Hunting season's open • Candice
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LES INDICES DU JEU N°2 ARRIVENT BIENTÔT. DE MÊME POUR LE NOUVEAU JEU. En mai 2018, le forum a CINQ ANS ET DEMI.
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Hunting season's open • Candice

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MessageSujet: Hunting season's open • Candice Dim 9 Avr - 14:40

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Hunting Season's Open

Malgré un vent frais, les beaux jours étaient enfin là. Le soleil venait réchauffer les arbres, le bitume, les morts... Tout un nouveau écosystème d'odeurs prenait vie. La naissance des fleurs offraient une douce odeur à l'atmosphère et apaisait les cœurs. Mais très vite, beaucoup trop vite, l'odeur des charognes vivantes venaient pourrir les douces effluves. Les corps en décompositions chauffés par le soleil n'échappait pas à ce rituel printanier.
Un silence agréable, que même les grognements n'arrivaient pas à couvrir, c'était installé. Seuls les chants des oiseaux arrivaient à s'imposer. Bientôt rejoint par le bruit d'un moteur de voiture. Ce n'était pas n'importe quel véhicule. C'était un magnifique Dodge Ram noir qui traçait la route à toute allure. Le pick-up en avait vu de toutes les couleurs depuis toutes ces années de fin du monde. Mais il était toujours debout, propre et en état. C'était l'oeuvre d'Heinrich, son propriétaire et pilote. Le survivant, conscient qu'avoir un véhicule était une question de vie ou de mort, c'était bien occupé du mastodonte.

Le véhicule noir, réhaussé de plusieurs centimètres, filait sur la route tel le dernier survivant d'une espèce de ferraille et de mécanique éteinte depuis des millénaires. Il croisait très peu de ses congénères. Si ce n'était pas jamais. Parfois, des carcasses hurlaient en silence d'avoir été abandonnées sur le bas côté. Mais trop rarement, un second moteur venait se mêler au sien.

Au volant, un homme approchant la quarantaine était concentré sur la route. Se mêlait en lui un conflit d'ordre vital : où allait-il s'arrêter pour aller chasser ? Il lui fallait trouver un endroit pas trop envahit par les rôdeurs et où il trouverait une proie à coup sûr. Malgré son stock de boites de conserves non négligeable, il avait décidé que manger quelque chose de plus frais lui ferait le plus grand bien. S'il pouvait trouver une biche ou un sanglier, ça serait l'idéal. Mais il pourrait aussi se contenter d'écureuils ou de souris. Les oiseaux, c'était même pas la peine d'y penser, leur prise était trop incertaine.

Finalement, le moteur du pick-up ralentit et, en un coup de volant paisible, Heinrich bifurqua sur la droite. Il avait repéré un endroit dégagé où il pouvait s'enfoncer un peu dans la forêt et cacher son destrier. Il fit quelques mètres au pas et se gara entre deux énormes troncs dont les branches, basses, allaient pouvoir cacher le véhicule, et au pire des cas, donner l'impression d'une voiture accidentée et inutilisable. Le moteur coupé, il ouvrit la portière, pris son sac posé à la place du mort et descendit du Dodge. Il en profita aussi pour enlever sa veste, qu'il avait bêtement gardé dans la chaleur étouffante du véhicule, et rester habillé d'un t-shirt noir. Il la jeta sur le siège passager et referma la portière en douceur pour ne pas effrayer les possibles animaux présents et ne pas attirer un quelconque rôdeur qui serait dans les parages. Il entreprit sa chasse immédiatement.

Sous les feuillages, la température était vraiment bonne. Heinrich sentit vite la différence avec la chaleur que procurait le pick-up. Un léger vent lui caressait les bras et le visage, il se dit que les animaux étaient forcément de sortit avec un temps pareil. Profiter d'un temps agréable était universel à tous.

Alors qu'il marchait, l'esprit vagabondant mais le corps toujours près à agir, un craquement de branche le tira de ses rêveries. Il s'arrêta net et se baissa en un quart de seconde. L'oreille attentive, il chercha à discerner la biche du rôdeur. Pas légers. Délicats. Discrets mais pas totalement imperceptibles. Quatre jambes. Aucun grognement. C'était une biche. Et très vite, l'animal entra dans le champ de vision d'Heinrich. Elle vint se poser pile face à lui, à plusieurs mètres. Elle ne l'avait même pas vu ni sentit et l'homme ne bougea pas, sa respiration se fit plus calme, silencieuse. L'animal était jeune et assez maigre. Mais elle avait suffisamment de chair pour nourrir Heinrich pendant deux ou trois jours. Il gardait son regard prédateur fixé sur elle. Tout un cheminement sur comment l'approcher et la tuer germait dans son esprit. Mais la plus grand difficulté résidait dans la possibilité qu'elle s'enfuit dans le sens inverse de lui et qu'il la rate. Il pourrait alors dire adieu à sa chasse et retourner à son véhicule. Car une biche qui fuit un danger, tous les animaux le comprendrait et plus aucun ne se montrerait pendant des heures. Heinrich avait parcourut assez de distance avec mon pick-up et ne pouvait se résoudre à reprendre la route pour chercher un autre endroit. Il avait déjà bien assez tourné en rond. Il dégaina sa Mare's Leg, hésitant néanmoins sur la possibilité qu'un couteau serait plus efficace.








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MessageSujet: Re: Hunting season's open • Candice Lun 10 Avr - 20:27



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Heinrich & Candice
C’était une douce matinée de printemps, il ne faisait ni trop chaud ni trop froid. Dice avait toujours apprécié ce temps. Mais à son grand regret, cela se ferait de plus en plus rare. L’été approchait et Candice craignait déjà la chaleur étouffante, le soleil qui lui brûlerait la peau. Ce n’était cependant pas pour ce temps agréable que la jeune femme avait décidé de chasser. Son estomac avait crié famine toute la nuit. La veille, Dice avait réussi à dénicher une grange abandonnée. Quelle grange n’était pas abandonnée de nos jours, de toute manière ? Un abri parfait qui lui garantissait une sécurité non négligeable pour la nuit. Cette bâtisse lui permettait aussi de cacher son bolide des autres survivants, avides de moyens de transport, toujours pour échapper à ces rôdeurs. Malgré le confort que lui procurait cette vieille grange, Candice n’avait pu trouver le sommeil. Elle n’avait pas mangé depuis plusieurs jours et son estomac la torturer sans répit. Les crampes étaient devenues continues. On s’y habitue à cette famine. Mais elle vient vite à bout de vous, au final.

Profitant de la grange pour y laisser sa moto sans, elle l’espère, que personne ne la trouve, la jeune femme entreprit d’aller chercher à manger. Il lui restait bien quelques vivres dans son sac à dos, cependant elle avait besoin de plus pour remplir son ventre affamé. De plus, ces quelques vivres lui seraient toujours utiles plus tard. C’est ce qu’elle se disait toujours. Il devait forcément exister une situation bien plus critique que celle dans laquelle elle se trouvait. Cette fois-ci, elle était dans les bois, alors autant trouver quelque chose à se mettre sous la dent : un écureuil ou encore un lapin, une biche même, si la jeune femme était seulement assez chanceuse pour ça.

Le jour se levait tout juste quand Dice décida d’entreprendre sa quête de nourriture. L’humidité de la nuit persistait encore un peu, des frissons lui parcoururent les bras, puis tout le dos le long de sa colonne vertébrale. Elle était bien. Candice adorait la fraîcheur, le froid, cela la faisait se sentir vivante. Plus grand-chose lui procurait cette sensation à vrai dire. La terre imbibée de l’humidité des bois lui donnerait sans aucun doute une piste très vite. La jeune femme s’enfonça dans la forêt à la recherche d’indices. C’est seulement après une heure de marche qu’elle repéra quelque chose. Le soleil s’était bien levé depuis son départ. Ses rayons venaient lui chatouiller la peau à travers les feuillages.

Sur sa droite, ce qui semblait être un lapin avait tracé un joli chemin. Trahissant certainement sa position. Le plus discrètement possible, Dice s’engagea derrière ses pas, la main droite sur son poing poignard, prête à le dégainer à la vue de sa potentielle proie. Elle ne tarda pas à rattraper le petit animal qui grignotait son herbe fraîche. La jeune femme s’immobilisa un instant, le temps de trouver le moment opportun pour capturer le lièvre. Un instant qui dura cependant trop longtemps. Un craquement proche et l’animal fila au plus vite, laissant sur place Candice et son estomac toujours aussi vide. La jeune femme ne pu s’empêcher d’émettre un grognement, et tourna la tête en direction de ce qui avait pu provoquer ce bruit. Elle entendit très vite un autre grognement, celui des charognards. Elle s’empressa de sortir son poignard de son fourreau, se dirigea en direction du mort. Elle marchait derrière lui sans aucune précaution. Le rôdeur ne mit pas longtemps à la repérer, fort d’un demi-tour, ils avançaient désormais face à face. Dice termina sa course en courant, se donnant l’élan nécessaire pour sauter et lui planter son poing poignard dans sa cervelle toute molle. La rencontre fut brève et rapide, la routine.

Elle essuya la giclée de sang qu’elle avait reçu sur sa joue, poussa un soupir et continua sa chasse. Deux, trois heures passèrent sans que Candice ne rencontre rien. La jeune femme commençait réellement à désespérer et pensait déjà à retourner d’où elle venait. Elle n’aurait qu’à manger un peu de ces quelques vivres qu’il lui restait. Peut-être que c’était une de ces situations critiques, peut-être qu’elle n’avait pas le choix. Peut-être… Un craquement se fit entendre tout proche d’elle. Encore un mort, sans aucun doute. Mais la curiosité de Dice eu raison d’elle, et à juste titre.

Elle mit du temps à se rendre compte de ce qu’elle avait sous les yeux, c’était impossible. Une biche se tenait en face d’elle, redressée et à l’affut de la moindre charogne prête à la dévorer sans aucune hésitation. L’animal mangeait de l’herbe, se redressait pour surveiller ses arrières. Puis tête baissée, continuait de brouter. Tête levée, aux aguets. Candice quant à elle ne pouvait plus bouger. Ne voulait plus bouger. Elle contemplait ce joli spectacle qui avait lieu juste sous son nez, la beauté de la nature. Que la mort pourrissait partout désormais. Quelques bruits légers la faisaient sortir de sa torpeur. Elle tendit l’oreille. Quelqu’un approchait. Ce quelqu’un avait sans doute repéré la biche lui aussi. Mais Candice l’avait vu la première. Elle porta sa main au fourreau de sa cuisse, sortit cette fois-ci son colt et le tendit droit devant elle en direction du gibier. C’était maintenant ou jamais. Elle prit sa respiration, espéra fort de ne pas manquer l’animal. Regretta une seconde son geste, tira, ferma les yeux. Elle entreprit de les rouvrir, peur d’avoir loupé sa cible, peur de l’avoir touché. La balle de son Python avait percuté la biche qui se trouvait sur le flan, agonisant. Il ne lui resterait plus qu’à l’achever d’un coup de poignard dans le crâne, comme avec les morts.


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Dernière édition par C. Rosalie Jones le Dim 6 Aoû - 14:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Hunting season's open • Candice Ven 14 Avr - 18:01

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Hunting Season's Open

Silencieux, Heinrich observait la biche. Sous son air doux et paisible, se cachait un animal à l'affût du moindre danger. Entraîné depuis son enfance à se méfier de tout. Elle baissait la tête, ramassant quelques herbes et brindilles, et la relevait le temps de mâcher pour garder un œil sur ses arrières. Elle semblait prête à décamper au moindre signe de danger imminent. C'était un animal magnifique. Heinrich était fasciné par son allure fière et douce. Les biches étaient vraiment les plus belles créatures de la forêt à ses yeux. Elles donnaient l'impression d'être les mères de la forêt.

Soudain, alors que la biche baissait une énième fois la tête pour brouter, Heinrich aperçut quelqu'un un peu plus loin. Mais il n'eut pas le temps de réellement voir qui était cette personne car la biche leva à nouveau la tête, la cachant de son champ de vision. La seconde qui suivit, un bruit assourdissant vint fendre le silence de la forêt. Un coup de feu. Heinrich se baissa plus encore et ferma les yeux, attendant quelques instants. Lorsqu'ils rouvrit les yeux et releva la tête, la biche était allongée au sol, les pattes battant péniblement l'air. Elle ne faisait cependant aucun bruit. Comme si, aux portes de la mort, son instinct de survit lui dictait de rester discrète. Où cas où un échappatoire serait encore possible.

Heinrich put mieux voir la personne placée plus loin. La personne qui avait tiré la première. Il vit que c'était une femme, bien plus jeune que lui. Il était incapable de connaître ses intentions et décida de rester prudent. Son regard se baissa de nouveau sur la biche agonisante. Il ne put s'empêcher de se lever et de se diriger vers elle. Il pris soin tout de même de ranger son arme et dégaina un couteau de chasse. Il leva les mains en l'air tout en fixant la femme au loin. Je te veux pas de mal, tire pas. Arrivé à la hauteur de la biche, il s'agenouilla près d'elle et dirigea à nouveau son regard sur l'animal blessé. Son doux regard fixait l'homme. Elle était paniqué et ne comprenait pas ce qui lui arrivait. L'Allemand fit tourner son couteau dans sa main et l'approcha doucement de la gorge de l'animal.

« Doucement... »

Sa voix était douce, il ne voulait pas que l'animal panique plus encore et achever une proie effrayée, sans sentiments, était inconcevable pour lui. Le regard de la biche s'adoucit. Elle n'avait pas compris ce que voulais Heinrich, mais elle avait sûrement déjà comprit qu'il allait l'achever. En douceur ou violemment, elle ne le savait pas, mais l'homme si. Il posa sa main délicatement sur la joue de l'animal pour la caresser et fit en sorte de lui cacher les yeux. Etait-ce pour que l'animal ne vois rien venir ? Ou était-ce pour ne pas voir la vie quitter son regard ? Heinrich approcha la lame de la gorge de l'animal qui déglutissait difficilement. En un geste simple et précis, l'homme fit une entaille profonde et calculée dans la gorge de l'animal. Un fin filet de sang gicla légèrement dans l'air. C'était fini pour elle.

Sortant de cet instant intime et étrange, Heinrich leva le regard vers la jeune femme qui avait tiré. Il est vrai qu'il n'avait pas été très malin sur le coup. Achever la proie de quelqu'un d'autre allait sans doute lui coûter cher. Mais il n'était pas sûr que la femme avait trouvé cette biche la première, et il allait farouchement disputer sa part. De plus, il ne supportait pas de voir un animal agoniser suite à un tir pas assez précis pour le tuer du premier coup. Tous ces paramètres l'avaient poussés à agir, et il espérait être tombé sur quelqu'un au minimum sympathique pour lui laisser un morceau.

Il essuya délicatement son couteau sur la nuque de l'animal et se leva tout en rangeant son arme. Ce n'était peut-être pas la chose la plus intelligente à faire, mais il mettait toutes les chances de son côté pour prouver à l'inconnue qu'il n'était pas là pour chercher des emmerdes. Et qu'il ne voulait pas l'agresser non plus.

« Désolé, j'avais vu cette biche depuis un moment. On pourrait peut-être trouver un accord ? »

Il n'allait pas passer par quatre chemin et chercher une excuse pour son geste imprudent. Il enjamba la carcasse pour s'approcher d'à peine un mètre supplémentaire de la jeune femme, tenter de l'inviter à faire de même. Calmement.

« Je ne supporte pas de les voir souffrir. »

Qu'est-ce que tu cherches à faire, Heinrich ? Te justifier ? Mais bordel on s'en fou. T'as achevé une proie qui n'était pas la tienne. Même si en théorie, si. Tu l'as sûrement vu le premier. Mais c'est pas toi qu'à tiré...

Il préféra s'arrêter là. Trop parler n'était pas non plus la solution. Il attendit donc calmement un geste ou une parole venant de l'inconnue. Il plaça ses mains sur ses hanches. Affichant une posture décontracté et rassurante. Mais gardant par la même occasion les mains non loin de ses armes.  








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MessageSujet: Re: Hunting season's open • Candice Ven 5 Mai - 21:00



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Heinrich & Candice
Le ventre vide, qui gargouille, les crampes… La faim vous faisait faire des choses terribles parfois. L’apocalypse avait finalement changé Candice. Avant que les morts ne reviennent à la vie, la jeune femme aurait été incapable d’abattre un gibier. Elle était une fille de la ville mais loin de toute la superficialité dont certaines autres pouvaient faire preuve. Et même si elle s’était dirigée dans le monde superficiel de la mode, Candice avait toujours gardé son naturel. Elle rêvait depuis toute petite d’habiter un jour la campagne, au beau milieu de la nature. Là où tout est calme, là où la nature est maître. Là où cette biche avait sa place. Là où elle n’aurait jamais abattu cette biche. D’autant plus que les biches respiraient la pureté. Il n’y avait peut-être rien de plus pur que cet animal. La forêt lui appartenait, cet environnement aux couleurs et senteurs boisées collé à la peau de la biche. Elle était chez elle. Candice s’était d’abord invité chez elle. Mais plus que ça, la jeune femme alla jusqu’à la tuer sur son propre territoire. Puis la faim lui tiraille l’estomac de nouveau.

Candice était restée immobile, regrettant son geste dès qu’elle en avait eu l’idée. Elle n’avait cependant pu s’empêcher de tirer. La faim. Mais aussi ce bruit qu’elle avait entendu, et qui la prévenait de la présence d’une autre personne. Et encore la faim. C’était à cause de cela. C’était la faim qui l’avait poussé à appuyer sur la détente. C’était survivre.

Sur cette dernière pensée, la jeune femme refit peu à peu surface. Les yeux embrumés, une larme avait coulé le long de sa joue. Elle distinguait la silhouette de cette deuxième personne, trop proche de sa biche. Sa proie se faisait sans doute dérober sous ses yeux mais Candice n’y pouvait rien. « Doucement... », entendit-elle. Dice se mit à cligner des yeux afin d’éclaircir sa vue. C’était une voix d’homme, avec un drôle d’accent. Quand elle vit finalement parfaitement, elle constata que l’homme se trouvait face à elle. Il était plus âgé qu’elle, sans doute la quarantaine. Sa silhouette était assez imposante mais son visage n’était pas menaçant. Ses traits paraissaient fatigués. Sans doute comme beaucoup d’êtres-humains aujourd’hui. Fatigué de fuir pour survivre, fatigué de perdre les êtres chers.

Finalement, l’homme enfonça son couteau dans le coup de la biche, mettant fin aux souffrances de cette sublime créature. Comment avait-elle pu faire ça ? Un acte aussi lâche, elle n’était même pas arrivé à tuer la bête sans la faire agoniser. Cette pensée lui créa un pincement au cœur. Elle déglutit. Se rendant compte que la situation dans laquelle elle se trouvait désormais, était devenue pour le moins délicate. L’homme n’aurait pas de mal à se débarrasser d’elle. Il faisait plus de deux fois sa taille. Il la surpassait en force, et aussi en expérience. Et s’il avait une famille à nourrir ? Un campement ? Autant de motifs qui pourraient conduire rapidement, et encore plus facilement, à la fin de la jeune femme. Candice était toute seule. Ce qui la poussa à resserrer son étreinte autour de son revolver, malgré que l’homme ait depuis rangé son couteau. Dice avait maintenant repris ses esprits. Elle était prête à se défendre. A défendre sa vie, s’il le fallait. Mais surtout à défendre son cas, et au moins négocier un morceau de l’animal mort.

« Désolé, j'avais vu cette biche depuis un moment. On pourrait peut-être trouver un accord ? ». A ces paroles, Candice trouva la voix de l’homme plutôt rassurante. Sans doute était-ce parce qu’il ne lui voulait finalement pas de mal. Ou du moins, à première vue. Trouver un accord ? C’était ce qu’elle voulait également, alors autant tenter sa chance. Mais avant qu’elle ne puisse répondre, l’homme s’avança par-dessus la biche, dans la direction de Candice. « Je ne supporte pas de les voir souffrir. », finit-il par lâcher. Moi non plus, pensa la jeune femme. Tandis que l’homme avait toujours l’air de ne lui vouloir aucun mal. Après un instant de réflexion qui devait paraître une éternité à son interlocuteur. Candice n’hésita plus.

« Merci. » avoua la jeune femme, qui se sentait terriblement mal d’avoir voulu tuer cette biche. De l’avoir raté pour qu’un inconnu vienne l’achever à sa place. Son ventre gargouilla de nouveau. Elle bassa la tête vers son estomac et ne pu s’empêcher d’ajouter « J’ai terriblement faim, je n’ai pas mangé depuis des jours. Je savais que je n’étais pas seule alors j’ai tiré, de peur que la biche s’enfuisse ». La jeune femme ne sait pas pourquoi elle lâcha autant d’informations à l’égard de cet inconnu. Il n’en avait sûrement rien à faire. Rien à faire que cette fille paumée au fond des bois, les arpente de bout en bout afin de trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Son interlocuteur savait qu'elle était faible, certainement sans trop de force puisque la faim la tiraillait depuis plusieurs jours. Il devait se dire qu'il n'aurait pas de mal à se débarrasser d'elle s'il le voulait. Pourquoi en dire autant ? Elle savait qu’il ne fallait pas, que se livrer trop rapidement conduisait forcément à notre perte.

Quand elle releva la tête l’homme avait pris une posture qui la fit échapper un petit rire nerveux. La jeune femme se trouva surprise par cette position si décontractée. Elle restait sur ses gardes, malgré l’ouverture qu’essayait de laisser son interlocuteur, cela pouvait tout aussi bien être une ruse. Toujours cette méfiance envers les inconnus. Mais la jeune femme rangea finalement son revolver dans le fourreau, à sa cuisse. Elle avança avec sûreté vers l’homme qu’elle avait en face d’elle. Quand elle fut arrivée à une distance qu’elle jugeait assez sécurisante, mais aussi déjà bien assez proche, elle prit la parole : « Je m’appelle Rosalie ». Puis elle tourna son regard vers la biche, derrière l’homme à l’accent bizarre. « Il y a beaucoup trop à manger pour moi toute seule sur cette biche… », peu certaine qu’il était réellement bien judicieux de révéler à cet inconnu qu’elle survivait d’elle-même, sans personne.


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MessageSujet: Re: Hunting season's open • Candice Ven 21 Juil - 1:30

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La jeune femme resta un moment silencieuse. Silence qui perturba quelque peu Heinrich. Il en profita pour l'examiner et tenter de cerner qui elle était. Mais il se rendit vite compte qu'il en était devenu incapable, d'où sa perturbation. Ces longs mois passés loin des vivants avaient eu pour conséquence de lui abîmer son potentiel empathique. Aussi, il était incapable de savoir si la jeune femme réfléchissait à un plan pour le mettre à terre ou si elle avait confiance. C'était différent avec les personnes qui montrait des émotions directes comme de la violence ou des larmes. Bien qu'Heinrich n'était à l'aise avec aucun.  Mais si la jeune femme lui avait sauté à la gorge dans les dix secondes, il n'aurait eu que peu de doute qu'elle voulait le tuer. Mais finalement la jeune femme s'exprima. Elle n'avait pas un ton agressif et Heinrich pu se détendre un peu. Les mains toujours près des armes, il détendit néanmoins ses muscles et laissa ses bras pendre bêtement. L'unique chose dont était sûr Heinrich, c'est que la jeune femme avait faim. Tout le monde mourait de faim. Il resta un moment silencieux, à l'écouter. Un sentiment de pitié naquît en lui. Mais pas ce sentiment mauvais que vous avez quand vous regarder quelqu'un qui vous semble étrange par sa démarche ou ses vêtements. Plus le sentiment d'avoir une petite souris devant lui, prise dans un piège. Pas assez blessée pour mourir, mais assez coincée pour ne pouvoir s'enfuir.

« Vous avez eu raison de tirer. Elle nous aurait probablement sentie tous les deux, il fallait agir vite. »

Il se retint de la féliciter. Parce qu'un vague souvenir en lui lui rappela qu'on ne félicitait pas quelqu'un dans ce genre de situation. Sauf si on était un proche et qu'on apprenait à la personne à chasser. Sinon, c'était un peu comme un jugement. Il était un inconnu pour elle et il n'avait pas à dire ce genre de choses. Même si, intérieurement, il l'a félicitait d'avoir eu l'esprit plus vif que le siens sur ce coup. Il ne dit rien sur le fait que la femme n'avait pas réussit à tuer leur proie mutuelle du premier coup. Il était inutile d'en parler et Heinrich pensait que l'inconnue était sans doute déjà un peu honteuse d'avoir presque raté sa cible. Néanmoins, il eu une sensation de s'être entraidé avec la jeune femme sur cette brève partie de chasse, et un sentiment agréable le parcourra. Il était plus facile de faire attention à ces petites choses de la vie depuis que le monde s'était écroulé.

Lorsque la jeune femme eu un petit rire nerveux, celui-ci n'échappa pas à l'Allemand qui fut content de remarquer que sa pose avait été remarquée par son interlocutrice. Au moins, maintenant, elle savait qu'il ne lui voulait aucun mal et Heinrich était content d'être tombé sur quelqu'un d'un peu plus doué que lui avec ça. Il ne remarqua néanmoins pas sa méfiance toujours un peu présente. Lorsqu'elle s'approcha de lui, le côté parfois un peu trop bavard d'Heinrich pris dessus sur lui.

« Heinrich. Ravie de te rencontrer Rosalie. Dans des circonstances un peu particulières, il faut le dire. Mais je suis content d'être tombé sur toi plutôt qu'un autre » Comme si tu la connaissais déjà... « C'est vrai que c'est un sacré morceau. Tu n'as pas de campement ? Comment une jeune femme a-t-elle pu survivre aussi longtemps seule ? Tu dois être une sacrée survivante. Tu as de la chance, je n'ai personne avec qui partager cette biche non plus, on peut faire 50/50 si tu veux. »

Il se rendit compte qu'il avait comme pensé à voix haute. Ce qui le dérangea n'était pas le fait d'avoir beaucoup parlé. Mais plutôt le fait d'avoir posé des questions indiscrètes à Rosalie. Et de l'avoir tutoyée. C'était bête comme réaction. Etre gêné de tutoyer quelqu'un. Mais à une autre époque, un homme qui tutoierait une femme comme ça ne donnerait pas vraiment envie de continuer la conversation. Il baissa les yeux comme un gamin qui aurait tutoyé sa maîtresse d'école. Envahi par un sentiment de honte qu'il échoua à réprimander. C'est bon Max, vous avez partagé une partie de chasse bien étrange et vous allez partager une proie. Pas un appart', bordel. On est toujours civilisés, faut pas l'oublier. Il voulu s'excuser, toujours comme un petit garçon de dix ans ayant eu une familiarité inaprorpiée avec un adulte. Mais ne le fit pas, car il n'était pas ce petit garçon. 










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MessageSujet: Re: Hunting season's open • Candice Lun 18 Déc - 19:10

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MessageSujet: Re: Hunting season's open • Candice

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