Don't put your blame on me + Abbykolaï
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Don't put your blame on me + Abbykolaï

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MessageSujet: Don't put your blame on me + Abbykolaï Mar 4 Juil - 19:34



         

   
Nikolaï
&
Abby
Don't put your blame on me
Après le départ un peu forcé pour Nikolaï de Pasadena et du groupe de Tommy après l’ultimatum de Luke, le groupe avait décidé d’aller s’installer quelques temps à Yosemite. L’épaule de Nikolaï s’était remise tout comme sa plaie au flanc, mais l’œil de Luke ainsi que le coup de poignard d’Alixen, bref le groupe avait besoin de soin. Nikolaï lui avait besoin de repos, il ne s’était pas posé depuis l’attaque d’Angel Camp, il ne parvenait pas à oublier, à aller mieux. L’image de Malaury lui revenait en tête, mais aussi Maebh, Bonnie ou Lori entre autres dont il n’avait plus de nouvelles, sa bonne action avait au moins été de choisir seul de laisser Abby pour son bien au camp de Yosemite. Elle avait du lui en vouloir, le détesté d’avoir choisi pour elle et de ne pas lui avoir permis de poursuivre la recherche de Luke mais à cette époque, Nikolaï prévoyait de mettre fin à ses jours et ne voulait pas qu’Abby le voit. Malaury l’avait sauvé et le jeune homme avait su retrouvé son grand frère, tout allait donc bien. Mais voilà, il était tombé sur leur père qui avait tenté de l’assassiner, avait fait face à la déprime de Luke et s’était enfin plu dans le groupe de Tommy qui l’avait endurci mais avait aussi embrumé son cœur. Si l’adolescent avait eu pendant longtemps de l’estime pour la vie humaine se mettant parfois lui-même en danger, aujourd’hui, il en avait beaucoup moins. Il laissait toujours le bénéfice du doute aux autres, mais ne s’attardait plus lorsqu’il fallait les éliminer. Il ne voulait plus souffrir et perdre son entourage, dès qu’il s’attachait à quelqu’un, cette personne mourrait aussitôt. Alors il ne voulait plus s’attacher. Au moins avec Alixen, il n’aurait pas ce risque, qu’elle vive ou qu’elle meure, cela lui importait peu, pas après ce qu’elle lui avait fait. Si Bonnie avait eu le droit au bénéfice du doute et avait su devenir son amie, Alix n’aurait jamais cette chance.  De toute façon, elle était sans doute encore à l’infirmerie avec son grand-frère à se faire soigner, l’adolescent lui avait une autre idée en tête. Lui-seul avait prit le choix de laisser Abby ici en voyant qu’enfin elle avait retrouvé le sourire alors que la souffrance la suivait dans son camp d’origine. Nikolaï avait prit la décision seul, il avait été le chef du groupe et encore aujourd’hui, il ne regrettait pas son choix qui il était sur avait été le bon. Il avait demandé à chaque personne qu’il croisait s’il avait vu la blonde jusqu’à ce qu’il la voit au loin. Il hésitait, lui en voulait-elle ou serait-elle contente de le voir. Le mystère était entier mais le jeune homme n’allait pas faire demi-tour. Il s’approchait d’elle, lentement, les yeux rivés sur elle. Il ne devait pas avoir belle allure, entre ses cheveux lui tombant sur le front, son t-shirt déchiré sur le torse et pas très odorant, son jean tout aussi sale mais il n’avait pas pu attendre. Abby l’aimerait bien avec sa puanteur, du moins si elle ne lui en collait pas une. Une fois face à elle, il l’avait regardé droit dans les yeux, silencieusement, sans bouger, simplement il l’avait observé. Parce qu’Abby faisait parti de sa vie depuis son plus jeune âge, elle comptait pour lui. Abby était sa sœur de cœur et même si elle ne comprenait pas, il referait la même chose si c’était à refaire. Enfin il revoyait la blonde.

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MessageSujet: Re: Don't put your blame on me + Abbykolaï Lun 31 Juil - 21:21


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Depuis quelques temps, j’allais un peu mieux. Rien n’allais jamais effacer les pertes qu’avait causé l’attaque à l’Angels Camp, mais j’apprenais doucement à vivre avec cette douleur constante, à continuer à avancer et à être fonctionnelle même si j’avais laissé une partie de moi-même dans ce camp qui je savais ne reviendrais jamais. C’était surtout grâce à Ophelia, elle m’avait prise sous son aile, m’apprenait à me défendre un peu mieux et faisais tout pour me faire retrouver mon sourire. Par je ne sais quel miracle, elle y arrivait, alors qu’il y a quelques semaines seulement je croyais avoir perdu définitivement cette fonction pourtant si naturelle. Parfois je me demandais ce que je serais devenu sans elle et chaque scénario qui se construisait dans ma tête n’avait rien de joli. Enfin, l’important c’était qu’elle était là et qu’elle m’avait aidé à sortir, éventuellement, de sa tente, aujourd’hui notre tente. Je me sentais un peu moins mal maintenant que je l’aidais avec certaines tâches quotidiennes, parce que si j’étais totalement honnête avec moi-même, j’avais été un fardeau pour la brune pendant trop longtemps, et j’aurais voulu être sur pieds beaucoup plus rapidement, mais c’était comme si mon corps ne suivait pas, que l’énergie m’avait soudainement quitté, que j’étais devenue une vieille dame de quatre-vingt ans et que tous les muscles de mon corps s’étaient fanés, étaient devenus poussières. Même qu’il y avait certains jours où je n'avais plus dit un seul mot et que j’avais fixé la toile de la tente s’agiter avec le vent de temps en temps, comme un vrai légume. J’imagine que j’avais eu besoin de passer par cette étape, chacun avait sa façon de faire son deuil, de passer au travers des épreuves plus difficiles, ça avait été la mienne, mais heureusement j’arrivais à remonter la pente, aussi fou que cela puisse paraître.

En cet après-midi, alors qu’Ophelia était partie depuis quelques heures chasser, je gardais un œil sur Shelley, ce qui n’avait rien de sorcier puisque ça consistait seulement à m’assurer que personne n’y touche ou s’en approche, et je m’étais occupé de passer à la rivière pour nettoyer nos quelques vêtements de rechange. C’était un luxe, de nos jours, de porter des vêtements propres et qui sentent bons, et c’était beaucoup plus difficile comme tâche qu’auparavant, c’était un vrai sport. Je me sentais même un peu ridicule de m’être autant plains dans le temps lorsque mon père me demandait de m’occuper du lavage. Aujourd’hui je le faisais presque avec enthousiasme, sachant que j’en profiterais par la suite. Revenue au campement avec mon bac de linge propre, je pose Shelley près de moi, enveloppée dans une couverture, et je sors la corde qu’on utilisait pour étendre le linge. Je l’accroche, non sans peine, puis je prends un premier vêtement, le secouant comme je l’avais mis en boule dans mon bac, mais alors que je m’apprêtais à le mettre contre la corde pour qu’il sèche, je vois une silhouette qui s’approche dangereusement de moi, et en plus de tout, c’était, sans aucun doute, un homme. Respirant doucement afin de garder mon calme, je balance précipitamment le t-shirt contre la corde et j’attrape mon piolet, faisant quelques pas dans sa direction ; j’étais prête, il fallait que je le sois de toute manière. Sauf que je me rends rapidement compte que je n’avais, en fin de compte, pas du tout besoin de me défendre. Je connaissais cet homme… « Nikolaï ? » Comment c’était possible ? Pendant quelques secondes, je me fige, sans vraiment savoir quoi faire, sous le choc, en colère mais également plus heureuse que jamais. Laissant finalement tombé mon piolet contre le sol, je me jette contre lui, l’enlaçant, le serrant jusqu’à ce qu'il en manque son air, et sans pouvoir m'en empêcher, je me mets à pleurer lorsque je me rend compte qu’il avait grandi ; je peinais presque à passer mes bras autour de son cou. Pour le moment, je n’en avais rien à faire du pourquoi ou du comment…


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MessageSujet: Re: Don't put your blame on me + Abbykolaï Mar 22 Aoû - 12:00



         

   
Nikolaï
&
Abby
Don't put your blame on me

Si Nikolaï voyait bien un bon côté des choses à s’être arrêté dans un camp, outre le fait de ne plus être obligé de voir la tête d’Alixen du matin au soir, c’était sans doute que Nikolaï allait pouvoir retrouver Abby. Enfin retrouvé était un bien grand mot, il allait aller la voir et on verrait comment la conversation allait se dérouler. Il ne savait pas dans quel état d’esprit elle était, mais il ne doutait pas une seule seconde de leur amitié. Peut-être qu’elle lui en voudrait de l’avoir volontairement mis à l’écart de l’Angel Team. Et il avait bien fait lorsque l’on voyait l’état de l’Angel Team. Malaury était mort, Bonnie disparut et sans doute morte, Maebh avait été introuvable lors de l’assaut de Bodie et était surement morte. Il ne restait donc que Lori sans doute encore à Angel Camp, Abby en bonne santé ici, Luke dont l’état de santé était au plus bas et Niko qui multipliait les blessures. Donc oui, Nikolaî ne regrettait pas de l’avoir mise à l’écart au contraire, il regrettait même de ne pas avoir largué Malaury, Bonnie et Maebh aussi. Toujours est-il que si la laisser derrière lui avait semblé d’une facilité déconcertante, Niko avait eu beaucoup de mal à abandonner la blonde, ce qui représentait à cette époque un adieu. Mais l’adolescent ne s’était pas tué et vivait encore et aujourd’hui, c’est dans un piteux état qu’il se présentait face à son amie d’enfance.

Il l’avait cherché encore et encore mais il ne l’a trouvait pas facilement, il ne connaissait pas ce camp qui était de toute façon à ses yeux bien trop grand. Quoi que lui n’avait pas subi d’attaque d’un autre camp et était même venu en aide aux victimes de l’assaut. Il avait alors demandé à certains membres du camp, une dame l’avait envoyé bouler en lui rétorquant qu’elle n’en savait rien et qu’elle n’était la mère de personne et un mec n’en savait rien mais avait retenu Nikolaï plus d’un quart d’heures pour qu’il l’aide avec ses armes. Mais Nikolaï à force de recherche malgré le peu d’aide reçu avait au moins su retrouvé l’emplacement où Abbigail et son amie résidait, ou campait c’était un peu au choix. Et il l’avait vu, oui, cette fille il l’aurait reconnu entre mille. Ils avaient grandi ensemble et pour Nikolaï, Abby représentait une véritable grande sœur et quand il l’a vu, il n’a pu s’empêcher d’avoir les larmes lui montant aux yeux. Il n’allait pas pleurer, n’exagérons rien, mais il était heureux même s’il n’osait pas trop aller vers elle. Lui l’avait reconnu à des mètres et des mètres mais ce ne fut pas son cas. Celle-ci avait attrapé son éternel piolet qu’elle trimbalait depuis un moment ce qui le fit sourire. Alors voilà qu’elle voulait se frotter à lui. S’il avait vraiment voulu lui faire du mal, il ne serait jamais venu de face mais il ne disait rien et lui laissait le temps de réaliser. Et elle ne tarda pas à le faire… Nikolaï comprenait qu’elle ne l’ait pas reconnu de suite, il était dans un état monstrueux. Ses cheveux lui tombait sur le front et n’était pas loin de cacher ses yeux s’il ne faisait pas l’éternel mouvement de tête sur le côté, ses habits étaient sales et déchirés et surtout il devait avoir encore grandi et prit en masse musculaire même s’il n’avait pas la carrure d’un boxeur professionnel. Lorsque je l’entendais prononcer mon nom, je réalisais enfin que c’était réel. Que pour une fois, je retrouvais une personne que j’aime en vie et pas morte dans son coin. Qu’elle était là, face à moi. Et qu’elle vienne se jeter sur moi, entourant ma nuque de ses bras tandis qu’elle fondait en larme contre mon torse. Et moi j’avais été surpris, écartant d’abord mes bras avant de les enserrer autour de sa taille et d’embrasser son front. Je me fichais de la douleur, du fait qu’elle s’appuie sur mon épaule douloureuse ou qu’elle presse contre ma plaie. « Je suis là… Je suis là… » Je la gardais contre moi un moment, un long moment avant de me reculer sans oser poser mes yeux sur elle. « Abby… » Une larme coulait le long de ma joue que j’effaçais aussitôt reprenant un grand sourire idiot. « T’as l’air en forme dis moi ! »
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MessageSujet: Re: Don't put your blame on me + Abbykolaï Lun 4 Sep - 1:34


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Sur le coup, je ne l’avais pas du tout reconnu, puisque ce n’était tout simplement pas possible que ce soit lui, je croyais depuis des mois qu’il était mort, qu’ils étaient tous morts, que je l’avais perdu, et comme je ne sympathisais pas vraiment avec les gens du camp en dehors d’Ophelia, j’avais tout de suite cru que l’homme qui s’approchait n’avait pas de bonnes intentions, et même si je me trompais, c’était toujours plus prudent de prévoir le pire et d’être prête. Sauf que cette fois ce n’était absolument pas nécessaire. Enfin, certes, je connaissais Nikolaï, je le connaissais depuis toujours, ou presque, mais j’avais vu cette apocalypse faire des ravages, pas seulement au monde tel que nous le connaissions, mais également aux humains qui malheureusement, ou heureusement, je ne savais plus trop depuis quelques temps, étaient restés debout. Oui, j’aurais tout de même pu me méfier de lui, j’aurais surement dut, vu tout ce qui c’était passé ces dernières années, toutes les fois où je n’avais pas été suffisamment prudente et que je l’avais payé cher. Seulement, toutes les résolutions que j’avais prises après m’être installée ici s’étaient soudainement fait la malle, tout ce à quoi j’ai pu penser c’était à quel point j’étais heureuse de le voir, d’être capable de le serrer dans mes bras, de réaliser qu’il grandissait, qu’il était en vie, que son cœur battait toujours. C’était tout ce qui comptait, du moins, les quelques premières minutes, puisqu’après la joie venait la colère, l’incompréhension. Comment c’était possible ? Où il était, durant tout ce temps ? S’il savait où me trouver -ce qui était visiblement le cas-, comment se fait-il qu’il n’était pas venu, sachant pertinemment que je serais plus qu’inquiète à son sujet, après ce qui s’était passé à l’Angel, après ce qui s’était passé avec Luke ? Alors qu’il se pousse un peu, je vois qu’il évite mon regard et qu’il essuie rapidement une larme du revers de sa main. Mes sourcils se froncent et ne prenant même pas la peine de lui répondre, je me mets à l’assener de coup plus ou moins fort.

Après m’être défoulé un peu, je me recule de deux pas, alors que mes larmes séchaient déjà et que j’étais plus en colère qu’autre chose désormais. Comment il avait pu me faire un coup pareil ? J’avais fait mon deuil, j’avais tellement pleurer, et tout ça pour rien. « Idiot ! Idiot, idiot, idiot ! » Tout se mélangeait un peu. Vu l’état dans lequel il était, je m’inquiétais, comme je m’inquiétais toujours, et je lui en voulais pour être en si mauvais état, mais en même temps ce n’était peut-être pas de sa faute, je n’avais aucune idée de l’Enfer par laquelle il était passé alors que de mon côté j’étais tranquillement ici, protégée par Ophelia, qui s’était occupée de moi sans rien demander en retour. Certes, je n’avais pas été dans la meilleure de ma forme psychologiquement parlant, mais comme il me l’avait dit, j’avais l’air en forme. Nous étions bien installé ici, je ne manquais de rien, je dormais bien, je mangeais bien et j’avais même une hygiène plus qu’acceptable vu les nouvelles conditions de vie… Ce que je ne pouvais pas lui dire en retour ; loin de là. « T’étais où ? Mais qu’est que t’as encore foutu ? Pourquoi vous, les Harrison, vous vous sentez toujours obligé de faire les cons ? À croire que c’est dans votre sang la connerie ! » Je m’approche à nouveau et je lui donne un coup. « Je te déteste ! » que je lui dis avec une voix plus vraiment convaincante maintenant. Je pose à nouveau ma tête contre lui, me calmant graduellement. « J’te déteste tellement idiot-ot. » Quelques secondes plus tard, mes doigts se crispait contre son t-shirt sale, tellement crasse qu’il m’était impossible de savoir ce qu’il y avait dessus et sur quoi je me frottais presque le visage. « J’te croyais mort, gros con ! » Je lève une dernière fois le ton, soufflant ensuite comme si j’abandonnais lui faire la leçon. « Qu’est qui s’est passé? » Je levais finalement mes yeux vers lui, mes sauts d’humeurs passés -mais il en était habitué avec le temps- mes pupilles brillaient de milles et unes questions. J’avais besoin de savoir, qu’il me dise tout, même si cela ne me plaisait pas au final, peu importe, c’était un besoin viscérale.


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MessageSujet: Re: Don't put your blame on me + Abbykolaï Mer 20 Sep - 22:08



         

   
Nikolaï
&
Abby
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On pouvait dire que rien ne se passait comme prévu étant donné que Nikolaï, n’avait absolument pas prévu quoi dire ou quoi faire. Il ne savait même pas comment il était censé revenir voir Abby dans de telles circonstances sans s’en prendre une ou se faire envoyer bouler. Il avait fait ça pour son bien et il savait qu’il avait fait le bon choix, mais il savait aussi que son amie d’enfance ne pourrait que lui en vouloir de ce choix. C’est pour cela qu’en allant à sa rencontre, Nikolaï n’était sur de rien et pour une fois surtout pas de lui. Si ces compétences en matière de survie étaient excellentes, celles en matière de relation étaient au plus bas. Nikolaï était instable de ce point de vue là et même s’il avait prit sur lui pour calmer son tempérament impulsif, il ne savait pas pour autant plus y faire avec les autres. Il espérait alors que son sourire et ses yeux bleus suffiraient à rappeler à la blonde qu’elle l’aimait avant qu’elle ne lui arrache les yeux. Dans tous les cas, ils étaient face à face et l’adolescent ne pouvait plus reculer au contraire, il avait serré sa sœur de cœur dans ses bras quand elle était venu l’enlacer. Nikolaï savait pourtant qu’il n’échapperait pas aux explications une fois passé la surprise. C’était un schéma répétitif pour lui, ce genre de chose. Il perdait les gens parfois volontairement et faisait des pieds et des mains pour se faire pardonner juste après. Mais cette fois-ci était différente même si il n’avouerait sans doute pas à la blondinette que s’il l’avait laissé derrière lui et le groupe s’était pour lui éviter d’avoir à affronter la mort de Nikolaï, qui avait été heureusement évitée. Et après la joie venait la colère, il le voyait bien sur son visage, ses sourcils se fronçaient et d’un coup il recevait un coup. Dans la surprise, il n’avait même pas réagi l’observant avec des yeux ronds puis un autre et finalement il l’avait laissé se défouler sur lui même s’il n’avait pas besoin de ça pour avoir mal partout. Il était mal à l’aise, il ne savait pas quoi dire alors il continuait à l’observer, ne sachant pas s’il devait s’attendre à d’autres coups ou bien à des insultes ou un retour aux larmes. Il attendait alors comme un parfait crétin. Finalement, il se faisait traiter d’idiot, ça il avait l’habitude de l’entendre. Il faisait souvent de mauvais choix et prenait de mauvaises décisions. Pourtant on lui confiait toujours plus de choses sur les épaules. Il n’était pas Luke, il ne se sentait pas d’être Luke et d’avoir tous le monde comptant sur lui, alors il avait voulu épargner Abby en l’écartant et heureusement car tout avait dégénéré. Et lorsqu’elle l’observait à son tour, Nikolaï comprenait qu’elle ne lui en voulait pas tant de l’avoir laissé ici mais plus de ne pas avoir donné signe de vie. Nikolaï ne répondait pourtant toujours rien, il était comme un petit garçon que sa maman réprimande et il voyait la colère remontait à nouveau en son amie. Elle lui demandait des explications, ce qu’il avait foutu et il n’avait pas d’explications à lui donner. Aucune de valable et qu’elle voudrait vraiment entendre. « Désolé Abby… » Furent les seuls mots qui sortirent de la bouche de Nikolaï. Il ne pouvait pas lui en tenir rigueur, pas même lorsqu’elle le frappa à nouveau tout en lui envoyant à la figure qu’elle le détestait même si sa voix ne concordait plus avec la dureté des mots qu’elle employait. Lorsqu’elle reposa sa tête contre lui Nikolaï se sentit vraiment mal pour la jeune femme, de lui avoir fait tant de mal. Mais si elle savait tout ce à quoi elle avait échappé. Enfin elle se calmait, après de dernières reproches et le jeune homme savait qu’il pourrait commencer à parler et qu’il ne pourrait pas y échapper. « Il s’est passé tellement de choses… Que j’arrive pas à croire que je suis là en face de toi… » Nikolaï ne savait pas de quoi lui parler en premier, de sa tentative de suicide, de l’attaque de l’Angel Camp, des retrouvailles de Luke, du retour éphémère de leur père dans leur vie. Tant de chose… « Il… Il faut que tu sache que Luke est en vie… Il est ici à Yosemite mais il se fait soigner… Je l’ai retrouvé après l’attaque de l’Angel Camp mais on a du fuir… Je suppose que tu savais, que l’Angel Camp avait été attaqué ? » Je baissais les yeux, ça me remémorait tant de choses… Bonnie que j’avais laissée en lui disant de se cacher, Malaury qui s’était fait abattre sous mes yeux, le coup de couteau que j’avais reçu. « Je sais même pas par où commencé… » Tout en parlant, je me redressais touchant mon épaule encore très douloureuse malgré tous ce temps, je crois bien qu’elle le sera toujours même.
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MessageSujet: Re: Don't put your blame on me + Abbykolaï Jeu 5 Oct - 5:18


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Quel crétin ! C’est tout ce qui me venait en boucle dans ma tête alors que je m’étais remise de la surprise. Maintenant que je l’avais serré contre moi, que j’avais la preuve concrète qu’il était toujours en vie, je m’étais permis de me mettre en colère contre lui, et c’était tout de même justifié. Il m’avait laissé ici et n’avait pas donné signe de vie durant des mois. Des mois ! J’avais eu le temps de m’imaginer les pires scénarios, j’avais eu le temps de pleurer toute les larmes de mon corps jusqu’à déshydratation et jusqu’à la mort surement si Ophelia n’avait pas été là pour prendre soins de moi. Même que je serais surement morte d’hypothermie, puisqu’après avoir aperçu cet horrible spectacle à l’Angels Camp, j’avais tellement été chamboulée que je n’arrivais plus à penser. La brune m’avait sauvé la vie, ça j’en étais bien certaine, parce que je n’aurais surement pas bouger de ce petit ruisseau avant longtemps, bien trop longtemps, même si j’avais froid, même si j’avais soif et même si j’avais faim, même si j’avais mal à chacun des membres de mon corps. Ça n’avait eu aucune importance, parce que ce n’était absolument rien en comparaison avec ce vide que je ressentais à l’intérieur. Avoir cru que je l’avais perdu était l’une des épreuves les plus difficile que j’avais traversé, parce qu’il avait toujours été comme un frère pour moi, parce qu’il avait toujours été de la famille et que je m’étais toujours sentie responsable de lui. Je me rendais bien compte qu’il devenait aujourd’hui un homme, peut-être un peu plus rapidement que prévu, mais c’était bien le cas, et il n’avait plus besoin de moi de cette façon, même que les rôles pourraient désormais facilement s’inverser, vu sa carrure et sa grandeur, mais malgré tout, même si j’avais à me mettre sur la pointe des pieds et que l’enlacer était plus compliqué qu’avant, je ne pouvais pas m’empêcher de me sentir protectrice à son égard. Je ne pouvais tout simplement pas effacer cette image que j’avais de lui, quand il n’était qu’un petit garçon. Ce Nikolaï-là, il n’était plus, mais vivait toujours dans mon cœur et ça je ne pouvais absolument rien y faire.

Sauf qu’au final, je ne peux pas rester en colère contre lui bien longtemps. Il reçoit son lot de coup bien mérité, mais je finis tout de même par m’approcher à nouveau de lui et à poser ma tête contre son torse, abandonnant la guerre. Tout ce que je voulais maintenant c’était des explications. Qu’est-ce qui avait bien pu se passer ? Où était-il passé depuis tout ce temps ? Qu’avait-il fait ? Et pourquoi avait-il cette mine horrible ? Même si Nikolaï s’était montré plutôt silencieux depuis le début, il prend bel et bien la parole après un moment ; il le fallait bien puisque je m’étais enfin tut et qu’il savait pertinemment que je ne le laissais pas repartir sans explications, il me connaissait assez bien pour le savoir. Tout de suite, il commence avec du lourd et je me sens un peu vertigineuse ; ça chamboulait tout ce que j’avais pu m’imaginer, tout ce que j’avais cru être vrai, durant ses derniers mois. Une chance que je me retenais à lui, puisque j’aurais possiblement rejoins le sol bien rapidement. Surmenée, je décide, plutôt que de lui répondre, de le tirer un peu plus vers mon campement et de l’inviter à s’asseoir avec moi ; c’était surement pour le mieux, vu la discussion que nous nous apprêtions à avoir. « Luke est avec toi.. ? » répondis-je finalement, surprise. Alors ils étaient tous les deux en vie ? « Il est blessé ? » demande-je ensuite, inquiète et imaginant déjà le pire comme d’habitude. « Et toi ça va ? » Je m’approche un peu de lui et pose ma main sur son épaule, l’ayant bien vu porter la main à celle-ci quelques minutes plus tôt. « Oui, je suis au courant pour l’Angels… Quand je ne vous ais plus trouvé ici, je suis repartie toute seule vers notre camp et quand j’ai vu ce que ces monstres en avait fait… » Je ne savais même pas qui ils étaient, dans le fond, mais pour commettre un tel acte, il fallait être horrible, avoir perdu une partie, si ce n’est pas l’entièreté, de son humanité… « J’ai cru que vous étiez rentré sans moi, plus tôt, et que vous étiez tous morts… Ils empilaient les corps devant les portes… » Mon regard c’était depuis un moment détourné de Nikolaï et il se perdait dans le vide, me remémorant cette scène affreuse. Voilà plusieurs semaines que je n’y pensais plus, pas d’une aussi fulgurante façon, en tout cas, et je ne pouvais pas m’empêcher d’en avoir la chair de poule, rien que d’en parler à nouveau à voix haute. « J’ai cru que vous y étiez tous, dans cette pile de cadavres… » avoue-je alors, toujours plongée dans mes souvenirs douloureux. « Mais pourquoi vous n’êtes pas revenu à Yosemite ensuite ? Qu’est-ce qui s’est passé ? » Je me tournais vers lui, attendant des réponses. Maintenant que je savais qu’ils n’avaient pas périls dans l'attaque et qu’ils n’avaient pas été retenus en otage par ceux qui avaient repris l’Angels Camp, je me demandais ce qui avait bien pu les empêcher de me rejoindre, ou, au moins, d’essayer…


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MessageSujet: Re: Don't put your blame on me + Abbykolaï Lun 23 Oct - 20:05



         

   
Nikolaï
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Don't put your blame on me

Nikolaï était tout de même heureux de pouvoir serrer Abbigail dans ses bras, même si le jeune homme ne savait que ça ne durerait pas. Il la connaissait, il savait qu’elle voudrait des explications mais il avait espéré que cet instant dur longtemps. Parce que ça faisait tellement de bien de pouvoir enfin retrouver quelqu’un de vivant. Il n’avait plus de nouvelle de Bonnie ni de Maebh alors Nikolaï supposait qu’elles avaient perdu la vie, bien qu’il essaie malgré lui de ne pas se convaincre avec ces conclusions hâtives. Le jeune homme voulait profiter au maximum d’elle et lui ne ressentait pas la moindre rancune à son égard, mais ce n’était pas lui après tout qui avait été mit à l’écart. Pourtant il réalisait que la vie était bien trop courte pour perdre le temps en dispute inutiles. Toutefois, il n’était encore une fois pas en position de dire quoi que ce soit, alors il encaissait chacun de ses coups, chacune des reproches qu’elle avait à son égard, chacune des larmes qu’elle versait par sa faute malgré que cela brise le cœur du blondinet.

Heureusement pour lui, sa colère ne durait pas bien longtemps maintenant et une fois qu’elle avait totalement vidé le contenue de son sac visiblement trop rempli, le calme revint à nouveau et Nikolaï pouvait enfin s’expliquer avec elle. Et cette fois-ci lorsqu’il sentait sa tête se poser contre son torse, il la serrait réellement contre lui, avec tendresse, posant sa main dans ses cheveux et embrassant son front. Mais maintenant, il était l’heure des explications et cela allait sans doute remuer plein de souvenirs, pas forcément les plus agréables mais elle méritait la vérité. Nikolaï n’avait pas vraiment parlé jusque là se contentant de laisser Abby diriger la conversation au gré de ses émotions. Il n’était pas non plus le plus expressif de ses émotions, voir jamais en fait, il ne parlait pas de ce que lui ressentait. Maintenant ce n’était pas le cas, ce qu’il pensait, tous le monde s’en foutait, elle voulait surtout savoir ce qu’il s’était passé même si ça irait avec. Alors sa première révélation et pas des moindres, c’était l’annonce concernant Luke. En effet, lorsqu’ils avaient quitté Angel Camp pour la première fois, c’était après son enlèvement qui les avait menés jusqu’à Yosemite dans lequel Abby avait été laissé derrière. C’était la décision de Nikolaï, il pensait Luke mort et il ne voulait qu’une chose, mettre fin à ses jours, étant à bout de force. Alors il devait maintenant avertir la blonde, Luke était bel et bien en vie. La blonde était surprise et il n’y avait rien d’étonnant la dedans, elle avait demandé à son ami s’il était avec lui, ajoutant une nouvelle question sans laisser le temps à Nikolaï de répondre à la première voulant savoir s’il était blessé. « Oui il est avec moi… Et non pas vraiment, il a quelques blessures en plus de son œil qui n’a pas reçu de soin depuis longtemps. Mais il est surtout avec sa petite amie, elle s’est faite poignardé… » Autant dire qu’un air de dégout était apparut sur le visage de Nikolaï quand il avait parlé d’Alixen qu’il détestait, regrettant presque que ces connards ne l’ait pas tué pour de bons. Abby s’inquiétait ensuite pour Niko concernant de possible blessure. « Ca va… Faudra que je passe à l’infirmerie mais je voulais venir te voir avant… J’ai rien de grave, juste un vieux coup de couteau qui date de l’attaque… Ca a cicatrisé mais ça se rouvre constamment et mon épaule qui me fait super mal. » Nikolaï minimisait ses blessures, surtout celle de son épaules dont la peau était déchiqueté jusqu’à l’os à tel point qu’il en vienne à devoir utiliser son autre bras pour tirer n’arrivant presque plus à le lever. « T’inquiète pas pour moi… » Il souriait, il ne voulait pas l’inquiéter. Nikolaï était toujours comme ça, fière et à vouloir se montrer plus infaillible qu’il ne l’était.

Et le sujet dérivait vers l’Angel Camp, il ne savait pas si elle était au courant ou pas. Et effectivement, Abbigail savait, elle avait vu le résultat… « Tu as revu Maebh ou Bonnie quand tu y as été ? » C’était une petite lueur d’espoir, Nikolaï espérait avoir des nouvelles positives de ses deux amies dont il n’avait pas la moindre nouvelle. « Non, après que Malaury soit mort j’ai fui et j’ai croisé Luke, on a du quitté le camp ensemble et on y est pas retourné… » Après cela Abbi demandait à son petit frère de cœur pourquoi il n’était pas revenu à Yosemite ensuite, durant tous ces mois à l’extérieur. « C’est long à expliquer… Je t’ai laissé derrière nous car tu méritais mieux que d’être toujours impliqué dans nos histoires, Luke et moi, on porte la poisse, tous les gens autour de nous finisse par mourir, et ne dis pas que c’est faux. Alors j’étais sur que de t’éloigner de nous ça serait le mieux, j’en étais sur quand je t’ai vu enfin le sourire aux lèvres avec cette fille. » Nikolaï passait une main dans ses cheveux tombant devant ses yeux qu’il remettait en arrière, posant son regard clair dans les yeux de son ami. « On a retrouvé notre père aussi…. » Il riait jaune baissant les yeux vers le sol tournant lentement sa tête de droite à gauche. « Il a essayé de me tuer à coup de batte barbelé, c’est pour ça que j’ai l’épaule en miette. Luke a du le tué, après je voulais vraiment plus retourner dans un vrai camp, alors on a rejoint un petit groupe. Mais Luke s’y plaisait pas et j’ai pas eut le choix de suivre, sinon il partait avec sa copine et me laissait derrière. Et quand elle s’est fait poignardé, on est venu ici et c’est pas plus mal, j’ai besoin de voir d’autres visages et surtout de te revoir… »
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MessageSujet: Re: Don't put your blame on me + Abbykolaï Mer 10 Jan - 6:39


*--_ Don't put your blame on me _--*
ABBYKOLAÏ ⋆ Carry on my wayward son, there'll be peace when you are done. Lay your weary head to rest, don't you cry no more. Carry on, you will always remember. The center lights around your vanity.





C’était tellement étrange, de se sentir en sécurité comme ça dans les bras de Nikolaï, qui avait toujours été à mes yeux comme un petit frère. Il avait tellement grandit, changé… Il était devenu un homme. Ça me peinait lorsque je m’en rendais compte, puisque je n’avais pas été là durant tout ce temps, je ne l’avais pas vu devenir celui qu’il était aujourd’hui. Ça pouvait paraitre stupide après tout ce que nous avions vécu, mais c’était tout de même quelque chose que je regrettais. J’aurais aimé être là pour lui. Même si je lui en voulais un peu, au fond de moi. Après tout, c’était lui qui avait disparu, ou alors c’était moi qui ne l’avais pas eu bien à l’œil… Finalement, je ne savais même plus si je pouvais réellement lui en vouloir. Est-ce que ça avait vraiment été son choix...? De nos jours, rares étaient les fois où on pouvait réellement choisir ce qu’allait être notre avenir. Certes, nous avions tout de même un peu de pouvoir là-dessus, mais très peu, encore moins qu’avant… N’importe quoi et n’importe qui pouvait chambouler tes plans aussi rapidement qu’un clin d’œil, te séparer de ceux que tu aimes ou même en tuer quelques-uns, si cela ne te tue pas toi.

Alors avant de sauter aux conclusions hâtives, j’étais prête à écouter sa version de l’histoire, je lui avais donné la mienne après tout ; depuis que nous nous étions séparés, depuis l’Angels Camp, j’étais ici. Je les avais cru tous morts et je les avais pleurés. Je me remettais à peine de cette perte, d’ailleurs, alors non, je n’avais pas grand-chose d’intéressant à raconter, je n’avais pas du tout été productive. La seule chose de laquelle je pouvais vraiment parler, c’était Ophelia, mais c’était compliqué, depuis peu. Je ne savais plus vraiment ce qu’elle représentait pour moi, finalement, et avant d’avoir les idées plus claires, je préférais ne pas trop m’aventurer sur cette pente glissante… De plus que nous avions beaucoup plus urgents et importants comme sujet à aborder avant tout.

Alors Luke aussi était toujours en vie ? Cette nouvelle en plus, ça commençait à être beaucoup à encaisser et c’est pourquoi je commence à me sentir légèrement vertigineuse et que j’entraîne Nikolaï avec moi afin qu’on s’installe au sol, plutôt. Cette discussion allait être longue, très longue, et chamboulante, je le sentais. « Sa petite amie ? » Décidément, j’avais beaucoup à apprendre. « Heureusement il va bien, en tout cas… Pour une fois… » Je m’attache au bras de Nikolaï et reste bien proche de lui, comme si j’avais peur qu’il ne disparaisse subitement. Maintenant que je savais que Luke allait bien, je me tourne vers son petit frère et l’observe un peu mieux, voulant savoir si lui aussi, il allait bien, puisqu’il avait très mauvaise mine… Il me parle comme si ses blessures n’avaient rien de grave mais je le connaissais, il pourrait être en train de mourir d’une hémorragie qu’il me dirait qu’il n’a qu’une vulgaire égratignure. « Je m’inquiète, débile ! Même quand tu tombais en vélo, je m’inquiétais ! Enlève-moi ça. » Ce n’était pas du tout une question, je voulais voir ses blessures moi-même et m’assurer que ce n’était vraiment rien de grave. Je n’étais pas une infirmière, mais Ophelia m’avait bien apprit quelques trucs et nous étions un peu équipées de ce côté-là, alors si ce n’était pas trop grave je pouvais surement faire quelque chose.

Sauf que ça n’avait rien de ce qu’il m’avait dit. Certes, son coup de couteau ne me paraissait pas bien méchant, mais son épaule... Mon Dieu. « Nikolaï… » souffle-je en voyant l’état de celle-ci. J’avais presque les larmes aux yeux, détestant le fait qu’il soit aussi amoché. Qui avait bien pu faire ça ? Je ne pose pas plus de questions, du moins, pas tout de suite, puisqu’il n’avait pas encore terminé son histoire, mais cela allait venir, il pouvait en être certain. Alors qu’il poursuit, je le quitte et me lève afin de retrouver nos bandages et nos désinfectants, l’écoutant toujours. « Non… Je n’ai revu absolument personne. Comme je t’ai dit, je vous croyais tous morts, mais comme vous êtes toujours là, peut-être que Maebh et Bonnie s’en sont sorties aussi, la seule personne que j’ai reconnu dans l’amas de cadavres c’est Nathan… Je ne suis pas restée plus longtemps. » En reparler rouvrait une vieille blessure qui avait pris beaucoup de temps à cicatriser et qui était pourtant toujours très fragile, me paraissant encore fraîche, récente… Nikolaï me dit qu’ils ont fui ensemble, avec Luke, en se croisant prêt du camp à feu et à sang. Nous étions si proches, alors, c’était tellement con, nous avions tout simplement pris deux directions différentes, mais pourquoi ? C’est ce que je lui demande et alors que je le laisse me répondre, je reviens avec mes trouvailles. Pour son épaule, il faudra vraiment se rendre à l’infirmerie, mais j’avais de quoi pour au moins couvrir la plaie. Concernant son autre blessure, ça, c’était de mon ressort, alors je m’y atèle, du moins, je m’apprêtais à le faire, mais tout ce que le blond me racontait me mettait beaucoup trop en colère pour cela. « Tu n’avais pas le droit de prendre cette décision pour moi, Nikolaï » dis-je d’un ton ferme. « Je ne te mentirais pas, Ophelia est la meilleure chose qu’il me soit arrivé depuis longtemps, et je sais que tu voulais bien faire… mais tu n’avais pas le droit, Niko. Tu ne sais pas à quel point j’ai eu mal, à quel point je n’avais plus foi en rien. Vous êtes ma famille et je préférerais mourir plutôt que de revivre ce deuil. » Je baisse ensuite les yeux, redevenant un peu plus calme. « Sauf que c’est dernière nous et qu’on peut plus rien y changer, mais ne t’avises plus de faire une chose pareille, Nikolaï Harrison. » Je le regarde à nouveau droit dans les yeux, le pointant du doigt. J’étais sérieuse mais en même temps, c’était bien difficile de rester trop longtemps en colère contre lui.

Le voilà qu’il parlait désormais d’Owen, donc je ne peux toujours pas me pencher sur sa blessure. Un long frisson me traverse le dos et mon sang se glace. Je suis soudainement très mal à l’aise et je me pousse de quelques centimètres afin d’empêcher un quelconque contact avec Nikolaï, un geste dont je ne me rends même pas compte. Alors il avait bien retrouvé ses fils ? Et c’était lui qui avait fait ça à son épaule …? Je grinçais désormais des dents, et la seule chose qui m’empêchait d’exploser c’était le fait que je savais qu’il était mort, aujourd’hui. Ce soulagement ! Je pouvais respirer un peu mieux, tout d’un coup. Heureusement, Nikolaï poursuit sans faire de pause et le fait que je ne fasse aucun commentaire à ce sujet passe alors surement un peu mieux. Je n’avais aucune envie de parler d’Owen, pas maintenant, pas avec Nikolaï, son fils, et même si nous étions un autre jour et que j’étais avec quelqu’un d’autre, je ne me sentais pas prête. Que tous ces souvenirs soient dans ma tête étaient suffisamment perturbant comme ça, les décrire, les mettre en mot, et le partager les rendraient trop réels, et je ne savais pas si je pourrais le supporter.

Vu comment il me parlait du reste de leur parcours, j’avais l’impression que Luke avait beaucoup changé, et c’était peut-être puisqu’il venait de parler d’Owen, que je venais d’apprendre qu’il l’avait abattu, en plus de ça, mais cela m’inquiète et je suis déjà nerveuse à l’idée de le revoir. Peut-être n’était-il plus le même… « Je suis contente que tu sois revenu, je suis contente de savoir que tu es toujours en vie, que vous êtes toujours en vie… » Je déglutis, mais me ressaisie rapidement. Encore une fois, je ne fais pas de commentaires, puisque je ne savais pas si partager mes inquiétudes avec lui était une très bonne idée, et je me sentais mal, tout d’un coup, très mal. C’était peut-être un peu trop à digérer d’un coup… « Viens, je vais m’occuper de ta plaie, et après on ira à l’infirmerie pour ton épaule. Ok? » Je préfère donc m’occuper de Nikolaï plutôt que de tout ce qui me tracassait en ce moment même, c’était plus simple comme ça. Finalement, après tout ça, je peux donc enfin me pencher sur sa plaie et me mettre au travail…


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MessageSujet: Re: Don't put your blame on me + Abbykolaï Mar 23 Jan - 23:05



         

   
Nikolaï
&
Abby
Don't put your blame on me

Contre toute attente, Abby avait laissé le temps à son frère de coeur de s'expliquer, de lui laisser le temps d'expliquer sa version de l'histoire. Elle pourrait sans doute lui reprocher tellement de chose, mais Nikolaï était prêt à tout assumer. Elle le détestait peut-être de l'avoir laissé derrière eux et pourtant Nikolaï ne regrettait pas le moins du monde cette décision. Elle avait eut mal au coeur, laissé à l'abandon et pourtant le jeune Harrison ne l'avait jamais vu aussi heureuse depuis des années que lorsqu'elle était aux côtés d'Ophélia. Et puis s'il ne l'avait pas fait, peut-être que la blonde ne serait plus de ce monde à l'heure qu'il était. Alors jamais, ô grand jamais Nikolaï ne regretterait cette décision, bien au contraire.

Das son récit, Nikolaï lui apprenait que Luke était encore en vie, ce qui allait sans doute représenté un choc pour elle. Il aurait aimé lui dire que le reste de la team était encore en vie, mais il n'avait pas la moindre nouvelle pour aucun d'entre eux. L'adolescent suivait son amie pour aller s'asseoir, elle n'avait pas tord, la conversation allait être longue. Le premier détail qui attirait l'attention de la jeune Sanders était que l’aîné des Harrison était en couple et il ne s'agissait pas de Bonnie. « Oui… Une longue histoire »Nikolaï ne s'étendait pas sur le sujet, il n'avait pas plus envie que ça de parler d'Alixen qu'il avait bien du mal à supporter. Elles auraient bien l'occasion de se rencontrer et sans doute de se détester. Il en était sûr. Après peut-être pouvait-il se tromper.

Juste après, le sujet dérivait sur lui-même, Nikolaï lui parlait brièvement de ses blessures qu'il minimisait comme à son habitude. Son coup de couteau s'était assez bien refermé bien qu'il reste douloureux, mais son épaule guérissait bien trop lentement. Sa chair avait été entaillée, broyée, l'os avait été touché voir brisé et même si ça cicatrisait, son épaule était pleine d'infection et de pus et c'était assez dégouttant à voir. Nikolaï ne pouvait qu'en remercier son père, qui avait tenté de l'abattre sans le moindre scrupule lui reprochant d'avoir fui à un âge où affronter des rôdeurs le terrorisait. Son seul regret fut d'avoir obligé Luke à devoir l'abattre, si c'était à refaire, il le tuerait sans hésité. Enfin avec des si, il referait le monde. Nikolaï riait lorsqu'elle lui rétorquait même quand il tombait en vélo petit. C'est vrai qu'elle était toujours là à accourir, presque plus vite d'Aidan lorsque l'un des deux plus jeunes tombait à vélo. Mais il devenait soudainement plus réticent lorsqu'elle lui demandait de retirer son t-shirt. Pas qu'ils soit pudique, mais il savait quelle allait être sa réaction et ça ne l'enchantait pas.

Il avait préféré pouruivre et s'était demandé si elle avait revu Maebh ou Bonnie en retournant au camp. Ces dernière lui manquait particulièrement en réalité mais il ne l'avouait pas. Il n'était pas tellement étonné lorsqu'elle lui annonçait qu'elle n'avait revu personnes mais qu'elles étaient peut-être toujours en vie. « J'espère vraiment ! » Il n'insistait pas plus, il voyait bien que ça la touchait et que c'était encore un sujet assez sensible pour elle. Nikolaï lui expliquait alors le déroulement de leur périple en partant de la fuite des deux frères de leur camp. C'est alors qu'elle lui demandait des explications. Le jeune Harrison lui répondait tout à fait honnêtement, il ne regrettait pas son choix même s'il devinait déjà d'avance ce qu'Abbigail allait lui répondre. Toutefois, il l'écoutait tout de même. Il n'avait pas le droit de prendre la décision à sa place, il le savait. Elle avait souffert de ce deuil et il pouvait le comprendre. « Justement… Je ne t'avais jamais vu aussi souriante qu'avec cette fille. Et enfin je t'ai vu sourire et tu n'avais pas ce regard inquiet. Tu mérite d'être heureuse, nous, on apporte la mort. Je n'avais pas le droit mais je ne regrette pas mon choix... J'espère que tu le comprends... » Il souriait tout de même, qu'il aimait Abby et qu'elle lui avait manquer.

Nikolaï parlait maintenant d'Owen, son père, le responsable de ses blessures. Il lui expliquait ce que son père lui avait fait subir, il essayait d'être détaché mais il restait traumatisé par cet événement. Il n'avait jamais oublié la douleur qu'il avait ressenti ce jour-là, et cette envie de se laisser aller. Nikolaï avait vu son mouvement de recul et bêtement, il avait baissé la tête. Nikolaï préférait conclure la fin de leur périple, au moins Abbigail serait au courant de tout. « Je suis content de te revoir aussi... » C'était sincère, même si Nikolaï ne comptait pas s'attarder à Yosemite. Il avait du mal avec la notion de camp depuis l'attaque contre l'Angel Camp. « D'accord ! »

Le jeune Harrison acceptait de la laisser s'occuper de sa plaie avant qu'ils n'aille à l'infirmerie. Il voulait prendre son temps, préférant que les spécialistes se concentrent avant tout sur Luke et même sur Alixen, quoi qu'il se fiche un peu d'elle. Il la laissait faire, l'observant de ses yeux clairs. Il ne pourrait jamais assez la remercier de ce qu'elle faisait pour lui. « Merci Abby » disait-il simplement. Enfin il avait l'impression de pouvoir se reposer un peu, enfin il n'était plus tendu. « C'est pas beau hein ? » disait-il pour changer les idées et rire de ses blessures plutôt que d'en pleurer. « Moi qui voulait des cicatrices de bonhomme là je suis servis. » Il riait bêtement comme un idiot, il n'avait pas changé, Nikolaï ne se reposait pas sur les autres, il restait fort pour être là pour son entourage.

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MessageSujet: Re: Don't put your blame on me + Abbykolaï Jeu 13 Sep - 0:07

Rp archivé suite à la suppression de Nikolaï.
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