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MessageSujet: yours is in red underlined (ft. Oliver) Lun 9 Juil - 12:50


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Le campement des sauveurs est tombé. Et, avec, tout espoir de voir renaître un monde plus ou moins "normal", plus ou moins "comme avant". Pour Naël, la situation est assez inversée, assez anormale par rapport à certaines personnes. La vie sur le camp, c'était plutôt sa première installation sur la durée. Avant l'apocalypse, il vivait déjà sur les routes. Ne voyait que bien peu de personnes et ne cherchait jamais à se poser plus d'une semaine ou deux. Dans la zone 51, il s'est bien un peu posé mais cela n'a que très peu duré. Et, surtout, il ne restait dans l'enceinte même des grillages, que quelques jours. Il revenait toujours parce que c'était un peu sa seule chance de s'en sortir et il le savait mais tout de même... C'était flou, jamais rien d'autre que du très temporaire. Sur le campement des sauveurs, les choses étaient différentes. Naël s'y était installé. Avait construit une petite routine inhabituelle pour lui, et des liens qu'il ne comprenait pas lui-même. Heureusement, il a retrouvé Aelisia. Après des jours d'errance, il a revu son visage et assez vite pu attester qu'elle était en bonne santé. Comment elle a fait pour survivre seule, il n'en sait rien. Pour autant qu'il sache, elle était peut-être accompagnée. Mais il ne lui semble pas que c'était le cas, et Naël s'interroge sur le sujet parfois. Ils n'ont pourtant pas le temps de faire plus que cela : s'interroger en silence. Les journées sont longues et en même temps si courtes... Naël peine à leur trouver de quoi manger, et c'est tout à fait normal. Ils sont restés à proximité du camp - sans doute est-ce là une manière que Naël a de s'accrocher à ce qu'ils avaient, là-bas -. Il a vidé sa voiture, emporté sa guitare avec lui sur son dos. Sa voiture n'est plus utilisable. Sa fidèle voiture. Qui le suivait depuis des années. Riez si vous voulez mais, pour quelqu'un comme Naël, c'est un sacré coup dur.

En même temps, cela signifie aussi qu'ils doivent, en plus de la nourriture, trouver des moyens de transport. Dernièrement, Naël a trouvé un skate... Mais sa pratique étant très limitée - et remontant à bieeen des années en arrière, lorsqu'il habitait encore New-York -, il a vite abandonné l'idée. Et est rentrée à leur cachette bredouille. Aujourd'hui, il espère trouver une voiture fonctionnelle. Mais avec les années qui sont passées depuis le début de tout ce merdier, et le fait que bon nombre de campements étaient dans le coin, les chances sont moindres. Tout a déjà été pillé, saccagé, utilisé, récupéré. Preuve en est, avec le peu de nourriture qu'ils ont. Naël ne trouve même plus de bonbons, c'est dire ! Aujourd'hui, ils doivent donc essayer d'aller plus loin. Pour cela, ils doivent trouver de quoi aller plus vite. Leurs pieds sont en piteux état, et ne parlons pas de leurs chaussures. C'est dans le silence le plus total que Naël se prépare à cette excursion. Il doute qu'ils reviendront dans cette maison ce soir, alors ils doivent en prendre le plus possible avec eux. Pour Naël, c'est un sac sur le dos, sa guitare par-dessus bien accrochée, son nunchaku et un couteau à sa ceinture. Il ne peut pas faire mieux... Peut difficilement faire pire aussi. Dans son sac, il y a quelques barres de céréales périmés depuis bien longtemps - dernier recours, donc - et une bouteille d'eau 2L pas encore ouverte. Avec un peu de chance, elle est encore potable. Sans doute que oui. Toujours dans le silence, Naël sort le premier de la petite maison. Et ses yeux se posent automatiquement sur une silhouette non loin de là. Il ne sait pas si Aelisia est déjà derrière lui ou non, mais lui porte sa main à son couteau et plisse les yeux. Qui est-ce ? Rôdeur ou survivant ? Que ce soit l'un ou l'autre, il y a quelque chose qui cloche. De là où il est, Naël croit deviner que la personne est couverte de bandages. Survivant, alors ?

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MessageSujet: Re: yours is in red underlined (ft. Oliver) Jeu 12 Juil - 2:47


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D’un coup de pied, je propulse le caillou dans les airs. Il fait deux bonds sur le bitume avant de disparaitre hors de la chaussée. Je dois m’avouer quelque peu triste que mon compagnon de route me quitte ainsi sans même un au revoir, mais un hochement d’épaule plus tard je trouve une pierre quasi identique pour continuer mon petit jeu. Il y a de bien meilleures façons de se divertir, me direz-vous, mais ces derniers le temps le choix d’activité est plutôt limité, la faute à ces grands avions qui ont largué le feu sur nos têtes. Depuis, la vie se résume trop souvent à chercher de la nourriture à la journée longue tout en évitant les zombies, encore énervés par le brouhaha causé par les explosions. Il m’arrive d’être nostalgique du campement des Sauveurs, surtout lorsque j’ai l’estomac vide, comme en ce moment. L’ambiance n’y était pas fameuse, c’était toujours vaccination par ci, approvisionnement par là et « Au travail Oliver ! » partout, mais le sentiment de sécurité valait bien les petits désagréments de cette communauté. Néanmoins, la mélancolie n’a jamais été mon fort, je préfère élaborer ma prochaine combine plutôt que de regretter un passé révolu. Et puis ma situation n’est pas des pires. J’ai Théodore sur qui je peux compter pour ramener de la nourriture à ma place quand je décide que la journée est trop belle pour faire autre chose que paresser. Bon, certains soirs, nos deux estomacs grondent à l’unisson, et alors je regrette quelque peu mes choix de vie, mais la plupart du temps cet arrangement m’est bénéfique..

Je commence à avoir le bras qui me démange. Je glisse deux doigts sous mes bandages et j’entreprends de me gratter sans briser mon déguisement. Non, je ne déambule pas en Californie habillé comme une momie. Si mon corps est couvert de gaze sale, ce n’est pas non plus parce que je suis blessé. Je suis même en assez bonne santé au vue des circonstances, mais ça, les autres survivants n’ont pas à le savoir. Ces quelques pansements souillés sont suffisant pour me faire passer pour une victime et cela est tout à mon avantage. Jamais les gens ne donneront à un mendiant qui a l’air en bonne santé. Toutefois, un peu de sang et les gens sont prêts à croire que j’ai survécu de justesse aux incendies qui ont ravagé les tentes, de quoi attiser le peu de sympathie qu’il leur reste. Est-ce que ce plan fonctionne autant que je le voudrais ? Pas vraiment. Il est possible d’émouvoir certaines personnes plus crédules qui acceptent alors de partager avec moi une canne de thon périmé ou un légume rabougri, mais les gains restent peu importants. En même temps, cette tactique demande très peu d’efforts, ce qui me convient entièrement. Il suffit de s’enrouler dans mes vieux bandages le matin et d’attendre à l’abri d’un palmier que quelqu’un passe à proximité. Toujours mieux que de fouiller de vieilles ruines poussiéreuses et déjà dévalisées…

Je porte ma main en visière devant mes yeux pour mieux observer l’horizon. Devant moi, il y a une habitation à quelques dizaines de mètres de distance. Sur son perron, serait-ce un survivant ou un rôdeur que je vois apparaître ? Après quelques secondes d’observations, je détermine grâce au langage corporel qu’il s’agit de quelqu’un de vivant. Génial ! Sentant un bourdonnement d’excitation au creux de mon estomac, je me prépare à livrer ma performance. J’arrondis un peu mon dos, affecte une expression faciale incommodée et j’avance avec une légère claudication du côté gauche. Je n’exagère rien non plus. Il est ainsi plus facile de rester dans mon personnage et cela donne l’impression que je fais des efforts pour camoufler les douleurs qui m’incommode. Les cœurs naïfs craquent toujours pour quelqu’un qui fait preuve de courage face à l’adversité. Pour accentuer leur sympathie, j’ai déjà essayé de porter mon bras en attelle, mais je trouvais la chose peu prudente. Advenant une attaque, ma capacité de mouvement serait limitée. Toutefois, les agressions d’autres survivants sont rares. Je me suis assuré que mon costume soit assez sale pour repousser même le plus désespéré des humains… Une fois à une certaine distance de l’inconnu, je cesse d’avancer pour ne pas l’intimider et je regarde dans sa direction, quelque peu aveuglé par les rayons du soleil qui me transpercent les yeux. « S’il-vous-plaît… Un peu d’eau… J’ai si soif… » Allez, décernez-moi tout de suite l’Oscar !

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MessageSujet: Re: yours is in red underlined (ft. Oliver) Ven 20 Juil - 17:51


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Prudent, Naël avance de quelques centimètres. Les yeux plissés, il essaye toujours d'en apprendre plus sur la silhouette qui s'approche de lui pas à pas. Sur le moment, il ne parvient pas à discerner si c'est un survivant ou un rôdeur. Dans un cas comme dans l'autre, il lui faut se méfier et rester sur ses gardes. Parce que, quoi qu'il en soit, les risques sont réels. Naël a beau être un type avenant et sympathique, il n'en reste pas moins un survivant. Qui a traversé des épreuves et rencontré fort beaucoup de personnes peu recommandables, voire pas recommandables du tout. Alors il sait qu'il ne peut pas juste accueillir le premier venu à bras ouverts. Mais, au bout d'un certain temps, il comprend qu'il ne s'agit pas d'un rôdeur. Non, ce mec est vivant. Bien vivant. Il parle. Forcément, la question ne se pose plus. Tout en restant mesuré dans les gestes qu'il fait, Naël s'approche encore un peu. Vivant, certes, mais en piteux état ! Le mec demande de l'eau, et a un aspect fort peu reluisant. Outre les bandages qui couvrent une bonne partie de son corps, son visage est dans un sale état. Poussiéreux, couvert de saleté, mais pas en bon état quoi qu'il en soit. La méfiance de Naël s'en retrouve renforcée. Pour autant, il a un élan de sympathie pour ce mec qui pourrait bien... Être lui. Après tout, s'il n'avait pas retrouvé Aelisia, Naël ne sait pas où il en serait à l'heure qu'il est. « Bah merde... » C'est la première chose qui lui traverse l'esprit et, surtout, les premiers mots qui parviennent à s'échapper de sa bouche. C'est qu'il est à la fois surpris et incertain sur ce qu'il convient de faire. Un regard jeté par-dessus son épaule, derrière lui, lui apprend que Aelisia n'est pas là. Pas encore, tout du moins. Elle ne devrait pas tarder à sortir de la maison et il serait préférable que Naël est un tant soit peu tiré cette situation au clair avant.

Parce que, bien évidemment, il n'a pas envie de prendre de risques. Pas envie de mettre en péril sa sécurité ou, pire, celle d'Aelisia. « Est-ce que tout va bien ? » Question on ne peut plus idiote qui lui a échappée. Naël grimace à l'instant même où elle sort de sa bouche, et cesse tout mouvement. Il estime être bien assez proche de lui, à présent. Et... Tiens... Son visage lui est familier. « Enfin... Je veux dire... Vous n'avez pas été mordu ? » Parce que c'est là que réside la partie la plus importante de cette rencontre. Sans cette information, Naël ne pourra pas accepter de lui venir en aide. Quoi que... Quelque chose l'intrigue, dans cette silhouette quand même. Sous la crasse, Naël croit reconnaître celui qui se tient là. A présent qu'ils sont plus près, il peut le regarder plus en détails. Et les connexions finissent par se faire... un peu. Son cerveau est long à la détente, mélange de fatigue et de lassitude dans cette course sans fin qu'est la survie. « Est-ce que... Oliver ? C'est toi ? » Il doit avoir l'air débile, là : la bouche à moitié ouverte, les yeux plissés et l'air ahuri. Oliver serait donc en vie ? S'il s'agit bien de lui, Naël sera bien évidemment très heureux. Avec la fin du camp des sauveurs, il s'était imaginé qu'il ne le reverrait jamais. Retrouver Aelisia était déjà un miracle en soit, inutile de dire à quel point celui-là en serait un aussi. Mais rien n'est encore fixé, rien n'est sûr : il se pourrait bien qu'il soit complètement à côté de la plaque. Pourtant, ses doigts se rouvrent un peu autour du couteau qu'il tenait depuis le début de cette histoire. Finalement, peut-être que son instinct le met sur la bonne voie et confirme ce qu'il s'imaginait déjà : Oliver est en vie. Et il se tient là, juste devant lui... En piteux état, mais en vie.

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MessageSujet: Re: yours is in red underlined (ft. Oliver) Mer 25 Juil - 17:55


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Si tout va bien ? Suis-je tombé sur quelqu’un d’aveugle ? Il me semble que je fais suffisamment d’efforts pour justement avoir l’air de quelqu’un de mal en point. Peut-être est-ce la distance entre nous deux qui est encore trop élevée, mais à mon avis certains signes restent évidents, même de loin. Comme si je me promènerais avec ces pansements sous une telle chaleur pour le simple plaisir ! Bien vite, mon interlocuteur précise sa pensée. Il ne veut pas savoir si je suis en bonne santé physique, seulement s’assurer que je ne risque pas de le prendre pour un apetissant steak une fois près de lui. « Non, pas mordu… Je suis juste assoiffé… » Un être humain peut vivre beaucoup plus longtemps sans nourriture que sans eau, voilà pourquoi je m’assure toujours d’être hydraté en priorité. Le soleil est encore trop aveuglant pour que je distingue nettement la silhouette de la personne devant moi, mais sa voix m’apprend qu’il s’agit d’un homme. Pas seulement cela, il me semble reconnaître ce timbre. Je n’ose pas trop m’emballer, histoire de rester dans mon personnage de victime, mais je ne peux empêcher les battements de mon cœur de s’accélérer, puisque je crois bien qu’il s’agit de… « Naël ! » Il m’a reconnu avant que je ne le fasse, mais je ne lui en tiens pas rigueur tellement je suis heureux de retrouver l’une des rares personnes du campement des Sauveurs qui gardent un souvenir positif de moi.

Comment est-il possible que ces deux idiots aient survécu ? Allez, ne faîtes pas comme si vous n’y aviez pas pensé. Aux yeux des autres, Naël et moi étions deux imbéciles incompétents, paresseux et complètement déconnectés de la réalité. Il est vrai que nous détonnions face aux scientifiques, médecins et militaires qui peuplaient le campement sur la plage. Toutefois, ce que les gens oublient quand ils pensent aux types dans mon genre, c’est qu’il faut une bonne dose d’ingéniosité pour réussir à rester aussi indolent et que la paresse m’apprend à limiter mes efforts et à les concentrer sur l’essentiel. S’il ne s’agit pas de qualités indispensables à la survie… Et puis il ne faudrait pas négliger la chance. Quand les bombes sont tombées, il fallait tout bonnement se trouver hors du périmètre de l’explosion pour survivre. En ce moment, je suis plus que ravi de voir que Naël a eu autant de veine que moi ce jour-là !

Inspirant profondément pour retrouver une certaine maîtrise de moi, je franchis les derniers pas qui me séparent de mon ami, sans oublier de claudiquer pour faire bonne mesure. Ce n’est pas parce que je retrouve une connaissance que je ne peux pas en profiter pour lui soutirer une bouteille d’eau, non ? Toutefois, cela peut encore attendre. J’ai d’autres questions plus importantes qui me viennent en tête. « Je croyais que je ne te reverrais plus jamais ! Je pensais que tu n’avais pas réussi à t’échapper du campement. Pour ma part, je m’en suis sorti de justesse », dis-je en levant mon bras droit pour lui montrer mes pansements. « Tu ne m’as pas l’air de trop mal aller, est-ce que je me trompe ? » Bien aller reste relatif. Si l’on compare à notre ancienne vie sur le campement, celle-ci est beaucoup plus austère, imprévisible, dangereuse. Toutefois, malgré mes quelques kilos perdus, je ne dirais pas que ma situation est désespérée. J’avais vu pire que moi au fil de mes déplacements, certains mêmes qui n’auront plus jamais besoin de mendier… « C’est chez-toi ? », je demande en pointant l’habitation derrière lui. S’agit-il d’un endroit qu’il venait de fouiller ou de son abri ? J’espère qu’il s’agit de la seconde option. Je suis curieux de voir comment Naël a vécu suite à la tragédie de l’hiver dernier. Peut-être y apprendrai-je de nouveau stratagèmes, qui sait !

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MessageSujet: Re: yours is in red underlined (ft. Oliver) Mar 31 Juil - 11:40


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Non, Oliver n'est pas tombé sur quelqu'un d'aveugle. Mais sur Naël. LE Naël. Celui qui ne sait jamais comment parler aux gens sans que ça donne quelque chose d'hyper... Awkward. Celui qui ne ménage jamais personne et dit les choses telles qu'elles lui viennent. Quoi que cela se soit considérablement amélioré, tout de même, ces dernières années. La faute à l'apocalypse, et au fait que cela l'ait forcé à côtoyer les gens beaucoup plus longtemps. Autrefois, il fuyait tout le monde comme la peste. Ne faisait des arrêts que le temps d'une soirée... Oh oui, les choses sont très différentes à présent. Et lui a beaucoup évolué dans le procédé. Logique. C'est le cas de tout le monde, chacun à sa mesure, chacun à sa façon. Naël n'est quand même pas assez stupide - pas toujours en tout cas - pour en oublier l'essentiel. Assez vite, du coup, il essaye de savoir si le type a été mordu. Visiblement, ce n'est pas le cas. Après c'est ce qu'il dit et le jeune homme reste tout de même méfiant. Mais ses pensées sont bien vite orientées vers autre chose... Cette silhouette... Cette voix... Il les connaît. Il en est sûr et certain. Ce n'est pas un parfait inconnu qui se tient là, devant lui. C'est Oliver. Et il ose prononcer son prénom, juste avant d'entendre le sien de l'autre côté. OUI ! C'est bien lui. Naël soupire de soulagement, avant de laisser s'afficher sur son visage un sourire on ne peut plus large. Il est heureux, très heureux. Oliver, il l'aime bien. Sur le campement des sauveurs, ils avaient plus ou moins les mêmes aspirations... En plus de s'être découvert de nombreux autres points en commun vis-à-vis de leur vie d'avant.

Face à lui, Oliver fait quelques pas de plus dans sa direction. Et cette fois, Naël ne songe pas à reculer pour s'écarter de lui. Il a, certes, toujours l'air en piteux état. Mais cela n'enlève pas à celui qui était à ses yeux un inconnu il y a quelques minutes, son identité. C'est Oliver. « Moi aussi je pensais ne jamais te revoir ! » D'évidence en évidence, ils avancent dans leur discussion. Naël peut désormais observer plus en détails les blessures d'Oliver, le piteux état dans lequel il se trouve. « Non, tu ne te trompes pas, je vais plutôt bien. » Et Aelisia n'y est pas étrangère. Naël a beau bien se débrouiller tout seul, il n'est plus grand chose sans sa fidèle voiture pour le transporter. Avoir une scientifique à ses côtés a son lot de points positifs. D'ailleurs, où est-elle ? Elle semble n'être pas encore sortie de la maisonnette. Laquelle, d'ailleurs, vient d'être repérée par Oliver. « On peut dire... » ça. Le dernier mot, Naël le mange. Il affiche un air hébété alors qu'une illumination vient de se faire dans son cerveau assez souvent ralenti. « Oh attends ! », qu'il s'exclame avant de se mettre à s'agiter dans tous les sens. Avec une délicatesse soudain recouvrée, il pose à terre sa guitare et, par-dessus, son nunchaku. Ensuite, il fait coulisser son sac à dos sur l'une de ses épaules pour mieux l'ouvrir, et fouiller à l'intérieur. Il en sort sa bouteille d'eau pas encore ouverte. « TADAAAA ! » Ouais, ridicule. Mais ce n'est pas nouveau : il s'agit de Naël quand même. « Tiens, hydrate-toi. »

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MessageSujet: Re: yours is in red underlined (ft. Oliver) Jeu 9 Aoû - 19:45


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Alors que Naël est sur le point de répondre à ma question, il s’interrompt soudain et entreprend de poser au sol ses possessions – guitare et nunchaku – avant de fouiller à l’intérieur de son sac. Nerveux, je jette un regard circulaire aux alentours, cherchant si Naël n’aurait pas aperçu un zombie ou un troisième survivant, mais il n’en est rien. Je dois m’avouer soulagé, ne sachant pas si j’aurais été en mesure de me défendre tout en jouant adéquatement le rôle du blessé. Non, Si Naël semble aussi passionné par le contenu de son sac, c’est qu’il cherche un objet en particulier, qu’il me tend une fois la main posée dessus : une bouteille d’eau ! Incrédule un premier temps, j’attrape ensuite le récipient de plastique sur l’invitation de son propriétaire et avale goulument le tiers de la bouteille avant de m’arrêter. Une petite voix dans ma tête m’ordonne d’en garder une partie pour Théodore. Peut-être pensez-vous que j’ai développé une bonne conscience qui m’incite à prendre soin de mes partenaires de survie de la même façon qu’eux prennent soin de moi, mais il n’en est rien. Je sais bien que si je n’apporte rien de bon à Théodore de temps à autres, ce dernier pourrait me refuser de partager ce que lui trouve lors de ses recherches. Ma bienveillance est donc purement transactionnelle et il faudrait être bien naïf pour s’attendre au contraire.

Une fois désaltéré, je remercie Naël pour sa considération. Je secoue la bouteille et la range dans ma poche, langage non verbal signifiant que je garde le reste pour plus tard. Après tout, la journée s’annonce chaude. Je ne cracherais pas sur le fait de passer la matinée à l’ombre à l’intérieur de l’abri de mon ami, mais je ne crois pas que cela fasse partie de ses plans. « Tu t’apprêtais à partir avant que j’arrive ? » Je parie que je pourrais suivre mon ami dans son exploration, mais cela équivaudrait certainement à participer aux recherches, ce que je tente justement d’éviter en m’habillant comme une momie. Je pèse le pour et le contre dans ma tête : d’un côté, je sais que Naël est marrant et qu’une sortie avec lui risque d’être plus amusante qu’une exploration de routine, de l’autre je sais de source sûre que Naël n’était pas des plus travaillant au campement et il se peut que cette bouteille d’eau soit la seule chose utile que je retire de cette journée… Je prends finalement ma décision et, avant que Naël puisse répondre à ma question précédente, je lui propose : « Si tu veux bien d’un vieux pote infirme, je pourrais t’accompagner. »

Derrière Naël résonne un faible bruit, un son étouffé qui provient de l’intérieur des murs de la demeure. Je jette un coup d’œil, mais ne distingue rien. Je retourne mon regard vers Naël et réalise que… peut-être qu’il n’est pas seul à vivre là ? Misère. Je sens mon ventre se contracter sous le coup de la réalisation. J’ai toujours pris pour acquis que Naël m’appréciait et que je pouvais me joindre à lui sans problème. Toutefois, je sais que tous les autres habitants du campement (ou presque, mais par mesure de prudence je préfère considérer que tous) me détestent. Que voulez-vous, il semble que je manque de manières. Et de courtoisie. Et de volonté pour accomplir quoi que ce soit. Et de… Bref, vous comprenez le tableau. Même si je préfère me concentrer sur mes innombrables qualités plutôt que sur mes petits manquements, les autres ne voient pas toujours les choses du même œil, et je ne sais pas si la personne à l’intérieur fait partie de cette catégorie de gens.

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MessageSujet: Re: yours is in red underlined (ft. Oliver) Mer 29 Aoû - 13:30


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Comme si Naël avait pu faire autrement ! Il ne se sent pas obligé de lui donner cette bouteille d'eau, il est même très heureux de le faire. Depuis qu'ils se connaissent, Naël considère Oliver comme un ami. Alors, certes, ils partagent une amitié assez étrange et hors norme mais c'est ce qui donne son charme à cette relation. Et puis, si Naël ne sait pas si cela est réciproque, cela ne l'empêche pas de rester fixé sur cette idée-là. Pas besoin qu'il en aille de même de l'autre côté, tant qu'il est lui-même au clair là-dessus. Alors que Oliver, face à lui, se désaltère, Naël remet en place ses affaires. Son sac sur son dos, puis il reprend sa guitare et son nunchaku, qu'il avait délaissés sur le sol. Pas très pratique, de se balader avec tout ça. Mais cela met au moins la puce à l'oreille à Oliver, qui comprend qu'il avait l'intention de partir d'ici. Pour aller où, en revanche, le mystère reste entier... D'un côté comme de l'autre. « Oui, exact. » Cette confirmation n'avait presque pas lieu d'être tant elle semble évidente. Mais Naël restant Naël, il ne perd jamais une occasion de parler. Vous savez ce que ça donne, de ne pas ouvrir la bouche pour dire quoi que ce soit pendant plusieurs jours, voire semaines ? Non ? Et bien c'est horrible, voilà ! Naël en garde un souvenir amer. Cela s'est produit entre le départ de Faith et Clarke après la zone 51, et son arrivée chez les sauveurs. C'était... Horrible. Il lui est arrivé de parler seul histoire d'être certain de n'avoir pas complètement perdu l'usage de la parole, mais ce n'était bien évidemment pas aussi passionnant que d'entretenir une conversation avec autrui.

La proposition d'Oliver, Naël l'accueille bien sûr avec le sourire. Il serait ravi, en effet, d'être en sa compagnie aujourd'hui ! Mais il ne doit pas oublier qu'ils ne sont pas seuls et c'est en suivant le regard d'Oliver par-dessus son épaule, que Naël s'en souvient. Shame on him ! « Oh... » C'est le seul son qui sort de sa bouche dans un premier temps. Puis le jeune homme se remet de ses émotions et regarde de nouveau en direction d'Oliver, lui avait détourné les yeux pour observer la maison où se trouve Aelisia, non loin de là. « Ne t'en fais pas. On peut changer nos plans : je repose ma guitare à l'intérieur et elle peut rester là pendant qu'on part en vadrouille. Est-ce que ça te va ? » Sans réellement attendre de réponse de sa part -il ne voit pas ce qu'il aurait pu dire ou rétorquer à cela de toute façon-, Naël pivote sur ses talons et court à moitié en direction de la maison. Cela ne lui prend que quelques minutes pour expliquer la situation à Aelisia, qui l'accepte assez bien. Elle trouve toujours de quoi s'occuper quand elle est seule et, de toute façon, Naël lui promet d'être de retour dans quelques heures. Si possible, avec deux moyens de transport : un pour chacun. Le guitariste retourne ensuite auprès d'Oliver, de manière si précipitée qu'il trébuche dans un caillou et manque de s'étaler sur le sol. Avec le peu de dignité qui lui reste - il est habitué, hein, qu'on se le dise -, il se poste devant lui. « Voilà... On peut aller se promener pour la journée. Avec un peu de chance, on te trouvera peut-être de quoi te soigner. Qu'est-ce que tu t'es fait, dis-moi ? » Naël le curieux, est de retour ! En vérité, cela ne lui prend pas souvent mais quand ça arrive... C'est presque intarissable.

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MessageSujet: Re: yours is in red underlined (ft. Oliver) Sam 8 Sep - 3:49


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À voir son expression faciale, je m’attends presque à ce que Naël repousse ma proposition, mais au final c’est tout le contraire, puisqu’il me dit qu’il peut très bien changer ses plans. Sans attendre de réponse de ma part, il accourt vers son abri pour ranger sa guitare, comme s’il avait peur que je m’enfuie entre temps, ce qui m’arrache un sourire. En attendant Naël, je fais quelques pas au hasard pour patienter et calmer quelque peu mes nerfs excités par la journée qui s’annonce. Maintenant que je suis hydraté et bien accompagné, j’en oublie tous mes soucis. Peu m’importe le souper du soir à dénicher et les zombies qui déambulent un peu partout, tout ceci n’est plus d’aucune importance. La seule chose qui continue de m’importuner un tant soit peu, c’est ce soleil qui s’amuse à me faire griller comme une fourmi sous le faisceau d’une loupe. Sous les couches de bandages, mes bras sont couverts de sueur, ce qui me donne l’impression de déambuler dans un sauna. Après un bref coup d’œil en direction de la porte pour m’assurer que Naël ne me voit pas, je déroule la gaze autour de mon bras gauche pour l’aérer et éponger un peu d’humidité. C’est ce moment que choisit mon ami, plus rapide que son ombre, pour sortir de sa maison en courant. Pendant un bref instant, je me retrouve désemparé, les yeux écarquillés et mon bras intact à la merci des regards.

Le ciel semble être de mon côté, puisqu’en courant Naël se prend le pied dans une aspérité du terrain ou autre obstacle et manque de s’étaler au sol. Cela me laisse le temps d’enrouler en vitesse la bande de tissu autour de mon bras. Le résultat reste négligé, mais comme ça la peau n’est plus exposée et Naël ne pourra pas se rendre compte que je le baratine… s’il n’a pas eu le temps d’apercevoir ce qui se cache sous les bandelettes, devrais-je préciser. Je pourrais presque me sentir mal de mentir de cette façon à quelqu’un que j’apprécie et qui me le rend, mais cela n’a jamais été mon genre de culpabiliser pour ce genre de chose. Ce n’était pas comme si je savais que j’allais le croiser lorsque je me suis accoutré ainsi ce matin. Et puis cette bouteille d’eau sera probablement la seule chose que je retirerai de lui grâce à ce stratagème, puisqu’il serait étonnant que nous nous revoyions de façon régulière par la suite. Naël a déjà un partenaire de survie, moi aussi d’ailleurs, et les binômes semblent être plus enclins à survivre dans le contexte actuel à comparer aux grands attroupements.

Une fois arrivé à mes côtés, Naël me dit que nous sommes prêts à partir et enchaîne sur le sujet… de mes blessures. Alors qu’habituellement je n’ai aucun problème à inventer des histoires, je me sens quelque peu désemparé, puisque j’ai failli me faire démasquer il y a à peine trente secondes. La seule chose qui m’empêche de bafouiller, c’est que j’ai déjà raconté cette histoire des douzaines de fois auparavant. C’est sur le pilote automatique que je débite : « Oh, ça remonte à la journée du bombardement. Trop près d’une zone de largage. Théodore a essayé de me rafistoler comme il a pu, mais certaines choses prennent du temps à guérir. » Rester vague. Tout mettre sur la faute des avions. Ne pas oublier d’affecter une légère claudication en marchant. J’ai tellement répété et répété ces directives et comportements qu’ils sont vite devenus comme une seconde peau. Je retombe dans mes habitudes comme dans de vieilles pantoufles. « Tu as l’air de ne pas t’en être trop mal sorti ce jour-là, je me trompe ? » Reporter l’attention sur l’autre pour éviter d’autres questions, un autre truc qui aide. J’adore parler de moi, mais c’est également le cas des autres, qui ne laisseront pas filer la chance de raconter leurs propres déboires.

« Avais-tu déjà un endroit que tu voulais explorer ou bien on se jette sur le premier bâtiment intéressant ? » que je demande après quelques minutes de marche. Je ne connais pas vraiment le coin, alors je ne saurais pas dire quels endroits en valent la peine. Il y a aussi le fait que je n’ai pas vraiment l’habitude des fouilles. Je préfère soutirer ce dont j’ai besoin que de le chercher au travers de la poussière et des zombies. Toutefois, si cela me permet de rattraper le temps perdu avec Naël, je suis prêt à y mettre un minimum d’efforts. Tant de choses ont changé depuis notre dernière discussion, nous avons donc du rattrapage à faire !

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MessageSujet: Re: yours is in red underlined (ft. Oliver) Mer 12 Sep - 20:54


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Bien sûr que Naël s'inquiète pour Oliver. Il le considère comme son ami désormais, c'est sûr et certain. Alors, bien sûr, ils n'ont pas passé tant de temps que cela ensemble et peut-être même que cela ne changera pas... Mais ils s'entendent vraiment très bien tous les deux. Ils sont sur la même longueur d'onde, ont un nombre incalculable de points en commun. Alors, forcément, le courant passe. Ils s'entendent bien, et Naël ne se sent pas gêné le moins du monde de manquer de se bouffer par terre juste là, sous ses yeux. Ce n'est que Oliver, après tout. Il ne va pas lui en tenir rigueur ou se foutre de sa gueule. D'ailleurs, en arrivant près de lui, Naël en est même à se demander s'il a ne serait-ce que vu quoi que ce soit. Sans doute pas, puisqu'il ne fait aucune remarque ni même n'affiche la moindre trace d'hilarité sur son visage. Qu'importe, Naël passe déjà à autre chose. Au déroulement des prochaines heures qui vont s'écouler, et à ces blessures qu'il ne voit pas mais qui doivent bien être là, quelque part sous ces bandages portés par Oliver. Ce n'est pas pour le plaisir qu'il se retrouve accoutré comme une momie, quand même ! « Aïe. Pour que tu souffres encore, c'est que ça n'a pas dû rigoler, en effet... » Mais qui est Théodore, d'ailleurs ? Naël n'en sait rien. Et ce n'est pas qu'il s'en fiche, mais il ne pose pas de question là-dessus. C'est sa pudeur naturelle - la grosse blague - qui le fait agir ainsi... Ou juste parce qu'il n'a pas particulièrement envie de parler d'Aelisia. En ne posant pas trop de questions à Oliver, Naël espère ainsi obtenir la même chose de son côté. « C'est vrai que je m'en tire plutôt bien... Pour l'instant tout du moins. » Il faut relativiser quand on ne peut pas toucher du bois. Question de karma tout ça. Naël ne veut pas crier au loup et prendre le risque, ensuite, que tout dérape et lui revienne en pleine face. Non, il ne veut pas de cela. Il veut du positif, des bonnes choses, du bonheur et de la chance... Ce n'est pas lui qui décide mais il peut toujours essayer de le favoriser. Ouais, il devient peu à peu superstitieux faut croire...

« Mais j'attends de voir ce que ça va donner. C'est de plus en plus de trouver de la bouffe, de l'essence... » Il n'est pas déprimé, le Naël - et le jour où il le deviendra, faudra vraiment s'inquiéter pour le monde ! - mais c'est vrai qu'il ne le vit pas très bien, tout ça. Il ne sait pas trop comment faire pour ne pas s'effondrer sous le poids de cette survie. Il n'est pas seul en plus, alors il ne peut pas réellement se contenter de bonbons, de coca périmé et de boîtes en conserve qui n'ont plus aucune saveur... Avec Aelisia dans les parages, il essaye quand même de faire des efforts. « Non, je ne sais pas du tout où j'allais. » Un peu par dépit, ils s'apprêtaient à quitter tous les deux ce petit havre de sécurité afin d'en trouver un autre... Un regorgeant de nourriture et autres petits plaisirs... Mais c'est rêver, n'est-ce pas ? Naël sait que ce genre de coup de chance ne peut plus réellement se produire. C'est beaucoup, beaucoup plus compliqué que ça... Ils commencent à avancer, côte à côte, et Naël ne tarde pas à ajouter : « Allons donc dans le premier bâtiment qui nous semble intéressant. Je ne crois pas qu'il y aura qui que ce soit de toute façon. J'ai même plutôt l'impression, en fait, que tout le monde a quitté la Californie. » A cause des avions et des explosions qui sont venus avec. Cela ne le surprend pas : les risques étaient trop grands. Naël est resté là parce qu'il n'a plus de voiture. Il ne peut pas faire mieux. « D'ici quelques mètres je crois qu'il y aura quelque chose. » Ils continuent à avancer, et Naël essaye de ne pas beaucoup plus parler. Il se sent presque seul, là... Oliver n'a pas cette tendance à parler tout le temps. C'est tout l'inverse avec lui, mais il essaye de se contrôler... Promis.

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MessageSujet: Re: yours is in red underlined (ft. Oliver) Sam 22 Sep - 6:12


Yours is in red underlined

Tandis que nous avançons vers une destination qui m’est inconnue pour le moment, je ne peux m’empêcher de ressentir un profond soulagement lorsque le sujet passe de mes blessures (je réponds par un laconique hochement de tête au commentaire de Naël) au parcours de mon acolyte (qui s’en tire effectivement à bon compte, selon ses propres dires). Je n’ai pas l’habitude d’être nerveux lorsque j’ai à mentir, mais le fait d’avoir passé à ça d’être démasqué me rend plus prudent, moins enclin à repousser les limites de ma chance. Je me refuse toutefois à trop angoisser sur le sujet, sinon je pourrais me mettre à suranalyser chacun de mes comportements. (Est-ce que je boite de façon exagérée ? Ou bien devrais-je accentuer ma démarche asymétrique ?) Le mieux est de rester neutre, de laisser l’autre remplir les espaces vides sans toutefois lui donner de confirmations claires. De laisser couler naturellement la conversation vers d’autres sujets et de suivre le courant. « C’est une véritable plaie tu veux dire ! », que je réponds à Naël lorsque celui-ci me dit que les ressources sont de plus en plus rares. « J’en viens parfois à regretter le campement sur la plage. Je serais prêt à supporter ce sale grincheux de Colonel de nouveau si cela voulait dire un souper chaud tous les soirs, comme à l’époque. » Qu’est-il arrivé au Colonel, justement ? Ah, et puis c’est bien le dernier de mes soucis…

Lorsque je m’informe sur la suite du voyage, j’apprends que Naël n’a pas d’idée précise en tête. J’apprécie le fait que nous dérivons au gré du destin. Il y a longtemps que je ne me suis pas amusé – depuis que le ciel nous est tombé sur la tête, justement – et j’espère que cette journée mystère sera une occasion de profiter de la vie, ou plutôt de ce qui en reste. Car Naël a raison : la Californie se vide de plus en plus. J’ai pu le remarqué au cours de mes derniers mois passés à mendier. Je ne peux que comprendre, d’ailleurs. Nous avions réussi (nous excluant ici la personne qui parle, je n’y ai aucunement participé) à reconstruire un semblant de civilisation un peu partout avant que ces avions ne viennent tout gâcher. Il y a de quoi se décourager. Ce n’est pas encore mon cas à cent pourcent, mais chaque jour qui passe me fait réaliser qu’il y a quarante-neuf autres états où je pourrais partir m’installer plutôt que de vivre au sein de ces cendres fumantes. « Tu en sais plus que moi sur les responsables de ce bombardement ? Pour ma part j’ai entendu certaines rumeurs plus farfelues que les autres. » Je ne sais toujours pas pourquoi les gens blâment encore les Russes pour tout…

Naël a bien raison. Il y a effectivement un truc intéressant à une vingtaine de mètres devant nous, et il s’agit d’un troupeau de zombies en mouvement. Je me fige sur le coup. Ces zombies, qui pour la plupart étaient devenus calmes et léthargiques, sont de nouveau excités depuis le fameux jour de novembre. Je ne veux pas avoir à les combattre, d’autant parce qu’ils sont plus dangereux lorsqu’ils sont alertes que parce que cela exposerait ma supercherie à Naël. D’un geste du doigt, je lui indique donc la première bâtisse à notre droite, vers laquelle je me dirige avant que les rôdeurs remarquent notre présence. Je me contorsionne pour passer au travers de la porte en verre brisé sans le couper sur les échardes qui en garnissent le contour, puis je me trouve un coin à l’ombre. Je cligne des paupières pour que mes yeux s’habituent plus rapidement à la luminosité de l’endroit. Ce faisant, je remarque du mouvement à mes pieds. Une petite masse passe devant moi à la course et se jette derrière un tuyau enroulé sur lui-même comme un serpent. Un rat, il me semble. « S’il y a des rongeurs ici, il doit bien y avoir des trucs qui en valent la peine, non ? » que je chuchote en direction de Naël. Peut-être tomberons-nous sur des excréments de souris et rien d’autre, mais je préfère espérer un peu. Sinon, il sera toujours le temps d’explorer la prochaine bâtisse à la place. « On dirait une ancienne caserne de pompiers… »,  dis-je en apercevant un poteau en plein centre de la pièce pour aller avec le boyau derrière lequel le rat s’est caché. Si seulement il y avait encore un gros camion rouge pour confirmer mes dires !

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MessageSujet: Re: yours is in red underlined (ft. Oliver) Ven 12 Oct - 14:07

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