{FLASHBACK} After all this time, we're still us | Candice.
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{FLASHBACK} After all this time, we're still us | Candice.

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MessageSujet: {FLASHBACK} After all this time, we're still us | Candice. Ven 16 Juin - 3:30


*-_ After all this time, we're still us _-*
CANDICE AND SARA ⋆ Carry on my wayward son, there'll be peace when you are done. Lay your weary head to rest, don't you cry no more. Carry on, you will always remember. The center lights around your vanity.





Parfois, j’avais tout simplement besoin d’un peu d’air. Bien que je commençais à m’habituer un peu à la Zone et à être constamment entouré par d’autres personnes, il me fallait m’en éloigner de temps en temps. Je ressentais le besoin de me retrouver seule avec moi-même, ne serait-ce qu’un court un instant. Je sortais régulièrement pour des rails, mais encore là je n’étais pas tout à fait seule, alors il me fallait tout simplement sortir pour aucune raison particulière et sans aucun but non plus. Je me promenais donc autour puis éventuellement je rentrais. Ça me faisait beaucoup de bien. Je ne savais toujours pas si me poser avait été une bonne idée, mais pour l’instant je ne pensais pas à m’en allez, pas tout de suite en tout cas. Bien que je participe activement au bon fonctionnement de cet endroit, ça avait été les semaines les plus tranquilles que j’avais passés depuis très longtemps, et ça faisait du bien. Dans tous les cas, j’avais un pied à l’intérieur et un pied à l’extérieur, j’étais toujours prête à partir et mes choses ne traînaient pas partout dans la Zone, je ne m’installais pas trop confortablement, parce qu’on ne savait jamais, et que je n’arrivais pas, et surement jamais, à avoir confiance en qui que ce soit qui n’était pas moi ou ma famille. Malgré-tout, je restais prudente, comme toujours. C’était peut-être ce qui me faisait toujours regarder par-dessus mon épaule lorsque je me promenais dans les couloirs des bâtiments, ou qui donnait instinctivement de mauvaises intentions aux gens qui me regardait un peu trop longtemps à mon goût. Ce matin, cela dit, tout se passe bien. Je me rends au réfectoire où je mange un peu, puis je vais tout de suite reprendre mes armes avant de sortir et de me diriger vers les portes, surveillé par deux gardes. S’il y avait quelque chose que je détestais profondément à propos de cet endroit, c’était bien le fait que je ne pouvais pas garder mon python avec moi, mais je comprenais tout de même pourquoi, c’est bien ce qui m’empêchait de m’en plaindre. Au moins, j’avais la satisfaction de le retrouver à chaque fois que je mettais les pieds dehors où que je faisais la garde. On me laisse sortir sans vraiment dire grand-chose, puisqu’on commençait à être habitué à moi autant que je pouvais m’habituer à eux, même si je restais, la plupart du temps, dans l’ombre.

Enfin, la Zone se retrouve rapidement derrière-moi. Je n’avais aucune idée d’où je voulais allez cette fois, j’hésite entre prendre une toute nouvelle direction où me rendre à un endroit que je connais déjà. J’opte plutôt pour le terrain connu, je n’avais pas envie d’explorer aujourd’hui, j’avais seulement envie de profiter un peu du silence et de la solitude que cette liberté m’apportait. Je n’avais jamais été quelqu’un de particulièrement solitaire, ou même de particulièrement sociale, j’étais un entre-deux. Parfois il m’arrivait d’aimer être seule et parfois je préférais être entouré, juste un peu. Sauf que depuis le début de tout cela, ma route s’était faite surtout en solitaire. J’avais fait un bout de route avec mon père, puis un autre avec mon oncle. J’avais aussi passé quelques mois avec un con profond qui m’avait, au bout du compte, laissé tomber, ce qui m’avait prouvé une fois de plus que faire confiance à quelqu’un dans ce nouveau monde c’était de la folie, puis finalement j’avais, quelques temps, voyagé avec une jeune fille, Emily, après l’avoir sauvé des griffes de quelques survivants déplacés. Sinon, j’étais restée seule, et la Zone était le vrai premier et grand groupe auquel je me joignais. Il était tellement grand qu’on ne pouvait pas tous se connaître et c’était mieux comme ça. Il était plus facile de se fondre dans la masse et de passé inaperçu. La dernière chose que je voulais c’était bien l’attention des autres survivants qui s’étaient eux-aussi réfugiés là-bas. Après de longues minutes de marche, j’arrive enfin à destination : un petit parc qui tombait en ruine. Je m’approche des balançoires et je m’installe sur la toute dernière d’entre-elles, la seule qui était toujours fonctionnelle. La barre d’à côté était tombé, emportant ses deux balançoires avec elle au sol, et celle à ma droite ne tenait plus que sur une chaîne, ce qui nous empêchait de nous y installer. Par ici, il n’y avait jamais personne qui passait et c’est ce que j’aimais, d’ailleurs. Déposant mon sac au sol, je m’apprêtais à m’installer sur ma balançoire lorsque je vois une silhouette au loin et vu comment cette personne marchait, ce n’était surement pas un rôdeur. Je souffle alors longuement. C’était trop demandé, un seul et petit moment en paix ? Je sors mon python, au cas où, et j’attends que celle-ci se rapproche de ma position. Elle pouvait toujours passer son chemin, je l’espérais, en tout cas, mais je préférais être prête si ce n’était pas le cas. Au moins, je ne voyais qu’une seule personne, alors je n’avais visiblement pas affaire à un groupe, c’était déjà ça.


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Dernière édition par A. Sara Perceval le Ven 4 Aoû - 22:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {FLASHBACK} After all this time, we're still us | Candice. Ven 21 Juil - 11:34



❝After all this time,
we're still us❞
Sara & Candice
Un matin de plus où je me réveille dans cette nouvelle maison. J’avais trouvé refuge depuis quelques jours, dans une petite ville abandonnée. Ce village n’était pas très loin de la Zone 51. J’avais décidé de m’y rendre, finalement. Enfin, c’était peut-être un bien grand mot puisque me voilà ici depuis presque une semaine, et je n’ai toujours pas gagné cette Zone. Peut-être que j’appréhendais beaucoup ce que j’allais pouvoir y trouver. Ou au contraire, ce que je n’y trouverai pas. J’avais parcouru les Etats-Unis d’est en ouest. Bien souvent seule, il était rare que je m’attache à un groupe. Et si c’était le cas, ce n’était généralement pas longtemps. Je n’arrivais plus à vivre avec les gens. Le problème s’était accentué avec cette apocalypse. Il fallait se méfier de tout le monde, on n’était jamais certain des intentions des uns et des autres. Même avec la meilleure volonté qu’il soit, les gens n’arrivaient plus à être amicaux. L’égoïsme prenait forcément le dessus, alimenté par la faim et la survie, je vous laisse imaginer. J’étais ainsi mieux lorsque je me trouvais seule avec moi-même. J’avais toujours était comme ça de toute manière, solitaire.

Un autre matin donc, où je me réveille dans cette nouvelle maison. Le soleil s’est invité dans la pièce depuis plusieurs heures déjà. J’avais besoin de sommeil, et depuis quelques jours, j’avais réussi à dormir de façon acceptable. J’avais élu domicile dans la chambre parentale, située à l’étage de la maison. Cela faisait des mois que je n’avais pas trouvé un endroit aussi confortable où m’installer, même pour un temps. La faim me tiraillait quelque peu. Il n’y a rien à faire, c’était toujours ce qui me faisait sortir du lit à l’époque. Rien n’a changé, même dans ce monde meurtri, et même si la nourriture n’est plus aussi facile d’accès. Je m’apprêtais alors à ma routine matinale. Je laissais mon sac dans le placard de la chambre, dissimulé sous un tas de vêtements. Je ne tenais pas à ce que quelqu’un le découvre pendant mon absence. Et je n’en avais pas besoin maintenant. Je rangeais dans leur fourreau respectif mon Colt et mon poing poignard, qui avaient passé la nuit sur la table de chevet. Je descendais les escaliers puis me dirigeais vers la porte d’entrée. Une fois dehors, je prenais le temps d’inspirer profondément. L’air n’était plus aussi rafraîchissant qu’avant, sauf si vous l’aimiez avec une once de pourriture.

Un autre matin, où je me réveillais dans cette nouvelle maison. Un autre matin où je partais à la recherche de nourriture. Peut-être que ce matin, je serai plus chanceuse que les jours précédents. A force de rentrer bredouille de mes expéditions matinales, je devais puiser sans cesse dans mes provisions personnelles. J’allais devoir trouver de la nourriture prochainement, au risque de crier famine les prochains jours qui suivent. Il faut dire que tout a été pillé. Cela ne m’étonne pas vraiment quand je rentre dans une nouvelle maison et que je ne trouve rien à me mettre sous la dent. C’est comme ça maintenant. Il est difficile de pouvoir manger, chose qui nous paraissait pourtant si simple auparavant. La nourriture nous était plus qu’accessible, aujourd’hui il fallait trouver d’autres moyens pour remplir son estomac. Mais la chasse ou la pêche n’était pas mon fort. J’aurai voulu que ce soit le cas, mais grandir à la ville a ses avantages et ses inconvénients. Je devais donc me contenter de fouiller les placards de cuisine. A force de mes excursions matinales, j’avais commencé à établir un plan de la ville. J’annotais ce que je pouvais y trouver, mais aussi ce qu’il n’y avait plus. Aujourd’hui je me rendais à l’ouest de la ville. J’avais décidé d’aller explorer dans la direction inverse de d’habitude, peut-être aurai-je plus de chance de ce côté. A l’est, le centre-ville avait entièrement été pillé. Les pharmacies et épiceries n’avaient plus rien de bon ou de bien utile à offrir.

Un autre matin. Je me réveillais dans cette nouvelle maison. Je partais à la recherche de provisions. J’arrêtais mon choix sur un quartier qui semblait autrefois huppé. Et même s’il n’était composé que de cinq maisons, j’avais peut-être tiré là, le gros lot. Je sortais mon poing poignard de son étui, prête à passer à l’action si toutefois un mort croisait mon chemin. Même si je n’en rencontrais pas beaucoup ici, pensais-je. La ville avait déjà été comme nettoyée, mais il fallait mieux jouer la prudence. La première maison fut un échec. Il ne restait que des conserves vides. La deuxième maison ne promettait rien de mieux, j’avais seulement réussi à trouver une conserve de pudding, oubliée par mégarde. La troisième maison, en revanche, c’était le jackpot. Les cuisines étaient comme restées intactes, j’y trouvais des boissons, des conserves, et aussi de la charcuterie séchée depuis bien assez long maintenant. Je ne pouvais pas tout ramener avec moi. Mais en laissant toute cette nourriture ici, rien ne promettait que je la retrouve d’ici quelques jours. J’entrepris une visite de la maison. Dans le garage, je trouvais une petite chariote d’enfant. C’était parfait. Car j’étais partie en raid sans emporter mon sac… trop habituée à ne rien trouver les matins précédents. Je chargeais un peu de tout, et je laissais le reste à grand regret. De toute manière, je ne savais pas pour combien de temps je serai encore là. Avant de filer à ma nouvelle demeure, je faisais quand même une brève visite des deux dernières maisons de ce quartier. Mais les cuisines étaient tout aussi vides. Je me demandais alors pourquoi seule cette maison n’avait pas était pillée, mais comme c’était à mon avantage, je ne m’attardais pas trop sur la question.

Un autre matin où je m’étais réveillé dans cette nouvelle maison. Où j’étais partie chercher de la nourriture. Et où j’avais finalement pu trouver mon bonheur. J’empruntais donc le chemin du retour, tout en examinant bien ce qu’il se trouvait autour de moi. Cela me servira pour mon plan, une fois de retour dans mon abri. J’observais alors ce qu’il semblait être un parc, plus loin sur la gauche. Je ne l’avais pas remarqué à mon aller, sans doute trop obnubilée par mon estomac grincheux. La curiosité me piquait. Surtout, j’avais très envie de me promener sous les arbres, de retrouver un peu de cette verdure urbaine dans laquelle j’avais toujours grandie. Tirant ma charrette pleine de provisions, j’espérais ne rencontrer personne, au risque de sans doute me faire voler ma nourriture. C’était agréable de marcher à l’ombre des arbres. Ils me protégeaient quelque peu de cette chaleur étouffante. Encore au loin, devant moi, je distinguais un terrain de jeux. Mon côté enfantin ne résistait pas, j’y trouverai certainement des balançoires. Je pourrai manger mon pudding seule sur ma balançoire, le plan parfait. En approchant, j’apercevais ces balançoires. En y regardant de plus près, plusieurs d’entre elles n’étaient plus en état de marche. En balayant mon regard, je tombais sur la seule qui aurait pu faire l’affaire, si seulement elle n’était pas déjà occupée.

Un autre matin où je m’étais réveillé dans cette nouvelle maison. Où j’avais finalement trouvé de quoi manger après plusieurs jours de recherches dans la ville. Où j’étais tombée sur un ou une individu, alors que je me pensais seule. Du moins je l’espérais. Je ne savais trop que faire. Je ne voulais pas rencontrer de nouvelles personnes. Mais j’avais sans doute été repérée, en arrivant quasiment face à cette personne. Et avec ma charrette qui n’était pas des plus discrètes, il faut l’avouer. Je réfléchissais un instant. Je repérai un peu plus loin sur ma droite, un arbre au tronc creusé. Je décidais d’y laisser ma chariote afin d’approcher cet individu. J’allais dans sa direction de manière assez détendue, je ne voulais pas qu’il pense à mal. J’avais depuis rangé mon poing poignard dans son fourreau, mais je remarquais que l’individu était une jeune femme, et surtout qu’elle avait son arme à la main. Je décidais pour autant de ne pas sortir une des miennes, mais plaçais tout de même ma main sur mon poignard. Je continuais d’avancer dans sa direction, en espérant qu’elle ne tente rien qui soit de mauvais augure. Je ne sais pas si ma trouvaille de nourriture m’avait redonné pleine confiance en moi, car ce comportement ne me ressemblait absolument pas. Mais c’était comme si on avait pénétré sur mon territoire. Bien que j’étais bête de penser que la ville ne pouvait être habitée par d’autres. Ou du moins, la ville était bête de m’y avoir fait songer.


© Pando


Dernière édition par C. Rosalie Jones le Dim 6 Aoû - 15:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {FLASHBACK} After all this time, we're still us | Candice. Sam 5 Aoû - 5:50


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Si j’avais pu décider, j’aurais préféré ne croiser personne. Après tout, j’étais sorti puisque je voulais le silence et la tranquillité, parce qu’à la zone les gens m’étouffaient, au bout d’un moment. À force de vagabonder seule, je m’étais habitué à ma solitude, j’avais perdu le besoin de sociabiliser avec les autres, j’avais perdu ce besoin de partager mes soucis, mes pensées, et de partager tout simplement ma vie, mon quotidien. De nos jours, c’était tout simplement trop compliqué. C’était plus simple de n’avoir aucun compte à rendre à personne, c’était plus simple de compter que sur soi-même, parce que de cette façon, tu ne pouvais jamais être déçu. Certes, si je croisais à nouveau mon père ou mon oncle, peut-être que mon avis sur le sujet changera, peut-être que ma solitude ne me comblera pas comme elle le fait aujourd’hui, je ne souhaitais que ça ; retrouver ma famille, mais c’était beaucoup plus compliqué de retrouver ses proches de nos jours. Ils pouvaient être n’importe où, ils pouvaient même être morts, même si j’étais convaincu que cela ne se pouvait pas. Les frères Perceval avaient été mes modèles depuis toujours. Si j’étais aussi forte, si j’étais aussi indépendante, aussi futée, si j’étais toujours debout aujourd’hui, c’était grâce à eux, c’était parce que j’avais pris exemple sur eux, c’est parce qu’ils m’avaient transmis leur courage, qu’ils m’avaient appris à me battre pour ce que je voulais et à ne jamais me laisser marcher sur les pieds. Si j’étais toujours là, c’est qu’ils l’étaient également. De toute façon, si je me trompais, c’était bien mon problème. Ce n’était pas non plus comme si j’en avais parlé à qui que ce soit, de ce manque, même s'il était cuisant, profond. Je n’avais jamais été séparé aussi longtemps de ma famille et elle avait toujours été ce qui m’importait le plus sur cette Terre. Alors forcément, même si j’avais appris à vivre avec ce trou béant dans ma poitrine, ça ne rendait pas le tout moins douloureux.

Enfin, nous ne pouvions pas tout avoir dans la vie, ça ne marchait pas comme ça. Même que la plupart du temps, la vie nous offrait tout ce dont on ne voulait absolument pas. Un peu comme aujourd’hui. Moi qui voulais la solitude, je me retrouvais face à un inconnu, ou une inconnue, il m’était impossible de le savoir à cette distance, et maintenant que cette personne se dirigeait vers moi, je savais qu’il me faudrait faire face à cette situation, que cette rencontre était inévitable. Je n’allais tout de même pas m’enfuir, j’étais arrivé ici la première et je venais dans ce parc régulièrement. Je ne m’étais encore jamais battu pour un territoire et je n’avais pas non plus l’intention que cela change aujourd’hui, mais je n’avais jamais été du genre à abandonner et à prendre mes jambes à mon cou. Avec un peu de chance, rien de spécial ne se passera. Voulant m’assurer de cela, je sors mon arme à feu, juste au cas où. Je ne voulais pas qu'on me croit menaçante, je me montrais tout simplement prudente et c’était compréhensible vu le monde dans lequel on vivait désormais. J’en profite aussi pour observer l’inconnu, qui doucement, devient officiellement une inconnue ; il n’y avait plus aucun doute. De longs cheveux et une taille de femme, sans parler de ses courbes, la trahissait. À sa ceinture, une arme blanche et une arme à feu étaient glissées dans leurs fourreaux respectifs, mais celle-ci n’en sors pas une seule, et à cette distance, elle avait surement remarqué que ce n’était pas mon cas, alors peut-être essayait-elle de me montrer qu’elle venait en paix. Derrière elle, un petit chariot pour enfant traînait et alors qu’elle change de direction, se dirigeant vers un arbre, je peux me rendre compte qu’il était rempli de vivres ; ma foi, elle avait fait bonne pêche. Qui aurait cru qu’autant de nourriture se cachait sous mon nez durant tout ce temps ? À moins que tout cela ne venait pas de cette petite ville, ça ferrais sens puisque c’était tout petit et que tout avait surement été pillé dès les débuts de l’apocalypse, ou presque.

Se débarrassant de son stock, ce qui était surement plus prudent avant d’approcher quelqu’un qu’elle ne connaissait en aucun cas, surtout avec autant de vivres en sa possession, elle se remet en marche vers moi. Je ne manque pas sa main qui se pose contre le manche de son arme blanche, mais j’imagine que je ne peux pas lui en vouloir, alors que de mon côté, mon arme à feu était sortie et que j’étais prête à faire feu en quelques secondes si elle me l’obligeait. Je ne baisse pas ma garde pour autant ; qui sait ce dont elle était capable. Sous-estimer un autre survivant était surement la plus idiote erreur qu’on pouvait bien commette, j’en étais la preuve ; petite et étant une femme, il n’était pas rare qu’on me riait à la gueule lorsque je faisais des menaces -oui parce que forcément, à un moment où à un autre, il a fallu que je me défende face à de gros cons qui, vu dans l’état dans lequel est le monde, se prenaient pour les nouveaux rois de celui-ci. Qui pourrait se douter que j’étais en fait une excellente boxeuse et que j’avais même fait de nombreuses compétitions, en plus d’avoir été la coach de nombreux boxeurs qui ne s’en étaient pas du tout mal sortis non plus dans le monde des championnats ? Nombreux se sont retrouvé le cul au sol en moins de deux, et bien que je les aurais surement mis K.O quoi qu’il ait pensé de moi, m’avoir sous-estimé ne les avait aidé en rien, bien au contraire. En tout cas, c’était à mon avantage, alors allais-je m’en plaindre ? Pas du tout. Sauf que je n’allais certainement pas commettre la même bourde. Nombreux pensaient que les muscles, c’était tout ce qui comptait pour survivre, pourtant ce n’était pas ce qui m’avait sortie des plus délicates situations. Il fallait être plus malin que son adversaire, c’était ce qui changeait la donne, c’était ce qui faisait la différence entre un perdant et un vainqueur.

Tout ce à quoi je pensais, donc, c’était à être prudente, mais alors qu’elle s’approchait dangereusement de moi, les traits de son visage me disent de plus en plus quelque chose, mais je n’arrivais pas du tout à comprendre pourquoi elle me semblait aussi familière. On c’était déjà croisé sur le route, ou à la zone peut-être ? Non. Je m’en serais souvenu. J’étais convaincu que ça remontait à beaucoup plus longtemps que cela, mais pourtant, je n’avais jamais vraiment eue d’amies, j’avais toujours été entouré de garçons, c’était avec eux que je m’étais toujours le mieux entendu, mais il y avait bien eu… Oh. Me souvenant finalement d’elle, les muscles de mon corps se détendent un peu, étant tout d’un coup un peu moins méfiante, bien que je ne pouvais pas entièrement lui faire confiance. Beaucoup de gens avaient perdu la tête suite à tout ce qui c’était passé et bien qu’elle m’avait paru très sympathique lorsque je l’avais rencontré dans ce bar à New York il y a de cela une éternité, il semblait bien, dans le fond, je ne savais pas grand-chose d’elle, nous n'avions discuté qu’une seule soirée et vu tout ce temps qui était passé et tous ses morts qui s’étaient relevé, peut-être était-elle redevenue complètement une inconnue, au final. « Peut-être que nous le prendrons enfin, ce café, finalement » plaisante-je, même si je ne savais pas si elle se rappelait de moi. Ce soir-là, nous avions échangé nos numéros, s’étant fait la promesse de se revoir, de s’appeler, et de peut-être un jour allez prendre un café, mais aucune de nous deux n’avait jamais rappelé l’autre et je ne savais toujours pas pourquoi aujourd’hui. Ce n’était surement pas la meilleure chose à dire dans une pareille situation, mais c’est tout ce qui m’était venus en tête. Je n’avais jamais été douée pour me faire des copines et c’est pourquoi j’avais rapidement abandonné l’idée. Si ça c'était aussi bien passé avec elle dans ce bar c’était surement parce qu’il y avait beaucoup trop d’alcool qui me coulait dans les veines à ce moment-là et que je n’avais pas eu à réfléchir. De toute façon, il n’y avait pas vraiment de bonne chose à dire. Qu’est qu’on disait à quelqu’un qu’on recroisait après aussi longtemps, qu’on avait cru ne jamais revoir de toute notre vie, mais sur qui on tombait par hasard ? Quelqu’un qu'on avait promis de rappeler mais à qui on avait, au final, jamais donné de nouvelles, ou même signe de vie ..?


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MessageSujet: Re: {FLASHBACK} After all this time, we're still us | Candice. Lun 18 Déc - 19:08

Rp archivé suite à la suppression de Candice.

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MessageSujet: Re: {FLASHBACK} After all this time, we're still us | Candice.

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