If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie
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If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie

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MessageSujet: If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie Mer 11 Oct - 4:39

because i'm deadSamuel & EmelieI've touched the darkness that lives in between the light. Seen the worst of this world, and the best. Seen the terrible things men do to each other in the name of hatred, and the lengths they'll go to for love. Now I know.Si on m’avait dit il y a quelques années de cela que j’apprendrais à pêcher et que je serais même bon pour le faire, jamais je ne l’aurais cru. Mais dans ma première année à Yosemite, quelques survivants avaient acceptés de m’apprendre à chasser et à pêcher en échange de cours de tirs. Bien sûr que j’avais accepté. Il n’y avait rien de mieux que de pouvoir subvenir à ses besoins en trouvant soi-même la nourriture dans la nature. Je partais encore en raid parfois, fouillant de vieux établissements fourmillant de zombies. Mais la menace était de moins en moins effrayante pour moi. Car même si on ne trouvait rien d’intéressant pendant nos sorties, au moins je pouvais me fier sur mes collets et mes filets pour être sûr d’avoir de quoi à me mettre sous la dent chaque jour. J’avais établi mes pièges dans des coins moins fréquentés, ainsi j’obtenais presque toujours du gibier. Et si j’en avais trop, je n’avais qu’à l’échanger avec un autre survivant contre quelque chose d’autre. J’échangeais surtout contre des munitions qui étaient plus rare à trouver dans le coin. Une fois que les petits villages des alentours avaient été vidés, il ne restait plus grand-chose. Il fallait aller de plus en plus loin de Yosemite pour trouver quelque chose de potable. Et les trajets étaient pénibles la plupart du temps. Je sortais encore pour trouver des vêtements, des munitions et du matériel en tout genre pour ma cabane. Mais sinon, je préférais rester dans le parc.

Comme aujourd’hui. J’étais resté pour aller attraper quelques poissons dans une petite rivière non loin de ma cabane. C’était une chaude journée d’automne et j’en profitais pour placer un filet dans la rivière, n’ayant pas à avoir peur d’attraper froid dans l’eau. Pour l’instant, j’avais attrapé cinq poissons que j’avais laissé sur la rive, le temps de finir ma pêche. J’étais peut être mauvais avec une canne à pêche, mais avec un filet c’était tout autre chose. J’étendais mon filet sur la largeur de la rivière et je voyais les bancs de poisson essayer de l’éviter en descendant le courant. Certains si coinçaient, d’autres non, mais j’étais tout de même heureux de la quantité que j’avais déjà attrapée pour l’instant. Tant que des rôdeurs ne venaient pas se servir dans mes prises, ça devrait aller. J’allais sûrement pouvoir échanger certains poissons contre des munitions. Les choses allaient mieux depuis que j’arrivais à me procurer de la nourriture de cette façon. La menace des rôdeurs n’étaient plus vraiment effrayante vu leur manière de faire toujours la même, mais je restais toujours aux aguets.

Je ne m’attendais sûrement pas à ça par contre. Un énorme chien se remplissant la panse de mes poissons. « Hé toi ! Dégage ! » J’ai laissé mon pistolet avec les poissons au bord de la rivière. Je ne voulais pas le mouiller. Mais me voila bien avancé. Le chien n’a pas bougé d’un poil. Il ne semble pas bien énervé par mon ton agressif à son égard. Ça ne restera pas comme ça longtemps… Hors de question qu’il mange toutes mes prises. « Espèce de cabot… Si tu n’arrêtes pas tout de suite, c’est une balle entre les deux yeux que tu vas te prendre ! » Plus je m’approche du rivage et plus j’ai un drôle de pressentiment. Cet énorme chien, il me dit quelque chose. Je l’ai déjà vu quelque part. Et alors que je sors de l’eau, trempé jusqu’à la taille, je lève un sourcil interrogateur et m’exclame : « Pinpin ! Lâche mes poissons, salaud ! » Qu’est-ce que ce clébard fait ici ? Le chien arrête enfin de mâchouiller mes poissons et s’éloigne, la queue entre les jambes, gémissant. On dirait qu’il veut venir vers moi mais en même temps à peur de s’être fait grondé. Alors que je réfléchis à la situation, je me penche sur les poissons. Il en reste au moins trois de potables. Mais je me demande encore ce que Pinpin fait ici. Emelie est-t-elle dans le coin ? À moins que le chien vagabonde librement dans la nature depuis longtemps. Pourtant il n’a pas l’air sauvage. Je m’approche de lui et il se laisse caresser la tête sans dire un mot. « Qu’est-ce que tu fais ici ? Où est ta maitresse ? » Quelles sont les chances pour que je la retrouve après qu’on ait été séparé par un groupe de rôdeur il y a de cela plus d’un an ?
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MessageSujet: Re: If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie Dim 15 Oct - 23:09



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Samuel Clayton  & Emelie C. Grahams

 

 



Après plusieurs journées de pluie et de mauvais temps digne d'un début d'autonome, la météo semble enfin s'apaiser. Aucune idée de l'heure à laquelle je quitte mon lit, depuis que le monde est ce qu'il est, il faut avouer que l'on est rarement pressé par la montre. J'étais plutôt ponctuelle, du moins quand le rendez vous m'intéressait, alors ça ne me dérangeait pas tant que ça, mais il faut dire que les premières années, Nono était le premier à maintenir que le fait d'écouter son corps pour manger à sa faim et se coucher lorsque l'on sentait le sommeil nous emporter était nettement bénéfique pour notre corps. Faut dire qu'on avait eu l'avantage d'une période assez calme vu le coin perdu dans lequel nous nous trouvions.

Mais bref, je me sors de mes pensées en me redressant de mon matelas, tirant avec moi une couette pour restée légèrement enroulée à l'intérieur. Ma caravane n'est pas l'endroit le plus frais du coin mais avec la fraicheur des derniers matins je préfère profiter de la chaleur de mon duvet encore quelques minutes.

Mes chiens se redressent tour à tour et me fixent en remuant la queue. C'est vrai qu'avec les averses des derniers jours, nous ne sommes pas partis bien loin et je pense que leurs pattes commencent à réclamer une petite promenade autrement plus longue que pour simplement faire leur besoin. L'avantage d'avoir cultiver par mal de légumes pendant l'été, c'est que je peux être assez autonome à ce niveau là. De plus, le troc du camp me permet de m'approvisionner dans ce qu'il me manque alors je suis loin d'être la plus à plaindre...

Je sors de mon petit coin confortable pour aller me chercher de l'eau avant de sortir les fauves. J'ai fait bouillir de l'eau de pluie la veille pour essayer de la purifier un maximum, je me remplis donc un verre avant d'attraper d'attraper ma veste en cuir qui me suit depuis longtemps. Quelques secondes d'hésitations et j'abandonne l'idée d'emporter ma couette sur mes épaules, je vois des rayons du soleil traverser mes rideaux alors ma veste devrait suffire.

J'enroule une écharpe autour de mon cou et me prépare pour sortir. Ma dague à la ceinture et ma lame d'escrime dans le dos, j'arrive à sortir en étant assez rassurée. Entre mes chiens et ma façon de manier mes lames, je suis peut-être un peu sûre de moi mais mon côté m'en foutisme me permet d'éviter de paniquer... De plus, une ronde est organisée de façon permanente à Yosemite donc il n'y a qu'à gérer les humains ici.

Je quitte la caravane après avoir fermé la porte à clef. Ça a été un gros bordel à bricoler depuis que Carolyn m'avait bidouillé ma serrure pour rentrer, mais Ian s'est gentiment débrouillé pour m'arranger ça. Ça m'évite de devoir laisser un des deux chiens pour monter la garde en permanence. D'habitude, j'en aurai tout de même laissé un des deux vu que je ne quitte pas le coin trop longtemps, mais les deux expriment un besoin de se défouler que je n'ai pas le coeur à ordonner à l'un des deux de prendre la place sous le véhicule. Je siffle pour rapatrier les troupes autour de moi et nous prenons le chemin en direction de la forêt et de la rivière. J'en profiterai pour remplir les deux bidons que j'ai vidé les derniers jours.

La zone est relativement silencieuse si ce n'est le vent qui souffle doucement à travers les arbres et la nature. Je ne peux m'empêcher de tendre l'oreille, que ce soit pour repérer la présence d'un humain, d'un crevé ou d'un animal dans le coin. Ça m'arrangerait bien que les fauves trouvent la trace d'un lapin ou d'une bête du genre pour se nourrir. Si eux se trouvent à manger, c'est toujours ça de moins que je dois partager avec eux. Mais bon, vu le nombre d'humains à Yosemite, les animaux ne se bousculent plus trop... C'est d'ailleurs une question que l'on se pose souvent avec Ian : Est-ce que, depuis que le monde est ce qu'il est aujourd'hui, les animaux sont plus nombreux qu'avant ? On doit quand même vachement moins les déranger avec nos conneries de véhicules, de chasses, de pollution... Et puis on est quand même nettement moins d'hommes et de femmes alors bon...

La rivière n'est plus qu'à quelques mètres de moi alors que Pinpin s'élance en direction de l'eau. Je soupire à l'idée de devoir passer 10 minutes à le sécher s'il veut rentrer dans la caravane, mais après les avoir retenu aussi longtemps à l'intérieur sans balade je me sentirai coupable de le rappeler à l'ordre. De toute façon, Zorya attire mon attention en reniflant et en grognant devant un terrier sous un arbre. Je m'approche d'elle, me demandant bien ce qu'elle a pu nous trouver de beau. Je l'observe faire, vu la taille du trou je doute qu'elle trouve quoi que ce soit d'assez intéressant pour partager. Ça dure plusieurs minutes et elle finit par venir vers moi en remuant la queue, la gueule pleine d'une bestiole que je n'arrive pas à identifier dans ses babines.

Je veux m'approcher d'elle en me mettant à sa hauteur pour connaître la nature de sa proie quand une voix m'interrompt dans mon mouvement. Des grognements répondent à la voix. Je fronce les sourcils et me redresse pour rejoindre la direction dans laquelle est parti Pinpin quelques minutes avant. Quelques arbres me séparent encore de la zone d'où vient la voix masculine. J'accélère le pas au moment où j'entends distinctement la voix qui ne peut être qu'à un abruti menacer mon bébé de se prendre une balle entre les deux yeux. Une dernière rangée d'arbre se tient entre eux et moi et je dégaine ma lame pour ne pas arriver les mains vides, j'imagine déjà mon pauvre chien amoché par le tir d'un connard que je me ferai le plaisir de dépecer vivant. Je ne suis pas sadique mais on ne blesse pas mes bébés.

Quelques secondes avant, j'imaginais déjà trente tortures différentes et je tenais ma lame bien fermement entre mes mains mais les mots de l'inconnu me déstabilisent. Je ne reconnais pas tout de suite le timbre de voix, mais il vient d'appeler mon fauve par son nom. Je fronce les sourcils et arrive enfin à leur hauteur. D'abord j'aperçois Pinpin avec un poisson dépassant de chaque côté de ses babines et un bac dans lequel il a une de ses pattes avant. À côté de lui dort un pistolet et un étuis. Lorsque j'arrive assez près pour distinguer clairement ce qu'il se passe, mon chien a reculer du bac, gardant tout de même un poisson dans la gueule et l'homme semble s'être approché de lui, me tournant le dos.

Je ne comprends pas pourquoi Pinpin s'est éloigné de son butin, pourquoi il n'attaque pas ou du moins n'immobilise pas l'inconnu et encore moins pourquoi il se laisse caresser par ce type. Lui qui est si méfiant d'habitude, je suis à des années de m'imaginer que peut-être il fait face à quelqu'un que l'on connait. Je fronce les sourcils et arrive enfin, un peu essoufflée, assez près pour apercevoir plus nettement l'humain qui parle à mon chien. D'abord, ses cheveux me rappellent quelque chose, puis ça fait tilte dans ma tête. Cette voix, cette carrure...

« - On veut pas partager son butin avec un pauvre bébé chien affamé alors monsieur le boiteux ?  »

Alors que lui est penché à la hauteur de pinpin, j'arrive enfin à quelques pas d'eux. Mon chien me regarde depuis plusieurs secondes, m'ayant sûrement vu arriver avant Samuel qui me tournait le dos. Je ne peux m'empêcher de sourire sincèrement lorsqu'il se retourne et que nos regards se croisent. Je lui dois tellement de choses... Carolyn m'avait bien dit qu'il était vivant et dans le coin, mais il devait être parti en vadrouille les deux fois où nous avions essayé de le trouver alors j'avais fini par penser qu'il avait quitté le coin et les journées s'étaient rapidement enchainées. J'écarte les bras légèrement, je suis un peu maladroite, même si nous sommes devenus très proches après ce que nous avons vécu ensemble, mon côté cactus peu tactile est toujours maladroit lorsqu'il s'agit de retrouvailles...



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MessageSujet: Re: If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie Dim 29 Oct - 4:58

because i'm deadSamuel & EmelieI've touched the darkness that lives in between the light. Seen the worst of this world, and the best. Seen the terrible things men do to each other in the name of hatred, and the lengths they'll go to for love. Now I know. Sursautant en entendant une voix connue, je me relève subitement de ma position semi accroupi. Le chien n’en fait pas de cas. Mais de mon côté je sais très bien qui se cache dans mon dos. Je me retourne et voit Emelie, se tenant devant moi en chair et en os. Et dire que je l’avais cru morte après cet épisode avec les rôdeurs. Du moins c’était ce qui m’avait semblé le plus logique. Il faut croire qu’elle s’en était sortit. Comment avais-je pu douter d’ailleurs qu’elle arriverait à s’en sortir ? Elle avait toujours eu les meilleures plans pour s’en sortir lors des situations les plus impossibles. Alors qu’elle soit là devant moi aujourd’hui, ce n’était pas vraiment un miracle. J’affiche un immense sourire et lui répond sur le même ton : « Et bien c’est comme ça que tu me dis bonjour la belle au bois dormant ? » En allusion à notre toute première rencontre. Alors qu’elle s’était évanouie dans le grenier d’une grange suite à un virus qu’elle avait attrapé. Je me souvenais encore de cette journée comme ci c’était hier. Mais ça faisait plusieurs années déjà. Je ne tenais plus compte du temps depuis longtemps maintenant mais j’avais tout de même vu les saisons passer.

J’étais encore surpris par cette apparition. Plusieurs questions se bousculaient dans ma tête en même temps mais aucun mot ne sortait. J’étais en train de me ressasser le dernier souvenir que j’avais d’elle. Avant qu’on ne soit séparé par une horde de zombie assez gigantesque. Juste assez pour qu’on se retrouve dans des endroits complètement à l’opposée l’un de l’autre et qu’on ne se retrouve pas par la suite. Quand mon cerveau comprit enfin qu’elle était vraiment devant moi et que ce n’était pas un fantôme, je retrouvais la parole. Même que je m’approchais et la pris dans mes bras, oubliant momentanément que j’étais trempé jusqu’aux genoux après être allé dans la rivière. C’était vraiment bizarre. Je n’avais pas l’impression qu’on s’était perdu de vue il y à si longtemps de cela. Et en même temps, nous avions sûrement tous les deux changés. J’étais devenu sédentaire et je m’étais intégré dans la petite communauté entourant Yosemite. Alors que ce n’était pas du tout mon genre auparavant. J’imaginais donc qu’Emelie avait elle aussi peut être dérivé de ses habitudes. J’étais heureux de la voir en vie et de voir aussi les chiens. Qui aurait cru qu’ils auraient pu survivre aussi longtemps dans une époque telle que celle-ci !

Je finis par la lâcher, me souvenant qu’elle n’était pas des plus tactiles et que peut être se sentait-elle mal à l’aise que je l’ai pris dans mes bras aussi brusquement. Mais la surprise et la joie de la voir réapparaitre après tout ce temps l’avait emporté sur ma froideur habituelle. « Je ne croyais pas te revoir après que cette horde de rôdeur nous ai séparés ! Je t’ai cherché après qu’ils soient passés mais je n’ai jamais pu trouver aucuns indices de ta présence. » Elle devait bien s’en douter de toute manière vu que nous ne nous étions pas retrouvés. Emelie était la compagne de voyage idéale. Nous nous étions toujours bien entendu sur la marche à suivre, le matériel qui était préférable de chercher ou même où se poser sécuritairement pour la nuit. Et je n’oserais jamais le lui avouer, mais les chiens m’avaient manqués également. Voir Pinpin en train de dévorer mes poissons m’avaient d’abord mit en rogne, mais lorsque je l’avais reconnu, j’avais eu ce sentiment de nostalgie de le voir rôder constamment dans les environs. Ça avait été une habitude autrefois. Je baissais la tête un instant pour regarder l’énorme chien et haussais les sourcils. « Dis moi est-ce qu’il a encore grandit ou c’est moi qui me fait des idées ? » C’était tellement étrange comme situation. J’avais l’impression d’être de retour dans le passé. Du moins, avant que je n’atterrisse à Yosemite. Avant que je n’ai une cabane à moi, que je pratique la chasse et la pêche et que je me sente un peu trop en sécurité. Est-ce que c’est possible de se sentir trop en sécurité ? C’était ce que je croyais en tout cas. J’avais envie de poser des questions, de lui raconter ce qui m’était arrivé de mon côté et de savoir comment elle avait survécu à l’attaque des rôdeurs, mais je voulais me laisser le temps d’avaler la nouvelle. Alors je la regardais bêtement, fronçant les sourcils comme si en plissant les yeux je me rendrais compte que ce n’était qu’une illusion.
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MessageSujet: Re: If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie Mar 14 Nov - 23:06



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Sa référence à notre rencontre m'arrache un énorme et large sourire des plus sincères. Je m'en souviens au détails près de cette grange inconfortable dans laquelle nous nous étions retrouvés après avoir difficilement évité les crevés et mis à l'abris mes fauves. Entre sa cheville et ma fièvre, nous faisions une paire géniale pour le prix des prochains humains à mourir bêtement mais le destin a fait que nous avions survécu et qu'en plus de cela, nous ne nous étions plus quittés pendants plusieurs mois. Ironiquement, si c'est une horde qui nous a fait nous rencontrer, c'est aussi une horde qui est la cause de notre séparation. Entre nous, je suis soulagée que ce n'est pas encore une horde qui nous pousse à nous recroiser, même s'il vaut bien ça, les cavalcades pour éviter un groupe de crevés sont loin d'être reposantes et se retrouver au bord d'une rivière me convient nettement plus.

Nous nous regardons quelques instants, sans se quitter des yeux, je ne sais pas trop quoi faire, je ne sais sincèrement pas comment prendre quelqu'un dans mes bras. Enfin, je sais a peu près comment réagir quand on me serre contre soi, mais j'ai vraiment du mal à m'en sortir si je veux moi même enlacer la personne. Maladroitement, j'ai toujours peur que la personne ne veuille pas d'un câlin, ou je ne sais pas. Mais il ne me laisse pas le temps de réfléchir plus longtemps et lorsqu'il se redresse, Samuel vient m'enlacer. Je profite de cette étreinte et glisse à mon tour mes bras autour de lui. C'est rassurant l'odeur de quelqu'un à qui l'on tient. Pendant quelques secondes, je ne pense qu'à ma tête contre son épaule et ses bras autour de mon corps amaigri...

Naturellement, nous nous redressons pour abandonner cette étreinte hors du temps. Je crois que c'est tellement improbable que nos chemins se décroisent ici que cela méritait bien un câlin. Il y a, comme ça, des évènements qui méritent que l'on brusque nos habitudes et que l'on aille au delà de notre pudeur je pense... Mais assez philosophé, j'ai deux cents vingt trois questions et demies qui se bataillent dans ma tête et je meurs d'envie de lui poser. Qu'est-ce qui lui est arrivé après que nous nous sommes séparés ? Comment est-il arrivé ici ? Habite t-il ici ? Pinpin en profite pour mâcher son butin dérobé alors que Zorya ne semble pas surprise de ces retrouvailles et s'est couchée à mes pieds pour tranquillement dévorer l'intérieur de la bestiole trouvée dans les bois. Bon, comme ça, les deux fauves sont occupés et se nourrissent même si je soupçonne mon gros mâle de prévoir une attaque dans quelques secondes pour attraper un autre poisson de Samuel. Mon chien est voleur, Sam le sait très bien donc c'est une affaire qu'ils régleront entres eux, voilà. Ses paroles attirent à nouveau mon regard sur lui et je ne peux qu'approuver ce qu'il dit.  

« - Tu n'imagines pas comme je suis soulagée de te savoir en vie. J'ai aussi essayé de te retrouver là où nous nous sommes perdus mais j'ai été coincé pendant deux jours par une partie de la horde et quand je suis revenue, l'autre partie stagnait toujours... »

Je repense à ce jour là, notre séparation n'est jamais sorti de ma mémoire et, même si à cause de cette horde, je savais que l'espoir de le revoir un jour vivant était mince, je crois que je n'ai jamais pu me résoudre à l'idée qu'il soit passé du côté des crevés. Samuel est un homme débrouillard et vraiment intelligent. Avancer avec lui sur les routes était quelque chose de rassurant, surtout que c'était avec lui que j'avais connu ce que c'était que de vivre vraiment en tant que nomades sachant qu'avant je ne vivais qu'à la ferme. Lorsque nous nous étions perdus, j'avais eu vraiment du mal à m'habituer à la vie en solitaire. J'essayais de me rappeler sans cesses des conseils qu'il me donnait. Notre duo avait cet avantage : nous étions chacun doués dans des domaines différents... Et puis même sans parler de survie et de techniques, sa compagnie m'avait cruellement manquée. Ses piques, ses taquineries, son humour et ses conversations... Les journées sans lui semblaient tellement plus longues.

Il baisse les yeux sur Pinpin qui s'est a nouveau approché de nous. Je suis prête à parier qu'il va lui voler un second poisson mais je ne dis rien et préfère les observer. Je ris lorsqu'il me demande s'il a encore grandit. Ça ne risque pas, les deux prennent et perdre du poids en fonction des mois j'ai l'impression, peut-être surtout en fonction de ce que je trouve à leur donner en nourriture. Et même si je partage autant que possible mes trouvailles avec eux, par les temps qui courent, quand nous sommes à l'extérieur, il est parfois dur d'avoir assez sur moi pour nous nourrir tous les trois.

« - Ils ne grandissent plus depuis quelques temps ! Mais ils restent toujours aussi gourmands d'ailleurs, ça ils ne changent pas tiens...   »

Au moment où je finis ma phrase, je sens un vent frais se glisser dans ma nuque. D'un geste de la main, je serre un peu plus mon épaisse écharpe et me rappelle le but de ma présence ici en posant mes yeux sur mes deux bidons. Mon regard s'arrête ensuite sur mon Samuel trempé jusqu'aux cuisses.

« - Je peux te proposer de continuer cette conversation chez moi ou chez toi ? J'admets que dit comme ça, ça fait un peu drague de notre jeunesse mais le vent se fait frais et j'ai tellement de choses à te demander. »

Et pile quand Samuel relève ses yeux vers moi, mon fauve en profite pour mettre sa grosse tête dans le seau durement rempli et ainsi dérober deux poissons à en juger par les têtes qui débordent des babines de mon chien. Déjà trois de volés, c'est pas cool mais je ne m'en mêle pas. Je ricane, me demandant si la satisfaction de se retrouver sera assez grande pour que Samuel ne se mette pas à disputer Pinpin. Moi je ne comprends pas comment on peut leur en vouloir à ces deux boules de poils attendrissantes, ils ont un regard tellement mignon, tellement pleins d'amour qu'on ne peut pas être en colère contre eux. Quand j'essaie de les disputer, je perds souvent toute ma crédibilité quand ils me regardent gentiment et mes réprimandes se garnissent de "mon bébé d'amour" et de "boule chérie". Heureusement que je n'ai pas eu d'enfant... Je regarde Samuel en attendant qu'il me donne son avis, peut-être qu'il voulait atteindre un nombre de poisson avant de rentrer, dans ce cas il faut que j'attrape Pinpin pour éviter qu'il ne lui vide son butin sinon nous sommes bons pour glacer ici encore un moment...



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MessageSujet: Re: If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie Lun 27 Nov - 3:16

because i'm deadSamuel & EmelieI've touched the darkness that lives in between the light. Seen the worst of this world, and the best. Seen the terrible things men do to each other in the name of hatred, and the lengths they'll go to for love. Now I know. Je n’étais même pas surpris de l’entendre me dire qu’elle m’avait également cherché là où on s’était perdu et qu’elle ne m’avait pas retrouvé. Une partie de la horde avait fait du surplace pendant plusieurs jours et j’avais fini par abandonner les recherches. Elle avait sûrement fait la même chose de son côté. On ne peut pas attendre indéfiniment dans un endroit aussi dangereux. J’avais bien bravé les risques au début, mais le courage s’était rapidement décimé. J’avais bien cru pouvoir la retrouver facilement mais avec tous ces morts partout, impossible de la repérer. J’avais longtemps cru qu’elle était morte. Il y avait même plus de probabilité pour qu’elle est fini mordu par un rôdeur ou par la horde en fait, mais il faut croire qu’elle s’était bien débrouillé malgré tout. J’étais heureux de la voir. Heureux de la voir en chair et en os et surtout, toujours humaine. Pendant longtemps j’avais eu peur de la retrouver sous forme de rôdeur. Cette peur s’était dissipée en arrivant à Yosemite même si je pensais souvent à elle. Nous avions voyagés longtemps ensembles et malgré le fait qu’elle soit resté un bon moment à la ferme de Stan, elle avait rapidement apprit. Nous formions un bon duo. Elle avait de bonnes idées et j’avais une bonne base de survie. Les deux combinés ensemble donnaient un résultat intéressant.

Elle rit lorsque je lui demande si les chiens ont encore grandis. Je lui décoche un sourire, sachant très bien que ces animaux n’ont pas poussés d’un seul poil. Ils ont toujours été exagérément grands. Et j’ai toujours été surpris par leur taille. Comment est-ce que des cabots pouvaient être aussi énormes ? Ça aurait du être illégal. Emelie me répond qu’ils ne grandissent plus depuis longtemps, mais reste toujours aussi gourmand. Ça je l’avais remarqué ! « Gourmand ? Je vois pas de quoi tu veux parler. » Je regarde en direction de Pinpin qui n’a pas l’air coupable du tout. Pour lui, c’est normal que je le nourrisse j’imagine. Mais pour moi, ça ne fait plus partit de mes habitudes que de me faire voler mon gibier. Tout à l’heure lorsque je l’ai aperçu, la truffe dans mon panier, j’ai cru pendant quelques secondes qu’un loup était en train de me piquer mes poissons. Mais voir Pinpin relever la tête et me regarder, ça avait presque été surréaliste. Je me souviens encore la première fois que j’avais rencontré Emelie et que ces deux mastodontes étaient apparus. J’avais sérieusement pensé à partir pour ne jamais revenir. Pour être franc, je ne suis toujours pas un fan d’animaux. Mais les deux chiens d’Emelie ont gagnés une place spéciale dans mon cœur. Ce doit être leur talent spécial pour tuer les rôdeurs et les démembrer. J’ai toujours été impressionné de les voir faire.

Je commence à greloter lorsqu’Emelie me propose de continuer notre discussion ailleurs. J’accepte en hochant la tête, heureux de pouvoir quitter le ruisseau et de pouvoir me changer en même temps. « On peut aller à ma cabane. C’est pas trop loin d’ici et j’aurais bien besoin de changer de pantalon. Je préfèrerais ne pas tomber malade. » Mon stock de médicament était plutôt faible. Ce n’avait jamais été ma priorité. Je mettais tout sur la nourriture et sur les munitions, mais concernant ma santé je prenais le minimum. J’ai toujours eu un bon système immunitaire et j’ai toujours fais attention de justement ne pas rester dans des vêtements trempés trop longtemps. Le genre de chose qu’on apprend dans l’armée… Et juste au moment où je tourne la tête pour aller chercher mon sceau empli de poisson, je vois le chien, la gueule pleine. Il est allé se resservir ? « Non mais t’es sérieux ? Lâche ça tout de suite ! » Je suis peut être content de les revoir, même plus que content. Mais il y a des limites à ne pas dépasser. Comme me voler ma nourriture. Surtout si j’ai passé plusieurs heures à la capturer. « Me fait pas ces yeux là. Et lâche mes poissons parce que je vais me fâcher. » J’ai presque l’impression de parler à un enfant. Mais lorsque je vois Pinpin lâcher les poissons par terre, je me dis que j’ai un peu d’autorité au moins, même si c’est seulement qu’un chien. Je me retourne vers Emelie et lui demande : « Tu veux que je t’aide avec les bidons ? J’imagine que tu les as pas trainés que pour le plaisir. » Comme si rien n’était arrivé avec le chien. J’avais presque l’impression que le temps où nous avions été séparés ne comptait pas. Ça avait été mon quotidien avant. Et c’était presque normal de tous les revoir en ce moment. Je ne savais pas par quel miracle nous nous étions retrouvé, mais je remerciais la vie de les avoir remis sur mon chemin.
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MessageSujet: Re: If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie Mar 28 Nov - 22:14



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J'attends la réponse de Samuel quant à ma proposition d'aller continuer la conversation ailleurs lorsque Pinpin se jette à nouveau plus ou moins discrètement sur le butin du pécheur. Je souris, amusée de la situation, un sentiment de déjà vu m'envahit : je ne compte plus le nombre de fois où mes chiens ont volé de la nourriture à un humain quel qu'il soit. Le jeune homme acquiesce alors ma proposition de migration en argumentant par l'envie de se changer et de quitter ses vêtements mouillés. J'acquiesce en hochant la tête alors qu'il remarque seulement le vol de poisson. Je ne peux m'empêcher de rire lorsque je vois Samuel s'agiter en direction de Pinpin.

Mon gros fauve penche d'abord la tête lorsque Sam lui demande s'il est sérieux. Comment pourrait-il plaisanter ? Ces chiens sont des ventres sur pattes plus que gourmands, tu lui serres des poissons dans un seau, c'est un festin à volonté pour lui. Zorya grignote toujours les entrailles de l'animal inconnu au bataillon alors que le jeune homme est à deux doigts de se mettre à taper des pieds. Devant son air sérieux, mon fauve semble complètement étonné qu'on puisse lui demander de rendre la nourriture. Je profite du fait que Samuel me tourne le dos pour adresser un geste autoritaire à mon gros voleur poilu. Les Cane Corso sont des chiens connus pour n'être fidèle qu'à un seul maitre et s'il était dévoué à mon Nono, je crois qu'il a assimilé maintenant que c'était moi qu'il devait écouter. Après, il faut avouer que les deux boules de poils écoutent pas mal les humains auxquels ils s'attachent. Que ce soit Samuel ou Iain, les deux hommes ont réussi à se faire accepter par mes bêtes et sûrement à force de leur filer des petits bouts de nourriture ou parfois même une conserve entière, ils sont arrivés à obtenir d'eux une certaine écoute. Peut-être pas au doigt et à l'oeil, c'est pour cela que j'ai préféré intervenir discrètement au cas où Pinpin ne comprendrait pas que 3 poissons volés, c'était trop.

Je vois ma boule de poils reculer et contourner Samuel pour venir près de moi. Décidément, il est aussi boudeur et rancunier que sa maitresse lui. Je souris et glisse mes doigts sur les poils de mon bébé pour lui gratter l'arrière de son oreille. Samuel me lance une remarque par rapport à mes bidons qui pendent au bout de ma main libre. C'est vrai qu'à la base j'étais sortie pour les remplir et les ramener à la caravane.

« - Toi t'es bon pour te faire bouder par Pinpin pendant un moment, t'as vu comme t'es grognon avec lui ! Pauvre petit chou. » Je dis cela sur une voix volontairement niaise. Je me fais souvent chambrer pour mon comportement avec mes deux chiens. Ils font à eux deux presque 130 KG, ce qui est nettement supérieur au double de mon poids et je les appelle fréquemment par des surnoms niais, allant du bébé à la boule de poils chérie. « Et je veux bien un coup de main pour les bidons, faut que je les rapporte chez moi ensuite...Sinon, laisse, je peux les remplir en revenant de chez toi, ça nous évitera de les transporter d'un point à un autre pour rien. On y va ? »

Finissant ma phrase, je sens un souffle froid se glisser entre les tissus de mes vêtements. Je frissonne, regrettant déjà les températures plus chaude de l'été et craignant celles glacées qui approchent avec l'hiver. Je repense à l'hiver que l'on avait passé avec Samuel et aux moments compliqués que cela avait entrainé. Je l'observe silencieusement rassembler ses affaires avant de prendre la route menant à chez lui. C'est agréable de remarquer qu'il a toujours la même façon d'être que quand nous nous étions connus. C'est peut-être bête comme remarque, mais retrouver des petites habitudes, aussi insignifiantes soient elles, est quelque chose de rassurant par les temps qui courent. Rien que le fait d'avoir un ami de longue date sur qui compter est quelque chose de rare d'après moi, mais alors avoir la chance de le retrouver en bonne santé... Je ne peux m'empêcher de me sentir chanceuse de ce hasard et de profiter de chaque petit détail stupide que je remarque. Je ne sais pas comment lui vois les choses d'ailleurs.

« - Tu me raconteras comment tu en es arrivé à te poser ici ? D'ailleurs, tu vis ici ou tu es seulement de passage ? »

Comme Samuel a fait référence a une cabane, je me pose la question s'il habite ici ou si comme pas mal de personnes, il ne fait que passer pour profiter du troc et du fait que l'on peut plus ou moins dormir sur nos deux oreilles sans trop craindre le fait d'être réveillé par des crevés. Une garde étant assurée en permanence et le parc étant fermé, il n'y a eu que très peu de soucis avec les morts. Dans mes souvenirs, Sam n'était pas trop dans l'idée de se poser et de trouver un groupe à rejoindre. Nous avions eu plusieurs histoires avec des humains, certains nous proposant de rejoindre leurs groupes. Mais faute de confiance, nous avions souvent préféré continuer notre chemin à deux. Je préfère être en très petit comité et pouvoir avoir entière confiance à mon partenaire, pouvoir m'habituer à sa façon de se déplacer, de se battre ou de réagir plutôt que de devoir me méfier des crevés et des humains autour de moi. Sans parler du risque de trahison, si je fais équipe avec un manchot maladroit, le risque de me retrouver encerclé par des crevés augmente encore plus...



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MessageSujet: Re: If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie Dim 17 Déc - 6:09

because i'm deadSamuel & EmelieI've touched the darkness that lives in between the light. Seen the worst of this world, and the best. Seen the terrible things men do to each other in the name of hatred, and the lengths they'll go to for love. Now I know. Me faire bouder par Pinpin ? Elle est drôle celle-là ! Je comprends qu’elle n’est pas sérieuse et je fais comme si je le prenais personnellement. Roulant des yeux et pointant vaguement le chien du doigt. « C’est pas ma faute s’il veut me piquer tout ce que j’ai pêché ! Regarde moi ça, il en a plein les babines… » Dis-je, un léger sourire aux lèvres. Ce n’était pas la première fois que ça arrivait. J’avais eu l’habitude autrefois de côtoyer ces chiens. En fait, ils avaient fait partit de ma vie pendant un bon moment. Ça faisait bizarre de les revoir aujourd’hui, alors que ma vie avait prit un nouveau tournant lorsque j’avais perdu Emelie de vu. J’avais continué de m’améliorer et d’avancer. Mais la retrouver et voir qu’elle allait bien, ainsi que les chiens, c’était comme m’enlever un énorme poids de sur les épaules. Parce que malgré le fait que j’avais continué mon chemin et elle aussi à ce que je voyais, j’avais continué d’espérer qu’ils étaient toujours en vie quelque part et qu’ils allaient bien. Parce que je n’imaginais pas Emelie sans les chiens et que je n’aurais pas voulu qu’elle finisse dévoré par cette horde.

Elle propose de remplir ses bidons en revenant et j’hoche la tête, c’est probablement mieux ainsi. « Je pourrai t’aider à les rapporter chez toi après si tu veux. C’est pas comme si j’avais un horaire bien rempli. » Je remplissais mon horaire au fil de la journée en fait. J’avais une routine d’établie depuis que j’étais à Yosemite, mais disons qu’elle changeait souvent de jour en jour. Une chose ne dérivait jamais par contre et c’était de faire le tour de mes pièges et des filets de pêche que je plaçais un peu partout dans les environs de ma cabane. C’était ma principale source de nourriture donc il fallait que j’entretienne le tout, sinon j’aurais à aller plus souvent que prévu en sortit. Sortir à l’extérieur du parc était dangereux et même si c’était ce que j’avais toujours fais avant d’arriver ici, je préférais l’éviter le plus possible. Je n’y allais que lorsque j’étais accompagné et que j’avais absolument besoin de quelque chose comme des vêtements, des médicaments ou bien des munitions. Concernant les munitions, c’était plus difficile à obtenir donc j’essayais souvent de faire du troc avec d’autres survivants. Ça fonctionnait plutôt bien comme mode de vie pour l’instant. J’étais assez auto suffisant concernant la nourriture. « Allons-y. » Que je lance avant de me mettre à marcher sur le bord de la rivière, m’arrêtant au passage pour attraper mon panier à poisson et quelques trucs que j’avais laissé juste à côté. Ce serait ennuyeux de laisser à l’abandon de la nourriture fraiche pour quelle soit dévoré par des animaux sauvages.

Alors qu’Emelie et moi marchons en direction de ma cabane, elle me demande comment je suis arrivé ici et si je suis seulement de passage. « Je vis ici. Depuis l’hiver passé je dirais. Je n’avais rien du tout en arrivant. Je ne voulais pas vraiment rester au début. Tu sais ce que je pense de rejoindre un groupe… Mais comme c’est différent ici, j’ai décidé de me poser quelque temps pour finir par ne plus bouger. » Construire ma cabane avait été long. J’avais commencé par quelque chose d’assez rustique pour finir par une vraie cabane. Trouver le matériel nécessaire pour ce genre de projet, ça prenait du temps et de la patience. Je savais comment m’y prendre, mais le bois manquait. « Et toi, comment tu es arrivé ici ? Ça fait longtemps que tu es dans le coin ? » Je voulais lui demander aussi comment elle s’était sortit du pétrin dans lequel nous étions lorsque nous avions été séparés mais je me dis que ça viendrait plus tard. Le plus gros des informations aurait à attendre que nous atteignions ma cabane. Et comme elle n’était pas bien loin d’ici, une quinzaine de minutes à pieds, nous saurions bientôt comment l’un et l’autre nous étions sortit de cette situation. Parce que de mon côté, ce n’avait pas été bien compliqué mais du sien, avec les deux chiens en plus, ça avait du être tout un casse tête. J’avais l’habitude autrefois de penser à eux à chaque fois qu’un problème surgissait. Mais cette horde qui nous avait séparés était un événement unique. La plupart des survivants amateurs seraient morts sans trouver d’issu. Mais Emelie et moi avions plus de jugeote. C’était nos talents communs qui avaient fait en sorte qu’on survivre ensemble et qu’on trouve des solutions plutôt originales pour les différents problèmes que nous avions rencontrés. Alors lorsque nous étions tombés sur la horde, j’avais cru qu’on arriverait à s’en sortir une fois de plus. Une fois séparé, j’avais perdu la moitié d’une mécanique bien huilée. C’était probablement stupide pour certain, mais c’était ainsi que je m’étais sentis longtemps après. Comme lorsque j’avais quitté mon escadron au début de l’épidémie. Je m’étais senti complètement déboussolé sans mes repères.
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MessageSujet: Re: If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie Dim 17 Déc - 23:24



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J'acquiesce lorsqu'il me propose de me raccompagner chez moi pour m'aider avec les bidons. Je le vois se pencher pour ramasser ses affaires avant de s'élancer dans la direction presque opposée de celle dont je viens. C'est dingue de me dire que je suis peut-être déjà passée devant chez lui ou lui devant chez moi sans que l'on s'en rende compte. C'est fou comme le hasard peut se moquer de nous parfois... J'en profite justement pour lui lancer mes questions par rapport à sa vie ici alors que je marche à sa vitesse, mes doigts serrant les bidons vides. Je jette un rapide coup d'oeil à mes deux fauves qui trottinent chacun de part et d'autre de Samuel et moi, remuant chacun la queue après leur maigre festin mais festin tout de même.

Sa réponse me rassure. Sam m'explique qu'il avait d'abord voulu faire du troc puis de fil en aiguille le côté pratique du coin s'était imposé à lui comme une bonne solution momentanée. C'est vrai que par les temps qui courent, c'est compliqué de se projeter dans l'avenir. On ne réfléchit plus en fonction de demain et de l'avenir, mais uniquement en fonction d'aujourd'hui et d'éventuellement la nuit qui vient. D'accord, le réflexe de survie fait que beaucoup ont le réflexe d'accumuler de la nourriture, des médicaments, des armes, mais j'ai l'impression que cela provient plutôt d'une logique de survie que d'une réelle projection d'avenir.

Mais c'est vrai que quand nous parlions Sam et moi d'avenir, nous étions tout deux d'accord sur un point : nous ne voulions pas rejoindre de groupe. C'est le plan parfait pour devoir se méfier des humains en plus des crevés. Et si déjà par nature je suis très méfiante, Samuel l'est lui aussi à un point pas possible. Ce fut déjà un miracle que nous soyons arrivés à nous faire confiance mais en y réfléchissant, je pense qui si l'on s'était rencontrés dans une autre situation, nous n'aurions jamais su nous apprécier de cette façon. Notre rencontre était tellement improbable et nous avions chacun eut besoin l'un de l'autre, nous obligeant à nous assoir sur notre méfiance habituelle pour essayer de survivre et de fuir les crevés.

Il me sort de mes pensées en me retournant la question. Je me tourne légèrement vers lui et prends quelques secondes pour détailler son visage. Ça me fait du bien de pouvoir observer ses traits, de le reconnaitre, de savoir qu'il va bien. Mais en même temps, j'ai l'impression de ne pas savoir lui dire, lui exprimer ce que je ressens. Peut-être bien que les mots seraient de trop ? S'il ressent la même chose que moi, ce même soulagement, il ne doit pas savoir non plus comment le dire, ou c'est peut-être juste moi qui suis un peu sensible, un peu trop froide et un peu stupide. Ça doit être un mélange de ça ouais...

« - Après notre séparation, je suis retournée vers la ferme en espérant retrouver mon camping car... J'ai erré avec plusieurs jours jusqu'à tomber un peu par hasard ici. Je ne voulais pas me poser, mais l'hiver approchant et l'essence se faisant rare, je me suis dit que le coin était un bon point de chute pour pouvoir me poser dans un coin... Je suis arrivée l'hiver dernier aussi, je pense que l'on s'est presque croisé au final, peut-être même que l'on se suivait à quelques jours près tiens. »

Je souris. Un léger sourire en coin sincère. Un peu comme si nos destins s'étaient liés et cette idée me rassure peut-être bêtement. Tout en continuant à marcher, j'aperçois une cabane faite à la main, bricolée et rafistolée de façon totalement artisanale. Je détaille les travaux de Samuel ne pouvant m'empêcher de noter la patience qu'il a du avoir pour ramener les morceaux dont il s'est servi pour construire les murs et isoler tant bien que mal. J'imagine que s'il est arrivé en hiver, les premiers jours au froid ont du être sportif et très frais.

« - Rappelle moi, t'étais architecte ou décorateur d'intérieur toi avant tout ça ..? » Je lance un petit pique taquin à Samuel, me souvenant très bien qu'il faisait parti d'un escadron avant le bordel. Les courtes nuits où nous devions nous cacher pour attendre que les crevés passent avaient au moins l'avantage de nous permettre d'apprendre à se connaitre. Certaines fois, nous n'avions pas la chance de trouver un endroit aussi sûr et en hauteur que la ferme dans laquelle nous avions passés notre première nuit. Alors quand nous nous rabattons dans une vielle carcasse de voiture, dans une petite maison de jardin ou d'autres abris, l'un de nous devait obligatoirement surveiller les alentours. Et trouver le sommeil n'est pas super facile quand on sait que nous sommes entourés de crevés et que nous devons potentiellement être prêt à fuir. Donc nous avons bien souvent troqués des heures de sommeil contre de longues conversation. C'est l'avantage des petits abris sombres aussi. Quand on ne sent pas le regard de l'autre peser sur soi, on a beaucoup plus de facilité à se confier et à raconter des morceaux de vie qui nous font du mal... C'est peut-être grâce à tous ces moments là que nous sommes arrivés à nous connaitre aussi bien sans oublier le fait que sur le terrain nous nous correspondions spécialement bien.

Je le laisse entrer en premier avant de le suivre à mon tour, collée de près par les deux fauves curieux de respirer des odeurs mi connues, mi inconnues.



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MessageSujet: Re: If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie Lun 1 Jan - 0:40

because i'm deadSamuel & EmelieI've touched the darkness that lives in between the light. Seen the worst of this world, and the best. Seen the terrible things men do to each other in the name of hatred, and the lengths they'll go to for love. Now I know. Je l’écoutais me raconter comment elle en était arrivée jusqu’ici, me disant qu’on était presque arrivé en même temps. On s’était probablement raté à plusieurs occasions. Mais c’était vrai que je ne sortais pas souvent de mon coin et que je préférais grandement la forêt et les endroits vides au centre de Yosemite, là où tout se déroulait. J’y allais lorsque j’avais besoin d’échanger quelque chose sans plus. Et connaissant Emelie, ce n’était pas là qu’elle trainait le plus aussi. J’étais tout de même surpris d’apprendre qu’elle était retourné à la ferme et était revenu ici avec le camping car. C’était quand même tout un voyage. J’imagine qu’en camping car ce dut être beaucoup plus rapide par contre. Parce que si je me souviens bien, nous nous étions rencontré à la ferme et je n’y étais jamais retourné par la suite. J’avais l’impression que c’était à l’autre bout du monde alors que ce ne devait pas être si terrible. J’avais fais tant d’arrêt en chemin et de détour que j’en avais probablement perdu le fil. Si on faisait le trajet de Yosemite jusqu’à la ferme en ligne droite, je me demandais combien de temps ça prendrait. En la voyant sourire je ne peux m’empêcher de sourire également. Ça fait si longtemps que je ne l’avais pas vu. Nous avions voyagés un bon moment ensemble. J’avais finis par m’adapter à son absence sans jamais vraiment l’oublier. Les chiens, ses blagues douteuses, nos talents combinés qui faisaient en sorte qu’on survive. « Je suis surpris que tu sois retourné chercher le camping car. Mais ça devait être bien pratique pour se transporter. Plus rapide qu’une mobilette. » Dis-je en me remémorant cette petite moto avec laquelle on avait tenté de fuir la horde de rôdeur de la ferme. Nous avions réussis à nous rendre jusque dans la forêt avant de mordre la poussière. Je m’étais foulé la cheville ce jour là. Pas l’un de mes meilleurs moments, mais je m’en étais sortit malgré tout et j’avais trouvé en Emelie une alliée de choix.

J’aperçois enfin ma cabane au loin. Pas que mes poissons soient bien lourds à porter, mais j’ai hâte de me changer. Les vêtements mouillés que je porte commencent à me faire prendre froid. Je me verrais mal tomber malade en ce moment, surtout avec le froid qui va bientôt commencer à s’installer dans le coin. Depuis l’an dernier j’ai réussis à accumuler assez de vêtements chauds, mais vaut mieux ne pas trop tenter le sort. Emelie passe un commentaire sur ma cabane en me demandant si j’étais architecte ou décorateur d’intérieur et automatiquement je roule des yeux. Elle n’a pas changé d’un poil. Et dire que son humour me manquait serait un euphémisme. Les premiers mois où nous avions été séparés, je commentais moi-même mes moindres faits et gestes en souvenirs du bon vieux temps. Et l’entendre de sa propre voix, avec ses propres mots, c’est beaucoup plus exaspérant et/ou drôle, tout dépendant de la situation. « J’arrive plus à savoir si tu me manquais en fait. J’avais oublié comment tu pouvais être cruelle. » Que je lui dis en la regardant, un sourcil froncé et un sourire aux lèvres. J’ai bien le droit de me moquer d’elle aussi non ? Je sais que ma cabane est loin de ressemble à un palace. Disons qu’elle est constituée de morceaux de bois que j’ai trouvé d’un peu partout. Donc les couleurs ne s’agencent pas. Ainsi que la grosseur des planches. Mais le tout est assez efficace et robuste. Je n’ai jamais eu peur qu’elle ne s’effondre sur moi pendant mon sommeil ou pendant un orage. Même si mes matériaux sont hétéroclites, j’ai construis le tout en utilisant les bonnes méthodes. Donc si le résultat est loin d’être jolie, ça le mérite d’être bien construit.

Je m’approche de la porte d’entrée mal ajusté (je n’en ai trouvé aucune qui faisait parfaitement) et la pousse. Je me tasse sur le côté pour laisser Emelie entrer en premier. « Bienvenue dans mon humble chez moi. » Dis-je, me retenant pour ne pas faire de révérence. « Les chiens peuvent entrer s’ils promettent d’être sages. » Que les bêtes entrent ou pas, ça ne changerait pas grand-chose. J’entrais en premier, laissant le groupe me suivre puis refermais derrière moi. À l’intérieur on retrouvait un lit poussé dans le coin, une table dans un autre coin avec deux chaises. Je ne recevais pas souvent de visite, mais j’étais toujours prêt au cas où. Sur la table il y avait des boites de munitions, des boites de conserve que je gardais en dernière ressources si je ne trouvais pas de gibier et des couteaux. Il y avait aussi des choses de rangés sous le lit, des vêtements, des bottes et même des livres. Ce n’était pas le matériel qui manquait. Par terre il y avait mon sac de voyage ainsi que les différentes armes, pièges et filets dont je me servais. Comme je restais constamment dans le sillage de ma cabane, les voleurs étaient plutôt rares ou avaient trop peur pour essayer de venir voler quoi que ce soit. « Je te laisse explorer pendant que je me change. » Parce qu’il y avait tellement à explorer d’ailleurs… Elle n’avait qu’à entrer et elle avait déjà tout vu. C’était une petite cabane, mais j’arrivais à me garder au chaud et protégé des intempéries. C’était le principal. J’allais fouiller dans mes vêtements propres sous le lit pour en retirer un pantalon sec. Puis sans plus de cérémonie, je retirais celui que je portais, le jetais près de la porte et enfilais celui que je venais de sortir. C’est pas comme si c’était jamais arrivé avant. Lorsqu’on voyage ensemble, on a tout vu de l’autre. Alors pour la gêne, il n’y en avait plus. Même si on ne s’était pas vu depuis longtemps.
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MessageSujet: Re: If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie Jeu 25 Jan - 15:23



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Alors que je finis de lui expliquer mon parcours jusqu'à Yosemite, Samuel commente le fait que le voyage devait être plus pratique en camping-car qu'en mobylette. Cette réplique m'arrache un léger rire discret. En effet, même si à cause de la violente fièvre que j'avais ce jour-là, les souvenirs de notre parcours en bécane restent tout de même assez marquants. Peut-être à cause de la magnifique chute finale... « - Le camping-car a l'avantage d'être beaucoup plus stable que la mobylette ça on est d'accord... »

Je jette un oeil en direction de mes deux fauves qui trottinent de part et d'autres comme à leur habitude avant que Sam et nous soyons séparés... Plus l'on parle et plus l'on avance en direction de l'endroit où il vit. Doucement je commence à voir l'abris dont Samuel me parlait apparaitre au loin. Quand nous ne sommes plus qu'à quelques pas de sa demeure de fortune, je lui lance un pique avec un sourire en coin et un regard provocateur. Il me connait, il sait qu'avec moi, il faut s'attendre à ce que je sois taquine la plus part du temps. J'ai du mal à m'étaler sur les choses positives, les grandes déclarations suivies de câlins et d'embrassades, ça n'a jamais été mon fort et je me contente de taquiner gentiment les gens que j'apprécie. Si je n'aime pas, je ne parle pas. L'avantage avec l'apocalypse qu'il y a autour de nous, c'est que personne n'ira vous reprocher votre manque de politesse. On ne vous emmerde plus si vous ne dites pas bonjour et merci, si vous n'êtes pas accueillante et aimable. La survie avant toi maintenant.

Je vois Samuel rouler des yeux suite à ma remarque et je ne peux m'empêcher de me moquer. Je crois qu'il a eut un peu de mal à s'habituer à mes commentaires quand nous avions commencé à nous civiliser ensemble. Faut dire qu'il a du caractère aussi et il ne manque pas de s'énerver si je le pousse un peu trop. Sauf que je ne sais pas, il y a cette chose avec lui, ce sentiment que même si on se crie dessus et qu'on s'énerve l'un avec l'autre, au final, j'ai l'impression que l'on se retrouvera toujours. C'est très rare ce sentiment de sûreté mais avec lui, je sais. Le fait de se retrouver comme ça par le plus grand des hasards amplifie un peu plus ce sentiment qu'un lien nous unit. Mais il me sort de mes pensées de fil rouge lorsqu'il répond à ma question. Je souris de plus belle quand il me dit qu'il ne savait plus très bien si je lui manquais ou non à cause de ma cruauté.

Je lance un regard aux alentours, observant les morceaux de bois attachés ensembles qui font offices de mur pour protéger autant que possible du vent et de la pluie. Je m'arrête surtout sur le visage de Samuel qui n'a pas pu s'empêcher non plus de sourire lorsqu'il demandait tout haut si je lui avais vraiment manqué. « Excusez ma cruauté, princesse, je ne voudrais pas risquer que vous m'interdisiez l'entrée dans votre palace. » Dis-je en m'arrêtant à quelques pas de ce qui fait office de porte d'entrée pour laisser à Samuel la place pour ouvrir. Une fois la porte poussée, il se décale pour me faire de la place, précisant que je suis la bienvenue et que mes chiens, s'ils promettent d'être sages, peuvent entrer à leur tour.

Je lance un regard à mes deux fauves qui ne se font pas prier pour faire le tour du propriétaire. On voit que tout a été construit à la main, un peu comme il a pu, mais on ne peut pas lui retirer le mérite d'être arrivé à faire tenir une cabane comme il l'a fait. Même si depuis le début des hostilités, les humains qui survivent se doivent de devenir débrouillards et manuels, chacun ne peut pas se venter de savoir construire un abris comme celui ci. Je ne peux pas m'empêcher d'émettre un léger sifflement en observant les alentours, impressionnée par le travail accompli. Certes, ce n'est pas la maison blanche, mais à aucun moment je me dis que le mur ou le toit ne va s'envoler au moindre coup de vent. « Je ne promets rien pour les fauves, t'as des jours de rations à partager avec Pinpin qu'il va te réclamer, tu peux pas y louper désolée, sauf si tu arrives à dire non à ses petits yeux malheureux. » lancé-je à Samuel en pointant du doigt mon gros mâle qui s'est assis entre nous, nous observant chacun notre tour sûrement en train de se demander ce que l'on fait là et s'il n'y a pas moyen d'obtenir un petit truc à se mettre sous la dent.

Samuel me propose de me laisser visiter pendant qu'il en profite pour se changer. En même temps, ses vêtements lui collent à la peau depuis que l'on s'est retrouvé au bord de la rivière tout à l'heure. Même si l'hiver n'est pas totalement installé, la température a particulièrement bien chutée pour la saison et des bourrasques glaciales se font déjà trop souvent sentir. Je m'avance vers l'une des chaises posée dans le coin opposé à celui où se trouve le lit et me laisse tomber, en profitant pour poser mon sac et mes seaux à terre. Je me redresse et profite de ne plus rien avoir sur mon dos pour faire quelques mouvements d'épaules et de nuques. Certains provoquant de bruyants craquement, d'autres des décharges de douleurs. Pendant que je continue ma séance de kiné improvisée, Samuel se débarrasse de ses affaires trempées à côté de son lit. Si cette scène aurai pu nous mettre mal à l'aise avant, quand les crevés n'envahissaient pas les chemins, maintenant avec tout ce que l'on a vécu, j'ai l'impression que l'on ne fait plus attention ni à sa propre nudité ni à celle de l'autre.

Alors qu'il se redresse pour terminer d'enfiler son pantalon et que je continue de me masser doucement la nuque du bout des doigts, une question me traverse l'esprit. Ce n'est pas comme si je ne m'étais jamais posée la question, mais je ne me souviens pas avoir abordé le sujet avec lui à l'époque où nous voyagions ensemble.  « Eh, tu crois que l'on se serai entendu s'il n'y avait pas eu tout ça ? Genre si les crevés ne nous avaient pas réuni en haut du grotte, tu crois qu'on se serai supporté ? » Je m'étais déjà posée la question après notre séparation mais je m'étais toujours dit qu'elle resterai sans réponse.



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MessageSujet: Re: If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie Sam 17 Mar - 19:51

because i'm deadSamuel & EmelieI've touched the darkness that lives in between the light. Seen the worst of this world, and the best. Seen the terrible things men do to each other in the name of hatred, and the lengths they'll go to for love. Now I know. En regardant les chiens entrer dans la cabane je me rends compte de la petitesse des lieux. Comme si c’était plus grand que lorsqu’il n’y avait que moi à l’intérieur. En fait oui, c’était plus grand qu’avec moi à l’intérieur. Parce que j’étais toujours seul. La plupart du temps en fait, mais dans ma cabane j’étais seul. La visite se faisait rare. Pas que j’évitais qui que ce soit mais je préférais n’inviter personne ici. Je ne connaissais pas suffisamment bien les gens de la communauté et je ne voulais pas qu’on vienne me voler en mon absence. Ça serait bien le comble de faire connaitre ma cachette pour ensuite me faire voler mes vivres et le peu de matériel que j’ai pu accumuler depuis que je suis arrivé ici. Parce que lorsqu’on se voyage, impossible de stocker du plus gros matériel. Alors qu’en étant sédentaire je pouvais me créer un système de trappe et de piège pour petits animaux dans la forêt, installer un lit dans ma cabane, une table et quelques chaises. Même si rien de tout ça n’était ordonné, c’était du luxe pour la plupart des survivants de nos jours.

Emelie me rappelle que je vais devoir partager mes rations avec Pinpin et je soupire faussement de découragement. Ces chiens que j’ai tant détesté au début et à lesquels j’ai appris à m’habituer pour ensuite m’attacher. Je n’aime pas les animaux, je peux le dire franchement. Mais les deux chiens d’Emelie ont gagnés une place spéciale dans mon cœur. On apprend à apprécier les vivants avec qui on voyage. Surtout quand ils se rendent utiles. J’avais longtemps trouvés les chiens embarrassant jusqu’à ce qu’ils se montrent utiles en grognant en présence de rôdeurs ou en déchiquetant les membres de morts dont nous ne nous serions jamais débarrassés sans l’aide des animaux. C’était bien pratique tout compte fait. Ils avaient besoin de nourriture, d’un toit et de discipline mais ils nous avaient quelques fois sauvés la vie, sans exagérer. « Il peut bien faire les yeux qu’il veut. Je partage plus mon poisson avec lui. Il en a déjà dévoré la moitié. Sale clébard. » Un surnom affectueux même si ça donne plutôt l’impression du contraire. Je regarde Pinpin et lui ébouriffe le dessus du crâne comme je le faisais auparavant.

Je laisse Emelie visiter la cabane (même s’il n’y a pas grand-chose à voir) pour aller me changer de vêtements. Je laisse les vêtements mouillés par terre à côté du lit faute d’endroit où les mettre et enfile le premier pantalon sec que je peux trouver. Même chose pour le chandail. C’est pas comme si les vêtements avaient besoin d’aller ensemble de toute manière. Tant qu’ils n’ont pas de trou ou de tache de sang trop importante, ça devrait aller. J’enfile un pull pour éviter de greloter après ma trempette dans la rivière et retourne mon attention sur Emelie qui me pose une question plutôt surprenante. Et je dois avouer hésiter sur ma réponse. Je ne sais pas si on se serait entendu sans tout le contexte qui entourait notre rencontre. J’étais plutôt difficile côté social et j’avais souvent changé de groupe avant de rejoindre Yosemite. Mais avec Emelie le lien c’était créé naturellement. C’était le temps qui avait fait les choses. Au début c’était loin d’être l’amour fou. Mais vu nos différents champs d’expertise, on avait fini par former un bon duo de survie et devenir amis. Je m’assois sur le petit lit collé contre un mur de la cabane (et prenant presque tout celui-ci). « J’en sais rien. On ne se serait probablement jamais rencontré sans cette horde de rôdeur. Parce que si je n’étais pas tombé sur la horde, j’aurais emprunté un chemin complètement différent. Je ne me dirigeais pas du tout vers la ferme au début, c’est les zombies qui m’ont fait changé de direction. » Je ne me souviens même pas de l’endroit que j’avais eu l’intention de rejoindre à cette époque. En fait, plusieurs décisions que j’avais prises me semblaient farfelues maintenant que j’avais plus d’expérience. « Je ne sais pas comment répondre à ta question. J’y ai jamais vraiment réfléchis en fait. Mais je crois que si on ne s’était jamais retrouvé coincé en haut de cette grange, on ne se serait probablement jamais arrêté pour même se saluer. Ou bien on aurait jamais pensé à joindre nos forces pour survivre. Du moins c’est ce que je crois. La vie nous joue des sales tours parfois. » Comme lorsqu’on avait été séparés par une autre horde. Quelles étaient les chances de se rencontrer en se sauvant d’une horde de zombies pour être séparés par la même chose ? Un chien vint s’assoir près de moi, poussant sa tête contre mon bras pour se faire caresser. Je posais ma main dans la nuque de l’animal et le grattais avec énergie, comme je l’avais fais une centaine de fois il y a bien longtemps il me semblait.
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MessageSujet: Re: If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie Dim 18 Mar - 21:52



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J'observe l'échange de regard entre Samuel et Pinpin avant de me mettre à cogiter et à lui poser la question qui me trottait dans la tête. C'est vrai que depuis qu'on s'est fait séparer par cette horde, j'ai souvent repensé à lui et si cette question me paraissait être à jamais sans réponse jusqu'ici, aujourd'hui je peux enfin débattre avec le principal concerné. Non pas que ce soit quelque chose d'existentiel, que son avis changera mon opinion de nous et que le monde ira mieux demain après le passage d'un sous marin jaune dans le ciel, mais simplement que si déjà nous sommes ici tout les deux, je peux en profiter pour lui poser la question. Parfois, cela fait du bien d'avoir un moment normal dans tout ce chaos. Une conversation à l'intérieur d'une maison de fortune, un débat stupide sur un sujet futile en marchant, ou remise en question existentielle sur l'existence ou non d'un Dieu ou d'une conscience animale le soir avant de s'endormir. J'ai l'impression que chacun de nous a besoin de ces instants normaux pour ne pas perdre pieds et garder cette part d'humanité qui caractérise l'humain justement. Si nous arrêtons de parler, si nous nous contentons de survivre, de tuer, de manger et de dormir, qu'est-ce qui nous différencierez vraiment des animaux ?

Je pose ma question le plus sincèrement possible, sans réfléchir à la formulation, juste en libérant les mots qui me trottaient en tête depuis un moment et j'attends la réaction de Sam. Normalement, il s'était habitué à mes questions improbables, sorties de leur contextes et venues de nul part. La légende dit que je suis la spécialiste de ce domaine et déjà à l'époque de la vie normal, cela pouvait m'arriver de me couper d'une conversation à plusieurs en restant silencieuse jusqu'à sortir de ma bulle avec une question pouvant être totalement hors sujet par rapport à la conversation. Je crois que des fois, je m'arrête sur une phrase, un objet, un souvenir, quelque chose qui me fait réfléchir moi même intérieurement. Et parfois, je lance le débat ouvertement à voix haute si je me sens à l'aise avec la personne, sinon, je cogite intérieurement en explorant le champ des possible qui se battent dans ma tête. Là, en l'occurrence, la question avait déjà occupée mes méninges plus d'une fois.

Je guette la réaction de Samuel. Je me demande s'il va soupirer face à cette vielle habitude d'être hors sujet, de surprendre avec des débats étranges, ou au contraire, est-ce que le retour naturel le fera sourire ? Je l'observe du coin de l'oeil alors qu'il enfile ses vêtements, s'arrête quelques instants en enfilant son pull sûrement surpris par ma phrase, avant de sortir sa tête de son col en silence. Je souris et gratte doucement le pelage noir de ma chienne qui se tient devant moi, remuant en même temps les fesses et la queue pour me signifier qu'elle apprécie mes caresses. Ça lui donne un petit côté ridicule mais tout de même attachant. Mais je ne quitte pas Sam des yeux et sa réponse se fait désirer. Il s'approche de ce qui doit sûrement servir de lit et s'assied dessus. Je vois son regard errer dans la pièce quelques secondes et ses sourcils se froncer. Je pose mes fesses sur le rebord de la table et continue à bouger mes épaules.

Sa réponse logique même si un peu à côté de la plaque me fait sourire. Lorsqu'il me dit qu'il ne partait pas dans la direction de la ferme, cela m'amuse et je me contente de secouer la tête pour lui faire comprendre que ce n'était pas là la question mais je le laisse tout de même embrayer sur la suite de ses pensées. Sa réponse est si logique, presque mathématique. Si nous nous étions pas trouvé au point P à l'instant T, nous ne nous serrions pas connu. Certes, c'est vrai, physiquement parlant c'est absolument logique. Nous sommes d'accord que c'est le hasard qui a poussé notre rencontre et le monde actuel qui a fait que nous avons remarqué nos capacités à devenir un duo si efficace ensemble. Mais ce n'est pas vraiment comme ça que je me posais la question. Je secoue la tête de gauche à droite et tente de m'asseoir sur la table qui semble tenir sous mon poids.

« - Non, attends, je reformule... Si le Samuel d'avant ce bordel avait rencontré l'Emelie d'avant, est-ce que tu crois qu'ils se seraient entendus ? Tu crois que si on avait été amené à se rencontrer, on aurait sympathiser d'une façon ou d'une autre ? » dis-je en lui posant la question en même temps que je me la pose à moi même. Avec mon caractère de cochon et ma façon de me comporter avec les gens, je ne sais pas si j'aurai supporté quelqu'un d'aussi carré que lui. Un instant, je me demande s'il ne va pas mal interpréter ma phrase et comprendre cela comme si je lui demandais si nous aurions pu être ensemble dans la vie d'avant mais cet hypothétique malentendu me fait plus sourire qu'il ne me gêne. Déjà parce qu'il m'en faut beaucoup plus pour me gêner mais aussi et surtout parce que j'ai juste envie de lui parler et peu importe le sujet de conversation qui viendra sur le tapis aujourd'hui, je crois que j'ai simplement besoin de parler d'autre chose que de survies, de crevés, de pièges et de morts.



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MessageSujet: Re: If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie Sam 14 Avr - 17:37

because i'm deadSamuel & EmelieI've touched the darkness that lives in between the light. Seen the worst of this world, and the best. Seen the terrible things men do to each other in the name of hatred, and the lengths they'll go to for love. Now I know. Je la vois secouer la tête sans vraiment comprendre. Ma réponse ne l’a satisfait pas ? Pourtant je trouve que je suis assez logique. Peut être que je ne dis que des conneries sans m’en rendre compte aussi. Je n’ai pas l’habitude de dire n’importe quoi, donc je la regarde légèrement confus par sa réaction. Bon, où est-ce que je me suis gouré ? Pas que je déteste me faire regarder de la sorte, mais je me demande ce qu’elle veut me faire comprendre par ce signe de négation. Puis je l’écoute me reformuler sa question et j’ouvre grand les yeux, comprenant que j’étais loin d’avoir répondu correctement. Le soleil m’avait probablement tapé plus fort sur la tête que je ne le croyais. Il faut dire que je venais de passer plusieurs jours seul sans interaction sociale. Étais-je en train d’oublier comment répondre à une question ? Non, j’avais seulement mal écouté.

Si l’Emelie et le Samuel d’avant se serait rencontré, ce seraient-ils entendu ? Je réfléchis un moment, essayant de me rappeler d’abord comment j’étais avant. J’étais chiant, trop sûr de moi et grande gueule. Je n’avais pas encore l’expérience que j’ai aujourd’hui. Malgré l’armée et les missions, j’étais loin d’avoir les pieds sur terre. Si j’avais rencontré Emelie à cette époque, probablement que je ne lui aurais même pas prêté attention. Tout aurait dépendu du contexte de la rencontre aussi. Mais non, je ne crois pas que nous aurions développé une relation comme celle que nous avions aujourd’hui. Parce que nous n’aurions pas eu l’occasion de s’enfuir de rôdeurs ensemble et de partager nos talents individuelles pour survivre. On aurait probablement prit un verre ensemble dans un bar et ça se serait terminé là. Parce que je n’avais pas le temps d’entretenir des relations amicales ou même amoureuses à cette époque. Sauf avec mes collègues. J’étais souvent en mission, revenant seulement quelques semaines de temps en temps. J’avais le temps de voir ma famille mais à part ça…

« Je crois qu’on ne se serait pas entendu. Parce que j’ai peut être l’air chiant là, mais j’étais un vrai con avant. Et comme j’étais tout le temps en mission je n’avais pas vraiment le temps de rencontrer qui que ce soit. Ou plutôt, je ne prenais pas le temps de rencontrer de nouvelles personnes. » Oui c’était plus ça. Je mettais la faute sur ma carrière, mais c’était à moitié faux. C’était vrai que j’étais souvent en mission, mais ça ne m’aurait pas empêché de faire de nouvelles rencontres. Je préférais seulement rester avec le même entourage et ne pas élargir mon cercle d’ami. « Et je dois avouer que t’es plutôt chiante parfois donc je crois que je t’aurais évité. » Rajoutais-je avec un sourire. Ça aussi c’était pas tout à fait vrai. On était tout les deux chiants mais elle n’était pas si pire que ça. Je voulais juste la faire réagir. On aimait bien se taquiner ou même carrément s’insulter parfois, mais c’était toujours fait avec… une forme de respect ? Je ne sais pas comment le décrire, mais on ne se faisait jamais la gueule après ce genre d’interaction. Ça m’avait plus souvent fait rire que d’autre chose. J’avais été plutôt facile à faire réagir auparavant mais maintenant je me riais des insultes qu’on pouvait me faire. Disons que se faire traiter de connard par la moitié des survivants qu’on rencontre, ça forge le caractère. Il n’y a plus grand-chose qui fait mal à l’égo après s’être fait visé à l’arme à feu de nombreuses fois et traité de tout les noms par de purs inconnus. « Et toi, tu crois qu’on se serait entendu ? T’étais plutôt du genre à sortir dans les bars ou à rester enfermé chez toi ? Parce que je dois avouer que j’ai de la difficulté à te situer. »
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MessageSujet: Re: If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie Jeu 3 Mai - 10:37



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Un sourire en coin se dessine sur mes lèvres lorsque j'entends Samuel me dire qu'il était encore plus chiant que maintenant. J'arque un sourcil ironiquement en le regardant, c'est sérieux, c'est possible ? Après, si je dois être honnête, oui il est très carré et très strict (bon, en même temps, quand on sort de l'armée comme il l'a fait, on peut pas s'attendre à autre chose) mais sa façon d'être chiante est souvent utile. Il est très pointilleux, des fois ça peut faire râler, mais au final quand j'y réfléchissais, je remarquais toujours que la chose pour laquelle il avait grogné était souvent très utile. Et même si j'ai un côté assez pointilleuse aussi, je crois qu'il découle en partie de nos mois à survivre ensemble. Nono m'a beaucoup appris, mais Samuel a aussi une place majeur dans le comportement de la survivante que je suis aujourd'hui. D'ailleurs, j'y pense mais je ne suis pas sûre qu'il sache, qu'il se rende compte la part importante qu'il a joué dans mes habitudes d'aujourd'hui.

J'hoche la tête en acquiesçant, la suite de sa phrase est logique, entre les missions et tout le reste, c'est évident qu'il ne devait pas avoir le temps de copiner autour d'un thé. Quelques secondes passent avant qu'il me lance qu'il n'aurait pas été sûr de me supporter vu que je suis chiante aussi. Si j'avais eu quelque chose à lui tirer dessus, je ne l'aurai pas loupé. « - C'est parce que je suis une princesse, alors j'ai un comportement de princesse, logique non ? » lancé-je en poussant mes cheveux en arrière. Ça m'amuse de répondre des phrases à côté de la plaque, surtout que pour être honnête, je n'ai jamais eu de comportement de princesse, au contraire, j'ai toujours été très garçon manqué.

Je continue de masser ma nuque et mes épaules du bout des doigts avec des mouvements lents et réguliers. J'ai l'habitude de détendre tout ça dès que je coince, mais c'est vrai que cela faisait un moment que je n'avais pas pris le temps de juste me poser et de m'occuper de mon dos. Sa phrase suivante m'amuse, il a du mal à me situer dans l'avant apocalypse. C'est vrai que j'ai l'impression de lui avoir beaucoup et souvent parlé de ma famille, de ma vie à la ferme et mon enfance, mais très peu de la période chaotique qui précédait les emmerdes.

« - Hm... J'ai eu une sombre période de fêtarde dans les bars, chaque soir, je voulais rencontrer du monde, mais ironiquement, chaque rencontre me faisait me sentir de plus en plus seule. J'étais seule même entourée de pleins de monde, c'était frustrant comme sensation. » j'ai lancé ça sans trop réfléchir à mes mots, c'est un peu maladroit, mais affreusement sincère. C'est souvent comme ça d'ailleurs, quand je ne prends pas le temps de réfléchir à ce que je veux dire et qu'on me pose des questions trop personnelles, si je me sens bien avec la personne, je vais lancer la première réponse qui me vient en tête. Alors parfois, c'est maladroit, parfois c'est tellement confus que je me perds en essayant d'expliquer ce que je voulais dire. Mais quelques fois aussi, ça sort juste, et ça sonne vrai et si je pouvais choisir, je remontrais sûrement le temps de quelques instants pour rembobiner et garder ça pour moi. Mais à défaut d'avoir un crayon et une cassette pour remonter le temps, je soupire doucement et commence à faire tourner l'une des bagues que j'ai au doigt. Majeur de la main droite, trois anneaux liés ensembles qui peuvent tourner. D'ailleurs, un peu de boue semble s'être accroché à mes bagues et je gratte du bout des ongles. Ricaner et changer de sujet serait trop maladroit, ça ne servirait à rien, et puis là j'ai déjà laissé passé trop de temps pour tenter un changement de sujet.



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MessageSujet: Re: If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie Sam 23 Juin - 19:33

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MessageSujet: Re: If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie

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If you don't see me again, it's because I'm dead. | Emelie

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