Survive At Any Cost - Leandro
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Survive At Any Cost - Leandro

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MessageSujet: Survive At Any Cost - Leandro Dim 28 Jan - 15:12

---Survive At Any Cost---
Heinrich - Leandro
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Partir.
Fuir.
Loin.
Loin de tout.
Mais est-il possible de fuir ça ? Quand le ciel lui-même vous tombe sur la tête, est-il seulement possible de fuir encore ? Est-il possible de fuir le ciel lorsqu'il vous attaque ? Depuis plusieurs jours (des semaines ? ...l'éternité ?) le ciel c'était paré des couleurs des blindés. Comment était-ce possible ? D'où sortaient ces avions, le carburant qui remplissait leur estomac, les hommes de chair et de sang qui étaient leurs yeux ? Heinrich avait dû attendre d'avoir trouvé un abri -pas tout à fait- sûr pour pouvoir se poser ses questions. Il avait fuit Yosemite comme la peste lorsque les bombes avaient commencées à tomber. Heureusement pour lui, son campement se résumait à son véhicule, il n'avait rien eu à laisser derrière lui. Mais combien de personnes avaient dû abandonner vivres et munitions s'ils voulaient sauver leur vie (pour le peu qu'elle comptait encore). L'allemand avait roulé pendant des heures sans jamais se retourner. En oubliant l'essence même de ce qu'il pensait être la clé de la survit, à savoir l'entre-aide. Il n'était parti avec personne. Il avait laissé tombé tout le monde, il avait ignoré les enfants en pleure, les femmes et les hommes blessés.

Il avait roulé jusqu'à une petite grotte à l'orée de la forêt et avait foncé dedans sans même se demander si sont Dodge passerait sans égratignure. Heureusement pour lui, le Dodge passait. Mais il ne pouvait sortir du véhicule, l'espace sur les côtés étant trop fin, peut importe qu'il pèse 80 kilos ou 120. Il était piégé dans sa boite de métal, et les larmes menaçaient de couler sur ses joues.

Mais il ne craqua pas. Il ne craquerait pas. Ce n'était que des morts de plus, que des ennemis de plus, qu'une difficulté de plus. Il reposa sa tête sur l'appuie confortable de la voiture et ferma un instant les yeux. Il voulait se remettre les idées en place, c'était important pour ne pas faire de connerie. Rouler à la vitesse à laquelle il allait tout à l'heure, c'était déjà une bien belle connerie. Le réservoir de son véhicule avait prit cher et la petite aiguille innocente du tableau de bord caressait dangereusement le rouge. Il frappa d'un coup de poing le volant de son si précieux Dodge. Mais bordel Max t'es con. Pourquoi tu as fait ça ? Fuir comme un lâche ? Depuis quand tu fuis face au danger ? Depuis quand tu abandonne ton prochain ? T'es vraiment qu'un con, tu le sais ça ? Ouais bien-sûr que tu le sais. Arschloch ! Il soupira bruyamment et rouvrit les yeux. Il jeta un coup d'oeil rapide sur ses affaires disposées à la place du mort et sur la banquette arrière. Hormis le fait qu'un petit coup de ménage ne serait pas de refus, il pu voir qu'il possédait plusieurs boites de conserve et quelques barres protéinées -dont il s'abstiendrait de regarder la date de péremption avant de les consommer. Il n'était pas à plaindre et avait de quoi manger pour un moment. Le temps de remettre ses idées en place, et de commencer à comprendre ce qui était arrivé. Il avait rapidement déduit que les hommes qui avaient balancer ces bombes avec leurs superbes blindés (je donnerais tout pour pouvoir piloter...) avait des campements -voire des villes entières- bien protégés et sans doute immenses. Mais de là à croire que le reste du pays était vide de tout survivants... Heinrich ne pouvait pas croire qu'ils aient été stupides à ce point. A moins qu'ils savaient. Qu'ils savaient qu'ils étaient en train de bombarder des hommes, des femmes et des enfants toujours vivants. Mais pourquoi ? Pourquoi bombarder des gens comme eux, qui ne cherchent qu'à survivre et rebâtir quelque chose sur les ruines de l'ancien monde... ? Heinrich avait du mal à comprendre ce qui était arrivé et pourquoi c'était arrivé. Mais la triste vérité était que ça s'était réellement produit et qu'un retour en arrière n'était plus possible. Le monde avait de nouveau été réduit à l'état de ruine et tout le monde devait à présent se retrouver un chez soi. Peut-être que, finalement, Heinrich était voué à la route et ne retournerait pas prendre le risque de s'installer quelque part en sachant qu'il pouvait perdre ce nouveau confort à tout moment. L'idée de reculer à nouveau ne lui plaisait pas.

Il soupira à nouveau et tourna la clé de son Dodge. Il avait assez lézardé sous son rocher et il était temps de repartir. Il passa la marche arrière et écrasa légèrement la pédale d'accélération. Néanmoins il se stoppa vite. Quelqu'un, qui passait derrière, venait de taper avec fougue l'arrière du véhicule. Heinrich pilla comme il put. Il ne savait pas quelle idée vint en premier : la peur d'écraser quelqu'un, ou la surprise de devoir piller parce que quelqu'un, un vivant, passait derrière son véhicule comme s'il sortait de son garage un lundi matin...

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MessageSujet: Re: Survive At Any Cost - Leandro Dim 4 Fév - 12:53


Survive at any cost

La léthargie dans laquelle évolue Leandro depuis quelques heures est à faire pleurer. Si raison de survivre il avait autrefois, celle-ci semble s'être évanouie. Au profit d'autre chose, d'une colère bouillonnante, d'une rage étouffante. Comment tout cela a-t-il bien pu se passer ? A présent, il cherche un responsable. Il a besoin d'un responsable. Quand il se pose quelques instants et réfléchit à la situation, une désagréable impression d'avoir fait un pas de géant en arrière et d'être revenu à ce qu'il était à l'époque de la zone le saisit. Pas étonnant, quand on sait tout ce qu'il s'est passé, et que l'on prend tout cela dans sa globalité. Tybalt n'est plus. Le seul élément le rattachant à sa vie d'autrefois a périt. Et pas dans des circonstances accidentelles que Leandro aurait éventuellement pu accepter et comprendre. Non, il est mort parce que des crétins ont envoyé des bombes sur une bonne partie de la Californie, de ce qu'il en a compris en tout cas. Mauvais endroit, mauvais moment. Mais cela va bien au-delà de cela : il y a des gens à blâmer. Des gens responsables, coupables de ce meurtre, d'autres meurtres aussi sans doute. La cachette dans laquelle se trouvaient Leandro et Zippora à ce moment-là - alors que Tybalt était en vadrouille - n'a pas été touchée. Ils s'en sont sortis sans une égratignure. Ce qui n'est pas le cas de Tybalt. Il a été touché sur le chemin du retour, et Leandro l'a retrouvé dans un état pitoyable. Comment accepter, dans ces conditions ? Comment admettre la mort d'un proche quand tant de choses entrent en ligne de compte ? Leandro ne peut pas. Et depuis que Tybalt a fermé les yeux pour la dernière fois, depuis que Leandro a compris qu'il ne le reverrait pas, il avance dans un état léthargique. Il a fallu partir, tenter de s’abriter. Heureusement que Zippora était là à ce moment-là et qu'elle était en capacité de prendre des décisions pour deux. Ainsi, elle a pu l'attraper par le bras et le secouer jusqu'à ce qu'il se mette, lui aussi, à avancer. Tel un zombie revenu d'entre les morts. Ils ont avancé à l'aveugle, à moitié couru la plupart du temps.

Au-dessus de leurs têtes, ils entendaient toujours les avions, les hélicoptères qu'importe. Leandro aurait voulu pouvoir en piloter un, lui aussi. Juste pour pouvoir aller se venger, juste pour pouvoir arriver à leur hauteur et les tuer, eux aussi. Mais ce n'était pas possible. Et tout ce qu'ils ont pu faire, c'est fuir avant qu'une bombe ne leur atterrisse sur le coin de la gueule. Ils ont eu de la chance, sont passés au milieu d'un campement de survivants décimés et aux corps calcinés encore fumants. Au bout d'un moment, ils se sont décidé à s'arrêter là. Une maison les a accueillis, et ils se sont réfugiés dans la cave. Rien d'autre à signaler. Une heure ? Trois jours ? Combien de temps s'est écoulé depuis qu'ils sont venus se terrer sous terre ? Impossible de le dire. Mais au bout d'un moment, profitant de la somnolence de Zippora, Leandro a décidé de sortir. La poussière ne flottait plus dans les airs, mais de la fumée s'échappait d'une maison, un peu plus loin. Ils ont eu de la chance. Une chance à laquelle Leandro aurait presque préféré ne pas avoir droit. Et après ? Qu'est-ce qu'il se passe ? A quoi ont-ils le droit ? Sa hache bien ancrée dans sa main, comme il l'avait depuis le début de tout cela, Leandro a avancé. Avancé entre les maisons, les voitures abandonnées sur le bas côté. Pas de rôdeurs dans son champ de vision - c'est peut-être l'un des points positifs de tout cela : beaucoup ont dû périr sous les bombes -. En revanche, un détail a attiré son attention : les phares d'une voiture. Qu'est-ce que c'est que cette connerie ? N'écoutant que son envie de comprendre, Leandro s'est précipité et a donné un grand coup de poing contre l'arrière de la voiture. Enfin, il a fait le tour de la voiture en sortant son arme à feu - qu'il n'a pas utilité depuis une éternité et qui ne doit plus être très fonctionnelle mais qu'importe -. Une fois non loin de la vitre côté conducteur, il a reculé de quelques pas pour ne pas être trop près d'une éventuelle attaque. « T'es qui, toi ? » Aboie-t-il, sans savoir si sa colère lui est tout spécialement accordée, ou s'il s'agit d'autre chose.

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MessageSujet: Re: Survive At Any Cost - Leandro Lun 19 Fév - 19:35

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Après qu'Heinrich ait dû piller, il resta un moment interdit en regardant l'homme approcher à travers le rétroviseur. Il avait vite vu ce dernier dégainer une arme prudemment. L'allemand se demanda alors s'il devait faire de même et sortir sa fidèle tueuse de rôdeurs -même si l'homme, en l’occurrence, n'en n'était pas un. Mais il n'y avait qu'une issue s'il faisait ce geste : les deux hommes se tireraient dessus jusqu'à la mort. La tension suite aux largages des bombes, étaient palpable dans l'air, sans cesse. Heinrich ne savait pas qu'elles étaient vraiment les intentions de l'homme. Mais son visage... Son visage avait quelque chose de très spécial dans son expression faciale. Heinrich l'avait bien vu, mais il était incapable de savoir ce que ces traits tirés et durs traduisaient. Il baissa un bref moment les yeux, comme pour confirmer sa décision, et entreprit d'ouvrir la portière du véhicule... sans son arme. L'homme lui aboya dessus, l'allemand en fut surpris et fit une légère pause dans son acte. Bon, tu as intérêt à te la jouer cool, Max. Tu ne veux pas d'embrouille, vraiment, là ce n'est pas le moment. Je suis fatigué putain. Il reprit son mouvement là où il l'avait laissé et sortit doucement de son véhicule, les mains grandes ouvertes et écartées de son corps, sans pour autant les lever en l'air. Faut se détendre un peu hein.

« Je pourrais te retourner la question... »

Bravo, ça c'est ce que j'appelle se la jouer cool. Crétin.
Il aurait pu tout simplement lui dire son nom et lui balancer un « et toi ? », banal et nul. Mais Heinrich aimait bien faire un peu plus original. Ou peut-être qu'il aimait juste prendre des risques. Ou peut-être qu'il ne réfléchissait tout simplement pas et avait balancé ça un peu sans s'en rendre compte. Il n'avait pas mesuré à quel point l'homme face à lui pouvait être instable et que sa phrase pouvait être mal interprétée. Néanmoins, Heinrich arborait une expression neutre, décontractée même. Comme à son habitude, il voulait faire comprendre à son interlocuteur qu'il n'avait aucune mauvaise intention. En général, ça lui réussissait bien, à chaque fois qu'il avait croisé le chemin d'inconnus, ça avait toujours été très courtois, même avec les plus récalcitrants. Malgré tout, il y avait des exceptions, Heinrich se souvenait plus que trop bien de ce chien d'un racisme et d'une violence inouïe. L'allemand se demanda vaguement s'il avait réussit à fuir les bombardements. Il se dit qu'il espérait qu'il était devenu de la pâté périmée, puis finalement il se dit qu'il s'en foutait bien. Tout ce qu'il espérait, maintenant qu'il ne vivaient plus dans le même quartier, c'était de ne plus jamais le revoir. Pas qu'il avait peur de lui, mais s'il se retrouvait à nouveau face à Clint, il se jetterait sur lui comme l'un de ses chiens et le lâcherait qu'une fois mort. Ou peut-être qu'il l'ignorerait tout bêtement. Mais essayez d'ignorer la présence d'une odeur infecte, par exemple un plat oublié au fond du frigo, tout moisi pourri, pas facile hein ?

« J'te veux pas d'mal, je m'appelle Heinrich. »


Ce n'était pas une excuse, ou un moyen d'éviter d'énerver son interlocuteur, c'était juste une façon d'avancer et de fournir à l'autre l'information qu'il demandait – ou une partie. Heinrich n'avait aucune raison de ne pas répondre, néanmoins il ne retourna pas la question, s'imaginant sans doute que l'homme lui donnerait son nom naturellement suite à ses premières paroles.

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MessageSujet: Re: Survive At Any Cost - Leandro Jeu 22 Fév - 20:32


Survive at any cost

La méfiance avant toute chose. Les traits tirés et encore ahuri par tout ce qu'il vient de se passer, Leandro s'avance vers l'homme qui sort de la voiture. Puis il se fige sur place, garde son arme levée et regarde un peu ce qu'il en est. En quelques minutes, il doit définir si oui ou non, cet homme est une menace pour lui. Pour l'instant, c'est plutôt positif : il n'a pas d'arme. Pas dans ses mains, en tout cas. Sa réponse est un peu sèche, un peu brusque et franche mais c'est peut-être de cela dont Leandro avait besoin. Pas d'un type qui essaye de lui retourner le cerveau, ou de le manipuler en se la jouant tout gentil tout doux. Cela n'aurait pas été crédible ; pas du tout. Il reprend la parole, se présentant cette fois. « Moi c'est Leandro », lâche-t-il après un bref moment d'hésitation, tout en baissant son arme. Il ne va pas tirer sur un mec désarmé. Quoi qu'on en pense, et quoi qu'on ait l'impression de deviner de lui en le regardant, Leandro garde ses anciens réflexes de flic ... Parfois. Et avec certaines personnes. Il fait un bref hochement de tête en direction du fameux Heinrich, sans le lâcher du regard. Il ne range pas non plus son arme, la gardant juste baissée et tout contre lui. Il n'a pas envie de prendre de risques. Malgré tout ce qu'il vient de se passer, malgré tout ce qu'il a perdu ... Malgré le fait qu'il est complètement paumé. Il ne comprend toujours rien à tout ce qu'il vient de se passer. Les avions, les bombes, la mort de Tybalt. Tout ça, c'est trop pour lui. Beaucoup trop.

Et c'est plus qu'il ne puisse en supporter. Assailli par une foule d'émotions qui, décidément, entendent bien ne pas le laisser tranquille, Leandro recule d'un pas. Comme s'il se prenait un coup de plus, comme s'il avait du mal à tenir sur ses deux jambes sans chanceler. C'est un peu le cas. « Qu'est-ce que tu fais dans le coin tout seul ? » C'est peut-être cela, le plus surprenant, pour Leandro : de découvrir un homme absolument et complètement seul dans un endroit comme celui-là. Après tout ce qu'il vient de se passer, n'est-il pas de "coutume" de se regrouper et de s'assurer en groupe de s'en sortir ? « Je veux dire ... Tu n'as pas de groupe ? Rien ? » Avouez que c'est assez surprenant. Et, en même temps, en y réfléchissant un peu, pas tant que ça. Les bombes ont peut-être atteint certains groupes qui erraient dans le coin. Pour autant qu'il sache, les groupes ont une durée de vie relativement courte par les temps qui courent. Suffit de se rappeler la zone 51 pour s'en assurer ... Leandro y était plutôt bien. Certes, il vivait de manière assez robotique, à sans cesse faire les mêmes choix et passer les mêmes journées. Mais il regrette quand même l'époque où il y avait des barrières, certaines règles et un rythme de vie certain. A présent, il est uniquement avec Zippora, sans but précis et il ne sait pas combien de temps ils tiendront de cette façon ... Les bombes ont tout remis en question. Ou, plutôt, l'ont sorti de la léthargie dans laquelle il s'était lui-même plongé comme moyen de se préserver. Regrettable erreur.

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MessageSujet: Re: Survive At Any Cost - Leandro Mer 14 Mar - 0:59

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L'homme face à Heinrich, Leandro, baissa son arme. L'allemand se sentit soulagé d'avoir une réponse, et que l'homme ai aussi l'air de se détendre un peu, laissant à Heinrich l'occasion de baisser les bras. Tout en douceur, il ramena ses mains le long de son corps. Sans geste brusque, il aurait été dommage que Leandro pense qu'il avait une arme. Ce n'était pas le cas -enfin pas vraiment- et il aurait été con de se faire canarder sur un geste trop brusque. Un petit moment de silence passa durant lequel Heinrich chercha du mieux qu'il pouvait à cerner l'homme face à lui. Trop de temps passé seul à errer, trop de visages qu'il ne savait plus déchiffrer... Il se rendit compte avec peine qu'il était comme un animal devant un miroir, persuadé d'être face à un ennemi, mais troublé de se faire singer les moindres gestes. Peut-être qu'il était là le problème, Heinrich n'avait pas vu sa propre face depuis des lustres, peut-être qu'il ne se reconnaissait plus à travers les autres, l'empêchant d'y reconnaître quoique ce soit...

« Un groupe ? Si on pouvait appeler ça un groupe, il s'est fait exploser la gueule par une bombe. Trancha froidement Heinrich. Il baissa subitement les yeux, l'autre aurait pu penser qu'il avait pris soudainement conscience du ton froid presque agressif qu'il avait employer. Mais ce n'était pas le cas, Heinrich réfléchissait juste rapidement à la situation. Tout ces gens sont morts. Peut-être qu'il y a eu des rescapés, comme moi, mais si c'est le cas il ne sont de toute évidence pas ici. Je suis donc seul, tu n'as rien à craindre de moi. »

Oui, il était seul. Il n'avait pas de grands amis à Yosemite. De toutes façons, à part quelques exceptions, il avait toujours posé des barrières entre lui et les personnes qu'il fréquentait là-bas. Il n'avait jamais réellement su pourquoi il faisait ça, mais aujourd'hui tout s'éclairait : c'était pour ne pas être détruit en même temps que le campement quand les bombes de la fatalité tomberaient. Et c'est ce qui était arrivé. Les bombes étaient tombés, les souffles avaient cessés, les vies s'étaient éteintes. Heinrich avait beau ressentir beaucoup de peine d'avoir perdu tout ça, mais ce sont ces barrières qui l'avait conduit ici, seul, certes, mais vivant. Il avait toute sa tête, dû moins il était dans le même état qu'avant ces bombardements. Et au fond, sa tête il l'avait déjà perdue bien avant. On ne perd pas deux fois quelque chose de déjà disparu. Dans tous les cas, il était bien heureux d'avoir fait ce choix depuis le début. S'inquiéter pour une ou deux personnes lui semblait normale, mais au moins il s'en foutait un peu si la famille avec les trois gosses était toujours vivante, ou cette femme malade qui lui offrait toujours un sourire à chaque fois qu'il l'a croisait. Ils n'étaient que des visages quasi inconnus qu'Heinrich commençait déjà à oublier. Sans aucune peine.

« Tu viens d'où ? Tu as perdu des gens ? Tu es seul ? »

C'était la simple curiosité qui le poussa à poser ces questions. L'idée que son interlocuteur prenne ça comme une séance d'interrogatoire impromptu ne lui vint pas du tout en tête. Il avait dépassé tout ça, tout ce qui comptait pour lui c'était la sincérité. Pouvoir ce faire confiance, même si cette rencontre est la première et dernière. Mais il n'en savait rien, et pour dire vrai, il ne songeait pas à tout ça là maintenant. Il ne savait pas de quoi serait faites les prochaines heures, les prochains jours, tout ce qui comptait à partir de maintenant, c'était le moment présent. L'idée que Leandro ai en effet perdu du monde ne lui traversa pas vraiment l'esprit. Enfin si, mais pas celle que ça puisse être difficile pour lui.

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MessageSujet: Re: Survive At Any Cost - Leandro Ven 23 Mar - 17:16


Survive at any cost

Faire confiance à autrui, c'était déjà quelque chose de compliqué autrefois. Et pas particulièrement pour Leandro, mais pour à peu près tout le monde. Ce n'est pourtant rien à côté de tout ce que cela représente aujourd'hui. Aujourd'hui, trop s'appuyer sur une autre personne, c'est prendre des risques inconsidérés. Accepter de tendre la main à un inconnu, c'est tenter le diable et mettre en péril tout ce pour quoi on se battait, jusque-là. C'est accepter l'idée de tendre sa propre vie sur un plateau d'argent. Comme si elle n'avait pas d'importance, comme si elle était moindre et passible d'être mise de côté. Leandro ne peut pas accepter cela. Il ne peut pas juste baisser les yeux et admettre que la personne en face de lui est potentiellement une personne saine d'esprit. Comment pourrait-il seulement l'imaginer ? Comment, oui, quand même lui, le flic droit dans ses bottes, le père de famille aimant, le mari dévoué, a dérapé dès les débuts de cette merde ? Quand même lui est devenu un mec froid, distant, pratiquement sans sentiment et surtout, oui surtout, un animal sauvage et blessé que rien ne semblait pouvoir contrôler ? Alors faire confiance à un illustre inconnu, ce n'est pas dans les cordes de Leandro. Il y avait Zippora et Tybalt pour lui maintenir les pieds sur Terre. Il n'y a plus que Zippora. A cet instant précis, pourtant, l'ancien flic accepte de baisser sa garde. Rien qu'un peu. Il se montre moins menaçant, un peu plus conciliant. Mais il garde tout de même un œil avisé posé sur le mec en face de lui. Au moindre mouvement suspect, au moindre geste un peu trop brusque, il saura réagir au quart de tour. Soit en sautant sur le côté, soit en relevant son arme. Pour l'instant, il accepte de discuter avec lui ... Un peu. Cela lui permettra peut-être de se changer les idées, de ne pas ressasser sans cesse les mêmes idées noires, les mêmes pensées destructrices.

Tybalt n'est plus et il n'y a rien qu'il puisse faire pour remédier à cela. Sur le moment, Leandro n'a pas la moindre réaction face au ton de Heinrich. A quoi bon ? Ce n'est pas la façon dont on s'adresse à lui qui l'inquiète, c'est plus la manière de l'aborder et les comportements qu'il observe. Dans les moindres détails. Il se méfie, mais pas au point de prendre pour lui chaque mot un peu trop virulent. « Je vois ... » Qu'aurait-il pu répondre d'autre ? Il a raison sur toute la ligne : il n'y a plus grand monde dans le coin. Beaucoup sont morts, touchés par des bombes tombées du ciel. Heureusement que le mec enchaîne sur ses propres questions, Leandro pourrait à tout instant se laisser -de nouveau- emporté par la colère. C'est tellement mieux de lui offrir ces réponses et de s'accorder un petit temps de répit. Avec toujours de la méfiance, bien sûr, mais Leandro s'autorise pour une fois à respirer un peu plus sereinement. « A la base, je viens de Los Angeles. » De Milan en réalité. Mais Leandro ne tient pas à remonter aussi loin dans ses origines, cela n'a pas sa place ici. « Et j'ai perdu des gens ... Comme tout le monde, non ? » Répondre aux questions en surface ne le dérange pas, mais il ne tient pas pour autant à donner des détails de son passé et de ses pertes, qu'il n'a pas même offerts à Zippora, à un étranger encore suspect à ses yeux. Un jour, peut-être ... « Mais je ne suis pas seul. » Là non plus, il ne tient pas à donner des détails. Ce serait prendre trop de risques et il n'en est pas encore là. « Alors ton groupe aussi ... a été touché par les bombes ? » C'est à n'y rien comprendre. Qui a été pris de la lubie soudaine de faire tomber des bombes dans le secteur ? Et surtout, pourquoi ?

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MessageSujet: Re: Survive At Any Cost - Leandro Jeu 3 Mai - 15:38

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La peur discrètement installée que Leandro veuille couper cours à leur conversation et lui sauter dessus pour lui arrachée les yeux avait quitté Heinrich. Oui, bien-sûr il avait eu peur que l'inconnu se jette sans réelle raison sur lui. Déjà, Heinrich avait ressentit une méfiance évidente chez l'homme face à lui, mais il avait sentit autre chose, un égarement psychologique certains, frollant sans doute l'hystérie et la folie. Étant lui-même dans cet état d'esprit de perdition, il était devenu évident pour Heinrich de trouver ces petites caractéristiques chez les inconnus, il en prit conscience. C'était sans doute la dernière chose qu'il lui restait finalement. En fait, il avait clairement l'impression d'être face à un miroir. Leandro pourrait bien lui ressembler plus qu'il ne le pensait au premier abord.

Toutes ces certitudes étaient venues à Heinrich -comme la fin de la méfiance approchant doucement- suite au fait que Leandro lui répondit. Une conversation était née entre les deux hommes, deux bêtes farouches et sauvages. Ca lui suffisait pour donner sa chance à Leandro. Peut-être qu'il se trompait sur toute la ligne et que leur conversation finirait par des coups de feu. Mais Heinrich était comme ça, il ne savait plus faire la différence entre les gens réellement bons et ceux qui cachent juste leur vraie nature mauvaise.

Il releva le fait que Leandro n'était pas seul. Son regard se posa instinctivement sur chaque arbre qui les entouraient. Peut-être qu'ils étaient caché à les regarder à ce moment même. Mais comment savoir ? Comment savoir combien ils étaient ? Deux ? Trente ? Heinrich ressentit un léger malaise, mais se reprit rapidement. Si tu restes cool, personne ne surgira de nul part. Si tu sens que tu ne contrôle plus la situation, tu te barres sans demander ton reste. Mais contrôlait-il vraiment la situation ? Face à un homme tout aussi imprévisible que lui ?

« Ouais, nous étions un grand groupe, mais beaucoup trop grand pour être réellement soudé au fond. Je ne sais pas qu'il y a des survivants, j'ai fais comme tout le monde, je me suis barré le plus loin possible. »

Heinrich omit de lui dire qu'il en avait rien à faire des autres. Pour qui passerait-il ? L'allemand qui n'en a rien à foutre des autres et qui pense qu'à sauver son cul. Il n'était pas sûr que Leandro apprécierait d'apprendre ce petit détail de lui. Même s'il n'était pas totalement vrai, il y avait des gens qui comptaient pour Heinrich. Très peu pour dire la vérité, les autres il ne les avait juste pas encore rencontré.

« Et toi alors, vous êtes plusieurs à avoir échappé aux bombes ? C'est bien, je suis content pour toi. Personne n'est blessé ? »

Aussi étrange que cela puisse paraître, c'était vrai. Il se réjouissait réellement que Leandro ai la chance d'avoir survécu avec plusieurs autres personnes. Heinrich avait beau ne pas se mêler aux autres et éviter les relations trop amicales, il n'empêche qu'il se réjouissait que les autres aillent bien.
Il aurait voulu ajouter autre chose, garder cette conversation à son stade actuel, ne pas laisser de blanc, mais d'un coup les mots lui manquaient. Il ne savait pas quoi ajouter, il ne savait plus ce qu'on pouvait bien raconter de plus à un inconnu. Surtout lorsqu'une certaine tension, quoique niée, était présente. Dans le monde d'avant, il lui aurait demandé son job, s'il avait des enfants, s'il trouvait, lui aussi, que les sandwich gras du KFC du coin étaient une tuerie, mais que la serveuse -comment s'appelait-elle déjà ?- était une vraie conne. Et puis Heinrich se rendit compte qu'ils ne venaient pas du même endroit, et que Leandro ne pourrait pas répondre à ces questions futiles...

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MessageSujet: Re: Survive At Any Cost - Leandro Sam 12 Mai - 18:19


Survive at any cost

La folie totale est proche, Leandro le sent. Il le sait depuis longtemps, à vrai dire. Ce n'est plus une surprise pour personne - enfin, ceux qui le connaissent... C'est-à-dire plus grand monde à présent. Sa situation, ou plutôt son équilibre mental, est très instable depuis le début de toute cette merde. Pendant longtemps, au départ, il n'était régulièrement plus qu'un zombie parmi les zombies. Un survivant à la rage incontrôlable, que rien ne pouvait arrêter... Du moins, c'était ce qu'il s'imaginait. Jusqu'à ce que Zippora apparaisse. Jusqu'à ce qu'elle lui colle aux basques suffisamment longtemps pour atténuer la bête qui sommeillait en lui. La zone a été perdue, mais il avait toujours Zippora et c'était, dans le fond, tout ce qui comptait. Il ne pensait plus à sa vie d'avant, ne songeait plus qu'à l'instant présent et à leur survie, à tous les deux. Il ne voulait plus rejoindre de groupe, ne voulait plus être pris pour un leader par ceux qui l'avaient toujours vu en tant que l'un des "piliers" de la zone. Il ne voulait être qu'avec elle. Et puis, leur route a croisé celle d'un frère qu'il pensait perdu pour toujours... Pour mieux le reperdre quelques mois plus tard. Comment ne pas devenir fou, dans ces conditions ? Comment ne pas perdre la boule et parvenir à continuer d'avancer ? Quel est le but de tout cela ? Où est l'intérêt de s'en sortir quand on n'a plus personne avec qui le partager ? Non, c'est faux... Il a toujours Zippora. Mais aujourd'hui, Leandro s'autorise à perdre un peu pied. A redevenir celui qu'il était avant de la rencontrer. En faisant face à cet homme, pourtant, il fait preuve d'un calme déconcertant... Même... Non, surtout pour lui. La discussion est banale, presque trop compte tenu les circonstances. Et leurs armes sont désormais baissées. Ils parlent, se racontent presque leur vie... Et Leandro n'y trouve aucun inconvénient. C'est même plutôt agréable à vrai dire.

Ainsi, cet homme avait perdu tout son groupe... Tout en en n'ayant jamais réellement eu. L'ancien flic hoche la tête, avant de se souvenir d'un geste qu'avait eu le type, quelques instants plus tôt. « Je suis avec quelqu'un mais... Elle n'est pas là pour l'instant. » L'air de dire "ne t'en fais pas, personne ne va surgir de derrière un buisson pour mieux te détrousser". S'il le voulait vraiment, Leandro pourrait tenter de le faire tout seul. Pas besoin de qui que ce soit à ce jeu-là... Mais il n'en a pas l'envie. Pas la force. Rien. Il préfère rester là, face à lui, à discuter. Et si un son désagréable et de désaccord s'échappe de la bouche de Leandro, c'est uniquement parce que la question qu'on vient de lui poser ne lui plaît pas. Mais alors pas du tout. « Si. Evidemment. Il y en a toujours, des blessés. » Et des morts. Des gens qui se relèvent ou qui ne se relèvent, tout dépend des circonstances, de la circonférence de la blessure, du type de blessure. Leandro, pour autant, ne perd pas son calme. Il prend une profonde inspiration et l'impression de perdre pied disparaît. C'est plus simple qu'autrefois. « On est deux, et c'est très bien comme ça. » Sa voix lui semble étrangère, comme si ce n'était pas lui qui parlait, en réalité. Et qu'il écoutait tout ça de loin, de très loin. Peut-être que parler lui permet de se décharger d'un poids ? Et ouais, il se fiche bien d'avoir l'air timbré. Il est timbré. Complètement frappé. Fini à la pisse probablement. « Les bombes ont dû faire un sacré nombre de victimes. Mais du côté des rôdeurs aussi, non ? » Il en parle avec un tel détachement... Et il ne sait pas d'où cela lui vient. Mais ce n'est pas tout à fait sûr que ce soit une bonne chose... Parce que quand tout décidera de s'échapper de l'intérieur de sa poitrine, cela risque de faire des blessés. Et pas des blessés légers, croyez-le bien.

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MessageSujet: Re: Survive At Any Cost - Leandro Dim 27 Mai - 16:28

---Survive At Any Cost---
Heinrich - Leandro
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Cette conversation ressemblait à une épée de Damoclès. A elle seule, elle avait créée un fragile équilibre entre les deux hommes à l'esprit tout aussi perdu l'un que l'autre. Heinrich n'en était qu'à moitié conscient. Il vascillait entre l'envie de lui faire confiance, et celle de ne pas le lui faire. Un coup, il pensait la situation bien en main, et la seconde suivante, il réfléchissait à la façon la plus rapide de récupérer son arme restée dans le véhicule. Cette conversation et la tension palpable était invraisemblable, on ne savait sur quel pied danser.
Heinrich comprit vite que Leandro n'était qu'avec une seule autre personne -ouf- et qu'elle n'était pas là -double ouf. C'était donc une femme. Mais cette information ne fit pas perdre sa garde à l'allemand pour autant. Il savait au combien la force de se battre dans un tel monde ne dépendait pas du sexe de la personne, même un gamin de 12 ans pouvait bien vous dominer à tout moment. Ou un vieillard de 80 ans, d'ailleurs étonnement bien souvent expérimenté question chasse aux zombies.
Heinrich ne remarqua à peine le grognement désapprobateur de Leandro. Et même s'il l'avait remarqué, l'aurait-il comprit ? Rien n'était sûr. C'était mieux ainsi, cela l'évita de rentrer dans un discourt d'excuses maladroites et mal placées qui aurait certainement dérapé. Et puis l'homme face à lui n'avait pas tout à fait tord. De son côté, Heinrich avait toujours eu beaucoup de chance, mais il est vrai qu'à chaque fois qu'une catastrophe arrivait, il y avait toujours des blessés. Lola... Il ferma très brièvement les yeux et secoua la tête vivement. C'est pas le moment de penser à ça. Ressaisit toi. T'as mis tout ça derrière toi il y a bien longtemps. Il se reprit donc, le surprenant lui le premier, et releva son regard vers Leandro qui lui confirma qu'ils n'étaient que deux.

« Ouais, elles ont d'ailleurs sans doute été lancées pour eux. Mais les mecs qui ont fait ça on oublié qu'il restait des vivants en dessous... Et où est-ce qu'ils ont bien pu trouver tout le leur matériel ? Je veux dire, les avions, le carburant et les bombes ? »

Ou peut-être que tuer les vivants était aussi dans leur plan... Mais pourquoi ?
Heinrich c'était un peu perdu dans une réflexion qu'il aurait pu avoir seul dans son esprit. Surtout qu'il était bien conscient que Leandro n'en saurait pas plus que lui. Mais c'était tombé dans un moment où il pensait la situation stable et n'avait pu s'empêcher de débiter ces paroles.

Tout à coup, un crack bien audible résonna autour d'eux. Impossible de savoir d'où il venait, sans doute à cause de la petite grotte à côté d'eux, le bruit avait ricoché partout. Il regarda vivement Leandro, ses sens en alerte, comme si on venait de le réveiller d'un rêve étrange et brumeux. Il eut l'instinct de prendre son arme dans son pick-up. Il eu cinq secondes de réflexion quand il se dit que Leandro ne serait pas assez bête pour penser qu'il allait en profiter pour lui tirer dessus. Il se retourna donc vers son véhicule et ouvrit la portière pour prendre, non pas sa Mare's Leg sur le siège conducteur, mais un petit knife rangé adroitement sur le côté du siège. Il se retourna en douceur et referma la voiture, toujours en douceur. Il ne leva pas l'arme, faisant comprendre à Leandro que ce n'était pas lui sa cible.

« T'as entendu d'où ça ce venait ? »

Il ne savait pas combien ils étaient, mais un seul rôdeur l'aurait surprit, il crut plutôt qu'ils étaient plusieurs. Mais peut-être était-ce juste la réverbération du bruit qui lui donna cette impression, néanmoins il valait mieux toujours se préparer à devoir combattre dix zombies et n'en trouver qu'un, que de penser avoir à faire à un seul décharné et en avoir dix autour de soit. Et mourir.

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MessageSujet: Re: Survive At Any Cost - Leandro Dim 3 Juin - 22:35


Survive at any cost

Parler des bombes est loin de faire plaisir à Leandro. En même temps, comment pourrait-il en être autrement ? C'est à cause de celles-ci qu'il a perdu son frère, dernier membre encore vivant de sa famille. Il est désormais seul. Seul au monde. Si ce n'est, bien sûr, Zippora. Elle tient bon à ses côtés, malgré ses crises de colère, malgré son tempérament pour le moins inhabituel et souvent incommodant. Très franchement, il en arrive parfois à se demander comment elle fait pour le supporter, pour rester avec lui dans ces conditions. Mais il ne va pas s'en plaindre, hein. S'il la fuit bien souvent, en particulier ces derniers temps, il n'en reste pas moins très heureux de la retrouver à chaque fois qu'il retourne au "bercail". C'est une bouffée d'air frais. Sa bouffée d'air frais. Et il ne la partagerait pour rien au monde. « Au contraire, peut-être qu'il savait qu'il y avait des survivants en-dessous... Justement. » Leandro ressent une colère viscérale vis-à-vis des gens responsables de cette situation. Et, à vrai dire, il n'a jamais pensé au comment ils ont pu mettre tout cela en place. Il s'en contrefout. Ce qu'il sait, c'est qu'ils feraient mieux de rester planqués à partir de maintenant. Leandro serait prêt à tous les tuer à mains nus si cela pouvait lui permettre d'évacuer un peu de cette rage qui gronde dans un coin de sa tête. « J'en sais rien... Mais j'espère juste qu'ils ont épuisé leur stock. » C'est peut-être après cela qu'il coure, en sortant de sa planque, partagée avec Zippora ? Les retrouver. Tomber sur leur campement et pouvoir se venger de la souffrance qu'ils lui ont infligé en lâchant leurs bombes si près de leur campement... Et sur Tybalt qui y est passé dans le processus. Quoi qu'il en soit, il espère aussi - et surtout - ardemment que cela ne pourra pas se reproduire. Pas pour lui. Pour Zippora.

Il ne vit désormais plus que pour elle. Elle est la seule raison qui le pousse encore à se lever chaque jour, à faire des excursions et à se dépatouiller pour ramener de quoi boire et manger. Sans elle, il serait mort depuis longtemps. Volontairement ou pas, on ne le saura jamais. D'autant que sa réflexion est obligée de s'arrêter là à ce moment précis : un bruit la fait sauter sur ses pieds et relever son arme. Pas en direction de Heinrich. Il garde tout de même un oeil avisé sur lui, sitôt qu'il a constaté que le danger n'est pas immédiat. Pas fou, le Leandro. « Pas vraiment... Plutôt par là-bas, je dirais. » Mouvement du menton pour indiquer une bifurcation un peu plus loin. Une ruelle qui s'ouvre sur la gauche pour mener il ne sait trop où. Il ne connaît pas cet endroit, Leandro, et il est quasiment certain que Heinrich non plus. « Est-ce qu'on va voir ou on reste là et on attend de voir ? » Pour une fois, l'ancien flic a envie de se reposer un peu sur une autre personne. Il ne fait pas avec Zippora parce qu'il tient à être fort pour elle... D'autant plus depuis qu'elle a dû tuer un mec et que cela semble lui peser sur le moral. Mais avec ce Heinrich, Leandro sent qu'il peut un peu baisser les bras. Peut-être que c'est une combinaison de cela et de la lassitude qui le gagne de plus en plus au fil des pertes... Peut-être bien qu'il a envie de crever aujourd'hui, maintenant. Qu'il a envie de baisser les bras de manière définitive. « Cela ressemble plutôt à un bruit de rôdeur, je dirais... » Il n'en est pas tout à fait sûr, cependant. Ce qui ne l'empêche pas de, presque inconsciemment, s'approcher de la dite bifurcation pour voir de lui-même ce dont il s'agit. Oubliant d'ores et déjà qu'il avait demandé à Heinrich ce qu'il en pensait... Oubliant son envie de ne pas prendre trop de risques. Après tout, qu'a-t-il à perdre, à présent ?

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MessageSujet: Re: Survive At Any Cost - Leandro Jeu 8 Nov - 23:33

RP archivé suite au départ de Heinrich. coeurrose

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MessageSujet: Re: Survive At Any Cost - Leandro

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Survive At Any Cost - Leandro

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