souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo)
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souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo)

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MessageSujet: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Lun 7 Mai - 0:40

❝ Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros
2015 ❞
vastes oiseaux des mers qui suivent, indolents compagnons de voyageDepuis quelques jours, quelqu’un était arrivé. Nous n’avons pas été présentés… Mais il y avait quelqu’un. Un nouveau. Depuis ma petite cage, je pouvais voir sa main qui dépassait, c’était un garçon, je crois. Il n’avait pas dit son prénom, le M… Il ne le disait jamais, de toute façon. Thomas et Fabian, j’avais dû attendre que le M dorme pour leur demander. Mais nous n’avons pas été seuls durant un bon moment, il voulait s’assurer que le nouveau soit docile. Ce ne fut pas tout à fait facile au début… Et il se défoulait sur moi.
 
J’espérais presque qu’il s’échappe. Ou qu’il se calme.
 
Avant de partir, le M m’avait ordonné de nettoyer le coin cuisine. Il m’avait attachée, pour pas que je m’en aille. Je pourrais me libérer mais… La dernière fois que ça m’était venu à l’esprit, il m’attendait derrière la porte. C’était un test. Depuis, je restais là, avec ma corde attachée à mon pied, à ranger, nettoyer. Sans oser quoi que ce soit, l’apercevoir ou même lui parler. Je n’osais pas, j’avais peur qu’il soit là, à m’écouter, à me regarder.
 
Alors, je finis de nettoyer la cuisine, encore plus vite que d’habitude. Je ne voulais pas qu’il dise que je désobéisse, je préférais qu’il me dise que je faisais plus que prévu. Car je voulais le voir, vraiment. Et j’avais prévu de venir nettoyer les barreaux, comme je le faisais parfois, pour éviter qu’on vive dans la crasse. Car je n’aimais pas la crasse. Le nettoyage, c’était le meilleur moment, c’était le moment où tout était calme, tranquille, jusqu’à ce qu’il revienne de je ne savais où avec les garçons.
 
J’étais la seule fille. Je ne sortais jamais, sinon devant le camping-car, quand il voulait que je m’asseye avec lui. Alors, je ne savais même plus à quoi ressemblait le soleil. Nous vivions à l’ombre des arbres. Je voudrais lui demander.
 
Mais je n’osais pas.
 
Alors, une fois le nettoyage terminé, je pris un torchon, l’imbibait d’un peu d’eau gardée dans un seau, pour commencer par frotter la cage juste à côté du garçon. Je voulais y aller doucement… Comme si le fait d’aller progressivement était un moyen d’éviter le M. Et plus je lavais de barreaux, plus j’approchais de celui qui m’intéressait, plus la corde me tirait. J’étais obligée de faire le grand écart, pour arriver à ses barreaux à lui.
 
Je ralentis ma cadence, qui avait été soutenue jusque-là. Je ralentissais, car j’étais intimidée, je voulais le voir, et surtout j’étais impressionnée. Les nouveaux, ce n’était pas ce qui couraient les rues, on n’était pas très nombreux ici… J’avais besoin de m’habituer. Mais quand je le vis, je vis d’abord ses yeux. Je sursautai et je reculai, tombant à cause de la corde qui me tenait encore.
 
« Aïe ! »
 
Puis je mis ma main sur ma bouche, me figeant. J’espérais qu’il ne m’avait pas entendue… Et j’espérais que j’aurai un bleu, de ma chute. Il n’aimait pas quand j’avais des bleus, il me laissait enfermée. Je préférais ça.
©️ 2981 12289 0
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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Lun 7 Mai - 1:17

Enfermé depuis quelques petits jours à l'intérieur de cette cage, Enzo comprend tout juste ce qu'il se passe maintenant. Il comprend, il réalise, qu'il ne sortira pas de cet endroit. Cet homme immonde qui l'a ammené ici, est un monstre. Le pire de toutes les espèces, et le garçon n'imagine pas encore à quel point. Il est tout juste nourri, et abreuvé, pour ne pas perdre connaissance. Pour ne pas perdre de poids, mais pour ne pas avoir suffisamment de force et se rebeler. Le monstre, il n'est pas bête. Le monstre, il enlève à Enzo tout ce qui fait de lui le petit garçon qu'il était encore à l'époque. Mais, une relique n'a pas pu lui être enlevée : le collier de son frère Nikolaï, qu'il a caché au fond de sa chaussette. C'est la seule chose qui lui restera, à jamais, de sa vie d'avant. Le seul souvenir qu'il portera de ce qu'il fut un jour.

« - Aïe. »

Elle, tombe. Cette fille qui sort des cages. Cette fille qui s'occupe de faire le ménage, et de faire à manger. Cette fille qu'il voit passer de temps en temps, mais qu'il n'entend jamais. Cette fille, elle n'ouvre jamais la bouche. Même lui, il a parlé. Même lui, il a été assez bête pour appeler son père à l'aide, alors qu'il l'avait abandonné à la mort quelques jours plus tôt. Enzo, il n'était encore qu'un enfant. Enzo, il aurait tout donné pour sortir de là, quitte à laisser tout le monde derrière lui. Parce que Enzo, il a pas envie de moisir ici. Il l'a regardé tombé, alors que ses deux yeux bleus étaient entrés en contact avec ceux de la fille. Il n'avait pas bougé jusqu'à ce qu'elle réagisse. Enzo, il avait finalement réussi à quitter l'autre bout de sa cage, pour s'approcher des barreaux qu'elle était en train de nettoyer.

A genoux, il a rampé vers elle. Sur ses mains, Enzo s'est appuyé en avançant. Elle, ne bouge pas. Elle, a posé ses mains sur sa bouche, alors qu'elle venait de parler pour la première fois depuis qu'il était ici. Déjà, Enzo, il aurait voulu en entendre plus. C'est pour ça, qu'il s'est approché. Il a bouger sans se douter que le monstre pouvait l'écouter, derrière la porte. Lentement, sa main s'est échappée des barreaux, de sa prison, toucher la jambe de la fille, et la faire réagir. Mais même à ce touché, elle semble imperméable. Comme si elle ne l'avait pas même senti, tant elle était concentrée pour ne pas faire de bruit.

« - Ca va ? » Demande-t-il avec maladresse, sa voix enrouée à cause des pleures qu'il ne parvient pas à contrôler dans cet enfer. « Tu sais où il est parti ? » Enzo, il demande, encore. Parce qu'il voit qu'elle va bien, avec ses yeux qui bougent. « Tu peux me faire sortir ? »

Son regard est implorant. Pourquoi est-ce que le monstre part avec les deux autres garçons ? Pourquoi est-ce qu'elle reste là ? Et cette corde, Enzo sait qu'il pourrait enlever le noeud et partir en courant, s'il était lui-même attaché de la sorte. Pourquoi est-ce qu'elle ne le fait pas ? Elle agit par méchanisme, comme lorsqu'il jouait avec un bout de bois, avec son père. Lorsque ce dernier restait des jours entiers dans la même planque, sans montrer le soleil à son fils. Enzo, il avait trouvé plein de chose utile pour lui faire changer ses esprits, mais il était toujours prisonnier. Pourtant, aujourd'hui, alors que sa main remonte pour attraper un des barreaux entre ses doigts, Enzo découvre la véritable captivité.

« - Mon papa est dehors... » Dit-il en croyant encore à cette histoire. « Si tu me laisses sortir, il nous emmènera tous les deux ! »
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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Lun 7 Mai - 1:23

❝ ouvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros
2015❞vastes oiseaux des mers qui suivent, indolents compagnons de voyageJ’étais assise sur les fesses, les mains sur ma bouche, pour m’empêcher de sortir encore le moindre son. Je ne voulais pas attirer l’attention, mais cette fois-ci… Je fus sauve. Je sursautai, en silence, lorsqu’il me toucha la jambe, pour retirer chaque centimètre carré de peau qu’il avait à portée de main, repliant mes jambes sous ma robe dégoûtante que j’allais devoir laver. Il me demandait si j’allais bien, où il était parti… Et si je pouvais le faire sortir.
 
Non !
 
Je retirai mes mains de ma bouche pour les secouer devant moi, l’air paniqué, je ne devais pas faire ça ! Non, la dernière fois avait été horrible, ça ne devait pas se passer encore, je ne voulais pas. Il n’avait pas compris encore ? C’était désormais ici chez nous. Dans cette cage, avec ces cordes, et le M qui pouvait arriver à n’importe quel moment. Il devait l’accepter, car sinon, il allait se faire tuer, et moi je me ferai punir. Je ne voulais plus. J’étais presque à pleurer, je voulais lui expliquer, il fallait qu’il comprenne, qu’il se taise, qu’il ne fasse aucun bruit. Je devais lui expliquer, vite…
 
Il insista encore, disant que son papa était dehors… Qu’il nous emmènerait tous les deux. Je devais arrêter tout de suite ses rêves. Qu’il perde espoir, comme moi, on souffrait moins, on avait moins mal dans la poitrine, dans la tête, mais toujours ailleurs, un peu, mais moins, beaucoup moins. Je finis par enfin réussi à réunir les bons mots dans ma tête, et je mobilisai ma bouche, pour sortir cette voix rauque, encore un peu cassée, des seuls bruits que je faisais malgré moi. Cassée car l’eau tirait dans mes yeux, retirant l’humidité de ma gorge, car j’avais peur. Car j’avais malgré moi l’espoir que le M soit trop fatigué ce soir. Qu’il me laisse juste dormir.
 
Je lui dis : « Non. »
Je lui dis : « Tu pars, tu es mort. »
Je lui dis : « Obéis. »
 
Puis la porte s’ouvre à la volée, il est de retour, comme toujours, et moi je suis par terre, je ne fais rien. Thomas et Fabian le suivent, et ils me voient, catastrophés, il me regarde, l’air de dire que j’étais foutue. Mais il ne dit rien. Il montre les cages aux garçons, qui sont désolés comme je le suis moi aussi. Il y avait un oiseau dans la main du M, qui pendait par les pattes. Je le voyais, j’allais devoir m’en occuper. Il me pointa du doigt, puis montra le dehors. J’allais couper l’oiseau… Alors, je me levai, sachant que je devais récupérer le couteau, retirer ma corde, moi-même. Je le fis, la tête basse, passant deux fois devant le nouveau venu, après avoir refermé moi-même les cages de mes frères – de ceux qui étaient là avec moi. Nous.
 
Je voudrais lui dire mon prénom, au nouveau. Et connaître le sien. Je le ferai peut-être demain, quand j’aurai coupé l’oiseau, puis dormi avec le M. Quand je rentrerai dans ma cage, et qu’il sera peut-être encore là. Ou dans deux jours, ou trois. Qui savait ? Je n’en savais rien.
 
Je sortis.
 
Je découpai.
 
Je rentrai.
 
Je m’allongeai.
 
Je criai. 


Dernière édition par Bianca C. Cent le Lun 7 Mai - 1:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Lun 7 Mai - 1:23

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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Mar 8 Mai - 11:53

Elle parle, avec des phrases courtes qui ressemblent plus à des mots qu'à autre chose. Mais elle parle, et ça suffis à transmettre à l'oral la peur qu'elle ressent au fond d'elle. Si Enzo n'est pas encore capable de comprendre ce qui la pousse à croire que la mort les attend dehors, il n'a pu s'empêcher de la regarder en grimaçant, lorsqu'elle a dit ça. Parce qu'il n'y croit pas, parce qu'il ne comprend pas qu'on puisse préférer rester dans cet endroit pourri. Mais Enzo ? Il n'a pas le temps de réagir que la première leçon s'élance sans qu'il ne puisse rien y faire. Les cris qu'elle a poussé, après être revenu de l'extérieur, sont les premiers qu'il entendra. Malheureusement, pas les derniers. Mais cette scène, qui se déroule sur le lit sans même que le monstre se cache, ne permet pas à Enzo de faire marcher son imagination. Ses yeux d'enfants, il a du les fermer. Il a du cacher son visage, tenter de boucher ses oreilles avec ses mains, sans pouvoir empêcher ses larmes de couler. Cette nuit-là, fut la pire. Cette nuit-là, condamna Enzo à voir la véritable nature du monde. L'extérieur est le paradis, comparé à ce qu'il se passe ici.

« - J't'avais dis que tu finiras par bouffer, gamin. » Le monstre le regard, à l'intérieur de sa cage, en train de manger le premier repas qu'Enzo veut bien touché, depuis les deux jours qui ont passé. « On va pouvoir passer à la prochaine étape. »

Le petit brun qu'il était, a failli s'étouffer avec le dernier morceau de nourriture qu'il avale. Enzo ne peut que se demander ce qu'est la prochaine étape. Va-t-il sortir, avec le monstre et les deux autres garçons ? Est-ce qu'il va subir la même chose, qu'elle ? Enzo, il a tenté d'aller au fond de sa prison, mais le Monstre l'en a sorti avec une aisance incroyable : preuve qu'il sait exactement comment s'y prendre. Ces enfants ne sont pas les permiers qu'il capture, il sait ce qu'il fait, et c'est encore plus effrayant.

« - Tu vas lui montrer ce qu'on fait ici. » Dit le monstre, après avoir attaché aux pieds de Fabian, et d'Enzo, une lourde chaine qui les empêche de s'éloigner l'un de l'autre. « Occupes-toi de lui comme je le ferais... »

Cette phrase pleine de sous-entendu est totalement incompréhensible pour Enzo, assit sur ce tabouret branlant, à quelques mètres de sa cage. Il a regardé chacun des protagonites, en essayant de comprendre ce que ça veut dire, mais les enfants ont trop peur pour ouvrir la bouche. Le monstre et Thomas, ils vous ont regardé une dernière fois avant de sortir. Le monstre, on dirait qu'il a confiance en tous ces enfants. Il n'a pas peur de laisser la fille, tout juste attachée avec cette corde au pied. Il n'a pas peur de laisser Fabian, seulement rattaché à Enzo. Il n'a pas peur, parce qu'il sait qu'ils seront là à son retour. Son emprise est si présente, qu'Enzo a l'impression de voir au dessus des têtes de ces enfants, les fils invisibles que les marionnetistes utilisaient pour faire bouger leurs poupées.

Pendant quelques minutes, aucun des enfants ne bougent. Enzo, il regarde Fabian, et la fille dont il ne connait pas le prénom, comme s'il attendait quelque chose. Le moindre signe qu'ils ferraient pour signifier que c'est le moment de s'enfuir. Enzo, il est affaiblis. Mais si on lui disait de courir ? Il le ferrait jusqu'à ce qu'il s'écroule de fatigue. Parce qu'il ne veut pas l'entendre pleurer, et crier, encore. Parce qu'il ne veut pas retourner dans cette cage, qu'il quitte pour la première fois aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Mar 8 Mai - 12:07

❝ Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros
2015 ❞vastes oiseaux des mers qui suivent, indolents compagnons de voyageAu bout de quelques jours, le M avait fini par « libérer » le nouveau. Enzo, j’avais entendu son prénom de la bouche de Fabian. Il ne connaissait pas encore le mien, je ne m’étais pas décidée à parler… Par contre, le M avait décidé de nous réunir surtout de la table, tous les trois, pendant qu’il sortait avec Thomas. C’était pour qu’on répare ce qui était cassé, ces objets qu’il ramassait puis collectait pour ici. Au début ça n’avait pas été facile, surtout qu’il fallait qu’il nous explique… Mais maintenant, c’était dans nos cordes, à Fabian et moi. On allait devoir apprendre à Enzo.
 
Mais je devais d’abord apprendre une chose au nouveau. Que si on était tous les trois dehors, il était hors de question qu’on sorte et qu’on se mette à courir. Le M avait Thomas, et il nous avait aussi nous. Je devais lui faire comprendre ça. Que j’étais prête à tout pour qu’il reste. Prête même à l’assommer avec mon tabouret. Comment lui dire ? Je lançai un regard à Fabian, lui demandant de l’aide. Il savait lui. Et il commença :
 
« Ce que Bianca veut dire… C’est que tu peux pas partir. Tu dois rester là. Trop dangereux de partir… »
 
Je fis un bruit de bouche, désapprobateur. Il s’y prenait mal, il n’avait pas les bons mots. J’allais devoir m’y coller, réfléchis. Comment formuler mes idées volages ? Ces idées qui se montraient comme des images dans ma tête, comme des sons, des odeurs, pas des mots ? Je devais les traduire, faire qu’ils soient compréhensibles. Puis je trouvai, ces mots, que j’appuyai d’un regard comme l’aigle que je devais couper parfois, qui montrait combien je disais une vérité, que je pensais être la bonne.
 
Alors… « Le M te touchera pas. »
Et aussi… « Ce n’est pas si mal. »
Et enfin… « Si tu pars, tu es mort, et tu nous tues. »
 
Puis je me levai, puisqu’ils ne pourraient pas le faire sans devoir se concerter, trop de mots. J’en avais ma dose. Je me levai, car il fallait récupérer le cageot avec ces objets. Un réveil. Des pièges pour les animaux. Une batte de base ball qu’il voulait avec des clous, comme d’habitude. Plus efficace. Une lampe torche… Je n’avais jamais touché à ça. Il allait falloir que je comprenne le problème… Si c’était les piles le souci, ça allait être facile.
 
Nous n’avions pas besoin d’être trois pour le faire. Mais il avait besoin de tester Enzo. Savoir s’il allait rester là. Evidemment qu’il allait rester. Fabian et moi nous allions nous en assurer. Mais puisqu’il était là… Qu’il ne reste pas les mains ballantes. De toute façon, le M n’aimait pas qu’on soit inactif. Par contre… Après avoir posé le cageot sur la table, je voulus récupérer mes chaussons. J’avais besoin de les mettre. Tant qu’il n’était pas là, pour un petit moment.
 
C’était le dernier vestige de ma vie d’avant, cette vie où je n’avais pas mal. Je commençais à oublier les traits de mes parents, j’avais oublié leurs prénoms, ils étaient Maman et Papa, c’était tout. L’autre jour, j’avais réfléchi des heures pour me souvenir de mon nom de famille. Je l’avais dit à Fabian, pour qu’il me le rappelle à force.
 
Et une fois que j’eus enfilé mes licornes… Je me sentis un peu mieux. Moins douloureuse. Prête à manier ces outils.


Dernière édition par Bianca C. Cent le Mar 8 Mai - 12:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Mar 8 Mai - 12:07

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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Mar 8 Mai - 12:53

Le garçon parle, la fille appuie avec des phrases courtes. Des mots qu'elle semble chercher au plus profond d'elle, mais ça ne fait rien de plus. Non, Enzo ne comprend pas où il est tombé. Parce qu'il n'imagine pas encore l'horreur du monde autour de lui. Enzo, il ne déteste pas encore son père pour l'avoir abandonné, pour l'avoir fait atterir ici. Parce que Enzo, il n'est pas encore au point d'espérer être mort lorsque le rideau de fer l'a séparé de son père. Au final, il ne souhaitera. Mais pour l'instant, il n'est qu'un enfant qui voit toutes les possibilités pour s'échapper d'ici, alors, il les regarde comme s'ils étaient eux-même des monstres. Elle, a enfilé des chaussons en forme de licorne. Il aurait pu sourire, il aurait pu rire de la situation, mais il s'est plus concentré sur la boîte d'objet à réparer qu'elle, a posé sur la table. Il regarde ce qui est à l'intérieur, sans comprendre ce qu'on lui demande. D'un geste brusque de la main, il pousse cette putain de boîte avant, d'encore une fois, dévisager les deux autres enfants.    

« - Nan, mais, d'la merde ! » s'exclame-t-il en utilisant d'une phrase copiée sur ses grands-frères. « Si on pars, il ne vas pas nous trouver. »

Parce que Enzo ne sait pas où il a mis les pieds, et parce qu'il a le caractère de cochons de ses frères, de son père, et de sa mère, Enzo ne se laissera pas faire. Parce qu'il ne sait rien de la noirceur du monde. Ses frères, ont disparus. Sa mère est morte, mais il n'a rien vu de tout ça. Enzo, il était encore dans un monde d'enfant, même s'il grandissait plus vite qu'il ne l'aurait du. C'est un enfant, il pense comme un enfant, et même s'il les pensent bêtes de vouloir rester ici, il ne sait pas qu'il est le plus idiot des trois. Ils sont réalistes. Ils connaissent le monde. Ils connaissent le Monstre.

« - J'te l'ai dis. Mon papa est dehors, il me cherche... » Enzo, il commence à bouger parce qu'il ne tient pas en place. Son corps est détendu complètement, comparé à la position qu'il avait dans la cage, et ça lui fait du bien. « Il vous protégera si on s'échappe tous les trois. »

Enzo, il s'agite. Fabian le sent et ne peut s'empêcher de lancer un regard à Bianca pour être sur la même longueur d'elle. Il réagit bien plus vite qu'Enzo, et il est bien plus fort, car lorsque le brun aux yeux bleus tente de se lever, Fabian appuie de toute sa force sur la chaine pour forcer Enzo à se rasseoir. Ce dernier n'a pas eu le choix, il s'est retrouvé coller au tabouret en une fraction de seconde. Secoué, il a regardé Fabian, effaré. Il ne comprend pas pourquoi ils veulent rester là, et ça commencer à énerver Enzo.

« - On doit se dépêcher ! Tu foues quoi ? » Il fronce alors ses petits sourcils, et ses joues se gonflent alors qu'il sert la machoire. « Il vient de partir, ça veut dire qu'on a l'temps si on se dépêche ! »

Enzo, cette fois-ci, attrape la chaine entre ses doigts et tire dessus pour obliger Fabian a bouger. C'est une chose qui est en train d'énerver les deux enfants ; ils se mettent à tirer sur la chaine. L'un veut arrêter l'autre, et l'autre veut obliger le premier à bouger. Lorsqu'il voit que ça ne marche pas, Enzo s'énerve un peu plus et vient pousser Fabian. Mauvaise chose : Fabian tombe et emmène avec lui Enzo dans sa chute. Enzo, il en a presque oublié la présence de la fille aux chaussons licornes, tout ce qu'il veut, c'est sortir.
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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Mer 9 Mai - 22:45

❝ Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros
2015 ❞vastes oiseaux des mers qui suivent, indolents compagnons de voyageIl me fit sursauter, Enzo, quand il poussa la boîte en criant cette phrase qui ne voulait rien dire. « Nan, mais, d’la merde » quoi ? Ca voulait dire quoi ? C’était ridicule. Encore plus que ses mots d’après. C’était un bon pisteur, le M. Il était capable de suivre un animal sur des kilomètres dans la forêt. Il allait forcément nous retrouver ! Je roulai alors des yeux, il m’énervait à ne pas comprendre. Personne ne pouvait nous protéger, par contre, il pouvait la boucler avant que le M nous capte et qu’il nous punisse… Fabian essayait de l’arrêter, en tirant sur la corde pour le rasseoir.
 
« Arrête de bouger Enzo ! S’il revient, il va nous punir et… »
 
Mais il n’eut pas le temps de finir sa phrase, Fabian. Car Enzo il tira aussi, et il y eut une sorte de choc des titans, où je ne savais pas quoi faire, je paniquais. J’avais peur qu’il arrive, et je m’étais risqué un regard à travers l’une des fenêtres du camping-car, poussant juste un peu le rideau pour voir. Personne, ce n’était déjà pas mal, mais il ne devait pas être loin, on était trois en « liberté », il ne pouvait pas prendre de risque, il n’en prenait jamais. Et le temps que je me réintéresse aux deux garçons, ils étaient par terre, à se battre.
 
J’étais désemparée, ils allaient se blesser, et le M allait deviner ce qu’il s’était passé…
 
« ARRÊTEZ ! »
 
Fabian aurait bien voulu, mais il n’avait pas le choix, et je le voyais. Il fallait que je calme Enzo, maintenant, tout de suite. Je regardai autour de moi, il fallait que je le frappe avec quelque chose. Un truc pour l’assommer, vite. Avant qu’il ne revienne. Je vis la batte dans la boite de choses à réparer… Elle n’était pas cloutée encore. Je la pris et je regardai les deux garçons se battre. Il fallait que je vise le front d’Enzo. J’avais la parfaite histoire, qui allait lui éviter de gros problèmes – il allait quand même en avoir, mais moins.
 
Je visai, hésitant. Je ne voulais pas lui faire de mal. Je pleurais, j’avais déjà la douleur que j’allais infliger sur lui. Je devais doser, frapper assez pour l’assommer… Mais pas assez pour que ça fasse trop gros, pour ne pas le tuer. Alors, une fois que je fus prête, j’assenai le coup. Il tomba à terre, inanimé.
 
Je restai figée deux secondes, les larmes coulant. J’avais l’air ridicule, je le savais, je le faisais pour l’aider, je devais faire ça, j’étais obligée, et je lui en voulais d’être aussi idiot, de ne pas comprendre. Mais je devais faire quelque chose. Et je continuai la mise en scène.
 
« Fabian, casse les deux pieds avant du tabouret. »
 
Je vérifiai qu’il m’obéissait, même s’il faisait une drôle de tête, car il comprenait pas mon ordre. Puis, j’enjambai le corps d’Enzo pour aller à endroit où il était assis, pour taper avec la batte, pas trop fort, sur la table, laissant la marque d’un choc. Après cela… Je me mis face à Fabian, qui tremblait comme un fou, et je collai mon front au sien, lui expliquant notre histoire :
 
« Le tabouret était fragile. Il s’est cassé tout seul, et Enzo est tombé en avant. Ça l’a assommé. On répare le tabouret. On soigne Enzo. Compris ? 
_Ou… Oui, B. 
_Au boulot. »
 
Je tirai Enzo dans un coin, tandis que Fabian se lança dans la réparation de ce qu’il venait de casser. Je pris un torchon, que j’imbibai dans le seau d’eau que nous avions à disposition. Nous n’avions rien de plus frais que cette eau à température ambiante, mais ça sera toujours mieux que rien… Il n’y avait pas de plaie, par contre il allait avoir un sacré hématome au front, et une bosse infernale. Sans parler de la migraine… Je le pris contre moi, frottant la zone, pleurant toujours, murmurant des « pardon » en chaîne.


Dernière édition par Bianca C. Cent le Mer 9 Mai - 23:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Mer 9 Mai - 22:45

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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Jeu 10 Mai - 17:20

Un coup en plein front, un coup de bois qu'il n'a ni vu venir, ni senti d'ailleurs. Parce que le coup a été tellement fort, qu'il est tombé dans les pommes directement. Quand il s'est réveillé, il était allongé par terre. La fille au dessus de lui, bien qu'il ne puisse pas distinguer ses traits. Le souffle court, un mal de tête incroyable, Enzo a légèrement crié lorsque sa main a touché la bosse énorme logée sur sa tête. Il a poussé la fille sans faire attention à elle, pour se redresser, assit. Mais sa tête, elle tourne. Il a mal, et Enzo, il ne peut pas retenir les larmes qui coulent sur ses joues. Alors, il pleure, comme tous les gamins qui se font vraiment mal et qui attendent que ces pleurs alertent ses parents. Mais cette fois-ci ? Personne ne viendra à la rescousse. Enzo, il se contente de pleurer, seul.

« - T'es trop conne, » dit-il en reniflant difficilement, ce qui lui donne encore plus mal à la tête. « Tu m'as fais mal, putain ! »

Il parle comme un grand, comme ses frères pouvaient le faire. Parce qu'il veut être grand, parce qu'il en a marre d'être un enfant. Enzo, il est bien loin de ce qu'il finira par devenir, en restant ici. Ses idées sont troubles, il n'arrive pas à réfléchir à quoi que ce soit sans que son coeur vienne battre à l'intérieur de sa tête. Vu le regard qu'il leur lance à tous les deux, il n'est pas difficile de comprendre qu'il vous déteste. Enzo, il vous déteste d'être là. Il vous déteste de l'empêcher de s'échapper. Et il vous déteste parce qu'il vous trouve bête. Parce qu'il croit que vous voulez rester ici, parce qu'il ne veut surtout pas croire que le monstre qui l'a enfermé dans ce mobil-home peut le retrouver. Non, Enzo : il veut partir.

Mais ses jambes ne le tiennent que jusqu'à ce qu'il s'asseoit sur l'ancien tabouret de Fabian. Il a la tête qui tourne et n'arrive pas à marcher. La porte de sortie ? Elle est à côté, mais si loin en même temps. Il est jeune, mais il n'est pas bête : Enzo sait qu'il ne partira pas aujourd'hui. Il a arrêté de pleurer, mais ça ne veut pas dire qu'il n'a plus mal. Vu la bosse noire qu'il a sur le front il faudrait être idiot pour croire qu'il s'est simplement cogné la tête. Mais le monstre ? Il n'ira pas chercher une loin. Cette altercation a eu l'effet de calmer Enzo. Il n'a plus envie de se battre avec Fabian, mais il n'a pas envie d'être à côté de Bianca quand même. Il la regarde du coin de l'oeil, en se disant que si elle approche, il fera un bond en arrière. Plus elle est loin, mieux il se porte. Fabian ? Il tape comme une fille, mais pas elle. Non, elle fait mal.

« - Montre-moi... » dit-il à Fabian, en attrapant difficilement du bout des doigts, la boite d'objets à réparer sur la table. Il grimace, parce qu'il a mal. Ses larmes sont toujours dans ses yeux, mais il essaye de faire comme si tout allait bien. « s'te plait.  »


Dernière édition par Enzo Harrison le Jeu 10 Mai - 17:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Jeu 10 Mai - 17:20

Le membre 'Enzo Harrison' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'COME IN, HAZARD' :
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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Jeu 10 Mai - 18:19

❝ Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros
2015 ❞vastes oiseaux des mers qui suivent, indolents compagnons de voyageQuand il me déclara que je lui avais fait mal, j’avais presque envie de lui répondre que c’était le but. Mais disons que j’étais… Moi aussi blessée. Je prenais des risques pour lui, j’avais monté une histoire pour qu’il s’en sorte, de sa tentative d’évasion… Mais puisque c’était comme ça, puisqu’il tenait tant que ça à m’éviter, grand bien lui fasse ! Je lui lançai alors un regard noir, très noir, tandis qu’il se rapprochait de Fabian. Qu’ils soient grands amis ! J’allais moi aussi rester dans mon coin.
 
F me regardait avec cet air misérable, qui signifiait qu’il ne savait pas quoi faire. Hé bien, moi non plus je ne savais pas ! Alors, d’un mouvement des yeux, je lui montrai Enzo et la boite d’objets à réparer. Je pris d’office le piège qui était cassé, je ne voulais pas qu’ils se blessent inutilement avec un coup de fermeture inopinée. Je savais le faire, je gérais ces objets-là, après tout, je les lavais, il fallait bien que je sache éviter de finir la main piégée. Cela aurait été une véritable boucherie…
 
Et tandis que F répétait cette histoire à Enzo, de la chute, j’entendis du bruit, dehors. C’était le M, riant grassement, et ça généralement… C’était bon signe, pour nous. Cela voulait dire qu’il n’allait pas trop chercher à comprendre ce qu’il s’était passé, nous faisant confiance. Je n’aimais pas cela mais… Au bout du compte, il accepta l’explication donnée par un F balbutiant, s’excusant comme à chaque fois qu’il parlait au M.
 
Cette nuit-là, je fus tranquille. Car le M décida qu’il voulait jouer aux cartes, avec les garçons. Je restai donc dans ma cage, avec mes chaussons licornes comme oreiller, autant pour les cacher de sa vue, que pour me donner un minimum de confort. Et j’attendis que le temps passe, tout simplement, j’attendis qu’ils finissent leur partie de carte pour savoir si j’aurai droit à ses… attentions, ce soir.
 
Pour une fois, ce fut calme. Il me laissa tranquille.
 
Alors je passai ma nuit à ruminer.
 
Pas que ma nuit, d’ailleurs. Je passai plusieurs jours à mettre les bâtons dans les roues d’Enzo, il tenta plusieurs fois de s’en aller, mais j’étais là, pour le retenir. Je refusais que mes frères, que Thomas et Fabian payent pour ses bêtises à lui. Je le frappai quelques fois, parce que je n’avais pas le choix, parce qu’il n’y avait que ça pour l’arrêter.
 
Et plus ça allait, plus j’avais l’impression de devenir comme le M. Comme si le mal qu’il y avait en lui était contagieux. A chaque coup que je donnai durant ces semaines, je me vis devenir celle que je m’étais promis de ne jamais devenir.
 
Une M.
 
Alors, quand nous finîmes tous les quatre en « liberté » dans le camping car, qu’il reprit ses bêtises de vouloir s’enfuir, j’arrêtai Thomas et Fabian qui voulaient encore le retenir.
 
 « Laissez-le faire. »
 
Puisqu’il y tenait tant…
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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Jeu 10 Mai - 19:13

Est-ce qu'ils étaient sérieux ? Enzo, il ne s'était pas attendu à ce qu'elle, le laisse partir. Alors, lorsqu'ils se sont arrêtés pour le regarder, Enzo n'a pas pu s'empêcher de s'arrêter. Il s'est retourné pour les voir, aussi. Comme s'il voulait les remercier par un simple regard, comme s'il aurait voulu leur promettre de venir les rechercher. Alors, il a ouvert la porte du mobil-home, et il est sorti. Pour la première fois depuis des dizaines de jours, sa peau est touchée par les rayons du soleil. Il sent leur chaleur, comme il sent la différence de tension qui se trouve à l'extérieur. Enzo, il est dehors, enfin.

Il aurait pu courir, il aurait pu s'enfuir. Mais il a marché, lentement. Dans cette toute petite clairière qui servirait de jardin si c'était une véritable maison. Il a avancé vers les arbres de la forêt bordantla propriété. Puis, lorsqu'il fut à bonne distance, il s'est retourné pour regarder le mobil-home. Cet endroit immonde qui lui a foutu la trouille de sa vie, lorsqu'il l'a vu. Qui lui a fait vraiment mal, la bosse sur son front a tout juste disparu. Il en a encore un frisson dans le dos, mais Enzo, il finit par se retourner. Et il fait quelques pas, pour arriver jusqu'au premier arbre. Il pose sa main dessus, et regarde de l'autre côté. Pour voir la forêt pour voir l'endroit où il doit partir. L'endroit où il veut retrouver son père. Enzo, il veut vivre. Il ne veut pas rester ici, il ne veut pas rester avec ce monstre.

Mais quelque chose l'empêche d'avancer. Enzo, il aurait aimé partir en courant, mais il est incapable d'aller plus loin. Une voix intérieur lui dit qu'il ne retrouvera jamais son père. Une autre, lui dit que s'il s'en va, ils le payeront. A cette pensée, Enzo n'a pu s'empêcher de lancer un nouveau regard en direction de ce mobil-home pourri. Il aurait voulu partir, mais la peur l'a fait faire demi-tour. Enzo, il était sorti, et il est retourné vers sa prison. Il avait soupiré, avant de faire marche arrière. Il avait fait une dizaine de pas vers la porte -qui n'était plus très loin, lorsque les choses ont mal tournées.

Une flèche a percé sa jambe. Une flèche du -M qui est revenu. Le -M est de retour, et il a vu Enzo dehors. Est-ce qu'il a vu qu'il retournait vers le mobil-home ? Est-ce qu'il veut simplement montrer à Enzo que suivre les règles est son seul moyen de survie ? Enzo est loin de se douter de tout ça, lorsqu'il tombe à terre. Il a hurlé dès lors qu'il a senti l'arme entrer et se planter dans sa chaire. Il était tombé à terre, déjà, qu'il savait que ce n'était que le début. Que lui serait-il arrivé, s'il avait dépasser les arbres ?

« - Il va passer un sale quart d'heure... » Murmure Thomas en regardant par la vitre sale.
« - Il avait qu'à écouter. » Fabian est plus tranchant, il en a marre de se battre avec le nouveau pour l'empêcher de sortir. « B' l'a prévenu. »
« - Tu crois qu'il va lui faire quoi ? » Thomas, il a peur, mais ça ne l'empêche pas de sourire parce que ce n'est pas lui qui sera puni.
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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Jeu 10 Mai - 19:42

❝ Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros
2015 ❞
vastes oiseaux des mers qui suivent, indolents compagnons de voyageJe l’avais regardé avancer, dans les arbres. Doucement. Je m’étais attendue à ce qu’il courre, et après coup, je me disais qu’il aurait pu réussir. J’aurais voulu l’encourager à y aller, mais je ne savais pas quoi dire, quoi faire, quoi penser. Je me disais qu’on allait être punis pour son départ, mais au final, ça ne changerait pas beaucoup à notre quotidien. En fait… Nous allions être punis dans tous les cas.
 
Parce qu’il était sorti, et que nous ne lui courrions pas après. Nous étions restés là à ne rien faire, pendant qu’Enzo était dehors. Alors, quand Fabian et Thomas se mirent à se demander ce qu’il allait arriver au garçon avec la flèche dans la jambe… Je fis un bruit désapprobateur. Est-ce qu’ils étaient idiots ?
 
 « N’oubliez pas qu’on l’a laissé partir. Tenez-vous prêts… »
 
Ma punition était toute trouvée. J’allais passer une nuit courte, et violente. Et ce même si je ne voulais pas. J’étais totalement renversée, dans mon esprit, mon monde était comme de travers quand je voyais dans ma tête ce qui allait se dérouler ce soir. Les garçons, leur punition allait être toute simple. Passer la nuit pendus par les bras aux branches d’arbre. Ce qui était dangereux, vu que des Z pouvaient traîner dans le coin et les manger. Aussi, Enzo pouvait mourir, s’il saignait beaucoup de la jambe.
 
Demain je le soignerai. Mais seulement demain.
 
Le M resta d’un calme presque olympien tandis qu’il accrochait les garçons. Ils furent à quelques mètres du mobil-home, mais cela ne les empêcha pas de m’entendre durant la nuit. Même si j’essayais de ne pas crier trop fort, de peur d’attirer des Z. Je ne voulais pas les tuer.
 
Et au matin… Je dus soigner Enzo. Fabian tournait de l’œil à la vue du sang, ce n’était vraiment pas son truc, et Thomas, il tremblait comme un fou dès qu’il fallait soigner. Donc, c’était pour moi. J’étais la seule qui n’avait pas peur de la viande. Parce que nous n’étions que cela, de la viande.
 
Je dus le soigner, sans anti-douleur car on n’en avait plus – le M avait des douleurs au dos. Je suivis ses instructions, pendant qu’il lisait un livre qu’il cachait sous son matelas, un livre de médecine, si j’avais bien compris. Il me força à retirer la flèche sans l’abîmer, la faisant sortir comme elle était rentrée. Les garçons avaient dû tenir Enzo… Ce fut un massacre. Cependant, je retirai deux choses de cette expérience. C’était la première fois que je faisais la connexion entre plusieurs choses.
 
La première, c’était que je me rendis compte que le M ne touchait jamais les blessés. Il n’aimait pas ça. Même quand il voulut de l’eau, il s’écarta d’Enzo comme s’il avait la peste. Il ne m’avait jamais touchée, même quand j’avais une simple coupure. De même pour Fabian et Thomas. Il ne toucha même pas Enzo pour le remettre dans sa cage ensuite. Non, ce fut nous qui le mîmes dans son bloc, alors qu’il était drogué par les médicaments. Par contre, Fabian et Thomas… Il les déposa lui-même.
 
La seconde chose, découlait de la première. Si j’étais blessée… Il ne me toucherait pas. Alors, quand il me déposa moi dans ma cage, j’exagérai la violence avec laquelle il m’y installa. Je me jetai pratiquement sur les barreaux de fer, me cognant très fort. Au point de m’ouvrir l’arcade sourcilière, en réalité.
 
Il cria.
 
Mais il ne me toucha pas durant quelques jours après.
©️ 2981 12289 0


Dernière édition par Bianca C. Cent le Sam 16 Juin - 15:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Mar 5 Juin - 19:05

Ce fut la première fois pour le jeune Enzo, qui fut pendu de la sorte à un arbre. Sa douleur aux bras fut intense, comme sa blessure à la cuisse. Mais ce ne fut rien comparé à la douleur qu’il a ressenti lorsque les premiers cris de Bianca se sont fait entendre. Enzo, il ne se souvient pas quand est-ce que tout ça s’est arrêté. Il est tombé dans les pommes bien avant d’avoir la chance de s’endormir.

Le lendemain fut pire. Lorsque la fille enleva la flèche de sa jambe, il eut l’impression que la douleur fut mille fois pire que lorsqu’elle était entrée. Le petit bout qu’il était à l’époque, a encore failli tourner de l’oeil. Mais en face de la fille, il n’a pas pu le faire. Il avait trop peur qu’elle lui fasse encore mal, pour qu’il reste éveillé. Au début, c’est d’elle qu’Enzo a eu peur. Il n’a commencé à apprendre la leçon sur le -M, qu’après cette journée-là. Si les garçons n’avaient pas été là pour le retenir, Enzo est presque sûr qu’il se serait jeté sur elle pour qu’elle arrête. Mais il est resté immobile, un cri s’échappant de ses lèvres. Ce cri fut le seul qu’on entendit pour plusieurs jours.

Enzo, il n’avait pas comprit pourquoi elle s’était fait mal volontairement. Pourquoi elle recouvrait son corps de bleus et de coupures. Il avait bien sur remarqué qu’elle restait dans sa cage, lorsqu’elle était blessée. Mais Enzo n’était pas assez malin, encore, pour faire le rapprochement entre les deux choses. Il était simplement content de ne plus l’entendre crier, et pleurer.

“ - Pourquoi est-ce qu’elle se fait ça? ” Avait-il finit par demander à Fabian, un jour où ils étaient tous les deux autour de la table. “ Elle est bête. ”
“ - C’est toi qu’es débile! ”

Fabian, il s’était tout de suite rebellé. Il a défendu Bianca, et Enzo n’a pu que se dire qu’il devait être amoureux de la fille. Sinon, à quoi ça sert de la protéger comme ça ? Les filles, c’est chiant. Il a toujours grandi avec des garçons, il n’y avait que sa maman comme fille, à la maison. Alors, il n’y avait qu’elle pour être parfaite, la seule gentille dans l’histoire. Même sa dernière maîtresse était un trou de fion, comme disait le plus grand de ses frères. Si Fabian était si gentil avec elle, Enzo était sur que c’est parce qu’il l’aimait. Enfant, il ne pouvait pas comprendre à quel point l’amitié pouvait être une chose importante, et périlleuse. Fabian, il avait fini par expliquer à Enzo. Parce qu’il dormirait moins bête, qu’il avait dit. Alors, Enzo avait finit par comprendre : elle n’allait pas dans le lit avec le -M, lorsqu’elle était dans cet état. Pour la première fois, Enzo avait regardé Bianca comme une fille forte. Parce qu’elle a le courage de se faire du mal pour être tranquille.

Les jours ont continué à avancer, et le -M avait dit que bientôt, Enzo serait rétablis. Il s’était calmé depuis le coup de la flèche, alors le monstre avait dit qu’il l’emmènerait dehors. Si Enzo était content de bientôt voir autre chose que cette prison toute pourrie, ce n’était pas le cas de Thomas. Il était assez vieux ici, pour savoir qu’il n’y avait pas beaucoup de chance pour que les trois garçons puissent sortir ensemble. A chaque fois qu’ils avaient été trois, un avait fini par ne jamais rentrer. Tenant maintenant sur ses jambes, même s’il n’a pas encore eu la chance d’essayer de réellement courir, Enzo regarde par la fenêtre sale l’extérieur. Dans sa main, il tient un objet qu’il doit réparer. Il en a déjà fait quelques uns, mais il s’est permis de prendre une pause pour regarder dehors. Demain, il sortira pour la première fois depuis longtemps. Demain, il pourrait ne jamais revenir.
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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Sam 16 Juin - 18:41

❝ Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros
2015 ❞vastes oiseaux des mers qui suivent, indolents compagnons de voyageJe n’étais pas une fille forte. Je le savais que je ne l’étais pas, car plusieurs fois j’avais songé à comment j’aurais pu le tuer, à toutes ces occasions que j’avais de le faire, et à toutes ces occasions manquées. Parce que si j’avais bien failli accompagner ma pensée d’un acte, à chaque fois, une sorte de main invisible m’avait arrêtée, main doublée de la pensée et sans lui, que deviendrons-nous ? Parce que j’ignorais où j’allais trouver mes parents, s’ils étaient vivants, ou morts, comme le M l’avait toujours dit, et j’ignorais aussi si le monde ne possédait pas plus de M que de non M. Si ça se trouvait, j’écopais du moins pire… J’avais peur.
 
Mais j’avais peur aussi pour chacun des garçons. Et je me sentais responsable d’eux, sans vraiment savoir pourquoi. Je les aimais, même si l’un d’entre eux ne me rendait pas cette affection, et savoir qu’ils allaient sortir tous les trois, c’était un drame pour moi. J’étais pratiquement inconsolable depuis cette annonce, et j’en avais été presque à blesser Enzo pour qu’ils ne fassent pas cette sortie à trois. Pour qu’ils restent avec moi.
 
Mais je n’étais pas une fille forte, non. J’étais une lâche.
 
 
C’était ce que je me disais, tandis que nous réparions encore ces objets, parfois même les mêmes, à chaque fois. Je savais qu’Enzo survivrait, il était le dernier arrivé, et il n’avait pas été correctement éduqué, par le M. Il avait encore une chance de survivre. Cela allait se jouer entre les deux autres. Je les fixais du regard, essayant d’imprimer leur visage dans mon esprit, me préparant déjà à les pleurer. Je restais impassible, c’était facile, il suffisait de lâcher prise sur mes traits, m’empêcher de prendre le pouvoir sur mes muscles. Les affaisser. Les rendre inutiles. Pourtant il n’en restait pas moins que j’avais envie de pleurer, juste pour leur montrer qu’ils allaient me manquer.
 
J’aimerais leur dire que tout ira bien. Qu’ils allaient revenir.
 
Mais est-ce que ce n’était pas mieux qu’ils ne rentrent pas ? Qu’ils restent dehors, sans jamais revenir ? Est-ce que c’était être horrible que de leur souhaiter de ne plus… Exister ? Je n’en savais rien. Alors, je me contentai de simplement les serrer, tous, oui, même Enzo, dans mes bras, avant qu’ils s’en aillent, sans un mot, juste pour m’assurer qu’ils savaient que si je restais ici, dans le mobil-home, je n’allais pas partir. Et à leur retour, ils sauraient que j’étais là, dans le coin. Que j’allais préparer un repas, pour ceux qui resteront.
 
Et que le dernier nourrira des zombies, malheureusement, pour ensuite se nourrir de nous, peut-être.
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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Mar 26 Juin - 18:43

De cette première sortie, tous sont revenus intacts. Personne ne s’y attendait réellement, mais les choses ont été calmes. Le Monstre n’a pas fait d'écart, et cette fois-ci, il ne les a pas mis en danger. Il s’était contenté d’emmener les garçons -en laissant B’ derrière, pour faire le tour des bois. Un jardin a été créé de nombreuses années plus tôt, le -M l’a découvert. Il attend, chaque saison, que les fruits et les légumes poussent sans qu’il n’y donne du mal. S’il y a bien moins de choses dans la terre, et dans les arbres, qu’autre fois, les garçons ne rentrent pourtant pas les mains vides. Deux caissettes de fruits et de légumes qu’ils vont pouvoir conservés, et/ou manger directement. Lorsqu’ils sont revenus en fin de journée, ils étaient tous fatigués. Mais étonnamment, ils avaient tous le sourire. Personne ne s’est prit le nez, ni le choux. Enzo était content parce que pour une fois, il avait passé un bon moment. Même si le -M avait été là, être dehors, sentir les odeurs et le vent sur son visage, lui avait manqué. Il peine a s’habituer de ce nouveau mode de vie, mais Enzo, comme les autres, n’a pas le choix. Les cagettes ont été posées sur la table principale, alors que le -M était en train de couper du bois dehors. Pour faire cuir la viande de ce soir, il n’a pas d’autres choix que de le faire lui-même. Puisqu’il veut que les enfants soient occupés à autre chose, il doit se salir les mains.

“ - Ca me rappel le goût des bonbons qu’on avait avant… ” plaisante Fabian, qui goûte une cerise en crachant le noyau dans sa main.
“ - Faut pas en manger trop,” dit alors Thomas qui enlève chaque tige des cerises. “ qu’il voit pas la différence. ”

La mission de ce début de fin de journée, est différente de ce qu’ils ont l’habitude de faire. Nettoyer les légumes, les mettres dans la cache en terre qui les maintiendra au frais. Décortiquer les fruits pour les mettres dans des bocaux : le montre aime ses putains de cerises à l’eau de vie. Il a de cet alcool caché un peu partout, mais les enfants n’en mangent pas. Surement qu’il en a donné à Bianca, quand elle est arrivée ici. Parce que tous savent que l’alcool n’est pas bon, vu dans l’état où ça met le -M. Sur B’, l’effet doit être le même. Voir pire. En bref, les enfants n’ont pas le choix de travailler.

Mais Enzo, alors qu’il plongeait les fruits dans le premier bocal, a arrêté ses mouvements. D’un simple coup d’oeil à l’extérieur, il voit que le monstre est loin. Alors, il en profite pour sortir de la poche de sa veste, une poignée de cerises qu’il vient directement poser devant Bianca. Doucement, il lui sourit. Dans les arbres, les garçons ont profité de manger des fruits. B’, elle n’a pas eu cette chance. Et comme elle ne pourra pas en profiter sans que le -M ne s’en rende compte, il en a récupéré quelques unes pour les offrir à la gamine. Pour qu’elle aussi, profite un peu.

“ - Tiens…” dit-il en reprenant des cerises pour continuer à remplir le pot. “ Dépêches toi de les manger, il sait pas qu’j’en ai pris. ”

Enzo, on pourrait croire qu’il est stupide. Ou courageux. Peut-être un peu des deux, c’est ce qui fait de lui un enfant téméraire. Même si Bianca lui fait toujours peur, parce qu’il n’a pas oublié ce coup violent qu’elle lui a mis, il préfère la voir sourire que l’entendre pleurer. Thomas et Fabian se sont contenté de sourire en se regardant, comprenant que Enzo se fait peu à peu une place dans le groupe. Aujourd’hui, ils sont toujours quatre. Ce ne sera bientôt plus le cas, alors, ils doivent profiter sans savoir que le monde va encore s’écrouler sur leurs têtes.
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MessageSujet: Re: souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros (bianzo) Sam 30 Juin - 22:29

❝ Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros
2015 ❞vastes oiseaux des mers qui suivent, indolents compagnons de voyageQuand ils rentrèrent tous, j’avais tout de suite commencé par les compter. Un… Deux… Trois… Quatre. Comment ça, quatre ? Ils étaient tous là ? Cela m’avait réellement surprise, et en même temps ça m’avait plombée encore plus que s’ils n’avaient été plus que trois. Parce que je m’étais préparée au pire, et finalement c’était le meilleur qui arrivait. Ils étaient tous là ! Je n’allais pas encore avoir à pleurer l’un de mes amis… Pas encore. Je restai donc assez morose, me sentant coupable d’être morose. Ainsi, j’avais juste préparé ces bocaux, avec les autres garçons, ne leur décochant pas un mot, les laissant parler d’avant. J’avais déjà enterré quelques légumes déjà prêts, qu’il allait falloir préparer dans les jours, semaines à venir, avant que ça pourrisse vraiment.
 
Et à mon retour, je vis Enzo qui s’agitait un peu. Je le fixai du regard, afin de vérifier qu’il ne fasse pas de bêtises. Il regardait le M dehors… Pourquoi ? Je n’en avais pas la moindre idée, je me tins prête à tout. Presque comme une lionne qui pourrait se jeter sur son lionceau avant qu’il ne se jette par-dessus le haut rocher. Pourtant, il ne fit que plonger sa main à toute vitesse dans sa poche… La ressortir tout aussi rapidement… Et déposa des cerises sur la table.
 
Je le regardais d’un air totalement confus. D’ailleurs, je perdis tout de ma posture défensive. Il me donnait des fruits. Je n’avais pas pu en profiter, vu tout ce que nous avions à faire, et puis le M nous aurait puni si les réserves avaient subitement baissé. D’ailleurs, Enzo le déclara bien vite, que le M ne savait rien de ces cerises, et que je devais me dépêcher.
 
Au début, je paniquai totalement, levant les mains qui s’agitaient presque compulsivement. Il fallait les cacher ! Faire en sorte qu’il ne tombe pas dessus, ou il s’énervera. J’avais presque envie de m’énerver sur eux à mon tour, leur faire comprendre que c’était stupide de prendre un risque pareil que pour des fruits ! Mais je me souvenais aussi que Fabian avait dit que ça ressemblait au goût des bonbons qu’on avait avant… Je me revoyais en manger beaucoup, en cachette de mes parents. J’avais envie de retrouver ce goût, vraiment.
 
Alors, je saisis les cinq cerises d’une main, retirai d’une main experte les tiges, à toute vitesse, pour ensuite enfourner ces fruits dans la meilleure cachette du monde : ma propre bouche. Je me fis un peu mal à croquer à moitié les noyaux, mais le goût, lui, il était absolument génial. Ce qui était amusant aussi, c’était que les cerises étaient nombreuses et juteuses, dans ma petite bouche qui retenait à peine le jus de s’en aller.
 
Au début j’essayais de le retenir, m’essuyant avec les doigts afin de ne pas tâcher les vêtements – ça donnerait bien trop d’indices au Monstre, qui se rendrait bien vite compte de la cachotterie. Mais au fur et à mesure, je vis Thomas et Fabian se retenir de rire en me regardant, ne faisant plus rien. Un peu comme Enzo. Petit à petit, j’essayais de garder mon sérieux : rire ne ferait qu’empirer les choses.
 
Mais une fois que j’eus fini d’avaler à toute vitesse la chair des fruits, je sortis les cinq noyaux, pour ensuite vite les cacher dans ma cage, au fond, là où le M n’allait jamais. Et en me retournant pour carrément surprendre Thomas dans un fou rire silencieux, je ne pus plus m’empêcher de pouffer, la main devant la bouche. Je sentais la cerise à plein nez, il allait me falloir dissimuler ça avec du travail, histoire que le M ne se rende compte de rien, mais pendant une petite minute, je me mis à rire, le plus silencieusement possible, avant de me reprendre, disant aux garçons, plus pour me reprendre une contenance qu’autre chose :
 
« Allez, au travail ! On a beaucoup de fruits et légumes à enterrer. »
 
En tout cas, ce que j’espérais avoir enterré surtout, c’était la hache de guerre avec Enzo. Il m’avait offert des fruits, dans le dos du M… C’était toujours de la rébellion, mais d’un autre côté, j’appréciais le geste, vraiment. J’avais l’espoir que ça continue comme ça très longtemps. Pourtant, si le M les avait épargnés cette fois-ci, ça n’allait pas durer. Vraiment pas. Ce n’était que le calme avant la tempête.
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