Bitterness keeps you from flying | Abbygail
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LES INDICES DU JEU N°2 ARRIVENT BIENTÔT. DE MÊME POUR LE NOUVEAU JEU. En mai 2018, le forum a CINQ ANS ET DEMI.
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MessageSujet: Bitterness keeps you from flying | Abbygail Lun 14 Aoû - 6:04

Bitterness keeps you from flyingSamuel & AbbygailEn sortant de ma cabane ce matin, la première chose que je remarquais c’était le lièvre posté à une dizaine de mètres de moi. Et la deuxième chose, c’était qu’il pleuvait à boire debout. Mais je ne suis pas resté longtemps dans l’entrée à me chercher un moyen de me protéger de cette pluie. Pas quand j’avais mon diner devant moi. Depuis les mois que je vivais à Yosemite, j’avais appris quelques astuces pour arriver à chasser et pêcher. Je veux dire ; on m’avait apprit. Parce que je l’avoue, j’étais complètement à chier concernant la traque aux petits gibiers. Avec l’aide d’autres survivants, j’ai apprit à manier une fronde, à dépecer un animal et à faire des pièges. C’est quand même très utile quand on n’a pas de nourriture à portée de main. Parce que depuis que j’ai arrêté de voyager de ville en ville, mon stock fond à vu d’œil. Je vais beaucoup moins souvent dans les villes et villages avoisinant et disons que les lieux se vides assez rapidement de vivres. Il faut aller de plus en plus loin pour trouver quelque chose et je n’ai pas toujours envie de partir en ravitaillement.

Donc ce lièvre, je n’ai pas l’intention de le manquer. Je suis meilleur avec une arme à feu, mais je ne peux plus me permettre d’utiliser des munitions inutilement. Et c’est trop bruyant, je ne veux pas attirer de rôdeurs ou que les autres survivants croient que quelqu’un est en danger. Mais avec cette pluie… ce n’est pas très clair. Je vois le lièvre mais j’ai peur de le rater. Je décide d’essayer quand même. Je risque de le manquer mais si je n’essaie pas je n’ai aucune chance. Je fais tournoyer le fronde et essaie d’envoyer la pierre sur l’animal. Je touche son flanc et le lièvre décampe dans les herbes hautes. Je marmonne une injure et retourne dans ma cabane. Il n’en a pas finit avec moi ça c’est sûr. Je n’ai pas l’intention de passer la journée à courir après cet animal. Je l’aurai dans la prochaine heure ou j’abandonne. Je suis un peu trop compétitif, même envers moi-même. Mais je me dois de tuer le lièvre.

Je ne sais pas combien de temps ça m’a prit pour l’abattre, mais j’ai enfin réussis. Malgré cette pluie qui ne semble jamais vouloir s’arrêter. J’ai envoyé une pierre sur la tête de l’animal et il s’est enfin arrêté de vagabonder dans tous les sens. Maintenant j’ai mon souper. Par contre, mon autre problème est que je ne pourrai pas allumer de feu pour le faire cuire. Je n’ai pas encore de cheminée dans ma cabane donc impossible pour moi de le faire à l’intérieur. Je risquerais de tout faire brûler et vu le temps que j’ai pris pour construire, hors de question que je me risque. Je me penche pour attraper mon gibier par les oreilles et repars tranquillement en direction de ma cabane. Je n’ai pas de raison de me presser, de toute manière je suis déjà trempé à l’os. La température est acceptable, je ne devrais pas mourir d’une fièvre. Même que c’est le meilleur moyen de se nettoyer. Que ce soit dans la rivière ou sous la pluie, le résultat reste semblable.

Les pieds dans la boue, j’étais à me dire qu’il allait falloir que je pense à nettoyer mes bottes lorsque je vis quelque chose bouger derrière les arbres. Un animal ? Un rôdeur ? J’espérais que ce soit la première option. Mon lièvre toujours en main, j’arrêtais de marcher pour fixer l’endroit où j’avais vu quelque chose bouger. J’aurais pu continuer mon chemin mais si c’était un rôdeur, il reviendrait. Alors je restais debout sous la pluie, un cadavre d’animal dans une main à fixer bêtement des arbres. Énervé de ne pas savoir ce qui venait de me passer sous le nez, j’osais annoncer ma présence.

« Y’A QUELQU’UN ? »

Je n’avais pas hurlé. Mais c’était suffisamment fort pour qu’on m’entende de derrière les buissons. Si c’était un animal, il serait déjà disparu. Un rôdeur ne se ferait pas prier pour apparaitre de derrière la végétation. Et un humain… ça dépend. J’avais l’impression d’entendre grogner. À moins que ce soit la pluie qui me joue de mauvais tours. Je faisais quelques pas vers l’avant, curieux de voir ce qui se cachait de ma vue. Je n’osais plus dire un mot. Avec le clapotis des gouttes formant des flaques sur le sol, je n’étais pas certain de distinguer un rôdeur d’un animal.
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Dernière édition par Samuel Clayton le Lun 4 Sep - 4:47, édité 1 fois
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Au Nevada avec Ophelia, où on a finalement rejoins un petit groupe de femme.

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MessageSujet: Re: Bitterness keeps you from flying | Abbygail Mar 22 Aoû - 5:37


bitterness keeps you from flying
SAMUEL AND ABBYGAIL ⋆ Carry on my wayward son, there'll be peace when you are done. Lay your weary head to rest, don't you cry no more. Carry on, you will always remember. The center lights around your vanity.





De nos jours, les plus petits plaisirs de la vie pouvaient souvent devenir les plus agréables d’entre tous. C’était ce genre de détails futiles avec lesquelles tu avais appris à vivre, qui étaient devenu la routine, et auxquelles tu ne portais plus aucune attention avec le temps. Depuis que le monde tel que nous le connaissions avait été complètement chamboulé, on apprenait tous à vivre à nouveau, d’une toute nouvelle manière. Tu redécouvrais certaines choses, qui autrefois ne t’aurais pas impressionné plus que cela, mais qui, aujourd’hui, t’émerveillais. Avec tout ce qu’on voyait tous les jours, avec tout ce qu’on avait perdu, parfois, déboucher sur un énorme champ de fleurs, arrivé au pied d’une montagne ou au bout d’une falaise, trouver une longue plage au sable chaud, ça pouvait rendre ta journée un peu plus agréable, tout bêtement. En tout cas, c’était le cas pour moi. J’avais tellement été renfermée sur moi-même, que j’en avais oublié le monde autour de moi. Je vivais dans mon propre univers, je vivais dans ma tête. Ce n’était pas même l’apocalypse qui m’avait changé, puisque malgré les morts qui marchaient, cette partie de moi-même était restée intacte, ou presque. Je ne m’ouvrais pas, je fermais les yeux, je tournais en rond. Certaines choses sont tellement enfouies loin au fond de nous-même qu’ils ne remontent à la surface que lorsqu’on perd tous nos repères, tout ce qui nous permettait de ne pas perdre la tête, et malheureusement j’avais connu ça. Depuis, j’étais quelqu’un de nouveau, c’était comme si je vivais une nouvelle vie, les événements l’obligeant ; ils m’avaient ravagés, et pas que je n’étais pas déjà endommagée avant, mais cette fois je n’avais pas réussi à ramasser toutes les pièces, à me reconstruire complètement. Certaines avaient été abandonnées derrière-moi, et d’autres que je n’avais encore jamais vu avaient été ajoutées en chemin. J’étais donc bien debout, j’avais bien toute ma tête, mais le tissus qui me formait à l’intérieur n’était plus du tout le même. Je ne savais pas si c’était une bonne ou une mauvaise chose, je ne me posais plus ce genre de questions, mais je savais ce qui en était. C’était au moins ça.

Ce matin-là, c’est le son de la pluie contre notre tente qui me réveille, et je me surprends à apprécier l’orage, comme je ne l’aurais jamais fait avant. Quelques longues minutes passent, alors que je sors doucement de mon sommeil, fixant l’ombre des gouttes d’eau s’abattre sur la toile qu’était mon nouveau toit, depuis quelques mois déjà. Tournant ensuite finalement la tête vers la droite, je vois qu’Ophelia est toujours endormie, et vu l’entraînement que nous avions eu hier, c’était peut-être mieux ainsi. Elle en faisant tant, beaucoup trop, sans même qu’on lui demande, et je ne savais pas ce que j’avais fait pour mériter qu’une telle personne croise ma route, sans laquelle je ne savais pas comment j’aurais pu avancer. Dégageant doucement son visage de l’une de ses mèches brunes, je l’observe à son tour un moment, puis je me redresse, avec l’envie soudaine de profiter de cette journée malgré l’averse et surtout, j’avais bien l’intention de laisser dormir encore un peu la brune. Enfilant mon jeans, mon sweat habituel, puis notre seul imperméable. Je sors finalement de la tente, la refermant tout en essayant de faire le moins de bruit possible. Je mets à l’abri tout ce que je pense qu’il vaudrait mieux garder au sec, et c’est trois seaux improvisés à la main que je tourne autour de notre camp à la recherche des endroits les plus propices pour ramasser l’eau de pluie, les arbres nous protégeant tout de même un peu des nuages ; ce sera des aller-retour en moins à faire de la rivière. Une fois que cela est fait, je me dis que passer vérifier nos pièges est une plutôt bonne idée, ainsi le reste de la journée pourra se passer au calme dans la tente. Je me mets alors en route, après avoir laissé un signal à Ophelia afin qu’elle sache ce que je suis partie faire, au cas où.

Le parc était plutôt dessert, la plupart des gens restant surement au sec le temps que la pluie passe, enfin, certains étaient aussi près, tout comme moi, à se mouiller un peu les couettes. Au loin, j’aperçois un homme, tremper de la tête aux pieds et qui se dirigeait vaguement dans ma direction, mais sous mon imperméable vert forêt et avec cette pluie, je me fondais presque dans le décor. Normal qu’il semblait donc ne pas m’avoir vu et j’en suis reconnaissante lorsque je reconnais finalement celui-ci ; je l’avais déjà croisé, et ça ne s’était pas très bien passé, j’en étais d’ailleurs un peu la cause. Prise par surprise et malgré le fait que la brune m’aidait grandement à me défendre un peu mieux qu'avant, je bondis presque derrière un arbre, m’arrêtant de respirer et espérant qu’il passe son chemin, sauf que dans ma précipitation, j’avais malheureusement fait du bruit, et celui que causait ses pas s’arrêtent tout juste après. Seule la pluie brisait le silence désormais, jusqu’à ce qu’il demande si quelqu’un était là. Refusant de me montrer et voulant toujours qu’il passe son chemin sans me voir, me rappelant de cette voix grave, de son assurance et de ses connaissances plus que poussés en armes, sans oublier tout ce que je lui avais dit, provocatrice… Je n’avais aucune envie de recroiser sa route, le pensant dangereux et n’étant pas en état pour reprendre le rôle que j’avais joué la dernière fois. J’aurais voulu être autonome, je m’efforçais à le devenir, mais je ne l’étais pas encore. Mon camp se trouvait trop loin, trop peu de gens se promenait en ce moment dans le parc et cette pluie torrentielle couvrait beaucoup trop les bruits à mon goût. Je sentais que la situation était plus que risquée, beaucoup trop, et posant ma main contre ma bouche, voulant m’empêcher de faire plus de bruit que je n’en avais déjà fait, je souhaitais qu’il ait perdu en obstination depuis le temps et qu’il laisse tout simplement tomber.


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MessageSujet: Re: Bitterness keeps you from flying | Abbygail Lun 4 Sep - 6:06

Bitterness keeps you from flyingSamuel & Abbygail Non là c’était clair, j’avais entendu quelque chose. Il y avait quelque chose qui se cachait à travers ces arbres. Quelque chose qui pouvait tout aussi bien être mort. Je ne pouvais pas laisser un rôdeur se promener dans les parages. Beaucoup de survivants avaient élus domicile dans ces bois et ce serait malheureux d’être passé à côté d’un rôdeur sans l’avoir mit à terre. Avec cette pluie, c’était difficile de dire où il se situait réellement, mais je m’avançais tranquillement. J’avais crié tout à l’heure mais ça n’avait pas été d’une grande aide. On ne m’avait sûrement pas entendu. Trempé jusqu’aux os, je marchais jusqu’à l’arbre le plus proche et m’arrêtais de nouveau. Je ne voyais rien dans cette forêt. Avec cette pluie impossible de distinguer quoi que ce soit. C’était peut être trop risqué de s’y aventurer de la sorte. Je devrais rebrousser chemin et retourner à ma cabane avec mon lièvre en main. Il ne me resterait qu’à l’arranger et attendre que cette pluie cesse pour le faire cuire au dessus du feu. Je repoussais nerveusement les cheveux qui me glissait devant les yeux et décidais d’aller voir ce qui se cachait dans le boisée. C’était dangereux, mais j’avais l’impression que si je n’allais pas voir, la curiosité me tuerait. Ce serait peut être autre chose qui me tuerait en fait…

Plus j’approchais des premiers arbres et plus j’avais l’impression qu’il y avait une pente dans le terrain. Je plissais les yeux comme pour mieux voir ce qui m’attendait. Puis fis de petits pas vers l’avant. Malheureusement, mon instinct avait eu raison mais la pluie m’acheva. Je me sentis perdre pieds lorsque je me rendis compte qu’il y avait bel et bien une pente là où je marchais. C’était sérieux ? Ce n’était plus une pente, mais une vraie glissade ! Je ne me souvenais pas avoir déjà aimé les glissades et en ce moment, je me maudissais d’avoir laissé libre court à ma curiosité. Je m’affalais sur le ventre et n’eu le temps que de me cacher la tête de mes mains avant de me retrouver en bas de la pente. Ce n’était pas une énorme pente, mais avec la pluie qui tombait, c’était devenu dangereux. Je me relevais en utilisant toutes les insultes possibles et inimaginables, retirant avec rage les feuilles et la boue qui s’étaient accrochés à mes vêtements. Puis je cherchais avec empressement le lièvre que j’avais échappé pendant ma chute. « Merde non… C’est sérieux ? » Les yeux rivés sur le sol, je marchais sans regarder où j’allais pour relever les yeux quelques secondes plus tard et tomber sur une forme humaine. Humaine ou mort ambulant ? Ma main fouilla à ma ceinture pour retrouver l’arme que j’y avais accrochée et l’arma sans attendre plus longtemps. C’était ça que j’avais entendu. Et je n’eu pas à m’approcher davantage pour reconnaitre ce visage même si elle était caché sous un imperméable qui la camouflait presque parfaitement dans la forêt. C’était la jeune femme de l’épicerie. Ça faisait si longtemps de cela que j’avais presque oublié cette infortune rencontre. Mais on ne peut jamais oublier complètement quelqu’un avec un aussi mauvais caractère. Bon oui, j’ai participé à cet échange d’insultes mais je n’ai pas gardé un bon souvenir d’elle.

Je ne sais pas si je suis mieux de ranger mon arme ou de la lui pointer dessus. Encore là, le temps l’a peut être changé comme moi. Est-ce que je devrais penser à me défendre ou à chercher ce foutu lièvre que j’ai perdu ? Ce serait dommage de ne pas retrouver de la nourriture encore tout à fait bonne. J’hésite un moment puis range mon arme à ma ceinture. « Je ne suis pas venu chercher les problèmes. J’ai perdu mon gibier, laisse moi le retrouver et je disparais. » Je n’avais pas envie de revivre une autre situation aussi désarmante que la dernière fois. Mais j’avais l’air de quoi moi ? Taché de boue des pieds à la tête ? D’un vrai clown, c’était de ça que j’avais l’air. Gêné par mon apparence, je baissais les yeux pour tenter de retrouver mon lièvre sans oser dire autre chose. Sauf peut être : « Sinon, tu fais quoi dehors sous cette pluie à te cacher derrière un arbre ? » Je ne relevais pas la tête, toujours très occupé à chercher le fruit de ma chasse. Je ne cherchais pas à l’insulter, juste à essayer de diminuer la tension qui régnait dans l’air.
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MessageSujet: Re: Bitterness keeps you from flying | Abbygail Ven 15 Sep - 5:13


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Cette réaction que j’avais eu, elle était typique de l’ancienne Abbygail ; celle qui avait peur de son ombre, qui était incapable de se défendre toute seule, qui se cachait toujours derrière quelqu’un. Certaines choses n’avaient pas vraiment changés, puisqu’il y avait toujours Ophelia, mais doucement, j’essayais de devenir automne, d’être capable de me débrouiller, non pas pour voler de mes propres ailes un de ces jours, puisque j’avais finis par m’attacher à la brune, mais plutôt pour ne plus être un poids lourd pour personne, pour être en mesure de devenir son égale et de l’aider beaucoup plus que je ne le faisais déjà. Malheureusement, cet homme que je venais de croiser à nouveau me ramenait en arrière, m’avait fait instinctivement retrouver ma vieille peau. Certes, je n’étais toujours pas très à l’aise devant les hommes en général, mais c’était différent. Celui-ci je le connaissais, je l’avais déjà confronté, insulter même -ma parole, qu’est qui m’avait pris ?- et je savais également qu’il se débrouillait plus que bien, qu’il était même un as des armes à feu, un trait assez difficile à oublier et qui m’avait fait me demander durant quelques jours d’où pouvait bien lui venir ces connaissances aussi mystérieuses. Ce n’était pas commun comme aptitude et ce n’était pas n’importe où que tu en apprenais plus sur ce sujet. En tout cas, il y avait surement plus de peur que de mal dans cette histoire, mais je n’arrivais pourtant pas à me déloger de ce sentiment dans lequel il m’avait plongé lors de notre première rencontre, comme si tous ses mois qui nous séparaient de ses deux moments n’avaient jamais existé, que ce n’était que le prolongement de notre première discussion très peu agréable.

Alors je reste derrière cet arbre et je prie pour qu’il ne me voit pas, qu’il n’insiste pas, qu’il retourne d’où il vient, peu importe où cela se trouve ; loin, j’espère. Sauf que ce n’était visiblement pas mon jour de chance… Je n’osais pas jeter des regards dans sa direction, mais malgré la pluie, je pouvais entendre ses pas ; la fabrique de ses chaussures s’enfonçant dans la terre mouillée couinait légèrement. Soudain, il passe comme une flèche à côté de moi et plonge par terre, glissant dans la bouette comme on glisse dans l’eau durant les chauds jours d’été. Je plaque une main contre ma bouche, m’empêchant de crier de surprise, et alors qu’il grommelle et se redresse, je regarde autour de moi, cherchant une nouvelle cachette, mais la seule qui me venait en tête c’était le même arbre, mais côté sud. Levant le pied, je m’arrête pourtant dans mon élan lorsque je me rend compte que j’allais justement passer sur les traces qu’avait laissé le brun en glissant et que je ne souhaitais surtout pas imiter ; j’ai donc à peine le temps de tourner de bord pour contourner le tronc de l’autre côté qu’il était déjà debout, les yeux rivés sur moi, et vu la façon avec laquelle il m’observait, il m’avait clairement reconnu, malgré le temps qui avait passé, malgré cette pluie torrentielle et malgré l’imperméable que je portais et qui me camouflait un peu. Aussitôt, sa main se porte à son arme à feu, et le déclic qui signalait que celle-ci était chargée me glace le sang ; en retour, j’attrape le manche de mon piolet, sans pour autant pointé ma lame dans sa direction. J’étais tout simplement prête à toute éventualité, mais finalement, il range son pistolet et me dit qu’il ne cherche pas du tout les problèmes. C’est pourquoi je laisse mon piolet pendre à nouveau le long de ma jambe. Je le gardais pourtant à l’œil, loin de me sentir en sécurité en sa présence, alors que de son côté, il penche la tête et se met à se promener, comme s’il cherchait quelque chose. Ah, oui, il avait perdu son gibier, qu’il disait. N’ayant plus son regard planté dans le mien, je peux respirer un peu plus normalement, cela dit. « Je fais le tour de mes pièges » répondis-je, légèrement incertaine. Qu’est que je pouvais faire d’autres, de toute façon ? M'enfuir en courant ? « Un peu comme toi » assume-je alors. Impossible qu’il ait chassé un gibier vu cet orage, les petites bêtes tout comme les grosses s’étaient tous mis à l’abri ; enfin, je n’étais pas une experte en la matière mais ça me paraissait tout à fait logique. « Je savais pas que t’étais à Yosemite… » Même que je m'attendais à ne plus jamais te revoir. « Ça fait longtemps ? » D’où sortait cette discussion qui ressemblait un peu à celle que partageraient deux vieilles connaissances ? Aucune foutue idée… mais en tout cas, l’idée qu’il ait pu être ici pendant longtemps, sans que je ne le sache, alors que je vivais si peu loin et que je me sentais un tant soit peu en sécurité, me donnait bien froid dans le dos.


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MessageSujet: Re: Bitterness keeps you from flying | Abbygail Mar 26 Sep - 3:39

Bitterness keeps you from flyingSamuel & Abbygail Elle ne semblait pas savoir sur quel pied danser, un peu comme moi. C’était étrange comme situation mais je n’osais pas quitter sur le champ. J’imaginais qu’elle ne devait pas être folle de joie de me voir apparaitre. C’était un bien drôle de coïncidence quand même. Restait-elle à Yosemite ou était-elle de passage ? Car je ne me souvenais pas l’avoir vu dans les parages. Et si je l’avais vu, je l’aurais sûrement reconnu. Elle n’avait pas changé tant que ça depuis le temps de notre dernière rencontre. Si c’est du physique. Car mentalement, nous avons tous un peu évolué depuis le temps. Je dois avouer que si j’avais à revivre ce moment dans l’épicerie, j’aurais été beaucoup moins arrogant et stupide. Je me souviens encore avoir été prit au dépourvu par son attitude et avait décidé de me la jouer comme à l’armée. Pourtant ce n’était pas du tout la même chose. J’avais cru au début de tout ça que je pouvais me la jouer soldat et intimider les gens, mais ce n’est pas comme ça que ça marche. Vaut mieux avoir les autres survivants comme alliés que le contraire.

Je ne relevais pas la tête lorsqu’elle me dit faire le tour de ses pièges, comme moi. Je n’étais pas vraiment surpris en fait. Pour qu’elle autre raison se serait-elle trouvée dehors par ce temps ? Une petite ballade matinale ? J’aurais pu y penser moi-même, mais je préférais poser la question pour emplir un peu le vide entre nous deux. Et dire que ce fichu lapin était toujours disparu. J’espérais sincèrement remettre la main dessus. Hors de question que je le perde et qu’un rôdeur tombe dessus et ne le mange. Ce serait du gâchis. Et une énorme perte de temps pour moi. Pas que je serais allé faire autre chose sinon, mais quand même. « J’imagine que c’est la seule chose qu’on puisse faire par ce temps. » Que je dis pour me trouver stupide quelques secondes plus tard. J’avais l’impression de marcher sur des œufs. Avec la première rencontre que nous avions eu, c’était difficile de faire autrement. Je n’avais pas envie qu’elle me prenne pour le gros méchant de l’histoire. Ou qu’elle croit que j’avais une certaine rancœur à son égard alors que ce n’était pas du tout le cas. J’avais considéré ça comme une erreur de parcours, c’était tout. Et des erreurs, j’en avais fais tant que je ne les comptais plus. Et en plus, j’avais décidé de parler de météo. Oui Sam, fais la conversation avec la demoiselle, parle lui de météo. Comme on le faisait avant que toute cette pourriture n’apparaisse. Je n’avais jamais été bon pour les conversations civilisées. Je trouvais ça ennuyant et sans grand intérêt. Mais qu’est-ce que j’aurais bien pu dire d’autre ?

Voila qu’elle me demandait si ça faisait longtemps que j’étais à Yosemite. Pour le coup, je me relevais de ma position semi accroupi, oubliant mon lièvre pour quelques secondes, le temps de lui répondre. Je n’étais pas sauvage quand même. Probablement que c’était l’image qu’elle avait de moi. Un sauvage qui se croyait supérieur aux autres. Et moi je croyais qu’elle était arrogante. Même si elle n’avait pas trop l’air de l’être en ce moment. « Si ça fait longtemps ? Quelques mois je dirais. Enfin je crois… Je ne compte plus les jours depuis longtemps, mais si je me fis aux saisons, depuis l’hiver passé. Un an bientôt si je me fis aux couleurs de la forêt. » Bien dit Pocahontas. En quoi est-ce que ça l’intéresserait ? Probablement qu’elle avait plus envie de me planter ce piolet dans la gorge que de m’entendre jacasser. « Je ne t’avais jamais vu ici non plus. On a du se rater à quelques occasions. » J’en oubliais presque mon lièvre. Où était-il ? J’espérais qu’il n’était pas caché sous un tas de feuilles mortes… Ça serait le comble. « Tu as du faire pas mal de chemin toi aussi pour finir ici. J’imagine qu’on a de la chance d’être encore en vie. » Ça sonnait presque comme une menace mais c’était loin d’être le cas.
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MessageSujet: Re: Bitterness keeps you from flying | Abbygail Mar 17 Oct - 18:22


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Je me rappelais bien dans quel état pitoyable j’étais lorsque je l’avais rencontré pour la première fois. Je pensais sincèrement, dans le temps, ne jamais tomber plus bas, je pensais que j’avais déjà traversé le pire avec Owen, mais ce n’était pas du tout le cas, j’en avais rapidement pris conscience. C’était triste de ce dire que de nos jours, qu’on abuse de toi était loin d’être la pire des souffrances. Depuis, j’avais eu mon lot d’épreuve, depuis, alors qu'avant j’avais cette détermination féroce qui m’avait fait agir comme je l’avais fait avec cet homme, j’avais presque abandonné. Si Ophelia n’avait pas été là, je serais surement morte à ce jour, errant la bouche béante et avide de chair fraîche. J’étais à nouveau déterminée, mais pas de la même façon. J’avais appris de mes erreurs passé. Il ne suffisait pas de se montrer violent et agressif dès le départ, il suffisait simplement de montrer clairement que tu étais prêt à agir si il le fallait, et de l’être réellement, il suffisait aussi d’avoir confiance en toi et en tes capacités, sans non plus être trop arrogant ; tout le monde avait ses faiblesses. J’étais donc alerte et prudente. Pour le moment, cela ne semblait pas nécessaire, puisqu’il me faisait simplement la conversation tout en cherchant son gibier, et avec du recul je me rappelais que c’est ce qu’il m’avait dit clairement la dernière fois aussi ; qu’il ne cherchait pas les problèmes. Peut-être que ma réaction avait donc été trop exagérée, mais j’avais tout simplement eu peur qu’il soit malhonnête, comme Owen, et les hommes m’avaient paru être, à ce moment et encore aujourd’hui, mes plus redoutables ennemis. Je ne lui faisais donc toujours pas confiance, la seule différence c’est que cette fois je ne réagissais pas avant d’en avoir réellement besoin.

Moi dans tout ça, sans vraiment savoir pourquoi, je participais à la conversation, puisqu’il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire. Je ne me sentais pas encore tout à fait très compétente en terme d’autodéfense alors je préférais ne rien faire qui me ferait perdre l’avantage que j’avais en ce moment ; je pouvais le suivre des yeux, surveiller chacun de ses gestes, tout cela en ayant presque en main une arme, au cas où. « Non, c’est aussi une bonne occasion pour ramasser de l’eau. Les allers-retours à la rivière sont fatiguant. » Je lui donnais même des conseils maintenant ? Pourquoi pas. Il y avait surement déjà pensé de toute façon et ce n’était pas comme si cela pouvait me causer du tort d’une manière ou d’une autre. L’homme savait pertinemment comment survivre, s’il était encore debout aujourd’hui, et la seule chose qu’il venait d’apprendre à mon sujet c’est que je n’étais pas installée à côté d’un des ruisseaux qu’il y avait dans le parc, ce qui ne réduisait pas tellement les possibilités. Yosemite était très vaste.

Lui, il était aussi ici, mais depuis combien de temps au juste ? Cela faisait des mois déjà, que j'habitais ce parc, même que je n’aurais pas peur de dire que cela faisait plus d’un an, malgré le fait que dans le fond je ne le sais pas vraiment. J' avais croisé beaucoup de gens déjà, alors que je ne me mêlais pas particulièrement aux autres. J’avais peut-être raison, d’ailleurs, puisque vu ses dires, il était là depuis presque aussi longtemps que moi, ou un peu plus. Nous étions donc arrivés ici presque en même temps, à quelques semaines d’intervalles peut-être …? Maintenant que nous étions coupés du monde, et qu’il était impossible de communiquer entre nous à longue distance, le monde nous paraissait si grand, mais il était, en réalité, très petit. J’avais préféré croire qu’il avait pris une direction opposé et qu’il était constamment très loin de moi, j’avais assumé qu’il l’était, même, alors que ce n’étais pas du tout le cas, et qu’est-ce que ça pouvait être franchement terrifiant, comme idée. « On est peut-être pas installé dans le même coin du parc. » Je pensais surtout que je ne faisais pas assez attention aux visages qui passaient, ce qui allait désormais radicalement changer. Si j’avais fait du chemin ? Plus qu’il ne saurait l’imaginer, et je ne savais même pas si c’était de la chance, ou de la malchance, que je sois toujours en vie, alors que la plupart des gens qui comptaient pour moi n’était plus de ce monde. Pourquoi moi j’avais été épargnée, alors que je n'étais pas du tout la survivante la plus habile ? « Beaucoup de chemin, oui, depuis. » J’étais bien loin d’en être au même point que la dernière fois qu’on s’était vu, et c’était la première fois qu’un d’entre nous parlait vraiment de cette première rencontre, d’ailleurs. Je ne savais pas si j’essayais de lui dire, entre les lignes, que j’avais changé, dans le sens où je n’avais plus l’intention d’être aussi agressive, ou plutôt dans le sens où j’étais plus forte qu’avant et qu’il n’était mieux pas d’essayer quoi que ce soit. Peut-être un peu des deux, même si encore aujourd’hui c’était plus une ruse que la vérité pure et dure. Il pouvait toujours me mettre au tapis et en finir avec moi rapidement si je ne faisais pas attention, ça c’était certain. « Tu cherches quoi exactement ? Ça ira plus vite si je peux t’aider. » Autant faire ça, plutôt que de rester plantée là à le regarder faire, ce qui était plus que bizarre quand on y réfléchissait.


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MessageSujet: Re: Bitterness keeps you from flying | Abbygail Mar 31 Oct - 3:52

Bitterness keeps you from flyingSamuel & Abbygail Je hochais la tête lorsqu’elle me dit en profiter pour ramasser de l’eau. Elle avait raison. Je n’y avais jamais pensé en fait. Mais je retiendrais ce qu’elle venait de me dire pour plus tard. Il n’est jamais trop tard pour apprendre après tout. Même si ma cabane n’était pas bien loin de la rivière, c’est toujours un plus d’économiser de l’énergie. On ne sait jamais quand on en aura besoin pour s’enfuir du danger. Encore là, les dangers sont plutôt rares dans le coin. À moins que quelqu’un ne me menace d’une arme alors que je n’ai rien sur moi pour me défendre, il n’y a pas grand chance pour que je tente de m’enfuir. Je lui jette un regard à cette pensée. J’hésite presque à lui faire confiance. Disons qu’après ce qu’elle avait fait à notre première rencontre, c’était difficile de lui tourner le dos même si elle me semblait avoir changé. Ne jamais se fier aux premières impressions. Même si ma première impression d’elle constituait en un genre de duel aux fusils et d’insultes. Je ne me souvenais même pas comment on en était arrivé là à l’époque. Je savais seulement que j’étais entré dans cette épicerie et que je m’étais retrouvé avec une arme pointé sur moi. J’avais riposté tel l’imbécile que j’avais été à cette époque. J’avais changé depuis. Un peu moins sûr de moi et prêt à tout. Je prenais mon temps pour réagir et réfléchissais avant de faire n’importe quoi. J’essayais d’avoir la meilleure stratégie au besoin.

C’est étrange de ne jamais rencontré quelqu’un alors qu’on vit dans le même environnement depuis aussi longtemps. Je n’ai jamais eu l’impression de l’avoir croisé. Ou d’entendre parler d’elle. Je dois avouer ne pas connaitre son prénom. Alors peut être que je l’ai déjà entendu quelque part sans savoir que c’était elle. Ne connaitre quelqu’un que par son visage enlève bien des opportunités. « Peut être pas non. » Que je réponds à ce qu’elle vient de me dire. Elle a probablement raison. Ce serait la chose la plus logique à croire. Mais je ne pense pas qu’elle me dira où elle s’est établi juste comme ça. D’ailleurs ça ne m’intéresse pas particulièrement. Tant qu’elle ne tente pas de me tuer dans mon sommeil ou de me voler mes vivres, je ne crois pas qu’on aura de problème. Je n’ai pas l’impression non plus qu’elle tentera de me suivre jusqu’à ma cabane. Je crois plutôt au contraire. Même si elle ne me semblait plus pareille comme la première fois que je l’avais vu, je préférais rester prudent. J’étais presque à quatre pattes dans ce tas de boue et de feuilles mais lorsqu’elle me dit avoir fait beaucoup de chemin depuis, je compris qu’elle ne parlait pas des kilomètres parcouru mais bien de son parcours de vie. C’était la même chose pour tout le monde en fait. Pour tout ceux qui avaient survécus jusqu’à maintenant. Si on en était là aujourd’hui, c’était qu’on avait fait des choses qu’on n’aurait jamais fait auparavant. J’avais peut être tué des hommes avant l’épidémie, mais c’était pour le bien de mon pays, pour maintenir l’ordre. Je l’avais fait parce que je croyais que c’était bien de le faire. Parce que je voulais servir mon pays et être fier de ce que j’accomplissais. Maintenant ce que je faisais était complètement à l’opposé de ce que j’avais toujours prôné. J’avais tué pour me défendre, blessé pour me nourrir et intimidé pour marchander. Au début de tout ça, j’avais cru pouvoir rester bon. J’avais cru être supérieur aux autres vu mon rang dans l’armée. Mais j’avais eu tord sur toute la ligne. Je m’en rendais compte aujourd’hui. J’étais plus humble qu’avant. Plus humble que lorsque j’avais rencontré la jeune femme. J’imaginais que c’était la même chose pour elle. On peut être n’importe qui avant cette épidémie, on devient le parfait opposé lorsqu’on tombe dans ce genre de situation.

Lorsqu’elle me propose de m’aider, je relève les yeux pour la regarder. Je n’ai pas encore mit la mit sur ce gibier… J’ai presque l’impression que je le reverrai jamais. « J’ai échappé un lièvre ici en déboulant cette pente. C’est le seul que j’ai pu attraper aujourd’hui. J’espère mettre la main dessus avant que la pluie ne me noie… » J’exagère à peine. Je suis trempé jusqu’aux os et j’ai l’impression que cette pluie n’en finis pas. Et puis alors que j’aperçois quelque chose dans les feuilles mortes, je me rends compte que ce que je croyais être mon gibier bouge sous les feuilles. Ce n’est sûrement pas mon repas de ce soir. Parce que je suis certain d’avoir bien regardé à ce qu’il soit mort avant de m’en emparer. Cette chose ressemble étrangement à un rôdeur en fait… Je m’approche et la chose semble s’énerver. Je repousse légèrement les feuilles du bout de ma botte, révélant ce qui me semble être un crâne de rôdeur, encore vivant. « Si tu veux m’aider à chercher, évites ce coin. »
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MessageSujet: Re: Bitterness keeps you from flying | Abbygail Ven 9 Mar - 22:09


bitterness keeps you from flying
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Je ne savais pas trop quoi penser de lui, après tout, je ne le connaissais pas très bien, je n’avais jamais su grand-chose à son sujet, à part ce que j’avais pu observer. Je me rappelais qu’il semblait très habile avec les armes à feu, et qu’il avait l’air plutôt sûr de lui, mais à part ça, tout restait vague… Je me rappelais que j’avais eu peur, très peur de lui, même si j’avais tout fait pour qu’il ne le remarque pas. Je ne savais pas si j’avais réussis, pour le coup, mais en tout cas, il me paraissait beaucoup moins menaçant aujourd’hui. Sur le coup, je m’étais sentie en danger, mais c’était surtout ce souvenir, cette mauvaise rencontre, qui m’avait fait réagir de la sorte. Peut-être que je n’avais pas eu les idées très claires la première fois, ce qui ne serait pas surprenant, ou peut-être qu’il dégageait quelque chose de différent, puisque après tous ses mois à survivre et qui nous séparait de ce fameux moment plutôt désagréable, on changeait forcément. Après tout, on était constamment confrontés à des épreuves difficiles, et pour les surmontés, il nous fallait souvent évoluer, plus qu’on ne l’aurait jamais fait avant tout ça. La plupart des survivants, en tout cas, tous ceux qui s’étaient rendus jusqu'à ce stade, ne se reconnaîtrait surement pas s’ils avaient à se regarder dans une glace, se rappelant les vestiges de ce qu’ils étaient avant. On s’étaient adaptés à ce nouveau monde, et les humains étaient désormais une race éteinte, maintenant il ne restait plus que des survivants, et bientôt, j’en étais convaincu, il ne resterait plus rien. Je n’avais jamais été très douée pour être optimiste, j’avais toujours été quelqu’un de négatif, je voyais toujours tout en noir, et un petit nuage gris me suivait partout où j’allais. Du moins c’était l’impression que j’avais, peut-être qu’il me fallait seulement changer de lunettes, ces derniers temps, j’y réfléchissais de plus en plus…

Là n’était pourtant pas le bon moment. J’étais en face d’un homme qui m’avait paru dangereux dans le temps, et bien que je ne savais pas si j’avais eu raison de croire une telle chose, n’y même si c’était toujours le cas aujourd’hui, il me fallait rester prudente, comme toujours. Lui aussi, j’en étais certaine, même si je n’étais qu’une frêle petite blonde qui ne faisait vraiment pas le poids face à lui, mais comme les apparences étaient souvent trompeuses… Qui sait, je n’avais peut-être pas autant de force que lui, mais j’étais peut-être une as des arts martiaux, un vrai ninja. Tout comme lui, malgré son air dur, était peut-être dans le fond un homme très doux, qui ne m’avait réellement jamais voulu du mal. Malheureusement, je ne pensais pas que je saurais un jour ce qui se cachait vraiment sous ses bouclettes sombres. Tout ça pour dire qu'on en avait finalement conclut qu’on ne vivait surement pas dans le même coin, je pariais qu’il s’était isolé, ou alors je me laissais un peu trop guider par le cliché. En réalité, je ne savais pas, peut-être qu’on s’était croisé sans se voir, pour moi ce n’était pas impossible. Je n’avais pas tout le temps fais attention aux autres, je commençais à peine à m’intégrer un peu plus, puisqu’avant ça je n’en avais pas eu la force. Mais ça, il n’avait pas nécessairement besoin de le savoir, il s’en fichait surement, même. Alors je décide de plutôt lui proposer de l’aider à chercher ce qu’il avait visiblement perdu, ça ou il aimait vraiment baigner dans la boue, ce dont je doutais, vu à quel point il me semblait agacé ; je le serais aussi à sa place. Un lièvre, donc. Restant à ma place, je regarde premièrement autour de moi. C’était difficile de voir quoi que ce soit avec ces cordes de pluie qui tombaient… Puis je baisse à nouveau les yeux sur lui lorsqu’il me dit d’évité un coin et je comprends rapidement pourquoi ; un rôdeur était coincé sous la boue et les feuilles mortes. Je ne peux pas m’empêcher de grimacer à cette si alléchante image. N’importe qui aurait pu passer par ici et se faire croquer les chevilles, moi, par exemple, qui arrivait justement dans cette direction… Alors s’en plus attendre, je décroche mon piolet de ma ceinture et je lui plante dans le crâne, le faisant s’arrêter de grogner, bien qu’on ne l’entendait pas du tout vu l’orage qui grondait au-dessus de nos têtes. « Comme ça il ne fera pas de mal à personne. » Ça ne faisait pas si longtemps que cela que j’arrivais à tuer les rôdeurs sans grande difficulté. Oui, ça m’avait pris tout ce temps, mais ce n’étais pas comme si j’avais vraiment essayé avant récemment, non plus… « Hey, c’est pas ton lièvre ça? » dis-je en pointant une tâche brune que je venais d’apercevoir sur le sol et qui ressemblait bien à de la fourrure. Il était un peu loin, normal qu’il ne l’est pas trouvé, il cherchait presque sous mes pieds. En tout cas, si c’était vraiment ça, il n’avait plus du tout l’air très appétissant…


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MessageSujet: Re: Bitterness keeps you from flying | Abbygail Dim 1 Avr - 5:10

Bitterness keeps you from flyingSamuel & Abbygail Plus moyen de s’en sauver maintenant. Les morts étaient partout. Autant dans nos cauchemars que dans la réalité. Je me souviens encore du jour où tout ça avait commencé. Je n’avais pas réagis comme je le faisais en ce moment face à ce rôdeur enfouit sous la boue. Le regardant d’un air quasiment vide et sans peur. Quand est-ce que j’ai perdu ce sentiment de nervosité et de frayeur en voyant un mort ? Je ne me souvenais même pas du moment où j’avais arrêté de percevoir les rôdeurs comme étant des monstres venus d’une autre planète mais comme un quotidien. Je regarde la jeune femme se pencher sur la chose et lui enfoncer une genre de pioche dans le crâne. Je suis plus impressionné par l’arme qu’elle porte que par le zombie qu’elle a tué. Je n’ai pas vu ça souvent. Ou peut être même jamais. C’est une bonne idée. Peut être pas pour moi mais pour d’autres ça fait une arme assez légère et facile à manipuler. Du moins si on sait la manier. Je regarde l’arme d’un intérêt nouveau sans vraiment prêter plus d’attention au cadavre abandonné dans la boue. Ça faisait longtemps que je ne regardais plus les zombies avec tristesse. J’avais délaissé l’idée que les rôdeurs pouvaient revenir à la vie ou bien qu’ils avaient encore une conscience derrière cet étrange comportement qu’ils avaient. Certains m’avaient presque convaincu au début, mais je n’avais pas dévié de ma croyance. De toute façon, au stade où ils étaient rendus aujourd’hui, plus question d’essayer de les sauver. J’étais bien plus préoccupé par ma propre survie pour penser aux pauvres morts décomposés qui essayaient de me dévorer aussitôt qu’ils en avaient l’occasion.

La blonde pointe du doigt ce qui semble être mon gibier. Avec toute cette pluie, difficile de reconnaitre quoi que ce soit. Je m’approche de la tache au sol et agrippe la fourrure de l’animal mort. C’est bien mon lièvre. Du moins, ce qu’il en reste. Il a du frappé quelques pierres et racines en chemin, parce qu’il semble avoir perdu de sa forme initiale. Parlez-moi de gaspillage… Je doute même que la fourrure soit récupérable. Mais je ne perds pas espoir tout de suite. Je vais l’apporter quand même à la cabane pour voir ce que je peux en faire. Les cuisses sont encore bonnes. Je verrai bien de toute manière. J’essuie la pluie qui me tombe dans les yeux, impatient de retourner à la cabane. Je retourne en direction de la jeune femme, histoire de la remercier pour son aide et, remettre les pendules à l’heure. Je ne suis pas du genre à revenir sur le passé, mais avec elle, j’imagine que j’ai des excuses à faire. « Merci de m’avoir aidé à retrouver mon lièvre. Même s’il ne ressemble plus à grand-chose… » Je soulève l’animal que je tiens par les oreilles comme pour prouver mon point. « Et j’aimerais m’excuser pour notre première rencontre. J’ai agis comme un con. Ça m’a longtemps trotté dans la tête par la suite. Content de voir que tu es encore en vie. » J’étais rarement aussi franc. Mais je crois qu’elle mérite des excuses. On n’a plus l’occasion de se faire pardonner aujourd’hui. Souvent on ne revoit jamais la personne, probablement morte ou nos chemins ne se recroiseront jamais. J’avais la chance de pouvoir lui montrer que je n’étais pas un sale con imbu de lui-même. Au début de l’épidémie, je me l’étais joué comme dans l’armée. Un peu trop sûr de moi, croyant que j’étais supérieur aux autres par ma formation militaire. J’avais longtemps voulu montrer aux autres que j’étais meilleur parce que j’étais soldat mais ce que je ne savais pas à ce moment là, c’était que lorsque les morts avaient commencés à se lever, tous les humains sur Terre étaient devenus égaux. Comme au jour de notre naissance. Tout le monde avait les mêmes chances de survie maintenant. Ça ne voulait plus rien dire d’où on venait ou ce qu’on avait fait avant tout ça. Qu’on soit le pire des bandits ou le meilleur soldat dans la meilleure des armées. Tout le monde avait des attributs différents qui pouvaient être tout aussi utile que celui de manier à la perfection une arme à feu. Je lui présente ma main ne tenant pas d’animal mort. « Je m’appelle Samuel. » Ok, je suis trempé, je ne vois pas très bien ce qui se passe autour de nous, mais j’aimerais bien mettre un nom sur son visage avant qu’on ne se sépare. Probablement pour ne jamais se revoir mais qui sait. On ne connait pas le futur.
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MessageSujet: Re: Bitterness keeps you from flying | Abbygail Sam 23 Juin - 19:40

RP archivé suite au départ de Samuel. coeurrose

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