Clay R. Jackson
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Clay R. Jackson

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MessageSujet: Clay R. Jackson Dim 19 Nov - 21:18

Prénom P. Nom
PRÉNOM(S) † Clay "Rusty". NOM † Jackson. ÂGE † 38 ans. DATE DE NAISSANCE † 1er novembre 1979 LIEU DE NAISSANCE † Texas. ANCIEN LIEU D'HABITATION † Texas. ANCIEN MÉTIER † Franc-tireur et leader de la division Delta 7-1 des US Marines. STATUT FAMILIAL † Veuf ? ORIENTATION SEXUELLE † Hétérosexuelle.POSITION DU PERSONNAGE VIS-A-VIS DU VACCIN † Le cœur noir de l’Homme est la véritable épidémie, pas ces rôdeurs. Aujourd’hui, le paria, le violeur et le meurtrier sont assis sur le trône de la déchéance humaine. Vous pensez que seule la chair est malade ? Nos pensées sont les plus contaminées. Toute innocence est perdue. Nous sommes tous destinés à mourir d’une manière violente. Pourquoi vouloir me guérir d’une maladie qui a déjà fait de moi un être monstrueux ? Ce n’est pas une misérable injection qui fera la différence. Plus maintenant. Nous sommes une race au bord de son extinction. Néanmoins, l’histoire nous a montré que nous sommes capables de rebâtir notre monde. Reconstruire sur les vestiges oubliés de notre passé une civilisation solide. Mais nous ne l’avons pas encore détruit suffisamment pour cela…  Il faut du temps et encore beaucoup d’individus à éliminer.  Purger nos terres à coups de machette et de bombes jusqu’à ce qu’elles soient écarlates. Voilà la solution qui se définit comme la plus naturelle à notre espèce.  CÉLÉBRITÉ SUR L'AVATAR † Ryan Hurst. GROUPE QUE TU SOUHAITES REJOINDRE † Hit As Hard As Life. CRÉDIT AVATAR † Chris E. Hayner.



Rpiste de 27 ans, j'évolue en duo avec une joueuse qui s'est apparemment inscrite bien plus rapidement que moi ... INTOLERABLE ! :D . Blague à part, je compte venir ici pratiquement tous les jours en profitant de partager la plume des joueurs/joueuses du forum ! Autrement, je n'ai pas grand-chose à dire si ce n'est "code validé par Aileenoutte".

Décris ton caractère d'avant l'épidémie puis de maintenant.
Avant.
J’ai été un homme de paix. Comme beaucoup de citoyens, j’ai moi aussi caressé le célèbre rêve américain. Une maison individuelle avec une femme aimante et deux filles en bas âge, un métier avec un salaire honorable et un statut social reconnu. Aux yeux de mon épouse, j’ai été un mari aimant et un père admirable. Aux yeux de mon pays, un guerrier conciliant et discipliné. Un homme si droit dans ses bottes que je ne refusais jamais de remplir un quelconque devoir. Jamais je n’ai pu oublier le regard de mon épouse à chaque fois que je suis allé au front. Son visage impassible parvenait tout de même à retranscrire la définition d’un deuil prématuré. Le sentiment impuissant de regarder son époux devenir un fantôme en l’espace de six secondes, de l’observer quitter la chaleur et le réconfort de son foyer pour subvenir aux besoins de quelques branleurs hauts gradés. Depuis longtemps, ce regard a su glacer mon sang, me poussant à me remettre continuellement en question. « Et si j’abandonnais l’armée ? Pour elle et mes filles ? ».

Mais je n’ai jamais eu le courage de le faire. J’ai travaillé pendant longtemps chez les US Marines avant de devenir le chef d’escouade chez les francs-tireurs de la Delta 7-1. Nous étions chargés de mener des opérations furtives sur les terres afghanes. D’autres escarmouches ont eu lieu tout autour du monde. Des éliminations de cibles prioritaires à la défense de VIP, en passant par des missions de sauvetage dans des villages civils. Ma vie avait un sens. Elle était équilibrée. J’étais un homme de bien. Je me sentais intouchable. En paix.

Aujourd’hui.

Je suis un homme de guerre. Un ancien vétéran seul et brisé, loin de toute civilisation. Une machine froide et implacable qui se terre dans les forêts et les montagnes comme un ermite. Calculateur et pragmatique, je parviens à être autonome et à ne manquer de rien. Je mange ce que je peux trouver, je consomme ce que je peux rendre potable. Mais je ne dors pratiquement plus. La solitude me pousse à rester constamment éveiller, aux aguets sur le moindre bruit suspicieux. Par moment, la paranoïa se joue de moi en aveuglant tous mes sens. J’entends des murmures. Des sons, comme le bois se brisant en deux sous le poids d’une chaussure. Ces hallucinations m’empêchent de dormir convenablement.

Tout au long de mes journées, j’observe avec patience, j’analyse le terrain d’un regard éveillé, puis je chasse. Certains animaux et rongeurs pour subvenir à mes besoins du corps, ainsi que les humains et les créatures qui pullulent dans le territoire pour garder mon esprit occupé. Je ne recherche pas le contact social. Voilà depuis quatre ans que je n’ai pas prononcé un seul mot, laissant mes grognements et mes respirations saccadées remplacer l’ensemble de mon vocabulaire. Je suis un peu rouillé pour interagir socialement, j’ai perdu de vu l’idée qu’un être-humain puisse être autre chose qu’une cible à abattre. Qu’il détient lui aussi son histoire de vie et ses blessures profondes. Peut-être serait-il plus sage de ne plus les abattre à première vue … ?


Que ressens-tu quand tu vois un zombie ? Est-ce que tu les tues ? Si oui, que ressens-tu ?
Tuer pour soi est un meurtre. Tuer pour le gouvernement est héroïque. Tuer pour le divertissement est inoffensif. Et c’est ce qu’ils sont : une putain de distraction. Une manière de me remplir la tête, de ne pas céder à l’ennui afin de ne pas sombrer dans une folie obscure. Ils sont extrêmement nombreux et dangereux alors que je suis vulnérable et mortel. Ca ne m’empêche pas de les regarder de haut. Tout comme eux, je suis aussi un prédateur déshumanisé recherchant à dominer ma proie.

Sauf que ces créatures ont déjà gagné. Symboliquement, ils sont parvenus à tuer notre espèce. Alors, je compte bien en emporter autant que possible dans ma tombe en me souhaitant de traverser une mort violente. Chaque jour, je joue ainsi avec ma vie en allant parfois les chercher. Je les traque avant de les éradiquer. Ereinté, je les fuis avant de revenir en force. Je les tue car j’éprouve le besoin de ressentir quelque chose. L’adrénaline. Ce sentiment incertain d’être encore vivant en écoutant les pulsations de mon cœur. Jusqu’au jour où je cesserai d’arpenter le couloir de la mort en étant face à mon bourreau, prêt à embrasser le canon de son flingue.  

J’existe. Et je trouve ça écœurant.  


As-tu perdu beaucoup de proches et les pleures-tu encore ?
J’ai tout perdu. Ou plutôt, on m’a tout enlevé. Ma famille demeure inexistante, abandonnée dans les limbes de ce nouveau monde en perdition. Psychologiquement, il est plus aisé de me dire que tout mon entourage a péri. Qu’ils sont loin de vivre ce cauchemar grandissant où les vieux et les faibles sont condamnés. Car celles et ceux qui ont survécu jusqu’ici sont prêts à tuer au nom de la faim, de la soif et de l’égo. Ce serait une erreur de les pleurer. Ce n’est pas à moi de le faire. Ce sont les morts qui, dans leur grande miséricorde, gémissent en l’honneur des vivants qui peuplent encore ce foutu monde désolé.
Penses-tu avoir évolué depuis le début de l'invasion ?
J’ai brutalisé le système nerveux d’un homme jusqu’à ce que la matière fécale s’échappe de ses fesses. J’ai tailladé le visage d’une femme cannibale en recrachant à moitié les éjaculations sanguines de ses plaies organiques. J’ai procédé à l'ablation testiculaire d'un jeune violeur à l’aide d’une pince avant d'écraser ses rognons juste sous ses yeux. Je chasse avant d’annihiler. Je torture avant d’occire. J’arrache de mes mains tout ce qui constitue un homme avant de l’achever. Il n’y a pas de différence entre ce qui est juste et ce qui est nécessaire quand j’exige des réponses.
J’ai passé cinq ans de ma vie à végéter dans la nature en toute solitude jusqu’à entendre la nouvelle chute de ces mortiers. Ces bombes qui commencent à exploser un peu partout autour su sol américain. D’où viennent-elles ? Qui les déploient ? Des terroristes ? Les dernières ramifications d’un gouvernement en ruine ? Les séraphins du bon Dieu devenus des connards d’aliénés ? Tapis dans la pénombre, les coupables sont parvenus à réveiller les angoisses profondes que j’ai traversées en temps de guerre. A réactiver mon état de stress post-traumatique. La foi n’est pas mon bouclier. J’emmerde les sacrements de la Bible. Ce qui m’aspire à continuer de vivre, à outrepasser les limites de mon corps, c’est l’appel au devoir. Protéger mon pays. Et aujourd’hui, ce moment est arrivé. Je me suis promis que là où les guerres naîtront, je foulerai la même terre. Je possède désormais un but. Et pour l’atteindre, pour  identifier les connards qui auraient commandité un tel ordre aussi désespéré, je vais devenir ce que ce nouveau monde a attendu de moi depuis si longtemps : un ange exterminateur en manque.

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MessageSujet: Re: Clay R. Jackson Dim 19 Nov - 21:36


La guerre.
La guerre ne meurt jamais.


Afghanistan, 2009.

« Equipe Delta 7-1, feu vert. C’est bien notre homme. Procéder à l’élimination de la cible. »
Camouflé dans l’ombre d’un rocher, je me tiens allongé sur une terre jaune et poussiéreuse. L’air est brûlant et presque irrespirable, mais le climat demeure fiable pour un tir à longue portée. Joseph, mon partenaire de terrain, est assis à mes côtés, les yeux rivés à l’intérieur de ses jumelles, la mine de son crayon écrasant un vieux bloc-notes. J’attends qu’il termine de relever les données en calculant la distance et la trajectoire de mon prochain tir. Mais envahi dans ses réflexions, je le vois lutter face à la déshydratation. Il commence à perdre pied lui aussi. Je lui donne un coup de coude afin de l’intimer à rester concentré sur sa tâche. Il ne doit pas flancher maintenant. L’œil dans la lunette de mon fusil, mon front commence à se perler de sueur. Nous sommes tous à bout. Nous avons traqué cette cible pendant quatre mois, attendant l’opportunité salvatrice qui pourrait nous conduire à lui. Ce matin, nous avons rejoint deux autres escouades qui ont permis de nous transmettre sa localisation. Le moral était redevenu bon. Mais guidé par la folie des grandeurs, des jeunes recrues se sont rués sur un champ de mines. Les pertes ont été considérables. La terre s’est humidifiée, commençant à s’abreuver sans retenue des viscères ensanglantés de ceux qui ont péri instantanément sous mes yeux.  

Les jambes brutalement arrachés par les bombes pullulaient dans les alentours. La puanteur de la viande calcinée, les excréments noircis par les cendres, le sang … Tout ce sang inondant mes vêtements comme une seconde peau, s’imprégnant dans ma salive comme un viol inconscient. Nous devions continuer. Nous devions marcher sur le corps de nos camarades. Lors de notre ascension, un amas de tendons et de boyaux souillés de boue n’a cessé de s’accrocher à nos chaussures. Je n’oublierai jamais le craquement de leurs ossements sanguinolents se briser sous mes talons.

Toute joie s’est à nouveau éteinte. Car l’enfer est une salope frigide. Elle n’est pas une histoire chimérique. Elle est vivante et s’imprègne dans notre existence. Elle serpente à l’intérieur de nos angoisses passées, à l’intérieur de nos nouveaux tourments. Je suis sur le point d’abattre un lieutenant d’un régime terroriste. Un homme et son histoire de vie. Et la seule chose que je pense, c’est à ma femme et à mes filles. Dans notre jardin, je sens l’odeur du barbecue en contemplant des ballons multicolores qui recouvrent le ciel en atteignant des hauteurs vertigineuses. Ma femme me partage un sourire complice. Les filles commencent à glousser en se courant après, leurs joues légèrement rosies. Puis, j’entends le cri torturé des enfants afghans et de leurs maisons en flammes, leurs petits corps ensanglantés et emmaillotés dans les barbelés. L’adieu d’une jeunesse sereine.

« Quand tu veux, Clay. »

Le cœur enserré, mes yeux s’ouvrent à nouveau dans cette nouvelle réalité. Oui, la cible. Ne pas la manquer. Puis, je pourrai rentrer à la maison. Rejoindre ma famille. Je retiens ma respiration, laissant mon cœur étouffer ses propres martèlements. Aujourd’hui, je suis un soldat. Un guerrier de mon époque incarnant la plus minuscule des choses insignifiantes de ce monde. Mon doigt appuie sur la gâchette. La balle siffle et disparait à l’horizon, le bruit du silencieux parvenant à étouffer la détonation. Le silence nous envahit. Plusieurs secondes s’écoulent avant d’entendre la confirmation de Joseph.  

« Cible abattu. Tir propre. »

Je reprends ma respiration normale. Je sens à nouveau la vie s’écouler dans mes poumons. Je suis un homme de bien. Je le fais pour mon pays. J’essaye de m’en persuader…

Texas, 2013

Dans mes songes, je contemple ma femme. La toile de mon monde. Une œuvre que j’admire pendant plusieurs longues secondes, ne cessant de me rappeler à quel point mon amour pour elle est tendre et sincère. A la vue de son sourire étincelant, je m’abreuve de cette saveur émotionnelle si riche. L’amour me brûle, m’enserrant le cœur dans une douce étreinte. Je souhaiterai rentrer. Rejoindre ma véritable famille. Mes deux filles que je n’ai pas revues depuis Noël dernier.

Mais cette réalité ne m’est pas destinée. Car la guerre ne meurt jamais.

Il m’arrive de penser que si j’étais devenu un homme bon, je n’aurai jamais survécu jusqu’ici. Comme beaucoup, j’ai vécu la chute de l’empire américain. Je suis rentré au pays afin de soutenir les forces de l’ordre. Je me suis tenu devant les émeutiers qui ont manifesté et accusé l’Etat américain de cacher la vérité sur une nouvelle épidémie en propagation. Nous tentions de calmer ces brebis terrifiés avec nos armes relevées dans leur direction. Quel paradoxe à la con. Autant calmer leurs ardeurs avec de l’essence. La vérité, c’est que nous étions aussi terrifiés que tous ces gens dont nous faisions face. L’émotion est un dangereux facteur. Dans toute l’histoire de l’Homme, elle est parvenue à animer les foules et à diviser les peuples.

Mais très vite, les premières créatures difformes sont intervenues. Ce qui s'est passé ici était en-dehors de mon contrôle. J’ai relevé mon arme et tiré plusieurs salves dans leur direction, les yeux exorbités par l’horreur. C’est la première fois que je les ai vus. A partir de cet instant, le chaos a ouvert les portes de son règne. Nous nous sommes dispersés car ces monstres ont commencé à nous envahir. La terreur a frappé nos esprits. Les pierres, les bouteilles et les balles perdues ont envahi le ciel. Cette nuit-là, de nombreux corps d’innocents ont tapissé le sol américain, alignés dans les rues avant d’être incinérés par le feu et l’essence.  

Deux semaines plus tard, l’Etat-major a exigé de mettre en quarantaine les personnes potentiellement infectées par cette soi-disant « grippe » venue d’Afrique, de Roumanie ou de Chine selon les informations inédites de nos médias. Il est toujours plus aisé d’accuser un autre territoire que le sien en temps de crise. Mon cynisme se renforce de jour en jour, animant cette envie de prendre ma femme et mes gosses afin de foutre le camp d’ici. Mais on me les a arraché. La milice me l’a prise de force sous mes yeux avant de les enfermer dans une cage comme des animaux pour une « inspection ». Ma femme s’est laissé faire, l’esprit embourbé d’images terribles qu’elle a assisté si vite en bien trop peu de temps. Désemparé, je me suis interposé verbalement en soulignant qu’il y avait une erreur avant de m’égosiller comme un fou furieux. On m’a poussé une première fois afin de me tenir à l’écart. Puis une seconde. A la troisième, mes poings étaient déjà serrés. J’ai commencé à perdre les pédales. Animé par le désespoir, je me suis rué contre les soldats car j’ai juré de les protéger au péril de ma vie. Lors de la lutte, mes petites filles ne cessaient de pleurer, laissant leurs petites mains s’agiter au-travers de la clôture. Elles se sont époumonées, revendiquant le droit de ne pas être séparer de leur papa. Mais très vite, cinq hommes se sont interposés afin de contenir ma frénésie bestiale. Ils m’ont éloigné des « bêtes » condamnés à vivre dans leur enclos. Ils m’ont séparé de ma femme. Ils m’ont pris ma famille. Les seuls êtres qui ont su animer mon existence.

Quelque part, 2017

Aujourd’hui, je suis installé dans une vieille cabane à l’ombre du désert. Les bombes ont réveillé une ancienne colère que j’ai refoulée pendant plusieurs années. Assis confortablement sur une vieille chaise en bois, je pose mes pieds sur une table en dévisageant en silence le corps de mon invité. Un homme de quarante-six ans portant un uniforme militaire, ses mains étroitement liées autour d’une poutre au plafond. Peut-être sait-il quelque chose à propos de ces bombes qui ne cessent de déchirer le ciel ? Le menton en sang, je penche ma tête sur le côté en soupirant profondément, écoutant les respirations douloureux et saccadés de mon prisonnier. De ma voix caverneuse, je décide de briser le silence qui règne dans l’atmosphère :

« On ne peut pas briser un homme comme on pourrait briser un chien ou un cheval. Plus tu frappes un homme, plus il se tient droit. Si tu recherches à briser la volonté d’un homme, à le soumettre, il faut briser son esprit… Qu'en penses-tu ? »

Je suppose qu’il est difficile de me répondre après l’avoir travaillé pendant deux jours. Son visage est ravagé par les coups, les dents cassées se noyant aux côtés de ses pieds dans une mare de larmes, de sueur et de sang. Mais je ne me suis pas arrêté ici. Je me suis également autorisé à rompre ses phalanges avec mes dents, cisaillant sa chair comme si j’étais un foutu cannibale. Enfin, ses jambes complètement disloquées à coup de pierre sont tournées dans une symétrie peu ordinaire. Et il m’en a raconté des choses. Beaucoup de mensonges. Mais les yeux ne trahissent jamais. Alors, j’ai continué en prenant mon temps. Pendant le processus, son urine odorante a coulé le long de ses cuisses, se mêlant à l’odeur âcre du sang et aux morceaux d’excréments qui se sont détachés de son petit cul bien vierge. Lorsque je lui donne l’autorisation de crier en retirant le torchon contre sa bouche, sa voix enrouée ressemble bien plus à celui d’un goret que celui d’un homme. Je ne suis pas animé par un plaisir sadique. Je veux simplement des réponses.

Et il n’y a pas de différence entre ce qui est juste et ce qui est nécessaire pour les avoir.

Son mutisme est donc sa seule répartie. Il espère que quelqu’un viendra le chercher ici en gagnant du temps. Son esprit est comblé dans l’impuissance. Continuant de mastiquer, je laisse mes doigts creuser minutieusement le fond d’une boîte de conserve en m’emparant des derniers lardons. Puis, après avoir porté la boîte de conserve à mes lèvres afin de récolter le jus de la viande, son corps se raidit brusquement. Plus de bruit. Son silence éternel semble indiquer qu’il est mort. Ou qu’il bluffe maladroitement. En jetant la boîte de conserve derrière mon épaule, je me redresse sur mon siège de fortune afin de mieux l’admirer. L’œil clairvoyant, je confirme mon verdict : il a bel et bien cané.

Mort, non pas de ses blessures multiples … mais de la prise de conscience de ce qu’il est devenu.

Je quitte mon siège en m’approchant de lui, mes pas faisant craqueler le bois de la petite chambre. Tout en soutenant son visage à l’intérieur de mes mains, mes lèvres déchirées se déposent sur son front malade et suant. Je lui dis au revoir. Je l’invite à partir en paix à présent. Même s’il ne m’a rien dit à propos des bombes, il a pu néanmoins m’éclaircir sur un nouvel itinéraire. Un petit camp où d’autres paramilitaires se sont terrés. Une opportunité qui pourrait éventuellement éclaircir mon enquête.

« Semper Fidelis, camarade. »

Que ma bestialité ne tarisse jamais. Que le sang sur mon épée divin ne sèche jamais. Et que les têtes puissent continuer à tomber là où mes pas m’amènent à tuer.

You kill or you die or you die and you kill. † the walking dead.



Dernière édition par Clay R. Jackson le Lun 20 Nov - 1:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Clay R. Jackson Dim 19 Nov - 23:02

Te voilà désormais un membre à part entière de Born !

Aileen a l'immense plaisir de te valider !
Félicitations, tu rejoins le groupe de "Hit as hard as life"

Mais ... T'as une plume de malaaaade !! Ta fiche se lit genre toute seule quoi yerk bril C'est magnifaïque et j'ai hâte de lire vos RPs et de voir évoluer votre duo diego
Ton personnage est fort intéressant ! Bien sympathique, je dois dire diego On le voit à la quatrième question de la première partie de ta fiche mdl mdl
Sinon je suis désolée mais en essayant de remettre les codes comme il fallait (tu avais collé l'URL de l'avatar & du gif au mauvais endroit), j'ai perdu l'ava que tu avais mis dans ta fiche !! Du coup, à la place, j'ai mis celui de ton profil sniff
ANYWAY. Have fun et au plaisir de te croiser en rp !

Tu peux dès maintenant te lancer dans l'aventure Bornienne :

→ Lance-toi dans le RP en t'amusant ici ou cherche des partenaires de jeu par !
→ Recense ton avatar en postant dans ce sujet.
→ Prends connaissance du système de points et ce qu'il implique (en plus d'autres informations nécessaires à la compréhension du forum) par ici (cf INFO N°3).
→ Viens poster tes fiches de liens et de RPs.
→ Crée tes propres scénarios ou de simples liens qui pourraient t'être utiles.
Vote régulièrement pour gagner des points et nous faire connaître ! De même en postant sur Bazzart et PRD
→ Et surtout amuse-toi !



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MessageSujet: Re: Clay R. Jackson Dim 19 Nov - 23:02

OH ! Et bienvenue au fait diego sort

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MessageSujet: Re: Clay R. Jackson Dim 19 Nov - 23:12

Merci beaucoup pour la validation ! western
Navré pour ce petit problème de code, mes yeux se sont croisés pendant la rédaction ... Merci à toi d'avoir fait le nécessaire !
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MessageSujet: Re: Clay R. Jackson Dim 19 Nov - 23:13

Ahah y'a pas de soucis, ce genre de petit incident est vite arrivé diego

Et j'ai oublié de le dire au fait mais j'approuve totalement ce choix d'ava original. Voilà coquin

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MessageSujet: Re: Clay R. Jackson Dim 19 Nov - 23:46

Encore une fiche bien sympathique à lire. Hâte de voir la suite en rp!
Bienvenue! En espérant que ce perso fasse ton bonheur dans le coin. fouet

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MessageSujet: Re: Clay R. Jackson Lun 20 Nov - 5:37

J'arrive après la bataille mais tant pis !

BIENVENUE ! J'ai hâte de lire vos RP, ce duo s'annonce génial. Et j'approuve Ailou pour le bon choix d'avatar

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MessageSujet: Re: Clay R. Jackson Mer 22 Nov - 18:10

Trop rapide bourdelouuu yerk
Bienvenuuuuue ici bril J'adore le choix d'avatar lele

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MessageSujet: Re: Clay R. Jackson Mer 22 Nov - 18:40

Arf, vous êtes adorables ... cuty

Merci à nouveau ! beer
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MessageSujet: Re: Clay R. Jackson

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Clay R. Jackson

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