Déchéance humaine - PV Clint
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Déchéance humaine - PV Clint

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MessageSujet: Déchéance humaine - PV Clint Jeu 16 Nov - 20:21


Et je progresse, le sac à dos remplis de balivernes. A  un rythme soutenu, l’enfant porté au plus près de mon cœur maintenu par un amas d’écharpes. Il gesticule, gigote, en marmonnant. Instinctivement, j’esquisse un sourire. Mon enfant. Mon cher, petit, tendre enfant se porte si bien. Je réussis si bien mon rôle de mère, je me sens si bien…

Portant un regard aux alentours, je tente de distinguer les environs avant de défaire les liens qui nous unissent, relâchant l’enfant. Ce dernier vient déambuler joyeusement en ligne droite, s’heurtant de plein fouet à un tronc d’arbre. Ses mains boudinées viennent se mélanger dans un savant mélange de cire et de bois humide. Il braille, fortement, amusée par la situation et secouant négativement la tête, je lui souffle de se calmer, m’agenouillant à son niveau. Observant le petit avec tout l’amour que je lui porte, je le laisse porter ses mains souillées sur mon visage alors qu’il marmonne en tentant d’embrasser mon nez avec la maladresse qui caractérise les enfants en bas âge. Je porte à mon tour un baiser sur son front et me relevant, j’observe les alentours une main plaquée contre mon arme.

Quiconque osera s’approcher du petit récoltera une multitude de balles. Car ainsi va la survie : se défendre envers et contre tous. Pour l’instant, nous sommes seuls. Alors, je prends le temps de m’étirer, moi qui était jusque alors groggy au campement avec le petit dans mes bras. Sous une tente, je tâchais d’esquiver au mieux les fous qui m’entouraient afin de protéger mon bébé, afin de protéger mon enfant. Tous voulaient le saisir, l’embrasser, le nourrir. Personne y est parvenu. Car je l’ai défendu, une fois encore, croquant les mains trop aventureuses et giflant les visages portés au plus près de mon enfant. Car il s'agit là de mon enfant, de mon bébé. L'unique, le seul.

Mon enfant. Mon cher, petit, tendre enfant se porte si bien que j’en suis soulagée.
Revigorée par cette nouvelle pesante au sein de mon esprit, je m’abaisse au niveau d’un buisson fruitier et saisit quelques baies au sein de ma paume. Intriguée, je ne prends guère l’initiative de goûter et réserve ce doux choix aux larbins qui me pistent depuis bien des mois à présent. Qu’ils en crèvent, à m’idolâtrer tel un messie. Leur vie est sans valeur. Comme la mienne. Comme la leur. Car après tout, les bombes pleuvent au-dessus de nos têtes et le but ultime aujourd’hui est de survivre envers et contre tout.

Gardant le petit à l’œil, j’ouvre mon sac à dos et en extrait les dernières trouvailles. J'y ajoute les baies et admire de nombreux bijoux. Ces derniers viennent scintiller sous le pâle rayonnement du soleil. Je me saisis d’une bague, venant la porter sur mon index et  inclinant ma main tantôt sur la droite, tantôt sur la gauche, je me perds dans le rayonnement de la bague, en oubliant honteusement le gamin. Persuadée qu’il n’y a guère de danger aux environs, je me mets à fredonner une douce mélodie tout en continuant d’admirer ma dernière acquisition. Puis, me saisissant d’un collier à perles, j’appelle le petit : ce collier est fait pour lui, c'est indéniable !

Le silence se fait en écho à ma voix et prise de conscience soudaine, je me tourne. Me retourne. A nouveau me tourne dans l’objectif de le trouver : en vain. Ses petits pas n’ont pas pu le porter loin. Je fronce les sourcils et saisissant mon sac par l’une de ses lanières, je le ferme tout en marchant. Le pas est vif et se fait peu à peu paniqué alors que j’enfile mon sac, collier toujours en main.

Ma voix résonne à nouveau alors que le petit se fait introuvable. Cœur battant à tout rompre, je déambule et intérieurement me met à prier, m’en remettant à dieu dans le seul et unique but de me donner une bonne conscience : comment ai-je pu perdre le mioche sur un terrain aussi vaste et vide de monde ? Comment ai-je pu perdre le gamin alors qu’il se situait juste à mes côtés ?! Une petite voix me souffle que mon avarice, mon goût pour le luxe ont eu une fois encore raison de ma personne. Mais je fais taire cette petite voix et nomme encore le petit, déambulant vivement au cœur de la forêt. Glissant le collier de perles au sein de l’une de mes poches, je me saisis de mon arme et la rechargeant continue de déambuler, l’arme pointée vers l’horizon : que quelqu’un ose donc se dessiner devant moi ! Que quelqu’un ose donc se saisir du petit et je tirerais sans la moindre hésitation !

Mes sourcils se froncent alors que je crois décerner un léger bruit sur ma droite : changement de direction, en avant capitaine ! Mes pieds ensanglantés se font de plus en plus douloureux au fur et à mesure de ma progression. Pourtant, j’en fais abstraction et continue de déambuler, l’arme tendue, le regard vif, le cœur battant à tout rompre : mon bébé, mon cher et tendre petit ! Comment ai-je pu te perdre à nouveau ?
La rencontre fortuite se produit, sans prévenir, me retrouvant face à un chien colossal, la bave au bord des babines venant couler le long des mains du petit. Je ferme un maigre instant les yeux soufflant entre mes lèvres d’une voix mielleuse :
« Viens voir maman chéri, viens. »

Le petit secoue bien entendu négativement la tête et lance :
« A woawoaf ! A woawoaf ! »

Enrageant intérieurement, je tente de garder mon calme alors que le doigt tremblant sur la gâchette, je m’apprête à commettre l’irréparable : tirer sur un animal non blessé, non enragé, non malade. Ce simple geste pourrait en attirer d’autres, attirer toute une meute et surtout attirer une horde de morts-vivants. Le petit serait encore plus en danger qu’actuellement et cette simple idée noue mon estomac, l’envoyant virevolter dangereusement avec mon cœur. Alors, afin de distraire le chien, je me saisis de ce si sublime collier de perles. Le petit avant tout, envers tout et contre tous. Et jetant le collier dans un buisson, je tente de détourner l’attention du chien pour me saisir du petit et rengainer mon arme.

Le geste est rapide, maladroit et dans cette précipitation rocambolesque, j’en viens à heurter les racines d’un arbre qui se dessinent à même le sol. Je chute lourdement, retenant le petit contre moi, l'envoyant valser ensuite en tendant les bras droit devant moi, mon sac venant s’échouer sur ma nuque en un craquement sinistre.
A plat ventre.
Comme une grosse chiasse.
Putain de merde ! Est-ce le chien qui pose sa patte sur mon dos ? Quelle est cette masse soudaine qui s’abat à même la naissance de mes fesses ? Fronçant les sourcils, je roule à nouveau sur le dos, me saisissant de mon arme par la même occasion, braquant l’arme sur… Oh.

Bonjour. Déglutissant, je fais face au fou, au roi des bois. Le regard vif lui aussi, il semble me scruter. Je suis l'intruse, celle qui n'est pas la bienvenue en ces terres vraisemblablement ! Et à mes côtés, les hurlements du gosse viennent fendre l’atmosphère. Il n’a probablement qu’une ou deux égratignures, j’ai encaissé le choc, encaissé les coups, encaissé la maladresse. Les genoux, les coudes, les bras ensanglantés peuvent en témoigner : j’ai encaissé l’ensemble de la chute propulsant l’enfant en sécurité. Enfant qui se relève, s’apprêtant à retourner auprès du dit chien.

Où sont donc mes hommes, ces fidèles si sectaires lorsque j’ai besoin d’eux ? Fais chier. Déglutissant, je tente de me relever mais la douleur est vive, soudaine. Alors je me contente de braquer mon arme, légèrement rehaussée par mon sac à dos, faisant face à l’adversaire, à l’inconnu d’un jour et qui sait peut être ami de toujours … Résonne alors une douce prière à l'encontre du diablotin :

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Que ton esprit nous mette en mouvement, quel que soit l’état de notre foi, pour soulager les plus pauvres d’entre nous, ici et maintenant. Nous te prions. »

Et le doigt se presse, hésitant, contre la gâchette. A la fin des paroles saintes, le premier coup résonnera : mais qui prendra l'avantage ? Quel fou triomphera ? Que l'affront se fasse !

Flirtons pauvre dingue !



Dernière édition par Sharon M. Bethea le Mer 13 Déc - 19:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Déchéance humaine - PV Clint Sam 2 Déc - 16:05


Dechéance humaine

C’était doux, c’était agréable, vivre en pleine air, dans la forêt. Il aimait de plus en plus le grand air et la nature, c’est fou il aurait dut faire cela depuis longtemps. Enfin, il n’aurait pas put, sa femme avait horreur de la nature, c’était une citadine pur et dur, pas question de lui parler de campagne, de camping ou autre chose dans le genre. Mais depuis qu’il était débarrasser d’elle, il était tellement tranquille, parfois il en venait à se demander pourquoi il ne l’avait pas buté avant… Ou tout simplement n’avait pas demandé le divorce ? Enfin tout cela c’était du passé, maintenant il était tranquille et faisait ce que bon lui semblait. La nature, il n’y avait rien de plus apaisant. Dommage que parfois des vieux puant dégelassent venait gâcher tout cela. Il n’aimait vraiment pas leur odeur, et c’était encore pire une fois qu’ils avaient brûlés. Du coup a chaque fois il était obliger de se trouver un autre endroit pour se prélasser tranquillement en pleine nature. Ouais, l’anarchie totale qu’était devenue la vie ne le dérangeait pas plus que cela, tuer ne le dérangeait pas plus que cela, ne pas avoir le confort de la vie d’autre fois non plus. La seule chose qui le dérangeait vraiment, c’était les morts qui marchent. Non vraiment il n’arrivait pas a se faire a leurs odeur et leurs tronche dégueulasse, mais au moins comme ça, il prenait presque plaisir a les tuer, il se sentait débarrasser d’eux quand il l’avait fait. Bien qu’il savait qu’il y en aurait toujours. Tuez en un, il vous en reviendra dix. Une vrai plaie, enfin il travaillait a les exterminés, et il n’était surement pas le seul. Aujourd’hui il s’était éloigner un peu d’Aileen, pour récolter ses proies dans ses pièges, il avait bien sur amené ses fidèle compagnons, et évidement ils auraient le droit a une proie toute entière rien que pour eux. Oui parce qu’il ne chassait pas que pour lui et Aileen, il chassait aussi pour la meute.  Il avait besoin d’eux, et eux avait besoin de lui, c’était une parfaite collaboration et il aimait cela.  Il ramassa le lapin qui s’était prit dans son piège et le bloqua dans sa ceinture, puis alla a un autre piège. Les chiens s’étaient comme toujours un peu éparpiller par ci par la, pour sécurisé plus ou moins le périmètre et trouver quelque chose a se mettre sous la dents. Quand Clint sifflerait, ils reviendraient tous, il le savait.

Sauf qu’un manquait a l’appel. Bon dieu mais où pouvait bien être Daron ? Clint savait par où il était partie, alors il se mit a sa recherche. Les chiens sur ses talons évidement. Il tomba vite sur le chien, enfin sur le chien et surtout sur une scène qui le lui plut pas, mais alors pas du tout. Une femme, osait pointer une arme sur le chien.  A moins qu’elle ne la pointe sur l’enfant qui essayait de toucher le chien. Il avait bien choisi, Daron était un gentil chien. Mais aussi un sacré fainéant, qui ne daigna même pas regarder l’objet que la femme avait lancer pour essayer de détourner son attention. Clint sortie de son « poste » d’observation quand la femme attrapa l’enfant, avant de se vautré lamentablement. Clint s’approcha et posa un pied sur les reins de la femme, armant son fusil a pompe qu’il pointa sur  la tête de la bonne femme. Il la fixait d’un air mauvais, très mauvais même. On voyait dans ses yeux qu’il n’était pas un tendre, il n’avait pas vraiment envie de rigoler là. La nénette venait de signer son arrêt de mort, on ne menace jamais, ô grand jamais un membre de la meute de Clint. Et cette femme allait en payer les conséquences, même si elle ne savait pas cette règle de survie.  Daron rejoint rapidement son maitre et s’assied a  ses côté sans broncher. Les autres chiens avait formé un cercles autour des humains mais assez large quand même. Un peu comme un ring. Clint n’aurait aucun mal a buter cette femme et ce gamin, il s’en fichait, car la femme avait menacé son chien, et l’enfant bien qu’innocent ne survivrait pas, alors autant le buté lui aussi.  Il grimaça un peu quand la blonde lui sortie un sermon tout droit sortie de la bouche d’un croyant. Merde, une putain de croyante, c’était bien sa veine, il avait horreur des gens qui se vouait a la religion. Il allait ouvrir la bouche pour parler, mais la femme appuya sur la gâchette de son arme, et la balle alla griffer l’épaule de Clint. Epaule qui se mit alors à saigner, tachant son dernier t-shirt propre. Il regarda une seconde la blessure, il en avait vue d’autre, puis posa à nouveau les  yeux sur la femme. Il mit son pied sur le poignet de la femme, la faisant alors lacher l’arme, tout les chiens autour d’eux, et même Daron s’était mis a grogner tous ensemble. Clint s’accroupie et prit l’arme de la bonne femme. Il la fourra dans sa ceinture a coté du corps du lapin et posa le canon de son fusil a pompe sur la tempe de la femme. « As-tu conscience de ce que tu viens de faire ? » Chuchota t il comme pour que seule la blonde a sa merci n’entende. «  Hein ?! En a tu conscience ? » Dit il cette fois presque en criant. «  Je n’aime pas, mais alors vraiment, vraiment VRAIMENT PAS ! Qu’on menace mes chiens, ET qu’on me tire dessus. » Dit il d’un ton qui trahissait déjà son manque de patience. «  Alors, tu ferais mieux de t’excuser, et d’avoir une très bonne explication. ET VITE ! » Lui dit elle en hurlant la fin de sa phrase.  Il perdait déjà patience, il faut dire que cette femme n’avait rien fait pour ne pas l’énerver.  

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MessageSujet: Re: Déchéance humaine - PV Clint Dim 3 Déc - 12:25

Et la balle part, dévastatrice, meurtrière, se nichant dans l’épaule de l’adversaire. Je veux qu’il chancèle, tombe à la renverse sous la peur, sous la douleur. Je ne veux pas l’achever, pas maintenant au risque qu’il revienne à la vie et me croque un morceau de mollet. Mes yeux, fermés malgré moi sous l’affront meurtrier, s’entre-ouvrent : pourquoi n’est-il pas tombé à la renverse ? Pourquoi demeure-t-il aussi droit, aussi froid, aussi fier ?

Est-il si tolérant, si résistant face à la douleur ?

Bordel.

Je gesticule légèrement sur mon sac et d’un regard je cherche le petit : il joue. Encore. Avec ces putains de clébards. Lâche les, viens voir maman, ai-je envie de lui souffler. Au lieu de quoi, je me plonge dans un profond mutisme, faisant face à l’adversaire.

Muette, je l’observe, tente de déceler une faiblesse, une peur : mais est-ce réellement possible que de projeter dans le crâne d’inconnu ? J’en doute fortement.

Le pied de l’adversaire se pose sur mon poignet. Oppressant, l’Oppresseur m’invite à lâcher mon arme. Je persiste, les doigts fermement crispés sur l’arme : crève ordure je ne lâcherais jamais mon arme ! Le pied se pose avec plus de fermeté : va-t-il me rompre le poignet ? Je ne veux pas céder. Mes yeux se plissent, une grimace de douleur vient peindre mon visage et sans prévenir mes doigts se défont, engourdis par l’affront, libérant l’arme tant convoitée.

Bordel !

Intérieurement, je bouillonne de rage : j’aurais dû viser son crâne. La balle se serait nichée entre ses deux yeux, aurait achevé tout semblant de communication. L’enfant rattrapé, la fuite aurait été possible.
Mais désormais rien n’est plus possible car l’inconnu s’emporte. Les nefs à vif, le sang chaud, il pointe son fusil entre mes deux yeux. Bordel. Je déglutis, maintient son regard, décidée à ne pas céder la première. Les chuchotements des chiens s’accordent avec ceux de leur maître qui n’hésite pas à se faire menaçant, gagnant du terrain :
« As-tu conscience de ce que tu viens de faire ? »

Oui, j’en ai conscience ai-je envie de te souffler connard. Pour qui te prends-tu ? Tu devrais te rouler en boule, assumer que je t'ai que touché l'épaule et me laisser fuir. N'est-ce pas ainsi que les affronts se déroulent dans les jeux vidéos ? Sincèrement désolée de t’avoir loupé. Parce-que en ces terres avec un tel comportement, tu ne mérites qu'une chose : c'est la mort. Tu me débectes, à retenir une mère qui tente de défendre son enfant. Tu as cherché l'affront avant même que je ne puisse reprendre ma course effrénée.

Les regards se maintiennent, la voix se rehausse :
«  Je n’aime pas, mais alors vraiment, vraiment VRAIMENT PAS ! Qu’on menace mes chiens, ET qu’on me tire dessus. »

Ma tête se penche très légèrement sur le côté, maintenant l’arme au plus près de mon front. Du baratin. Du blablabla. Des propos. Est-ce là, un de ces sans couilles qui aboie d’avantage qu’il ne frappe ? Frappe-moi ! Ose frapper une mère seule ! J’attends tes coups ! J’attends l’affront ! Rends-moi mon arme et nous discuterons autour d’une giflée de balles sauvages, de qui n’apprécie pas quoi !
«  Alors, tu ferais mieux de t’excuser, et d’avoir une très bonne explication. ET VITE ! »

Des excuses ? Une explication ? Mon cœur, déjà bien alourdi par ses nombreux battements effrénés, s’emporte. Des excuses ? Pour avoir jeté mon plus beau collier à son chien ? Il rigole, j’espère ?
Mon regard planté dans le sien, je glisse mes mains de part et d’autre du canon, approchant l’arme au plus près de mon crâne :
« Tue-moi ! Je reviendrais te hanter avec mille autres morts et avec mon gosse. Tu pisseras dans ton froc. Et tu te chieras dessus tant tu auras peur ! Je suis une mère, bordel. Tu ne défendrais donc pas tes chiens comme un père ? »

Je manque de l’insulter. De ponctuer mes phrases de mille et un jurons. Mais j’estime que l’inconnu est déjà assez à vif pour ne pas m’aventurer sur un terrain encore plus glissant.

Les grognements des chiens s’intensifient tout autour de nous : n’apprécient-ils donc pas que je menace leur maître de la sorte ? Portez donc un regard autour de vous, au sein de cette forêt résonne les cris apeurés de bien des gens. Mes gars trônent en ces lieux, mes gars jouissent d’une toute puissance en ces lieux. Tout n’est qu’une question de temps avant qu’ils débarquent. Tout n’est qu’une question de temps avant que les morts débarquent et viennent cueillir la vie du misérable !

Enchaînant d’une voix plus douce, tentant de maîtriser le tremblement qui perdure au sein de celle-ci, j’ajoute :
« Je défendrais mon enfant envers et contre tous. Tu noteras, l’inconnu, que je n’ai cependant pas tiré sur l’un de tes cleps, ni même entre tes deux yeux. Je respecte la vie. D’avantage que la mort qui évolue en nos terres. »

D’un mouvement du menton qui me fait d’avantage flirter avec son arme, je désigne la mienne qui trône fièrement contre son bassin :
« Rend-moi ça chéri. Si les morts débarquent, tu auras besoin de mon aide. Et non armée, je ne te serais pas utile. Un encas pour les morts, tout au plus. Ils voudront le plat principal et viendront te chatouiller les couilles. »

Mes mains poussent soudainement le canon avec dureté.
Je l’ai senti faiblir. Il allait me tirer dessus, n’est-ce pas ? Il allait me tirer dessus, hein ? Ce n'est pas une hallucination, hein ? Les mains tremblantes, je me précipite droit devant moi. Elles s’agrippent à mon arme alors qu’une mâchoire s’abat soudainement et fermement sur ma cheville. Un cri grotesque sort de ma bouche, mélange de stupeur et de douleur. Ensemble, l'inconnu et moi roulons. Mon sac à dos vient heurter avec dureté le sol, nous propulsant un peu plus loin à chaque mouvement.
La terre, les feuilles, viennent se nicher dans nos bouches, dans nos nez, nous amenant à toussoter un peu plus à chaque mouvement. Nos corps s'entrechoquent, les mâchoires craquent, les os dansent avec la peau, les cheveux s'emmêlent,  les vêtements se déchirent et enfin nos corps se stabilisent.

Essoufflée, je cherche l'enfant. J'ai l'intime certitude qu'il est resté en haut, sur la côte, avec la meute. Nous voilà donc face à face, désarmés par la chute. Je me défais automatiquement de mon sac et l’envoyant valser, je hurle à pleins poumons sous la douleur naissante à ma cheville :
« Putain de merde ! »

Les jurons explosent, s’enchaînent et se ressemblent atrocement, le vocabulaire me manquant. Le sang souille la terre et il est connu que le sang frais attire les morts.
Lui ou moi ? Qui devenons-nous sacrifier en premier ? Mes mains se glissent autour de son cou.
L’achever. Sous la stupeur. Mes doigts s’enfoncent dans sa chair, venant la marquer inévitablement de petits bleus. Ne reprenant pas ton souffle sous le roulé-boulé. Laisse toi crever sous mes mains. Je siffloterais quelques prières pour toi. Frôlant la folie je lui hurle dessus en tremblant comme une feuille :
« C’est quoi l’objectif ? Qu’on crève ensemble sous l’haleine de chacal de ces putain de morts ? C’est ça que tu veux ? » venant le secouer à bout de bras tel un prunier, j’enchaîne alors que les larmes viennent rouler le long de mes joues :
« Tu veux quoi ? Que le morveux et tes cleps crèvent seuls ? Sans aide ? Qui voudrait de tels boulets ? Personne ! »


Mes mains relâchent son cou alors que je reste à même le sol, le surveillant d’un œil. Avec frustration, je viens essuyer d’un revers de la main mes larmes et remonte mon bas souillé par le sang. J’espère, Seigneur, que son chien n’a pas la rage. Les crocs se sont enfoncés dans la chair. Avec une précision non feinte et m’ont fait littéralement pisser le sang. Et j’ai mal Seigneur. Et j’ai chaud. J’espère ne pas faire d’infection. Il manquerait plus que ma jambe devienne gangrenée à cause d’une putain de morsure de chien !

Lâchant du regard l’inconnu, je cherche mon sac en pressant une main contre ma tempe douloureuse. Des tissus. De l’eau. De l’alcool. Il nous faut nous soigner. Au risque que les morts viennent flirter avec nos cadavres sous peu.

Je me relève avec prudence : l'inconnu cherche t-il un semblant d'arme pour m'achever ? Méfiante, je tente de regarder partout, tout autour de moi, quand soudainement, j’aperçois mes hommes. Je lève haut mes mains souillées par le sang, leur intimant de ne pas tirer. Ils prennent cela pour un ordre et visent l’inconnu en boucle.

Je hurle à plein poumons et des grognements se font entendre.
Les coups de feu cessent.
Ce n’est ni les chiens, ni le gosse...
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MessageSujet: Re: Déchéance humaine - PV Clint Dim 24 Déc - 20:34


Dechéance humaine

Il la tenait sous son canon, cette satané bonne femme qui avait eu l’audace de pointer une arme a feu sur un de ses chiens. Mais rapidement il avait sentie une balle, petite chose en acier entrer dans son épaule et s’y loger. Il avait senti rapidement le sang couler le long de sa peau, tachant son  haut, le rendant poisseux et collant, il avait mal, très mal. Mais qu’es ce que la douleur ? Rien qu’une chose insignifiante comparer a la colère qu’il avait contre cette femme qui avait menacer son animal.  Et il lui avait demandé des excuse, lui expliquant qu’elle avait fait quelque chose de mal, de très mal même. Il avait tuer pour bien moins que cela, alors pourquoi elle respirait encore ? Il lui fallait une explication avant de lui prendre la vie en faite. Il aurait peut-être du tiré avant de demander, il aurait du l’affaiblir encore plus. Car elle en avait de l’audace cette blonde insignifiante. Elle osait lui répondre, se faisant presque passer pour la victime. Elle défendait son mioche ? Pourquoi Daron n’était pas méchant et le petit n’avait surement pas était attaquer. Et puis elle avait cas le tenir en laisse son merdeux si elle ne voulait pas qu’il s’éloigne d’elle. C’était elle et elle seule la responsable dans l’histoire, et pour cela, elle devait mourir. Il était le juge, l’avocat et le bourreau dans cette histoire. Et les explications de l’accuser ne lui avait pas plut, alors son jugement avait vite était rendu dans sa tête : elle devait mourir. Voila tout, c’était très simple. Et pourtant ca ne se passa pas du tout comme il aurait voulut. Elle avait réussi a lui reprendre son arme, il avait pas était assez rapide pour tiré, et voila le résultat. Elle s’était fait mordre, quel bon chien ce Daron. Mais dans l’action ils étaient tout les deux tomber, dévalent dans un tourbillon de feuille, de terre, de sang et de corps, une pente assez dru.  Voila comment encore plus l’enerver, il avait mal maintenant et surement de la terre dans sa plaie. Il devrait se soigner donc plus rapidement et prendrait plus de temps a cicatricer, encore une raison de tuer cette misérable bonne femme. Il avait encore plus de haine contre elle.

Quand leur chute s’arrêta, elle se saisi de sa gorge et se mit a hurler des âneries en l’étranglant. Il commençait a manquer d’air, il commencer a sentir sa peau bruler sous les doigts de la femme. Il n’allait certainement pas mourir tuer par une conne de bonne femme, bonne a rien, même pas a surveiller son merdeux. Il se jura de tuer le mioche après l’avoir fait souffrir, juste pour faire payer la blonde. Heureusement elle eu l’intelligence d’esprit de le lâcher. Il se redressa et rit un peu «  Mes chiens ? Des boulets ? Non, contrairement a ta merde qui te sert d’enfant, eux ils savent chasser, se nourrir et s’abreuver seule. Toi ta merde que tu trimbale ne sais rien faire d’autre qu’être con ! Il ne sait rien faire tout seul. Et c’est lui qui servira de repas aux crever, ou peut-être a mes chiens tien ! » Dit il d’un ton plein de haine, c’était presque palpable la haine qu’il avait contre elle.  A peine eu t il fini de parler qu’une pluie de balle s’abbatit sur lui. Il eu le reflexe de se coucher a plat ventre et se protéger le crane avec ses mains. Il sentait les balles, tirer en rafale lui caresser la peau, la  déchirant en formant des trancher, pas  profonde, superficielles dans l’ensemble, mais assez pour le faire souffrir et saigner de toute part. Et quand enfin cela cessa, quand enfin les boulets incapable d’abattre un mec a terre, arrêtèrent de tirer, Clint se releva non sans difficulté et grognement et planta des yeux plus haineux que jamais sur la femme qui avait là signé son arrêt de mort. Il savait que les chiens étaient déjà placé autour des gens qui lui avait tiré dessus, il savait qu’ils n’attendait qu’une chose, l’ordre de Clint pour attaquer. «  Ton merdeux va crever, je vais l’égorger et te faire bouffer son sang et ses trippes, j’vais t’enfoncer sa bite dans ton p’tit cul et tu va comprendre que tu as provoqué le mauvais gars ! »Dit il en avançant, boiteux a cause de son mollets droit trouer par une balle. Il n’avait pas besoin d’arme, pour l’heure son arme était la haine qu’il avait. Il s’arrêta face a elle et lui mit un coup de poings dans la figure, il allait la tabasser en attendant d’avoir l’enfant sous la main.  
 

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MessageSujet: Re: Déchéance humaine - PV Clint Lun 8 Jan - 21:58


Je prends conscience de la perplexité de mes hommes : tous attendent un ordre. Tous se fixent, tous me fixent et la tension est palpable. Nous nous plaçons du côté des vivants. Mes hommes le savent, nous ne souhaitons pas donner l’avantage à l’adversaire en tuant ici et là quelques impurs, quelques crétins en manque d’adrénaline car c’est ainsi que l’adversaire pourra prendre l’avantage sur nous. Le but est de calmer cet homme. C’est pourquoi il n’est par ailleurs pas marqué de l’une de leurs balles. Mes hommes m’écoutent. A l’image de ses chiens, mes hommes m’obéissent. Ils ne m’ont pas prêté allégeance mais savent que ma parole est pure, bonne et qu’elle parviendra à les mener sur le droit chemin…

Je l’entends s’énerver alors que nos regards se croisent. Mais ses paroles ne sont qu’un relent de haine sans nom. Les grognements s’intensifient, les morts approchent et tout ce qu’il souhaite c’est achever mon enfant ?
Un rire nerveux franchit mes lèvres alors qu’il avance en boitant. Il me suffirait là, d’intimer à mes hommes de loger une balle entre ses deux yeux ou au creux même de son ventre pour qu’il se tord à même le sol et que les morts viennent le cueillir.

Au lieu de quoi, je me contente de le fixer. Intérieurement, je me remémore mes hommes et constate qu’il manque l’une de mes femmes. Un soupir s’extrait d’entre mes lèvres : elle doit tenir l’enfant à distance de toute cette mascarade, elle doit le protéger comme elle a toujours su le faire. Peut-être qu’ils sont en la direction même du campement ? En tout cas son instinct maternel s’est réveillé pour isoler l’enfant et j’ai l’intime conviction qu’elle le protégera quoi qu’il lui en coûte. Il s’arrête face à moi et son poing s’approche avec férocité de ma gueule. J’esquisse un mouvement de recul mais c’est tard. Bien trop tard. Mes hommes se pressent autour de nous alors que ma lèvre inférieure se met à pisser le sang. Un rire euphorique se fait à nouveau entendre : crétin. Tu veux ton jugement maintenant ? De mes phalanges abîmées, je viens caresser sa joue d’un poing ferme et meurtrier. De l’autre, je viens cueillir le tréfonds même de son estomac. Mes hommes soufflent, tout autour de nous d’une même voix :
« Jugement.»

Ils se pressent, nous encadrent, hermétique au reste. La dizaine d’hommes qui me suit au quotidien veille tout autour de nous et les armes viennent se presser dangereusement contre les morts en approche.

Car le combat ne doit pas avoir lieu contre les morts. Mais entre nous deux. Et seuls les Dieux seront maître de nos destins... !

Les coups s’échangent entre l’inconnu et moi. Les gémissements plaintifs s’effacent au profit d’une haine monumentale où les jurons viennent flirter dangereusement avec nos poings ensanglantés. La haine que nous portons l’un à l’autre est pur. Un sentiment rare en ces terres depuis que les morts viennent fouler les environs : pas de commérages, pas de faux-semblants inutiles, pas de serments. Juste nos poings, nos pieds, qui se rencontrent, s’épousent, se repoussent, en une danse sans nom, envoyant nos corps virevolter aux alentours. Ni lui, ni moi, ne semble prendre l’avantage. Personne ne semble se démarquer car c’est ainsi que les dieux l’ont décidé. Le souffle peine à se faire ressentir, les articulations se font douloureuses mais ma petite taille me permet d’esquiver quelques coups qui pourraient probablement m’achever.
Le combat est amené à cesser lorsque l’alerte est donnée par l’un de mes hommes qui souffle :
« Morts à quelques pas d’ici. Combattons ou fuyons. »

Ils viennent m’encadrer mettant fin au jugement, mettant fin au combat. Ils repoussent à bout de bras l’homme enragé, tentant de le mettre face à l’évidence : les morts sont présents en nos terres. Regarde, pauvre fou. Il faut fuir. Il ne faut pas s’attarder ici, au risque d’y perdre la vie ! Au lieu de le pousser en la direction des morts, mes hommes viennent le presser en notre direction de fuite. Il faut partir à leur opposé. Vers la mer. L’eau les stoppera s’ils tentent de nous poursuivre. L’eau les effrayera assez pour qu’ils prennent eux la fuite. Alors essoufflés, l’inconnu et moi-même partons. Soutenus par quelques gaillards, laissant la dignité au placard nous progressons vivement et ramassons en cours de route nos armes laissées hasardeusement lors de notre chute au bon milieu des chemins boueux.
Il boitille de plus en plus au fil de la course poursuite. Je chancelle de plus en plus au fil des pas, les forces s’évaporant sans la moindre once de gêne.

Faut-il sauver le meurtrier ?
Ou faut-il le laisser au bon milieu de cette forêt, laissé à son triste sort ?

D’un regard porté par-dessus l’épaule de mon grand gaillard, je constate que sa meute de chiens nous suit. Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je suis de plus belle emportée par cette course poursuite : nous embarquons leur maître, il est normal qu’ils prennent la fuite avec nous, n’est-ce pas ?
A bout de souffle, j’interroge mes hommes :
« Caroline, a… ?
-Oui, répondent-ils à l’unisson à mon interrogation. »

Oui, Caroline a pris l’enfant. Un soupir de soulagement s’extirpe d’entre mes lèvres mais très rapidement un point de côté vient marteler mes côtes, me coupant en boucle la respiration. Bordel. Le coin d’eau est-il encore loin d’ici ? Mes pas se font de plus en plus lents, de plus en plus traînards. L’inconnu pourrait m’achever, oui, d’une balle dans la tête mais prend-il seulement conscience que l’union fait la force ? Qu’en notre compagnie, il ne risque pas grand-chose ? Prend-il conscience que mes hommes l’ont entraîné avec nous, dans cette course poursuite ? Prend-il conscience que mes hommes auraient pu l’abandonner à son triste sort, la bas ? Mais que son combat en ma compagnie a revalorisé sa triste vie ? Car les dieux ont décidé de le maintenir en vie ?

Le coin d’eau se dessine enfin.

Mes pas lents semblent gêner l’ensemble. Alors, d’un bras porté autour de mes hanches et d’un bras glissé au-dessous même de mes genoux, on en vient à me porter. Humiliée, j’accepte et porte un regard sur ma cheville qui semble avoir triplée de volume : maudit chien. Mon visage se tient en alerte, continuant de fixer les personnes qui m’entourent. Le silence est de mise au bon milieu de cette foule car il nous faut économiser au maximum notre souffle. D’un nouveau regard porté par-dessus l’épaule du grand gaillard, je constate que les morts n’ont pas cessé de nous suivre. Il faut donc sacrifier toute dignité une fois encore et s’engouffrer dans cette eau glacée. Les sacs se délestent de nos dos au bord de l’eau. Les inspirations se font vives alors que les mains viennent se tremper dans l’eau afin d’humidifier la nuque, le bas du dos ainsi que les épaules pour éviter tout choc thermique. Les morts se tiennent à l’ornée de la forêt. Ils approchent.

Il nous faut nous dépêcher !

Toujours maintenue contre le grand gaillard, j’exige d’être ramenée au sol. Je me saisis de mon arme que je range précieusement au plus près de ma ceinture, jetant néanmoins un regard à mon ancien adversaire. Je calque mes gestes sur ceux de mes compagnons de route et rejoins la flotte en même temps qu’eux. Au fur et à mesure que nous progressons au sein de l’eau glacée, mes mains se teintent de rouge. Le froid me coupe la respiration et mes dents en viennent à s’entrechoquer vivement. Putain. Je déglutis et continue de marcher avec prudence, mes baskets ne cessant de rencontrer ici et là des pierres bien trop glissantes. Il suffirait d’une chute pour achever toute mon équipe ainsi que l’inconnu.
Doucement, les corps se rapprochent. Il faut se tenir chaud. Il faut se presser en attendant que les morts s’enfuient. Sur le bord de l’eau, ils grommellent, grognent. Les minutes sont semblables à des heures. L’inconnu sait qu’il n’a pas le droit à l’erreur car mes gaillards pourraient enfoncer en un rien de temps son joli minous sous l’eau. Ses chiens, sur le bord de flotte, pourraient être abattus à distance d’une balle dans le crâne... Il est donc d'avantage un fardeau qu'un cadeau.
A mi-voix, glacée par l’eau je souffle :
« L’heure n’est plus au combat. Il nous faut nous réchauffer au plus tôt. Seth, tu chercheras quelques branchages et Nick, tu allumeras le début du feu. »

Mes dents s’entrechoquent coupant mes directives. Dans un souffle, je termine :
« … Le feu devra être entretenu à tour de rôle jusque à ce que tout le monde soit sec. Compris ? » De nombreux tremblements viennent parcourir mon corps et ceux de mes hommes. Il n’y a rien de pire que le froid meurtrier : une véritable hécatombe ! Lorsque on ne s’en prévoit pas, la mort se fait plaisir à venir danser avec nos corps. Elle se loge, dans chacune des parcelles de notre corps, nous rappelant inlassablement notre condition d’humain. Les dieux savent comment s’y prendre, comment jouer avec nos nerfs car peu à peu, la foule de morts se dissipe.

**

La nuit frôle nos terres alors que nous émergeons de l’eau peu à peu. Les affaires délaissées sont ramassées et chacun s’affaire à mettre en place le dit feu pour la nuit. Les premières mains se tendent vers nos blessures de guerre. C’est tout en frictionnant mes bras et mes jambes, que je porte un regard sur l’inconnu, soufflant :
« Quel est ton prénom ? »

Une chance.
Une unique chance d’enterrer à tout jamais la hache de guerre. Soit, il s’en saisit. Soit, il sera ligoté par mes hommes et laissé pour mort dès demain matin.
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MessageSujet: Re: Déchéance humaine - PV Clint Mar 23 Jan - 18:46

bo

Dechéance humaine

Les coups pleuvaient, elle avait encaisser et rendu les coups du brun. Il fallait l’admettre, elle savait encaisser et donner les coups, et puis, il  se retenait un peu, après tout c’était une femme qu’il était en train de marteler de coups là.  Même s’il avait envie de la tuer, de ses propres mains, lui fracasser le crâne, mais il retenait ses coups.  Et il savait qu’il était entouré des hommes de cette nana. Il ne savait pas vraiment pourquoi c’était elle le chef, elle avait l’air juste folle, alors surement que les hommes autours d’eux, qui les laisser se battre sans rien faire, était eux aussi fou. Oui, surement. Enfin, il n’avait pas vraiment quoi que ce soit a dire, il n’était pas vraiment un exemple de stabilité. Enfin, avant si, mais après tout c’était enchainer, les morts revenue a la vie, sa famille en partie décimé  par ses propre mains… Rien de tout cela n’avait vraiment aider sa santé mental. Il était bon a aliéné mais, dans ce monde, en général c’est ce genre de type qui survivent le mieux. La preuve il était un salaud de la pire espèce mais était encore en vie après tout ce temps.  Et puis, tout avait fini par s’enchainer très vite. Il savait ses chiens pas loin, il s’inquiétait pour eux, car il savait que les morts étaient là, ils étaient toujours là de toute façon, ils étaient partout, toujours, et le serait surement toujours, personne ne pourrai changer cela. La nature en avait voulut ainsi.  Rapidement, alors qu’il n’avait pas vraiment compris pourquoi, ni comment, il s’était retrouver embarquer par la bande de  cette femme. Il était a bout de force, mais suivait tant bien que mal la folle course des deux hommes qui le tenait, chacun par une épaule. Il ne cherchait pas a comprendre pourquoi il courait avec eux, il le faisait c’est tout. Pour sauver sa vie, mais il était un peu inquiet, encore une fois pour la meute, même s’il savait qu’ils avaient un instinct de survie bien plus développer que n’importe quel être humain.

Il ne  savait plus vraiment avec exactitude ce qu’il s’était passé, tout avait était très vite, trop vite. Il avait perdu du sang, prit des coups, alors il n’était pas au mieux de sa forme et donc pas assez attentif a ce qui s’était passer pour se souvenir vraiment. Il s’était laisser faire, et c’était pas si mal, il aurait put finir mort s’il ne s’était pas laisser faire, ca il le savait très bien. Le voila, alors assis un peu  en retrait du groupe de la blonde, mais quand même pas trop loin du feu, pour se rechauffer, et surtout sécher ses vêtements et son corps mouillé. Il était un peu perdu dans le néant de ses pensées quand il entendit la question de la femme. Son prénom ? Il tourna les yeux, la fixa un instant. Il ressemblait plus vraiment a rien, il avait le visage tuméfié, mais bon, il savait qu’il n’avait jamais était un canon de beauté, loin de là.Il avait plus la tête d’un boxeur que celle d’un mannequin. Mais il s’y était fait, et maintenant il en avait plus rien a faire, pire qu’avant même. Il n’avait jamais vraiment était déranger par son physique, il s’en était toujours totalement fichut. Il hésita un long moment a lui répondre. Dire son prénom n’engageait pourtant a rien, mais il avait très envie de l’envoyer se faire voir, même si quelque part elle lui avait un peu sauver la vie. Il la fixa donc une ou deux longue minute, un veritable combat mental se tenait  en lui, et finalement la raison l’emporta sur la folie. «  Clint. » Dit il. Dur, sec, cassant, comme lui en fait. Un nom a son image. Un nom parfait pour lui.  «  Toi ? » Dit il simplement de sa voix rauque. Il en avait pas grand-chose  a faire en fait, il voulait juste lui rendre la politesse, parce que c’est ce qui se fait, il parait. Et puis pour pas prendre de risque, une folle c’est souvent entouré de timbré, et même s’il n’avait en aucun cas peur de cette bande de mec autour d’eux, il aimait mieux ne pas prendre de risque.
 

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MessageSujet: Re: Déchéance humaine - PV Clint Sam 14 Avr - 12:25

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