It's too cold outside.
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It's too cold outside.

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× A propos du vaccin : :
Non, Enzo ne se l'est pas fait injecter. Il ne pense pas que le monde puisse être sauvé. Ni la terre, ni l'humanité.

× Âge du perso : :
15ans et demi.

× Localisation (+ avec qui) :
Californie, près de Yosemite.

× Avant, j'étais : :
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MessageSujet: It's too cold outside. Dim 11 Mar - 12:11

It's too cold outside
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En haut d'une falaise, Enzo se trouve derrière un grillage. Il regarde en bas, ses doigts agrippés à la ferraille. Une fête foraine, vieille d'avant la fin du monde, se trouve en bas. Les animations sont mortes, rouillées par la pluie et le temps. Mais certaine baraques sont toujours debout, et depuis quelques minutes, Enzo ne cesse de se demander s'il reste quelque chose à manger à l'intérieur. Quelques paquets de cacahuète, quelques boites qui n'ont pas encore été ouverte. Si, jusque là, il avait été à la recherche de vivres pour sa propre personne, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Depuis un mois, il part à la poursuite de la vie pour qu'elle, puisse continuer à tenir le coup. Pour que son frère ait moins d'inquiétude à propos d'Alixen, nouvellement mère depuis deux semaines. Vu tous les rôdeurs qui sont en bas, marchant parmi les vieilles animations, Enzo aurait fait demi-tour s'il était là uniquement pour lui. Mais retrouver Nikolaï a eu pour but de le faire redécouvrir la vie de groupe, de la lui faire apprécier, et de vouloir participer. Aider à sa manière, et c'est une chose difficile vu la tension qu'il y a entre les trois adolescents. Parce qu'il ressemble à son défunt frère, Enzo ressent la gêne qu'il impose à ses deux nouveaux acolytes. Alors, il fait de son mieux pour mériter sa place, pour ne pas perdre pied et perdre son unique famille. Si jusqu'à maintenant, il avait été à la poursuite de Bianca, le borgne a tout simplement trouvé quelque chose d'important. Quelque chose qui mérite de se battre, quelque chose qui le force à penser au futur et pas seulement à la journée en cours. Bien sur, il ne peut s'empêcher d'espérer la retrouver à chaque fois qu'il s'échappe du camp. Mais l'espoir est quelque chose qui disparaît de son être, à chaque semaine qui se termine.

« - Merde... » Souffle-t-il en attrapant ses jumelles, pour les coller au grillage. « Trouve un truc, putain... »

Téméraire, Enzo l'a toujours été. S'il est parti avec un sac, des munitions, et seulement quelques vivres, c'est parce qu'il est venu trouver tout ce qu'il peut emporter. Il est prêt à prendre des risques pour son frère, pour Alixen, et même si ça doit servir les trois autres membres du groupe. S'il se bat, c'est uniquement pour eux. Alors, il sait qu'il doit absolument rentrer ; trouver un plan intelligent est la seule chose à faire. Collant ses yeux aux jumelles, il voit  la scène avec cet agrandissement qui lui permet de voir des détails alors invisibles. La grande roue est inutile, chancelante au vent ; il n'a définitivement pas envie de monter dessus. Mais il sera tout de même obligé de traverser ce champ de zombis, s'il veut parvenir aux baraquements pour les dépouiller. Ces rôdeurs, d'ailleurs. Ils se mettent à bouger en meute, comme s'ils cherchaient à attraper quelque chose. Devant ce troupeau, il voit une jeune femme, les cheveux noirs. Il ne distingue pas son visage, mais il voit la porte s'ouvrir tout juste assez pour qu'il puisse espérer se faufiler à l'intérieur. Alors, Enzo range ses jumelles dans son sac. S'assure que son arme est chargée, puis passe par un trou dans le grillage. L'enfant s'est mi à courir le plus vite possible, esquivant les rôdeurs en retrait du groupe pour monter à une échelle qu'il avait vu plus tôt. En haut, sur un toit, il n'a pas de problème avec les mangeurs de chaire en bas. Son coeur bat à cent à l'heure, et il se dit que si ça n'avait été que pour Li et les autres, jamais il n'aurait prit de si gros risques. Mais l'image d'Alixen et de son bébé frôle ses rétines, même s'il ne trouvera rien pour le bambin ici, il compte bien trouver quelque chose qui ferra sourire la jeune femme. De nouveau, il prend les jumelles pour tenter de voir ce qui attire les rôdeurs. Enzo se baisse, à genoux, pendant les quelques minutes où il prend le temps de chercher de son œil unique. La distraction semble avoir disparue, jusqu'à ce qu'il voit de nouveau ces cheveux courir. Puis, disparaître derrière un bâtiment, tout juste à temps pour avoir laissé la possibilité à Enzo, je distinguer difficilement ses traits. Sous son bandage, ses sourcils se sont froncés. Les jumelles se sont baissées, alors qu'un mot grossier s'échappe de ses lèvres.

Enzo, il est courageux, mais peut être d'un stupidité incroyable. Pendant quelques secondes, il a cru la voir. Elle. Mais c'est tout ce qui lui a fallut pour lever son arme en l'air, et tirer une unique balle qui fait écho dans cette vieille fête foraine. Un bruit qui a pour but d'attirer les rôdeurs vers lui, pour qu'elle puisse sortir de sa cachette assez longtemps, et remontrer son visage face au soleil.
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× A propos du vaccin : :
Enzo a refusé de me laisser faire, et puis j'étais assez d'accord avec lui. L'humanité ne mérite pas vraiment d'être guérie au final.

× Âge du perso : :
17 ans depuis mars, simplement, elle croit encore avoir 16 ans... Quelqu'un le lui fera remarquer, un jour ?

× Localisation (+ avec qui) :
Quelque part en Californie, avec Enzo, Nikolaï, Alixen...

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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Dim 11 Mar - 13:03

❝ it’s too cold outside... ❞
Mars 2018
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Fuir un autre groupe, encore. Me balader ailleurs, dans l’espoir de tomber par hasard sur Enzo. Ou sur des chaussons. Voire même des licornes, puisqu’on en était à parler d’espoirs vains. J’étais tombée par hasard dans cette espèce de fête foraine figée dans le temps, et j’avais vu là l’occasion de reprendre le processus de mes chaussons… Retomber en enfance, un peu. Alors, rollers aux pieds, j’avais filé dessus, espérant ne pas tomber sur des rôdeurs. J’avais croisé un chopeur aussi… Mais je l’avais bien contourné. C’était vil ces zombies là… Presque autant que le M. Ah ! Je recommençais à penser à lui ! Fallait que j’arrête. La solitude me pesait trop… Mais je n’avais pas le choix. Ces espoirs vains étaient toujours des espoirs, et quand les groupes n’allaient pas dans les bonnes directions, il fallait bien que je m’en aille, que je reprenne la route. Quelle route ? Je n’en savais rien. Mon instinct me guidait, comme il l’avait toujours fait. Je n’avais pas pu rester là bas, au lieu de rendez-vous, il n’y reviendrait plus jamais - surtout s’il pensait que je l’avais trahi en ne venant pas. La trahison et Enzo, ce n’était pas une grande histoire d’amour… Revenir à la fête foraine. Arrêter de penser aux chimères, ça, c’était bien. Me concentrer sur les environs… Ne pas me laisser avoir… Je m’arrêtai. Je m’en approchai, et je devais retirer mes rollers pour le moment. Ils faisaient un petit bruit, rien de méchant, mais assez pour me faire repérer. Bien plus que si j’étais à pied. Alors, je les enlevai, les rangeai dans le sac, pour enfiler mes baskets. Ah… Il fallait que j’en récupère des nouvelles. Je grandissais encore… Zut. Tant pis, pas le temps là. La fête foraine. Je contournai un troupeau de zombies qui ne bougeaient plus. Et enfin, j’entrai dans ces lieux. Peut-être que je trouverai de quoi manger, ou des objets utiles… Comme cette espèce de barre de fer longue que j’avais ramassée en ville l’autre jour, pratique pour empaler les crânes au loin. J’avais passé du temps à frotter l’extrémité contre le goudron pour l’aiguiser, et un méchant monsieur me l’avait retiré des mains. Pas pour les enfants… Ses couilles non plus, j’avais tapé dedans pour m’enfuir. Encore. Crétin.

Bref, fête foraine… Ca aurait pu être amusant, si je ne me fais pas surprendre par un Z, par terre. Il n’avait pas de jambe, mais par contre il avait toujours sa bouche, qui se mouvait en un borborygme étrange. Super, et ses potes rameutaient ! Mince, c’était mauvais pour moi ça. Car ses potes se ramenaient. Moi qui espérait la jouer fine… Bon. Un moyen de se mettre à l’abri… La roue, ce n’était pas la peine. Les hauteurs, ce n’était pas le top, et s’ils me sentaient encore, ils n’allaient pas décrotter. Non, fallait que je trouve un endroit clos, et prendre un Z défoncé avec moi, histoire de me mettre à puer la mort. Comme chaque fois que j’étais coincée dans ces moments là. Génial… J’allais passer des jours à m’en débarrasser, surtout que je n’avais plus de savon. Plus rien. J’avais perdu le dernier petit bout qu’il restait dans la rivière il y avait déjà deux jours. Alors, en courant, je repérai une porte qui s’entrebaillait, et je voyais une serrure et une poignée en bon état. Je pris donc un bout de bois qui trainait dans le coin, pour écrabouiller sa tête - j’allais pas me le traîner vivort - vivant et mort à la fois, mon p’tit mot que j’aimais bien. Et une fois cela fait, je le tirai vers ce bâtiment. Merde ! Une chaîne ! Je ne pouvais passer qu’une partie de mon corps, et j’en ressortis à toute vitesse quand je compris que cette porte empêchait justement des Z de sortir...

Fallait que je trouve autre chose… Plus loin… Là bas, une autre porte ! Toujours tirant mon Zombie Chanel n°5, je courrus… J’entrai… Fermai la porte… Oh ! Y’avait des choses là dedans. Ce devait être une réserve de magasin à la base. Il était dépouillé de beaucoup de choses, il restait rien en bouffe, mais par contre… SAVON. Shampooing ! Je lâchai mon Z pour ramasser ces choses là, les mettre dans mon sac. Des paquets de brosse à dent, du dentifrice ! Oh, les gars, c’était bien de piquet de la nourriture, mais l’hygiène, c’était pas mal aussi. J’en pris un peu plus que ce que j’avais besoin pour moi, au cas où je croisais un groupe… C’était bien d’acheter sa place.

Puis sursautai.

Un coup de feu ! Quelqu’un avait tiré un coup de feu ! Comme prise en faute, je me retournai, comme si j’avais la possibilité de voir à travers le bâtiment. Je n’entendais plus les Z, ils étaient partis direction de ce bruit, forcément. Ces moutons. Ouf, plus besoin de me souiller… Je passai une tête par l’entrebaillement de la porte. Et en cherchant, je trouvai un type perché sur un toit. Mais… Mais pourquoi il était sur un toit ? Pourquoi il ne s’était pas barré lui ? C’était bien lui qui avait tiré non ?

Je devais trouver un truc… Alors, je retournai à l’intérieur. Il m’avait aidée… Alors j’allais l’aider aussi. Réfléchir. Trouver un truc qui allait faire du bruit. Dans une réserve de magasin. Et je vis… Oh. Un rat ! Sérieusement ? Y’avait encore des rats ici ? Je le regardai d’un air de prédateur. S’il savait, ce rat… Il me regardait sans crainte, forcément, s’il avait l’habitude des zombies… Mais moi, j’étais pire : j’allais le sacrifier. Et j’étais bonne pour les attraper… Parfois y’avait que ça à manger. M’pourrit pas trop au Paradis, Monsieur le Rat, avec tes potes. Ou tes cousins. Bref, me pourrit pas trop.

Je l’attrapai, puis je trouvai un bocal de verre, pour l’enfermer. Et enfin… Je repris mon sac, qui commençait à être un peu lourd avec les produits d’hygiène que j’avais trouvé, et je sortis discrètement… Pour ensuite lancer le bocal à rat dans la direction opposée du toit où se trouvait ce dingue des hauteurs. Je me dissimulai derrière un pan de mur, le temps que les zombies soient attirés par le rat qui était désormais en sang à cause des débris de verre… Et je faisais signe au type d’aller dans la direction opposée, là où j’allais aussi - mais au plancher des vaches. Je n’arrivais pas à voir sa tête avec le soleil qui était à contrejour, mais au moins, j’espérais que lui m’avait captée.
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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Dim 11 Mar - 13:44

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A travers les lunettes grossissantes, il voit quelque chose voler. Un morceau de verre qui fait rebondir un vaisseau de lumière, et qui éblouie l'oeil unique d'Enzo par la même occasion. Lui laissant tout juste voir le signe, tout juste visible, de cette fille encore cachée. Si le garçon n'avait pas rencontré tous ces gens, vécu toutes ces expériences, depuis que les bombes sont tombées… il n'aurait certainement pas agit de la sorte. Il n'aurait pas cherché l'endroit des yeux, il n'aurait pas essayer de la sauver. Encore plus, il n'aurait pas utilisé sa diversion pour s'échapper. Parce que c'est ce qu'il a fait : dès que la petite horde s'éloigne, il redescend par la même échelle. Le brun s'est mit à courir dans la direction indiquée, tout en esquivant les rôdeurs attirés par le coup de feu. Si par chance, les plus nombreux ont vu et entendu, la bouteille contenant le rat, ce n'est pas le cas des plus éloignés. En poussant deux, il monte sur une ligne de poubelles aux couvercles fermés, pour couper chemin. Comme s'il connaissait par coeur cet endroit, alors qu'il n'y a jamais mi les pieds, il s'aventure au travers des ruelles créées par l'Ancien-Homme.

« - Tu te fou d'ma gueule ? » Raya-t-il en arrivant au bout des poubelles, et en voyant des zombis qui se tournent directement sur son passage. « C'est totalement à cause de vous. »

Enzo, s'est déjà attiré nombreux ennuis parce qu'il ne prend pas les zombis pour une réelle menace. Il peut dormir paisiblement dans une maison, où les infectés sont dans une autre pièce. Coincés, ou n'importe quoi qui puisse faire d'eux qu'ils ne sont pas dangereux. Du moins, du point de vue du borgne, les hommes sont plus dangereux que les dévoreurs. Il n'en tue, que lorsqu'il n'a pas les choix. Les trois qui sont présents, et qui manquent de faire tomber la poubelle sur laquelle il se trouve, sont victimes de leur faim. C'est parce qu'ils attaquent, qu'il tire. Trois coups, trois balles, qui font directement tomber les corps. Sans attendre, il a continué sa route en sautant par dessus les décomposés. Il lui a fallut trois bonnes minutes de plus, pour arriver à l'endroit précis. Les tirs ont eu pour effet d'ameuter les zombis aux poubelles, dégageant un passage pour la fille, mais permettant surtout à Enzo de s'extirper de leurs doigts pour se cacher derrière le mur d'un baraquement. Son sac cogne, sans faire de bruit vu sa contenance. Son arme en main, il le recharge avec des balles qui traînent dans sa poche.

L'idée d'avoir vu Bianca, a quitté son esprit. Parce que la survie prime, parce qu'il finit par perdre espoir.. Alors, il se penche naturellement sur le côté du mur, pour voir si elle approche réellement. Il ne voit pas son visage, mais remarque directement le sac à dos qu'elle tient difficilement. Gros, lourd, il semble contenir des choses sont son groupe a besoin. Alors, il sert la mâchoire. Il n'avait pas dérobé depuis longtemps, depuis ses retrouvailles avec Nikolaï. Mais il était près à le refaire, si ça leur permettait à eux de survivre un peu plus. Enzo a donc attendu que la silhouette de la fille passe devant lui, pour attraper avec force le sac qu'elle tient. Il a tant tiré dessus, qu'il a réussi à lui arracher grâce à la vitesse et l'angle du mouvement. Lourd, le sac fait retomber son bras, mais l'autre s'est tout de suite lever pour viser le visage de la jeune femme. Sans faire attention à elle, il s'appuie contre le mur, lève sa jambe pour pouvoir porter le sac en l'ouvrant de son autre main.  

« - J'te prendrais que ce dont j'ai besoin. » Dit-il, en faisant tomber les produits d'hygiène dont il se moque complètement. « T'es bien une fille, t'as rien d'utile là-dedans ? »

Son arme toujours levée vers la jeune femme, qui semble plus intéressée par son confort, que par la survie, si on se tient simplement à ce qu'il trouve à l'intérieur de son sac. Enzo était sur le point de remonter son unique œil vers sa victime, lorsque son regard a trouvé ce logo, au fond du sac. Ce logo qu'il connaît si bien, pour l'avoir vu sur ses rollers à elle, pendant plus de deux ans. Son doigt effleure le logo, pousse plus de choses pour découvrir la paire de rollers. Son coeur manque un battement, mais la première idée qui traverse son esprit n'est pas la bonne. S'il aurait dû vouloir que Bianca soit réellement en face de lui, il pense surtout qu'on lui a dérobé son moyen de transport. Enzo n'a pas les siens dans son sac, puisqu'il se déplace à vélo. C'est plus pratique lorsqu'il doit s'éloigner de leur campement. Mais ils sont correctement rangés, à l'abri, dans la caravane de son frère. Le sac à tombe à terre, évitant de justesse ses pieds, alors qu'enfin, son regard se pose sur elle. Il était sur le point d'entrer dans une colère sombre, prêt à tout pour obtenir des réponses sur la façon dont elle avait pu récupérer ces rollers. Mais à la place de vulgarité, ses lèvres s'ouvrent sans pouvoir prononcer le moindre mot. Toujours menaçant de son arme, il ne la baisse pas même après avoir reconnu ses traits si parfait. Tétanisé, paralysé par sa vision qu'il penserait presque idyllique, Enzo et son cerveau sont complètement bloqués. Il ne parvient pas à réagir, à baisser son arme.
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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Dim 11 Mar - 14:12

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Mars 2018
for angel to flyJe courrais comme une dingue, espérant juste un petit peu croiser ce type qui m’avait aidée, et que j’avais aidé à mon tour. Histoire de dire merci, puis de m’en aller s’il n’était pas utile, ni assez fort. Quoiqu’il avait l’air un peu stupide vu ses actes. Et moi pas mieux. Balle au centre, faites vos jeux ? C’était comme ça qu’on disait ? Aucune idée, je ne faisais que courir. Jusqu’à parvenir à un mur, qui me permettrait de sortir de cette fichue fête foraine. Mais y’avait plein de trucs intéressants, j’y reviendrai, plus tard, après être parvenue à faire dégager le plus de Z possibles. Avant… Je passai ce mur. Mais un truc sembla s’accrocher à mon sac, à un tel point que je crus voler, craquant mon cou, pour ensuite tomber à terre, totalement sonnée. J’avais même des cheveux qui s’étaient mis dans la bouche, et je les crachai, ils avaient encore ce goût de boue dégoutante, argh. Mais j’entendis une voix qui me disait qu’il me prendrait que ce dont il avait besoin, et que j’étais bien une fille car y’avait rien d’utile dedans. Totalement ahurie, je relevai la tête, pour ensuite me figer.

C’était Enzo.

C’était ce crétin qui, pour nos retrouvailles, me volait. Crétin, crétin, crétin !

Je me redressai pour me mettre face à lui. C’était foutu, je ne pouvais plus dire ce que j’avais prévu de dire en le revoyant. Je perdais totalement mes moyens… J’avais prévu qu’on se voie de loin, que je reconnaisse sa tronche de cyclope, et que je fasse un sourire de un centimètre, j’avais mesuré avec un bout de règle que j’avais trouvé, et que je dise comme on se retrouve, E. Là il me volait, comme un crétin ! Crétin, il gâchait tout ! Et j’étais totalement muette, car évidemment, je n’étais pas prête. Sa voix avait changé, il avait mué ? Je n’en savais rien, ou alors j’avais oublié sa voix, fallait dire que je n’y prêtais pas vraiment d’attention, c’était idiot de se souvenir des voix, qui se souviendrait de la mienne après l’avoir si peu entendue ? Personne, même pas moi. Mais lui, c’était un crétin dont j’avais oublié la voix, ou ne l’avais pas reconnue, je m’en fichais, ce n’était qu’un crétin de voleur !! Alors ma bouche s’ouvrit toute seule, il fallait bien sortir quelque chose.

Mais je fus coupée encore, car ce crétin tourna la tête pour me voir. Ah oui, il voulait me voir ?! Il n’allait pas me voir longtemps, car je mis mes cheveux devant mon visage. Il ne méritait pas de me voir, je ne voulais même pas le voir lui, il pouvait bien crever avec sa bouche ouverte, que des mouches Z lui dévorent l’intérieur ! Crétin, crétin ! Mais je finis bien par dire quelque chose, car bon, ça donnait un peu chaud au visage ces cheveux, et il ne disait rien :

”Les maladies ça tue. Le crétinisme aussi.”

Mais dire cette phrase qui n’était vraiment pas prévue, ça me mit en rage. J’avais envie de le frapper, de l’assommer pour qu’il oublie de m’avoir vue, pour qu’il oublie tout de moi, pour que je puisse partir. Je l’avais perdu si longtemps, et j’avais eu l’espoir de le retouver, pour qu’il reste un voleur ! Un crétin de voleur, qui me volait moi ! En plus, vu la tête qu’il avait fait pour me regarder, il devait avoir vu mes rollers, et penser qu’on me les avait volés, pour engueuler le potentiel voleur ! Crétin ! Hypocrite ! Mais je ne pus pas me retenir, j’étais déçue, choquée, triste, et j’allais le lui montrer, en criant en continu crétin ! tandis que je le frappais après avoir poussé sa main qui avait le flingue. Je ne pouvais pas en revenir, d’avoir retrouvé cet idiot que j’avais cherché partout pour le trouver comme ça !

Qu’il n’oublie pas qui l’avait soigné à son oeil, qui l’avait suivi pendant deux ans, qui avait sa B et qui avait été mon E, tandis qu’on avait notre F ! Qu’il n’oublie pas ce qu’on lui avait dit, qu’il devait arrêter ses conneries ! Survivre, okay ! Mais on n’était pas des Z ! Quoi que, je savais qu’il respectait plus les Z que les H. J’aurais dû être un crétin de Z pour qu’il ne me vole pas ! Il voulait du Z ? Tant mieux pour lui, j’avais les mains encore pleine de ce dégueulasse de rôdeur sans jambe que j’avais tué puis traîné pour piquer son odeur. Il allait être un Z et se respecter lui même encore !

”Crétin !”

Puis je m’arrêtai, essouflée. Jusqu’à me rendre compte que j’avais peut être insulté Enzo trop fort, et que j’avais peut-être des zombies derrière moi. Je n’osais pas me retourner. Alors je lançai un regard à Enzo, pour qu’il me dise s’il y en avait. Ou pas.
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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Dim 11 Mar - 15:01

It's too cold outside
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Les claques arrivent dans son visage, sans qu'il ne puisse en retenir une seule. Son arme est tombée à terre, alors qu'il a tenté d'attraper les mains de Bianca dans leur élan. Mais rien n'y a fait, la hargne de la jeune femme l'a décontenancé sans qu'il ne puisse rien n'y faire. Il s'est retrouvé couvert de sang, gluant, immonde, puant la mort, sans pouvoir s'en défaire. Jusqu'à ce qu'elle arrête, jusqu'à ce qu'il ait mal aux joues, aux bras, et à tout ce qu'elle a pu attraper jusque là. Jusqu'à ce que l'oeil d'Enzo ne puisse voir d'elle, que son visage recouvert de cheveux. Il ne l'avait jamais trouvé aussi belle qu'aujourd'hui. Mais face à son insulte, à cette deuxième phrase qu'elle prononce si rapprochée de la première… Enzo se sent défaillir. Il ne parvient qu'à faire une chose ; baisser les yeux, en silence. Honteux sur tout un tas de points, qui forment une boule très clairement nuancée dans son estomac. Il se sent mal à l'aise pour l'avoir volé elle, mais surtout parce qu'il a été prit la main dans le sac. Si, à de nombreuses reprises, leur mode de vie avait été un désaccord entre eux, il aurait préféré qu'elle le revoit sous un autre jour. Parce qu'il a changé, parce qu'il tente de faire les choses correctement, Enzo se sent malade qu'elle ait cette nouvelle image de lui. Mais, d'un autre côté, cette boule de nerfs lui donne envie de se mettre dans un coin et de laisser les larmes perler de son œil. Parce qu'il se sent misérable, fasse à elle. A chaque fois qu'elle le regarde, il voit dans ses yeux le même regard qu'elle lui a lancé, lorsqu'Enzo l'a frappé. Il se hait bien plus à ce sujet, qu'à propos de tout ce qu'il a pu faire pour survivre. Mais Enzo, il ne se laisse pas aller. Il redresse son regard sur elle, au moment où il entend les raclements de gorges des rôdeurs.

« - Restes-là. » Dit-il simplement en voyant, par dessus ton épaule, des corps en marche. « Je m'en occupe. »

Sans récupérer son arme, il contourne la jeune femme. Attrape son poignard accroché à sa ceinture, et s'avance pour tuer le premier cadavre qui se donne à lui. Les coups sont précis, ils tombent tous. Mais en tuant le dernier, Enzo perd l'équilibre et tombe avec lui. À califourchon sur ce cadavre maintenant sans vie, il se met à soupirer. Essuie d'un revers de main, une trace de sang provoquée par Bianca, sur sa joue. Il soupire, sent en passant les doigts dans ses cheveux, que du sang plus récent les colle en petit paquet. Alors, Enzo se redresse en emportant avec lui le poignard enfoncé dans la tête du dernier rôdeur. Il enjambe les corps, et se poste devant celle qui hante ses nuits depuis de nombreuses années. Enzo la regarde, sans prononcer le moindre mot. Couvert de sang, il fait plus amoché qu'il ne l'est en réalité, mais il se contente de gratter sa joue comme si de rien était.

« - T'en as attrapé un ? » Enzo prend la parole, demande, comme si c'était la chose la plus importante. « T'as foutu quoi pour être dans cet état ? »

Loin de lui, l'idée de défendre ses choses. S'il pourrait parvenir à vivre sur cette terre, uniquement parmi eux, Enzo le ferrait. Même s'il les tue pour se défendre, uniquement, ça ne fait pas de lui quelqu'un qui apprécie ces choses. Il fait avec, en fonction d'eux. Pourtant, il a posé cette question, mais ça ne reflète pas du tout ce qu'il a réellement derrière la tête. Alors, il se met à soupirer de nouveau, venant essuyer la lame de son poignard sur le tissu de son jean. Il finit par le ranger à sa place, s'avance une dernière fois, pour se baisser et ramasser son arme.

« - J'vais devoir prendre une douche, avec tes conneries. » Reprend-il en profitant du manque de propos de Bianca. « Comme si j'avais que ça a faire, sérieux... »

C'est certainement la chose la plus débile, qu'il ait pu dire depuis vos retrouvailles. Et Enzo s'en rend lui-même compte, alors, en échange un nouveau regard avec sa paire, il grimace et bouge frénétiquement la tête. Se baisse une nouvelle fois, attrape un shampoing tomber à terre, et le regarde en plissant du nez. Non, Enzo n'est pas bon pour les retrouvailles, et les claques qu'il vient de se prendre n'ont pas arrangés les choses. Il a du mal à avaler sa salive, mais ne peut s'empêcher de regarder en arrière pour voir les corps zombifiés, sans vie, à terre. Les choses ont changés. Aujourd'hui, il est capable d'en faire plus qu'il ne le faisait avant. Il les tues, sans hésitation. Il chasse, pour ne pas dérober. Il prend soin des autres, il n'assassine plus le moindre adulte à sa portée. C'est ça, qu'il aurait aimé que Bianca voit chez lui. Pas le gamin qu'il a toujours été, celui qui mène à la perte des siens.

« - Faut qu'on continue de fouiller l'endroit. Les cosmétiques c'est bien, la bouffe, c'est mieux... » Enzo parle sans la regarder, alors qu'il lui tend son propre sac vide pour qu'il puisse porter le plus lourd des deux. « T'as raison, ce sera plus facile si on sent la mort. »

Alors, après avoir récupéré le sac de Bianca, pour le mettre sur ses épaules, il retourne vers les corps pour se couvrir lui-même de sang. Il a envie de vomir, à la simple vision de ce qu'il est en train de faire. Mais peu importe. Il ne demande pas même la décision de Bianca. Ils sont ensemble, et même s'il ne montre pas le bonheur intense qui a envie de faire exploser son coeur, il ne la laissera pas partir. Alors, Enzo, les mains recouvertes de sang, s'approche de Bianca pour s'essuyer sur elle. Ce n'est que trop peu, alors, respirant par la bouche, attend qu'elle se recouvre pour pouvoir continuer à arpenter les ruelles de cette fête foraine.
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Enzo a refusé de me laisser faire, et puis j'étais assez d'accord avec lui. L'humanité ne mérite pas vraiment d'être guérie au final.

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17 ans depuis mars, simplement, elle croit encore avoir 16 ans... Quelqu'un le lui fera remarquer, un jour ?

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Quelque part en Californie, avec Enzo, Nikolaï, Alixen...

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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Dim 11 Mar - 16:01

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Le voir baisser la tête, ça me calma un peu. Bon, il comprenait qu’il était un crétin, c’était déjà ça. Il était en voie de rémission ! Et quelque part, ça me faisait du bien de le voir cradingue comme ça, car il sera bien content d’avoir mon savon après pour se laver sa couenne qui puait la mort. Zombie Chanel n°5, c’était bien pour sortir, mais une fois rentré, c’était vachement moins classe. Et ensuite, il me confirma que oui, y’avait des rôdeurs derrière moi. Hé bien, s’il s’en occupait, je n’allais pas le contrarier ! Qu’il y aille ! Je l’observai en train de le faire, tandis que je me disais que j’allais probablement me servir de ces cadavres ensuite pour m’en enduire. Tant pis. Mais c’était quand même amusant de le voir tuer les zombies, faire son grand et fort et fier à tuer à tour de bras pour ensuite tomber comme un petit garçon. Même si j’oubliais parfois qu’il l’était. Encore plus aujourd’hui vu qu’il était plus grand. Fini le gosse qui ne me dépassait que lorsqu’il était sur ses rollers et moi encore en basket. Je ne pourrai plus le taquiner dessus. Il me demanda quand il revint ce que j’avais foutu pour finir dans cet état, si j’en avais attrapé un. Quelle question ? C’était logique : toute seule au milieu de Z, j’allais forcément en prendre un mort de chez mort pour piquer son odeur. Mais bon, puisqu’il fallait bien l’aider un peu, je roulai des yeux en lâchant un simple :

”L’odeur.”

Mais au final… J’en avais trop attendu de nos retrouvailles. Et surtout, je m’étais toujours arrêté à ma réplique, ne m’intéressant pas à après. Je m’attendais à quoi ? On n’allait pas se poser à terre et se faire une mise à jour de ce qu’on avait raté. Fallait continuer, voilà tout. Et je n’étais pas de ces personnes qui se retrouvaient en faisant des bisous partout - beurk - et des câlins à en frôler l’asphyxie. Je laissais ça à ceux qui étaient crades et s’en fouaient. Moi, j’aimais bien être propre, contrairement aux autres, même si ça avait rarement duré plus de quelques heures, cette propreté. Mais visiblement, Enzo aussi songeait à prendre une douche, avec mes conneries. Ah, ça n’avait pas changé, ça, jamais sa faute ! Deuxième levage de yeux au ciel. Une vraie gymnatisque, au moins ils gardaient la forme, mes yeux. Et puis, il sera bien content d’avoir du savon qui sentait bon. Parce que oui, je voulais quand même un peu, juste un peu, le prendre dans mes bras, et ça attendra qu’on soit lavés tous les deux. Pas avant, rêve pas, E, j’ai pas envie.

Puis il râlait. Bah, c’était déjà pas mal les cosmétiques ! Et j’avais pas pris du maquillage, que du savon, du shampoing, ces trucs qui font qu’on peut certainement pas nous confondre avec des rôdeurs. C’était bien E ça… M’enfin au moins, il était partant pour sentir le vivort, c’était pas mal. Et je sentais bien qu’il voulait pas que je m’en aille, puisqu’il s’essuyait sur moi. C’était un vrai chaton celui-là, à marquer son territoire pour que je reste… Un mignon petit chaton trop adorable pour son bien, allez, j’étais sympa, j’allais rester. Et puis, il était encore plus efficace qu’avant, fallait l’avouer, il avait bien grandi pendant que j’étais pas là. Alors, je le suivis près des cadavres après avoir récupéré son sac vide - petit machisme qui ne me dérangeait pas, après tout, j’étais moins rapide avec ce truc lourd sur le dos. Toute façon, c’était mon truc ça. Trouver plus fort que moi, pour survivre. Mais pas trop fort, je ne voulais pas me taper le M encore.

Alors, tandis que je me barbouillais, je le regardais faire de même, m’amusant un peu de son dégoût. Quelque part, je ne traitais pas les odeurs comme tout le monde, ni même le réflexe de vomir. Vomir, j’en avais eu envie avec le M, tout le temps, partout. Mais j’étais parvenue à faire comme si je n’étais pas dans mon corps. Car si j’y étais pas, je pouvais pas vomir, pas vrai ? Et puis, les odeurs ce n’étaient que des informations, que je devais classer pour savoir à quoi j’avais à faire. Un truc qui puait ? Okay, ça puait, pas de soucis, c’était quoi ? Du cadavre, super, pour quoi faire ? Survivre. Okay, nickel, ça m’arrangeait. Pas vomir. Toute façon, le vomi c’était du gâchis, on en chiait déjà de la gueule pour trouver à manger, c’était pas pour le rendre après. A moi, je le garde.

Puis, une fois qu’on fut bien recouvert de partout - je m’étais même fait un petit collier avec des tripes - je me mis en marche pour un autre endroit que celui où j’étais. J’avais déjà exploré et y’avait que des trucs inutiles. Alors, il fallait qu’on aille tranquille dans un autre endroit, genre, celui qui était infesté des zombies avant que j’arrive et qu’on mette le bazar. Y’avait genre une entrée de restaurant, d’après le panneau qui restait, ça devait être un snack, à la base. Mais j’avais du mal à lire, voyez, c’était un peu défoncé depuis le temps sans entretien.

”Là.

J’avais vite appris que dans les restaurants, les gens prenaient ce qu’ils pouvaient comme ils pouvaient, mais n’allaient pas au fond. Forcément, être enfermés dans la réserve avec une seule sortie… Des Z ça pardonnait pas. Mais bref ! Moi j’y fonçais sans vraiment réfléchir, il devait y avoir quelque chose s’il voulait de la bouffe. Bien que depuis cinq ans, les réserves s’amenuisent, mais avec un peu de chance, le piège que j’avais posé tout à l’heure avant d’arriver. Faudra que je lui en parle, à un moment donné. Enfin, pas maintenant, ce n’était pas efficace. Alors, puisque c’était zombie free, autant y aller !

Je me dirigeai vers le fond, sans poser de questions, comptant sur E pour gérer mes arrières comme d’habitude. Y’avait des étagères tombées de partout, mais je n’entendais pas de zombies qui grognait, et encore moins de chopeur qui restaient dans un coin. Y’en avait un mort dans le fond là bas, mais y’avait encore ce couteau planté au sommet de sa tête, risque zéro, sauf si les Z avaient appris l’art du déguisement ou s’il était mort à Halloween. Peu de chances. Bref. En passant entre les étagères - merci la petite taille et les années sans festins - je finis par ouvrir à moitié une porte, qui cachait… Oh. Des conserves. C’était encore bon ces trucs là ? Je me retournai pour chuchoter à E :

”Conserves ici.”

Peut-être qu’on les avait laissées car elles étaient périmées. J’en savais rien, mais ça donnait un petit peu d’espoir en fait. Juste, bah… C’était vachement haut. Et j’aimais pas les hauteurs. Pas du tout.
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Non, Enzo ne se l'est pas fait injecter. Il ne pense pas que le monde puisse être sauvé. Ni la terre, ni l'humanité.

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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Dim 11 Mar - 17:54

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Lorsqu'ils sont entrés à l'intérieur, Enzo n'aurait pas pensé qu'ils trouveraient autant de nourriture. En réalité, il s'était habitué à ne rien trouver dans ce genre d'endroit ; ils sont dévalisés en premier. Mais la tête qu'il a fait en découvrant toutes ces provisions, prouve qu'il est heureux d'être rentré là-dedans. Il n'a pu s'empêcher de sourire de toutes ses dents, avant de prendre quelques conserves entre ses mains. Instinctivement, il a tenté s'en mettre le plus possible dans son sac, mais il a du se résigner à ouvrir celui que porte Bianca pour en mettre à l'intérieur. Des provisions qui, pour deux, peuvent durer longtemps ; plusieurs jours. Vous savez vous rationner, vous savez comment survivre. Mais, pour Enzo qui sait qu'avec un groupe de six personne, plus un nourrissons, ce n'est qu'un maigre butin a ramener. Pourtant, il n'est pas peu fier. Avec un peu de chance, les autres partis à la recherche de provisions, auront eux aussi ramener quelque chose. Peu importe que les dates soient dépassés, si ce n'est pas moisis à l'intérieur, Enzo prend le risque de le manger. Ce qui, d'ailleurs, lui a valut quelques indigestions alimentaires. En refermant le sac le plus léger, il ne peut s'empêcher de prendre la parole.

« - Tu défonces tout. » Un compliment de sa part, pendant qu'il regarde autour s'il n'y a plus rien à prendre. « Ca vaut le coup de vérifier dans les baraquements les plus éloignées… y toujours des trucs qui peuvent servir. »

Sortir du restaurant a été tout aussi facile. L'odeur, leur taille, et leur silence quotidien aide à passer inaperçu auprès des zombis. Alors, vous n'avez pas eu de mal à suivre le chemin jusqu'au baraquement les plus éloignés de la fête foraine. Bien qu'Enzo ait du tué trois rôdeur, à l'intérieur de la maison, vous n'avez croisé personne d'autre. Enzo, il s'est mis à fouiller tous les coins du premier, qui ressemble à un ancien squatte. Il n'a pas envie de rester là-dedans très longtemps, pourtant, il y fait une découverte qui serait ravir tous les enfants du pays: cinq barre chocolatées. Sans attendre, il les a enfoncé dans son sac près à craquer. Se promettant ne plus rien mettre à l'intérieur, il s'étonne lui-même de ne pas en manger une sur le champ. Mais ce n'est pas ce qui l'intéresse le plus. Dans le dernier baraquement, il trouve une solution pour l'un de ses nombreux problèmes : quelques bandages propres. Vu l'état de celui qu'il porte, ils ne seront pas de trop. Alors, il les donne à Bianca pour qu'elle les mette dans son sac. Alors qu'il allait sortir du baraquement, en n'y ayant rien trouvé de plus, il s'arrête en freinant par la même occasion, Bianca qui est était derrière lui.

« - C'est un sac à langer ça, nan ? » Demande-t-il en regardant un sac poussiéreux, posé à la va-vite devant une fenêtre sale.

Enzo a changé de trajectoire pour vérifier ses dires. Quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il découvre à l'intérieur, une vingtaine de petites couches, des tétines, des hochets pour enfants. Ce qui le répugne le plus ? Certainement la trousse le tampon qu'il a ouverte, avant de la refermer et de l'enfoncer dans le sac. Enzo, il ferme le sac avant de jeter son poids sur ses épaules : il fait qu'il doit faire vite, sans quoi, ses jambes vont craquer. Sans donner d'explication plus précise -est-ce pas qu'il n'y pense pas, ou parce qu'il n'a pas envie de dire qu'il a retrouvé son frère ? Enzo fait un signe de la tête à Bianca.

« - On devrait y aller, et trouver un coin d'eau pour enlever toute cette merde, » Dit le brun, en enlevant un morceau collé dans son cou. « T'as une sortie sure ? Ou est-ce qu'il faut grimper la colline ?»

Pour être honnête, Enzo préférerait esquiver cette dernière épreuve. Il n'est pas certain de pouvoir monter avec tout ce poids sur ses épaules, mais il ne prendrait pas le risque de perdre une nouvelle fois Bianca. Il a alors attendu qu'elle réponde, pour qu'ils puissent emprunter la sortie la moins risqué. Bien entendu, B' n'a pas pu partir sans relever sans piège. Alors, pendant qu'Enzo pensait déjà à plonger dans l'eau pour enlever tout ce sang qui lui colle à la peau, il l'a suivi, arme en main, près à la défendre. Il faut dire qu'Enzo n'est pas assuré de ses mouvements, avec le sac sur ses épaules. Il sait qu'il paniquerait en voyant quelqu'un, vivant ou mort.

« - Alors ? » Enzo est dos à Bianca, il regarde aux alentours pour être sur que la voie est libre. « Dépêche toi, B'. J'ai pas envie que tous ceux qui sont là-bas, rapplique. » Paniqué ? Sérieusement, puisqu'il regarde un groupe d'une trentaine de zombis.
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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Dim 11 Mar - 21:40

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Mars 2018
for angel to flyAprès avoir trouvé des barres chocolatées et un nouveau bandage pour l’oeil d’Enzo, nous trouvâmes un sac à langer. C’était apparemment assez important pour que je me manque mon sac qui était sur son dos… Mais à sa question, je ne fis que hocher la tête. En quoi ça l’intéressait ? Je ne pouvais pas m’empêcher de me demander s’il avait eu un bébé. Tient, donc, il s’était donc éveillés aux délices de la sexualité ? Je le prenais avec pragmatisme, après tout, c’était apparement bien connu que l’être humain avait besoin de s’envoyer en l’air pour aller bien. Ma mère, par exemple, m’avait expliqué, peu avant le début de l’épidémie - j’étais âgée de 12 ans, le début de l’éducation sexuelle - que donner sa première fois à quelqu’un était un honneur, mais que le plaisir qu’on ressortait de cette expérience pouvait être grand pourvu qu’on y soit consentant et qu’on y mette un peu d’effort. Personnellement, je n’avais pas vraiment fait l’honneur au M de la lui donner - ou plutôt il m’avait arrachée. Ainsi, je n’avais aucun intérêt dans cet acte, ce n’était même plus qu’il me dégoûtait - il faudrait ressentir quelque chose pour ça - mais plutôt qu’il m’indifférait totalement. Du coup, imaginer qu’Enzo aie pu le faire… Quelque part, j’avais envie de le taper encore pour avoir été assez con pour permettre à un enfant de venir dans ce monde qui était infesté de monstres. Je ne parlais même pas des Z, pour le coup. Mais on allait voir ça après, pour le moment, je sentais bien qu’il n’était pas très assuré sur ses jambes. Ca devait être lourd un peu… Alors j’avais pitié, je voulais lui proposer d’aller là où j’avais posé mon coin sommeil jusque là, dans la forêt. Je n’y dormais que d’une oreille, mais de là où j’étais avec les arbres, les sons arrivaient de loin, ainsi, j’y étais bien. Et surtout, j’y avais posé un piège, sur un arbre très haut, permettant d’y attraper un animal… Enfin j’espérais. On pourrait s’y reposer un peu, et aller là où il voudra après. Il y avait même un cour d’eau pas loin, je n’étais pas idiote, je voulais survivre quand même.

”Piège. Chemin plat.”

Et sans attendre, je repris à l’inverse le chemin que j’avais pris pour venir ici. Avec les rollers, ça m’avait pris tout au plus 20 minutes… Mais il ne devait pas les avoir là. Alors à pied, ce fut pour une bonne heure, ponctuée de banalités, à laquelles je répondis à peine. Car je m’étais souvenue d’une seule chose, que je ne pensais pas être capable d’oublier : Fabian. Il fallait que je lui dise à un moment donné, qu’on ne l’avait pas abandonné, qu’on ne s’était pas enfuis tous les deux, non. Qu’il était mort, et que moi j’avais dû fuir des Z. J’ignorais comment lui expliquer ça… Cela devait être difficile à accepter, moi même j’en avais eu du mal, à me dire qu’il était mort. On avait tant partagé…

Mais une fois arrivés, je vis que mon piège n’avait rien donné, il était toujours en place, même pas un Z comme ça arrivait parfois. Alors, je le désactivai, avec un bout de bois, pour le ranger avec son cordage autour de mon cou, encore. Un collier en plus des tripes ! Mais c’était normalement assez tranquille ici, je n’avais pas vu un seul Z depuis que j’avais posté mes pénates là, y’avait déjà trois jours. J’avais même réussi à choper un poisson, l’autre soir. Ca avait été la fête ! Toute seule. Mais je devais aller malgré tout à ce cour d’eau pour qu’on puisse se laver. Ce qui serait agréable, pour lui comme pour moi. Enfin… Une fois là bas, je l’arrêtai avant qu’il ne se jette dedans :

”Attend.”

Je pris la gourde accrochée à ma hanche, pour récupérer de l’eau, dans qu’il n’y avait pas du reste de rôdeurs dans l’eau, pour boire, en donner à Enzo, qu’il fasse pareil… Puis la récupérer pour la re-remplir. Là enfin, il pouvait y aller, je le lui fis comprendre d’un signe de main. Je me débarassai du sac de mon dos, qui n’était pas non plus horrible… Il devait certainement avoir tout pris pour lui, ce crétin macho. Il n’avait pas changé… J’étais une fille, mais je n’étais pas une petite chose fragile non plus. Il allait falloir que je refasse un petit partage. Je lui lançai un regard noir pour pas qu’il vienne m’emmerder pendant que je récupérai quelques conserves - il ira plus vite comme ça. Et enfin, je retirai les tripes et autres morceaux sur la berge, récupérai du savon que je posai sur le sol à la limite de l’eau… Pour virer ensuite les vêtements. Il faisait froid encore un peu, pas trop mais c’était de quoi frissonner. Mais je voulais rincer le tee shirt ainsi que mon jean, et puis de toute façon il m’avait déjà vue en sous vêtement, l’Enzo, avec mes cicatrices, anciennes ou nouvelles.

Je me lavai enfin, avec du savon. Enfin… Cela faisait du bien, bon sang. De me sentir humaine à nouveau. De voir ce sang séché et ces morceaux s’en aller avec le courant. Mais il me restait encore le même problème. Fabian. Alors, je mis mes vêtements à sécher après avoir nettoyé ce que je pouvais, rinçant mes cheveux, et je m’assis au bord de l’eau. Regardant Enzo dans le blanc des yeux. Je réfléchissais à comment annoncer ça. Je n’étais pas douée pour les annonces de décès, et puis je ne savais pas enrober les choses. C’était parler longtemps que d’enrober, je n’aimais pas ça. Et puis, il était grand maintenant hein ? On ne pouvait plus être des enfants, maintenant. Alors, autant y aller franco.

”Fabian est mort. Z.”

Je me recroquevillai un peu, l’observant fixement pour voir sa réaction.
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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Dim 11 Mar - 23:28

It's too cold outside
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Arrivé à ce campement de fortune, Enzo n'as pas pu s'empêcher d'être partagé entre deux sentiments distincts. La culpabilité, pour être certainement mieux logé qu'elle. La fierté, parce qu'elle sait s'en sortir seule. Enzo n'a pu s'empêcher de sourire, même si le piège était vide. Il s'est contenté de la suivre, pour laisser tomber avec attention le sac à terre. Une fois son dos détaché de ce poids, le garçon ne peut s'empêcher de s'étirer. Il se baisse, touche ses pieds du bout des doigts. Se redresse pour essayer de toucher le ciel. Puis, il se met à soupirer face au bien que cet étirement lui a fait. Même s'il peut avoir des courbatures, son corps est entraîné depuis longtemps à ce genre d'effort à courte durée. S'il a bu lorsqu'elle lui a dit de boire, s'il l'a regardé remplir à nouveau la bouteille d'eau… c'est parce qu'Enzo sait qu'il n'a jamais aussi bien avancé qu'avec son trio. Il a confiance en Bianca comme il aurait confiance en lui-même. Elle s'est éloigné pour partager le poids. Sans pouvoir réagir, Enzo a enlevé ses vêtements pour entrer dans l'eau froide. Pour carrément s'y asseoir, même si sa peau frissonne à chaque mouvement. Il ne regarde pas Bianca, car il n'a pas envie de se rendre compte à quel point elle peut s'en sortir sans lui. Le temps change les gens, et les quatre mois qui les ont séparé semblent avoir donné à Bianca ce qui lui manquait. Ou était-il simplement trop aveuglé pour s'en rendre compte avant ?

« - Shampoing ?! » Lance en levant la main. Il n'a pas besoin de la voir, pour savoir qu'elle va envoyer une bouteille. Qui d'ailleurs, frappe son épaule avant qu'il n'ait eu le temps de la rattraper. « Tu l'as fais exprès, c'est ça ? »

Enzo a lancé cette phrase sur le ton de la plaisanterie, sans pour autant se tourner vers elle pour échanger un regard complice. Après tout, B' l'a bien martelé de claque qui ont fouetté sa peau, tel qu'il ne pourra jamais l'oublier. Laissant couler du produit entre ses doigts, il a savonné ses cheveux pour enlever les morceaux qui s'y sont collés. Il s'est rincé pour laisser une odeur plus sucré, appétissante, que le sang zombifié. Il essorait ses cheveux, lorsque cette phrase est tombée. Cette phrase à laquelle il ne s'attendait pas, et qui a foudroyait son coeur en une fraction de seconde. S'il s'était senti libéré d'un poids jusqu'à présent, il l'a tout de suite senti redescendre au fond de son estomac. Si bien qu'Enzo s'en est tourné pour poser le regard sur Bianca.

Il la regarde d'abord dans les yeux, parce qu'elle a prononcé le nom de Fabian avec tant de drame qu'elle lui en a retourné les boyaux. Puis, ses yeux descendent pour voir les courses de son corps d'adolescente. Ce qu'il cherche du regard n'est pas plaisant à voir. Parce qu'Enzo cherche directement ses cicatrices, il dirait qu'il les trouve belles, sur elle. Ses joues se sont mises à rougir, alors qu'il a fait volte face pour regarder à nouveau les arbres à l'horizon le plus proche. Il a soupiré, commencé à frotter son visage pour enlever les traces de sang qu'elle y a posé.

« - Je sais, » Dit-il simplement, assez fort pour être sure qu'elle entende. « je me suis occupé de lui… t'as plus besoin d'y penser. »

Une fois que quelqu'un est mort, qu'il en a eu la preuve, Enzo n'y pense plus. Du moins, il essaye. Parce qu'il trouve ça plus facile d'avancer. Comme ça l'avait été lorsqu'il avait arrêter de penser à sa mère, et à ses frères. Depuis le retour de Nikolaï, c'était une chose plus facile, et compliqué à la fois, à faire. Parce qu'il ne cessait de repenser au passé, à ses brides de mémoires, en voyant le visage de son cadet. Mais parce qu'il avait retrouvé le goût à la communauté, à faire parti de quelque chose. Ce qu'il n'avait pas été capable de faire chez les Sauveurs. Gêné de l'avoir regardé ainsi, il a continué de frotter chacune parcelle de sa peau pour éliminer la moindre trace de crasse. Si Enzo est timide, c'est parce qu'il ne supporte pas la vue d'un corps en général. Il se souvient que trop bien, de tout ce qu'il a vu avec le -M. Alors, cette tranche de la vie ne l'intéresse pas. Il ne veut pas s'y intéresser, même s'il a été tenté de se retourner pour la regarder de nouveau. Mais le nom de Fabian, hantant encore ses pensées, l'empêche de pouvoir se concentrer sur l'incarnation de la perfection qui se trouve derrière lui.

« - Il est mort, mais pas nous. »

Voilà une phrase bien dure, mais il n'y a que Bianca pour connaître le réel lien qui l'unissait avec Fabian. Même si Enzo est franc, et direct, ça n'enlève en rien à l'amour fraternel qu'il portait au troisième membre du trio. Lentement, ses mains sont remontées à son visage pour détacher son bandage. Chose qu'il n'a pas fait, même devant son frère. Mais devant elle, il n'a pas à en avoir honte. Alors, il laisse partir sur l'eau, la compresse et le bandage sale. Il aurait pu garder ce dernier pour le nettoyer, mais Enzo s'en contre fiche. Il s'est alors contenté de se lever, d'essorer les bords de son caleçon pour ne pas que les gouttes coulent le long de ses jambes… et le fassent chier. Ses vêtements ont rapidement été accrochés à côté de ceux de Bianca, puis, cette fois-ci, il n'a pas de honte à la regarder. Son œil unique regarde le visage de celle qu'il préfère entre tous les hommes.

« - Putain, il caille avec le vent... » Mais Enzo sourit, alors qu'il tient ses bras pour tenter de se réchauffer. «  Ca devrait être sec d'ici une heure, nan ? Deux ? » Enzo, il n'a pas envie de mettre trop longtemps. Le plus tôt il sera de retour à son campement, le plus tôt il vous sera en sécurité. Mais, sans attendre de réponse précise, il reprend en laissant son œil bleu perçant dans les tiens. « T'as quelque part où aller, avant de partir d'ici ? »
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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Lun 12 Mar - 0:49

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for angel to flyQuand j’avais annoncé la mort de Fabian, je n’avais pas enrobé l’information. Il me connaissait, il savait comment j’étais. Et je n’irais pas jusqu’à dire que c’était ce qu’il voudrait, Fabian, qu’on enrobe son annonce de décès, mais voilà, il saura comprendre. Il savait que je n’aimais pas en dire beaucoup. Aux autres de comprendre. Mais E, lui il comprenait, c’était parfait. Et on avait pu partager, dans notre regard, bien plus que ces mots inutiles pouvaient le faire. Car pour décrire comment je m’étais sentie, il n’y avait que le mot triste. Mais j’étais triste de beaucoup de choses. De ne pas avoir attrapé de viande avec mon piège. D’avoir perdu Fabian. Ce n’était pas la même chose, pas le même degré, et pourtant le même mot. Tellement triste que quand je vis Enzo rougir après m’avoir regardé, je n’avais même pas envie de le taquiner. Pourtant, j’avais l’impression que je vivais pour ça, le taquiner. Et puis, c’était encore un crétin, jusqu’à preuve du contraire. Mais d’accord… Je voulais bien accepter qu’il méritait une trêve, s’il s’était occupé de Fabian. Cela m’avait rendue malade durant un moment de l’imaginer vivort, à manger d’autres gens, là où ça l’angoissait tant de son vivant de le devenir. C’était une bonne chose, et une chose en moins à porter. Merci Enzo, ces mots durent voler dans l’air jusqu’à lui, tandis que je gardais mon silence chéri. Et puis il avait raison. Il était mort, et pas nous. C’était dur, c’était cash, mais c’était un fait. Et pourtant j’en avais douté un temps, de revoir Enzo vivant. C’était presque un miracle. Un miracle au pays des zombies.

Enzo retira son bandage, pour le laisser partir. Tant mieux, il était vraiment foutu ce bandage. Et puis je devais certainement être celle qui était le moins gêné par ce trou dans son visage. Je l’avais soigné, j’avais foutu mes doigts dedans, à deux doigts de vomir à l’époque, mais je n’avais pas dégobillé, et j’avais écouté le M qui me disait quoi faire. Bon, c’était sacrément moche, il en perdait un peu capital beauté. Mais en capital badass, par contre, il tenait de capitaine Harlock, dans ce dessin animé que papa aimait bien regarder avec moi, Albator. Lui aussi il avait un cache oeil, bien mieux fait et plus propre que celui d’E par contre. Je pris notre en moi-même d’essayer de trouver de quoi coudre pour faire un meilleur truc que ces bandages.

Quand il s’installa à côté de moi, je sentais bien qu’il était gelé, alors je le tirai un peu vers moi pour qu’il profite un peu du rayon de soleil qui venait sur moi. J’avais séché depuis tout à l’heure que j’étais sortie, alors j’étais un peu plus chaude. Et puis, ça faisait du bien de ne plus être seule. Certes, je fuyais de moi même les groupes où j’étais, pour le trouver, mais je n’aimais pas la solitude. Je n’aimais pas particulièrement parler, ni même la compagnie, mais pour survivre… Non, ce n’était pas vrai, j’aimais bien quand on me racontait des histoires. Peu importait laquelle, mais j’aimais ça. Ca me rappelait quand maman me couchait, et me racontait inlassablement une histoire, n’importe quoi des fois même. Par contre, j’avais pas la moindre idée de combien de temps ça prendrait à sécher, de toute façon je n’attendais jamais que ça le soit totalement, sinon on y passait la journée. Mais disons que d’ici une heure, ce sera bon. Alors, je fis un du doigt. Et je n’avais nulle part où aller, donc un non de la tête. C’était bon pour moi de toute façon. Il restait juste un peu de temps ici, pour être juste tous les deux. Car je supposais que s’il demandait ça, c’était parce qu’il voulait m’emmener quelque part, certainement auprès du groupe qui gardait ce bébé qui avait besoin de couches. La solitude était finie. Alors je profitais de cette solitude à deux, ma tête sur son épaule. Je ne faisais que regarder devant, mettant ce temps à profit pour me souvenir de Fabian, avant de le ranger dans un coin de ma tête. Pour retirer toute tristesse de la présence d’Enzo à mes côtés. Puisqu’on était plus que deux, autant être deux, sans “que”.

Au bout d’une heure, le soleil bougea de façon à ce que le rai de lumière ne soit plus très efficace. Alors, autant récupérer nos vêtements. Je n’avais pas prononcé un mot, en une heure, et c’était vraiment chouette. Car parler, c’était pas mon truc, et j’en avais assez de vexer des inconnus avec cette propension. Là, j’avais juste à me rhabiller, et là où d’autres diraient Bah quoi ?, lui il saurait que c’était bon. Et je pris mon sac sur le dos, pour montrer que j’étais parée à y aller. Jusqu’au bout du monde s’il le fallait. Même si le sac puait encore le mort. Forcément on l’avait pas lavé, mais bon, ça suffira pour le temps là, il était rempli de toute façon.

J’avais juste à le suivre. C’était agréable de suivre quelqu’un, vraiment. Sans avoir à montrer le chemin, ou à me dire que ce n’était pas le bon. Juste suivre, comme avant, E qui était toujours un peu devant, même de juste quelques centimètres, quand on se laissait porter par les rollers.
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Non, Enzo ne se l'est pas fait injecter. Il ne pense pas que le monde puisse être sauvé. Ni la terre, ni l'humanité.

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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Lun 12 Mar - 14:29

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Enzo s'était préparé à partir, au moment où elle avait décidé de le faire. Ça avait toujours marché comme ça, entre vous. Pas besoin de mots, les regards suffisent généralement à comprendre l'intention de l'autre. Si Fabian avait été encore là aujourd'hui, il aurait gueulé pendant qu'il m'était ses chaussettes, et que vous commenciez déjà à avancer. Mais vous êtes partis tous les deux en même temps, sans vous retourner. Le sac sur ses épaules est bien moins lourd qu'à l'aller, et Enzo n'a pas pu s'empêcher de lancer un regard en biais à son amie. Elle sourit comme si ce n'était pas lourd sur ses épaules, et continue à marcher. Comme si les choses n'avaient absolument pas changé depuis votre séparation, le brun aux cheveux humides marche à quelques centimètres seulement, devant Bianca. Mais ceux sont ces quelques centimètres qui montrent qui est à la tête du duo. Ils montrent avec facilité qu'il est celui qui agit, celui qui protège. Enzo, il ne peut s'empêcher de sourire bêtement en pensant à ce fait. Lui qui s'était senti inutile, désarmé, après le lâchage des bombes… retrouve une partie de la carapace qui le construisait jusqu'à alors. Si la présence de Bianca lui fait du bien au moral, ce n'est pas tout. Elle a le don de raviver en lui, des intuitions, et un comportement sur-protecteur qu'il n'avait eu envers personne.

« - On va devoir contourner la colline, mon vélo est de l'autre côté. » Dit-il simplement, après la première heure de marche. Sur votre droite, le chemin qui va à la fête foraine. A gauche, celui qu'il a prit pour venir. « J'ai mis… trois heures, pour venir… je crois. »

Si Enzo semble perdu, c'est parce qu'il n'a pas vraiment la notion de temps. Pourtant, il est sur d'une chose : vous n'arriverez pas avant la nuit. Et même s'il a toute confiance envers son frère, et les membres de son groupe… il ne s'amuserait pas à arriver en pleine ombre. Si c'est pour qu'il effraie tout le monde, risque la vie des siens, et qu'il réveille ce bambin qui ne fait que pleurer du matin au soir… ce n'est pas la peine. Alors il s'est contenté de reprendre la parole, en restant aussi vague que l'est son esprit.

« - On va s'arrêter pour la nuit, » Au loin, il finit par voir l'arbre où il a posé son vélo. « c'est mieux comme ça. »

Encore quelques minutes de marche, et vous arrivez à son emplacement d'origine. Enzo n'hésite pas un seul instant, et se débarrasse de son sac à dos dans le cadis qui a été grossièrement attaché au vélo. Un petit cadi, mais qui permet de mettre quelques charges supplémentaire. Enzo indique à B', d'un simple signe de tête, qu'elle peut en faire autant. Ses vêtements humides ne sont pas agréable. Il sent déjà ses cuisses frotter, devenir sensibles à cause du mouvement répétitif. Mais il ne s'attarde pas à ça, se contente de fermer l'oeil quelques secondes pour profiter du vent de la colline, sur son visage. Jamais, ou presque, il n'est sorti dehors sans cacher l'immonde trou à la place de son œil. Pourtant, avec elle, les choses sont différentes. Il ne se sent pas étranger, ni-même différent. Alors, il se contente de sourire comme n'importe quel gamin l'aurait fait.

« - Tu veux le vélo, ou tes rollers ? » Enzo sait que sa question est stupide, car en un seul mot, elle répond la dernière solution. « Allez, dépêches-toi. J'ai vu une maison, où on pourra squatter. »

Enzo est monté sur son vélo, attendant avec patience que B' ait terminé d'enfiler ses rollers. Elle grimpe, et avec l'agilité qu'il lui connaît, se met à rouler dans la bonne direction. Il l'a suivi, sur ce vélo-cadi qui aurait pu être bien plus bruyant que ça. Toujours une main sur le guidon, parce qu'il est incapable d'en faire sans les mains, Enzo a continué de pédaler jusqu'à ce que la nuit commence à tomber. Le soleil est encore présent, mais il se couche à l'horizon. Et, au bout d'une centaine de mètre supplémentaire, la maison abandonnée où vous passerez la nuit montre le bout de son nez. Elle est petite, en plein milieu d'un champ. Le chemin pour s'y rendre est terreux, plein de cailloux. Alors, il a sauté de son vélo pour terminer à pied. Complètement sec, maintenant, ses cheveux volent plus facilement au vent. Alors, Enzo soupire en remettant une mèche à sa place.

« - Si on part au levé du soleil... » L'enfant, il a déposé son vélo à l'entrée de la maison. « on devrait arriver en milieu de matinée. »
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Enzo a refusé de me laisser faire, et puis j'étais assez d'accord avec lui. L'humanité ne mérite pas vraiment d'être guérie au final.

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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Ven 16 Mar - 16:16

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for angel to flyS’arrêter pour la nuit, ce n’était pas un problème pour moi. De toute façon, après le jour, la nuit. Et après la nuit, le jour. C’était ainsi que ça tournait, littéralement. Le seul problème était de trouver un endroit correct pour ça. De toute façon, c’était à Enzo de gérer ça, j’avais juste à le suivre. Et quand nous avons fini par arriver à son vélo, je ne pus m’empêcher de l’admirer. Il était beau ! Et pratique en plus de ça, il y avait un caddie pour porter les sacs, c’était drôlement génial. J’avais eu un sourire ravi en le voyant, et j’avais cédé mon sac sans réchigner, j’avais juste envie de récupérer mes rollers, quelle question ! Mais je lui avais simplement répondu ce que je voulais, avec ce ton disant clairement toi, tu veux prouver que t’es un crétin. Et je les avais installés. Mes géniaux petits rollers. Ceux qui me permettaient de voler plus vite que le vent, et là encore plus vite que tout le reste vu que je n’avais pas de sac à porter. Mais je gardais cette distance de quelques centimètres, car je le suivais. J’étais une suiveuse, c’était moi, et en plus, on pouvait squatter une maison ! Le confort, un vrai confort pour une vie de fuyards tels que nous. Et cela se confirma, dès lors que nous arrivâmes. Le petit chemin en cailloux me donna même envie de marcher dessus pied nu. Tant pis si je serai sale après ! J’aimais bien ces terrains irréguliers, ça chatouillait la plante de mes pieds et m’amusait comme une petite folle, vraiment. Et enfin, une fois à l’intérieur, je vérifiai s’il n’y avait personne, avec mon arme à la main. Ouais, celle qui n’était pas chargée, jamais, car je n’aimais pas ça, je ne pouvais pas le supporter. Alors je l’appelais mon arme de dissuasion, et si ça marchait pas, je comptais sur mon protecteur - à savoir Enzo pour le coup. Mais visiblement… Même pas un Z à se mettre sous la dent. Tant mieux ! Ou tant pis. Car quelque part, j’aurais bien aimé avoir une distraction, quelque chose qui allait empêcher la discussion à venir de… Hé bien, de venir.

Car j’allais devoir avouer que si je l’avais traîté de crétin, j’en étais aussi un peu une belle de crétine. Parce que pour nos retrouvailles, il m’avait volée, mais je l’avais frappée. Alors qu’il aurait pu me traîter différemment, puisqu’il devait penser que… Hé bien, je l’avais trahi. Ou que j’avais trahi Fabian. Les deux. Ce n’était pas là le sujet… Je ne voulais pas qu’il croie que je l’avais abandonné, et la seule façon de le lui faire comprendre, c’était d’expliquer. Et j’avais beau avoir réfléchi à mes mots durant tout le trajet, je ne pouvais pas faire d’économies verbales, là. Il devait bien savoir, il méritait bien ça, au final. Je me demandais parfois pourquoi je n’aimais pas parler, pourquoi je voulais économiser mes paroles comme si j’avais un quota à respecter et qu’après l’avoir gaspillé, je n’en aurais plus jamais ? Je ne savais pas, j’avais toujours été comme ça. Je n’aimais pas les mots non plus. Ils étaient comme autant de petites puces sur un lit qu’il fallait retirer une par une avant de pouvoir se coucher, sinon on se faisait piquer dans le sommeil. C’était une comparaison assez drôle - je ne savais pas si on les retirait vraiment comme ça en plus - mais au final, c’était un peu ça… Des puces. Et ça me frustrait car parfois, les gens ne comprenaient pas ce que ça n’était que cela, des puces. Alors je devais parler. Argh.

Je voulais remettre ça à plus tard, mais je n’y arrivais pas. Alors, je commençai mon rituel du soir, comme d’habitude. Je ne réfléchissais jamais en faisant ce rituel, simplement j’en avais besoin avant de me sentir bien pour dormir sur une oreille. Je me débarassais des vêtements inutiles ainsi que de mes baskets, pour les ranger ensemble à portée de main. Je me mis à terre, assise, les jambes tendues devant moi, puis je fixais mes pieds désormais nus. Et enfin, je m’envolais juste un instant dans mes rêves, imaginant que j’avais encore mes licornes. Je les voyais un peu, qui bougeaient au rythme de mes orteils. C’était agréable. Et à partir de là, j’interrompais le rêve, tout simplement, pour me concentrer sur Enzo. Je lui fis même un léger sourire, sans raison, comme ça. J’avais oublié - pour le moment, tout ce qui concernait le passé, juste, j’étais dans le présent. Et dans le présent, j’avais faim. Alors, je fouillai dans mon sac, où se trouvaient les bocaux que je parvenais à trouver, laver et utiliser pour conserver la nourriture un maximum de temps. A partir de là, j’avais des morceaux de petit gibier que j’avais attrappé, déjà cuit depuis au moins deux jours certes, mais bien conservés. Même si c’était froid. On y prenait l’habitude, à ne pas faire la princesse dans ce monde de Z.
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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Sam 17 Mar - 19:16

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Doucement, elle a sourit comme si c'était dans ses habitudes. Enzo, qui était en train de fermer tous les rideaux de la pièce, n'a pas pu s'empêcher d'en faire de même. Il l'a pourtant laissé là, sans rien dire. Sans ajouter le moindre mot, il a disparu après avoir pris quelques trucs dans son sac. Le brun a cherché la salle de bain, alors qu'il avait déjà fait le tour de la maison avec B'. Il est entré dans cette pièce, où dans le fond, se trouve une douche italienne identique à celle où il a laissé un zombi enfermé, à Noël dernier. Il l'a regardé quelques secondes avant de se tourner vers le miroir brisé de la pièce. Il a prit quelques minutes pour replacer un bandage sur ce visage à jamais défiguré, qui le chamboule tant. Encore aujourd'hui, une boule se forme dans son estomac à chaque fois qu'il se voit ainsi. Mais peu importe, il cache la monstruosité parce qu'il ne la supporte pas. Autant, il a pu rester ainsi les temps de finir jusqu'à cette demeure, autant, il est obligé de la cacher dès qu'il se met à y penser. Alors, il est ressorti de la pièce, uniquement après avoir remis correctement ses cheveux pour cacher une partie de l'anomalie.

Lorsqu'il est revenu dans la pièce, B' était toujours penchée sur son repas du soir. Il n'a pu s'empêcher de sourire discrètement en voyant ces morceaux de… il ne sait quoi. Il doit avouer que depuis la tombée des bombes, et qu'il a apprit à chasser avec Seth, il préfère de loin ce genre de nourriture. Mais il ne parvient tout simplement pas, à ne pas se jeter sur les boîtes de conserve dès qu'il en voit une. Pour toute sécurité, Enzo s'est contenté de bloquer les accès de la pièce à l'aide de chaises. Même s'il ne compte pas dormir de la nuit, pour garder l'oeil ouvert et ainsi être prêt si quelque chose devait mal tourner, il préfère savoir que les issus sont bloquées. Ce n'est qu'une fois chose faite, qu'il prend une boîte de conserve dans le sac. Qu'il enlève ses chaussures en les jetant à l'opposé de sa position, pour venir s'asseoir à côté de Bianca. A l'aide de son poignard, il ouvre grossièrement la boîte de métal. Il s'est coupé des dizaines de fois, avant de savoir le faire sans se blesser. Alors, il pose le couteau à terre, puis tire sur le couvercle à moitié ouvert. A l'intérieur, des pêches en sirop, périmées depuis six mois. Il s'en contrefiche, hausse les épaules, et attrape le fruit pour le glisser goulûment entre ses lèvres. Enzo, il adore tout ce qui est sucré. Alors, au lieu de se nourrir des barres chocolatées qu'il garde pour Alixen, il se jette sur les fruits au sucre comme s'ils étaient la meilleure des denrées sur terre. Périmée, ou pas.

« - Si j'en mange trop, j'vais encore être malade. » Dit-il en se mettant à rire, avant de manger un nouveau fruit confit. « T'en veux ? »

Enzo, comme il l'a toujours fait, à tendu la conserve à B'. Il a attendu qu'elle se décide, avant d'en reprendre une à son tour. Les pêches sont ses favorites, mais ça ne l'empêche pas de réfléchir. Il aurait tellement préféré mettre son cerveau sur pause, au moins, jusqu'à ce qu'ils reprennent la route demain matin. Parce qu'il sait bien qu'avec elle, les choses peuvent changer de sens en une fraction de seconde. Il n'a pas envie de trop réfléchir, et de faire ou dire quelque chose qui pourrait la pousser à s'enfuir. Mais Enzo, il ne sait pas se taire. Contrairement à la brune, il a besoin d'ouvrir la bouche lorsqu'il est entouré de personne qu'il aime. Parce qu'il ne pourrait le nier, c'est exactement le sentiment qu'il éprouve pour elle. Enzo, il le sait depuis bien longtemps.

« - Faut que je sache... » Reprend le brun, après quelques minutes de silence. Il se met à jouer avec les derniers fruits sans oser poser son regard sur Bianca. « Pourquoi est-ce que tu n'es pas venue ? »

Si Enzo a pour habitude d'attendre un peu, entre chaque phrase, pour lui laisser le temps de choisir ses mots, ce n'est pas ce qu'il a fait à cet instant. Son coeur bat vite, parce qu'il a peur de ce qu'elle pourrait dire. Alors, il arrête de jouer avec les pêches, et ose enfin poser son œil unique sur le visage de celle qu'il a désespéramment cherché. Même si le borgne pense qu'elle est la plus belle et majestueuse des choses sur terre, c'est aussi la plus dangereuse.

« - Est-ce… est-ce que c'est de ma faute ? J'ai fais… tu n'avais plus envie de vivre avec moi, comme avant ? » Il finit par hausser les épaules, pour faire croire qu'il n'est pas touché par ses propos. « J'ai grandis, je m'énerverais pas cette fois… »
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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Lun 19 Mar - 18:10

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Mars 2018
for angel to flyAu départ, je n’avais pas spécialement eu envie de ces pêches au sirop. Les fruits, c’était si je tombais par hasard dessus, encore accroché à l’arbre… Je ne voulais pas risquer ma vie pour un peu de sucre – d’autant que je n’étais pas plus attirée que ça par ces trucs-là. Déjà petite… Mais alors un petit peu plus grande, ce n’était pas vraiment mieux. Mais comme il disait… S’il en mangeait trop, il finira malade. Et être malade dans ce monde avec ces zombies et ces fous qui allaient et venaient librement… Être malade, c’était être mort. Et je ne voulais pas qu’il meure. Puis, quelque part dans ma tête, j’avais l’impression que si on partageait ces sirops, c’était comme si on partageait la potentielle maladie. Comme si à deux, on allait la rendre moins forte que s’il mangeait tout tout seul. Ainsi… Quand il me tendit la conserve, j’en gobai plusieurs à la suite, sans réfléchir, lui en laissant tout juste de quoi se satisfaire après, peut être deux petits morceaux, pas plus. Comme ça… Ah, j’espérais vraiment ne pas être malade. Je ne l’avais pas beaucoup été, principalement pendant les saisons froides, je devais l’avouer. Parce que pendant le froid, on n’avait pas forcément des vêtements chauds, quand on bougeait… Il fallait les trouver. Et après quand il faisait chaud, ça ne servait plus à rien, ça prenait de la place, c’était lourd… On les abandonnait. Et on ne les retrouvait pas forcément quand revenait la saison froide. Un cercle vicieux épuisant, si vous voulez mon avis… Du coup, ouais, je tombais parfois malade. Ces fois-là me suffisaient. Largement.

Mais le calme, cette complicité qui n’avait pas bougée tout ce temps… Il me demandait pourquoi je n’étais pas venue. Il aurait pu deviner, j’aurais aimé qu’il devine, mais je ne pouvais pas en demander autant aux gens. Il fallait que je parle, au moins pour expliquer ça. Et je me remis encore à chercher mes mots… Car comment dire que j’étais venue, mais que quand il était arrivé, j’étais certainement à dix mètres, pas plus, dans un fossé, à dormir ? Enfin, dormir… J’étais totalement assommé. Je voudrais dire que je ne me souvenais pas de ce qui était arrivé, mais si. Un coup à la tête, ça ne suffisait pas à supprimer les souvenirs qui ne plaisaient pas. Mais ç’en était assez de réfléchir. Je ne pouvais pas faire ça à Enzo, réfléchir et le faire attendre. Il croyait que c’était de sa faute, qu’on ne voulait plus vivre avec lui ! Il fallait le détromper.

« Non ! »

J’avais peut-être crié un peu fort… Mais ce non était nécessaire, totalement nécessaire pour le détromper. Nous allions arriver, quand ces zombies… Nous sont tombés dessus, à Fabian et moi.

« Fabian… »

Il avait été les premiers à les voir, à les entendre. Moi j’avais avancé, comme d’habitude, calquant ce modèle de protecteur-protégée. Et il m’avait alertée, il fallait qu’on fasse quelque chose, dans l’urgence. Vite ! Avant qu’ils n’arrivent au lieu de rendez-vous, celui où allait arriver Enzo, sans savoir ce qui l’attendait. Donc on avait commencé à courir… Comme on pouvait. Sauf qu’il était malade, lui, depuis un petit moment. Donc…

« Il a fait ce qu’il a pu… Mais il était malade… »

Il m’avait défendue, me permettant d’avoir de l’avance. J’avais pu récupérer une machette chez les Sauveurs, c’était plus facile pour moi de toucher le cerveau des zombies, mais je restais nettement moins douée, moins forte… Et quand j’avais vu Fabian mourir sous les bouches de ces Z, j’avais complètement paniqué. Mon dernier espoir avait résidé en Enzo… J’avais tenté de le retrouver au lieu du rendez-vous. Mais il n’était pas là… Il était trop tôt. Nous étions en avance.

« Tu n’étais pas encore là. »

Alors, je ne pouvais pas les laisser l’attendre, lui. Je m’étais mise à courir, plus loin, espérant les semer quelque part. Et là, j’avais fini par me prendre les pieds dans une racine, et j’étais tombée dans un fossé, à moitié plongée dans de la boue. Et la seule chose qui les avait empêchés de me grignoter dans mon sommeil… Je ne savais pas. La chance ? Le destin ? J’avais mes yeux fermés. J’ignorais tout.

« Je suis tombée dans un fossé. Tout près. »

Et c’était tout. Nous voulions venir. Vraiment, vraiment, vraiment venir. Mais la mort a arrêté Fabian, et moi, la malchance. Si je n’avais pas pris l’habitude de toujours m’empêcher de pleurer, car ça empêchait de bien voir, je n’en restais pas moins obsédée par mes regrets, que j’avais refoulé tout ce temps. Et c’était horrible de l’avoir imaginé se battre contre ces zombies en nous cherchant, Fabian et moi, tandis que j’étais inanimée juste à côté. Et c’était tant et si douloureux, que j’en venais à le prendre dans mes bras. Malgré la saleté, tout ça, au pire, nous étions crades tous les deux, autant partager ça aussi… Et je le serrai bien fort.
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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Lun 2 Avr - 13:05

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Écouter les quelques paroles qui sortent de la bouche de B', est compliqué pour Enzo. Il n'ose pas la regarder, en parlant de ce jour monstrueux. S'il n'avait pas voulu rejoindre un groupe de survivants, il avait fait la fine bouche en étant là-bas. Il s'était laissé conduire par les deux autres, parce qu'il s'était retrouvé déchu à cause de cette gifle monumentale. Il n'était pas heureux chez les sauveurs, il n'était pas lui-même. Parce qu'il savait que tout allait périr, parce que Enzo n'a jamais été un garçon optimiste. Lorsque les bombes sont tombées, mise à part la peur et l'angoisse, il avait ressenti un profond soulagement. Parce qu'il allait retrouver sa vie d'avant, ce qu'il appelait une vie normale. Mais cette journée fut définitivement la pire de sa vie ; il a tout perdu. A cause de ses choix, parce qu'il vous a laissé décider de votre destin, Enzo se sent responsable de ce qui est arrivé. Même s'il se dit que vous auriez du partir en même temps que tous les autres, sans faire le tour pour récupérer vos affaires, Enzo sait pertinemment qu'il n'aurait jamais dû vous laissez vous rendre là-bas. A l'entendre, il se sent encore plus mal. Il revoit les bombes, le feu, les bâtiments tomber, les corps se relevant rapidement pour mettre le carnage encore plus. Il se souvient du corps de Fabian, tombant sur lui pour le dévorer. Il se souvient qu'il a failli y rester, et la boule dans son estomac ne fait que grandir en apprenant qu'elle, était juste à côté. Évanouie, dans un fossé. Dieu seul sait comment elle a pu survivre sans se faire dévorer par les rôdeurs. Non, le goût amer qui envenime la salive d'Enzo n'est pas seulement du à ses regrets. Mais surtout à la honte. Parce que s'il ne s'était pas enfui en ne te voyant pas arriver, Enzo aurait peut-être pu te retrouver. S'il t'en avait voulu parce qu'il avait pensé pendant tout ce temps, que tu l'avais abandonné, la pièce se retourne pour qu'il ne soit que le seul responsable.  

« - T'as plus besoin de t'en faire, » Dit-il à voix basse, son menton posé sur ton épaule lors de cette étreinte qui l'a surpris. « ça a jamais été de ta faute... »

Au départ, légèrement gêné par ce câlin qu'il n'a pas vu venir, Enzo s'est pourtant laissé aller en passant ses mains dans ton dos. Après avoir posé la boite de conserve vide, il s'est détendu dans tes bras sans pouvoir éteindre les petites voix à l'intérieur de sa tête. Jamais, Enzo, n'avait été gêné de ta présence. Mais si votre séparation devait lui avoir servi à quelque chose, c'est à avoir compris les sentiments qu'il éprouve envers toi. Envers cette gamine complètement paumée qu'il a rencontré au fin fond de l'enfer. Grâce à son séjour avec Seth, et sa femme Skye, Enzo a été capable de se rendre compte que l'amour qu'il te portait n'était pas celui que l'on porte à un ami. À un frère, ou à une sœur. Même s'il ne veut pas se l'avouer, Enzo sait qu'il a grandit. Parce qu'il sait clairement être amoureux de cette boule de nerf aux cheveux bruns, il finit par s'écarter de tes bras pour poser son regard dans le tien. Il sourit, comme s'il cherchait à se réconforter lui-même, mais mime autre chose.

« - Si j'avais pas été un connard, on serait pas allé là-bas... » Sa main qui glisse sur ta cuisse, n'a rien d'étrange. Enzo n'en voit pas le mal, car il n'en voit pas le vice. Pourtant, il l'enlève rapidement comme s'il avait reçu une légère tension électrique. « et F' serait toujours en vie. »

A vrai dire, Enzo se sent mieux, maintenant qu'il connaît la vérité. Maintenant qu'il sait que tu n'as pas essayé de le fuir, maintenant qu'il sait qu'il n'est pas le monstre de tes enfers. Alors, il mime un nouveau sourire avant de tourner la tête pour reposer son dos correctement sur le meuble qui vous retiens. Un coup de pied, glissant au sol, fait partir la boite de conserve dans un autre coin poussiéreux de la maison. Il a regardé la ferraille partir, l'a écouté sans prononcer le moindre mot supplémentaire. C'était tout de même plus facile d'avoir une véritable conversation avec Fabian, pourtant, Enzo ne s'est jamais senti plus à l'aise qu'avec B'. Il ne sait pas si c'est parce qu'elle le fait se sentir en sécurité, après tout, elle a enfoncé ses doigts dans son œil mort pour le soigner. Mais sa présence, de nouveau, aux côtés du garçon, lui redonne le courage et la force de caractère qu'il avait autre fois. Alors, il se contente de légèrement rire en haussant les épaules. Un rire nerveux, mais qu'il tente de cacher en le faisant passer pour autre chose. Son œil unique se repose sur toi, comme si tu étais la lumière des lieux.

« - Faudrait dormir, histoire d'être en forme demain... » Quelques secondes de silence suivent, mais il n'attend pas de réponse. Il sait qu'il n'en aura que lorsque les choses te pousseront à parler. « Je prends la garde, ok ? »
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Enzo a refusé de me laisser faire, et puis j'étais assez d'accord avec lui. L'humanité ne mérite pas vraiment d'être guérie au final.

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17 ans depuis mars, simplement, elle croit encore avoir 16 ans... Quelqu'un le lui fera remarquer, un jour ?

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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Mar 3 Avr - 1:18

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Mars 2018
for angel to flyTandis que je l’avais serré dans mes bras, il avait parlé pour me consoler, pour dire que ça n’avait pas été ma faute. Ca… Je le savais bien, même si je savais aussi que ça l’était un peu. C’était un sacré désordre dans ma tête pour que je pense comme ça ! Mon cerveau été à l’envers, un peu. Il savait deux choses contradictoires, un peu comme quand maman me disait de croire en Dieu et ses miracles, mais en même temps m’expliquait que non, Dieu ne ramènerait pas mamie à la vie. Mais j’acceptais ça, d’avoir ces deux pensées-là qui n’allaient pas ensemble, après tout, beaucoup de choses n’allaient pas ensemble ! Comme par exemple, je me souvenais d’un jour magnifique, un soleil radieux où nous roulions en riant tous les trois, c’était une super journée ! Hé bien nous avions eu des Z aux trousses malgré tout, et ça n’allait pas avec la journée. Ça n’allait pas ensemble. Mais c’était comme ça, ensemble quand même.

Mais si une chose allait ensemble, c’était bien nous. On allait ensemble, et tant pis… F ne sera plus là. Au moins nous serons là, tous les deux. C’était déjà ça ! Et même quand il quitta notre câlin, pour me regarder dans les yeux, et me dire que si ce n’était pas de ma faute, c’était de la sienne. Je roulai des yeux, il savait ainsi que j’en pensais : que c’était nul. Mais bon, je le connaissais, c’était presque inscrit dans son caractère qu’il devait penser comme ça. C’était un peu notre chef après tout, il avait ses responsabilités, son avance de quelques centimètres sur nous, je ne pouvais pas lui en vouloir de fonctionner comme ça. Cependant, je fus contente qu’il puisse sourire quand même, toujours capable de me voir et d’être content de ça. Je partageais avec lui ce contentement. Je revoyais venir notre proximité, et ce n’était pas plus mal. Je ne serai plus jamais seule, à devoir passer d’un protecteur à l’autre, j’avais le mien, je comptais bien le garder. Même si j’avais bien changé depuis tous ces mois, avec ce que Tyler m’avait appris, puis les passages de Naël et Logan par exemple. Naël qui m’avait trouvée dans ce fossé au milieu des racines, puis Logan qui avait croisé ma route, avec son fils, tandis que je fuyais des Z et un groupe de gros débiles.

Au moins, il prenait les choses en main. Il fallait monter la garde et je savais aussi qu’il allait me laisser dormir un peu, avant de me réveiller pour qu’il puisse à son tour se reposer. Ca faisait des petites nuits, mais au moins ça permettait d’être tranquille, plus que moi quand j’étais toute seule et que je devais me forcer à avoir une oreille tendue. Car j’étais de ces personnes qui, lorsqu’elle dormait, était capable d’avoir un tremblement de terre juste à côté sans sourciller. F et E avaient même parfois eu du mal à me faire émerger, insistant durant une dizaine de minutes en voulant être gentil… J’avais évolué là dessus aussi. Sauf que là, cette nuit, je m’allongeai juste sur le sol dur, la tête collée au genou allongé d’E pour sombrer quasi instantanément dans l’inconscience. Et quand il me réveilla pour que je prenne le tour, j’eus les yeux tout collés, comme avant. Ah, c’était bien ça ! Comme avant. Et lui aussi se coucha, tandis que je montai la garde, tranquillement, tendant l’oreille, m’attendant à entendre des bruits de pas, tout et n’importe quoi… Pour passer le temps, je me racontai même des histoires dans la tête. Des histoires un peu idiotes, sans début ni fin, des choses un peu bêtes qui pourraient même devenir des souvenirs un jour. Comme par exemple, un jour, nous pourrons trouver une radio, quelque chose qui pourrait passer de la musique ! Cela faisait longtemps que je n’en avais pas entendue, de la musique. Parfois, j’avais croisé des musiciens ou des chanteurs, mais se balader avec une guitare devenait assez compliqué, surtout que c’était fragile ces choses là. Et je ne voulais pas remplacer mes pièges à viande – enfin, à animaux – par une flûte qui ne servirait à rien. Bref, tout se passa bien… Sans rien avoir jusqu’au matin. Ce que je signalai en haussant les épaules d’ailleurs. Pas un chat, pas même un rat. Juste nous. Je souriais, sans raison, juste comme ça. Et surtout, j’étais prête à le suivre partout.

 « On va où maintenant ? »

J’étais curieuse. Après tout, si nous voyagions parfois sans but, là je savais que nous avions une destination. Je voulais tout savoir des personnes que nous allions rencontrer, de ce que nous pourrions vivre !
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Non, Enzo ne se l'est pas fait injecter. Il ne pense pas que le monde puisse être sauvé. Ni la terre, ni l'humanité.

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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Mar 3 Avr - 20:22

It's too cold outside
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Enzo a enfilé ses baskets en faisant correctement ses lacets, avant de les enfoncer de chaque cotés de ses chaussettes pour éviter qu'ils ne se défassent facilement. Encore accroupis à terre, à côté de ce vélo-cadis, il regarde Bianca d'en bas. S'il n'avait pas eu ce bandage, ce visage défiguré, il aurait plissé un œil pour la voir correctement à travers les rayons de soleil. Mais il se contente de lever une main, pour cacher l'immense boule de feu haut dans le ciel. Il sourit face à sa question, mais attend de s'être redressé pour y répondre.

« - Plus bas, sur la route, y a une station essence. » Il monte sur la scelle, pendant qu'elle accroche ses rollers. « Si on coupe par la forêt après, on sera bientôt arrivé au campement. »

D'un simple coup d'oeil en arrière, Enzo a vérifié qu'ils n'avaient rien oublié. Que ce soit ses armes, ses bandages, ou les nombreuses conserves et produits de soins que vous avez récupéré. Tout est à sa place, alors, il pose son pied sur la pédale pour montrer qu'il est prêt à partir. Il n'attend que le feu vert de Bianca pour donner de l'élan au vélo. Mais, il ne peut s'empêcher de sourire, et de légèrement rire, avant de le faire.

« - J'ai toujours les miens, » Dit-il en parlant des rollers. « On pourra en faire un tour, la prochaine fois. Comme avant... »

La route, en partant à cette heure-ci, devrait vous faire arriver pour le moment où le soleil serait au plus haut dans le ciel. Enzo connaît le chemin par coeur, parce qu'il l'a mémorisé en venant. Parce que cette route mène à l'endroit où les siens sont. Plus il avance, plus la distance entre eux et vous se réduit. Si Enzo était ravis de te ramener, la veille, il commence à douter. Pas que tu sois un problème, bien au contraire. Mais parce qu'il a du mal à trouver le moment pour prononcer les mots qui vont tout casser. Le lien qui vous a unis, a toujours été fraternel, F', B', et E' étaient inséparables. Une famille. Si aujourd'hui, il sait qu'il n'éprouve plus les mêmes choses à ton égare, Enzo ne sait pas comment aborder le sujet de Nikolaï. Il avait été heureux de retrouver son frère. Ça avait été le miracle tant espéré secrètement. Il était sur le point de tout abandonner, quand il l'a retrouvé. Sans son aîné, Enzo ne serait probablement plus là aujourd'hui. Depuis un mois qu'il est à ses côtés, Enzo sait qu'il s'est amélioré. Il a réalisé qu'il n'était plus le même garçon qui s'est échappé de chez le -M, qu'il n'était plus le même adolescent qu'il était en succombant au bombes, comme tous les autres. Pour son frère, il ferait tout. Ce sentiment est en parallèle à celui qu'il éprouve pour Bianca. Enzo, il doute qu'il est possible d'aimer autant deux personnes. Qu'il soit capable d'en faire autant, pour lui, que pour elle. Vice-et-versa. Il ne se sent pas les épaules de le faire.

« - B', écoute... » Enzo hésite, mais tente sa chance lorsque vous vous arrêtez au quart du chemin, pour boire. « Faut que j'te dise un truc. » Il t'a tendu la bouteille, après être descendu du vélo pour quelques minutes. « Je sais que j't'en ai pas parlé au début, ou quand on l'a buté… ou chez les sauveurs. Ou, hier, mais... » Son coeur bat à lui faire mal, il grimace, détourne le regard. « J'avais un grand frère, avant… en fait j'avais en avait plein. » La vie d'avant l'apocalypse a toujours été son jardin secret. S'il en parle aujourd'hui, c'est qu'il n'a pas le choix, mais surtout parce qu'il a grandit. « Quand je suis arrivé ici, j'en ai retrouvé un. C'est avec lui, qu'on va. »

Après avoir difficilement avaler sa salive, qui avait former une boule au fond de sa gorge, Enzo a posé son œil vif dans le tien. Il attend ta réaction, comme si, sur le coup, il s'attendait à ce que tu en ais une instinctive, directement, comme à cette fête foraine où tu l'as griffé. Il ne porte plus le rouge sur ses joues, mais l'expression qui est dessiné à présent sur ses traits est la même. Mais Enzo réagit vite, et avant de laisser un blanc s'installer, il reprend.

« - Il est avec cette fille, Alixen.. et quelques autres personnes. » Enzo sert les dents, comme si ce qu'il allait dire, il avait encore du mal à complètement l'accepter. « Ils sont tous, plus ou moins… grands. Elle, elle vient d'avoir un bébé. C'est pour ça, le sac. Il lui faut des trucs pour s'en occuper, alors quand j'en trouve, je les ramènes. »

Enzo parle beaucoup, même s'il sait que tu dois avoir du mal à encaisser tout ce qu'il est en train de te dire. L'ancien Enzo ne se serait probablement pas autant ouvert, et certainement pas d'un seul coup. Mais les choses l'ont fait changer, et s'il est sur d'une chose, c'est qu'il serait prêt à tout abandonner maintenant pour ne pas te voir partir. S'il ne doit pas revoir son frère, qu'il en soit ainsi. Enzo préfère en parler maintenant, que de te voir t'enfuir arriver là-bas. S'il avait été aux côtés de Nikolaï, il n'est pas sur qu'il aurait été capable de te suivre.
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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Sam 14 Avr - 4:26

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Mars 2018
for angel to flyC’était bon de savoir qu’il avait encore ses rollers. Enfin… Je le savais déjà. E sans rollers, c’était comme… Comme… Euh… Une licorne sans corne. Oui, c’était tout aussi choquant, car une licorne sans une corne, bah, c’était un cheval quelconque, et je n’aimais pas les chevaux. Alors, comme j’aimais E, forcément qu’il avait ses rollers. Et un peu qu’on allait faire un tour avec nos rollers, et même plein ! J’accompagnai donc son rire, tandis que nous nous lançâmes sur la route, pour quelques heures de trajets. Un campement ! Il n’était donc pas tout seul, pour de vrai. Il goûtait à la vie en communauté… Je ne savais pas encore si c’était vraiment une bonne chose ou pas. Après tout, mes expériences passées ont été variées, et si j’ai été de moi-même m’incruster dans divers groupes, il faut avouer que la majeure partie d’entre eux se sont mal déroulés. Et ce fut en pensant à tout cela que je traversai cette longue distance, appréciant tout de même de constater qu’il n’hésitait jamais sur le chemin qu’il devait prendre. C’était rassurant de se savoir entre de bonnes mains… Quand bien même j’avais pu croire à un moment donné qu’il n’était pas à la hauteur, c’était mieux de se rendre compte que je m’étais trompée.
 
Toujours en silence, sifflotant une petite chanson lorsque je n’étais pas essoufflée par un effort tel que la montée d’une petite pente ou quelque chose du genre, nous finîmes par arriver apparemment au quart du chemin à parcourir, une petite pause pour boire un coup. Après tout le but était de ne pas mourir, hein ? Mais tandis que je savourais de garder un peu l’eau dans ma bouche… J’entendis E me parler, du ton qui signifiait qu’il avait quelque chose à me dire. Alors, je me figeai totalement, ne sachant pas trop à quoi m’attendre, gardant l’eau en bouche, cessant presque de respirer sinon par le nez. C’était un peu ma tête de « je ne sais pas ce que tu vas dire, et je ne sais pas si je vais aimer, dépêche avant que je m’asphyxie ». Oui, tout ça.
 
Il tourna autour du pot. Je n’aimais pas vraiment ça… Il savait bien qu’avec moi, il fallait dire les choses comme elles étaient : vraies, parfois pas cool… Mais en tout cas comme elle étaient. Et puis forcément qu’il ne m’en avait pas parlé, puisqu’il le faisait maintenant ! Ah, quelquefois, je me demandais s’il réfléchissait à ce qu’il disait. Même qu’il détournait le regard ! Ohlala, qu’est-ce qu’il allait m’annoncer ? Qu’il n’était pas humain ? Que les zombies avaient une origine extra-terrestre ? Je le savais qu’ils n’étaient pas d’origine terrestre ! Ils avaient ce quelque chose d’un peu étrange qui n’avait pas grand-chose de commun avec nous…
 
Mais il m’annonçait bien pire, en réalité. Il avait des frères, plusieurs. Et même qu’il en avait trouvé un ! Qu’on allait avec lui. J’aurais pu être contente pour lui, et je l’étais. Vraiment. Quelque part. Mais d’un autre côté… J’aurais vraiment préféré aller chez de purs inconnus. Car maintenant que je savais qu’il y avait une personne à laquelle il était attachée là-bas… J’avais peur de la concurrence. D’ailleurs, je ne pensais qu’à ça : au fait qu’il y avait donc peut-être quelqu’un de plus important que moi. Que F. Alors, j’avais avalé l’eau – ma capacité à respirer tout en ayant de l’eau dans la bouche ne dépassait pas de beaucoup une minute. Mais avant que je ne puisse commencer à réfléchir à mes mots, il se lança encore. Pour me parler d’une fille, d’un bébé, de grands.
 
Je n’avais jamais vu de bébé. Jamais, même pas quand j’étais… Avant. Ou alors je n’en avais pas le souvenir. Et cela me rendit curieuse. En même temps que j’étais un peu perdue. C’était beaucoup d’informations, ça… Et cela signifiait que je n’allais pas répondre pour l’instant. Je voulais réfléchir un moment avant de me positionner. Alors, je lui tendis ma gourde d’eau, en silence. Il comprendra de toute façon, je n’avais pas tant changé… Je lui dirai plus tard.
 
Toujours sans parler.
 
Nous reprîmes la route, sans que je dise quoi que ce soit, attendant qu’il démarre pour rester à ces quelques centimètres derrière lui. Je réfléchissais pendant ce temps. A toutes les implications que ces nouvelles occasionnaient… Avais-je envie de prendre le risque de me mêler à ces gens, pour les voir me prendre E ? Ne devrais-je pas m’en aller maintenant, tant que je risquais pas de souffrir de finir seule, encore ? Pourtant, je l’avais cherché pendant si longtemps, que j’avais l’impression que je crèverais de regrets si je devais l’abandonner là. Et d’un autre côté… J’en avais assez de me ramasser des claques. Le M, les Sauveurs, F, le voyage… J’en avais assez de ramasser des cliques, des claques, je voulais me poser quelque part, et avec lui. Frère ou pas frère.
 
Je pris la décision de ne pas prendre de décision… Pour le moment. Je finis par lui dire cela une fois arrivé à la moitié du trajet, le deuxième quart en somme. J’étais en train de sortir les derniers morceaux de viande qu’il me restait de mon bocal, lui tendant de quoi se nourrir pour ce « midi », quand je déclarai simplement :
 
« Ca ira. »
 
J’aurais pu rajouter « pour le moment » à la suite… Cependant j’avais pensé que donner un caractère définitif à mes paroles… Hé bien, cela pourrait le rassurer. Il m’avait surprise, en réalité, ce n’était pas souvent que quelque chose perturbait Enzo à ce point-là, vraiment. Et c’était probablement cela qui m’avait le plus perturbé. Je ne savais pas quoi penser… Je devais me laisser un peu de temps.
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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Sam 21 Avr - 20:28

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Le morceau de viande que B' tendait, est tombé à terre lorsqu'Enzo s'est jeté sur elle pour la prendre dans ses bras. Ce n'est pas son habitude, au garçon. Lui qui est tant timide, qui est tant restrint à ce dont il a besoin pour survivre. Mais il l'a enlacé fortement, fermement, il aurait pu l'empêcher de respirer s'il avait été un peu plus grand, un peu plus fort. Parce que ce simple « Ca ira... », signifie tellement pour lui. Même s'il a peur de ne pas être à la hauteur, pour N', et pour B', simultanément. Enzo aurait été prêt à partir avec elle. Le fait qu'elle dise clairement qu'elle ne fuira pas, signifie qu'il n'aura pas besoin d'abandonner son frère. Le dernier d'une fraterie pourtant bien portante. Enzo est si heureux, que lorsqu'il se recule, c'est un sourire franc, et sincère, qui illumine ses lèvres. Sans attendre, et sans rien dire de plus parce qu'il se trouve déjà bizarre, il se baisse pour attraper le morceau tombé par terre. Il souffle dessus, enlève quelques trucs collés avec ses doigts, et finit par l'avaler. Bon, d'accord, il doit avoué que ce geste était super débile, vu le goût que ce truc a maintenant. Mais Enzo est presque sur que ça ressemble au goût d'hier, c'est peut-être pas la terre qui est déguelasse, finalement. Il aurait voulu se taire, mais la grimace qu'il tire montre bien le fond de ses pensées.

« - Stylé, alors on y va, c'est sûr. » Le borgne répond ça, simplement, qui laisse entendre qu'il n'y serait pas allée si elle l'avait décidé. Même si Enzo semble être à la tête de leur petit duo, Bianca a toujours été le centre, le noyau. « Il nous reste plus qu'un putain de grand champ, à traverser. Après, on sera bientôt arrivé dans la zone. »

La Zone, c'est le cercle autour du campement où il a plus de chance de tomber sur un des siens qui rôde pour la sécurité. Ouai, c'est comme ça qu'Enzo se repère. Comme ça qu'il peut se dire qu'à une certaine distance du camp, il est tout de même un peu en sécurité. Enzo, il avait planqué son vélo a proximité, histoire qu'on ne lui pique pas. Puis, en continuant de manger ces trucs immondes pour lui faire plaisir, il a emmené B' un peu plus loin. Elle n'a pas besoin d'enlever ses rollers, pour une fois, elle va plus vite que lui. Sur la route, vous montez d'une cinquantaine de mètres pour qu'enfin, les arbres en bas de la coline passent en dessous de vos têtes. Vous les dépassez un peu, et ça vous permet de voir l'immense prairie qui se dresse en bas. Enzo n'a pas le nom, n'a pas les proportions non plus. Ce n'est pas un simple champ, car il se tient sur plusieurs hectars. Il le regarde, fronce son unique oeil en se disant qu'il va encore galérer à le traverser avec le vélo-cadi. Mais c'est la route la plus courte, au moins, vous manquerez un détour de deux, voir trois heures.

Sa vision est difficile, il ne voit plus aussi bien de loin, qu'avant. Enzo est obligé de se concentrer, il avant de quelques pas supplémentaire comme si ça allait l'aider à mieux voir. Au loin, dans ce praie, il semble y avoir de petits points qui bougent sans cesse. Il fallut une bonne minute de plus à Enzo pour enfin distinguer ce qu'ils étaient : des zombis. Plein, partout, dans le champ. Ils forment une petite horde, bien qu'ils soient suffisamment dispercés pour que deux enfants puissent passer au travers. Il faudra être rapide, il faudra être agile, et silencieux au maximum. Mais Enzo, il pense que c'est chose faisable. Il sait d'où ces choses proviennes, alors, il prend la parole pour éviter à B' de poser la question.

« Y a un barage, à l'ouest. On l'a vu, en faisant des rondes. Ils ont du le briser... » Si Enzo n'est pas inquiet de la direction que les zombis prennent, c'est parce que son campement est à l'opposé. Ils s'en éloignent, alors, il ne va pas se plaindre. « Tu t'en sens capable ? ». De cette simple phrase, Enzo se met à sourire, il espère la faire réagir pour être partante. Ca semble l'amuser, ce n'est pas nouveau, Enzo est téméraire.
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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Mer 2 Mai - 17:37

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Mars 2018
for angel to flyCela semblait faire plaisir à Enzo d’y aller, alors j’étais tout de même contente d’avoir dit oui. Et puis, il semblait encore plus léger que d’habitude, il avançait encore plus vite ! Au moins, j’étais touchée de comprendre que si j’avais refusé, il serait venu avec moi. Bien que d’un autre côté, je comprenais surtout que si je n’étais pas dans l’optique de rester, je risquais de le priver de sa famille. Je ne savais pas trop ce que c’était, d’être avec un parent, une personne qui nous était proche par le sang et qui, ainsi, nous aimait qui qu’on soit. Cela devait être sympa, cette sorte d’amour inconditionnel… Mais je craignais vraiment que cet amour inconditionnel surpasse celui conditionnel que me portait E. De toute façon, je le savais déjà. Si je ne me sentais pas à ma place, je partirai tout simplement, considérant que j’avais de toute façon perdu E comme j’avais perdu F.
 
 
Le suivant comme toujours, nous finîmes par arriver dans un champ très long, sans fin, où j’eus un peu de mal à avancer. Et enfin, ce fut un arrêt, pour voir un autre champ, d’un autre genre, un champ de zombies. Oh non… Ils étaient sacrément nombreux. Il allait falloir être intelligents sur ce coup là car si j’ignorais où était le campement prévu à destination, Enzo semblait ne pas paniquer. En revanche, je n’étais pas très chaude à l’idée de foncer dans le tas. Il allait falloir nous montrer particulièrement discrets en réalité… Ils étaient dispersés, mais si un seul nous sentait, remarquait notre présence, nous étions totalement fichus. Nous serions encerclés, et là, aucun moyen de nous en tirer car nous serons encerclés.
 
J’avais sacrément peur, ça oui.
 
Mais lui semblait savoir ce qu’il faisait. Il m’indiqua qu’à l’ouest il y avait un barrage, qui avait dû briser, expliquant ainsi la présence des Z… Cela me faisait une belle jambe. Surtout qu’il me demanda si je me sentais capable d’y aller de front, d’avancer au travers de ces créatures. Et j’allais répondre honnêtement :
 
« Non. »
 
Mais je n’étais pas non plus idiote, s’il fallait passer par là, alors nous passerons par là. Jusque-là, je m’étais toujours sentie en sécurité avec lui, et la seule fois où il m’avait fait défaut, c’était parce que nous étions séparés. Ainsi, je ne comptais pas faire la fine bouche, et je pris un air déterminé afin de me motiver. Il pouvait me sourire ! Je n’avais pas plus envie d’y aller, ça non. Tuer un zombie isolé, deux peut-être, ça restait possible avec le couteau long que j’avais toujours avec moi, servant principalement à tailler du bois ou à couper les choses difficile – que je ne mélangeais pas avec la cuisine, on ne savait jamais hein… J’attachai même mes cheveux, qui se faisaient très longs maintenant, afin de ne pas être dérangée si j’avais à me débattre. Après tout, je ne leur donnerai pas ma peau trop facilement… Simplement, j’espérais vraiment que j’avais raison de lui faire confiance sur ce coup-là… J’avais peur qu’il se montre un peu trop téméraire. Enfin… Il s’agissait d’Enzo n’est-ce pas ?
 
Je me lançai alors à l’avant, montrant que j’étais partante en démarrant sans lui, marchant d’un pas assez tranquille, prête à me calquer sur sa stratégie pour avancer…
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Non, Enzo ne se l'est pas fait injecter. Il ne pense pas que le monde puisse être sauvé. Ni la terre, ni l'humanité.

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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Dim 6 Mai - 13:02

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Elle s'est avancée en premier, et il a déglutit difficilement sa salive. Parce que son honnêté tranche toujours les airs, comme le couteau ensanglanté du destin. Enzo, il a juste fait demi-tour pour récupérer les sacs, à l'arrière du vélo-cadi. Celui sur ses épaules est lourd, mais il tient l'autre à bout de bras jusqu'à ce qu'il puisse le donner à Bianca. Vu la façon dont elle réagit face à cette épreuve, il serait stupide de tenter de traverser le champ avec le vélo. Lui, il l'aurait fait, s'il avait été seul. Parce que Enzo n'a jamais été connu pour sa tranquillité, mais pour se mettre en danger. Téméraire est un mot qui lui convient bien, parce qu'il est plus bête que courageux. C'est ce qui vous pousse à marcher ces premiers pas, sur le champ. Il n'y a pas de morts, sur plusieurs mètres. C'est ce qui vous permet d'avancer tranquillement, dans un premier temps. Jusqu'à ce que les premiers zombis se dessinent à courte distance. Enzo, il a automatiquement attrapé la main de B' pour qu'elle le suive. Pour qu'il soit toujours en contact avec elle, pour qu'il ne la perde pas, cette fois. Les esquiver n'est pas un problème. En toute discretion, il n'y en a que quelques uns qui semblent vous repérer. Mais ils ne sont pas assez bruyants pour attirer l'attention du reste de la horde.

C'est ce qui pousse Enzo à prendre confiance. C'est ce qui le pousse à s'amuser, parce que Enzo n'a jamais vraiment vus les zombis comme étant le problème. Enzo, il contourne ces derniers comme s'ils n'étaient que de vulgaire potos électrique. Il sourit, tenant son poignard et Bianca de l'autre main. Il est agile, rapide, il l'oblige à avancer comme si elle devait être aussi à l'aise que lui. C'est quelque chose qui lui fait défaut à chaque fois. Il lead comme s'il avait l'âge et la mentalité pour le faire. La maturité est un défaut, il agit comme un grand alors qu'il n'en a même pas l'aspect physique. Enzo, il s'amuse, et c'est ça, le problème. B',  elle ne pourrait pas louper le sourire qui anime E', à chaque fois qu'il se tourne pour la voir. Vous arrivez à mi-chemin à travers le champ, sans encombre. A cet endroit, les zombis sont étrangement plus éparpillés. Comme si un cercle se dessinait entre les cadavres, c'est le moment où Enzo lâche la main de Bianca. Cet enfant a trop confiance en lui.

Le premier zombi qu'il croise en dépassant le cercle, est un nouveau jouet. De loin, on pourrait croire qu'il s'amuse à danser, ou à le faire courir. Mais il s'occupe de l'éloigner de Bianca pour qu'elle puisse continuer à avancer. C'est ce qu'il fait avec les quelques zombis qui croisent votre chemin. Il les éloigne, parce qu'Enzo a du mal à les tuer. Que lorsque c'est obligatoire. Mais sur ce champ, il sait qu'il n'a pas le choix : trois corps tombent, puis deux autres alors qu'il revient tranquillement vers Bianca. Mais ces légers combats, c'est ce qui va avoir déclanché la faim de ceux qui sont encore debout. Les rôdeurs autour de vous, sentent l'action et entendent le bruit qu'il vient de faire. Ils se tournent peu à peu vers les deux adolescents qui ne mesurent pas le danger qui les entoure.

« - On devrait courir... » Sa voix, elle n'est pas assurée, comme il l'était avant. « T'es prête ? »

Enzo, il ne sait pas comment ils en sont arrivés là. Mais lorsqu'il reprend conscience de ce qui est en train de se passer, il est allongé, le dos contre terre. Il ne voit pas le soleil, même de son unique oeil. Mais il sent le sang puant couler sur son corps. Au dessus de lui, il reconnait les cheveux de Bianca. Il la tient fermement, mais au dessus d'eux, quelques corps morts les protègent. Enzo, il ne sait pas s'il les a tué, s'ils se sont cachés en dessous, ou s'ils se sont retrouvés là entre deux coups de poignards. La peur l'anime, mais autour, il semblerait qu'il n'y ait plus autant d'agitation que lorsque les choses ont commencé à mal tourner. Enzo, il a un léger trou de mémoire, et il ne sait pas quoi faire sans savoir ce qui se rédoule autour d'eux.
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Enzo a refusé de me laisser faire, et puis j'étais assez d'accord avec lui. L'humanité ne mérite pas vraiment d'être guérie au final.

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17 ans depuis mars, simplement, elle croit encore avoir 16 ans... Quelqu'un le lui fera remarquer, un jour ?

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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Dim 6 Mai - 15:21

❝ it’s too cold outside... ❞
Mars 2018
for angel to flyJe l’avais bien senti que c’était une mauvaise idée de le suivre dans ce champs de zombie. Je l’avais senti et pourtant je m’étais laisse faire. Mauvaise idée, Enzo ! Je lui aurais bien dit tout ça, simplement, il était dans les pommes, suite à… Je ne savais même pas ce qu’il s’était passé, en réalité. Les Z nous ont encerclés et ensuite, nous avons dû nous battre. Moi y compris. Heureusement que j’avais sorti mon couteau, histoire de me défendre au cas où… Simplement, il tomba d’un coup, j’avais même l’impression qu’il n’y avait pas eu de coups l’assommant, il s’était écroulé comme cet homme que j’avais rencontré une fois, tellement fatigué qu’il s’était totalement éteint alors qu’il parlait. Il était tombé, et à ce moment-là, je compris que j’allais devoir me débrouiller à ma façon. Et ma façon de faire… C’était de me cacher. J’étais douée pour ça. Une fois j’avais même dormi sous un monticule de corps, parce que j’avais fini coincée au milieu d’une horde, et le temps de mon sommeil, ils s’étaient dispersés et moi, j’avais eu l’odeur tellement incrusté que j’aurais pu discuter avec eux sans qu’ils me repèrent.
 
Je m’étais donc jetée du côté d’Enzo, abandonnant presque les sacs – ce n’était pas eux qui allaient nous voler… - et je fis comme Tyler m’avait appris lorsque nous étions encore chez les Sauveurs. Je les frappai de façon aussi précise que je pouvais, profitant qu’ils étaient peu nombreux et stupides, j’en eus quatre, c’était suffisant pour les disposer aussi vite que possible par-dessus nous deux, et en même temps pas trop lourd.
 
Il était couché sur le dos, et moi sur le ventre, sur lui. Je me reposais aussi un peu sur mes bras, de chaque côté de son corps, pour ne pas trop l’étouffer, tandis que je l’appelais de temps en temps, pour le réveiller. Et je dus attendre, tandis que j’entendais les Z s’activer autour de nous, nous cherchant probablement. Il ne fallait pas bouger… Ne pas faire de geste brusque. Et quand il se réveilla, je le fixai d’un regard méchant. Je l’avais senti tenter de gigoter, et il n’avait pas intérêt à faire plus.
 
J’avais disposé mon visage de façon à ce que nous soyons presque nez à nez. Avec mes yeux, je lui lançai des rayons lasers digne de cette image que j’avais vue dans un livre, d’une licorne violette qui lançait des éclairs rien qu’en fixant le poney bleu. Tout pareil ! Puis, je me mis à chuchoter, histoire qu’il comprenne :
 
« On se cache. Tu bouges, je te démonte. »
 
C’était presque redondant, avec mes lasers, mais j’avais besoin que ça sorte, qu’il comprenne que là, c’était moi qui tenait la barre. Et pour le coup, j’entendais encore ces « urhh », signifiant qu’on était là pour quelques minutes – peut-être même quelques heures, mais je n’étais pas certaine qu’E tienne jusque-là… En réalité, c’était certain. Mais je nous offrais un peu de répit, juste un peu. Bien qu’on manque un peu d’air, là-dessus, nos souffles se mêlant l’un à l’autre, et il faisait chaud aussi, et puis l’odeur… La vache !
 
Mais foi de licorne, on en sortira vivant, c’était même certain.
 
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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Dim 6 Mai - 15:56

It's too cold outside
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Ses yeux auraient suffis à faire comprendre au garçon qu'il n'avait pas intérêt à bouger, mais les mots qui sont sortis de ses lèvres l'ont cloués sur place. B', elle sait survivre. Elle sait prendre soin d'elle, et même s'il ne l'avait jamais laissé faire lorsqu'ils vivaient à trois, il le savait. Parce que personne n'aurait pu survivre au -M, sans savoir survivre dehors. Seuls de véritables survivants pouvaient le faire. Il a alors laissé retomber doucement sa tête sur l'herbe en dessous de lui. L'odeur est répugnante, mais ce n'est pas la première fois qu'il doit la respirer de la sorte. Pour être honnête, ce n'est même pas ce qui le travaille le plus, à la seconde précise. Lorsqu'elle s'était rendue claire, sur la situation, Enzo avait arrêté de penser de façon intelligente. Il avait même arrêté de penser tout court, d'ailleurs.

Enzo, il avait seulement pu se concentrer sur ses derniers souvenirs. Sur ces claques qu'elle lui avait mises, la vieille. Sur ces câlins, ces bisous sur la joue, ces caresses qu'ils se sont échangés sans la moindre arrière pensée. S'il avait été gêné de la voir se laver, dans la rivière, il l'est encore plus à cause des images qui défilent dans son esprit. B', elle est à quelques centimètres de lui. Il sent son corps contre le sien, son souffle s'écraser sur ses lèvres, son nez lui provoquer de légères chatouilles à l'extrémité du sien. Par l'amour de grands qu'il sait lui porter, Enzo, il ne se surprend pas à avoir envie de l'embrasser. Pour la première fois de sa vie, pour qu'elle soit la première. Il la regarde de son oeil unique sans arriver à faire autre chose. Son regard s'est baissé sur ses lèvres, quelques secondes, avant qu'il ne soupire.

L'enfant se force à fermer les yeux pour arrêter de la regarder. Il se dit qu'en ne la voyant pas, il y pensera moins. Mais ce n'est pas le cas, bien au contraire. Parce qu'il a tant rêvé de la retrouver, parce qu'il a parcourus tant de territoires différents pour elle. Parce qu'il a toujours eu besoin de sa présence, parce qu'il l'a toujours aimé sans pouvoir mettre des mots dessus. Maintenant qu'il a comprit, maintenant qu'il a vu ce que c'était d'aimer quelqu'un comme ça, Enzo, il ne peut pas faire comme si de rien était. Ce gamin, il grandit. Quoi qu'il dise, et quoi qu'il fasse, il n'a pas le choix.

« - Faut bouger... » articule-t-il difficilement, après de longues minutes de silence. Enzo, il ne sait pas combien de temps ça fait, qu'il ne bouge plus. « on peut pas rester... là. »

Il parle de cet endroit, parce qu'il ne veut pas dire autre chose. Parce qu'il ne veut pas montrer qu'à l'intérieur, il a changé. Parce qu'il ne veut pas qu'elle sache, qu'il, la regarde comme ça. L'effet qu'elle lui fait n'est plus celui d'une enfant qui rougie après un bisous. Cela n'a plus rien de semblable, et il le ressent physiquement à la seconde où il bouge légèrement à cause d'un cailloux qui lui fait mal. Une bosse à l'intérieur de son jean l'a poussé à ouvrir immédiatement son oeil, pour poser son regard sur le visage de Bianca. En une fraction de seconde, il panique. Pas à cause des cadavres, pas à cause de la mort, pas à cause des adultes. Non, pour la seconde fois de toute sa vie, c'est sa propre réaction qui lui fait peur. Cette fois-ci, ce n'est pas une claque qui le met du mauvais côté de la barrière.

« - Faut que je sorte de là... » La panique s'empare de lui, alors qu'instinctivement, il tente de lever les bras. En essayant de toucher le corps de B', écrasé contre le sien, le moins possible, il tente de repousser les membres articulés près de vos visages. « Faut que... je respire. »

Ses joues sont rouges, il panique, parvient à enlever un bras, et une jambe, pour faire passer les rayons de soleil sur son visage. Enfin, il parvient à avoir une dose d'oxygène sans l'odeur du sang. Comme si c'était ça qu'il cherchait réellement, Enzo réussi à se calmer. Quelques secondes, qui lui permettent de se dégoûter un peu plus pour ressentir cette excitation qui le répugne. Une nouvelle fois, son oei rencontrent ceux de Bianca, et il met quelques secondes à reprendre la parole.

« - Dis-moi comme c'est, dehors. J'arrive pas à voir... » Avoue-t-il, avant de détourner son regard des siens en attendant d'avoir la réponse. « C'est bon, ou pas ? »
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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Dim 6 Mai - 17:00

❝ it’s too cold outside... ❞
Mars 2018
for angel to flyIl obéissait, c’était bien. Pendant ce temps, je ne lâchai pas mon couteau, à écouter dehors. Toujours ces bruits… Du coup je ne faisais pas tellement attention à Enzo, sur ce coup-là. Et je le savais bien qu’il n’allait pas tenir longtemps. A peine quelques minutes, on ne pouvait pas dire que niveau endurance, il tenait le top sur le coup ! Tant pis pour mon regard de licorne enragée, je me contentai de soupirer. Après tout, on n’allait pas le changer, mon Enzo, hein ? Quelque part, c’était rassurant de savoir que je le connaissais toujours. Dans ses petits détails, dans le temps qu’il parviendrait à attendre. Ainsi, je fis juste un petit signe de tête, pour commencer à essayer de glisser une main – reposant du coup un peu plus mon poids contre lui – pour dégager un point de vue sur le côté, en repoussant un bras. Cependant, je n’eus pas vraiment le temps de faire beaucoup de chemin, étant donné que quelque chose me fit sursauter un peu.
 
J’avais une sensation familière au niveau de la jambe, vers le haut de la cuisse. Une bosse. Et au vu de la réaction d’Enzo, son œil s’ouvrant aussi vite que moi je me tournai vers lui, c’était exactement ce que je pensais. Je connaissais cette sensation, car le M aimait que je m’asseye sur lui, et il avait la même chose. Je savais exactement ce que c’était, j’en avais presque l’image en tête. Et si je n’avais pas eu l’envie de vomir à cause de l’odeur de la chair pourrie des Zombies, là, j’eus une nausée à cause d’une angoisse qui m’enserra le ventre. Je ne pouvais plus bouger, quand bien même il y avait toujours cette sensation.
 
J’étais en train de me demander, pourquoi ?
 
Je me refusai à imaginer qu’E était comme le M. Cela devait être un truc que tous les garçons avaient, une sorte de chose commune, comme l’était les règles. On m’avait expliqué ça, quand j’avais été dans un groupe, j’avais saigné et j’avais eu peur, ça ne m’était pas arrivé depuis très très longtemps… On m’avait alors expliqué que toutes les filles avaient ça, une fois par mois en toute logique. Peut-être que les garçons avaient quelque chose du genre ? Ils en avaient de la chance, au moins ils n’en mettaient pas partout…
 
Mais je ne pouvais pas bouger, tandis que Enzo, lui il s’activait. En fait, les zombies, je n’en avais plus grand-chose à faire… Ils ne devaient quasiment plus nous remarquer, à présent. Je ne les entendais pas s’activer en tout cas. Et il parvint à se déplacer un peu, malgré le fait que je sois complètement bloquée, à le sentir, et même que je finissais enfin par réussir à me calmer un peu. L’angoisse était toujours là, mais elle restait un peu en sourdine. Je pus l’écouter, quand il me demanda de regarder. Et je tentai d’obéir – je gérais, mais il était toujours le chef, même avec une boule… Là.
 
Je me penchai un peu, pour regarder, mais il n’y avait pas l’air d’y avoir grand monde. Je me tournai pour mater de l’autre côté, afin d’être sûre qu’ils n’étaient pas quelque part en embuscade, mais toujours rien. Alors…
 
« Clear.
 
Mais je voulus être certaine que nous allions nous sortir de cet enfer. Alors… Pour la deuxième fois en deux jours, je me décidai à me déguiser en zombie encore. Super… J’espérai tout de même qu’il était à proximité d’un endroit pour se laver, leur camp. Donc, sans ménagement, je me décidai à me retirer du corps d’Enzo, pour éventrer sans plus de cérémonie le premier zombie venu. Je récupérai des entrailles, que je déposai sur E, qu’il se tartine tout seul, et ensuite je fis de même sur moi.
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MessageSujet: Re: It's too cold outside. Dim 6 Mai - 17:36

It's too cold outside
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Enzo se retrouve libéré des poids du cadavre, et de Bianca, lorsqu'elle s'extirpe de ce tas en décomposition. Il n'a pu que rester quelques secondes, allongé, à regarder le ciel de son unique oeil. Son corps ne s'est pas calmé, mais il a réagit seulement lorsque B' a jeté sur lui des entrailles de zombis. Il a sursauté, en se redressant, avant de se tourner vers elle pour comprendre son plan. Encore, ils doivent se tartiner de sang en décomposition pour survivre. Cette chose devient habituelle, c'est la meilleure façon pour passer au travers du groupe. Ils auraient dû faire ça avant d'arriver dans le champ : les choses auraient été plus simples, et moins embarassantes. Se recouvrir n'a pas été compliqué, mais Enzo n'en a pas mis sur son visage. Il n'a pas envie de devoir changer de pansement de suite, et il est hors de question qu'il arrive au camp la cicatrice découverte. Rares sont les personne qui ont vu ce qui se cacher en dessous les bandages, et Enzo veut que ça reste ainsi.

Maintenant debout, il a regardé Bianca finir de se recouvrir. Avant d'automatiquement se retourner pour chercher de l'oeil les sacs à dos plein de ressources. Enzo, il a voulu s'avancer. Mais cette putain de bosse l'a rapppelé à l'ordre, ce qui l'a obligé à s'arrêter quelques secondes. Ce simple rappel lui rejète une nouvelle fois la vision du -M, aussi déguelasse soit-il, posant ses mains sur B'. Pour ça, il se hait. Parce que sans le contrôler, il se compare à ce monstre. Enzo, il est incapable de faire la différence entre ce qu'il a pu voir à l'époque, et l'acte d'amour que ça peut représenter entre deux personnes. Du moins, pas quand ça le concerne lui directement. Il se dégoûte, mais ne peut s'empêcher de tirer sur le tissu de son jean pour se laisser plus de place. Il soupire, le dos tourné à Bianca, avant d'avancer pour récupérer les sacs. Sans faire de bruits, et l'odeur n'attire pas les zombis. Discrètement, il repose le sac à côté de la fille, sans la regarder. Le borgne tente de se contentrer directement sur l'horizon des arbres, à une distance moyenne de l'endroit où il se trouve. Bientôt, il sera de retour à la maison. Mais Enzo, il est bien loin de penser au confort et au groupe qu'il retrouvera en arrivant là-bas.

« - Faut se dépêcher... » Il ment, pour briser le silence qui s'est installé. « ils doivent déjà s'inquiéter. »

C'est tout ce qu'Enzo a trouvé à dire. Il n'a pas vraiment réfléchis à quoi dire, d'ailleurs. Enzo, il est trop honteux pour oser la regarder, alors il ne pourra pas s'adresser directement à elle. L'enfant est à quelques pas de la plus âgée, et il ne bouge pas. Seulement sa main s'est levée, après qu'il ait mis le sac sur ses épaules, pour passer une mèche de cheveux derrière son oreille : le meilleur signe pour voir qu'il n'est pas bien. Enzo, il se dégoûte. Il ne veut pas l'approcher parce qu'il a peur de lui faire du mal, comme le -M avait pu le faire. Alors, Enzo se contente d'espérer qu'elle n'a rien remarqué. Il tente d'oublier le regard qu'elle lui a jeté, lorsqu'il a ouvert les yeux. Enzo, il aurait aimé être capable de fuir.

« - Tu marches devant ? » Il attend qu'elle soit debout, puis, ose un regard en sa direction, mais ses joues deviennent rouge à la seconde. « ça m'évitera de faire des conneries. »
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