“Une dette, une plaie et le feu ne doivent pas s'éterniser.” [Pv : Erin]
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“Une dette, une plaie et le feu ne doivent pas s'éterniser.” [Pv : Erin]

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MessageSujet: “Une dette, une plaie et le feu ne doivent pas s'éterniser.” [Pv : Erin] Lun 11 Juin - 10:27


Je progresse lentement, l'arme braquée sur l'horizon incertain, le regard méfiant, légèrement plissé face au soleil couchant. La journée fut étonnamment chaude pour la saison. J'ai retiré mon gilet par-balles qui se trouve désormais suspendu à mon sac à dos. Ma casquette toujours aussi solidement enfoncée sur mon crâne est sale de poussière et de sueur mais elle est, avec mes lunettes, une des dernières protections contre le soleil.
Puisqu'il décline enfin, j'envisage de me rééquiper correctement. Surtout que j'entre dans la petite bourgade repérée sur la carte deux jours plus tôt. J'ai besoin de trouver des vivres, c'est l'unique raison qui me pousse dans l'ancienne ville. Épuisé, mes vieilles blessures sont les premières à m'emmerder. Le genou, surtout, se manifeste à chaque pas.

Quatorze jours que je suis seul. J'ai perdu mes meilleurs hommes, la confiance des survivants que je voulais escorter ainsi que la pénible compagnie de Erin. Je regrette. De n'avoir pas su mieux protéger ces rescapés handicapants. Néanmoins, les derniers jours furent les plus calmes depuis longtemps. Je me dirige où je veux sans avoir à convaincre ni persuader. Mes choix m'appartiennent et n'entrainent aucune conséquence pour des innocents.
Ça faisait longtemps que je n'avais pas survécu pour moi.

Tandis que je n'accorde pas un regard aux restes d'habitations, je croise une ancienne station service. Elle a été pillée mais les dégâts sont vieux. Je surveille néanmoins. Heureusement, le quartier reste silencieux. Rien de consommable dans l'unique épicerie encore debout, mais l'enseigne miteuse d'un café attire mon attention. Elle grince sous la légère brise et semble m'encourager ;

Je replace la sangle de mon arme qui me scie l'épaule depuis que j'ai retiré l'épaisse protection du gilet militaire, et m'avance, plus aussi solidement que je l'aurai voulu. Je pousse la porte dans un vacarme inévitable vue son état, et reste figé dans l'embrasure.
Je ne vois rien.
Sombre et puante, la pièce est un tas de poussière et d'aliments en décomposition. Le temps que mes yeux s'adaptent, je respire par la bouche et lutte pour ne pas quitter les lieux. Enfin, j'aperçois quelques bouteilles. C'est toujours ça ;

Une seconde d'inattention. Nourri par l'espoir d'avoir finalement trouvé un liquide à avaler pour étancher cette soif dévorante, j'ai eu une seconde d'inattention. Et eux, pourtant si lents et désorganisés, parviennent à me surprendre.

Le premier coup de feu part sans que je ne puisse l'empêcher. La tête déjà en décomposition explose dans un cri et moi je tombe à la reverse, faisant exploser la porte grinçante. Le bruit a réveillé l'appétit des autres ... ils sont trop nombreux. Si je continue à tirer, ils continueront d'arriver. Ai-je vraiment le choix ?
Les balles déchiquètent ces corps morts et je tente de reculer. En vain. En s'écrasant, certaines silhouettes renversent la table qui s'écroule sur mon genou. Je lâche un juron, certainement pas prêts à leur abandonner ma carcasse - mais clairement conscient que je suis mal barré.

" Allez vous faire foutre !!! "

La douleur me submerge, bordel, et ça me surprend. Je n'ai pas l'habitude d'avoir de la considération pour mes blessures. Pas tant que ma vie est en danger. C'est peut être la fatigue.
A moins que ce soit la fin.

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MessageSujet: Re: “Une dette, une plaie et le feu ne doivent pas s'éterniser.” [Pv : Erin] Dim 17 Juin - 21:54



Assise à même le sol, les jambes tendues écartées de part et d’autre d’une carte locale trouvée dans le tiroir d’un buffet abandonné ; Erin tentait de trouver sa position. Elle cherchait le nom de la bourgade sur la carte à l’étendue minuscule comparée à celle qu’elle avait auparavant. Peut-être n’était-elle-même pas localisable. Cela l’aurait pourtant bien aidé pour se situer et surtout localiser les grosses villes qu’elle avait décidé depuis quelques années déjà d’éviter de visiter. Elle n’entrait que dans les petits bourgs de banlieue comme celui dans lequel elle se trouvait. Une centaine de maisons regroupées autour d’un café, d’un bar et éventuellement quelques magasins. Un hôtel de ville et quelques services municipaux modestes mais rien de plus. Un axe principal et une dizaine de petites artères. C’était bien assez comme territoire passager. Les rôdeurs se regroupaient principalement dans les grosses villes, là où de facto il y avait eu déjà une sur-population de base.
Visiblement la carte correspondait à une autre zone que celle dans laquelle elle se trouvait. Probablement un souvenir de randonnée ou de vacances dans le secteur que les anciens propriétaires de la maison avaient gardé par sentimentalisme. Soupirant, elle chiffonna la carte et la jeta dans un coin de la pièce.
Elle avait trouvé refuge dans l’ancienne chambre parentale – le lit y était le meilleur. L’appartement avait déjà été visité et sans doute pillé de nombreuses fois après le départ de leurs occupants. Il ne restait plus grand-chose de viable mais par acquis de conscience la femme regardait systématiquement l’ensemble des tiroirs, des dessous et des dessus de meubles. Elle était sur une arme comme ça une fois et c’était aussi de cette manière qu’elle s’était procurée la carte qu’elle avait laissée à MacLeod. Comme quoi il ne fallait jamais désespérer.

Cela faisait un peu plus de deux semaines qu’elle avait laissé le soldat et poursuivit sa route en direction du sud. Elle avait rapidement cessé de se demander s’il s’en sortirait seul. Certainement qu’il allait tomber sur un autre groupe de survivants d’où lui pousserait une nouvelle envie de sauver les membres le composant et caetera. Elle ne se faisait guère de souci. Et puis il avait une super carte.
Tirant son sac à elle, elle attrapa dedans un sachet de cacahuètes périmées depuis plusieurs mois et l’ouvrit avant de le renifler. L’odeur ne lui parut pas suspecte. Elle en attrapa une et la plaça sur sa langue pour en tester le goût avant de mordre finalement dedans. Safe. Elle s’en versa alors une pleine poignée dans le creux de la main et commença à les grignoter une par une. Chaque cacahuète était mastiquée une minute entière avant d’être avalée. C’était une vieille ruse de sioux qu’une de ses anciennes amies, anorexique durant leurs études de médecine, lui avait apprise. L’estomac ne se souciait guère des quantités pourvu qu’il ait l’impression d’être rempli suffisamment longtemps. Avec le temps et les journées parfois passées sans rien trouver à manger, son estomac avait diminué de taille, son métabolisme s’était aussi adapté à une certaine forme de famine permanente. Elle avait diminué ses quantités, la qualité de ses apports et si les premiers mois lui avaient coûté cher en énergie et avaient fait fondre sa silhouette, c’était un régime qui lui convenait à présent. Elle tentait chaque fois que possible de trouver des protéines animales, pour garder des forces, du muscle. Le reste n’était qu’une question de principes à renier et de fine bouche à ne plus demeurer. Nul doute que celui qui dédaignait manger les insectes, la nourriture périmée ou la viande crue les soirs où il était dangereux de faire du feu, celui-là ne faisait guère long feu dans le monde d’aujourd’hui.
Cela faisait tellement longtemps à présent que les rôdeurs et la fin du monde étaient arrivés, qu’Erin ne se souvenait même plus du goût des choses qu’elle mangeait avant.

Achevant son dîner de cacahuètes, elle déposa par-dessus cela deux gorgées d’eau et regarda machinalement le niveau d’eau qu’il lui restait. Suffisamment pour cette nuit. Elle repoussa son sac et se redressa. Sortant la cigarette qu’elle avait toujours, intacte, dans sa poche, elle la porta à ses lèvres et s’approcha de la fenêtre située à l’est de la chambre, donnant sur la rue principale, l’autre étant condamnée par une planche en bois par ses soins à son arrivée car donnant sur l’arrière-cour et le local poubelles que n’importe qui escaladerait facilement pour entrer. La rue était calme. Pas un rôdeur en vue. Elle faisait progressivement le ménage du quartier lors de son exploration des autres appartements environnants. La règle était simple : pas plus de deux rôdeurs à trois mètres autour d’elle. S’il y en avait plus, elle fuyait. S’il y avait le nombre ou moins, elle se battait. Loin d’elle l’idée qu’un jour l’espèce humaine les aurait peut-être tous tués mais un rôdeur de moins était toujours un rôdeur de moins … Elle ne laissait pas de place à plus d’espoir.

Elle resta un moment adossée près de la fenêtre, goûtant au calme du jour qui déclinait. Elle était pourtant toujours attentive au moindre bruit, au moindre mouvement. Elle ne savait faire que ça. Cinq années d’errance seule parmi les rôdeurs avaient affuté ses sens, amaigri son schéma de pensées ; elle ne rêvassait déjà pas des masses étant médecin, elle ne pensait plus du tout à présent. Tel un animal, elle ne pensait qu’à manger, chercher un coin sûr pour dormir, protéger son territoire, éviter les inconnus, tuer l’ennemi. Et avancer. Elle ne laissait plus de place au reste. Elle avait vécu seule trop longtemps pour s’accorder autre chose que sa propre survie. C’était déjà pas mal selon elle. Il n’y avait plus de temps pour la déprime, le doute, la colère. Elle n’était plus capable de tout cela lui semblait-il. Toujours ça de pris non ?

Le soleil menaçant à présent de se coucher, Erin songea à refaire le tour de son abri pour le sécuriser pour la nuit, être certaine qu’aucun rôdeur ne viendrait à la ronde. Une seconde plus tard et elle aurait probablement loupé de là où elle se tenait le survivant qui approchait depuis l’extrémité de la rue. S’immobilisant dans son mouvement de départ, Erin plissa doucement les yeux. La silhouette, la tenue lui étaient vaguement familières. Attendant qu’il approche du centre de la ville, elle laissa les contours se préciser. Et c’est en reconnaissant le lieutenant-colonel MacLeod qu’elle laissa échapper un soupir de surprise, un vague sourire narquois se dessinant sur ses lèvres.

▬ Alors finalement t’es toujours en vie toi… » marmonna-t-elle.

Elle aurait pu aller à sa rencontre mais elle se contenta de l’observer de son perchoir, discrète et à l’affut. Ils ne s’étaient pas croisés depuis qu’elle l’avait laissé, étonnant qu’ils se retrouvent ici au milieu de nulle part dans les banlieues éloignées californiennes. Comme quoi le hasard …
Elle le regarda reluquer les façades de l’épicerie et apprécia qu’il s’en détourne sans l’ombre d’une pensée. Seul un naïf chercherait encore à manger dans un endroit où autrefois on trouvait de tout. Cinq années de survie devaient amener à plus d’ingéniosité concernant la recherche de nourriture. MacLeod avait encore un peu de jugeote… Elle se demanda néanmoins pourquoi son attention fut retenue par le bar. Elle le vit pousser la porte et entendit de l’autre côté de la rue le grincement produit par celle-ci. Elle soupira. Idiot.

Ce qui devait arriver ne tarda pas à se produire. Le bruit réveillant et attirant systématiquement les rôdeurs autour, MacLeod se retrouva rapidement pris d’assaut par les quelques morts-vivants que peuplait l’ancien bar qu’Erin n’avait pas encore eu le loisir de nettoyer. Tirant comme un perdu sur eux, surpris par leur nombre, il ne tarda pas à se trouver submergé.
Elle ne sut trop dire à quel moment l’instinct avait germé de descendre l’aider. Elle s’était retrouvée une demi-seconde, le fusil qu’elle n’avait toujours pas rechargé et son couteau de chasse cranté à la main, dans les escaliers, volant au secours du soldat. Elle se demanda si c’était une bonne idée, s’il ne valait pas mieux rester planqué. Puis la question s’évapora dans son esprit, elle continua de dévaler les marches. Elle réfléchirait plus tard, pour le moment, il y avait comme qui dirait – urgence.

Elle l’entendit jurer au moment où elle terminait de traverser la rue et enfonçait jusqu’à la garde son couteau à l’arrière du crâne d’un rôdeur coincé au-dessus de MacLeod et tentant de le mordre. D’un coup de pied, elle repoussa une partie de la table qui lui était tombé dessus et le laissa se débarrasser du reste, avançant dans le bar pour s’occuper des autres rôdeurs. Il y en avait deux essayant de contourner péniblement les tables renversées et les chaises éparpillées pour l’atteindre tandis qu’un troisième émergeait de derrière le bar. Elle décida de tuer déjà ceux qui s’avançaient vers elle, profitant de leur gêne du terrain pour aller à leur rencontre et poignarder leur front avant qu’ils n’aient la possibilité de la mordre. Sur le second, elle perdit quelques secondes à essayer de retirer sa lame, l’ayant enfoncé avec un peu trop d’enthousiasme dans son encéphale décrépi. Un temps perdu précieux qui failli lui coûter la vie quand celui de derrière le bar parvint à passer par-dessus en se renversant plus ou moins littéralement. Il lui tomba dessus et elle ne dut qu’à un réflexe de surprise de lui enfoncer sa lame droit dans la gorge. La pseudo-vie qui animait la créature s’éteignit dans un râle humide et Erin le repoussa avec une nausée atroce. Couverte de sang, de sueur et de poussière, elle jeta un regard rapide autour d’elle et constatant que le silence était retombé, retourna vers l’entrée du bar où MacLeod s’extrayait non sans mal de tout ce que les rôdeurs avaient fait tomber sur lui en voulant l’attraper.

Se postant devant lui, mains sur les hanches, son couteau toujours dans la main droite et le fusil passé en bandoulière, elle laissa naître un grand sourire le temps qu’il la reconnaisse et claironna :

▬ Eh bah de rien ! Comme d’habitude, vous ne pouvez pas vous passer d’moi ! »

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MessageSujet: Re: “Une dette, une plaie et le feu ne doivent pas s'éterniser.” [Pv : Erin] Jeu 5 Juil - 9:25



Étouffé par l'angoisse et l'adrénaline, je ne comprends pas d'où vient l'énergie qui repousse soudainement la lourde table qui écrasait mon genou. Je contiens mal un grognement de douleur en essayant de m'éloigner des rôdeurs affamés. Dès que mon dos rencontre le mur, je replace mon arme en direction des ennemis et constate enfin la présence d'Erin.
La reconnaître est un choc supplémentaire. J'aurai facilement pu parier qu'elle était encore en vie - après tout nous ne nous sommes pas quittés depuis longtemps et elle a fait ses preuves en solitaire bien avant notre rencontre.

Je prends le risque de tirer deux balles supplémentaires pour abattre les deux monstres que la médecin ne tue pas avec sa dague. Je pense que le bruit a attiré tous les morts qui étaient en ville. En supposant que d'autres, plus loin, aient entendu quelque chose, ils ne seront pas là immédiatement.

Dans un soupir las, à la fois soulagé et exténué, je repose mon arme en levant les yeux sur cette insupportable femme.

" Vous y allez un peu fort... mais merci. "

Je lui dois indéniablement la vie. Je n'aurai pas pu m'en tirer sans son aide. Un frisson me parcourt l'échine quand je prends du recul sur ce qu'il vient de se passer. J'ai frôlé la mort de nombreuse fois avant l'épidémie. Encore plus souvent depuis. Mais à chaque fois c'est le même constat amer et inquiétant.
Nous ne sommes rien. La survie ne tient souvent qu'au hasard.

" Je ne m'attendais pas à vous revoir. Dans un ancien centre ville encore moins. "

De nouveau debout, je masse ma jambe endolorie avant de quitter l'endroit. L'odeur est difficilement tolérable. Nous devons faire un brin de toilette, surtout pour éviter que les odeurs attirent.

" Mais ne vous méprenez pas : c'est une bonne surprise. "

Je pourrai prendre de ses nouvelles. L'interroger sur ces quinze derniers jours. Mais ce serait bien inutile avec un caractère aussi borné que le sien. Elle me cracherait au visage son incroyable capacité à s'en sortir, et à sauver les autres...
Je souris pour moi-même en retirant mon gilet ainsi que ma casquette.

Mes yeux scrutent les alentours avec appréhension. Je suis tellement fatigué que l'éventualité d'une nouvelle attaque me démoralise. Je n'aurai peut être pas la force de combattre. Pas déjà. Je rêve d'une douche et d'un burger. D'un matelas moelleux, aussi.
Fichtre, ça faisait longtemps que mes pensées n'avaient pas été aussi pathétique.

Mon attention se reporte sur Erin. Comme si je comptais sur elle pour anticiper le danger. Pour voir arriver le moindre problème. Une attitude bien peu professionnelle et péniblement lâche. Qu'importe. Quelque chose me dit que les rôdeurs nous laisseront tranquille au moins quelques heures. Le temps de quitter les lieux ; de nous séparer à nouveau ?

" Je n'étais que de passage. Et vous ?.. "
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MessageSujet: Re: “Une dette, une plaie et le feu ne doivent pas s'éterniser.” [Pv : Erin] Jeu 2 Aoû - 20:57

La fanfaronnade fit grimacer le soldat.

▬ Vous y allez un peu fort... mais merci. »

Erin hocha la tête pour signifier qu’il n’y avait pas de dette entre eux. Il semblait évident pour certains de pourvoir à la survie de chacun, d’aider ceux qui se trouvaient dans le besoin ou en danger. Pour la femme, il en était tout autrement. Après 5 ans d’errance solitaire et de survie en ne comptant pratiquement toujours que sur elle-même, elle avait appris à sélectionner ceux qu’elle aidait et ceux qu’elle laissait. Le constat avait été amer les premières fois. Puis l’instinct de survie et les mauvaises expériences avaient pris le dessus, achevé de la convaincre que laisser une part de son humanité derrière elle était nécessaire au reste de son existence. On ne pouvait aider tout le monde. On ne pouvait sauver tout le monde. Certaines rencontres l’avaient marquée, les gens changeaient au contact des morts-vivants, de la fin du monde s’éternisant. Elle-même avait changé. On ne pouvait rester ‘comme avant’. Tout du moins on ne le restait pas bien longtemps. S’adapter c’était la clé et plus tôt on avait fait de l’accepter, plus vite on survivait.
Elle jeta un regard au reste du bar tandis que MacLeod tentait de se relever. Leur barouf allait certainement attirer les rôdeurs environnants. Ils ne pouvaient pas rester.

▬ Je ne m'attendais pas à vous revoir. Dans un ancien centre-ville encore moins. »

Il retint avec peine un faciès de douleur en posant sa jambe à terre. Elle le prit sans vraiment réfléchir par la taille et sous le bras. Sans quoi il allait s’écrouler. Il boitilla jusqu’à la sortie avec son aide.

▬ Mais ne vous méprenez pas : c'est une bonne surprise. » ajouta-t-il une fois à l’extérieur.

Elle le relâcha pour inspecter les alentours et fronça légèrement les sourcils sous la luminosité. Deux rôdeurs approchaient lentement dans la rue. Ils étaient encore loin mais mieux valait ne pas s’attarder.

▬ Je n'étais que de passage. Et vous ?.. »
▬ Je suis venue faire le plein de provisions. Petite ville veut souvent dire moins de rôdeurs, moins de survivants. Et si je peux chasser ma nourriture, certaines choses ne se trouvent encore que dans les villes. »

Elle tourna la tête vers le soldat et l’examina d’un bref coup d’œil.

▬ Vous allez devoir prolonger votre passage d’une nuit ou deux, soldat. Votre jambe vous laissera pas repartir aussi facilement. »

Puis après un court silence, ponctué par le râle agonique des deux rôdeurs approchant :

▬ Ma planque est juste là. V’nez. »


* * *
(Quelques heures plus tard)


De retour à son poste d’observation à la fenêtre, Erin goûtait au calme et à l’obscurité qui étaient tombés sur la rue. Les rayons de la lune éclairaient faiblement la scène où un rôdeur ou deux semblaient déambuler à la recherche de vie à dévorer. La femme les observaient d’un air absent, ses doigts jouant machinalement avec sa cigarette fétiche ; celle qu’elle ne fumerait probablement jamais. Un instant son regard dériva vers l’homme profondément endormi dans un coin de la pièce. Encore un qui n’avait pas dormi sur ses deux oreilles depuis une éternité ou deux. Encore qu’elle n’était pas certaine qu’il soit tout à fait endormi. Quelqu’un de sensé ne l’était jamais vraiment, même avec une garde aux aguets. Elle ignorait s’il passerait la nuit et repartirait au petit matin ou si leur cohabitation se prolongerait. Il n’était plus dans ses habitudes depuis longtemps de faire des plans à long terme. Elle remarquait simplement une chose : l’idée de le dépouiller et le laisser là sans défense ne lui effleurait même pas l’esprit. Sans doute l’idée sentait-elle le réchauffé ; elle n’était plus intéressée.
Son regard retourna à la rue, elle porta la cigarette à ses lèvres et soupira.

Il était bon de profiter d’un peu de calme. De répit. Elle aimait les nuits comme celle-là.


* * *


Le soleil perça au travers des nuages au petit matin, éclairant sans vergogne la pièce dans laquelle Erin et MacLeod avaient trouvé refuge. Elle, déjà éveillée depuis une heure ou deux, s’affairait à plumer un merle qu’elle avait attrapé non sans mal. Les plumes étaient solidement plantées et la petite taille de l’oiseau l’empêchait d’y aller trop fort sous peine d’arracher la moitié de la carcasse avec. Elle s’agaçait dessus, mordant presque dans le filtre de sa cigarette quand elle remarqua que MacLeod se réveillait. Sans abandonner sa besogne, elle leva les yeux vers lui et le salua, gardant son air concentré :

▬ Bien dormi soldat ? »

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MessageSujet: Re: “Une dette, une plaie et le feu ne doivent pas s'éterniser.” [Pv : Erin] Dim 9 Sep - 18:02



Lorsque l'adrénaline me quitte, une sueur froide me parcourt l'échine. J'aurai pu y passer aujourd'hui. Sans Erin, mon compteur vie aurait pu s'interrompre il y a une poignée de minutes. Je devrais me sentir reconnaissant et - si ce n'est lui sauter au cou - être plus démonstratif avec le médecin que je retrouve finalement. Mais la constatation me reste en travers de la gorge et le gain obtenu, ce surplus de temps, ce bonus de vie, a un goût amer. Quand la fatigue et la douleur sont trop violentes, on en vient péniblement à se dire que la fin serait salutaire.

Ces pensées négatives s'en vont rejoindre l'adrénaline et je retrouve assez de sérieux pour poser mon regard dans le sien. La doc affirme alors qu'il va falloir que je repousse mon départ et je ne prends pas la peine de lutter. Même si la contredire s'avère amusant, elle a trop raison cette fois.

" Eh bien ce n'est pas l'endroit que j'aurai choisi pour un weekend de repos, mais soit. "


♦️♦️♦️


C'est sans doute imprudent voire de la folie, mais j'ai sombré. Littéralement. J'ai senti mon crâne glisser contre le mur tandis que ma casquette s’aplatissait un peu plus sur mon visage et les songes m'ont emporté. Je me suis laissé bercer par ma respiration profonde et le chaleureux silence de la pièce. Après un temps de réparation, quelques brides de rêverie m'ont peu à peu tiré jusqu'au réveil complet. Face à moi cette famille oubliée, perdue, disparue... puis j'ouvre les paupières tout en retirant la visière de mes yeux.

▬ Bien dormi soldat ? »

" Je crois que oui. "

Dis-je en lui rendant son signe de tête pour la saluer. Je ne sais plus vraiment ce que signifie "bien dormir". On dort peu, pas totalement, à des heures aléatoires et dans de mauvaises positions. Mais cette fois depuis bien longtemps j'ai perdu la notion du temps et du danger.
Ça m'affole. Je me relève assez rapidement, grimace en prenant appui sur mon genou et replace mon couvre-chef sur ma tête.

Elle aurait pu me tuer. Je savais qu'elle ne le ferait pas pourtant, mais le soldat que je suis me hurle que j'ai été stupide et naïf. Erin est là, en train de nettoyer un oiseau, tandis que je dormais. Et je fais taire le soldat : j'avais confiance. Ma foi, il faut croire que je suis trop vieux pour être constamment sur la défensive.
Il faut parfois suivre ses instincts. Alors que le devoir m'obligeait à la voir malintentionnée et dangereuse, j'étais déjà persuadé, lors de notre rencontre, qu'elle n'était qu'une survivante. Elle a, de fait, tout mon respect. Si elle devait me tuer ce serait pour survivre. Je ne saurai lui en vouloir ;

" J'avais oublié que c'était si fatiguant. "

Je souris, m'étire et me rééquipe convenablement avant de m'approcher d'elle. Son visage n'est pas plus marqué que la veille. La fatigue est palpable sans pour autant sembler l'accabler.

" Nous sommes toujours entourés ? "

L'endroit n'est pas assez isolé ni délabré. Ces créatures sont attirées par le moindre reste.
J'attends qu'Erin me donne des informations quelconques, une nouvelle note d'humour noire ou juste un ordre. Après tout, les commandes lui reviennent. Je n'ai plus de subordonnés officiels et elle était installée ici la première.
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MessageSujet: Re: “Une dette, une plaie et le feu ne doivent pas s'éterniser.” [Pv : Erin] Jeu 8 Nov - 23:31

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MessageSujet: Re: “Une dette, une plaie et le feu ne doivent pas s'éterniser.” [Pv : Erin]

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