Still here [Salomé & Mason - Flashback]
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Still here [Salomé & Mason - Flashback]

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Salomé Olsen



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MessageSujet: Still here [Salomé & Mason - Flashback] Jeu 22 Mar - 7:28

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Salomé était relativement à l’aise dans ce quartier. Autrefois, il était paisible. Elle ne craignait pas ses voisins, pas avant qu’ils ne commencent à claquer des dents, affamés à l’approche de la chair humaine. En quelques semaines, la rue s’est vidée, ne laissant errer que les morts. Salomé ne voulait pas quitter sa demeure, donc elle s’est assurée de verrouillée chaque porte et de fermer chaque fenêtre malgré le soleil qui tapait parfois fort. On ne respirait pas, mais c’était sécuritaire. Il faisait chaud, mais personne ne pouvait entrer.

Ce soir, elle entend des voix. Elle n’est pas seule dans le quartier. Pour cette raison, elle se glisse sous la fenêtre du salon pour regarder discrètement à l’extérieur. La jeune Olsen s’est habituée à vivre de ses propres moyens, toujours sur le pied d’alerte. De ce fait, elle est cloîtrée dans une maison plongée dans le noir. Elle ne se risquerait pas à allumer une bougie ou une lampe torche en pleine nuit. Elle serait comme un phare projetant sa lumière sur la mer. Les voix se rapprochent. Elle entend du verre brisé, signe que les personnes entrent et sortent à leur guise de chaque maison. Ces personnes viennent par ici. Aussitôt, elle se précipite dans le placard du salon sans penser à prendre des armes ou de la nourriture. Sa propre survie surpasse tout le reste. Elle ne veut pas vérifier si ces personnes sont gentilles ou méchantes.

Une odeur désagréable règne dans ce placard. Les vieilles bottes usées de son frère empestent, même après tout ce temps. L’odeur reste aussi forte et étourdissante. Elle est assise au fond du placard, attentive aux bruits de l’autre côté de la porte. Un groupe d’individus est entré par infraction. Elle n’a pu trouver meilleure cachette en si peu de temps. Elle se fait toute petite. Elle ne sait pas combien de temps ils vont rester.

Au bout d’une heure, lorsque le silence s’installe, elle ose entrouvrir la porte. Il était évident qu'aucun d'eux n'aurait voulu trouver meilleur refuge pour la nuit. Ses armoires sont pleines - presque pleines. À cause d'eux, elle sera bientôt démunie, sans ressource. L'un effectue la garde au-devant de la maison. Un autre surveille le jardin. Elle pourrait choisir de quitter sa cachette, mais ça implique de marcher subtilement vers l'escalier, de monter sans faire le moindre bruit, puis de ne croiser personne à l'étage. Doucement, elle ouvre la porte plus grand. Elle flotte littéralement dans l'escalier pour rester discrète. Un regard dans le couloir lui laisse croire qu'elle peut s'y aventurer. Sa chambre est la première sur sa droite, juste au-dessus du garage.

Elle entre dans la pièce sombre, fermant en douceur la porte. Qu'elle soit maintenant loin d'eux n'implique pas qu'elle doive baisser sa vigilance. Au contraire. Elle se promène au-dessus de leur tête. Ils peuvent l'entendre à tout moment.

Salomé n'avait pas jugé bon d'examiner sa propre chambre avant de s'y enfermer. Dans son dos, elle entend perceptiblement les soupirs d'une chaude respiration.

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MessageSujet: Re: Still here [Salomé & Mason - Flashback] Jeu 22 Mar - 18:09

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Lorsqu'il est entré dans cette chambre, Pope aurait dû simplement en faire le tour. Mais il n'était inévitablement pas en état de faire grand-chose. Comme la moitié des personnes du groupe, d'ailleurs. Ils ont à peine quitter un bar, où ils ont passé la journée à descendre les dernières bouteilles, qu'ils ont dû trouver une maison pour passer la nuit. Ou plutôt, le reste de la journée. Ils ont réussi à récupérer quelques trucs, mais pas grand-chose. En trois mois, les maisons ont déjà été pas mal pillées. Il aurait pu s'en inquiéter, mais il ne l'a pas fait. Pope, il s'est contenté d'entrer dans cette dernière maison, son doigt glissant machinalement sur son arme à cause de l'alcool qui imbibe son être entier. Ils ont tous regardé, même les vêtements dans les placards. Comme à son habitude, et même devant Fanny, il n'a pu s'empêcher de lancer une phrase montrant son état d'esprit constant : Matte-moi la cougar, elle est bonne ! Mais la visite s'était arrêtée dans la chambre de cette adolescente. Celle qu'il avait vu sur les photos, en bas. Celle qui, par son simple physique, a réussi à planter une graine de désir dans l'âme de Pope.

Bien que poussiéreuse, la chambre était propre. Belle. Il aurait carrément pu bien s'y sentir, s'il ne sentait pas ses jambes se dérober à chaque fois qu'il se déplace. Pope, il a tenté de garder le rythme. Tenter de la comprendre, d'apprendre à la connaître par ces simples souvenirs qui semblent dater d'un temps si lointain. Il s'est prit à imaginer comment elle pouvait être, à l'intérieur de sa tête. Par les photos accrochées au mur, par les mots griffonnés sur des coins de feuilles. Par les livres, les musiques, les images, n'importe quoi qui attire son attention. Mais au final, la seule chose qui l'a réconforté, c'est l'instant où sa joue est tombée sur l'oreiller. Pope, il ne se rappelle pas s'y être installé, mais le sommeil l'a directement emporté. Alors, il ne s'inquiétait pas pour Fanny, partie avec quelques autres pour finir de fouiller les maisons. Heureusement qu'il n'est pas le seul à s'être posé ici, car sinon, emporté dans ce sommeil réparateur, il aurait été perdu aux yeux du reste de son groupe.

Les rideaux sont tirés, lorsqu'il ouvre délicatement ses paupières encore lourde, Pope ne voit pas le bout de ses doigts. La nuit est complètement tombée, il ne sait pas depuis combien de temps il est étendu là. Sa bouche est pâteuse, il tente de l'humidifier, mais rien n'y fait. Encore imbibé, il sent le mal de tête monter en flèche comme s'il était inévitable. Sa respiration est lourde, il a chaud. Il s'est lentement redressé, pour rester assit sur ce matelas et chasser à l'autre bout de la pièce sa veste kaki camouflage et son t-shirt. Ils tombent miraculeusement sur un tapis épais qui obscurcit le bruit. Lentement, il bouge les rideaux, laissant une très fine lumière entrer dans la pièce. Il n'y a que des ombres qui se dessinent. Ou plutôt, quelques éléments qui s'éclairent à travers ce noir profond. D'un geste nerveux, il passe sa main dans ses cheveux bouclés avant de chercher à tâtons sur le matelas, son arme. Penché sur ce dernier, il remarque la porte s'ouvrir. Tout juste suffisamment pour laisser passer une silhouette, qu'il confond directement avec celle de Fanny. Qui d'autre, pourrait bien entrer dans sa chambre, en pleine nuit ? Certainement pas un des autres mecs du groupe. Pope, il a sourit à cette pensée, mais il s'est rassit sur le matelas sans en émettre le fond. La silhouette, elle disparaît aussi rapidement qu'elle est arrivée. Elle se fond dans l'ombre.

«- C'est encore un de tes jeux vicieux ? » Demande-t-il à voix basse, encore dans le pâté. « Maintenant que je suis réveillé, on peut jouer. »

Pope fait légèrement grincer le lit lorsqu'il se lève. Il ne reçoit aucune réponse, mais il prend ça pour un nouveau tour de passe-passe de Fanny. Il retire ses chaussures, qu'il aurait définitivement dû jeter plus tôt. Pope, il pince sa lèvre inférieur de ses dents, en tirant sur le rideau pour complètement le fermer. Si Fanny veut jouer, elle va jouer. Si elle veut disparaître, elle sera invisible. Sans bruit, il se met à marcher lentement dans la chambre. Marcher est un bien grand mot. Ses chaussettes glissent au sol, de quelques centimètres à chacun de ses pas. Il avance, une main en avant, pour la trouver. Pour l'attraper et l'embrasser comme si elle était une véritable perfection. Mais il n'en est rien. Non, Fanny, elle n'a rien de cette fille sur les photos. Celle qu'il a vu, et qu'il a aimé imaginer.

« - Si tu veux faire ça dans l'noir, ok. » Sa main gauche la cherche, te cherche, pendant que sa main droite tien son glock après plus d'ardeur que tout à l'heure. « Mais moi j'veux garder mon flingue. Ça t'va ? »

Impact dans, trois secondes. Il s'approche. Peux-tu le voir ? Il n'est plus qu'à quelques centimètres. Deux secondes. Du bout de ses doigts, Pope sent la respiration chaude de celle qui est supposée partager son lit depuis des années déjà. Une seconde. Ses doigts s'arrête sans toucher ton visage, laissant le temps à son corps de s'approcher pour te bloquer contre le mur, ou le meuble, peu importe ce qui se trouve dans ton dos. Le décompte se termine, lorsqu'enfin, ses doigts se glissent sur la peau de ta joue comme si tu étais sienne.
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MessageSujet: Re: Still here [Salomé & Mason - Flashback] Jeu 12 Avr - 6:12

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« On peut jouer... » Une phrase qui la perturbe dès le moment où elle quitte ses lèvres masculines. Immédiatement elle se dit : il sait. Il sait qu’elle vient d’entrer dans la pièce. Il sait que c’est une intruse. Il attendant simplement qu’elle sorte de sa cachette pour mieux se moquer d’elle. Ses pensées déraillent comme l’aurait fait une locomotive défectueuse. Au fil des secondes, elle se demande si elle se trompe, si la personne ignore qui vient d’entrer dans la pièce. « J'veux garder mon flingue. » L’homme est armé! C’est la première fois que Salomé croise une personne armée. Est-ce un criminel? Combien d’innocents est-ce qu’il a tué avant de s’introduire dans sa maison? Comment pourrait-elle se défendre face à une arme à feu? L’adolescente craint de le surprendre et que son premier réflexe soit de tirer, car si le coup de feu ne l’atteint pas, le bruit attirera inévitablement les autres. Dans le noir, son esprit est plongé dans une confusion totale.

L’homme, dangereusement, approche. Quand prendra-t-il conscience qu’il se méprend sur son identité, qu’elle n’est pas celle qu’il s’imagine? Si elle ouvre la porte pour s’enfuir, elle sera démasquée. Mais est-ce plus rassurant de savoir qu’une personne armée se tient devant elle? Heureusement, elle connait cette pièce mieux que lui, particulièrement dans le noir. À de nombreuses reprises, elle s’est cognée les orteils contre le bureau, contre le lit ; elle connait cette pièce par cœur, car elle y a grandi. Le soir, elle se levait en catimini pour se rendre à la salle de bains, sans même ouvrir les lumières. Et même si un objet tombait, elle savait où il atterrissait, juste avec l’écho qu’il émettait. Elle se dit qu’elle est en sécurité...

Contre la porte, vulnérable, elle se cale. Des doigts effleurent sa joue, elle ne parle pas. Silencieuse, comme un fantôme un peu timide. Elle-même brûlante, elle est surprise de ressentir la chaleur corporelle de son vis-à-vis. Elle pensait que plus rien ne pouvait surpasser la température élevée de la fournaise qui lui servait de maison. Mensonge. Elle ressent cet homme comme on ressent l’aura d'un four qu'on aurait oublié d'éteindre. Présent, subtil, odorant. De l'alcool. Il empeste l'alcool. Salomé arrive à goûter cette odeur du bout des lèvres. Elle se souvient alors de cette journée où son frère avait déposé devant elle une coupe de vin. Rouge, fruité. Sa mère avait donné son accord. Un dîner de famille bancale, mais qui devenait soudainement significatif pour elle. Un vin froid. Elle l'avait trouvé excellent. Cette odeur qui fouette présentement son visage n'est pas fruitée, elle est seulement puissante. Cette année, elle aurait été en âge de boire légalement, d'entrer dans les bars avec ses copines, avec Marie. Marie, une voisine disparue dont le sang recouvre toujours la porte de la remise dans la cour. Même la pluie n'a pas réussi à effacer le sang incrusté dans le bois vieilli. L'alcool n'est pas le seul liquide à sentir fort. Et cette réflexion pourrait lui sauver la vie. Les souvenirs, parfois source d'inspiration. Du bout des doigts, elle tâte le bureau de travail près de la porte. Des crayons qui n'ont pas servi depuis le début de l'épidémie reposent encore dans leur socle métallique d'un bleu poudre qu'on ne remarque pas dans la pénombre de la pièce. Un stylo à bille, fissuré, autrefois exaspérant lorsqu'il tachait par inadvertance de nombreux travaux. Possède-t-il encore assez d'encre pour lui sauver la vie? Ses doigts le trouvent, patientant sagement. Elle ferme sa main dessus, l'attrape fortement au point de le faire craquer. Rapidement elle sent l'encre couler contre ses doigts.

Elle frappe le visage de l'homme avec le crayon à l'embout brisé, non pas pour le blesser, mais bien pour le distraire. Aussitôt, l'encre du crayon endommagé se déverse sur ce visage inconnu dont elle ne connaît absolument pas les traits. Même de son placard où elle était précédemment cachée, le treillis de la porte lui octroyait une vision floue. Avec sa main, elle étale le feutre sur son visage, ressentant contre sa paume des cicatrices depuis longtemps oubliées, comme de toutes petites égratignures causées par un premier rasage ou encore une barbe légèrement rugueuse. Elle s'assure d'étaler la mixture au niveau de ses yeux, puis de sa bouche, afin que ça brûle, que ça goûte mauvais. Elle sent l'odeur de l'encre.

Sortir d'où elle arrive serait stupide. Elle tente de fuir vers la fenêtre de l'autre côté du lit en enjambant ce dernier. Elle doit faire vite, car son geste risque de le mettre en colère. Mais réussira-t-il à se repérer dans cette pièce inconnue? Salomé a quelques secondes devant elle pour tirer les rideaux et la fenêtre, car la lumière de la lune entrera et permettra à l'homme de la repérer immédiatement. Le loquet de la fenêtre se brise malheureusement dans sa main alors qu’elle pensait sa fuite proche.


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MessageSujet: Re: Still here [Salomé & Mason - Flashback] Sam 21 Avr - 20:01

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Le stylo glisse sur sa tempe pour faire saigner sa peau. Mason reçoit ce coup, qui a quelques centimètres près, aurait pu être morte pour son oeil. Il cri sous le coup de la stupeur, sous la douleur que ce coup superficiel provoque à son visage. Mais il n'en lâche pas son arme, il n'a pas non plus le temps de faire quoi que ce soit, que les doigts de la jeune femme viennent se glisser sur son visage pour étaller ce liquide qu'il ne reconnait pas. Pope ne sait que ce qui l'a frappé, ni ce qui dégouline sur son visage. Il sait juste une chose : jamais Fanny ne lui aurait porté un coup. Jamais elle ne l'aurait blessé volontairement, de la sorte. Les lèvres de l'ancien militaire se sont entrouvertes, comme pour laisser plus facilement de la place à l'inconnu pour massacrer son être. Le produit entre dans sa bouche, et enfin, Mason sait ce dont il s'agit. Ses yeux lui piquent comme si ce n'était pas de l'encre, dont il était recouvert, mais le genre d'acide qu'il a connu sur le terrain. L'aumatisme humain est de reculé d'un pas, pendant qu'il tente de trouver du bout des doigts quelque chose qui lui permettra de s'essuyer. Il sent la silhouette s'enfuir, mais il n'a pas le temps de la rattraper.

Un tissu traine sur la chaise du bureau, il se tourne donc pour l'attraper puisqu'il l'a senti de ses extrémités. Mais, les orteils de Mason se cognent avec brutalité contre le pied du bureau. A celui-ci même où la propriétaire des lieux s'était déjà explosée à mainte reprise. Chose ironique qu'est le sort : il ressent enfin quelque chose de réel, vis-à-vis d'elle. Pope ne le sait pas encore, mais cette douleur est la seule chose qui le rapproche d'elle. L'homme a retenu une grimace avant d'attraper avec rage le tissu, pour essuyer l'encre. Il crache par terre, se moquant totalement d'être à l'intérieur d'une maison. Tout ce qu'il faut pour enlever ce goût désagréable. Pope crache encore bleu, mais il ne le sait pas. Le goût ne veut pas partir, il a l'impression que son visage est sec, mais il ressemble à un schtroumpf géant. Ses yeux, lorsqu'ils les ouvrent, ne voient pas bien. Dans la pénombre, il voit flou. Par ce liquide qui ne veut pas quitter sa cornée, il voit seulement la lumière découverte par les rideaux. La silhouette de cette fille aux cheveux longs, qui tente de s'échapper par-là.

« - J'vais pas te tuer ... » Mason a envie d'hurler sa colère, mais il parle à voix basse. De façon menaçante, en serrant les dents. Il sait qu'il a déjà fait trop de bruit. « Promis ! »

Parole en l'air, parce qu'avec ce groupe, Pope n'en a aucune. Il a perdu tout ce qui le rapprochait de ce qu'il était avant la fin du monde. Trois mois avec ces abrutis lui ont suffis à se pourir. Lui qui a toujours été attiré par la noirceur, en fait maintenant parti. Sans attendre, il s'est mis à courir dans la direction de la fille. Pour la stopper, seulement. Mais ses pieds se prennent dans autre chose, et au lieu de la stopper, et il la plaque avec violence contre la vite. Le bouclé, n'a pas pu s'empêcher de pousser un léger bruit rauque, lorsqu'il l'a percuté. Il a entendu celui de la fille, surprise. La vitre s'est brisée sous le choque, elle a fait du bruit. Mais elle n'a emmené personne sur sa route.

Pope, il se ressaisit, la rattrape avant qu'elle n'ait le temps de s'enfuir. Il ne voit absolument rien, à cause de l'encre, et le fait d'être dos à la lumière de l'extérieur. Alors, il aggripe ce qu'il trouve sur son cheminL De sa main gauche, il touche de justesse ses cheveux qu'il attrape et tire violemment en arrière. Droitier, il ne contrôle pas sa force de son autre bras. Il y a été trop fort, il s'en est rendu compte lorsqu'il a réussi à plaquer la frêle adolescente au sol d'un seul mouvement. A tâtons, il est monter sur elle. L'obligeant à poser son visage contre le sol, il attrape ses poignets pour les bloquer dans son dos. Militaire de formation, les réflexes sont les mêmes sous alcool, bien que plus brutaux.

« - Ca va être bien pire que ça... »

Il s'était penché, les yeux fermés, continuant de pleurer pour qu'ils puissent évacuer toute l'encre qui l'empêche de voir. Il avait murmuré ces mots en enfonçant son nez dans les cheveux de la fille, pour être sure qu'elle entende bien ce qu'il a à dire. Malgré les pas qui se sont mis à monter rapidement à l'étage. Quelqu'un arrive, un de ses amis. Sans attendre, il a ouvert de moitié la porte. Tout juste suffisamment pour qu'il puisse voir le visage bleu de Mason, se redresser de derrière le lit. Ce meuble cache parfaitement le corps sur lequel Pope est appuyé. Sans s'en rendre compte, il se demande alors pourquoi l'autre ne voit rien. L'homme ne parvient pas çà dicerner les traits de celui qui est entré, il pourrait le confondre avec tous les mecs du groupe. Chose qui l'énerve un peu alors, alors il cri.

« - J'vais bien connard, » Il est en colère, à cause de toi. Il n'est pas du genre à faire de mal, au départ. Il s'était même donné pour but de sauver des gens, quand tout ça a commencé, mais les choses ont bien changé en trois mois. « Dégages ! »

La porte commence doucement à se refermer. La fille, elle peut voir la lumière commencer à disparaître, sous le lit. Que compte-elle faire ?
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MessageSujet: Re: Still here [Salomé & Mason - Flashback] Mer 30 Mai - 8:03

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« Je vais pas te tuer. » Elle est rattrapée, piégée, séquestrée dans cette chambre dans laquelle elle a grandi. L'homme a menti. Des paroles creuses ; lesquelles ne pourront s'effacer de sa mémoire. Il avait promis, mais bien vite cette façade de fausseté est tombée. Salomé est captive de sa propre chambre, en proie à une peur qu'elle n'avait jusqu'alors jamais connue : une vraie panique, pas comme celle qu'on ressent en regardant un film d'horreur. Plutôt une peur monstrueuse, grandissante, lorsqu'on entend un bruit curieux à l'extérieur de la maison au beau milieu de la nuit. Un vrai danger, pas d'illusions. Sa chambre. La même chambre dans laquelle elle jouait aux poupées jusque tard dans la nuit, lorsque sa mère imaginait qu'elle dormait. N'est-ce pas là une atroce façon de souiller de si bons souvenirs?

Bien pire que tout.

La poussière vole sous son lit en épaisses particules. La poussière s'est accumulée depuis qu'elle a négligé de faire le ménage dans tous les recoins. Cette poussière lui chatouille le nez, mais Salomé est trop apeurée pour succomber à l'envie d'éternuer. Aplatie sur le plancher, elle n'ose pas se débattre, malgré la position qui compresse l'une de ses épaules. Une crampe qui l'oblige à se mordre la langue, à tortiller les jambes. L'homme s'adresse à une personne qu'elle aperçoit aux lueurs diffuses. Cette personne ne peut rien pour elle ; elle préfère se taire, espérer que son assaillant soit égoïste, possessif. Elle préfère se défendre contre un homme plutôt que deux. Ses yeux cherchent sous le lit, aidés par la lumière du couloir, la lumière de la fenêtre. Elle aurait aimé repérer une raquette de tennis ou tout autre objet offensif susceptible de la défendre. Elle aperçoit seulement une vieille boucle d'oreille solitaire. Elle se trouve stupide d'imaginer être capable de se défendre avec ce petit bijou à peine assez pointu pour entailler le bout d'un doigt. Elle ne fera aucun bruit. Elle ne trahira pas sa présence une seconde fois. Elle doit maintenant réfléchir, trouver une nouvelle échappatoire.

La technique de l'homme est parfaite. Trop parfaite pour être celle d'un simple voleur. Si cette poigne était celle d'un voleur, encore novice dans le domaine, alors la victime aurait pu se débattre, quitter cette étreinte maladroite en quelques mouvements. Mais lui... il anticipe la manière dont elle tente de tourner les poignets, comme s'il savait ce qu'elle pense. L'alcool altère son jugement ; il est brusque, brute, trop ferme pour qu'elle soit en mesure de se dégager. La chance, le hasard, deux notions à exclure. Elle étouffe sous son poids, échappant un gémissement, signe qu'elle n'est point confortable dans cette position.

- Vous devriez quitter cette maison rapidement.

Elle menace. Devrait-elle réellement menacer? Les paroles se sont envolées comme par magie, guidées par un instinct survie instable. Elle n'aurait pas dû, mais elle voulait dire quelque chose au risque qu'on lui fasse mal. Pourrait-elle obtenir quelques secondes supplémentaires?

- Mon frère et moi vivons ici. Il rentrera bientôt. Il vous tuera si vous n'êtes pas partis.

Dans cette maison, la jeune Olsen est une louve solitaire. Personne ne l'accompagne dans les chaudes soirées, ne l'aide à faire à manger ou ne la distrait lors des longues journées. Dans cette demeure, elle est livrée à elle-même. Elle préfère quand même dire que des gens pourraient la sauver à tout moment. Une tentative fragile pour les dissuader de dépasser certaines limites. L'homme entendra-t-il ce qu'elle dit?


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MessageSujet: Re: Still here [Salomé & Mason - Flashback] Mar 5 Juin - 18:57

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C’est le problème, quand on commence trop d’alcool. Mason n’a jamais été quelqu’un de violent, encore moins avec les femmes. L’armée avait beau être son métier, sa famille, il n’a jamais vraiment apprécier porter des coups par plaisir. Défendre un territoire, une population, a toujours été gratifiant. Contrairement à ce qu’il est en train de faire présentement. Il use de sa force et de ses capacités apprises sur le terrain, pour bloquer une civile qui a simplement voulu sauver sa peau. C’est ce qu’il aurait vu en elle, si elle n’avait pas projeté cette encre dans ses yeux, sur ses muqueuses qui gardent ce goût amer sans qu’il ne puisse la faire partir.

“ - [...] il rentrera bientôt. Il vous tuera si vous n’êtes pas partis. ”

Voici des menaces qui pourraient être préoccupantes. Mais Pope est dans un état second. Enervé, embué par l’alcool, il part du principe qu’un seul homme ne pourrait pas tous les prendre. Mais il oublie que lui-même n’hésiterait pas à foncer dans le tas pour sauver son frère, s’il le pensait toujours en vie. Alors, Mason s’est contenté de sourire, avant de se pencher sur le côté. A quelques centimètres du visage de la jeune femme, l’homme n’hésite pas à cracher une nouvelle fois. Pour faire s’échapper un peu plus l’encre qui glisse sans cesse dans sa bouche. Le liquide bleu, pourtant bien moins foncé qu’au départ, brille au travers de la lumière de la lune, jusqu’à ce qu’il atterrisse sur le sol poussiéreux. D’un simple geste, Mason montre à la fille qu’il n’a pas peur de ce qu’elle dit.

Libérant une de ses mains, le militaire fait glisser ses doigts sur le bas dos de la femme. Pour caresser ses fesses avec délicatesse. Pas par tendresse, mais pour laisser le temps à sa proie de sentir chacune des parcelles de son corps qu’il touche sans son autorisation. Doucement, Mason s’est mis à rire. Tout ce qu’il est en train de faire présentement, est l’inverse total du garçon bien qu’il pouvait être avant que le monde tombe. Il n’imagine pas une seule seconde que cet scène, puisse être le début d’une longue histoire. Les visages qu’il voit disparaissent au bout de quelques jours, mourant pour la plupart. A ses yeux, les survivants ne sont plus une ressource non-négligeable.

Mason, il s’est soulever suffisamment pour parvenir à retourner la fille. Alors, il l’oblige à se mettre sur le dos. Délaissant ses poignets pour les coincer sous leurs deux corps, il se dit -oublie presque, que cela sera suffisant pour empêcher la proie de se faufiler à travers les mailles du filet. Pope laisse tout son poids sur la fille, mais profite de quelques secondes pour retirer les cheveux qui cachent son visage. Malgré l’encre qui fait pleurer ses yeux, il parvient à découvrir les traits de son visage. Non sur des photos, mais en chair et en os. Il lui aura fallu un peu de temps pour comprendre que cette fille est celle qui est affichée un peu partout dans la maison. Cette fille qu’il s’est plu à imaginer sous toutes les coutures, avant de s’endormir lourdement sur son lit sentant encore une délicieuse odeur.

“ - On va l’attendre ensemble, alors… ” Souffle-t-il du bout des lèvres, en laissant un sourire bleu se dessiner sur son visage. “ Ca te blessera plus si je m’en prends à lui… ”

C’est ce qu’il a appris de la guerre. Il est plus facile de manipuler quelqu’un par rapport aux gens qu’il aime, plutôt qu’en le menaçant directement. Mais au fond, Pope ne veut pas s’avouer qu’il préfère tuer son frère, que lui prendre sa vie à elle. Il la trouve bien trop jolie, et l’imagine bien trop parfaite, pour l’enlever à ce monde. D’une bêtise sans pareil, l’alcool le désinhibe. Il agit face à elle, d’une façon dont il n’aurait certainement pas voulu, s’il était à jeun. S’il avait les idées bien placées de l’homme qu’il avait pu un jour être. Mason vient de menacer ce frère absent, mais avoir cette beauté à sa portée est trop tentant. Sans lui laisser le choix, Pope se penche sur elle pour lui voler un baiser. Pour lui faire goûter cette encre infâme, et pour toucher des lèvres cette perfection imaginaire. Comme ses caresses plus tôt, ce baiser est obligé par la force qu’il y met. Tel un connard, Mason franchit une nouvelle limite qu’il n’aurait jamais pensé approcher.
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MessageSujet: Re: Still here [Salomé & Mason - Flashback] Dim 1 Juil - 17:42

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Dès le moment où sa main descend sur sa silhouette, elle prend conscience de son inutilité. Elle est incapable de se défendre ; elle se sent misérable. Elle essaie de ne pas bouger, essaie de ne pas le mettre en colère. De cette manière, elle se dit qu’il arrêtera bientôt, qu’il passera à autre chose, qu’il s’endormira sous l’alcool. Il ignore ses menaces, signe qu’il est dangereux. Son frère - s’il habitait encore ici - aurait facilement été arrêté et tué par ces salauds. Elle est au moins heureuse d’une chose : il ne reviendra pas. Elle est soulagée qu’il ne puisse se servir de son frère pour la blesser. Elle ne craint pas qu’il souffre par sa faute.

Son coude s’étend légèrement à côté de son corps. Des débris pointus écorchent brièvement sa peau, un peu comme l'aurait fait du papier pour sabler. Elle touche donc le sol pour comprendre de quoi il s'agit. Du verre! Elle se souvient alors avoir été poussée contre la vitre lorsque le garçon l’a violemment plaquée. Aucune douleur ne semble lui indiquer qu'elle aurait été blessée, bonne nouvelle. Maintenant elle sait qu'elle peut utiliser le verre pour se protéger. Elle risque seulement de se blesser la paume. Va-t-elle prendre ce risque? Elle rêve de lui planter dans la joue, une lame profondément tranchante. Voilà ce qu’elle ressent après avoir été touchée sans son consentement. Tant mieux s'il s'étouffe avec sa langue au passage. Elle sait malheureusement qu'elle n'aurait pas la force mentale de le tuer elle-même. Elle craint certes les aiguilles, mais aussi le sang. Ça, la traumatiserait : voir un cadavre sur le parquet de sa chambre. C'est d'autant plus paniquant de savoir que son frère ne viendra pas la sauver.

C’est exactement à ce moment qu’il décide de lui dérober un baiser. Surprise, elle n'a même pas le réflexe de mordre ou de frapper avec son genou. Le goût est horrible : de l’encre et de l’alcool dans une fusion abominable. Elle n'est pas désensibiliser par l'alcool ; elle ressent chaque toucher. Elle ressent et la caresse, et le poids, et le baiser. Un baiser loin d'être rassurant, tendre ou romantique. C'est un baiser volé, au goût douteux, lequel la ramène au lycée. Des années qui ne sont pas meilleures qu'aujourd'hui, mais qui ont le mérite de n'avoir connu l'enfer qui a englouti la société. La sonnerie retentit, comme chaque matin. Le bruit des casiers qui se referment était si familier. Elle préfére se concentrer sur ce bruit factice plutôt que le goût distinctif de l'encre. Elle aimerait rester dans le couloir, mais son imagination l'oblige à s'asseoir à un pupitre, l'oblige à écouter un professeur muet. Entre ses doigts se trouve un stylo, lequel effleure ses lèvres. Le goût est horrible. C'est comme ça qu'elle a découvert qu'il était défectueux. Jamais plus il n'a été utilisé, et pourtant elle ne l'avait pas jeté. Sans doute trop mauvais pour l'environnement? Elle ouvre les yeux ; il est encore penché au-dessus d'elle. Elle n’imaginait pas que son premier - vrai - baiser à l’âge adulte serait à ce point insignifiant. L’homme qui la surplombe se fiche bien de ses émotions, de sa survie. Aux yeux du garçon, elle va sans doute mourir, comme tous les autres sur cette Terre.

- Je voulais juste me défendre.

Comment doit-on gérer un homme saoule? Faut-il être doux? Faut-il adhérer à ses erreurs pour le calmer?

- La chaudière survit sur ses dernières réserves. Tu pourras nettoyer ton visage dans la salle de bains. Elle est à l'étage. Je promets : je ne tenterai plus de fuir. Je n'ai pas réfléchi avant d'agir. J'ai été surprise, c'est tout.

Les mots sortent difficilement de sa bouche. Oui, elle a peur de lui. Il l'écoute, mais elle a l'impression qu'il ne veut pas bouger. Ce qui se trouve sous lui semble plus intéressant qu'un nettoyage dans la salle de bains. Elle se pensait plus forte que ça, pensait que l'adrénaline serait toujours le meilleur moteur pour la sortir de toutes les impasses. Mais ce n'est pas le cas. Il n'a qu'à exercer une minime pression pour qu'elle soit entièrement démunie. C'est injuste. Elle a seulement besoin d’une motivation, une lueur d’espoir, pour retrouver tout son courage.

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MessageSujet: Re: Still here [Salomé & Mason - Flashback] Mar 10 Juil - 21:34

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Les mots de cette fille le font réagir, difficilement, après ce baiser qui n’a changé en rien le goût de ses lèvres. Il s’est légèrement redressé, sans enlever une once de son poids du corps de cette fille. Il la regardait avec ses yeux toujours imbibés de cette eau qui tente d’effacer toutes traces de l’encre. Il la voit difficilement mais les longues minutes où il se l’est imaginé grâce à toutes ces photos lui permettent de savoir exactement à quoi elle ressemble. Ses mots sont intelligents et finissent par attiser la curiosité de cet homme qui savait déjà bien avant l’apocalypse, ce qu’était la vie dure du front de guerre. Doucement, il s’est mis à sourire de ses dents bleutées avant de prendre la parole.

“ - T’es aussi intelligente que j’aurais pu l’espérer…” Les doigts de sa main droite viennent caresser les lignes du visage de cette fille. “ Si t’as vraiment de l’eau chaude… je ne te ferais rien. ”

Une promesse qui pourrait encore être en l’air. Mais ces mots, Pope les pense réellement. Aujourd’hui, il donnerait beaucoup de choses pour un petit confort qu’il pouvait avoir facilement  Dire qu’il sait très bien s’en passer tous les jours… l’alcool parle pour lui. Tout comme il veut cette fille qu’il a fantasmé, il veut ce qu’elle a à lui apporter. Faire du mal à cette beauté n’est pas son but, il n’en a pas envie. Il le ferait pour se défendre, mais avec un goût tout autrement amer en bouche. Son corps se baisse une nouvelle fois pour l’écraser, pour approcher sa bouche de son oreille. Pour murmurer des mots qu’il a déjà prononcé, qu’il a trahi, et qui pourtant sont honnêtes cette fois-ci.

“ - Je ne changerais plus d’avis…” Lorsqu’il se redresse, mais qu’il reste pourtant assis sur elle, Pope se met à sourire malgré les différentes sensations que l’encre lui apporte. “ Mais d’abord… dis-moi ton nom princesse. ”

Le nom qu’elle prononce peut être frauduleux comme réel. Mason ne pense même pas à la possibilité qu’elle ait pu lui mentir. Il se contente de cette réponse, adule presque un prénom qui se pourrait être faux. Mais il finit par se redresser en l’emportant avec lui. Il l’a attrapé par les cheveux pour la maintenir à sa portée, ne faisant toujours pas plus attention à la façon dont il la traite. D’un pas tremblant, il s’est avancé puis baissé pour récupérer son flingue qu’il a automatiquement posé contre les reins de la fille. Au même titre qu’il colle tout son corps au dos de son nouveau fantasme, Mason lâche ses cheveux pour poser ses doigts sur ses lèvres et l’empêcher de crier.

De mots doux et bas à son oreille, il lui ordonne de le conduire à la salle de bain. En silence, il compte la faire traverser le reste de la maison. Pour la garder rien que pour lui, mais pour aussi profiter de la chaudière et de ses dernières réserves. Mason espère, pense, que la menace de l’arme dans son dos est suffisante pour qu’elle ne fasse pas de vague. Il l’espère assez intelligente pour savoir qu’elle risque moins entre ses doigts qu’entre ceux des autres mecs de la bande. Après quoi, il l’a laissé ouvrir la porte de la chambre, pour maintenir ses deux pressions sur son corps. La gardant ainsi contre lui pendant le trajet qu’il a voulu le plus silencieux possible, il se retrouve en quelques minutes face à la porte qui cache ce qu’il désire le plus à l’instant.

De nouveau, il lui indique d’ouvrir la porte par une pression du canon près de sa colonne vertébrale. Des bruits de pas dans l’escalier lui font détourner la tête, alors qu’il regardait les doigts de la fille s’avancer vers la poignée. Ce coup pourrait être sa porte de sortie, puisque c’est Fany qui rentre enfin. Il la reconnaît à sa démarche et aux bruits qu’elle fait. Sans réfléchir, Mason enlève ses doigts de la bouche de sa victime. Il veut s’empresser de la jeter à l’intérieur, mais cet empressement pourrait lui offrir ce qu’il faut pour qu’elle s’échappe de son emprise.
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MessageSujet: Re: Still here [Salomé & Mason - Flashback] Mar 28 Aoû - 5:51

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Quand les doigts de l’homme touchent sa joue, son premier réflexe est de tourner la tête. Le geste est avant tout instinctif. Malgré l’immense volonté qui l’anime, elle ne parvient pas à refouler son dégoût. De ce fait, elle craint de l’offusquer, craint qu’il devienne violent. Cette vague d’inquiétude disparaît aussi rapidement qu’elle s’est emparée d’elle. L’homme est trop saoul pour comprendre qu’elle fuyait son toucher glacial. Au moins, il est satisfait ; c’est tout ce qu’elle souhaitait pour le distraire. « Je ne te ferai rien. » Elle ne supporte plus de l’entendre « promettre » des choses. Tout ce qui sort de la bouche de cet homme est un mensonge.

- Salomé, affirme-t-elle sans attendre.

À quoi bon lui mentir? Il vient de fouiller la maison. Sans doute connait-il déjà son prénom. C'est peut-être un piège. Il cherche peut-être à savoir si elle est capable de mentir ou si elle est honnête. Pour la première fois de la soirée, elle sent qu'elle a réfléchi correctement. Donner son véritablement prénom était la meilleure chose à faire. L'homme sait désormais qu'elle se nomme Salomé.

En quelques secondes, elle est debout et prêtre à le suivre. La poigne qu’il exerce sur ses cheveux est solide, ce qui l’oblige à réagir à une vitesse qui n’est pas la sienne. Elle ne savait pas qu'il pouvait se montrer plus brusque. L'inconnu est aussi imprévisible qu'un orage. Le canon d’une arme pointe ses reins. Il est hors de question qu’elle lui désobéisse. La peur de mourir rend les gens si faibles. Elle ouvre la marche jusqu’à la salle de bains.

Une ouverture. Peut-elle survivre à cette nuit, à ces gens qu'elle méprise désormais? S'enfuir serait risqué. Sera-t-elle attrapée une nouvelle fois? Il s'est montré doublement violent quand elle a saisi l'occasion. La prochaine fois, elle n'aura peut-être pas la vie sauve. Dans cet état d'ébriété, il existe cette infime chance qu'il l'oublie si elle disparaît dans la nature. Jamais elle n'a été confrontée à pareil homme. Quelle attitude doit-on adopter pour ne pas réveiller la bête? Cette ouverte, elle doit la saisir. Peu importe qui arrive au bout du couloir, cette personne distrait à merveille l’homme ; tout ce dont elle a besoin. Alors Salomé se retourne, douce et sans brusquerie, puis effleure le bras de l’homme. Ce même bras qui lui tirait précédemment les cheveux. Sa musculature est nette et puissante, assez pour la défigurer si elle osait compromettre son autorité. Mais elle doit le défier. Elle attend qu’il soit contraint de les observer, une à tour de rôle, incapable de savoir à qui accorder toute son attention. Cette unique seconde lui sauve certainement la vie, car elle griffe son poignet avant de lui voler son arme à feu. Sans savoir si la sécurité est mise, elle appuie sur la détente. Le recul est trop raide pour son bras. La balle, dans une puissante détonation, se loge au plafond. Elle lâche aussitôt l’arme pour se cacher dans la salle de bains.

La porte est close et verrouillée, mais la défoncer serait tellement facile. Un bon coup de pied au centre de la porte et le bois romprait aussitôt. Elle est comme cette femme battue et violentée par son mari qui doit se cacher pour éviter tout nouveau supplice. Cette salle de bains ne sera pas éternellement sa cachette. Elle s'affole ; que peut-elle faire d'autre pour le ralentir?

Elle se faufile dans la douche, puis ouvre l’eau chaude, au moins ce qui en reste. Elle dirige le pommeau vers la porte : s'il entre, il sera ébouillanté. Elle se glisse par la petite ouverture qui mène à l'obscurité de la nuit. Pendant qu'elle sort, l'eau est propulsée vers la porte. Si quiconque entre, il sera surpris par la chaleur du jet. La pièce devient rapidement vaporeuse et humide. Cette fois, la fenêtre ne s'interpose pas. Rapidement, elle est accrochée à la gouttière où elle tente de descendre pour quitter cette maison de l'horreur. Sûrement pour toujours.

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MessageSujet: Re: Still here [Salomé & Mason - Flashback] Dim 9 Sep - 16:43

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Les doigts de cette Salomé sur sa peau ne le laissent pas indifférent. Mais Pope est face à deux personnalités différentes qui l’obligent à perdre la raison. Ses yeux quittent Fany pour se poser sur Salomé, puis quitte à nouveau la perfection imaginaire pour se reposer sur celle qui l’abreuve de son amour depuis longtemps déjà. Il y a le désir d’un côté, et la bénédiction de l’autre.

La griffure, l’absence de son arme entre les doigts, le coup de feu. Tout se passe en une fraction de seconde, et si Mason a eu le temps de voir Salomé prendre l’arme, il a tout juste eu le temps de se diriger vers Fany pour la protéger. Pour l’obliger à se baisser, pour que la balle ne l'atteigne pas. La balle se loge dans le plafond et provoque une légère fumée qui n’aide pas plus le militaire, mais il parvient à discerner le corps de Salomé qui réagit encore à la brutalité de la détonation.

“ - Putain, c’est qui, cette fille ?”

Fany, elle est assise juste en haut des marches. Mason est au dessus d’elle, il caresse ses cheveux. Prend le temps de le faire en la regardant, comme s’il réalisait enfin la connerie qu’il a fait. L’alcool est toujours là, mais le coup de feu a fait réagir son corps, et en une fraction de seconde, certain effets se sont envolés. Mason, il réalise qu’il a mise sa bien-aimée en danger. Il réaliste qu’elle aurait pu mourir de cette balle, et se contente de la faire taire en caressant ses lèvres à l’aide de son pouce.

Le cliquetis de la porte, prouve que Salomé a fermer la serrure à clé. Mason a fermer les yeux en soupirant, mais déjà, les hommes logés dans la maison sont en alerte. Le coup de feu a fait réagir tout le monde, et ils se retrouvent tous en bas de l’escalier à poser des questions. Armés, ils sont tous prêts à réagir à la moindre présence non désirée dans la barraque. C’est Fany qui dit que Salomé est dans la salle de bain, elle tient la main de Mason sûr son visage pour garder un contact avec lui. Fany, elle veut croire qu’il n’a rien fait. Elle est tombée amoureuse de l’homme bon, et n’aime pas ce qu’il devient, mais elle ne pourrait pas même imaginer ce qu’il s’est passé dans la chambre. Pope, ce n’est pas un mauvais gars, de base. Il n’aurait jamais eu ce genre d’idées et d’actes si le monde n’avait pas changé. Le monde, les hommes, les atrocités touchent tout ce qui vie encore.

Un cri le fait réagir. Ce n’est même pas l’éclatement de la porte en bois, mais le hurlement du mec qui se prend une giclée d’eau bouillante sur le corps. La buée envahit rapidement le couloir, la chaleur se fait ressentir et le bruit de l’eau donne à Mason une amertume supplémentaire dans la bouche. C’est lui qui aurait du se trouver en dessous, profiter de ce moment sans être brûlé à vif. Ca l’énerve, comme les autres sont en train de s’énerver. Pope, il a abandonné Fany, a poussé un des autres mecs qui coupait l’eau sans tenter de se faire brûler. Parce que c’est l’air frais qui jaillis de la fenêtre ouverte qui l’a fait réaliser que Salomé n’était plus dans la pièce, il s’y est penché.

Son pied glisse à cause de l’eau, le tissu de sa chaussette n'agrippe pas. La tête dans le vide, Pope a cru qu’il aller tomber et le néant sous ses yeux lui donne le vertige. Il n’a pas le temps de réagir, qu’à la seconde même où il découvre Salomé sous lui, accrochée à la gouttière, son estomac se met à agir. Il n’a pas le temps d’esquiver la femme, que Mason se met à vomir l’alcool qu’il ne digère pas sûr elle. Une partie atteint ses cheveux alors qu’elle tente déjà de s’échapper. Un liquide gluant et malodorant se répand sur la chevelure de Salomé, et la main qu’il met devant ses lèvres pour empêcher ça d’être pire ne sert à rien.

C’est trop tard, Mason n’a plus rien à faire. Il a beau essayer de tendre la main pour attraper Salomé et l’empêcher de partir, il n’y parvient pas. D’ailleurs, pourquoi veut-il le faire, au final ? Elle n’a plus rien à lui offrir, et il ne veut pas que du mal lui soit fait. C’est pour ça qu’il a tourné son regard vers la porte ouverte, lorsque les gars ont dit qu’ils allaient dehors pour la cueillir.

“ - Lâche ça tout de suite, putain !” Crache-t-il en pointant l’arme qu’il vient de récupérer après avoir disparu et être revenu à la fenêtre. Il menace Salomé de lui tirer dessus, pour qu’elle lâche la rambarde et arrive en bas avant les gars pour qu’elle puisse se barrer. “ Si tu penses que j’suis un enfoiré, princesse… t’as pas envie qu’ils t’attrapent.”
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MessageSujet: Re: Still here [Salomé & Mason - Flashback] Sam 22 Sep - 19:47

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Elle entend un hurlement masculin, l’un de ceux présents, lequel est assurément ébouillanté par le piège qu’elle a tendu. Intérieurement, elle espère que ce soit celui qui la gardait captive, mais elle n’a pas reconnu sa voix au travers du cri colérique.

Elle descend avec empressement. Au fil des secondes, s'accentue son désir de fuir. Elle s'accroche à la gouttière, ne veut pas perdre sa poigne. Il n'est plus question de perdre son temps, car sa vie est en jeu. À la fenêtre, se dresse une tête au-dessus d'elle. C'est le même homme qui l'a surprise dans la chambre, le même homme qui l'a poussée contre la fenêtre, le même homme qui l'a plaquée au sol, le même homme qui l'a embrassée. À cause de lui, voilà qu'elle est dans l'obligation de quitter son domicile, de s'aventurer dans la jungle civile où les gens se mangent entre eux. Elle n'est plus protégée par une fenêtre lui permettant d'observer de loin. Elle n'est plus protégée par une porte lui permettant de se cacher. Elle est comme de la nourriture dans un buffet. Quand elle pense à ses hommes qui pourraient se repaitre de sa chair, elle a des hauts le cœur. L'homme penché au-dessus d'elle régurgite ; cette pluie de bile chaude, acide et odorante s'abat sur elle. Elle n'a en main aucun vêtement de rechange. Ses pieds touchent finalement la terre ferme. Elle voulait se cacher sous le balcon, attendre qu'ils quittent sa maison, qu'elle puisse revenir, mais ses plans sont interrompus. L'homme voit ce qu'elle fait. Elle doit partir, même si elle n'est pas équipée pour survivre plus d'une semaine. Et s'ils décident de sortir? D'explorer à nouveau toutes les maisons pour la retrouver? Ce n’est pas seulement cette rue qu’elle doit quitter, c’est tout le quartier!

Les menaces lancées par l’homme à la fenêtre confirment ses craintes. Le seul endroit au monde où elle se sentait en sécurité est une zone condamnée. Le mal s’est répandu dans les couloirs comme des champignons sous la fondation. L’homme à la fenêtre pointe sur elle une arme menaçante. Sa première pensée est la peur, car il pourrait lui tirer dessus, et tout se terminerait radicalement pour elle. Toutefois, elle se souvient combien il est éméché, qu’il empeste l’alcool. Peu importe ses compétences et ses nombreuses années d’expertise avec les armes à feu, jamais il ne pourrait atteindre sa cible à cette distance, le regard dans le néant. C’est maintenant qu’elle doit fuir. Pas dans quelques secondes, maintenant! Aussi vite qu’elle le peut, elle s’élance dans la cour, espérant qu’il ne parvienne pas à suivre son rythme. Ensuite de quoi, elle se volatilise hors de son champ de vision. Elle ne s’arrête pas.

Sans trop regarder là où ses pas la mènent, sa course est vite interrompue par l’un des types du groupe. Celui-ci n’avait gaspillé aucune seconde à l’étage, prêt à intercepter l’intruse. Salomé est fortement plaquée contre le flanc d’une maison voisine. Aussitôt, ses poumons se vident d’air. Le choc a été brutal. À ce stade, même la bile dans ses cheveux est un détail superficiel. Dans la noirceur, elle discerne très mal les traits du garçon, un pur inconnu à ses yeux. Il n’essaie même pas de la tuer, comme si c’était plus amusant encore de la garder en vie. Cette fois, elle se débat. Elle est repérée, donc n’a plus aucune raison de rester calme et docile. On évite ses coups comme si elle frappait le vide. Il sert sa gorge de son bras pour la ramener au point de départ. Est-elle réellement condamnée?

Avant même qu’elle n’imagine toutes les choses horribles qu’on pourrait lui faire, son martyr cesse. Un coup sec, à la fois spongieux, se fait entendre. L’homme relâche sa prise ; elle se dégage. En se retournant, elle voit une hache dans la tête de son agresseur. Il s’effondre lourdement. Son sauveur est un vieil homme. Un ancien voisin. Ce dernier lui indique un chemin à prendre pour quitter le quartier, laissant dans sa marre de sang l’assaillant qui sera tôt ou tard découvert par ses amis.

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