi. » Que je lui réponds finalement. Et juste avant de quitter ma position, je lui lance : « Et la prochaine fois que tu auras envie de menacer quelqu’un d’une arme, vérifie au moins quelle soit chargée. »

Je ne suis même pas certain de ce que je viens de lui dire, mais à la manière dont elle tenait l’arme, j’avais une très forte impression que ce conseil lui serait utile. Probablement que si elle avait tiré (ce qu’elle n’aurait pas fait vu que l’arme était vide) le fusil ce serait enrayé. Je me retournais finalement, la laissant à ses réflexions et commençant ma fouille. Je n’allais pas m’éterniser ici. Pas avec elle dans les parages. Et elle n’aurait probablement pas envie que je traine trop longtemps dans le coin. Je m’engage dans la rangée la plus loin possible de notre lieu de rencontre, trouvant déjà du matériel intéressant qu’elle avait laissée.
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MessageSujet: Re: {FLASHBACK} I'm done playing this game | Samuel. Mer 31 Mai - 5:38


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Dès que je baisse mon arme, je ne me sens plus du tout à l’aise devant lui. Pas que je l’ai été avant ça, mais je me sentais tout de même beaucoup mieux que maintenant. Je me sentais vulnérable et je détestais ce sentiment, mais je ne pouvais pas y faire grand-chose. Il fallait que je garde mon calme et que je reste concentrée. C’était la seule solution que j’avais pour me sortir de cette situation délicate. J’aurais préféré tomber sur des rôdeurs, même si ils faisaient peur, au moins leurs intentions étaient très claires, ils n’étaient pas mesquins, manipulateurs, menteurs… C’était salissant et ça n’avait rien d’agréable de s’en débarrasser, mais durant ces dernières années en Enfer, je m’étais rendue compte qu’il y avait bien pire que la mort et que craindre les rôdeurs était stupide, parce qu’il y avait beaucoup plus redoutable comme ennemis : les humains. Ceux qui avaient survis comme moi et qui maintenant faisaient tout ce qu’ils voulaient. Parfois, les rôdeurs sortaient de nulle part, mais jamais ils te souriaient pour ensuite te poignarder dans le dos. C’est pourquoi je reste sur mes gardes, même si l’homme semblait moins agressif maintenant que nos armes respectives avaient été rangées. Il accepte mon offre, ce qui me soulage aussi beaucoup. Pour le moment, il semblait, en effet, seulement attiré par les vivres et c’était tant mieux, puisqu’il n’allait rien trouver de plus ici. Il disparaît finalement dans la première rangée au fond du magasin, celle qui était la plus éloignée de moi -et je ne savais pas si je devais être détendue à cette idée ou bien craindre le fait que je ne l’avais plus vraiment en vue-, après m’avoir lancé une remarque sur mon arme. Je serre les dents, fatiguée de ne jamais me faire prendre au sérieux. C’était quelque chose qui devait changer, absolument, il n’y avait plus de place pour quelqu’un comme moi dans ce nouveau monde.

Alors je me glisse également dans l’une des rangées, celle à ma gauche. J’y étais déjà passé une fois, mais je voulais plus surveiller de loin l’homme qu’autre chose, et je le voyais déjà à peine entre les tablettes, vu toutes celles qui nous séparaient déjà. Je me promenais et le suivais des yeux, l’une de mes mains glissant le long de la tablette au niveau de mes yeux. « Tu sais, je suis peut-être blonde, mais ça veut pas dire que j’suis stupide » lance-je froidement, laissant entendre que mon arme était bel et bien chargée. Comment pouvait-il seulement en douter ? Il était expert à ce point ? Je ne voulais pas savoir ce qu’il faisait autrefois dans la vie… Peut-être que c’était une mauvaise idée de le provoquer ainsi, peut-être que ça finirait mal, mais je ne pouvais pas me laisser marcher sur les pieds, plus maintenant. Je devais affronter mes peurs, grandir, et surtout, il fallait que je me dresse devant ce genre de personne, celles qui te rabaissaient, parce que si ce n’est pas aujourd’hui que ça finit mal, forcément ça sera demain, ou bientôt, en tout cas. « Si tu veux vraiment un conseil… utile, je vais t’en donner un, moi » dis-je alors, faisant une pause. J’hésitais à conclure ma pensée, puisqu’il y avait cette boule dans mon estomac. C’était de la peur. « Ferme ta grande gueule d’imbécile, avant de te faire tuer pour de bon. » Après tout, j’aurais très bien pu être armée, être dangereuse et sanguinaire. Si ça avait été le cas, il se serait fait tuer, ou blesser, du moins. Il avait carrément agit comme si je n’avais pas d’arme et comme si je ne pouvais rien contre lui. Enfin, peut-être qu’il était masochiste, aussi, ou qu’il jugeait les gens selon leurs apparences et qu’une jolie et jeune blondinette n’était donc pas du tout sur sa liste de gens à craindre, mais si c’était le cas, je ne savais pas ce qu’il faisait encore debout. N’importe qui pouvait se retourner contre toi, à n'importe quel moment, et j’en savais quelque chose…


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MessageSujet: Re: {FLASHBACK} I'm done playing this game | Samuel. Mar 13 Juin - 0:19

I'm done playing this gameAbbygail & Samuel Des piles de papiers à imprimante, des brocheuses, du détergent à lessive. Je reste impassible devant tant de matériaux inutiles. Qu’est-ce que je pourrais bien en faire ? C’est drôle, j’aurais cru que quelqu’un aurait pu prendre les brocheuses et s’en servir comme d’une arme. Même si je dois avouer que personne n’aurait vraiment peur de quelqu’un armé d’une brocheuse. Le papier pourrait être utile pour démarrer un feu mais encore là, c’est un poids inutile dans un sac à dos. Je n’ai jamais vraiment eu de difficulté à choisir ce que je devais prendre et ce qui devait rester derrière. Je savais ce qui me servirait et ce qui serait un poids mort. Pas question de prendre le détergent à lessive, ça ne ferait qu’attirer l’attention des rôdeurs. C’était mieux de puer que de sentir la rose. Je fus tout de même surpris de trouver une boite d’allumettes intacte que je me dépêchais de prendre. C’était comme de l’or maintenant. Il ne restait plus grand-chose dans cette épicerie, mais j’allais faire avec ce que je trouverais.

J’étais en train de survoler des yeux des bouteilles de nettoyant à toilette quand j’entendis la jeune femme, de je ne sais trop où, me lancer qu’elle était peut être blonde, mais que ça ne faisait pas d’elle quelqu’un de stupide. Je fronçais les sourcils, ne comprenant pas ce qui la poussait à continuer cette bagarre. Elle ne semblait pas vouloir lâcher le morceau. Est-ce que je l’avais insulté d’une quelconque façon ? Et de toute manière, comment j’étais sensé le savoir ? J’étais pas entré ici pour me faire des amis. Je ne voyais pas ce qu’elle voulait prouver en me disant qu’elle n’était pas stupide. Qu’elle le soit ou pas, ça ne changeait rien au fait qu’elle pouvait être dangereuse. Je la cherchais du regard dans les interstices des rangées. Je voyais du mouvement plus loin, ça devait être elle. Mais je ne bougeais pas, gardant ma position. Et puis elle me donna un conseil, de fermer ma gueule. J’haussais les sourcils, sans vraiment comprendre ce retournement de situation. Et maintenant elle allait venir me tirer dessus ? Pourquoi me provoquait-elle ? C’était à se demander comment elle avait pu survivre aussi longtemps en étant aussi détestable envers les autres survivants. Parce que si elle agissait ainsi avec moi, je ne devais pas être le premier qu’elle insultait de la sorte non ? Elle n’était clairement pas effrayée par moi. Je ne pouvais pas dire par contre si c’était pour le mieux.

« C’est un très bon conseil que je te retourne. » Je méritais peut être de me faire dire de fermer ma gueule. Mais je croyais qu’elle méritait tout autant de se le faire dire elle aussi. Elle était mal engueulée et avait du cran. Je n’étais peut être pas un tueur, mais si elle continuait et mettait ma vie en danger encore une fois, il y avait des chances pour qu’elle finisse comme ce rôdeur au fond de l’épicerie. Ou je devrais peut être sortir d’ici et la laisser régler ses propres problèmes d’elle-même. « Et c’est facile de dire aux gens de se fermer la gueule quand on est caché. Tu fais ça souvent ? Je veux dire, menacer les gens d’une arme, leur dire de se fermer la gueule et les traiter d’imbécile ? Parce que j’ai vu des gens se faire descendre pour beaucoup moins. »

Un pas de travers, un mot mal placé, un geste mal perçu. J’avais tout vu dehors. Dans l’armée, j’avais vu des choses atroces, mais le pire que j’avais vécu, c’était depuis l’épidémie. Les gens en bavaient et certains en payaient de leur vie. Et le plus gros problème n’était pas les rôdeurs, c’était les survivants qui se prenaient pour les rois du monde. Je me demandais d’où elle venait. Pourquoi est-ce qu’elle ne battait pas en retraite. Elle était là à me narguer. Me traitant d’imbécile comme si on avait fait la guerre ensemble. Qu’est-ce qu’elle tentait de me prouver au juste ? Qu’elle allait me tuer ? Étrangement, ça ne me donnait pas envie de me la fermer. « Je sais pas c’est quoi ton problème. Mais si ça peut te rassurer, j’en ai rien à foutre de toi. Je veux juste prendre ce que je trouve ici et continuer mon chemin. Sans me faire plomber la tête, ça va sans dire. »
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MessageSujet: Re: {FLASHBACK} I'm done playing this game | Samuel. Mar 27 Juin - 7:29


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Voilà, j’avais enfin pris mon courage à deux mains et j’avais mis un pied à terre. Je n’en pouvais plus d’être la pauvre petite fille sans défense, perdue et qu’on sous-estimait toujours. Je n’avais plus personne désormais, je devais me débrouiller seule. Je n’avais pas d’échappatoire, ou un endroit comme la Zone 51 où allez me réfugier, où il y avait un semblant d’ordre et des règles à suivre qui évitait le chaos, le manque de respect, la violence et les injustices auxquelles on devait faire face à l’extérieur. J’avais vraiment essayé pourtant, d’échapper à tout ça, mais visiblement, peu importe à quel point le monde d’avant pouvait me manquer, à quel point je voulais que tout redevienne normal, ça ne changerait rien aux faits. Aujourd’hui, tout était différent et il fallait que je m’adapte, c’était la seule solution si je voulais survivre et je le voulais vraiment, même si je ne savais pas pourquoi. Peut-être que j’avais le sentiment que je n’avais pas finis ce que j’avais à faire ici, qu’il me restait toujours quelque chose à accomplir, ou peut-être que j’avais simplement encore un peu plus peur de ce qui pouvait m’attendre de l’autre côté de cette porte que nous appelons la mort, que je n’avais pas assez de courage pour affronter cette peur et peut-être aussi que j'étais trop têtue pour baisser les bras et cesser de me battre. Je ne pensais pas être confronté à la réalité aussi vite après m’être enfuit de ce cauchemar que je vivais depuis trop longtemps, j’aurais préféré quelques jours de répits, mais ce n’était pas moi qui faisait les règles. En tout cas, je pensais avoir la situation en main, pour une fois. Je m’aventurais sur un terrain inconnu mais au moins, je ne me laissais pas faire comme je le faisais tout le temps depuis le début de tout cela, ce qui ne m’avait pas du tout réussi. Il fallait changer de stratégie puisqu’au final, je ne pouvais que m’en vouloir à moi-même, c’était moi qui commettait des erreurs, les autres ne faisaient qu’en profiter.

Sauf que ce temps était révolu et cette fois je n’avais pas l’intention de lui laisser quoi que ce soit de plus que quelques-unes des vieilles conserves qui trainaient par ici. J’étais à court de vivre alors il n’était pas question que je sorte d’ici sans avoir fait le pleins, je n’avais pas le temps de m’arrêter partout pour fouiller, je ne me sentais pas encore assez loin d’Owen. Ça aurait pu se passer en silence et en paix, il aurait pu rester de son côté et je serais rester du mien, mais il avait fallu qu’il lance les hostilités. Il se prenait pour qui, en fait ? Et comment il avait pu comprendre qu’il n’y avait pas de balle dans mon pistolet ? Il ne pouvait pas croire que je n’étais pas armée, c’était trop dangereux. La situation devenait donc délicate. Quel était le choix le plus judicieux ? Restée silencieuse et lui donner raison, évitant ainsi le risque de l’énerver ? Ou au contraire, prendre tous les risques, puisqu’il est plus prudent de lui montrer qu’il n’est pas en position de force ? Bien partie sur ma lancée, je décide que la deuxième option est la plus prudente et qu’il était hors de question que je baisse à nouveau la tête devant un homme. Bien évidemment, cela ne semble pas lui plaire mais je me dis que ça aurait toujours pu être pire. Il reste à son emplacement, il s’immobilise même et me regarde surement entre les tablettes des rangées qui nous séparaient. Même si je sentais mon cœur battre à la chamade, presque jusqu’à m’en faire mal, je continue tranquillement à me promener, ne le quittant pourtant pas des yeux, essayant de donner l'impression que je ne me sentais pas du tout en danger. « Eh bah, c’est pas moi qui ai commencé j’te rappelle. » Après tout, ce n’était pas moi qui s’était enfui après avoir lancé une réplique rabaissante et humiliante. « Ensuite, j’vois pas en quoi ça te concerne. J’fais ce qui doit être fait, c’est tout. » Il le sait surement ça, il est dehors comme moi après tout. Il a certainement vu des tas de choses, dû faire aussi un tas de choses pour être toujours là… Comme tout le monde. « J’ai pas besoin d’être rassurée » dis-je première sur un ton sec, me vexant de nouveau face à ses mots qui, je pensais, s’attaquaient à mon âge et à mon statue de femme. « Mais tant mieux si on est sur la même longueur d’onde » conclu-je en essayant de me montrer un peu plus sympathique. Inutile d’envenimer les choses plus qu’elles ne l’étaient déjà sans aucune raison valable. Je préférais sous-entendre que cette conversation était close et que je l’avais même déjà oublié, parce que de toute façon il n’était personne et il ne me connaissait pas, alors pourquoi ces mots devraient-ils vouloir dire quoi que ce soit pour moi ? C’est ce que je voudrais, mais ils m’affectaient beaucoup plus qu’il pourrait le croire…


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MessageSujet: Re: {FLASHBACK} I'm done playing this game | Samuel. Sam 22 Juil - 22:08

I'm done playing this gameAbbygail & Samuel C’était pas elle qui avait commencé ? Qu’est-ce qu’elle inventait ? Est-ce qu’elle essayait de se déculpabiliser de son entrée en matière ? J’haussais les sourcils, retenant le rire qui semblait vouloir s’échapper de ma bouche. Ce n’était pas la première fois que j’entendais d’autres survivants essayer de mettre la faute sur quelqu’un d’autre, mais ici elle était clairement la première à avoir ouvert les hostilités. Est-ce qu’elle avait oublié tout à l’heure quand j’étais entré dans l’épicerie, que j’étais tombé sur elle et qu’elle m’avait pointé son arme dessus ? Ou bien c’était un pur produit de mon imagination ? Je ne me souvenais pas avoir consommé de drogue dure dans les derniers jours. Donc c’était impossible que j’ai halluciné tout ça. Malgré les rangées qui nous séparaient, j’avais l’impression qu’elle pourrait voir le sourire d’amusement qui s’affichait sur mon visage. Est-ce que ça valait la peine de lui répondre ? Est-ce que j’avais envie de continuer cette tirade qui ne semblait jamais vouloir se terminer ?

« Faire ce qui doit être fait ? Du genre vouloir me tuer avant même que je ne dise un mot. Ou bien me poursuivre dans les rangées ? Parce qu’entre les deux, je vois pas vraiment ce qui était nécessaire là-dedans. »

Je ne suis pas aussi arrogant d’habitude. Mais j’avoue qu’elle ne me rend pas la tâche facile. Je ne suis pas le plus civilisé des survivants, mais j’arrive à me retenir en temps normal. Par contre, quand on est sur mon dos, faut pas croire que vous pourrez vous en tirer qu’avec des petites rebuffades. Tant qu’elle ne me saute pas dans le dos armé d’un poignard, je n’ai pas l’intention non plus de m’en prendre physiquement à elle. Mais je ne laisserai pas ses petites répliques me passer par-dessus la tête sans répondre. Je ne me suis jamais gêné dans ce genre de situation. Si quelqu’un entrait en ce moment, il croirait arriver en pleine dispute de couple. Pourtant je ne la connaissais ni d’Ève ni d’Adam. Faut croire qu’il y a des gens avec qui il y a une haine réciproque naturelle. Ou bien elle était trop facile à vexer ? Ça me rappelait étrangement Hazel. Elle était si facile à mettre en colère. Mais contrairement à Hazel, je ne connaissais pas la jeune femme et on venait tout les deux de se menacer d’une arme quelques minutes plus tôt. De toute façon, lorsque j’aurais quitté cet endroit, on ne se reverrait probablement plus jamais. Et ce serait tant mieux. Parce que je n’avais pas du tout envie de revoir quelqu’un avec qui je ne m’accordais pas du tout. Je savais que j’étais colérique, mais ça ne changeait plus rien maintenant que nous ne vivions plus dans une société civilisé. C’était probablement ce qu’elle se disait également. Et pour survivre aujourd’hui, c’était préférable d’avoir l’air bourru et agressif, ça écartait les chances de mauvaises rencontres. Les gens n’approchaient jamais quelqu’un qui semblait vouloir vous tuer du regard. Et elle me donnait l’impression de ne pas vouloir être approché. Voyageait-elle seule ? Si oui, c’était peut être la raison pour laquelle elle était si agressive. Je ne le saurais probablement jamais. Je sortais de la rangée dans laquelle j’étais prostré depuis tout à l’heure et me dirigeais sans attendre vers la porte d’entrée de l’établissement.

« Comme on a enfin réussi à se mettre d’accord sur un point, je vais sortir d’ici avant que tu ne changes d’idée. Je crois que tu tiens autant à ta peau que moi. » Je serrais les doigts autour de la poignée et avant de tirer dessus je lui lançais mes dernières répliques. Je suis sûr qu’elle n’en aurait rien à foutre comme tout ce que je venais de lui dire auparavant. « J’espère que tu sais te défendre aussi bien que t’insultes les gens, parce que les mots n’ont jamais tués personne. Adieu. »

J’ouvrais finalement la porte et la bouffée d’air moitié fraiche moitié pourriture de zombie me donna envie de m’éloigner le plus rapidement possible de ce magasin. Et surtout, de ne pas me retourner avant bien longtemps. Je ne m’en étais pas rendu compte à l’intérieur, mais maintenant que je m’éloignais, je me rendais compte à quel point je m’étais échauffé les sangs. Presque furax. Comment est-ce qu’une aussi simple rencontre inattendue avec cette jeune femme avait pu me mettre autant en colère ? Je desserrais les poings et espérais rencontrer quelques rôdeurs en route, histoire d’évacuer le trop plein de haine que je venais d’accumuler. Et elle n’en valait même pas la peine. Ridicule.
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MessageSujet: Re: {FLASHBACK} I'm done playing this game | Samuel. Dim 6 Aoû - 6:09


*--_ I'm done playing this game _--*
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Dans quel monde il vivait ou juste ? Puisque vu ce qu’il venait de me dire, je doutais qu’il avait connu la même apocalypse que moi. Il s’attendait à ce que les gens lui disent bonjour lorsqu’on le croisait ? Ça ne marchait plus du tout comme ça. Peut-être qu’au début, ce qui faisait de nous des humains n’avaient pas encore totalement disparu, mais c’était, je pensais, le cas aujourd’hui. Tous ces morts, qu’ils soient loin ou proches de nous, et l’anéantissement violent de la société comme nous la connaissions, ça nous avaient changé, pas de la même manière, mais quelque chose c’était brisé. J’avais pendant longtemps eut espoir que tout n’étais pas forcément derrière nous, qu’un jour on trouverait une solution, mais je savais que j’avais tout simplement été idiote. Ça n’allait plus jamais être comme avant, nous avions été beaucoup trop loin pour reculer désormais, il était trop tard. On marchait maintenant sur les cendres du passé et ça ne changerais pas. Lui, semblait-il, vivait toujours dans le déni, si ma réaction lui avait paru déplacé. Je m’étais seulement montré prudente, ce qui était absolument nécessaire. Peut-être était-il inoffensif, mais je ne pouvais tout simplement pas me permettre qu’il ne le soit pas et de ce que j’avais vu, il avait les capacités pour faire des dommages, ce qui n’était absolument pas mon cas, alors au bout du compte je croyais avoir fait le bon choix, pour une fois.

J’aurais pu lui dire tout cela, puisque ayant retrouvé mystérieusement l’arrogance dont je faisais preuve lorsque j’étais plus jeune, je voulais absolument le dernier mot, j’étais têtue, mais l’homme met fin à notre conversation avant même que je puisse ouvrir la bouche, sortant ensuite du magasin. Dès qu’il franchit la porte, faisant sonner à nouveau cette petite clochette qui était le début de notre histoire et visiblement la fin également, je me rue sur celle-ci, la verrouillant, alors que mon masque tombe et que toute cette peur trop longtemps refoulé me tombe de nouveau contre les épaules. Regardant le brun s’éloigner par les carreaux sales de la porte, je me mets à trembler, me laissant finalement tomber au sol lorsque je le juge suffisamment loin. Assise sur ce sol froid et crasseux, je tente de me calmer et de respirer. Je passe mes mains contre mon visage, dans mes cheveux, faisant tomber ma capuche que je portais depuis l’arrivée de l’inconnu. Je reste un long moment ainsi avant que les tremblements ne disparaissent complètement, puis encore un peu, manquant de motivation, tout d’un coup. Ici, derrière cette porte verrouillée, je me sentais presque en sécurité, mais ce n’était qu’une fausse illusion et je refusais de me laisser berner. Même si l’espace de quelques secondes je n’ai qu’une envie et c’est d’abandonner, sachant que d’autres rencontres comme celles-ci m’attendaient et que forcément, les horreurs que j’avais traversé n’étaient pas du tout les dernières, mais je ne le fais pas.

Me relevant, je retrouve mon sac, abandonné dans la rangée que j’occupais avant le départ de l’homme, et je l’attrape. Rapidement, je récupère tout ce qui me paraît assez utile et tout ce qui est comestible et encore en bon état. Désormais pleins, je le pose contre le comptoir de la caisse comme si je venais pour payer tout ce que je venais de prendre et je le ferme avec détermination. Alors que je m’apprêtais à le remettre sur mon dos, je croise mon regard en levant les yeux vers la vitrine qui me faisait face et dans laquelle je retrouvais mon reflet. Je reste immobile quelques instants, finissant par me dire qu’il avait eu bien raison de ne pas me prendre au sérieux, peu importe qui il était ou quelles étaient ses capacités. Ces yeux niais et tristes que j'avais… Je faisais pitié et je n’en pouvais plus de me voir dans cet état. Alors que je fronce les sourcils sous la décision, je tire l’élastique que j’avais toujours au poignet et je rassemble rapidement mes cheveux blonds en une queue de cheval basse. Ces cheveux dont j’avais toujours pris tant soins et qui je pensais m’étais désormais nuisible, je les cache sous ma capuche, ce que je n’avais pas eu le temps de faire tout à l’heure, mais ça ne m’aurais pas du tout aidé de toute façon. D’une manière ou d’une autre il aurait remarqué que je n’étais pas un homme, mais de loin, c’était une autre histoire. Je préférais ne pas attirer l’attention inutilement. Satisfaite, je remets enfin mon sac sur mes épaules et après avoir respiré un bon coup, je me décide à sortir. Je regarde autour de moi puis rapidement je prends une direction ; celle qui, je l’espérais, m’éloignais le plus possible d’Owen et de la misère, mais comment était-il possible de savoir que cette voie était meilleure ?


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