[Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss
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[Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss

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× A propos du vaccin : :
Je n'ai pas eu le temps d'en apprendre plus sur ce vaccin avant que le campement des Sauveurs ne brûle de la cave au grenier. Je ne l'ai donc jamais reçu.

× Âge du perso : :
27 ans.

× Localisation (+ avec qui) :
En Californie, fuyant Bodie en compagnie de Joy Nightingale.

× Avant, j'étais : :
En taule.

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MessageSujet: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Ven 22 Sep - 22:45

Catch me if you canThobias & Svetlana« Ce truc est immonde… », dis-je en tenant entre mon pouce et mon index un caleçon d’homme que je jetai immédiatement dans la pile de gauche. Celle de droite contenait toutes les possessions que je venais de voler et qui n’attendaient que je termine de les trier. Nourriture, munitions et armes blanches passeraient directement de leur sac à dos d’origine au mien, mais les vêtements masculins (surtout s’ils avaient besoin d’une bonne lessive) allaient échouer sur le sol pour y finir le reste de leur vie. À vrai dire, il y avait peu à trier, le jeune homme que je venais de dévaliser étant visiblement adepte du minimalisme. Il ne traînait que l’essentiel avec lui. Peu importe, que l’on se fasse voler peu ou beaucoup, la frustration était toujours eu rendez-vous. Quand c’était par moi, il y avait aussi la peur de finir avec une balle entre les deux yeux, mais cette fois-ci je n’avais pas eu à user de violence pour obtenir ce que je voulais. J’avais eu la chance d’apercevoir ma victime la première et je m’étais faite discrète, attendant le meilleur moment pour frapper. Il s’agissait d’un jeune homme dans la mi-vingtaine, un petit blondinet qui aurait mieux fait de ne jamais croiser mon chemin s’il désirait repartir avec ses bagages encore pleins. J’avais attendu un feu vert, un instant d’inattention où le sac serait laissé sans surveillance. Dès que la situation s’était présentée, j’avais foncé, agrippé mon butin et couru vers une ruelle, croisant les doigts pour que mon larcin soit passé inaperçu.

J’avais couru un bon moment, zigzaguant entre les édifices et dans les rues dans le but de semer le jeune homme. Je m’étais finalement posée dans un parc, à l’abri des regards derrière un petit bosquet d’arbres et protégée du soleil par leur ramure. J’étais en train de lire l’endos d’une boîte de carton cabossée, cherchant une date de péremption, lorsque derrière moi résonna un bruit. Je tournai l’oreille vers cette direction. Pas de doute, il s’agissait bien de pas, ceux d’un être humain qui plus est. Les zombies de courraient pas, eux (et une chance !) J’étais quelque peu incrédule d’avoir été retrouvée aussi facilement. Je croyais avoir pris toutes les précautions nécessaires, mais il fallait croire que je n’étais pas à l’abri d’un survivant motivé. Vite, je fourguai tout ce qui se trouvait sur le sol dans mon sac à dos, essayant de ne pas faire clinquer les objets entre eux pour garder ma position secrète encore quelques instants. Même si j’avais été frustrée de tomber sur un type qui voyageait aussi léger, je considérais maintenant que j’avais eu de la chance. Si j’avais à courir de nouveau, aussi bien que ce ne soit pas avec un bagage titanesque sur le dos. J’étais moi-même une de ceux qui n’accumulaient pas beaucoup. Il était bien plus facile de prendre aux autres ce dont j’avais besoin que de perdre des heures à fouiller de vieilles ruines poussiéreuses.

De retour sur mes deux pieds, je collai mon dos au tronc le plus près et je risquai un coup d’œil en direction des bruits que j’avais entendus. Je ne vis personne au départ, alors j’étirai le cou et je jetai un regard circulaire aux environs. Il était là, à environ vingt mètres plus loin, et cette fois il avait aperçu ma présence. Nos yeux se croisèrent et je ne fis donc pas l’effort de me terrer de nouveau derrière l’arbre. J’étais tombé sur une victime plutôt combative, mais je n’allais certainement pas me courber devant lui et lui remettre ses biens tout simplement parce qu’il avait réussi à me retrouver. S’il voulait mettre la main sur ses affaires, il lui faudrait aussi m’attraper. Avant de me remettre à courir, je fis un doigt d’honneur au blondinet. Ce n’était peut-être pas le geste le plus brillant et peut-être même l’inciterait-il à mettre plus d’efforts dans sa poursuite, mais je n’avais pas pu m’en empêcher. Je n’appréciais pas d’être ainsi déjouée. Je fonçai en direction de la sortie du parc afin de rejoindre le centre-ville, que je connaissais assez bien et qui débordait de cachettes à mon intention. Je n’avais pas besoin de regarder derrière mon épaule pour savoir que le jeune homme me suivait à la trace. Qu’il se prépare à suer, parce que j’avais un excellent cardio et que je ne me rendrais pas sans combattre de toutes mes forces !
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told myself I's a prisoner and I'd broken my chains, that I could be anyone.

× A propos du vaccin : :
Voilà, c'est fait. Thobias a désormais une envie folle de viande crue, des excès de violence, une nette tendance à se perdre dans ses pensées et il a aussi quelques maux de tête assez violents, parfois. Et des vertiges aussi.

× Âge du perso : :
25 ans.

× Localisation (+ avec qui) :
Angels Camp, Californie, avec Théa.

× Avant, j'étais : :
officiellement étudiant, officieusement ... un escroc, un voleur, et de temps un autre un dealer.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Dim 8 Oct - 12:38


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LA PESTE. C'est la première pensée qui traverse l'esprit de Thobias, lorsqu'il se rend compte que son sac a tout bonnement été vidé. Oui, vidé. Intégralement. Et la personne responsable de cela, il est sûr de savoir qui c'est. Une jeune femme blonde qu'il a repérée quelques heures plus tôt, qui lui semblait un peu suspecte et qu'il a gardé un long moment à l'oeil jusqu'à ce qu'elle disparaisse tout bonnement de son champ de vision. Il faut croire qu'il n'a pas été assez vigilant : il a suffit qu'il baisse sa garde quelques secondes pour qu'elle réapparaisse et se volatilise avec ses biens. Ni une, ni deux, Thobias s'est élancé à sa poursuite. Quelle idée il a eu, aussi, d'insister pour que son compagnon de voyage du moment reste en arrière pendant que lui-même partait en quête de nouvelles ressources. Loin, très loin du camp. Enfin, non, pas trop en réalité. Il n'a pas eu le cran d'aller beaucoup plus loin. Faut dire que s'il a le physique, l'endurance et la force mentale de rester seul des jours durant et d'affronter toutes les péripéties se mettant en travers de sa route, il n'est pas dupe. L'intelligence ne suit pas. Pas du tout. C'était Théa, des deux, la plus douée pour mettre sur pieds des plans qui valent le coup, qui valent la peine de prendre des risques. Et comme elle n'est pas avec lui aujourd'hui - et depuis plusieurs mois -, il n'y a que sur lui-même qu'il puisse compter. Sur lui-même mais surtout sur son physique. Sur ses jambes qui le portent, sur son cœur qui l'autorise à courir sur une longue distance. Il s'arrête tout de même quelques instants, regardant autour de lui et espérant (re)trouver la cachette de celle qui s'est enfuie avec ses affaires. Finalement, il la repère. Elle est là, à quelques mètres de lui. Elle regarde dans sa direction, s'aperçoit donc qu'il l'a vue. Et à son tour, agile et rapide, elle saute de sa cachette et s'enfuit à toute vitesse. Thobias n'est ni dupe, ni épuisé. Pour récupérer ses affaires, il est prêt à beaucoup de sacrifices, même à s'épuiser à la tâche s'il le faut. Alors il ne perd pas espoir et il court ... Encore, toujours. Ses jambes ne lui semblent pas plus lourdes qu'à l'accoutumée, et sa respiration, bien que trop rapide, n'est pas laborieuse.

Il peut tenir encore un moment comme ça, et il le sait. Tant mieux, d'ailleurs. Parce que derrière lui, il entend des bruits. Autour de lui, divers mouvements. Parfois, il s'autorise à jeter des coups d'oeil en arrière, à gauche, à droite. Plusieurs rôdeurs se sont accumulés et les poursuivent. Ou plutôt, le poursuivent lui pendant qu'il poursuit son bourreau du jour. Non mais franchement ! Ça lui apprendra, aussi, à laisser ses affaires sans surveillance pendant qu'il fait des repérages. Ça lui apprendra, aussi, à ne pas plus se méfier de la première venue. D'ailleurs, elle vient d'où elle ? Elle a fait une réapparition soudaine devant lui, alors qu'il pensait l'avoir tout simplement perdue de vue. Voire même qu'elle s'était volatilisée par méfiance vis-à-vis de lui. QUEL IDIOT ! Si Théa était là, elle saurait sans doute quoi faire. Peut-être même qu'elle l'aurait déjà rattrapée. Mais si Thobias est endurant, il n'est pas réputé pour sa finesse et son agilité. Il est plus badaud, trop costaud pour une course interminable comme celle-là. Pas assez malin, aussi, pour trouver une autre solution à son problème. Tout ce qu'il peut faire, donc, c'est continuer de courir. Continuer de courir sans la perdre de vue, et en espérant qu'elle finisse par s'épuiser, elle. Et, de préférence, qu'elle le fasse avant lui. Il n'y avait rien de précieux, dans son sac - qu'il a mis, vide, sur son dos d'ailleurs -, mais c'est une question de principe. Il veut le récupérer, et il le récupérera. C'est tout. « REVIENS ICI ! JE LÂCHERAI PAS L'AFFAIRE ALORS TU FERAIS MIEUX DE T'ARRÊTER TOUT DE SUITE ! » Qu'il beugle sans se soucier de faire trop de bruit et de, peut-être, attirer encore plus de rôdeurs. C'est une sacrée petite horde qui se forme derrière lui, d'ailleurs. Mais il a un avantage certain sur eux : il court. Eux sont à la traîne. Lents comme tout. Paresseux et incapables d'accélérer le mouvement. Avec un peu de chance, il réussira à rattraper cette jeune femme avant d'être trop fatigué pour même éviter les rôdeurs. La poisse.

You kill or you die or you die and you kill. † the walking dead.


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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Mer 11 Oct - 4:03

Catch me if you canThobias & SvetlanaIl me fallait l’avouer : je me sentais quelque peu déstabilisée face à la situation. J’avais l’habitude d’avoir la haute main dans toutes circonstances et ce n’était pas le cas en ce moment. Il fallait dire que j’avais dévié de mes habitudes, ce qui pouvait expliquer une partie de ma malchance. D’ordinaire, je m’arrangeais pour que ma victime soit dans l’incapacité de répliquer, mais dans le cas présent j’avais tout simplement espéré que ma vitesse, ma furtivité et ma connaissance de la ville me permettraient de m’en tirer. Peut-être avais-je sous-estimé le blondinet aussi, qui savait. Néanmoins, je refusais de croire à une quelconque rétribution de mon karma. Tout cela n’était que des imbécilités. Le monde était comme un buffet à volonté et certains, comme moi, préféraient se servir avant qu’il ne reste plus rien de bon plutôt que d’attendre sagement dans la file qu’une place se libère. En fait, si le karma existait, alors c’était lui qui m’avait envoyé sur le chemin de mon poursuivant pour le punir d’une quelconque mauvaise action antérieure. C’était la seule explication que j’étais disposée à accepter. Quittant mes pensées, je me concentrai sur ma respiration et la cadence de mes pas. En quelques foulées, je traversai l’entrée du parc et me retrouvai de nouveau sur le bitume, entourée de buildings de béton et de verre. Je contournai une voiture et poursuivi ma lancée sur la ligne jaune en plein centre de la route.

Je tournai la tête vers l’arrière sans arrêter de courir en entendant le jeune homme s’époumoner à mon intention. S’il ne voulait pas lâcher l’affaire, alors il ferait mieux de garder son souffle pour courir sur mes traces, parce qu’abandonner n’avait jamais fait partie de mes plans à moi non plus. Un coup d’œil me permis de m’assurer que je n’avais pas perdu du terrain, sans toutefois en avoir gagné. Je découvris aussi qu’un nouveau problème venait de s’ajouter à la pile : Blondinet venait de rameuter tous les rôdeurs du coin à sa suite avec ses hurlements. Bien joué ! En plus de devoir distancer ce petit insolent, j’allais devoir garder l’œil ouvert pour ne pas me jeter directement dans une horde de morts-vivants. Et voilà que justement, devant moi, je voyais des silhouettes sortir des allées, des porches et de derrière les automobiles abandonnées pour envahir la rue et me couper le chemin. Pestant contre l’imbécile qui avait alerté toute la population décédée du coin, j’embranchai dans une ruelle sur ma gauche avant de finir encerclée par les zombies. Arrivée au centre de l’allée, je fus toutefois dépitée de voir apparaître deux ombres à l’extrémité du passage. Misère ! Je n’allais tout de même pas revenir sur mes traces et risquer de me faire coincer par celui que j’avais détroussé…

Plutôt mourir que de m’avouer vaincue ! J’étais une femme ingénieuse et j’allais le lui montrer. Je continuai de courir jusqu’à ce que j’atteigne un conteneur de déchets à proximité d’un escalier de secours. L’un des rabats était ouvert et laissait s’échapper un fumet révulsant qui rivalisait avec l’odeur des rôdeurs. Je grimpai plutôt sur le côté qui était fermé et enlevai le sac de mon dos pour le jeter sur le premier palier de l’issue d’urgence. Puis, prenant un élan de quelques pas, je sautai et m’agrippai au rebord de la plate-forme. Balançant mes jambes dans le vide comme un démon au-dessus de l’eau bénite, je fini par me hisser hors de portée des rôdeurs. Essoufflée, je récupérai mon sac pour le remettre sur mon dos et jetai un regard derrière moi pour voir où en était mon adversaire. Cette escalier de secours avait beau être inaccessible pour les zombies, il ne l’était pas nécessairement pour Blondinet. Je ne pouvais pas me permettre de reprendre mon souffle tout de suite. Je grimpai les marches de métal quatre à quatre jusqu’à atteindre une fenêtre à guillotine entrouverte. Je soulevai la partie mobile jusqu’à ce que l’espace soit suffisamment grand pour m’y faufiler. L’endroit devait fourmiller de cachettes et il serait alors facile pour moi de fausser compagnie à mon poursuivant. Il n’était pas prêt à abandonner ? Alors il n’avait qu’à venir me trouver !

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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Sam 21 Oct - 14:47


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Thobias n'arrive pas à croire qu'il ait pu être si stupide. Se laisser berner par une pauvre idiote ... ça ne lui ressemble tellement pas. Enfin, si. Enfin, pas tout à fait. Il est idiot, Thobias. Il n'a pas été à l'école pendant très longtemps, il n'a pas non plus des capacités infinies de réflexion. En revanche, il a les muscles, l'endurance, et la volonté. D'une main de fer, il gère sa survie depuis un moment sans jamais trop se poser de questions. Son duo avec Théa est exactement ce dont il aurait eu besoin dans une situation comme celle-là. Elle, au moins, elle ne se serait pas laissée berner. Elle au moins, elle lui aurait fait savoir combien il était idiot de laisser ses affaires juste comme ça. Il l'estimait nécessaire, mais il le regrette bien maintenant. Et si, effectivement, il s'épuise à hurler des invectives à son égard, il ne perd pas pour autant de la vitesse. Au contraire, il lui semble aller plus vite encore. Difficile de dire si c'est un relan de motivation qui vient de déferler sur lui, ou si c'est le fait que des rôdeurs soient en train de s'ajouter à l'équation de cet événement invraisemblable. Les rôdeurs qui arrivent devant lui, Thobias les évite habilement, voire leur fout des coups en passant pour ne pas, lui, s'en prendre un ou pire, se faire mordre. Son objectif reste dans son viseur. C'est la seule chose qu'il lui semble voir dans sa course effrénée, et c'est sur ce point en particulier qu'il reste concentré. La rattraper, voilà ce qu'il doit faire. Ses mouvements sont un peu maladroits et, vu de l'extérieur, il doit avoir l'air d'un grand dadet à la poursuite d'on ne sait trop quoi, mais à l'air ridicule. De ça, il s'en fiche bien. Parce qu'à part des rôdeurs, il n'y a personne pour l'observer. Peut-être cette femme, devant lui, qui coure avec ses affaires en sa possession. Mais elle ne lui importe pas pour cette raison.

La seule chose qui est importante à ses yeux, ce sont ses affaires. Qu'il doit récupérer et ce, quel qu'en soit le prix ! C'est son honneur qui est en jeu, et autant dire que Thobias y tient comme à la prunelle de ses yeux. Ses tibias commencent à le faire souffrir mais Thobias ne s'en soucie pas plus que ça. La douleur est secondaire face à sa détermination qui, elle, est sans faille. Il évite un dernier rôdeur avant de s'élancer à la poursuite de la jeune femme blonde sur une échelle qu'il grimpe à toute vitesse, ses bras aidant. « Tu auras beau courir, je serai toujours plus en forme que toi. » De ça, il n'en est pas totalement sûr ... Mais il l'espère en tout cas. Et, vraiment, c'est déjà pas mal. Ne dit-on pas que l'espoir fait vivre ? Que c'est avec lui qu'on obtient le plus de résultats ? Il veut y croire. Et il entend bien aller au bout des choses avec cette femme. Qu'elle le veuille ou non, il la rattrapera. Et il récupérera toutes ses affaires jusqu'à la dernière goutte. Arrivé en haut, en passant par une trappe qui lui procure quelques difficultés du fait de sa taille et de sa largeur, Thobias prend quelques secondes pour regarder autour de lui et analyser la situation. Au moins, les rôdeurs ne les suivront pas jusqu'ici. « Si tu te décides à me les rendre juste maintenant, je ne te ferai rien. » C'est l'implication du sous-entendu qui lui plaît le plus, là-dedans. Parce que ce qu'il veut dire par là c'est que si, en revanche, elle ne s'arrange pas pour tout lui rendre rapidement, il risque de se montrer plus violent et persuasif ... Et si Thobias n'est pas foncièrement méchant, il ne peut tout bonnement pas accepter de laisser passer ça sans s'assurer d'avoir eu sa revanche. Enfin, s'il récupère tout ce sera déjà très bien à ses yeux. Pour l'instant, il tend l'oreille. Et il entend bien découvrir où il est afin de l'attraper, et de récupérer ses biens.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Sam 28 Oct - 16:45

Catch me if you canThobias & SvetlanaUne fois à l’intérieur du bâtiment, je dû prendre une pause pour laisser mes pauvres yeux s’habituer à l’obscurité. Le peu de lumière qui entrait dans la pièce provenait de la fenêtre derrière-moi, la seule qui était ouverte. Les autres étaient toutes recouvertes de journaux jaunis ou assombries par la crasse accumulée, voire les deux. Je fis quelques pas dans la pièce, soulevant des particules de poussières qui dansèrent dans les rayons de lumière. L’endroit où je me trouvais semblait plutôt encombré. Des boîtes de carton un peu partout, certaines empilées jusqu’au plafond. Plus loin, des rangées d’étagères couvertes d’un bric-à-brac difficile à identifier dans cette noirceur. L’endroit sentait le renfermé et l’air sec me chatouillait les narines. Comme il s’agissait de la première pause que je m’octroyais depuis que j’avais quitté le parc, je réalisai que je commençais à être essoufflée. Ma gorge implorait une gorgée d’eau, mes poumons inspiraient l’air empoussiéré comme s’il s’agissait d’un remède à mon épuisement. Je passai le dos de ma main pour y éponger la sueur, repoussant du même coup les cheveux qui y étaient restés collés. Un bruit métallique derrière moi me réveilla de ma torpeur. Je ne pouvais pas me permettre de me reposer plus longtemps que nécessaire, le jeune homme était encore à mes trousses. Maudit soit-il ! Décidant de lui jouer un tour, je me dirigeai derrière une tour de boîtes, la première à la droite de la fenêtre, et je me terrai à l’abri des regards.

Je comptais attendre que mon poursuivant entre dans la pièce et continue en direction du fond pour retourner discrètement vers l’escalier de secours, monter ou descendre quelques étages et me trouver une autre cachette. S’il le fallait, je n’aurais qu’à lancer un objet vers l’obscurité pour que le vacarme, jumelé avec l’espoir de me rattraper, l’y attire. Je m’accroupis au sol et je tentai de ralentir ma respiration histoire que le bruit de mon souffle ne trahisse pas ma présence. J’entendis Blondinet passer par la fenêtre et se poser dans la pièce. Suivirent des menaces de sa part. Je dû me retenir pour ne pas courir vers lui et lui en balancer une en pleine tronche. Il ne me ferait rien si je me rendais ? Ce que je détestais quand les gens me prenaient pour une idiote ! S’attendait-il réellement à ce que je m’approche de lui, l’air piteux, et que je lui remette sagement ses possessions dans l’espoir que nous puissions ensuite repartir chacun de notre côté ? Tandis que je fulminais contre ma victime, je sentis un picotement dans mon nez. Toute la poussière de l’endroit menaçait de me faire éternuer. Furieuse contre le sort qui s’acharnait sur moi, je me pinçai les narines, cherchant à étouffer l’éternuement dans l’œuf, mais mon plan fut un échec et je produisis un vacarme de tous les diables. Vite, je devais reprendre le contrôle de la situation ! Je me relevai et poussai sur la pile de boîtes, qui s’effondra en direction du blondinet.

Je ne pris pas le temps de vérifier si mon ennemi était enseveli sous les boîtes et je me remis à courir entre les étagères. En chemin, j’attrapai tous les objets que je pu sur les tablettes pour les jeter au sol derrière moi, espérant qu’ils réussiraient à faire trébucher mon adversaire en cas de poursuite. Arrivé au bout, je longeai le mur rapidement jusqu’à trouver une poignée et je sortis dans un couloir, tout aussi sombre que l’entrepôt que je venais de quitter. Gauche ? Droite ? J’optai pour la droite et je me remis à courir, espérant que mes pas ne résonnaient pas trop sur le linoléum crasseux. Je ne jetai même pas de regard derrière moi, préférant ne pas savoir si Blondinet me suivait et si oui, à quelle distance. Dire que je faisais tout cela pour de maigres possessions volées, la plupart décevantes qui plus est ! Non, il ne s’agissait pas uniquement de ça, je le faisais aussi pour le principe. Personne, je dis bien personne, ne pouvait déjouer Lana Atkinson si elle décidait de cambrioler quelqu’un. Je n’admettrais aucun échec. Je repartirais d’ici le sac plein de tout ce que j’avais dérobé, il n’y avait pas d’autre option pour moi. J’avais déjà tué auparavant et je n’aurais aucun remords à le refaire, même pour des babioles comme celles que je venais de voler. Dès que j’aperçus une porte, je m’y précipitai et me terrai dans la première cachette à ma disposition. L’endroit était un espace de bureaux à cloisons et je me jetai dans l’un d’eux. Je gardai l’oreille alerte afin de détecter si j’étais enfin seule ou si, au contraire, l’homme m’avait collé comme une saleté sous ma semelle.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Dim 5 Nov - 16:25


Catch me if you can

Pour l'instant, Thobias ne voit que tout le négatif de cette situation. Mais, dans le fond, il sait que l'attitude de la jeune femme, jumelée à sa détermination et son endurance, forcent l'admiration. Elle tient bon, la petite. Mais ce qu'elle ne sait pas, c'est que c'est également le cas de Thobias. Ce ne sont que des babioles sans grande importance, certes. Rien n'a de réelle valeur dans ce sac, mais il n'empêche qu'il veut le récupérer. Quoi qu'il advienne. Et peu importe les kilomètres qu'il aura à parcourir, en courant, en marchant, en sautant s'il le faut ! Il reste là, point à la ligne. Il la poursuit encore et encore. Sans se soucier des rôdeurs qui se joignent peu à peu à la partie, sans se soucier de tout le reste, des potentiels autres survivants qu'ils pourraient croiser notamment. Quelle importance ? C'est son honneur qui est en jeu, bordel ! Il n'est pas le type le plus intelligent qui soit alors, dans le fond, ça n'a pas grande importance pour lui, l'image que l'on se fait de sa personne. Mais il n'en reste pas moins fier. Et persuadé d'être capable de récupérer tout ça. Il se méfie d'elle malgré tout, se doutant que si elle est encore là, et si en plus elle a été capable de le voler sans qu'il ne se rende compte de quoi que ce soit, c'est qu'elle est maligne et douée. Elle sait y faire. Et Thobias entend bien rester sur ses gardes cette fois-ci. Pareille situation ne peut pas se reproduire ... Enfin, encore faudrait-il qu'il parvienne à la rattraper. Il ne l'a même pas assez bien vue pour la reconnaître, s'il venait à la croiser d'ici quelques mois seulement. Autant, donc, en finir au plus vite avec cette histoire. Essoufflé mais néanmoins toujours aussi motivé, Thobias entre dans le même bâtiment qu'elle. Il est sur ses traces, il le sait ; il ne l'a pas lâché un seul instant du regard. Forcément, il va y arriver. Elle n'est pas très loin. C'est à pas de loup qu'il s'avance dans la pièce, mais il s'autorise toutefois à parler assez fort pour lancer un dernier avertissement à son encontre. Evidemment, il aurait dû se douter que cela ne ferait pas mouche.

Soudain, le vacarme. Le bruit d'un éternuement le fait tourner la tête sur la droite alors qu'il regardait plutôt sur la gauche. Puis les cartons empilés non loin s'écroulent, l'ensevelissant à moitié. Un grognement lui échappe. OH BORDEL ! Mais il va finir par la tuer si elle continue comme ça ! Une sacrée emmerdeuse celle-là. Une épine dans le pied. Une foutue chieuse pas capable de se rendre et de baisser les bras. Lui non plus, ça tombe bien ! Il fait de grands gestes, à la fois avec ses bras et ses pieds pour se débarrasser de ces boîtes puis il s'élance dans la direction où il lui semble qu'elle est allée. Il entend le bruit de ses pas qui martèlent le sol pendant quelques secondes, puis plus rien. De nouveau, le silence. Sa respiration à lui est lancinante, à la fois par l'épuisement de la course qu'il vient de vivre, et par l'énervement qui est en train de le gagner au fur et à mesure où elle tente de s'échapper. Non, ça ne va pas se passer comme ça ! Hors de question. De là où il se trouve, il comprend qu'il n'y a que deux issues - sans compter celle par laquelle il vient d'arriver -. Elle ne peut pas être loin. Il pousse la première porte, celle qui est la plus proche de lui et ce n'est pas une survivante blonde qui en survient ... Mais un rôdeur en très mauvais état. Heureusement, les réflexes de Thobias sont encore assez efficaces. D'un nouveau mouvement brusque mais précis, il pousse celui-ci dans la direction inverse, là où elle doit sans doute être puisque c'est la seconde issue à laquelle il pensait il y a peu. Voyons plutôt ce que cela donne, cette jeune femme face à un rôdeur. Elle va bien être obligée de sortir de sa cachette pour s'en débarrasser ... Avant qu'il ne s'en prenne à elle et, du coup, indique à Thobias l'endroit où elle se terre. Nouveau coup de pied dans le dos du rôdeur, ce qui le fait avancer dans la direction opposée. Il lâche un grognement puis s'avance par là plutôt que de faire demi-tour dans sa direction à lui. Il doit l'avoir repérée.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Lun 13 Nov - 3:12

Catch me if you canThobias & SvetlanaUne fois dans le cube, je me dirigeai vers le bureau et me fit toute petite en-dessous. Comme pour l’entrepôt que je venais de quitter, cet espace de bureau était faiblement éclairé, les fenêtres tout au fond de la pièce étant tapissées de papiers qui ne laissaient filtrer que peu de lumière. J’avais espoir que dans la pénombre, je puisse me faire invisible aux yeux de mon poursuivant. J’avais besoin de quelques instants pour reprendre mon souffle. Toutes ces courses effrénées entrecoupées de brefs moments de répits mettaient à rude épreuve mon cardio. J’aurais dû passer plus de temps à la salle de sport quand j’en avais encore la possibilité ! Disons que sans être en relation fusionnel avec mon canapé, je n’avais jamais été une olympienne non plus. Les danses que j’effectuais dans les clubs avaient beau être plus éprouvantes qu’elles n’en avaient l’air, ce n’était pas non plus de l’aérobie. Je tentais de respirer le plus silencieusement possible, mais le sol sous le bureau était parsemé de moutons de poussière et bien vite je fini par tousser, une quinte que j’étouffai de mon mieux. Je réussis à retrouver une respiration normale sans trop de bruits, mais un son en provenance du corridor me fit réaliser que mes efforts étaient vains. Un long râle à faire froid dans le dos, qui hérissa tous les petits cheveux de ma nuque et recouvrit mes avant-bras de chair de poule. Je n’avais pas été suivie par Blondinet, non, mais par un rôdeur ! Les pas en provenance du couloir se rapprochèrent pour finalement résonner de l’intérieur de la pièce.

Sous ce bureau, j’étais une cible facile. Je ne serais jamais en mesure de me défendre adéquatement contre un rôdeur, ainsi repliée en position fœtale, et toute fuite était tout bonnement impensable. Me mettant à quatre pattes, je rampai lentement et émergeai de sous le meuble. Je me relevai dans le cubicule, mais gardai mon dos courbé afin que ma tête ne dépasse pas de la cloison. J’étirai ma main derrière moi, en direction de mon sac, et essayai d’attraper mon arme à feu sans faire de bruit. Je ne savais pas si le zombie avait été attiré par ma toux, qui était pourtant tellement modeste qu’il fallait être sous le bureau à mes côtés pour s’en rendre compte, mais ces morts-vivants avaient l’oreille fine et ces grands espaces ouverts propageaient le son différemment. Il semblait que les éléments étaient contre moi aujourd’hui, puisque j’attrapai bel et bien mon arme, mais ce faisant, le canon du pistolet heurta un gobelet empli de stylos. Le porte-crayon de tomba pas, mais les stylos clinquèrent en s’entrechoquant. Je retins mon souffle, mais mes prières ne furent pas exaucées. Les pas du rôdeur redoublèrent d’ardeur et se faisaient de plus en plus près. Sans plus me soucier du bruit, j’armai mon pistolet et je me plaçai en position de défense, prête à exploser la cervelle de ce rôdeur.

Avec cette noirceur, l’arme blanche était proscrite. Je ne voulais pas me faire mordre par mégarde en affrontant un ennemi que je ne voyais pas. J’avais besoin d’une arme qui permettait de tuer à distance. Le pistolet était bruyant, c’était vrai, mais je n’avais pas de sabre. J’avais eu la chance de piquer un silencieux à un homme que j’avais dévalisé quelques mois auparavant, mais je n’étais pas dupe : cela n’assourdirait pas entièrement la détonation. S’il y avait d’autres rôdeurs dans le coin, ils entendraient à coup sûr le coup de feu. C’était un risque que je devais prendre. Lorsqu’une masse sombre fit son apparition à l’entrée du cube, je visai et tirai. Le corps du zombie heurta le sol avec un bruit mou et mouillé. Cela ne me dégoûtait plus, bien qu’auparavant mon estomac s’en trouvait perturbé. Je n’eus pas le temps de sortir du cubicule que, déjà, un nouveau râle se fit entendre tout au fond de la pièce, suivi d’un deuxième. Je me dépêchai de retourner au couloir. Je devais trouver une sortie et fuir cet immeuble bourré de rôdeurs. Je couru en direction de la porte d’entrée de cet espace à bureaux, mais je me stoppai en plein élan, surprise d’apercevoir la silhouette de Blondinet devant moi. Avec toute cette histoire de zombie, j’avais réussi à oublier que lui aussi était à mes trousses. Par réflexe, j’adoptai une position défensive et le menaçai de mon arme. Je préférais garder mes balles pour les zombies, mais il n’avait pas à le savoir. Un nouveau râle résonna derrière moi. Un troisième rôdeur ? Comme si j’avais besoin de ça ! « On sort d’ici et on règle nos problèmes plus tard. » Ce n’était pas une proposition.
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Voilà, c'est fait. Thobias a désormais une envie folle de viande crue, des excès de violence, une nette tendance à se perdre dans ses pensées et il a aussi quelques maux de tête assez violents, parfois. Et des vertiges aussi.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Mer 22 Nov - 11:12


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Faire vite et bien, Thobias n'a que cette idée-là en tête. Il est hors de question qu'il parte sans son sac, que les choses soient bien claires. Et tant pis si, pour le récupérer, il doit prendre des risques inconsidérés. Un peu plus ou un peu moins, hein ... Il n'en tient rigueur à personne, et encore moins à lui. Ce qu'il lui faut, c'est sauver son honneur d'une façon ou d'une autre. Et il lui semble être plus proche du but que jamais, lorsqu'il pousse un rôdeur en direction de la pièce où, de toute évidence, se terre la voleuse. Il est même à deux doigts de sauter de joie, de hurler à la victoire ... Il n'en fait rien. Il n'est pas stupide ; il n'a aucune envie qu'un tas d'autres rôdeurs se joignent à la partie ... Déjà foutrement épuisante. Ce à quoi il ne s'attendait pas, en revanche, c'est à ce que la jeune femme utilise une arme à feu pour se débarrasser du rôdeur venu perturber sa quiétude partielle. UNE ARME A FEU BORDEL ! Mais qu'elle est bête. Mais qu'elle est bête. Thobias se campe un peu plus fermement sur ses pieds, toujours tourné en direction de la pièce mais hésitant désormais plus que de raison. Que faire ? Abandonner là ? Non, pas après toute l'énergie qu'il a misé dans cette course effrénée ... Il semblerait que la jeune femme soit encore en vie, puisqu'elle vient de débouler hors de la pièce, jetant à plat toutes les hésitations de Thobias. La voilà qui pointe désormais son arme à feu sur lui. Et merde, hein ... Son premier réflexe est, bien sûr, de lever les bras en l'air. Il n'a pas envie de se prendre une balle dans le front parce qu'il aura fait un geste de travers ... « Ne ... » Tire pas. Les deux derniers mots de sa phrase s'étouffent dans sa gorge : elle vient, elle, de couper court à toute revendication de sa part. Ils doivent fuir. Comme pour accompagner les dires de la blonde, un rôdeur sort de la pièce dans laquelle elle était réfugiée quelques instants plus tôt. Puis un deuxième. Thobias regarde par-dessus son épaule, oubliant momentanément l'arme toujours pointée sur lui. Derrière aussi, des rôdeurs s'accumulent. Il en viendrait presque à regretter l'avoir poursuivie jusqu'ici. Presque !

Il n'a pas le temps d'hésiter plus longtemps quant à ce qu'il convient de faire. Aussi décide-t-il, temporairement, de mettre de côté la rage et la colère qu'il ressent à l'égard de cette voleuse idiote pas si idiote que ça. C'est sur les rôdeurs qu'ils doivent se concentrer, c'est désormais clair et net. « Très bien. » Crache-t-il à son égard, comme pour couper court à toute éventuelle parole supplémentaire. Ce n'est pas le moment. Et il ose espérer qu'elle ne profitera pas d'être armée - contrairement à lui qui doit se contenter d'un pauvre couteau - pour lui tirer dans le dos. De toute façon, ce n'est pas comme s'il avait le choix. Dans cette situation particulière, il va être obligée de se reposer un tant soit peu sur elle. Mais juste le temps de se sortir de là, bien sûr. Après, il pourra se permettre de, de nouveau, la pourchasser. Ses affaires, il ne les oublie pas. D'un mouvement brusque, Thobias pivote sur ses talons et, levant le pied, fout un grand coup dans un rôdeur qui arrivait par derrière. Celui-ci tombe à la renverse, embarquant avec lui le compatriote juste à côté. Mais il ne met pas longtemps avant de se redresser et de, déjà, s'approcher d'eux. Shit. « On y va ! » A croire qu'il ne sait faire que ça : beugler, crier, s’époumoner. Mais la situation devient urgente, et Thobias n'est pas assez dupe pour ne pas en avoir conscience. Alors sans plus se soucier de la jeune femme, il revient sur ses pas. A l'exact endroit où il était arrivé, quelques instants plus tôt. Là où elle a éternué avant de pousser tous les cartons sur lui. Le début de presque tout ... Ou pas. Ils en ont fait, de la course, avant d'arriver ici. Pour être tout à fait franc, Thobias ne sait pas où il va. Désormais, seule compte la rapidité. C'était déjà le cas avant, mais ça l'est d'autant plus maintenant que ce sont des rôdeurs, à leur trousse. Ils n'ont pas la vitesse de leur côté ... Mais ils ont l'avantage de n'être arrêté par rien d'autre qu'un coup dans le crâne. La fatigue ne les atteint pas. De même que l'épuisement en tout genre, ou encore la douleur lorsqu'ils sont blessés. Ils pourraient même marcher sur les rotules, c'est dire !

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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Dim 26 Nov - 3:00

Catch me if you canThobias & SvetlanaJe n’avais vraiment pas besoin de cela. Non, je n’avais vraiment pas besoin que cet endroit se transforme en véritable nid de serpents. J’étais encerclée de vipères de chaque côtés : derrière moi, des rôdeurs, et devant, Blondinet, toujours à la poursuite des cochonneries qu’il a laissées sans surveillance. Nous jouions au chat et à la souris pour des babioles sans importance, mettant nos vies en péril pour éviter de plier devant l’autre. Aucun de nous ne voulait admettre la défaite. Jamais il ne me laisserait repartir avec ses possessions et jamais je les lui remettrais de mon plein gré. Nous étions deux dans cette histoire, mais je le tenais comme unique responsable de tout cela. Ne pouvait-il pas simplement accepter que celui qui le trouve, le garde ? Et voilà qu’en plus cet immeuble, que j’avais choisi pour me servir de refuge contre tous les rôdeurs que monsieur a attiré en me hurlant après dans la rue, se transformait en piège mortel ! Disons que mon niveau de patience envers mon poursuivant avait atteint un creux jusqu’alors inégalé. S’il avait osé un moindre geste en ma direction, ou encore formulé ne serait-ce qu’un début d’insulte à mon égard, je crois que j’aurais tiré. Heureusement pour lui, sa réaction fut appropriée : lever les deux bras en l’air en signe de passivité. Bien. Il pourrait sortir d’ici en vie. Pour la suite, je déciderais… Cela ne semblait pas faire son affaire, mais je ne pouvais pas dire que cela me dérangeais, pas le moins du monde. D’un geste du pistolet, je lui indiquai de passer devant. Il avait lancé un rôdeur à mes trousses ? Comme punition, il n’aurait qu’à me servir de première ligne de défense contre les morts-vivants. C’est justement ce que monsieur fit en envoyant bouler un zombie trop insistant d’un coup de pied.

Je roulai les yeux lorsque Blondinet hurla. Bon, j’étais celle qui avait tiré plus tôt dans cet espace de bureaux, ce qui avait attiré les rôdeurs. Soit. Pour ma défense, je l’avais fait parce que j’étais acculée, et de plus, j’avais eu la décence d’utiliser un silencieux. Cependant, ces grands hurlements n’avaient aucune raison d’être. Je soupirai face à ce geste agaçant et emboîtai le pas à celui qui était devenu mon partenaire d’infortune. Allais-je vraiment le suivre alors que depuis le tout début il agissait comme un aimant à rôdeur ? Je n’avais pas trop le choix, malheureusement… Je ne connaissais pas d’autres sorties à cet immeuble que celle qu’il rejoignait. Nous retournâmes jusqu’à l’espace d’entreposage mal éclairé, là où j’avais fait s’écrouler une pile de boîtes sur sa pauvre tête. Nous allions bientôt être hors de cet endroit sombre, poussiéreux, encrassé et fourmillant de morts-vivants et je ne pouvais pas m’en plaindre. Je pointai le pistolet vers la fenêtre avant d’ordonner : « Allez p… passe devant pendant que je surveille nos arrières. » Allez, petit crétin !, voulais-je dire, mais j’avais décidé de ne pas envenimer encore plus la situation. Quant à ma tâche de faire le guet, ce n’était pas un grand boulot à vrai dire, puisque j’avais refermé la porte derrière nous en revenant dans cet entrepôt. Aux dernières nouvelles, les morts-vivants étaient toujours trop… décédés pour savoir tourner les poignées. « Et une fois dehors, tu vas t’occuper de nous trouver une façon de déjouer tous les zombies dans la ruelle. » Parce que je n’avais pas oublié que j’étais venue dans cet immeuble pour éviter les rôdeurs qu’il avait ameutés à sa suite, si jamais c’était son cas à lui. Tant qu’à l’avoir sous la contrainte de mon pistolet, autant en profiter pour lui faire faire le sale boulot à ma place.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Dim 26 Nov - 20:29


Catch me if you can

Devoir s'allier à elle ... Quelle idée saugrenue. La jeune femme qui "l'accompagne" est une saleté de voleuse. Thobias en est un, lui aussi. Mais quand il s'agit des autres, il est nettement moins patient ; et d'autant plus lorsque ce sont ses propres affaires qui ont été volées. Parce qu'il a été négligent, certes, mais cela n'excuse ni n'explique rien. Il se décide à passer le premier, et pas seulement parce qu'elle le menace toujours de son arme en lui faisant signe d'y aller. Aussi, et surtout, parce qu'il préfère que cela se fasse ainsi. Alors, certes, elle est désormais dans son dos et il ne la voit pas ... Mais ils prennent déjà tellement de risques qu'il se dit que ça ne changera rien, s'il en accepte d'autres. Un peu plus ou un peu moins, hein ... L'un derrière l'autre, ils rejoignent la pièce qu'ils avaient quittée, peu de temps auparavant. Par la faute de la jeune femme, d'ailleurs. Parce que après avoir éternué, et rameuté des rôdeurs sans doute, elle a poussé plein de cartons sur lui. Sans le moindre scrupules. Une garce, voilà ce qu'elle est. Mais dans cette situation si particulière, Thobias ne peut pas se permettre de le lui dire, de lui en faire part. A quoi bon ? Le jeune homme pousse toutes ces idées dans un coin de sa tête et se focalise plutôt sur la façon dont ils vont sortir de là. La fenêtre par laquelle il est entré, la voilà la solution. Sauf qu'elle l'emmerde sacrément, l'autre, à lui demander de passer le premier. Il soupire, grogne, et murmure quelques insultes tout en discrétion, mais ne dit rien suffisamment fort pour qu'elle l'entende.

Ce n'est pas le moment, après tout, de se faire mal voir. Enfin, plus que ce n'est déjà le cas. Il se retient juste à temps de dire qu'elle surveille leurs arrières ... Sans n'avoir rien à faire - parce que la porte est fermée et que, jusqu'à preuve du contraire, les rôdeurs ne savent pas ouvrir les portes -. Ça non plus, ça n'a pas d'utilité. Comme il n'a pas le choix, Thobias passe une première jambe par-dessus la fenêtre. Ce n'est pas bien haut et il n'a pas le vertige, alors jusque-là tout va bien. Pour couronner le tout, il y a un petit rebord sur lequel il peut poser ses deux pieds, plus ou moins confortablement. Tout en s'agrippant à tout ce qui est à sa portée, Thobias sort ainsi de la maison. Cela ne l'aide pas plus que ça, il y a toujours tout un tas de rôdeurs en bas, et ils ne pourront pas descendre à moins de trouver une solution pour dégager un passage. Visiblement, la jeune femme compte sur lui pour s'en occuper ... Ben voyons. S'imaginant qu'elle garde de toute façon toujours en tête l'idée de se servir de lui comme appât - en le menaçant de nouveau de son arme si nécessaire -, Thobias réfléchit à toute vitesse. Le cerveau, la réflexion, ce n'est habituellement pas son domaine. Mais une technique utilisée un jour par Théa lui revient en mémoire, et il tourne la tête suffisamment pour regarder la blonde. « Il y a une boîte d'allumettes dans mon sac ... Donne-moi le et je m'occupe de nous débarrasser de tous ces enfoirés. » Il regarde de nouveau en bas, le temps de s'assurer qu'il y a tout ce qu'il faut pour créer une distraction pour des crétins de rôdeurs. C'est le cas. Ne reste plus qu'à attendre les allumettes ... Si elle se décide à les lui donner.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Jeu 30 Nov - 13:59

Catch me if you canThobias & SvetlanaAurions-nous le temps de nous enfuir avant d’être pris entre deux feux ? Les zombies ne frappaient pas encore contre la porte de l’entrepôt, mais lorsque ce serait le cas, que ferions-nous ? Si la ruelle se révélait impraticable et que nos ennemis bloquaient l’accès au couloir, il nous serait alors difficile de battre en retraite. Combien de rôdeurs habitaient cet édifice ? Je ne savais pas avec exactitude. Peut-être une poignée, mais peut-être plus encore… Et pourquoi est-ce que je commence à employer le nous, d’ailleurs ? Je jetai un regard frustré à Blondinet comme si cela était de sa faute – je rejetais la faute de beaucoup de choses sur ses épaules, en réalité. Nous resterions un nous tant qu’il me serait utile, décidai-je, puis nous partirions chacun de notre côté. Et s’il m’était vraiment utile, alors là, il repartirait de son côté encore en vie. Parfois, quand je réfléchissais à mon propre comportement, je me demandais si on pouvait diagnostiquer que quelque chose clochait chez-moi (si la thérapie était toujours une option en vigueur bien entendu). Je planifiais de refroidir quelqu’un pour si peu, comme si je choisissais une tenue, comme si ce geste était badin, quotidien. L’épidémie avait bousculé beaucoup de choses dans ma vie, mais est-ce que cela pouvait justifier absolument toutes les atrocités commises ? Ensuite, je me disais qu’une véritable folle n’aurait pas ces questionnements, elle se serait crue normale d’emblée. Me poser la question prouvait donc que j’étais saine d’esprit. Il n’y avait pas de raison pour que je change mon comportement pour de stupides concepts de bien ou de mal. Cela réglait la question.

Blondinet semblait réfléchir à son plan, sur le rebord de la fenêtre, les yeux tournés sur la ruelle en contrebas. Je camouflai un bâillement, me sermonnant mentalement pour cette marque de relâchement. Je devais rester alerte si je ne voulais pas perdre le contrôle de la situation. Alors que je commençais à désespérer de sortir d’ici avant Noël, le jeune homme se tourna vers moi et me demanda sa boîte d’allumettes afin de s’occuper des zombies. Je fouillai dans mon sac pour mettre la main sur ma nouvelle boîte d’allumettes, mais je ne la lui remis pas immédiatement. S’agissait-il d’un piège ? Pourrait-il s’en prendre à moi avec des simples allumettes ? Décidant que mes craintes étaient stupides, je lui tendis le paquet sans pour autant abaisser mon arme pointée sur lui. Je me mis de biais, la main armée le plus loin de lui, l’autre avancée dans sa direction. Le bras encore tendu, je lui demandai : « Qu’est-ce que tu comptes faire avec de simples allumettes ? Enflammer des Molotov ? » La patience n’avait jamais été mon fort, je ne voulais pas attendre de voir les résultats. Disons que sans pour autant penser qu’il pourrait me blesser gravement avec cela, je doutais que de simples brindilles puissent lui permettre de nettoyer une ruelle peine de zombies. Je lui laissai tout de même le bénéfice du doute. Je ne l’aurais pas cru capable de me poursuivre aussi longtemps, ni même d’utiliser des rôdeurs pour me forcer à sortir de ma cachette. Même si je détestais l’admettre, Blondinet avait du cran – ou bien il était carrément idiot. Parfois les deux étaient difficiles à distinguer, mais pour mon bien, je préférais croire que la première option était la bonne. Peut-être que son plan m’éblouirait et que je pourrais même m’en resservir plus tard, advenant que je me retrouve dans la même situation. Avec un peu de chance, ce ne serait pas trop souvent…

Derrière moi, j’entendis les poings des rôdeurs frapper contre la porte. Super, nos poursuivants nous avaient rejoints ! J’espère que Blondinet comprendrait l’urgence de la situation. La porte semblait solide, mais si les zombies se révélaient en nombre suffisant, leur poids pourrait faire basculer la situation en leur faveur et leur permettre de défoncer les pentures. Je n’avais pas suffisamment de munitions pour une foule d’ennemis. J’avais espéré en trouver un bon paquet en dévalisant le type devant moi, mais les choses ne s’étaient pas passées comme prévu. J’avais déjà dépensé une balle dans cet espace de bureaux en plus… Cependant, Blondinet n’avait pas à savoir tout cela. Mieux valait pour lui qu’il me croit prête à faire face à tout éventualité.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Dim 3 Déc - 13:21


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Thobias n'arrive pas à croire qu'il se trouve vraiment dans cette situation pourrie. Accompagné de la pire des garces par-dessus le marché ! Comme c'est nécessaire de le faire, il met toutes ces pensées - plutôt négatives - de côté et essaye de se concentrer sur ce qui se passe un peu plus bas. Les rôdeurs s'accumulent. Et, paradoxalement - ou pas -, plus il y en a ... Plus il y en a. C'est-à-dire que les rôdeurs en attirent d'autres, et que très bientôt, ils n'auront tout bonnement plus aucune chance de s'en tirer. En tâchant d'ignorer l'arme toujours pointée sur lui - c'est qu'elle ne lâche pas le morceau celle-là, comme s'il n'y avait pas plus important à faire et penser -, il récupère comme il peut la boîte d'allumettes. Il essaye aussi de se stabiliser un peu mieux sur le rebord de la fenêtre, avançant ses pieds en prenant garde à ne pas aller trop loin non plus. Il fait ensuite comme il peut pour allumer une première allumette, avant de la laisser tomber plus bas, là où se trouvent quelques poubelles renversées, mais toujours pleines. Comme il aurait pu s'y attendre, l'allumette s'éteint avant d'arriver en bas. Ce n'est pas très haut, mais c'est suffisant pour que l'air soit trop encombrante pour une petite allumette comme ça. En grommelant et commençant à s'énerver - la patience n'est pas son fort, ce n'est pas nouveau -, Thobias réitère l'expérience. En s'arrangeant cette fois pour en allumer deux en même temps ... Avant de les laisser tomber plus loin. Même problème. Cette fois, il peste pour de bon. Grogne un bon coupe et lâche même quelques insultes en passant. « Si tu enlevais cette arme pointée sur moi aussi, ça serait beaucoup plus simple. » N'a-t-elle pas conscience de la situation délicate dans laquelle elle le met ? Comme si elle n'en avait pas déjà assez fait comme ça ! Parce que oui, c'est de sa faute. Il ne reviendra pas là-dessus.

Et en plus de ça, c'est à lui de chercher une solution pour les tirer de là ! On aura tout vu, vraiment. Si un jour il retrouve Théa, il lui racontera tout ça ... Et qu'ils ne recroisent plus jamais cette jeune femme blonde au tempérament insupportable. Théa lui ferait la misère. C'est en pensant à elle, que Thobias parvient à se re-concentrer un peu sur ce qu'il a à faire. Et comme il commence à avoir de sérieux doutes sur le fait qu'il parviendra à se tirer de cette situation en récupérant son sac - toujours en possession de celle qui le menace -, il a très envie de l'emmerder autant que possible. Et de limiter ce qu'elle pourra emmener avec elle, une fois que tout ça sera fini. Il sort donc une nouvelle allumette, qu'il allume. Au lieu, cette fois, de juste la lâcher en bas - puisqu'elle s'éteindrait de nouveau de toute façon -, Thobias la place à côté de la boîte en carton et attend que cela fasse l'effet. En quelques secondes, la boîte commence elle aussi à prendre feu ... Ainsi que toutes les allumettes à l'intérieur. Il la lâche direction les poubelles, en prenant garde à ne pas se louper, et cette fois le poids de la boîte permet que ça aille plus vite ... Et que le feu ne s'éteigne pas. Quelques secondes supplémentaires sont nécessaires pour que, à leur tour, les poubelles s'embrasent. « Voilà, ça devrait attirer les rôdeurs et nous laisser un peu de temps pour partir d'ici. » Sans vraiment attendre d'avoir son avis, Thobias rentre de nouveau dans la pièce. Il n'a pas envie qu'elle profite d'un moment d'inattention, ou de la soudaine préoccupation des rôdeurs pour le feu qui se répand un peu plus bas. Peu à peu, les zombies vont s'éloigner. Et en attendant que la jeune femme se décide à faire un mouvement, à prendre une décision sur ce qu'ils vont faire, Thobias attend. Ils ont un peu de temps devant eux, ça va.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Mer 13 Déc - 3:17

Catch me if you canThobias & SvetlanaTrop occupé pour me répondre, Blondinet retourna à la fenêtre et embrasa une première allumette… qu’il laissa tomber au sol. Je haussai un sourcil dans une expression à la fois surprise et méprisante. C’était ça son plan ? En avait-il seulement un ? Je me réitérai la question quand je le vis refaire la même chose, mais avec deux allumettes cette fois. Comme on disait auparavant, la définition de la folie, c’est de répéter toujours les mêmes gestes en espérant une issue différente. Ce type était donc timbré selon mon propre dictionnaire. Pire c’était un effronté de première, puisqu’il m’accusa de le déranger en gardant pointé sur lui mon pistolet. Croyait-il que j’allais me désarmer aussi facilement ? Rien ne me disait que son petit jeu de pyromane amateur n’était pas une diversion et qu’il ne tenterait pas de s’en prendre à moi une fois que j’aurais abaissé mon arme. « Concentre-toi sur ton boulot et on pourra discuter de se désarmer quand les zombies auront fiché le camp de cette ruelle. », répondis-je d’un ton sec. Mon pistolet, mes ordres. Repoussant une mèche de cheveux de devant mon visage, je le regardai tandis qu’il enflammait non pas une nouvelle allumette, mais la boîte en entier. J’espérai pour lui (pour moi, en réalité) que son idée fonctionne, puisque je n’avais pas d’autre boite pleine sous la main pour ses petites expériences et que les rôdeurs cognaient toujours sur la porte derrière nous.

Le jeune homme retourna à l’intérieur précipitamment, tout juste après m’avoir annoncé que son plan venait de fonctionner. Je m’approchai de la fenêtre, le tenant toujours en joue à l’aide de mon pistolet, et jetai un coup d’œil en bas. La poubelle était en train de prendre feu, ce qui ensorcelait les rôdeurs à proximité. Il était vrai que tout mouvement attirait les morts-vivants comme les flashes de caméras attiraient les starlettes de téléréalité déchues. Le premier zombie qui atteignit la benne était une femme et ses longs cheveux grisâtres et emmêlés commencèrent à roussir lorsqu’un tison s’envola des ordures pour atterrir dans ses mèches. Avec un peu de chance, tous ces tas de compost ambulants prendraient feu et ne me poursuivraient pas lors de ma fuite. En effet, je ne comptais pas rester plus longtemps en compagnie de Blondinet et c’est pourquoi j’enjambai aussitôt le cadre de la fenêtre pour essayer d’atteindre de nouveau les escaliers de secours. Je tenais toujours mon pistolet, ce qui ne facilitait pas ma prise, ainsi je décidai de le mettre dans la poche arrière de mon jean avant de me suspendre au rebord. Je tendis les pieds en direction du balcon métallique près de la fenêtre et je réussi à l’atteindre. Toutefois, en lâchant le rebord d’une main pour agripper la rampe de du balcon, je perdis l’équilibre. Mes bras firent des cerceaux et je réussi à atterrir en sécurité sur le pallier, mais pendant un instant je craignis vraiment de perdre pied et de m’échouer au sol.

J’étais toujours en vie certes, mais cette mésaventure m’avait coûté gros, réalisai-je lorsque je remarquai que mon pistolet, que je croyais en sécurité dans ma poche, était maintenant en chute libre vers le sol. Je restai bouche-bée lorsque je le vis enfiler dans les ordures en flammes, maintenant impossible à récupérer. Je relevai le regard vers la fenêtre, espérant que Blondinet n’avait rien aperçu de tout cela, mais je savais même sans le voir qu’à moins d’être aveugle, il n’aurait rien manqué de la scène. Nous étions de nouveau sur un pied d’égalité. Je ne perdis pas plus de temps et me mis à courir dans les escaliers jusqu’à atteindre le dernier palier, puis je rejoignis le sol. Ma course n’avait pas été silencieuse et les clang! métalliques avaient de nouveau attiré l’attention des rôdeurs vers moi, mais je fus plus rapide et je réussis à atteindre l’extrémité de la ruelle sans que les rôdeurs ne m’attrapent. La plupart était encore agglutinée autour du conteneur en feu et se mettaient eux-mêmes à s’embraser, leurs vêtements vieux et secs très inflammables. Une fois de nouveau dans une grande artère, je me faufilai entre les voitures et rejoignis le trottoir opposé. Blondinet me suivait-il ? Je souhaitais que non, mais je le savais plus collant qu’une gomme à mâcher sous une semelle. Pour lui fausser compagnie, je couru en direction d’un grand bâtiment au loin que je devinai être un hôpital. Il se trouvait deux rues plus loin, mais je croyais qu’une fois à l’intérieur, j’y trouverais un tas de cachette pour me dissimuler aux yeux de mon poursuivant.
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Voilà, c'est fait. Thobias a désormais une envie folle de viande crue, des excès de violence, une nette tendance à se perdre dans ses pensées et il a aussi quelques maux de tête assez violents, parfois. Et des vertiges aussi.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Mer 20 Déc - 11:13


Catch me if you can

Décidément, cette femme est véritablement une plaie ! Alors que Thobias se tue à la tâche et fait tout ce qui est en son pouvoir pour les sortir d'une situation délicate qu'elle a causé, elle n'a de cesse de lui plomber tout son boulot. En n'agissant pas, pire, en continuant à pointer son arme à feu dans sa direction. N'a-t-elle pas conscience qu'il a autre chose à foutre que de se soucier de sa petite gueule ? Il s'en tamponne, pour l'instant, de son sac. Certes, cela finira sans doute par lui revenir ... Mais pas tout de suite. Pour l'heure, il a autre chose à faire et à penser. Comme souvent, il lève les yeux au ciel, de toute façon conscient qu'elle n'en verra rien puisqu'il lui tourne de nouveau le dos. Elle ne se prive pas pour être virulente, au risque de gâcher son oeuvre. Parce que c'en est une, n'en doutez pas ! Et lorsque les flammes commencent à prendre, Thobias pourrait presque rester bloqué devant, à observer cela de sa hauteur. Mais non, il n'en fait rien. Il n'oublie pas qu'ils doivent désormais se tirer de là ... Et au plus vite de préférence, puisque les rôdeurs sont attirés pour l'instant par le feu, mais cela ne durera peut-être pas. En les sentant, ils pourraient vite se désintéresser de ce nouvel attrait. Ce à quoi Thobias ne s'attendait pas, en revanche, c'était à ce que la jeune femme se précipite au bord de la fenêtre, sitôt que lui l'a quitté. Sérieusement ?! Elle est vraiment prête à tout pour partir avec son sac, qui ne contient pourtant pas grand chose ! Incrédule, Thobias l'observe sauter, manquer de se casser la gueule comme pas permis ... Et ainsi laisser tomber son arme. Un rire tonitruant - trop peut-être - lui échappe. OK. Elle veut la jouer comme ça ? Très bien ! A son tour, il retourne au bord de la fenêtre, enjambe comme il peut et fait un petit saut qui lui permet, à lui, d'atterrir tout en sécurité. Il se précipite à son tour, constate vite que la connasse a empiré sa situation. En effet, de trop nombreux rôdeurs trouvent déjà inintéressants la poubelle en feu ... Et viennent dans sa direction. Il se précipite comme il peut, doit en repousser certains de son pied ...

Le tout, c'est de ne pas se faire mordre. Et, aussi, de ne pas perdre de vue la jeune femme partie en courant. Heureusement, Thobias est assez fort pour vite tous les repousser. Il est assez endurant pour ne pas être complètement essoufflé. Et assez observateur pour savoir où elle est passée. Il se précipite à son tour, parvient à la voir juste avant qu'elle ne tourne à un nouvel angle. A-t-elle conscience du ridicule de leur situation ? Parce que lui, oui. Cette course poursuite n'a ni queue ni tête. Mais le fait que la blonde n'ait plus son arme en sa possession emballe Thobias à un point inimaginable ... Il a très, très envie de lui faire payer. C'est son honneur qui est en jeu, sa fierté. Et même s'il ne récupère pas son sac, cela ne lui semble pas si terrible. Ce qu'il souhaite, en revanche, c'est se venger. D'elle, de sa façon de faire. Et pour cela, il n'hésite pas à faire autant de bruit que possible, tant dans sa façon de courir qu'en poussant quelques grognements parfaitement audibles. Derrière lui, les rôdeurs se précipitent de nouveau ... Et forment une petite armée. Sa petite armée. Qu'il n'hésitera pas à utiliser contre elle comme il le pourra. C'est dangereux, et il le sait. Mais il est prêt à prendre ce risque. Qu'importent les conséquences, qu'importe le temps perdu.Seul compte le besoin viscéral de vengeance qui le secoue désormais. C'est son moteur, son leitmotiv. Cela ne lui était pas arrivé depuis très longtemps ... Et c'est, en réalité, très grisant. Il a hâte d'arriver à sa hauteur. Et, comme il le pourra, il fera rentrer les rôdeurs là où elle sera allée se cacher. Si tant est qu'aucun incident ne viendra entraver sa route.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Jeu 28 Déc - 21:40

Catch me if you canThobias & SvetlanaJ’arrivai enfin à l’hôpital, le souffle court et les mollets en feu suite à ces intervalles de course et de repos. Devant moi se trouvait le panneau indiquant l’entrée de l’urgence et je m’y dirigeai comme s’il s’agissait d’une bouée de sauvetage, mais je m’arrêtai tout juste avant d’atteindre les portes automatiques. Derrière les vitres couvertes de poussière, de crasse et de sang séché, je distinguais plusieurs silhouettes. Certaines couchées sur le sol, d’autres écroulées sur les bancs de la salle d’attentes, il y en avait même une qui se tenait contre le cadre d’une porte, comme si elle cherchait à se retenir suite à un malaise. Mais quelle idée idiote j’avais eu de chercher à me réfugier dans un hôpital ! Aux premières heures de cette épidémie, les urgences s’étaient retrouvées débordées de personnes mordues, fiévreuses, qui avaient fini par décéder… puis revenir des morts pour infecter les autres patients. Ces hôpitaux étaient désormais des véritables nids de vermines et j’avais failli me jeter dedans à pieds joints. Heureusement pour moi que les portes ne fonctionnaient plus par manque d’électricité. Je me tournai pour voir à quelques pas de moi Blondinet, suivi de près par une foule de rôdeurs aux visages ternes et aux crocs mortels. Je sentis le poids de mon sac à dos tirer mes épaules vers le bas, ou alors serait-ce la faute du découragement. Tout ce que je voulais, c’était la paix d’esprit et une cachette sûre pour continuer de faire l’inventaire des possessions volées plus tôt, mais mon poursuivant refusait que les choses se passent à ma guise.

Et si je lui redonnais tout simplement le contenu de son sac et que je poursuivais ma route ensuite ? Pour la première fois de ma vie, je pensai à abandonner. À force de faire preuve d’orgueil, j’allais tout bonnement me tuer. Notre petit jeu de course-poursuite ne faisait que rameuter toujours plus de rôdeurs à notre suite et tôt ou tard nous serions à court de forces ou de stratégies pour nous en sortir indemne. J’avançai ma main vers l’une des bretelles de mon sac… puis je regardai de nouveau l’expression de Blondinet et le son de son rire me revint en mémoire, celui qu’il avait laissé s’échapper (sûrement volontairement) lorsque j’avais perdu pied et que mon pistolet avait fini par chuter vers les flammes en contrebas. Voulais-je vraiment lui donner la victoire et subir une double humiliation ? Je fermai les poings, me rappelant les sonorités méprisantes de son rire, et j’abandonnai toute idée de soumission. J’allais lui montrer qu’il n’était pas le seul capable d’attirer une armée de rôdeurs à ses trousses. Il n’était qu’à quelques dizaines de mètres, mais j’avais encore le temps de mettre ma vengeance à exécution. Je me dirigeai vers l’un des pots de plantes qui encadraient les portes automatiques. Les fleurs et autres végétaux qu’ils contenaient étaient tous morts faute d’entretien, mais je n’en aurais pas besoin pour la suite des choses. Le poids de la terre rendait le vase difficile à soulever, mais je poussai un grognement et utilisai les muscles de mes jambes pour soulever le pot à fleur… avant de le balancer dans les portes automatiques.

Le verre des portes d’entrée se fissura et vola en éclat, produisant un vacarme qui résonna dans tout le hall de l’urgence. Le pot en céramique poursuivit sa lancée et s’écrasa en plein centre de la salle, engendrant lui aussi un boucan substantiel. Les silhouettes immobiles retrouvèrent un soupçon de vie. Le cadavre dans le cadre de porte se redressa et tourna sa tête dans ma direction. Deux femmes, couchées au sol, grognèrent et commencèrent à ramper dans ma direction tandis qu’un homme âgé se releva des chaises et tendis ses bras dans ma direction. Bien. Mieux encore, j’aperçu des rôdeurs vêtus de tenus d’infirmiers sortir d’une porte battante et rejoindre la foule de patients. Même si j’aurais aimé rester encore plus longtemps pour admirer mon œuvre, je savais qu’elle ne m’était pas destinée. Non, elle était pour Blondinet toute entière, et je me remis donc à courir en direction du stationnement. Habituellement un endroit ordonné, la panique avait fait en sorte de causer un nombre important d’accidents et les véhicules avaient été abandonnés un peu n’importe comment, créant un chaos automobile. Je souris tout en me dirigeant vers la mer de véhicules, me demandant comment Blondinet réagirait en voyant que j’avais attiré une armée devant lui tandis qu’une deuxième troupe lui enlevait toute possibilité de retrait vers l’arrière. Je tournai la tête en direction de l’urgence et remarquai que certains zombies avaient décidé de me suivre, même si les autres étaient définitivement attirés par leurs semblables devant eux. Peu importe. Je me cachai derrière un pick-up, puis je m’armai d’un couteau, attendant de pied ferme toute personne qui voudrait s’en prendre à moi, humain comme rôdeur.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Lun 1 Jan - 17:52


Catch me if you can

Des personnes têtues comme Thobias, il ne doit pas en exister beaucoup. Il l'est tout particulièrement, et il le sait. Il n'a jamais cherché à s'en cacher. Pour lui, ce n'est pas une tare. C'est même, à son sens, ce qui lui permet d'être toujours en vie. Bon, il prend quand même sacrément beaucoup de risques ... Pour pas grand chose au final. Mais que voulez-vous ? Son orgueil est plus fort que tout, il ne parvient pas à le mettre de côté. Et il n'y a plus qu'un seul mot qui tourne en boucle dans son esprit depuis tout à l'heure : vengeance. Quand, comment, il ne sait pas. Mais sur le pourquoi, il est tout à fait au clair. Cette blondasse ne mérite pas de partir avec son sac, il en est tout bonnement hors de question. S'il était plus cruel, il irait même sans doute jusqu'à dire qu'elle ne mérite juste pas de partir, qu'elle devrait crever dans d'atroces souffrances ... Mais non, il n'en est pas encore là. Un jour peut-être ... Il faut tout de même preuve d'une cruauté non négligeable. En s'approchant de l'endroit où elle tente de se réfugier, et en s'assurant d'être suivi par la horde de rôdeurs qu'ils ont eux-mêmes crée en faisant un boucan infernal tout à l'heure, on ne peut pas dire qu'il soit sain d'esprit ... Et encore moins qu'il soit sympathique et amical. D'ailleurs, la jeune femme doit maintenant avoir compris qu'il ne s'agit plus de jouer. L'affaire devient sérieuse. Et, maintenant qu'elle n'a plus son arme à feu, ils se retrouvent sur un même pied d'égalité. Autant dire que Thobias va en profiter ... Ce n'est pas maintenant qu'il va jeter l'éponge, pas après avoir couru aussi longtemps et donc pris tant de risques. L'idée lui a tout de même effleuré l'esprit ... Et si, finalement, c'était la meilleure chose à faire ? Il n'a pas envie de crever aujourd'hui ... Il a un regain de motivation lorsqu'il voit une certaine expression passer sur le visage de la blonde. Il n'est pas totalement sûr de ce qu'il voit d'ici, mais il lui semble bien qu'elle est déterminée. Complètement et totalement déterminée. Forcément, cela ne peut que le pousser à l'être, lui aussi ...

Il continue d'avancer, donc. Sûr de lui, fier de sa trouvaille avec la horde de rôdeurs ... Et persuadé, aussi, qu'il trouvera le moyen, à un moment ou un autre, de tout lancer sur elle et ainsi d'en finir une bonne fois pour toutes avec ces conneries. Son sac ne lui importe plus, si bien que cela ne le dérangerait pas le moins du monde si elle crevait avec lui encore dans les bras. Qu'importe. Sans doute est-ce là la plus grosse erreur de Thobias : focalisé sur son idée première, sur ses envies de vengeance, il ne fait plus tellement attention à ce qu'elle fait. A ses intentions et aux possibilités qui s'offrent à elle ... Si bien qu'il est totalement surpris, lorsqu'il la voit, à l'aide de ce qui semble être un pot de fleurs, biser la vitrine avant de l'entrée de l'hôpital. Comme il le comprend assez vite, ce n'était pas par pur plaisir de cacher quelque chose d'encore intact ... Merde. Des rôdeurs s'approchent de lui dorénavant. Et s'il n'avance plus, n'augmentant ainsi pas ses risques de leur foncer dedans, il n'oublie pas qu'il y en a d'autres derrière lui. Des rôdeurs qu'il a lui-même attirés et qui pourraient, finalement, finir par causer sa perte ... Pris à son propre piège. Pendant quelques secondes, il se donne comme objectif de réfléchir sérieusement à ce qu'il convient de faire. Demi-tour ? Non, certainement pas. Continuer à avancer ? Très mauvaise idée. Alors il n'a plus qu'une option qui s'offre à lui : aller sur le côté. Tout de suite, vite. Il se remet en mouvement. Il doit la retrouver ... Maintenant. Comme il le peut, Thobias se faufile entre les quelques rôdeurs déjà à sa hauteur. C'est plus compliqué, et il sue déjà à grosses gouttes. Il sent qu'il est au bout du rouleau et que, sans doute, il ferait mieux d'arrêter tout cela avant que cela devienne un véritable carnage ... « RENDS MON SAC ET JE ME CASSE AVEC EUX ! » Dernière tentative -désespérée sans doute- ... Mais Thobias sait qu'il est sur le point de perdre la partie. Arrivé sur le parking, il ne la voit pas le moins du monde ... Ce qui n'est, sans aucun doute, pas un bon signe. Pas un bon signe du tout.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Mer 3 Jan - 18:04

Catch me if you canThobias & SvetlanaJ’étais presque tentée de relâcher ma vigilance et de m’écrouler au sol, adossée contre la roue du pick-up, mais je savais que je ne pouvais pas encore me permettre un tel luxe. Le stationnement était la seule étape logique pour Blondinet et il ne tarderait pas à me retrouver… Justement, le voilà qui me hurlait de lui remettre mon sac, me promettant de repartir avec sa bande de morts-vivants. Je haussai un sourcil méprisant, peu encline à croire à ces bêtises. Comment allait-il faire pour s’assurer qu’ils le suivent lui et non moi ? S’attacher un gyrophare de policier autour du cou ? Hurler dans un porte-voix en direction des rôdeurs ? Non, je n’étais pas assez crédule pour tomber dans le panneau. Il me fallait élaborer mon propre plan, mais je devais admettre que je n’avais plus grand-chose en réserve. Je tournai la tête et captai mon reflet déformé dans le chrome du véhicule qui m’abritait. J’étais décoiffée, je haletais par la bouche comme un chien, mon front luisait de sueur et une veine se détachait contre le blanc de mon œil. Mon image collait parfaitement avec mon état intérieur, puisque j’étais à la fois épuisée et furieuse. Je fonctionnais sur l’adrénaline et la haine, à la recherche de ma vengeance conte le responsable de toute cette histoire. Même une chose aussi puérile que de garder pour moi son sac volé serait la plus douce des victoires. Fixant toujours on reflet dans le chrome, j’eu un flash, sûrement le dernier qu’il me serait donné d’avoir aujourd’hui. Je retirai les derniers objets qu’il restait dans le sac de mon poursuivant pour les mettre dans le mien, puis je mis mon plan à exécution.

À l’aide de mon couteau, je perforai le réservoir d’essence de la camionnette. Je priai pour qu’il reste toujours du carburant après tout ce temps… Il tomba effectivement quelques gouttes, qui atterrirent sur le sac de Blondinet, mais pas suffisamment pour mon plan. Furieuse, je me décidai à prendre une bouteille d’eau dans mon sac. Après une longue gorgée, je renversai le reste sur le sac pour qu’il dégouline. Puis, inspirant un bon coup pour rassembler mon courage, je me relevai et approchai du capot du véhicule pour que mon adversaire puisse me voir. Je soulevai le sac au-dessus de ma tête, m’assurant que quelques gouttes de liquide tombent au sol, puis je le pointai à l’aide du couteau que je tenais dans mon autre main. « Tu vois ton sac ? Tu sais pourquoi il est trempé ? Parce que j’ai perforé le réservoir de cette camionnette ! Il dégouline d’essence ! Et je vais y mettre le feu si tu ne décampes pas d’où tu es venu avec tes groupies ! » Je n’avais pas de briquet avec moi. C’était imprudent, je le savais, mais le mien avait épuisé ses dernières gouttes de gaz quelques jours auparavant. Quant à un paquet d’allumettes, Blondinet avait utilisé toutes les siennes pour attirer les rôdeurs dans la ruelle. Tout ce que j’avais comme arme, c’était mes talents d’actrice et ma rage. Je devais avoir l’air convaincue, sans quoi cela ne fonctionnerait jamais.

Il n’y avait plus que Blondinet à mes trousses, mais également quelques zombies qui s’étaient échappés de l’urgence pour me suivre sur le stationnement. L’un d’eux étaient de l’autre côté du capot et le contourna pour m’atteindre. Comme si ce survivant acharné n’était pas suffisant, je devais aussi affronter ces goules immondes. Envahie par la rage, je frappai le monstre en pleine tête dès qu’il se fut suffisamment approché de moi. « Fiche. Moi. La. PAIX ! » Entre chaque mot hurlé, je retirai mon couteau pour le replanter de nouveau dans le rôdeur, écroulé contre le capot. Puis, je reportai mon attention vers Blondinet, puisque mes paroles s’adressaient autant à lui qu’au mort-vivant. D’un geste brusque de la tête, je repoussai les mèches de cheveux qui s’étaient agglutinées contre mon visage. J’étais sur le point de perdre tout ce qu’il me restait de santé mentale. J’étais au bout du rouleau et, déjà que je n’étais pas encline à négocier dans mon état habituel, j’étais maintenant implacable. Je ne donnerais jamais cette saleté de sac à son propriétaire. J’étais prête à me battre pour lui, à mourir pour lui s’il le fallait, et je ne partirais pas sans avoir fait subir quelques blessures à mon adversaire, ça c’était certain. La balle était désormais dans son camp. Il pouvait décider de lâcher l’affaire ou bien tenter sa chance avec moi. Même si mes forces m’abandonnaient petit à petit, je restai droite, l’arme au creux de mon poing, et je ne lâchai pas le jeune homme du regard.
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told myself I's a prisoner and I'd broken my chains, that I could be anyone.

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Voilà, c'est fait. Thobias a désormais une envie folle de viande crue, des excès de violence, une nette tendance à se perdre dans ses pensées et il a aussi quelques maux de tête assez violents, parfois. Et des vertiges aussi.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Dim 7 Jan - 17:17


Catch me if you can

Oh la plaie. La situation les bloque autant l'un que l'autre, et Thobias en a conscience. Mais ce qu'il voit, c'est de son point de vue à lui, pas de celui de la jeune femme. Et elle l'a volé. C'est aussi simple que cela. Alors il se fiche bien qu'elle soit épuisée, éreintée, sur le point de crever dans d'atroces souffrances. Ce qu'il veut, c'est récupérer son sac et son honneur qui doit traîner dans la poche avant. Dedans, il n'y a rien de grande valeur ... Mais aux yeux de Thobias, il vaut tout l'or du monde. Il s'avère quand même sur le point de baisser les bras. La situation est désormais hors de contrôle : les rôdeurs affluent en masse de tous côtés et sa détermination faiblit à vue de nez. Il ne sait plus ce qu'il convient de faire. Dans un moment pareil, c'est Théa qui aurait su quoi faire. S'il fermait les yeux - ce qu'il ne fera bien sûr pas, n'étant pas suicidaire -, il pourrait presque l'imaginer sauter par-dessus plusieurs voitures, atterrir du côté où se tient la jeune femme et lui reprendre le sac avec grâce et élégance. La grâce et l'élégance, Thobias ne sait absolument pas ce que cela veut dire, et il sait encore moins à quoi cela ressemble. Du haut de son mètre 80, il n'a tout simplement pas ce genre de choses en sa possession. C'est tout juste s'il est capable de marcher sans avoir cet air dégingandé qu'il avait autrefois, étant plus jeune. Et soudain, c'est la catastrophe. De là où il se tient, où les rôdeurs ne tarderont d'ailleurs pas à l'atteindre, Thobias voit le bras de la jeune femme soulever quelque chose dans sa direction afin de lui montrer ... Elle tient son sac à bout de bras. Un sac qu'il ne reconnaît presque plus : normal, il est trempé comme elle le lui annonce. « Sale co ... » L'insulte lui a presque intégralement échappé. Pourtant, il est rapidement interrompu par l'irruption soudaine d'un rôdeur près de lui. Celui-ci essaye de lui happer le bras, mais Thobias fait un pas de géant en arrière. Pour mieux lever le pied et lui foutre au niveau du ventre. Cela le fait reculer, et même chuter mais il revient très vite à la charge.

C'est sans doute là que toute sa détermination finit par échapper à Thobias. Non, il n'y a rien qu'il puisse faire de plus pour récupérer ce sac. Il est foutu, détruit, irrécupérable. Et ses envies de vengeance pour la jeune femme ... Et bien, elles sont toujours là. Mais amoindries par la situation périlleuse dans laquelle il se retrouve. Pour se rassurer, et tout en repoussant de nouveau le rôdeur qui revient à la charge, Thobias se dit qu'il n'oubliera jamais les traits de son visage. Il la reconnaîtrait entre mille autres personnes, c'est sûr. C'est sans doute sa façon à lui de se décharger de la responsabilité de tout ce qui vient de se passer, mais Thobias se dit qu'il ne peut plus rien faire pour son sac. C'est indépendant de sa volonté, bien sûr, mais c'est ainsi. Alors il n'a plus qu'une chose à faire : partir d'ici. Au plus vite. Enfonçant un couteau dans le crâne d'un rôdeur trop attiré par son odeur, Thobias décide ensuite de courir une ultime fois. Pour sa survie ... Et, peut-être qui sait, pour sa perte à elle. Ses pas le mènent non pas en arrière où les rôdeurs s'approchent lentement mais sûrement de lui, non pas non plus sur les côtés où la situation est la même, mais bien devant lui. Là où la jeune femme est terrée telle la brebis apeurée qu'elle est devenue au fil des minutes. « Tu peux y foutre le feu si cela te dit, ça ne changera plus rien maintenant. » A-t-il le temps de lancer au passage. Elle n'est pas juste à côté de lui, mais elle n'est pas loin non plus et il estime avoir parlé suffisamment fort pour qu'elle l'entende. Suffisamment fort, aussi, pour que les rôdeurs l'entendent. Ultime tentative de punition avec son départ définitif : Thobias espère que, ainsi, les rôdeurs le suivront et croiseront la blonde en chemin, l'attaquant elle puisqu'il décide de partir aussi vite que possible. Aussi vite que ses pieds lui permettent après la course effrénée qu'ils viennent d'effectuer tous les deux. Il court, parce qu'il sait que c'est sa seule option pour se tirer de cette situation qui avait définitivement échappé à son contrôle. Et, sans doute aussi, échappé au contrôle de la jeune femme.

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Je n'ai pas eu le temps d'en apprendre plus sur ce vaccin avant que le campement des Sauveurs ne brûle de la cave au grenier. Je ne l'ai donc jamais reçu.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss Sam 13 Jan - 23:26

Catch me if you canThobias & SvetlanaBon, je croyais que jamais ce cauchemar ne prendrait fin, mais au final ma dernière ruse semblait avoir porté ses fruits. Il était temps d’ailleurs, puisque bientôt les rôdeurs allaient nous engloutir en entier. Toujours méfiante, je regardai Blondinet poursuivre son chemin, passant tout près de moi et s’assurant très bien que j’entende ses dernières paroles. Je n’avais pas la force de répliquer, ce qui expliquait que pour une des rares fois de ma vie je fis preuve de retenue. Le fait que la situation ait été désamorcée arrivait également à me rendre plus docile, j’étais prête à laisser couler toutes les insultes qu’il aurait sur moi si ensuite il s’enfuyait en direction du soleil couchant, vers un lieu où nos chemins n’auraient plus aucune chance de se croiser. Une seule fois avait été presque trop pour moi et j’espérais qu’il n’y aurait pas de retrouvailles. Je ne voulais même pas connaître son vrai nom, préférant le sobriquet de Blondinet. Je savais que son véritable patronyme suffirait à insuffler une envie de vengeance en moi, comme si j’aurais alors la possibilité de le retrouver et de lui faire payer cet après-midi infernal. Avant que les rôdeurs qui le suivaient ne m’aperçoivent, je me courbai et me cachai de leur vue derrière la camionnette. Je poursuivis ainsi dans le stationnement labyrinthique jusqu’à trouver une cachette plus sûre. J’observai de loin la foule des rôdeurs se disperser tout en s’éloignant de l’hôpital, trop idiots pour réaliser que jamais ils n’arriveraient à rattraper leur proie. Ils avaient perdu, tout comme Blondinet, et je restais la seule gagnante de cet affrontement. Cette pensée de réussit pas à me faire retrouver le sourire toutefois. Je gardais trop de rage accumulée en moi pour célébrer comme il se devait ma victoire.

Une fois tout danger écarté, je me dirigeai vers une planque pas trop éloignée, que je rejoignis tandis que les dernières lueurs du jour s’éteignaient. Sans électricité, les nuits étaient noires et dangereuses et je ne fus pas déçue quand la porte se referma sur le monde extérieur. J’avais les cuisses douloureuses et la gorge qui quémandait un verre d’eau. Lorsque je me sentis en mesure de le faire, je terminai de trier les possessions volées à la lueur d’une bougie. Il n’y avait que des trucs inutiles que j’aurais pu me procurer ailleurs. Je jetai le sac encore humide dans un coin de la pièce et je m’enfouis la tête entre les mains. Maintenant que la situation était derrière moi et que j’étais reposée, je ne comprenais pas ce qui avait bien pu me prendre et pourquoi j’avais été si obstinée. J’aurais cru qu’un échec m’empêcherait de dormir cette nuit, que je ressasserais cette humiliation encore et encore, mais je réalisais maintenant que les joies de la victoire et le maigre butin n’étaient pas suffisants pour compenser mes jambes endolories et mes réserves d’énergie au plus bas. J’étais en colère contre tout et tout le monde, même contre moi-même, chose qui était rare. Il n’y avait pas que mon obstination qui m’exaspérait, mais aussi toutes les fautes que j’avais commises dans la journée. Si j’avais été plus discrète en piquant ce sac... Si je n’avais pas utilisé d’arme à feu pour tuer ce rôdeur et que j’avais continué de me cacher dans cet immeuble… Si je n’avais pas perdu mon pistolet en tentant de fuir avec trop de précipitation… Malgré mon état de fatigue, je savais que le sommeil tarderais à venir et j’avais raison, puisque je passai de longues heures à fixer le plafond jusqu’à ce que ma lassitude surpasse mon courroux.

Cette nuit-là, je rêvai qu’on me volait mes affaires.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss

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[Flashback] Catch me if you can • Thobias S. Doss

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