Bulletproof | Danielo P. Gomez
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Bulletproof | Danielo P. Gomez

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MessageSujet: Bulletproof | Danielo P. Gomez Jeu 14 Sep - 23:34


Bulletproof

Il m’avait suffi de m’installer au même endroit durant deux semaines pour comprendre pourquoi nos ancêtres avaient décidé d’adopter la sédentarité des milliers d’années auparavant. J’avais un toit qui m’attendait tous les soirs, je n’étais donc jamais pris au dépourvu par les intempéries. Mieux encore, je ne craignais plus les rôdeurs en permanence, protégé par les hautes grilles en encerclaient le parc. Grâce aux enseignements et aux bons conseils d’Emelie, j’avais même été en mesure de démarre mon propre petit jardin qui, je l’espérais, me permettrait de récolter quelques légumes et herbes rapidement et ainsi devenir plus indépendant alimentairement parlant. Malheureusement, il n’y a rien de parfait dans la vie, puisque les arbres de Yosemite ne faisaient pas pousser de balles de pistolet au bout de leurs branches. Dans un monde où l’argent ne valait plus rien, les munitions constituaient désormais ma principale monnaie d’échange. Je me gardais toujours une réserve pour m’en servir en cas d’attaque, mais tous ceux qui passaient un minimum de temps sur les routes réalisaient assez tôt que le bruit des fusils apportait plus de problèmes qu’il n’en réglait. Je préférais les employer pour acheter de la nourriture, des piles et du matériel de survie, mais parfois de l’alcool. « Ça, on le sait Iain, que tu aimes trop la bouteille. » Même si je buvais auparavant pour mon propre plaisir, il s’agissait maintenant du meilleur moyen de faire taire la voix de June, qui résonnait à mes oreilles sans que sa présence physique ne soit nécessaire. Et ces derniers temps, les hallucinations de ma sœur s’étaient faîtes tellement fréquentes que je n’avais plus eu le choix de troquer mes dernières balles contre la paix d’esprit.

Ce matin-là était frais et j’étais en forme, n’ayant pas bu une goutte depuis longtemps. J’étais loin des limites du campement, décidé à renflouer mon sac de munitions en tout genre. La plupart des armureries et magasins d’armes avaient été vandalisés depuis un bon moment déjà, mais je croyais qu’il était encore possible de trouver ce dont j’avais besoin et c’était pourquoi j’avais pris la route il y avait de cela quelques jours. Me réveillant dans un lit dans lequel je ne dormirais probablement plus jamais, je me redressai et me frottai les yeux. Ces dernières journées m’avaient paru comme un retour dans le passé qui me rappelait à quel moins le mode de vie nomade que nous avions choisi, ma jumelle et moi, était dur. L’inconnu était le pire. Notre esprit devait toujours être prêt à réagir à tout imprévu, même durant notre sommeil. Je n’avais que vingt-huit ans, mais il me semblait que mes années sur les routes avaient fait de moi un homme beaucoup plus usé. Cela ne me faisait que réaliser plus encore ma chance d’avoir trouvé un chez-moi, un endroit où je pouvais relaxer et faire semblant pendant une heure ou deux que ma vie n’était pas en jeu. Quand je me promenais dans Yosemite et que je voyais tous ces gens vaquer à leurs diverses occupations, je pouvais oublier que dehors, les morts se relevaient et essayaient de nous faire rejoindre leurs rangs.

Après un petit-déjeuner frugal, je quittai la fermette que j’avais occupée cette nuit pour rejoindre un petit village à proximité. Casquettes vissée sur la tête et jumelles collées à mes yeux, je jetai un coup d’œil aux rues du hameau, mais les zombies étaient soit inexistants, soit en dormance. Je rejoignis les premiers bâtiments et jetai un coup d’œil à ma carte. Selon le petit symbole, il y avait à proximité un club de tir et j’avais espoir d’y trouver des boites de balles. Cette bourgade était assez éloignée et je ne croyais donc pas qu’elle ait été visitée souvent par des curieux dans mon genre, ce qui augmentait mes chances de faire de bonnes trouvailles. Je m’immobilisai près d’une vieille Chevrolet rouillée et posai mon sac sur le capot. Un autre point positif de vivre à Yosemite, je n’avais plus à traîner ce bagage en permanence et mon dos m’en remerciait. « Mais ce que tu peux être douillet Iain ! » Ignorant la réplique de June, je farfouillai dans mes possessions pour en retirer ma gourde et prendre une gorgée d’eau. Tandis que je buvais, il me sembla apercevoir un mouvement dans ma vision périphérique. Je tournai la tête aussitôt, la bouche toujours pleine d’eau, et inspectai la scène. Il n’y avait rien de ce côté, uniquement une maison avec un garage au bout de l’allée. Rien de bougeais dans l’espace entre les bâtiments. J’avalai ma gorgée et j’empaquetai mes affaires de nouveau, ne désirant pas rester plus longtemps que nécessaire ici. Même si les environs semblaient vides, un sentiment de malaise m’habitait. « Ce n’est pas vrai, il te suffit de deux-trois jours dehors pour redevenir un vrai trouillard ! » « Oh ta gueule June », ne pus-je pas m’empêcher de prononcer à voix haute. Je me remis en route sans attendre sa réponse. J’avais un club de tir à trouver.

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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Jeu 28 Sep - 18:01

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C'est la lumière du jour qui le réveilla, comme chaque fois qu'il s'obstinait à dormir sur une toiture, à la belle étoile ; à force de pratique, il avait fini par trouver de quoi se faire un matelas potable, et se trimballait avec divers sacs de couchages volés au market de la ville précédente. Danielo avait pris la peine de ranger ses affaires, avant d'ausculter les alentours, veillant à ne pas se faire remarquer par d'éventuels cadavres ambulants. Il crevait de faim depuis la veille au soir, de ce fait, sa journée devrait se consacrer à ça ; trouver de quoi tenir pendant la semaine, du moins, jusqu'à sa prochaine escale. Il arrivait encore à trouver de l'eau potable, et même parfois des boissons plus sucrées, seulement, ce n'est pas ça qui le nourrirait aujourd'hui. Après avoir balancé son cube de jus d'orange, probablement périmé, il se décida à reprendre la route, plutôt soulagée par la météo, plus fraîche. Il avait remarqué, la veille, l'existence d'un petit village à 6 kilomètres de son dernier point de chute. Si Danielo ne croisait aucun mort, il y arriverait très certainement dans une bonne heure. Mais ce n'était pas compté sur son éternel manque de chance, puisqu'une grosse trentaine de minutes plus tard, il tomba sur un petit groupe bien affamé. Aucun d'eux ne l'avait remarqué, seulement, il n'allait pas rebrousser chemin pour autant. Danielo ne les craignait plus, du moins, pas tant qu'il n'excédait pas un certain nombre. Il pensait pouvoir passer, comme toujours, par les hauteurs des bâtiments, néanmoins, l'escalade risquait d'être assez dangereuse, au vu des dégâts engendrés par l'offensive des derniers survivants du coin. Il allait devoir trouver une autre solution. Concrètement, envisager une traversée par l'intérieur ne serait pas mieux, puisqu'il risquait d'en croiser davantage, pourtant, c'était bien ce qu'il allait devoir faire, pour minimiser les rencontres. Danielo s'était discrètement faufilé dans un tabac délabré, esquivant le sommeil de deux d'entre-eux, pour attérir dans un espèce d'établissement sociales. Cette fois, il eut plus de chance, atterrissant dans le quartier voisin, sans encombre. Et tandis qu'il se félicitait intérieurement, son ventre se remettait à brailler. Danielo avait fini par atteindre son objectif du jour, trouver ce fichu village, seulement, dans quel état ? Il serait capable d'engloutir n'importe quoi, manquant de plus en plus de discrétion, lorsqu'il décidait de saccager un lieu. C'est alors qu'il entendit une voix geindre dans la grande ruelle, attirant, temporairement, sa curiosité. Le jeune homme s'était précipité à l'extérieur du premier bâtiment qu'il visitait, remarquant une silhouette masculine, de l'autre coté du quartier. En s'approchant, il dut traverser deux fois le trottoir, excitant l'attention du second visiteur, qui, au final, avait reprit son activité. Venait-il, vraiment, de parler à… Personne ? Dan pensait avoir trouvé un taré de plus, et probablement qu'il serait plus averti de l'éviter, seulement, plus il se rapprochait, dans l'ombre, et plus il avait l'impression de le connaître. Le jeune brun s'était finalement, accordé une minute de réflexion, se persuadant qu'il s'agissait là, d'une nouvelle hallucination. Seulement, d'habitude, il n'avait s'agit que de sa sœur... Jamais d'un inconnu, à l'allure pourtant si familière. La faim le rongeait de l'intérieur, c'est de cette façon qu'il prit la décision de l'attaquer. L'individu n'avait pas l'air armé, et son sac devrait au moins contenir, de quoi le faire tenir jusqu'au lendemain ? Peut-être même, qu'il y aurait quelques bonnes surprises. Dans sa méprise, Danielo l'avait doublé dans la ruelle suivante, se dissimulant dans un angle, jusqu'au passage de sa future victime. L'inconnu avait à peine eu le temps de mettre un pied dans l'ombre, que le 3e plus grand des Gomez, le bouscula, jusqu'à l'envoyer s'écraser au sol. Une vague de poussière avait aveuglé un instant le fugitif, et puis, alors que son arme visait la tête, il planta. L'identité du jeune homme le fit faire un pas en arrière, tandis que sa main, chargée, retomba lourdement dans le sens opposé. « Parks ! ». Lâchait-il, enfin, soudainement très gêné. « Espèce de con ! ». Iain avait eu beaucoup de chance, parce que Danielo aurait pu être beaucoup plus violent. Il rangea son arme, avant de se rapprocher, pour lui tendre sa paume. Le pauvre avait atterri lourdement sur le dos, propulsé par le choc.
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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Mar 3 Oct - 2:43


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Même si rien ne bougeait dans cette ville à l’exception de ma propre personne, je continuais d’être habité par le malaise. Chaque coup de vent résonnait à mes oreilles comme un grognement et je ne cessais de me tourner vers l’arrière tout en marchant, alors que quelques minutes plus tard je réaliserais que j’aurais dû les garder concentrés sur l’avant… Mais à ce moment, je ne pouvais chasser l’impression d’être poursuivi. Je n’avais encore croisé aucun rôdeur depuis ce matin, pourtant je restais sur mes gardes. Pas suffisamment, puisqu’en atteignant une ruelle transversale, je fus propulsé au sol par une masse qui me frappa de plein fouet. J’atterrit sur le bitume sablonneux et un nuage de poussière me piqua les yeux et la gorge. Entre deux quintes de toux, je réalisai ce qui venait de se produire : on m’attaquait ! Je sentais mon sac à dos s’enfoncer entre mes omoplates et je me maudis de ne pas avoir pris en main la pioche qui s’y trouvait. « Deux petites semaines à Yosemite et voilà que tu perds toutes tes bonnes habitudes ! Bravo Iain ! » Je n’avais pas du tout besoin qu’on me rappelle mes erreurs. Bien vite, la poussière se dissipa autour de moi et c’est alors que j’entendis mon assaillant crier mon nom de famille. Derrière les fines particules qui restaient en suspension dans l’air, mon regard croisa celui de mon adversaire. J’avais l’habitude de voir une expression plus amicale sur ce visage, mais je ne pouvais pas me tromper. Je venais de me faire jeter au sol par Danielo Gomez.

« Non mais il s’est regardé un peu lui ?! » hurla June à mes oreilles lorsque Danielo me proféra une insulte avant de me tendre la main. J’étais quelque peu confus face à ce mélange peu commun d’agressivité et de sollicitude, mais visiblement ma sœur avait dépassé ce stade et décidé de ne pas passer l’éponge. « Je l’ai toujours détesté, lui et sa sœur avec. » Même sans ses commentaires, j’aurais su que ma sœur n’appréciait aucunement Danielo, ni Valentina. C’était un fait qu’elle abhorrait tous mes amis, sans exception, pour le seul crime d’avoir recherché ma compagnie. En ce moment, je ne pouvais pas nier que son antipathie envers Danielo m’était contagieuse. Malgré la surprise de retrouver un ancien camarade, les bons souvenirs de mon passé refusaient d’affluer à ma mémoire, complétement oblitérés par la frayeur qu’il m’avait causées, qui au fil des secondes se transformait en colère. En grognant, je me relevai sur mes coudes, puis je me remis sur pieds sans accepter l’aide de mon assaillant, une façon subtile de lui faire savoir ce que je pensais de son geste. Suite à ce plaquage en règle, je me sentais comme un vieillard centenaire sur lequel une file d’autobus aurait roulé des heures durant. « Oh arrêtes Iain, tu vas presque réussir à me faire pleurer. » Entre mon corps meurtri et les incessantes répliques de June, mon humeur promettait d’être massacrante.

« C’est c’lui qui l’dit qui l’est. » Ce furent mes premiers mots pour Danielo. J’avais tenté de camoufler mon ressentiment derrière une réplique enfantine, histoire de ne pas envenimer encore plus la situation. Je posai mes mains sur les hanches et j’arquai mon dos vers l’arrière, ce qui produisit un craquement sonore. « Aïe… Tu étais obligé d’y aller aussi fort ? » Mon ton était plein de reproches malgré mes efforts pour ne pas empirer les choses. J’espérais que Dan fasse preuve d’un minimum de remords, sans quoi je ne promettais pas de devenir plus affable. Dire que lui et moi avions été amis, de bons amis même ! « Tu as le don de les choisir en tout cas… » Ignorant ma sœur, je fis face à l’homme et inspectai ses traits. Cette épidémie m’avait pris tellement de choses, ma famille et ma jumelle n’étant que la pointe de l’iceberg. Pouvais-je vraiment me permettre de garder rancune à un ami retrouvé ? Je n’étais pas encore prêt à pardonner cette attaque, mais je pouvais au moins tempérer ma colère un instant, pour ne pas tout gâcher dès le départ. Je poussai un soupir avant de poursuivre sur un ton plus doux : « Dis-moi, ça fait combien de temps déjà ? Si ce n’est pas dix ans, on n’en est pas loin… » Lorsque j’étais parti étudier sur la côte Est, j’avais perdu de vue beaucoup de mes amis. Dan et moi avions gardé certains contacts, mais je ne crois pas que nous nous soyons revus depuis l’époque où j’avais dix-huit ans… Tellement de choses avaient pu se produire depuis. Peut-être que l'une d'entre elles expliquerait son entrée en matière plutôt agressive.

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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Mar 24 Oct - 19:28

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À la découverte de son identité, Danielo avait reculé de quelques pas, plutôt surprit par cette curieuse coïncidence. Iain Parks... Ils ne s'étaient pas revus depuis combien d'années maintenant ? Et comme par hasard, il venait de lui tomber dessus, comme une souche, le précipitant sur le sol. Derrière son air hagard, Danielo était en train de regretter, enfin, surtout de ne pas avoir vérifié de qui il s'agissait, avant de lui charger son coup. Il lui fallut, malgré tout, quelques secondes de réflexion, avant qu'il ne décide de lui tendre la main, tentant de rattraper l'erreur. Iain avait l'air contrarié, et Danielo était plutôt doué pour déchiffrer ce type d'humeur. Il avait toujours été très observateur, ce qui l'avait sauvé de diverses situations. Son élan de repentance n'avait apparemment pas suffi à amoindrir les mœurs de son ancien ami, qui préféra se relever seul, et dans la difficulté. Sa réaction avait, de ce fait, confirmer sa complexion passagère, pour autant, Danielo le comprenait, puisqu'il aurait été aussi très fâché par cette agression. Rangeant sa main vers l'arrière, il s'était contenté de le fixer avec invraisemblance, redécouvrant son ami avec une dizaine d'années en plus. Il avait plutôt bien vieillit, et ceux, malgré son éprouvement précédent. Son prochain commentaire, et premier, avaient été assez puérils, probablement pour prouver à son agresseur, qu'il n'avait pas l'intention de lui rendre le coup, cependant, quelque chose continuait de le persécuter, peut-être de la rancœur ? Dan s'était contenté de sourire, vraiment faiblement, alors qu'il continuait d'analyser le comportement de Iain. Il avait l'air amoché, et le grand brun comprenait alors qu'il y avait été vraiment fort. D'un coté, il s'était senti fier, parce que cela signifiait qu'il était devenu très fort, avec l'expérience, mais d'un autre... il avait honte, parce qu'il ne s'était pas attaqué à la bonne personne. Clairement pas. « C'est la fin du monde alors... ». Il haussa les épaules. « La prochaine fois, essaie de porter le même genre de sac que les écoliers, avec le prénom marqué en gros dessus, comme ça... j'éviterais de commettre ce type d'erreur... ». Sous-entendu, qu'il regrettait son geste. Danielo était assez mauvais pour faire des excuses, il avait d'ailleurs horreur de ça. C'était donc, officiellement, sa façon de lui en faire. Il n'avait jamais changé sur ce point, et espérait que Parks se souvienne de cette facette de sa personnalité. Il lui fallut quelques longues minutes, avant qu'il ne finisse par s'adoucir, moins aiguisé par la douleur de la chute, sans doute.
Danielo ne savait plus vraiment comment se comporter avec lui, il n'avait plus l'intention, au moins, de lui voler ses affaires. « 9 ans, plus ou moins oui. ». Est-ce qu'il avait vraiment besoin de lui rappeler, qu'il venait de prendre dix ans dans la gueule ? « Il s'en est passé des choses, depuis hein. ». Précisait-il, avec une petite pointe de nostalgie. Il regrettait cette époque, pour tellement de raisons, similaire à celle de tous les survivants. « Je cherchais un petit resto sympa, tu aurais une bonne adresse ? ». Quelle ironie, alors que son dernier repas ressemblait à des barres de céréales, et qu'il n'avait rien vu de vivant depuis des jours. Mais Dan adorait jouer sur la dérision, même lorsqu'il se retrouvait dans des situations très compliquées. « Si tu tombes sur une vieille pharmacie, je pense qu'il restera de quoi soulager ton dos... ». Parce qu'en général, ils se faisaient dévaliser les pansements, désinfectants ou aspirine, mais les crèmes... pas vraiment. Il essayait, une seconde fois, de lui faire comprendre qu'il regrettait son geste, espérant qu'il ne se soit pas blessé trop sévèrement, lors de sa chute.
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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Jeu 9 Nov - 3:20


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À ma réponse puérile, Danielo y alla d’une comparaison aux écoliers, qui me fit retrousser le coin de la bouche malgré moi dans un demi-sourire que je tentai de camoufler, avant de finalement laisser tomber mes efforts de dissimulation. Je retrouvais là la façon de parler de mon ancien ami, que je voyais maintenant plus clairement derrière l’homme qui m’avait accueilli de façon aussi agressive. Le fait de l’entendre confirmer que cela faisait effectivement neuf ans que nous ne nous étions pas revus me heurta de plein fouet. Je n’arrivais pas à croire qu’autant de temps s’était écoulé depuis l’époque où nous étions encore à la même école, celle où nous traînions ensemble dans les centres commerciaux de Sacramento après les cours et où notre plus grand souci était de savoir vers quelle carrière nous allions nous diriger une fois notre diplôme en poche. Comme le disait Danielo, il s’en était effectivement passé des choses depuis. J’étais tiraillé entre l’envie de rattraper le temps perdu avec mon ami et un certain malaise résultant de toutes ces années qui nous séparaient de notre dernière rencontre. En neuf ans, j’avais eu le temps de développer une dépendance à l’alcool, de me faire jeter dehors de l’université et de survivre à une épidémie qui ramenait les morts à la vie. Le bon vieux Iain d’antan n’était pas resté inchangé. Cela devait être la même chose pour mon interlocuteur. Je craignais de savoir ce qui avait pu rendre le Danielo que je connaissais aussi violent.

Mes craintes furent apaisées quand Dan poursuivit avec une blague, me demandant si je ne connaîtrais pas un bon restaurant à proximité. Je reconnaissais là son humour bien à lui. Je tentai de répondre dans la même veine : « J’ai entendu dire que les burgers du McDonald’s se conservaient indéfiniment, à ta place c’est là que je chercherais si je voulais éviter un empoisonnement alimentaire. » Je me demandai un instant s’il s’agissait d’une question camouflée, s’il me demandait réellement un endroit où trouver de la nourriture, mais si c’était cela qu’il voulait je ne pouvais rien pour lui. Je ne connaissais pas du tout le coin. J’avais espoir que ce soit le cas de Danielo, mais sa réplique suivante me confirma en quelque sorte le contraire.« Il est drôle celui-là ! Une pharmacie ! Comme si personne n’avait pensé à les dévaliser avant ! » Après quelques instants de silence, voilà que la voix de ma jumelle revenait me hanter. Il fallait bien qu’elle gâche la joie que j’avais ressenti en découvrant un camarade de mon passé. « Je n’ai malheureusement pas le temps de chercher une pharmacie, à moins qu’il y en ait une sur le chemin du club de tir… Tu sais où il se trouve, d’ailleurs ? Je suis à la recherche de balles pour mon pistolet. »

Même si je me doutais que la réponse ne serait pas positive, j’espérais qu’il saisisse l’occasion d’explorer la ville avec moi à la recherche de ce lieu. J’aurais aimé passer plus de temps à bavarder avec ce revenant de mon passé, mais je préférais faire d’une pierre deux coups et discuter tout en marchant. Je ne pouvais pas vraiment me permettre de quitter Yosemite pour plus de quelques jours sans inquiéter mes contacts de l’endroit. Il s’agissait d’un désavantage de la sédentarité, je n’étais plus aussi libre de mes mouvements qu’autrefois. J’avais dit que je ne partirais que pour quelques jours au plus et j’étais venu avec un objectif en tête. J’avais besoin de ces munitions et j’allais les trouver. J’étais prêt à partager avec Danielo s’il m’aidait dans mes fouilles, mais je ne pouvais pas me permettre de rester indéfiniment sur ce bout de trottoir, même si j’aurais aimé le faire. J’avais tellement de questions à lui poser sur son parcours, ce qui l’avait amené dans cette ville, ce qu’il était advenu de sa sœur… Je trouvais effectivement étrange que tous les deux ne soient pas ensemble en y réfléchissant, puisque Dan avait toujours été très protecteur envers elle. Contrairement à June et à moi, les jumeaux Gomez étaient inséparables. Ne pas les voir tous les deux côte-à-côte en ce moment ne présageait rien de bon. Je préférai mettre cette réflexion en veilleuse tout en attendant la réponse de mon ami.

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HJ : Vraiment désolé du délai de réponse, je vais essayer de faire mieux la prochaine fois ! sniff
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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Sam 25 Nov - 21:01

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Les tentatives de rattrapage du jeune homme semblaient plutôt efficaces, puisque dorénavant, Iain se présentait un peu moins claquemuré qu'au départ. Concrètement, sa réaction aurait pu être compréhensive, puisque Danielo venait de le plaquer au sol. Il s'était montré plutôt brutal, et de ce fait, il ne serait pas étonnant que Iain se découvre des hématomes ou de désagréables douleurs, d'ici quelques heures. Évidemment, Dan s'en voulait puisqu'il s'agissait là d'un vieil ami, et qu'il aurait préféré de plus festives retrouvailles. Le mal étant fait, il tenta de camoufler son malaise derrière quelques plaisanteries douteuses, en espérant que cela finisse par apaiser les rancœurs de son ancien camarade. Lorsque ce dernier décida de lui répondre sur le même ton, une vague de soulagement était venu l'envahir. Cette fois, un petit sourire en coin débordait sur sa mâchoire, plutôt déstabilisé par la réplique de Iain. « Maintenant que je le sais, je suis plus très sûr d'avoir faim... ». Mentait-il, en plissant le nez en une grimace de dégout. Il s'inquiétait encore de l'état de son dos, cherchant une solution de secours, afin de pouvoir le soulager de sa peine ; mais ce dernier préféra esquiver sa suggestion. De toute évidence, il devait avoir déjà éprouvé pire nan ? Danielo s'était endurci en tout cas, depuis l'invasion des morts. Il pensait même être devenu un peu plus malin, et intelligent. Forcément, devoir élaborer des plans pour esquiver les cadavres debout, ou pour cambrioler des camps pleins à craquer de vivants, ça fini par vous rendre meilleur, en quelque sorte. Quant à son physique, il avait plus officiellement changé, alourdit par de nouveaux muscles, mais alléger par la famine qui était devenue presque quotidienne. Bon lui aussi, il avait pas mal encaissé les coups. Son regard se porta sur la direction initiale du jeune homme, cherchant à y repérer un affichage, ou une quelconque indication vers le club de tir. Effectivement, Danielo ne savait pas où il se trouvait, puisqu'il mettait pour la première fois les pieds dans cette ville, cependant, à force de trainer, il avait fini par acquérir un bon sens de l'orientation. « J'ai dû te manquer, pour que tu commences déjà à me raconter ta vie... ». Se moquait-il, comme au bon vieux temps. Il eut envie de lui mettre une petite accolade, mais changea d'avis après s'être souvenu qu'il venait de presque lui briser la colonne vertébrale. « Je sais pas où il est, mais on va bien finir par tomber dessus... ». Sous-entendant qu'il acceptait de le suivre ? Évidemment. « Et puis, peut-être qu'avec de la chance, on tombera sur un McDo pas trop périmé... ». Ajoutait-il, en arquant les sourcils avec ironie. « Puisque tu as l'air pressé... ne traînons pas. ». Il ne savait pas ce qui pouvait bien rendre Iain, aussi impatient, mais au moins, cela lui ferait de la compagnie pendant quelques heures. Danielo était devenu assez solitaire depuis qu'il s'était exclusivement concentré sur ses recherches, parfois, il était même un peu agressif, probablement parce qu'il se recluait sur lui-même. Lorsque l'occasion se présentait, il acceptait pourtant de partager un peu de son temps, voir de son pain, mais cela devenait très rare, surtout depuis quelques semaines. Il pensait sans doute, qu'il s'était trop éloigné des réseaux de survivants. Certains jours, il avait même envie d'arrêter de courir pour sa survie, malheureusement, l'instinct finissait par ressurgir et il se relevait de nouveau. Les deux amis se dirigeaient dorénavant vers ce qui ressemblait au centre-ville, motivés par le même objectif. Et tandis que Dan mettait un pied devant l'autre, assurément méprisé par la faim, certaines questions au sujet de Iain furent les bienvenues pour le distraire pendant quelques minutes. « Et donc... tu pars en quête tout seul ? ». Cette première interrogation dissimulait d'autres questions, seulement il essayait de ne pas mettre les pieds directement dedans, en restant subtile. Peut-être qu'avec de la chance, il y répondrait de lui-même ?
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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Jeu 30 Nov - 0:00


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J’étais presque surpris de la vitesse avec laquelle je m’étais rétabli de ce plaquage. Oh, physiquement j’avais encore le dos raide et le fessier qui élançait, bien que ce ne soit pas dramatique. Non, je parlais plutôt de mon état d’esprit. Nous en étions maintenant à blaguer comme dans l’ancien temps, même si je me doutais quelque peu qu’il s’agissait d’une façon d’alléger l’atmosphère rendue tendue par l’entrée en matière violente. Cela fonctionna malgré tout, puisque Danielo proposa de m’accompagner à la recherche du club et que je m’en senti aussitôt énergisé. Je m’étais attendu à ce que cette sortie se passe entre moi et la voix dans ma tête, alors j’accueillais un troisième camarade avec joie. Dan fit de nouveau allusion au McDonald’s que nous pourrions peut-être trouver en chemin vers le club de tir, ce qui me fit me demander s’il était véritablement affamé. Peut-être n’avait-il pas trouvé à manger depuis un long moment et qu’il s’agissait d’une motivation pour se jeter sur le premier survivant venu… J’extrapolais, cherchant toujours à expliquer son geste (même s’il était à moitié pardonné de mon côté), mais cette analyse en valait bien une autre. Après une ou deux secondes d’hésitation, je proposai : « Si jamais un autre goinfre plus rapide a déjà dévalisé le McDo, j’ai un ou deux trucs dans mon sac. » Je n’avais pas grand-chose avec moi en fait, raison pour laquelle je ne pouvais pas m’éterniser trop loin de Yosemite, mais je pourrais bien partager une ou deux carottes du jardin d’Emelie, voir une barre de céréales qui semblait encore comestible. « Avoir su qu’il s’agissait de te jeter au sol sans retenue pour que tu décides de partager par la suite toutes tes précieuses possessions, je l’aurais fait quand nous voyagions toujours ensemble ! C’est quoi la suite ? Tu vas lui offrir un de tes reins ? » L’insulte ne m’atteignit pas. J’étais trop content d’avoir un compagnon de route pour me soucier de ce que pouvait bien penser June.

Danielo n’avait pas tort, j’étais effectivement pressé. Je pris ma pioche en main, la balançant légèrement de façon ridicule avant d’ajouter : « Cette fois je suis prêt à tout. Allez, en avant ! » Côte-à-côte, nous avançâmes en direction du centre-ville, ou plutôt de la rue principale compte-tenu de la petitesse du hameau. En chemin, Danielo me questionna sur la raison de ma présence ici, en solo. « Oui, tout seul. J’habite dans un campement en ce moment, mais j’ai encore l’habitude de partir en expédition seul après mes années de vagabondage. » Je ne voulais pas entrer directement sur le sujet de ma sœur, qui avait longtemps été ma coéquipière, pour deux raisons : premièrement, notre rencontre avait commencé de façon plutôt rocailleuse, alors je voulais garder encore un instant l’ambiance guillerette en laissant les sujets difficiles de côté, et deuxièmement, j’hallucinais la voix de June à tous les instants, alors je préférais ne pas la convoquer en parlant d’elle. « Et toi ? Tu as des partenaires de voyage ou tu t’es installé à quelque part avec un groupe ? » Comme Danielo avait eu la gentillesse de ne pas tout de suite me questionner sur ma jumelle, qui avait été un sujet sensible même avant cette épidémie, je ne demandai pas immédiatement de renseignements sur Valentina. J’avais peut-être été un ermite pendant un long moment, mais je savais encore faire preuve d’un peu de tact. Une fois arrivé en centre du village, je fouillai dans ma poche de manteau pour en sortir ma vieille carte routière malmenée par le temps et les voyages dans mon bagage. « Selon ma carte, le club de tir devrait être plus loin sur cette rue… Je crois que c’est ce gros bâtiment gris foncé, là-bas, juste après ce bar », dis-je en pointant au loin la dite bâtisse. « Pas de McDo en vue toutefois… », poursuivi-je avec une expression faussement attristée. Je n’avais jamais aimé ce restaurant. Quand on dirige un commerce appelé Park’s Fine Food & Groceries, on est habitué à manger plus santé.

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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Sam 6 Jan - 22:01

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Le jeune Danielo se surprenait toujours, réalisant que la politesse pouvait encore dominer, bien que probablement de très courte durée, la faim. Iain aurait pu se montrer très rancunier, et conserver ses propres ressources pour lui ; mais au lieu de ça, il lui avait proposé ses réserves, dans l'optique où ils ne trouveraient rien sur le chemin. Il s'agissait-là d'un centre-ville, et bien qu'il avait l'air plus abandonné que jamais, un peu comme le reste du monde, Dan avait toujours su dégoter quelques bricoles, clairement moins difficiles qu'il ne l'était à l'époque où rien ne manquait chez lui. En reposant son regard d'ahuri sur le visage de Iain, il le gratifia d'un sourire en coin, prêt à se débattre encore un peu contre la famine. « Je t'ai pas dit... je suis bipolaire, alors en sachant ça, je risque de te plaquer une seconde fois, de t'assommer, et de te voler ton sac... ». Se moquait-il, en espérant qu'il ne soit pas trop tôt pour ce type de plaisanterie. Il venait de subir son premier placage il y a seulement quelques minutes alors... « Je n'ai pas encore perdu espoir ! ». Concluait-il, en essayant de mettre de coter cette désagréable sensation qui continuait pourtant de lui tortiller les entrailles. Le jeune homme avait accepté sa proposition d'alliance, emboîtant le pas aux côtés de Danielo, qui se sentait un peu plus motivé, qu'il ne l'était au départ. Comme quoi, un peu de bonne compagnie pouvait faire la différence. La direction qu'ils venaient de prendre semblait, jusque-là du moins, sans risque, mais par habitude, le Gomez restait sur une position défensive. N'importe qui, voir n'importe quoi pouvait survenir aussi brutalement qu'il venait de le faire, et contrairement à son vieil allié, Danielo ne souhaitait pas se faire surprendre. La situation d'Iain commençait petit à petit à l'intriguer, lui qui autrefois, ne se trimballait que trop rarement seul. Évidemment, Dan ne voulait pas manquer de correction, et de ce fait, il avait subtilement posé la question, sans véritablement mettre les pieds dans le plat. Malheureusement, sa délicate intension avait servi de point de contournement au jeune brun, qui avait répondu plutôt brièvement, accentuant cet effet de dissimulation, autour de sa situation. « Quel campement ? ». Se risquait-il à demander. Danielo faisait partie des bêtes noires dans certains camps, après avoir commis quelques délits, qu'il n'aborderait pas, d'ailleurs, par précaution. « Ni l'un, ni l'autre. ». Rétorquait-il, alors que sa propre question lui revenait au visage. « J'ai bien encore des alliées, éparpillés par ci, par là, mais je préfère rester tout seul, pour l'instant. ». Continuait Dan, en plagiant les méthodes de contournement de son camarade de route. Pendant un instant, il eut envie de lui révéler qu'il était à la recherche de sa jumelle, mais si ce dernier l'avait croisée, ne lui aurait-il pas déjà dit ? Peut-être qu'il finirait par se confier sur le sujet, mais pour le moment, il favorisa l'esquive, à juste titre. Pendant ce temps, et à force de converser, les deux partenaires avaient fini par gagner le centre de la ville, encerclés par de nombreux bâtiments. La plupart avaient perdu leurs revêtements, et ne ressemblaient plus à grand chose, de ce fait, il restait plutôt difficile d'identifier leurs activités d'origines. Si Danielo voulait manger, il allait devoir fouiner un petit peu... Au hasard. Iain en avait profité pour sortir son plan, apparemment très bien équipé pour les circonstances. Beaucoup moins poli qu'il ne l'était de départ, Dan s'était précipité sur sa carte, mettant directement le nez dedans, sans pour autant la lui dérober. Disons qu'il aimait bien constater de ses propres yeux. D'un hochement de tête, il comprenait aussi que le club de tir devait logiquement être le bloc gris, qui surplombait l'avant route. « Prévisiblement... ». Ajustait-il, pas vraiment déçu par l'absence du fast-food. « Je sais ce qui nous attend là-bas, alors, je propose qu'on négocie maintenant... ». Osait-il, en mettant, cette fois, les deux pieds directement dans la poële. Son regard s'était aussitôt planté dans celui de Iain, très sévère. « On se connaît depuis longtemps, et je te respectais, et appréciais pour un million de raisons Parks, seulement, aujourd'hui on est plus ce qu'on était, et comme tu as pu le voir, je sais me montrer très malhonnête... ». Il avait officiellement mis de côté toute délicatesse. « Ton avantage, c'est bien notre passé, alors une fois au club, je ferais mon possible pour ne pas te la mettre à l'envers, si on tombe sur des restes intéressant. ». Et bien entendu, là, il ne parlait pas de bouffe. « Mais du coup, je compte sur toi pour faire de-même... ». Dan avait ensuite tendu sa paume vers lui, prêt à faire les choses correctement, pour une fois. Si Parks se tenait à carreau, alors Danielo serait aussi réglo que lui, sinon... Ce n'était pas pour rien, qu'il était qualifié de bêtes noires, par les divers campements de la région, voir du pays maintenant... « 50/50, sauf si ce sont des trucs comestibles... parce que je pourrais vraiment te bouffer, à l'heure qu'il est, tellement j'ai faim. ». Et avec une petite pointe d'humour, pour faire déconstiper le jeune Iain.
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PS : ENCORE MILLE PARDON, pour le retard, je me reprends en main.

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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Sam 13 Jan - 22:38


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Je n’ai jamais été le meilleur des acteurs, mais un bon nombre de circonstances dans ma vie m’ont forcé à développer une certaine capacité à mentir, du moins à bien camoufler les choses.  C’est pourquoi je fus en mesure de produire un petit rire que je trouvai fort convaincant à la blague de Danielo sur la bipolarité, alors qu’en réalité j’étais terrorisé. Est-ce une insinuation ? A-t-il remarqué que j’entends des voix ? Disons que j’angoissais souvent à l’idée que mon secret soit révélé et que j’avais de ce fait tendance à suranalyser chacune de mes interactions sociales pour m’assurer de n’avoir rien laissé filtrer à ce sujet, consciemment ou non. Danielo poursuivit en refusant mon offre de nourriture pour le moment et les choses semblèrent couler, ce qui me permit de me relâcher quelque peu. La conversation suivit son cours et nous entrâmes sur le sujet de nos campements. « Yosemite. C’est énorme et un peu chacun-pour-soi comme endroit, mais c’est toujours plus sécuritaire que les routes. » Ce fut ensuite au tour de Danielo de me raconter qu’il se trouvait le plus souvent en solo, bien qu’ayant certains contacts. Je comprenais sa situation pour l’avoir déjà connue de mon côté. Je ne répondis rien toutefois, puisque cette étape de ma vie était derrière moi et que je réalisais que cela était pour le mieux. Je ne regrettais aucunement cette vie sur les routes. Je ne voulais donc pas avoir l’air de juger le style de vie de mon partenaire de la journée en répondant de façon malhabile. La question de la sœur de Danielo revint me tarauder. Faisait-elle partie de ces alliés auxquels il avait fait référence ? Pourquoi ne voyageaient-ils pas ensemble si c’était le cas ? J’avais connu les Gomez comme des êtres inséparables et je trouvais donc l’idée d’un Danielo solitaire quelque peu insolite…

Mais je n’en dit rien, et nous nous trouvions désormais à proximité du stand de tir. J’avais enfin atteint l’objectif de mon voyage. Le plus dur restait à venir toutefois et j’avais peur de devoir me retourner à Yosemite bredouille, les poches aussi vides de munitions qu’elles l’étaient en ce moment. Il me tardait d’entrer à l’intérieur, mais avant d’avoir pu faire un seul pas en direction de l’édifice grisâtre, Dan décida qu’il était temps de négocier. Je le regardai de biais, quelque peu désorienté lorsqu’il enchaîna sur le fait qu’il avait du respect pour moi autrefois, mais que les choses avaient changé depuis. Une phrase qui incitait à la méfiance… « Bon, je savais que tu n’aurais jamais dû lui faire confiance ! » Mais quel était le but de ce discours ? Avais-je fait une bonne affaire en apportant Danielo avec moi ici ? Je commençais à en douter, jusqu’à ce qu’il me propose de tout séparer également entre nous deux à l’exception de la nourriture. « Tu te fais rouler Iain ! Sans toi, il n’aurait sûrement jamais su qu’il y avait un club de tir ici ! » Même si June n’était pas d’accord, je trouvais la proposition raisonnable. La nourriture n’était pas mon souci principal et puis je ne pouvais nier que l’aide de Danielo me serait utile si jamais nous devions tomber sur une bâtisse infestée de rôdeurs. J’attrapai donc la main tendue pour la serrer et sceller notre accord. « Entendu. Allons-y maintenant, puisqu’il n’y a plus de raisons de traîner. »

Je me remis en marche jusqu’à atteindre la porte. La vitrine était horriblement sale, à un point tel qu’il m’était impossible d’apercevoir l’intérieur du club. Je voyais quelques affiches collées contre la vitre, la plupart rendue illisibles à force d’être exposées au soleil, mais rien de plus. Pioche bien en main, j’attrapai la poignée de la porte et la tournai. La porte n’était pas verrouillée et je l’ouvris lentement, essayant de limiter les bruits au maximum… jusqu’à ce qu’une clochette résonne à l’intérieur. Je jurai tout bas, frustré que toutes mes précautions n’aient servi à rien. J’ouvris tout grand et me jetai dans la pièce, les yeux faisant le tour des lieux. L’endroit recelait de vitrines et d’étagères pour exposer toute sorte de produits pour armes à feu. Deux rôdeurs se trouvaient derrière le comptoir tout au fond, comme s’ils attendaient patiemment de nouveaux clients. Derrière eux, un couloir menait aux installations de tir. Le bruit avait alerté les deux zombies, qui contournèrent leur comptoir chacun d’un côté. Je me tournai vers Danielo pour lui dire : « Je prends celui de droite, occupes-toi de celui de gauche. » Je m’avançai ensuite en direction de mon adversaire jusqu’à être à un mètre de lui. Je balançai ma pioche au-dessus de ma tête pour donner plus de force à mon coup et je fracassai le crane de mon adversaire, qui s’écroula au sol. Je m’assurai que Danielo n’avait pas de problème avec le sien, puis je me mis à observer les alentours. Il n’y avait pas d’autres rôdeurs dans la pièce, mais cela ne voulait pas dire qu’il n’y en aurait pas d’autres plus loin. « On pourrait commencer par inspecter ces étagères avant de poursuivre… Il y a même une machine distributrice dans le coin, si tu veux un soda. »

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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Ven 19 Jan - 20:19

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La politesse paraissait aussi précoce chez le Parks, qui semblait faire mine de rire aux blagues très sarcastiques de son allié retrouvé. Effectivement, l'humour du jeune Danielo n'était pas forcément apprécié de tous, cependant, il lui arrivait d'être vraiment drôle, nan ? Pour le coup, il préféra essayer de ne pas analyser son rire, cherchant à se souvenir, plutôt, du camp Yosemite. Est-ce qu'il y avait déjà mis les pieds ? Il avait volé, braqué, saccagé tellement de zones, qu'il ne s'en souvenait plus. Pour sur, sa dernière attaque avait été sur le camp Bodie, mais pour ce qui est du sien... il n'en avait aucun souvenir. Au lieu de l'interroger sur le contenu du camp, et d'ainsi lui mettre éventuellement la puce à l'oreille, il décida de passer à autre chose, avec son faux air innocent. Pour le coup, il voulait bien le croire, quand il lui révéla qu'il fallait faire « chacun pour soi », puisqu'il se baladait seul, au même titre que Dan, qui n'appartenait pourtant à aucun campement. Cette habitude l'avait-il privé d'intégrité ? Sans prendre de risque, et en se montrant très équitable, Danielo tenta de négocier avec Iain, lui suggérant un bon 50/50, dans l'optique où ils tomberaient sur quelques choses d'utiles. L'hésitation du jeune brun restait compréhensive, puisque de toute évidence, Dan ne s'était pas présenté sous son meilleur jour, et encore une fois, il restait un homme très imprévisible. Peut-être était-ce la soudaine crise d'honnêteté du Gomez qui le sauva, mais Iain accepta, agrippant sa paume pour conclure l'accord. « Bien. ». Se contentait de répondre le barbu, face à l'impatience de son partenaire.
Iain avait pris les devants, tentant d'impressionner son vieil allié, qui le suivait de près jusqu'au centre de tir. Malheureusement, ses efforts furent anéantis pas la petite clochette d'entrée, qui venait de raisonner, et d'ainsi signaler leurs présences à deux zombies. Un sourire assez ironique apparut sur le visage de Dan, qui préféra les laisser venir, plutôt que de leur foncer dessus. Qu'est-ce que vous voulez, à force de les combattre, on devient fainéant... « Ils m'avaient tellement manqué, ceux-là ! ». Se permit-il, avant d'accueillir le rôdeur, comme il se doit. Il le fit d'abord détourner de lui, comme pour gagner du temps, juste assez pour décrocher sa lame de sa ceinture, et lui enfoncer assez brutalement dans le crâne. Lorsque ce dernier tomba lourdement sur le sol, il réalisa que Iain l'attendait, et surtout, qu'il venait d'être spectateur de son petit manège. « On a plus la télé alors... on s'occupe comme on peut ! ». Ironisait-il, une nouvelle fois, en auscultant du regard la salle. « J'avalerais n'importe quoi... ». Rétorquait-il, alors que son partenaire émettait quelques bonnes suggestions. Danielo s'était ainsi dirigé vers la machine, qui sans surprise avait été saccagés par leurs prédécesseurs. En farfouillant parmi les morceaux de verre brisés, il tomba sur une espèce de brique de jus d'orange, parfaitement périmés. Pour le coup, il en avait tellement bu depuis des mois, qu'il ne se préoccupait plus de la date indiqué sur le verso. Il arracha la languette, et l'avala en à peine quelques secondes. Pendant ce temps, Iain s'intéressait de plus près aux contenus des étagères, finalement rejoint par un Danielo un peu plus utile. « Si tu trouves de la poudre, qu'importe sa forme, prends-là, je sais comment on peut la rendre utile... ». Parce qu'il avait même appris à concevoir ses propres balles, oui oui, quel crâneur. Il ne repéra rien de profitable pour eux, alors, décida de se faufiler en direction du couloir, qui devait probablement mener à la salle de tir, ainsi qu'aux réserves. Malheureusement, la zone était dépourvue de luminosité, et il fut forcé de farfouiller dans son sac pour récupérer sa lampe torche. En l'éclairant, il fut confronté à un sinistre spectacle, digne d'un bon film d'horreur. La salle de tir, qui se trouvait juste en face, était officiellement occupée. Le jet de lumière laissait apparaître le regard ahuri des morts par-delà la vitre de protection. Il s'était approché, vérifiant avant tout que les portes qui l'entourait étaient bien close, puis tenta de les compter, alors que ces derniers s'émerveillaient derrière la grande vitre, probablement stimulés, eux aussi, par leurs entrées très discrètes. « Tu devrais venir par là... ». Se permit-il, laissant le temps à son allié de le rejoindre. « Je dirais six, au moins... et avec tout ça... on peut espérer quelques trouvailles, car personne n'a dû s'y rendre souvent... ou alors, ils n'en sont pas sorties. ». Résumait-il, en plaquant sa lampe sur le visage de son voisin, avec son air très enthousiaste. Évidemment, ce geste volontaire avait pour but d'exciter un peu les nerfs de son camarade, afin de lui faire comprendre qu'ils étaient certainement sur un bon plan. Lorsqu'il replaça le halo en direction de la vitre géante, il osa faire un petit geste amical à Iain, en lui tapotant l'épaule. « J'espère que tu es en forme, c'est toi qui vas faire l'appât... ». Plaisantait-il, en le dissimulant derrière ce même ton ironique, qu'il avait l'habitude d'utiliser. « Tu me fais pas ton petit rire bizarre cette fois ? ». Ce jus d'orange périmé, lui avait fait beaucoup trop de bien on dirait... Il rigola à sa propre blague, puis reprit rapidement son sérieux. « Je propose qu'on trouve une distraction pour les sortirs de là, dans un premier temps, et on essayera de s'en débarrasser après... Qu'en dis-tu ? ».  

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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Mar 30 Jan - 3:13


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Je n’avais aucun doute quant au fait que Danielo serait en mesure de terrasser son adversaire. J’avais goûté à sa technique quelques minutes auparavant et je pouvais donc prédire l’issue de ce combat : Dan 1, Zombie 0. Le duel fut bref et, lorsque mon camarade se tourna dans ma direction et compara son combat à un divertissement, je lui répondis par un léger haussement d’épaules et un sourire en coin ironique. « De quoi regretter les Kardashian…  », blaguai-je. À vrai dire, ces affrontements avec les rôdeurs étaient tellement fréquents dans nos vies que je ne pouvais pas les concevoir comme amusants ou fascinants. J’essayais de ne pas les voir comme redondants et routiniers, histoire de toujours rester en état d’alerte et ainsi éviter les mauvaises surprises, mais il y avait longtemps que je considérais les zombies comme une plaie à éviter plutôt qu’un défouloir. Je me concentrai donc sur les étagères qui, à mon grand désarroi, avaient déjà connus d’autres visiteurs. Je jetai un coup d’œil à Danielo lorsque celui-ci me dit de prendre toute la poudre que je trouverai, ce à quoi je répondis par un hochement de tête affirmatif. Tandis qu’il se dirigeait vers les installations de tir, j’hésitai à savoir si je devais le suivre ou non. Il ne semblait pas y avoir d’autres zombies aux alentours, mais je n’étais pas encore tout à fait à l’aise avec l’idée de nous séparer. Depuis cette histoire avec June, dans ce supermarché, je n’avais plus jamais laissé quelqu’un seul dans une autre pièce. Je savais que Danielo était un grand garçon et qu’il était capable de se défendre, mais cela ne voulait rien dire face à une horde de zombies. Il n’y avait pas personne de plus coriace que June et, pourtant… « Tu me crois morte ? Tu comptes abandonner les recherches pour me retrouver ? Je dois t’avouer que tu m’en vois très vexée ! »

Avec un soupir, je retournai à mes recherches. Les boîtes de munitions que je trouvais étaient vidées et jetées au sol, les vitrines avaient été dévalisées et seuls restaient quelques accessoires d’armes peu utiles dans mon cas. J’avais toujours traîné des pistolets et donc ces poignées et silencieux pour armes de chasse ou mitraillettes n’avaient aucune valeur à mes yeux. Je mis la main sur une bombe de poivre de Cayenne, qui était inutile contre les rôdeurs mais pouvait servir contre les survivants mal intentionnés, cependant pas de poudre d’armes aux environs. Danielo serait-il en mesure de monter de nouvelles munitions avec cette dernière ? Peut-être bien, mais il faudrait sûrement plus que de la simple poudre. Peu importe où je posais les yeux, il n’y avait rien qui pourrait lui servir et je commençai à désespérer. C’est pourquoi je n’attendis pas une seconde lorsque Danielo m’appela du couloir. Je ne courus pas non plus, non, je ne voulais pas paraître inquiet (le son de sa voix n’indiquait aucunement un danger de plus), mais je ne pris même pas la peine d’observer la dernière étagère que je n’avais pas encore fouillée. À mon avis, Danielo était tombé sur un filon plus prometteur… Il y avait un peu de lumière naturelle qui filtrait dans la première pièce du stand de tir, mais dès le couloir la noirceur reprenait ses droits. Mon ami faisait face à une vitrine et, derrière, j’eu le temps de discerner des silhouettes sombres avant que mon camarade ne me pointe le faisceau de la lampe dans les yeux. « Non mais à quoi il joue ce crétin ?! » Même si je n’utilisais pas les mêmes termes que ma jumelle, je me questionnais également à savoir s’il s’agissait d’un geste volontaire ou d’une simple négligence due à son énervement.

Il fallait dire qu’il y avait raison de s’extasier. Nous avions assurément plus de chance de trouver notre bonheur là-bas qu’à l’accueil, comme Danielo venait de me l’expliquer. Et selon lui, j’allais servir d’appât. J’écarquillai les yeux un instant, avant de réaliser au ton de sa voix qu’il me faisait marcher. Le voilà justement qui fit un commentaire quant au fait que je ne riais pas cette fois-ci. « Ha. Ha. Ha. Je me disais justement qu’on devrait échanger les rôles, tu as toujours eu plus de succès avec les filles que moi. Cette momie là-bas ne pourrait pas résister à ton charme. » D’un côté, j’étais terrifié de réaliser que mon rire de toute à l’heure avait sonné faux à ses oreilles, mais je me rassurai en me disant qu’il ne pouvait pas savoir pourquoi je m’étais forcé à réagir à sa blague. Il y avait une tonne de raisons possibles, la première étant que nous n’étions plus habitués l’un à l’autre après toutes ces années sans contacts et que je tentais par tous les moyens de recréer la complicité que nous avions avant, quitte à rire de blagues moyennes. Peu importait à vrai dire, puisque Danielo proposa ensuite de tendre un piège aux rôdeurs. « Oui bien sûr, nous ne sommes pas venus ici pour repartir les mains vides. » Je posai ma main sur mon menton en une pose de penseur tandis que je cherchais un plan. « Pourquoi ne pas tendre un fil devant la porte là-bas ? Une fois la porte ouverte, on attire les zombies et on les fait trébucher pour les rendre plus facile à abattre ? » Je ne savais pas si Danielo pensait à un scénario plus élaboré, mais pour ma part c’était la seule idée qui me venait à l’esprit aussi rapidement. « Il y a des sifflets dans la salle à l’avant, dans le coin des accessoires de chasse. Et sûrement de quoi faire une corde artisanale. Ce n’est pas l’idée du siècle mais ça peut fonctionner. » Je le regardai d’un air interrogateur, soucieux de savoir si mon idée lui conviendrait.

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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Jeu 1 Mar - 18:31

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Danielo semblait être, chaque fois, le seul à trouver une situation routinière distractive. À vrai dire, il essayait de ne pas flancher, pour ne pas ressembler à certains individus, croisées auparavant, qui ne ressemblait plus qu'à des tueurs sans vies. Côtoyer la mort pouvait changer une personne. Ce n'était pas l'image qu'il avait envie de donner de lui aux autres, ni encore moins le reflet de lui qu'il souhaitait apercevoir dans le miroir, pour le peu qu'il en trouvait. Iain avait l'air beaucoup plus réceptif qu'au départ, commentant avec sarcasme les agissements de son nouvel allié de route. Un petit sourire amusé avait fini par détendre l'atmosphère, et déjà, Dan relevait une tension un peu plus légère entre eux, alors que l'heure précédente, il l'avait plaqué au sol avec vigueur. C'était un début... Au moins. Après avoir fourni, aussi, justement, que venait de le faire Iain, ses consignes sur leurs recherches, Danielo entreprit de passer à la pièce suivante, atterrissant alors dans un petit couloir cul de sac. Il pouvait encore entendre son vieil ami réaliser ses fouilles à l'avant de la boutique, mais son attention avait finalement été déportée de tout le reste, lorsqu'il réalisa que la salle de tire, située derrière une large vitrine close, était bondé d'occupants décomposés. Pour le coup, il s'était enthousiasmé, tentant de les compter pour parfaire leurs futurs plans de diversions. Il avait rapidement interpellé Iain, qui sans trainer, était apparut à ses côtés, recevant le faisceau de sa lampe en plein visage. Évidemment, Danielo avait toujours été très taquins en vers ses amis, et pour lui, Iain était resté un de ses privilégiés-là. Il comprit seulement après coup, en découvrant son visage défait, que son espièglerie n'était pas tellement apprécié. Heureusement pour Dan, la découverte qu'il venait de faire trancha aussitôt les humeurs de son camarade, qui gêné, tenta de lui prouver qu'il pourrait peut-être, s'habituer à son humour si particulier. Un sourire plutôt vicieux déformait dorénavant le visage du jeune brun, alors que Iain se faisait avoir, pour la énième fois. « A notre époque, pour arriver à la nécrophilie, il n'y a qu'un pas ! ». Ironisait-il, en plissant le nez, effectuant ainsi une grimace de dégout. « Mais non merci... ». Concluait Danielo, alors que Iain refusait le titre d'appât. Au fond, il n'avait pas tord, ce rôle leur feraient prendre le plus de risque, surtout si le second finissait par se faire coincer. Dan préférait louper une occasion de s'enrichir, plutôt que de perdre l'un de ses seuls amis retrouvés. Mais ils n'en étaient pas là, puisque concrètement, ce n'était pas la première fois que le jeune homme mettait au point un plan d'action de ce type ; Il le jugeait même beaucoup plus facile que s'il devait dévaliser un camp de survivant armé. Il n'eut pas le temps de brancher ses neurones, que Iain parut soudainement plus inspiré. Son idée paraissait percutante, mais Dan avait l'air encore un peu hésitant. « ça va nous en faire gagner la moitié, assurément, mais s'ils s'acharnent à trois, ensuite, sur la corde, elle pourrait céder.. ». Marquait-il, en dévisageant Iain avec intérrogation. « De toute évidence, on va devoir les éliminés complètements avant de pouvoir intégrer la salle, sinon, on risquerait de se faire coincer dedans... ». Il jeta un œil ingrat aux rôdeurs qui s'acharnaient contre la vitre, attirés par la présence des deux braqueurs. « Ok, pour la corde, et s'ils sont plus nombreux que prévus, j'ai une dernière grenade... mais on perdra tout ce pourquoi on est venu, donc à éviter. ». Cette grenade qu'il avait d'ailleurs récupéré la dernière fois qu'il avait vu sa sœur jumelle. Cette pensée pour Val lui serra le cœur une petite seconde, avant qu'il ne se consacre complètement à l'élaboration du plan. Cette fois, il n'avait plus envie de plaisanter. « Un de chaque côté de la porte, ça te va ? ». Lui proposait-il, ainsi, il n'y aurait pas qu'un appât, et ils seraient à égalité. Après avoir attendu son accord, Danielo s'était précipité vers la petite remise, récupérant tout ce qui pourrait servir de cordage, et d'attache pour maintenir le piège.  
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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Sam 10 Mar - 5:18


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L’incertitude de Danielo face à mon plan me fit le remettre en question quelque peu. Pas que je m’attendais à une approbation immédiate et enthousiaste de sa part, ça non, mais voir mon ami retourner les détails de mon idée me faisait la voir sous un autre jour moi aussi. Effectivement, une simple corde pourrait être rompue si les rôdeurs étaient trop empressés et que leur poids combiné venait à bout de sa résistance. Je jetai un nouveau coup d’œil derrière la vitrine. Même si les zombies amassés-là ne semblaient pas constituer une armée, rien ne disait qu’il n’y en avait pas d’autres plus loin que nos torches et nos bruits n’avaient pas encore attirés. Cependant, nous ne pourrions pas en être certains au préalable. Je n’avais pas de solution infaillible dans l’immédiat.  Au final, Danielo accepta la proposition tout en fournissant un plan B plus destructeur. Une grenade, dont j’avais espoir de pouvoir me passer. En effet, il n’y aurait pas que les zombies qui se verraient pulvérisés par cette solution de secours. « Je prends la gauche ! », dis-je à la blague à Danielo lorsque celui-ci offrit que nous prîmes chacun un côté de la porte. Je le suivis ensuite jusqu’à l’entrée pour y récupérer ce dont nous avions besoin pour la suite de notre exploration. Je me dirigeai vers une section où j’avais vu des sangles pour tenir les armes plus lourdes. Vu leur fonction première, elles devaient sûrement être en mesure d’offrir plus de solidité que les cordages de plastique fluorescent servant à laisser des repères en forêt pour les chasseurs.  

Je me dirigeai vers Danielo et inspectai ses propres trouvailles. « Laisses-moi faire les nœuds, June et moi avons renoué avec nos compétences de scouts lorsque nous… » Je m’interrompis, réalisant que je venais de mentionner ma sœur pour la première fois depuis que j’avais retrouvé Danielo. À ne pas en douter, celui-ci le remarquerait et me poserait des questions sur elle, questions dont je détestais fournir les réponses. « …voyagions ensemble », terminai-je, tentant de faire en sorte que la fin de ma phrase coule naturellement, même si je savais d’avance que j’avais échoué. Danielo était loin d’être dupe et jusqu’à présent, aucune de mes tentatives pour paraître normal n’avait eu l’effet escompté avec lui. Je devais donc attaquer ce problème de front. « Nous en parlerons lorsque ces infectés seront tous hors d’état de nuire. » Je souris tout en commençant à nouer les cordages entre eux, essayant de ne pas paraître affecté, espérant que cette fois je réussirais à camoufler ce que je ressentais vraiment. « Il faut vraiment que tu apprennes à t’endurcir frérot. Aurais-tu oublié que je suis toujours dans ta tête désormais ? » Même si on aurait pu croire que cette présence factice me réconfortait, elle avait toujours eu l’effet inverse. Elle me rappelait sans cesse que je ne savais pas où la véritable June se trouvait, ni même si elle était toujours en vie.

La culpabilité n’avait pas sa place en ce moment et je me concentrai sur ma tâche pour la chasser, ou du moins la repousser un moment. « Allez, prends ton côté et je m’occupe du mien. » Je laçai à Danielo un bout du cordage que je venais de constituer après avoir vérifié sa solidité. Il avait bien résisté à la force de traction de mes maigres bras, ne restait plus qu’à espérer qu’il supporterait le poids de plusieurs morts-vivants. Je me dirigeai ensuite vers la porte fermée et entrepris de trouver un moyen de fixer l’extrémité de la corde. Il y avait un radiateur au mur adjacent et j’y accrochai le piège, jugeant qu’il s’agissait d’une prise solide qui ne risquait pas d’être déracinée du mur au premier rôdeur venu. Une fois l’ouvrage complété, je pris ma pioche, mon arme fétiche qui m’avait sorti de bien des situations, et posai mon sac à dos dans un coin plus éloigné du couloir. J’allais avoir besoin de toutes mes forces et de toute mon amplitude de mouvement pour combattre et ce bagage ne pouvait que m’entraver. Dans mon autre main, je plantai ma lampe torche, que je portai à proximité de mon oreille. J’étais prêt à affronter ces rôdeurs, une distraction comme une autre qui me ferait oublier un instant la conversation que nous aurions par la suite au sujet de ma jumelle. « C’est toi qui a trouvé cette pièce, à toi l’honneur d’en ouvrir la porte », dis-je en agrémentant mes paroles d’un geste cérémonial de la main, glissant une dernière touche d’humour avant que les choses sérieuses ne commencent.

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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Sam 17 Mar - 20:52

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Pour le coup, et malgré les risques, le plan improvisé de Iain paraissait le plus robuste de tous, leur permettant ainsi de faciliter le nettoyage de la salle de tir. Ils n'auraient pas énormément de temps pour gérer les sorties précipitées des rôdeurs, alors l'idée de pouvoir les ralentir était la bienvenue. Dan espérait pouvoir leur épargner l'usage du plan B, puisque concrètement, ils perdraient l'intégralité de leurs futurs butins, et peut-être davantage encore... Tandis que Iain se décidait pour le côté Gauche, Dan s'intéressait à la petite réserve du coin, y faisant quelques bonnes trouvailles. Il avait rapporté le tout devant la future scène de crime, joignant ses efforts à ceux de son allié retrouvé. Cette investiture semblait stimuler fortement son camarade, qui s'enthousiasmait beaucoup plus dorénavant de cette association. Mais alors qu'il prenait une initiative apprécié, apparemment bien entraîné, il se permit une confidence surprise, déstabilisant soudainement le jeune Colombien, qui le dévisageait. Iain avait une sœur jumelle, lui aussi, et pour la première fois depuis leur retrouvaille, il osait prononcer son nom, bien que cela avait paru accidentel. Le regard de ce dernier avait rapidement changé, assombrissant la couleur de ses iris. Danielo ressentait bien le malaise, et pour la première fois depuis le début, il ne s'était autorisé aucune plaisanterie. Ce qui bouleversa le plus Danielo, ce fut lorsque Iain utilisa le mot « voyagions », au passé. Évidemment qu'il comprenait ce qu'il pouvait bien ressentir, qu'importe sa situation avec sa jumelle ; puisqu'il en avait une lui aussi, et que pendant des mois et des mois, il s'était acharné à la rechercher, ne sachant pas si elle vivait encore, ou non. Au final, le jour où il lui avait enfin mis la main dessus, ils avaient été de nouveau séparés, l'heure suivante. Danielo se retenait de l'interroger, n'osant pas accentuer le malaise déjà bien installé, et surtout, cela risquerait de mettre en péril l'état mental de son ami. En tout cas, ce n'était pas du tout le moment propice pour. Il avait bien sur connu June par le passé, et se demandait si elle avait survécu à toute cette merde, mais décida de se contenir, privilégiant pour la première fois quelqu'un d'autre que lui. « Un peu de bagarre, ça défoule ! ». Ajoutait-il, dans le but de faire comprendre à Iain qu'il se sentirait peut-être mieux, après leurs assauts. Une fois le plan et le matériel en place, les deux compères se placèrent de part et d'autre de la porte, prêt à mettre leur ébauche à exécution. Si Iain avait déballé sa pioche, plutôt bien usé, Danielo avait choisi un très long pic à glace, dérobé l'an passé, et qui à juste titre, avait tout aussi bien servit depuis. Il avait malgré tout prit soin de caler une petite hache dans son jean arrière, se débarrassant tout comme son allié, de son sac. La lampe torche du plus petit des deux visaient déjà la cible, excitant le regard éteint des rôdeurs derrière la vitre. Lorsque Iain lui laissa le champ libre pour ouvrir la porte, Danielo acquiesça, posant sa main sur la clenche. Il jeta un dernier regard à son ami, puis, plus concentré que jamais, repoussa celle-ci jusqu'au claquement, libérant son bras du piège.
Sans surprise, le bruit, la lumière et la libération de l'oxygène avaient attisé l'attention des cadavres, intensifiés par les sifflements. Ils s'étaient tous renversés et écrasés les uns les autres, avant de parvenir enfin à atteindre les nœuds. Le premier qui extirpa sa tête, en rampant, fit le bonheur de Danielo, qui n'en fit qu'une « bouchée », retombant aussitôt sur le sol, et bouchant ainsi une partie de la sortie. Pendant ce temps, deux autres repoussaient les cordes de leurs bustes, essayant d'agripper le jeune Iain, encore hors d'atteinte... Leurs expériences allaient très clairement leur servir, malheureusement, ils n'avaient pas le temps de s'organiser, et un troisième se faufila par le bas, parvenant à saisir les chevilles du Parks. Danielo s'apprêtait à le secourir, lorsqu'il se fit surprendre par le second, qui le retenait par le col. Il dut le tirer hors du piège, pour enfin pouvoir le maîtriser, et ainsi l'achever. Plus ils en exterminaient, plus ils découvraient que la salle en avait contenu bien plus que comptée... C'est un cinquième qui parvint à s'extirper de la salle, manquant de peu d'atterrir sur Iain. Danielo lui avait foncé droit dessus, le projetant à quelques mètres de sa proie, pour finalement atterrir par-delà une table, dans la petite réserve. Étrangement, celui-ci paraissait bien mieux conservé que les autres, et surtout, bien plus enragé.

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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Sam 24 Mar - 23:12


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Posté de mon côté de la porte et arme en main, je ressentais une certaine excitation qui m’était peu familière. Mes rencontres avec les rôdeurs étaient le plus souvent saupoudrés de crainte et de précautions. Cette fois-ci, je ne pouvais nier que ce partenariat avec mon ami retrouvé me rendait fébrile, puisque comme Danielo l’avait dit, la distraction serait bienvenue. Toutefois, lorsque mon camarade poussa la porte et que les zombies commencèrent à affluer dans notre piège, la réalité me ramena à mes anciennes habitudes et la boule d’excitation dans mon estomac fut remplacée par un glaçon de malaise. Il fallait dire que contrairement à des mouches dans une toile, les zombies ne se retrouvaient pas agglutinés dans nos cordes. Ils cherchaient par tous les moyens à nos atteindre, tendant les bras dans notre direction. L’un réussit à ramper sous les cordages, mais Danielo se chargea de lui. Je redonnai donc mon attention complète aux deux ennemis debout qui cherchaient toujours à nous capturer, essayant de déterminer la meilleur façon de les abattre dans me faire blesser. Mes réflexions furent coupées par une main qui agrippa ma cheville. Je reculai, mais la poigne de mon assaillant ne faiblit pas. Danielo tenta de faire un pas dans ma direction avant qu’un autre ennemi de l’attrape par le collet. Nous étions chacun aux prises avec notre propre adversaire et je continuai de tirer ma jambe vers l’arrière jusqu’à ce que la tête du rôdeur, toujours accroché à mes bottes, émergea de sous les cordes. Le moment était venu, et je me courbai pour mieux achever le mort-vivant d’un coup de pioche en pleine tête.

Je réalisais maintenant que notre préparation était insuffisante. Les zombies, à force d’acharnement, finiraient par rompre les cordages artisanaux qui les éloignaient de nous. Nous n’avions pas pris la peine de compter le nombre d’adversaires, peut-être en faisant suffisamment de bruits pour tous les attirer près de la vitrine avant de nous décider à ouvrir la porte ou non. Danielo et moi n’avions même pas de mot de sureté, que l’un de nous pourrait employer pour signifier à l’autre qu’il était peut-être temps d’utiliser la grenade. « Iain, sort de ta tête et paie un peu attention à ce qui se passe ! » Ma sœur avait raison. Je me relevai et jetai un coup d’œil à Danielo, qui se jeta en direction d’un autre rôdeur qui s’était évadé du piège tandis que nous combattions les autres. Le monstre fut catapulté plus loin dans la pièce et j’en profitai pour frapper celui qui était toujours coincé dans les cordages. En comptant rapidement, il y avait quatre cadavres au sol et un cinquième au fond de la pièce qui se relèverait sûrement d’une minute à l’autre. Je jetai un faisceau de lumière dans la salle de tir et aperçu de nouveaux adversaires qui avançaient dans notre direction. « Je vois deux silhouettes qui approchent… Non, trois. » Toutefois, elles n’étaient pas encore le premier de nos problèmes, puisque le carnassier que Danielo avait éjecté accourrait de nouveau vers nous.

Peut-être pour remercier Danielo d’avoir repoussé le zombie qui menaçait de s’en prendre à moi, peut-être pour lui montrer que je m’étais endurci depuis notre dernière rencontre, ou peut-être pour les deux raisons à la fois, je décidai de me charger du rôdeur. Tandis qu’il courrait dans notre direction, je fis un pas en avant et, au bon moment, je lui envoyai un coup de pied en plein ventre qui l’envoya contre un mur. Maintenant ralenti dans sa course, mon adversaire était moins dangereux et je m’avançai pour lui perforer le crâne avant qu’il ne reprenne son élan. Contrairement aux autres morts-vivants, qui étaient dans un état de putréfaction plutôt avancé, celui-ci semblait plus frais, ce qui pouvait indiquer que nous n’étions pas les premiers à tenter de fouiller cet endroit. Je me tournai vers mon camarade et vérifiai qu’il se portait bien, mais je savais que nous ferions mieux d’abattre les mangeurs de chair plutôt que de discuter de leur apparence. « Bon, retournons au piège nous charger des trois prochains », dis-je à Danielo. Cependant, ce ne fut pas trois rôdeurs que j’aperçu, mais quatre. Pire, les autres corps au sol les avaient fait trébucher dans notre piège et nos ancrages n’avaient pas supporté leur poids. Les cordes, désormais inutiles, reposaient sur le plancher. Plus rien ne pouvait retenir les zombies qui provenaient de la salle de tir. Je ressenti un élan de découragement, avant qu’un juron prononcé par ma sœur me force à me redresser.

« Ils ne sont que quatre. On peut s’en charger sans recourir à la grenade. » Ça, c’était seulement s’il n’y en avait pas d’autres à leur suite…


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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Mer 4 Avr - 20:28

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Sonné par la projection du rôdeur, qui avait atterrit avec lui par-delà la table de la réserve, Dan avait mis quelques secondes avant de se redresser, offrant l'occasion au cadavre encore en bon état de se diriger vers le survivant qui pour lui, paraissait le plus appétissant : Iain. Dan avait tenté de l'avertir, mais Iain semblait avoir de très bon reflex, se débarrassant de celui-ci en deux coups. Impressionné par les talents de son ami retrouvé, un petit sourire rassuré était apparu sur le visage du Colombien, alors qu'il revenait le soutenir dans ce combat. D'après le jeune homme il restait encore trois macchabée à l'intérieur de la salle de tir, assurant ainsi le bon fonctionnement de leurs plans. A peine avaient-ils fais demi-tour, qu'ils réalisèrent qu'en fait, il y en avait quatre au total. Non seulement ils se multipliaient, mais qui plus est, les rôdeurs restant venaient de détruire les fondements du piège, piétinant avec inconscience les corps éteints qui tapissaient le sol. « Au fait, je t'ai pas dit... ». Il s'était interrompu, alors que les deux premiers leurs fonçaient droit dessus. « J'ai menti... ». Se permit-il de glisser, alors que Iain souhaitait pouvoir esquiver l'option « grenade ». Un mensonge derrière un mensonge, puisqu'en vérité, il disposait bien d'une petite grenade dans les entrailles de son sac. Il essayait juste de donner une raison à son camarade de se battre jusqu'au bout, et ainsi, de pouvoir achevé leurs plans pillages, comme convenu. Et puis aussi... Cela lui permettrait certainement de pouvoir économiser son dernier explosif. Après avoir largué sa fausse confidence, il avait offert un petit haussement d'épaule désolé à son compagnon, se précipitant sur le premier cadavre qui le visait. Pas de chance, le second avait suivi, lui attrapant le bras par l'arrière pour le mordre. Par reflex, Danielo avait brutalement reculé, écrasant le premier de son torse, tandis que le deuxième tentait de récupérer son fameux repas. Pendant une seconde, Danielo avait cru sentir quelque chose traverser son t-shirt, jusqu'à sa chair, mais en vérifiant, il réalisa qu'il n'avait aucune plaie, et qu'il venait d'échapper de peu à ce qu'il redoutait le plus. Cette montée d'adrénaline venait clairement de renforcer sa détermination, propulsant son poing dans la gorge du premier, il l'avait achevé d'un coup, sautant sur celui qui avait manqué de le tuer, pour de bons. Et tandis qu'il avait accidentellement coincé le second dans la machine à boisson, et que ce dernier se débattait, incapable d'en sortir, Dan en profita pour jeter un œil à la situation de Iain, juste derrière lui. Pendant une petite seconde, il s'était demandé s'il avait besoin de son aide, mais en voyant qu'il n'avait plus qu'à se débarrasser du dernier, il comprit qu'il n'avait qu'à être spectateur de son affrontement. Cet assaut final aurait pu conclure la bataille, et pourtant, lorsque Dan cru entendre des cognements à l'avant, il découvrit avec stupeur que les sifflements avaient attirés, à l'extérieur du centre de tir, des dizaines de nouveaux rôdeurs affamés. « Quand tu auras fini... Je crois... qu'il va falloir qu'on trouve une autre sortie. ». Commentait-il. Une petite voix dans sa tête était en train de lui rappeler qu'il détenait une grenade et qu'il ne pourrait peut-être pas l'économiser, finalement. Le Colombien avait ajouté un blocage à la porte, cherchant à gagner un peu de temps, dans l'optique ou ces derniers décideraient de briser la vitrine pour entrer. Après les avoir contemplés pendant un moment, il était retourné voir Iain, prêt à découvrir ce que contenait cette maudite pièce, avec lui. Ils avaient pris la décision de dévaliser le centre ensemble, et malgré le fait que Danielo ne soit pas des plus honnêtes, d'habitude, la relation qu'il entretenait avec Iain le poussait à rester droit avec lui, et ainsi, à envisager de réellement faire 50/50 sur le promis butin. Pour pouvoir pénétrer dans la pièce, les deux hommes allaient devoir traverser, comme ils le pourraient, les restes de cadavre à l'entrée. Dan avait ramassé son sac, et en y plongeant le bras, il avait présenté sa petite copine à Iain, un sourire vicieux sur les lèvres. « Rien de tel qu'un petit mensonge pour remotiver les troupes ! ». Blaguait-il, en tapotant l'épaule de son ami, piétinant ensuite quelques os en décompositions. Il avait pris soin de ranger la grenade dans sa poche, cette fois, créant de la place pour les ravitaillements qu'il pourrait trouver.
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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Jeu 19 Avr - 2:20


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Mon regard restait centré sur les rôdeurs qui approchaient de leurs pas lents, mais je tendis l’oreille aux propos de mon ami. Au départ, concentré sur le combat à venir, je ne compris pas immédiatement où Danielo voulait en venir. Il avait menti… mais sur quoi ? C’est alors que je réalisai qu’il voulait dire que nous n’avions pas de porte de sortie, lui et moi, au cas où les zombies devenaient incontrôlables. Il m’avait bien berné, me faisant croire qu’il pourrait sortir une grenade de son sac à tout moment pour nous sauver la vie. « Tu as intérêt à gagner cet affrontement alors… », me rappela June, sans que ce soit réellement nécessaire. Accentuant ma poigne sur ma pioche, je m’avançai vers les deux zombies les plus près tandis que mon partenaire affrontait les siens. Des bruits de choc contre la machine distributrice résonnèrent derrière moi tandis que je perçais le crâne du premier rôdeur, mais je ne me permis pas de tourner la tête ne serait-ce qu’un instant. Je ne pouvais pas me permettre de perdre ma concentration, surtout que le second adversaire s’annonçait coriace. Il s’agissait d’un homme qui devait bien mesurer une tête, voir une tête et demie de plus que moi. Tandis que je délogeais la pointe de mon arme du premier adversaire, j’essayais de penser au meilleur moyen de l’affronter. Balancer ma pioche à bout de bras au-dessus de ma tête ne semblait pas l’option à privilégier et je craignais ne pas avoir suffisamment de force pour faire basculer le zombie par en arrière d’un simple coup de pied. J’étais encore ambivalent lorsque mon regard tomba sur les cordages au sol.

Même si les zombies avaient détruit notre piège, je pouvais toujours me servir pour entraver mon adversaire. L’une des cordes était toujours attachée au radiateur à lequel je l’avais fixée. Je me précipitai donc sur l’extrémité qui traînait au sol et, lentement, je tournai autour du zombie, réussissant après quelques tours à lui bloquer les jambes. Un pas de trop et le monstre s’échoua au sol, où il fut facile pour moi de mettre fin à son simulacre de vie. Le front ruisselant de sueur, je me tournai vers Danielo, qui avait lui aussi réussit à éliminer ses deux rôdeurs sans aide. Je me tournai ensuite vers la porte d’entrée suite à ses propos pour m’apercevoir qu’effectivement, il y avait foule au stand de tir aujourd’hui. « Espérons qu’il y a une sortie de secours à l’arrière du bâtiment. Ta grenade nous aurait bien été utile sinon… » Et parlant de cette grenade, voilà justement mon ami qui farfouillait dans son sac pour sortir le dit explosif. Je le regardai, bouche-bée, abasourdi par ce mensonge. Pourquoi m’avoir raconté cela ? Était-ce pour que je me batte avec l’énergie du désespoir ? « Tu ne devrais pas lui faire confiance. Tu te voiles la face avec tes histoires d’ami retrouvé, ça ne te rend que plus facile à manipuler. » J’essayais habituellement de ne pas écouter les paroles de ma sœur, mais je devais avouer que ses insinuations me troublaient. Une fois face aux munitions, est-ce que Danielo respecterait notre accord ? Ou bien s’agissait-il d’un bobard de plus ?

Presque réticent, je suivi mon ami dans la pièce que nous venions de vider de ses rôdeurs en enjambant de mon mieux les cadavres de l’entrée. Ma pioche toujours en main, je balayai l’endroit du faisceau de ma torche, satisfait de voir qu’il n’y avait plus aucun mort-vivant dans le secteur. J’espérais que l’endroit ne soit pas totalement vide non plus. Je repérai une étagère vitrée près de l’entrée, derrière un nouveau comptoir. Et derrière la vitrine, des boîtes et des boîtes empilées les unes sur les autres… « Jackpot ! Nous devons être les premiers qui réussissent à traverser indemnes ce barrage de zombies. » Coinçant ma torche entre mes dents pour libérer ma main, j’essayai de faire glisser la vitre, mais sans succès. Le verrou était toujours enclenché. « Il nous faut soit trouver une clé, soit briser ce verre… » Je me doutais que la première option était préférable, puisque la vitre devait sûrement être incassable. Je sentis un élan de lassitude m’envahir. Les choses n’auraient pas pu être faciles pour une fois ? Pourquoi y avait-il toujours des rôdeurs à combattre, des salles à fouiller, des sorties de secours à trouver ? Je savais que je ne devais pas me décourager aussi près du but, mais je ne pouvais pas m’en empêcher. Il fallait aussi dire que je ne savais plus si je pouvais faire confiance ou non à Danielo. Une fois cette étagère ouverte, pourrais-je repartir avec ma juste part du butin ? Décidant que les réflexions ne servaient à rien, je me tournai vers le comptoir et commençai à ouvrir les tiroirs, espérant que la chance allait me sourire cette fois…


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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Ven 27 Avr - 21:34

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Le rôdeur continuait inlassablement de se débattre dans le distributeur, l'intégralité de son buste écrasé par les parois de la machine. Danielo l'avait observé pendant quelques secondes, avant d'être soudainement interrompu par le surnombre de morts, qui s'entassaient petit à petit derrière les vitrines du stand de tir. Le plan avait effectivement bien fonctionné, sauf qu'ils venaient de leur créer de nouveaux problèmes. En essayant d'informer son ami de cette nouvelle situation, il fut témoin d'un spectacle plutôt distrayant. Iain n'était clairement plus ce qu'il était à l'époque, et il venait explicitement de le prouver en achevant son dernier rôdeur avec ruse. Le macchabée devait faire une voir deux têtes de plus que lui, et pourtant, Iain avait été particulièrement stratégique, pas du tout impressionné par son adversaire. Danielo était sur le point de le complimenter, lorsqu'il fut interrompu par le commentaire plutôt amer de son camarade. Son « faux » mensonge n'avait pas fait l'effet désiré, et pour le coup, Danielo s'était aussitôt refermé, quelque peu déboussolé par ce changement de comportement. Venait-il soudainement de perdre sa confiance ? Depuis le départ, le jeune Colombien n'avait cessé de le charrier, cherchant principalement à sauver ce qu'il pouvait rester de leur si vieille amitié. Il avait imaginé pendant quelques instants, pouvoir solidifier ce duo, et ainsi envisager de conquérir d'autres territoires avec lui. Mais cette idée s'était évaporée, aussi brutalement que lorsqu'il avait achevé son dernier marcheur. Le regard de Iain avait évolué, et la découverte de cette petite grenade, sortit tout droit du sac de Dan, avait suffit à le méprendre une seconde fois. S'il avait la nette intention de se débarrasser de lui, où de lui faire à l'envers, il aurait d'or et déjà profité des rôdeurs pour le faire, nan ? Danielo n'était pas dupe, et assurément pas idiot. Il s'était pourtant abstenu, temporairement du moins, de lui faire part de ses doutes à son sujet, se contentant de se précipiter, à ses côtés, dans la fameuse salle de tir.
Il fallut quelques secondes seulement aux deux alliés, pour découvrir qu'ils venaient de tomber sur une mine d'or. Iain s'était empressé de crier sa joie, excité par les nombreux présentoirs, pourtant clos, qui bordaient les étagères. Danielo observait d'abord la salle de sa lampe torche, avec ébahissement, déboussolé par autant de marchandise. « Putain ! ». Se contentait-il de répondre, en comprenant que bientôt, il ne manquerait presque plus de rien, ou du moins, pendant quelque temps. Il allait se diriger vers les cibles, pour ramasser les balles abandonnées sur le sol, mais fut rappeler à l'ordre par Iain, qui ne parvenait pas à ouvrir sa première vitrine. Danielo avait fait la même tentative que son ami, puis au final, s'était agenouillé devant son sac à dos, laissant son camarade fouiller dans les tiroirs voisins. Ce n'était pas la première fois qu'il se trouvait face à un obstacle de ce type, et très honnêtement, il n'avait pas très envie de gaspiller son temps et sa salive à chercher ce qu'il ne trouverait pas. Dans les entrailles de son sac, il avait retrouvé des morceaux de tiges en métal, qu'il avait fait fusionner en un. Puis, avec patience, il l'avait planté dans le creux de la serrure, tendant l'oreille avec sursis. Il ne lui fallut pas plus d'une minute pour parvenir à ses fins, délivrant la marchandise de sa cage sous le regard ahuri de son allié. « J'suppose que maintenant, je mérite 60% du butin ! ». Plaisantait-il, sans pour autant sourire et exposer un quelconque signe de mascarade. Il avait juste laissé la soupe mijotée, la main plaquée sur la vitrine entrouverte. « Tu es resté seul combien de temps dis-moi ? Parce que j'ai l'air d'un idiot, chaque fois que j'essai de te faire sourire avec mes blagues pourris, et concrètement tu n'étais pas du genre à trainer seul, à l'époque ! ». Subtilement, ou pas, Dan venait de mettre les deux pieds dans le plat. Bien évidemment, il parlait de sa sœur, mais ne craignait aucunement le retour de sa question. « J'suis vicieux, probable, mais j'ai bien l'intention de te laisser ta part... donc, ça m'arrangerait que tu cesses de me dévisager, ouai de cette façon-là ! ». Argumentait-il, en le pointant du doigt. Le Colombien était beaucoup plus sérieux cette fois, auscultant les expressions de son ami avec inquiétude. Cette collaboration avait démarré de manière ambiguë, et elle risquait de s'achever de la même façon, si l'un des deux ne prenait pas la décision de crever l'abcès. Et pour cela, ils allaient devoir communiquer, un peu plus.    

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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Sam 5 Mai - 3:45


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Le premier tiroir ne contenait absolument rien d’utile, à l’exception d’une famille de cloportes décédés depuis belle lurette. Tandis que j’ouvrais le second avec l’espoir d’y trouver mieux, j’entendis Danielo fouiller dans son sac et je le regardai passer devant moi pour se diriger vers l’armoire. Un cliquetis métallique se fit entendre tandis que Danielo jouait avec la serrure, essayant visiblement de la crocheter. Je délaissai donc mes recherches avec l’espoir qu’il résolve notre problème, ce qu’il fit en une minute à peine. Mes épaules se détendirent maintenant que la pression d’ouvrir cette vitrine était disparue… jusqu’à ce que Danielo parle d’augmenter sa part du butin suite à son ouvrage. J’avais de plus en plus de difficulté à lire mon ami au fil de la journée. Je ne décelais dans son visage ou son langage corporel aucun signe qu’il s’agissait d’une quelconque plaisanterie. Voulait-il réellement renégocier notre accord ? Un soudain sentiment de claustrophobie m’envahit, comme si les murs fondaient vers moi à toute vitesse. La pièce était sombre, les zombies coupaient la voie de sortie et j’avais devant moi un Danielo sérieux comme une statue. Ce dernier n’avait pas encore posé aucun geste menaçant à mon encontre, mais que se passerait-il si je refusais de marchander ? « Tu ferais mieux de te préparer à te battre frérot. » Ma sœur n’avait jamais été du genre rassurant.

J’avais toujours été de nature angoissée et les choses n’avaient pas changé. J’étais capable, en quelques secondes seulement, de monter un scénario dans lequel je me faisais agresser et laisser pour mort par mon ami d’antan, scénario qui n’eut jamais eu lieu, puisque Danielo avoua qu’il s’agissait d’une farce et qu’il n’avait pas l’intention de me flouer. Il en profita même pour me faire des reproches quant à la façon dont je le regardais, ce qui eut le don de m’irriter. Je n’étais pas soulagé d’apprendre la vérité, plutôt exaspéré de ses blagues qui ne faisaient que me confondre. « Non mais à quel genre d’attitude s’attend-il s’il enchaîne mensonge sur mensonge ? » Il semblait que June était du même avis que moi et je sentis pendant un instant que mon désagrément se muait en colère sous l’influence de ma sœur. Je tentai de réprimer ce sentiment, ne désirant pas jeter de l’huile sur le feu. La situation était déjà assez tendue sans que j’en rajoute, mais je devais avouer que j’avais de la difficulté à résister au désir de cracher ses quatre vérités au visage de mon ami.

« Oui, ça fait un bon bout de temps que je survis en solo, alors tu m’excuseras si je ne suis pas encore au parfum des dernières tendances de l’humour, du genre mentir à ses partenaires de combat. » Même si je faisais mon possible pour ne pas céder à la colère, mon ton restait cassant. « Je me suis fait dévaliser par des gens que je croyais honnêtes, on m’a frappé derrière les genoux avec une batte de baseball sans aucune raison, dernièrement on m’a même plaqué au sol par surprise – je haussai le sourcil  et croisai les bras à ce moment – donc ne sois pas surpris si je n’accorde plus ma confiance aussi facilement, d’où ma façon de te dévisager. » Une veine commençait à palpiter sur ma tempe gauche et je commençais à avoir terriblement chaud. « Allez Iain, n’arrêtes pas en si bon chemin ! Dis-lui ce que tu penses de sa mythomanie. » Sentant que je commençais à perdre le contrôle, je tentai de calmer le jeu. Je ne voulais pas que cette conversation se termine en engueulade par ma faute, même si ma sœur aurait grandement apprécié me voir perdre l’un de mes rares amis toujours vivants. « Je n’étais pas du genre à traîner seul, tu as raison, mais les choses ont changé. J’ai changé. Et toi aussi sûrement. Même si j’essaie de me dire que nous étions… que nous sommes amis, mes habitudes méfiantes ont la vie dure. Désolé. »

J’avais peur d’être allé trop loin. Si jusqu’ici j’avais blâmé Danielo pour les malentendus entre nous, j’avais moi aussi une importante part de responsabilité dans tout cela. Je ne lui pardonnais toujours pas le coup de la grenade, mais je pouvais maintenant voir dans ses blagues des tentatives d’alléger une ambiance étrange, une situation peu habituelle. Nous étions des amis de longue date, mais aujourd’hui nous étions des étrangers l’un pour l’autre, la faute aux années passées, à l’apocalypse, à tout ce que vous voudrez. Tandis que Danielo cherchait à faire revenir notre complicité à la surface, je n’avais pas pu laisser tomber les murs que j’avais érigés autour de moi au cours des quatre ou cinq dernières années. Pire, je l’avais soupçonné d’intentions malveillantes à mon égard. Cette rencontre fortuite était une chance de faire renaître une amitié et j’avais peur de l’avoir complètement gâchée. Je m’en voulais désormais, mais je ne pouvais pas revenir en arrière. Si Danielo décidait de partir de son côté sans se retourner une fois hors de ce stand de tir, je ne pourrais le lui reprocher. Je n’osais plus prononcer un mot ni même avancer pour commencer à séparer le butin. La balle était dans le camp de Danielo et je préférais attendre sa réaction avant d’entamer quoi que ce soit.

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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Lun 14 Mai - 21:23

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La main braquée sur l'ouverture du petit meuble vitrée, Danielo faisait barrage, profitant de ce court moment de "répits", pour tenter de mettre les choses aux claires avec son ancien ami. Le Colombien prenait des risques en confrontant directement Iain, alors qu'ils risquaient, et mutuellement, d'avoir besoin de l'autre pour sortir d'ici. L'entrée était dorénavant bouchée par les rôdeurs, et s'ils continuaient de se multiplier ainsi, la vitrine du stand de tir ne tiendrait pas, et bientôt, il n'y aurait plus que deux petites portes pour les séparer de cette nouvelle invasion morbide. Dan n'avait pas très envie de se retrouver coincer ici, et encore moins avec un coéquipier soupçonneux. Autrefois, il aurait sans doute pu lui accorder sa confiance les yeux fermés, mais aujourd'hui, 5 ans et demi d'apocalypse, de sangs et de survies les avait séparés l'un de l'autre, allant jusqu'à les changés. Pour preuve, dès la première minute de retrouvaille, le jeune Iain s'était fait propulser sur le sol avec brutalité... Mais si Dan l'avait reconnu, au départ, les évènements ne se seraient pas enchainés ainsi. Son regard, suspicieux, continuait de dévisager celui de son partenaire, qui semblait contenir beaucoup de ressentiments. Allait-il vouloir régler ça par la manière douce, lui aussi, ou finirait-il par perdre le contrôle ? Quoiqu'il en soit, Dan était prêt, il n'avait jamais cessé de l'être d'ailleurs, en cinq années de combats. Après s'être accordé un temps d'adaptation, les lèvres serrées du gaillard s'était enfin décousu, accablant le grand barbu de reproche. Voilà qu'il se révélait enfin, bien que ce fut de manière plutôt indélicate. Iain aurait pu, et mille fois, se présenter sous un jour plus honnête, et pourtant, il s'était contenté d'accumuler les doutes, jusqu'à exploser. « Mentir...». Un sourire ironique était apparu sur le visage de Dan, qui ne savait plus vraiment s'il devait prendre ses accusations aux sérieux, ou s'il devait les ignorer. Visiblement, oui, il avait dû vécut, mais il n'avait jamais eu à faire au pire des pires encore, sinon, il ne prendrait pas aussi mal, le comportement ambigu, mais retenu, de son vieil ami. « Si j'avais vraiment voulu te berner mon vieux, crois-moi, on ne serait pas ensemble dans cette pièce, en train de se partager un butin qui nous fera tenir deux semaines, tout au plus.». Rétorquait-il, en continuant de le guetter de son emplacement. « Tu m'excuseras si je ne verse pas ma petite larme pour toi, j'pense qu'on a tous eu nos sévères moments de galères. » Et ce n'était rien de le dire. « Mais... on a un passé, et pas des moindres. Alors, non, je ne t'excuserais pas de me dévisager comme ça, alors que j'ai pas été aussi réglo avec un vivant depuis des mois ! » Surtout qu'il avait sa petite réputation, à force de dévaliser les camps de nuits. Mais le Colombien n'appréciait pas son comportement, tout simplement parce qu'il pensait pouvoir retrouver un ami, et non pas un étranger. Ils avaient perdu beaucoup, et chacun de leurs côtés, ce qui aurait dû, au contraire, les rapprocher. « Ta raison de m'en vouloir, mais tu aurais dû le faire, il y a déjà deux heures, quand je t'ai attaqué en pensant que tu étais un étranger... je me demande d'ailleurs, si tu n'en es pas devenu un. » Il voulait arranger les choses avec son ancien camarade, mais il n'était plus très sûr de la réciprocité de cette résolution. « Si c'est ce que tu attendais... je suis désolé, pardon, navré, de t'avoir foutu sur le cul, pour tenter de te voler ton sac, mais sache que je ne suis absolument pas sincère, puisque, avant qu'on entame cette "discussion", j'étais ravi de l'avoir fait, car j'pensais avoir retrouvé un véritable AMI. ». Concluait Dan, en libérant son emprise de la vitre, pour l'ouvrir. Il avait retiré chacune des boites de la petite armoire, les déposant une à une sur le bureau, pour les ouvrir et les disperser en deux côtés bien distincts et égaux. Chacun sa part, hein ? Voilà que Iain venait officiellement de braquer le jeune Danielo.  
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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Sam 9 Juin - 3:09


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Lorsque je voyageais encore avec June, cette dernière me répétait sans cesse que je n’étais qu’une sale poule mouillée et un véritable paranoïaque. À l’époque cela me frustrait au plus haut point, mais je savais que c’était en partie parce qu’elle avait raison. Depuis la première seconde où j’avais vu un zombie et compris que le monde venait de changer, j’étais devenu méfiant envers tout ce qui bougeait. Non seulement je surveillais les rôdeurs pour éviter que leur morsure ne me transforme en l’un d’entre eux, mais je gardais également un œil sur tout survivant que je croisais, car dans les circonstances extrêmes les humains ont tendance à devenir pire que des bêtes sauvages. Dans un sens, cela m’avait servi. La preuve, j’étais toujours vivant. Pourtant, je regrettais en ce moment même cet aspect de ma personnalité. Tandis que Danielo répliquait à mes reproches, je sentais que je l’avais blessé et la culpabilité m’envahissait petit à petit, chassant la colère qui s’y trouvait. Mon estomac se nouait sous le coup de l’angoisse. Pourquoi avais-je donc été si stupide ? J’aurais bien dû savoir que Danielo ne m’aurait jamais attaqué s’il m’avait reconnu. Mais non, il avait fallu que je doute encore de ses intentions. J’avais pris ce geste comme un signe que Danielo était devenu quelqu’un de dangereux dont il fallait que je me méfie, j’avais pris chacune de ses blagues comme une menace sous-entendue. Le résultat ? Danielo séparait maintenant le butin en deux, sûrement avec l’espoir de s’enfuir le plus rapidement possible.

Je me balançais nerveusement sur un pied, puis sur l’autre, cherchant le meilleur moyen de réparer ce que je venais de briser, tout en sachant que mettre un sparadrap sur une hémorragie ne servirait assurément à rien. « Bien joué Iain, encore un de tes meilleurs coups. » Ma sœur pouvait bien parler, n’était-ce pas elle qui alimentait mes doutes depuis toute à l’heure, me recommandant de me méfier des intentions de Danielo ? Je ne voulais pas commencer à me chercher des excuses pour mon comportement, mais je devais admettre que la voix dans ma tête n’avait été d’aucune aide. Peu importe, je pouvais continuer à jeter des blâmes, mais cela ne réparerait pas les pots cassés. Je sentais mon cerveau tourner à cent milles à l’heure à la recherche de la phrase parfaite, mais je ne trouvais absolument rien qui me permettrait de mettre fin au silence chargé de malaise qui s’était imposé entre nous. Bientôt, il ne restait plus aucune boîte dans l’armoire vitrée et Danielo avait fait deux piles égales, vision qui me fit encore une fois regretter d’avoir douté de son honnêteté. J’ouvris mon sac et approchai de la pile la plus près, faisant glisser les balles tant recherchées vers mon bagage, toujours en silence.

Mais qu’attendais-je donc ? Que les zombies défoncent la vitrine et ne viennent nous trouver ? Que Danielo traverse la porte sans se retourner ? Il n’y aurait jamais de phrase magique pour tout arranger, je me donnais des excuses pour laisser les choses se détériorer encore plus. Je pris une grande inspiration et regardai Danielo droit dans les yeux, chose que j’avais évité de faire lors de sa répartition des munitions. « Tu as raison Danielo, j’ai mal agi. Je t’ai soupçonné du pire alors que j’aurais dû te faire confiance. » Je venais d’avoir la preuve de son honnêteté, elle se trouvait bien à l’abri au fond de mon sac. « Je sais que tu as dit qu’on a tous nos problèmes, c’est vrai, mais crois-moi quand je te dis que ces derniers temps ont été vraiment éprouvants pour moi et qu’ils ont contribué à ce que je m’isole de mes semblables et me méfie de tout le monde. » Je parlais bien entendu de ce vaccin et de ses effets secondaires, même si je n’osais pas en parler ouvertement. Déjà que Danielo me trouvait changé, que penserait-il en apprenant que j’entendais désormais une autre voix dans ma tête ? Cela pouvait expliquer une partie de mon comportement malhabile, je cherchais à camoufler ce trouble aux yeux des autres, mais les gens qui entendaient des voix étaient rarement considérés comme sains d’esprits ou dignes de confiance… Non, je ne pouvais pas le lui dire, pas encore du moins.

« Je sais que tu m’en veux, mais je ne veux pas qu’on parte chacun de notre côté sans jamais se reparler. » En arrière-plan, j’entendais les zombies cogner de leurs poings sur la vitre, mais mon cerveau faisait abstraction de l’urgence. Le véritable impératif, c’était de faire en sorte de sauver ce qu’il restait de notre amitié.

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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Mar 19 Juin - 18:02

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Le Colombien avait distribué les munitions de manière parfaitement équitable, partageant le butin qui montait, chaque fois qu'il attrapait l'une des boites dans l'armoire. Il avait fini par faire deux piles précisément à la même hauteur, avant de récupérer l'une des boites vides, pour la compléter par ses provisions, et les rangés dans son propre sac. Pendant ce temps, Iain avait ramassé sa part, devenu totalement muet, alors que Danielo venait "poliment" de vider son sac. Le Colombien n'osait plus rien dire, complètement exaspéré par le comportement inapproprié de son ex-ami. Si Iain souhaitait qu'il se sépare, et définitivement, dans ses conditions, alors soit, Dan l'abandonnerait là sans se retourner. De toute évidence, le manque de confiance de son coéquipier l'avait suffisamment vexé pour qu'il accepte cette éventualité. Les craintes du Colombien s'étaient avérées vraies, alors que depuis leur retrouvaille, il avait jugé le comportement de Iain particulièrement déroutant. Ils avaient tous changés, mais quelque part, subsistait une part de ce qu'ils avaient été, autrefois, n'est-ce pas ? Sauf que Danielo n'avait strictement pas reconnu celui que Iain avait été, et ceux depuis le début.
Son sac avait glissé jusqu'à l'arrière de son dos, alors que Iain avait fini par s'approcher, peut-être décidé à conclure ou résoudre cette situation nocive, pour tous les deux. S'il décidait de repartir de son côté, alors le grand brun n'aurait qu'à trouver une issue au sommet du bâtiment, en tout cas, il espérait qu'il en existe une. Dans le cas contraire, ils seraient forcés de s'allier une dernière fois, prenant ainsi un risque certain, puisque la confiance avait totalement disparu. Iain pourrait très bien se révéler sous un nouveau jour, encore une fois, et envisager de prendre la fuite en abandonnant Danielo derrière lui, alors qu'il ferait distraction, ou vice versa. Malgré les appréhensions de Danielo, Iain fini par le surprendre, lui donnant raison. Il confirmait s'être mal comporté, et avoir pleinement douté de son coéquipier depuis le départ. Dan s'était contenté de hausser un sourcil, le dévisageant avec un air indéchiffrable, comme s'il ne lui apprenait rien de nouveau. Les sous-entendus de son compagnon de route, le guidaient vers une direction qui ne lui plaisait guère, puisqu'il paraissait avoir des problèmes supérieurs à la moyenne. Le touffu commençait à se demander s'il ne faisait pas partie de ceux qui avait pris le vaccin... Car la plupart des survivants vaccinés qu'il avait croisés, se comportaient d'une manière étrange, un peu comme Iain, et finissait, toujours, par se créer de nouveaux problèmes. Dans le doute, encore une fois, il s'était abstenu de mettre les pieds dans le plat, cherchant avant tout à tester la nouvelle fiabilité de son "ami". « Maintenant, c'est moi qui doute de toi.» Larguait-il, sèchement, alors que ses prunelles continuaient de fixer celle de son allié. « Qui me dit, que maintenant que tu as ce que tu veux, tu ne vas pas me laisser faire diversion pour que tu t'échappes de ton côté ? ». Evidemment, la réponse du jeune survivant ne ferait aucune différence, puisque Danielo attendait surtout des preuves. Si les deux amis sortaient d'ici vivants, et avec leurs butins, alors peut-être que le colombien reviendrait sur son jugement. « De toute façon, on a plus le temps pour ça... il faut sortir d'ici d'abord. » Concluait brièvement le gaillard, qui faisait demi-tour, en direction de la vitrine. Dan faisait dorénavant face aux vitres, comprenant que la situation s'était envenimée, puisque plus les rôdeurs frappaient sur la surface transparente, plus cela attirait les autres. Il s'était alors acharné à contempler chaque parcelle de plafond des lieux, à la recherche d'une issue qui mènerait sur le toit.

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MessageSujet: Re: Bulletproof | Danielo P. Gomez Sam 23 Juin - 19:42

RP archivé suite au départ de Iain. coeurrose

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Bulletproof | Danielo P. Gomez

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