AILEEN → "It sets the air on fire. No pain. An end to sorrow, grief, regret. Everything."
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AILEEN → "It sets the air on fire. No pain. An end to sorrow, grief, regret. Everything."

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LIFE IS
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× A propos du vaccin : :
Plutôt crever.

× Âge du perso : :
32 ans.

× Localisation (+ avec qui) :
En Californie, pas loin de feu le camp de Yosemite.

× Avant, j'étais : :
serveuse dans un bar.

× Messages : :
24454

× Points de vie : :
112

× Copyright : :
© Schizophrenic (avatar), © schizo' (code signa & gif profil).

× Avatar : :
Kristen cute Bell.

× Et ton p'tit pseudo ? : :
Schizophrenic.



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MessageSujet: AILEEN → "It sets the air on fire. No pain. An end to sorrow, grief, regret. Everything." Ven 9 Nov - 21:42

fiche #000

† NOM : Blackhood
† PRÉNOM(S) : Aileen (Lilith)
† ÂGE : Actuellement 33 ans
† DATE DE NAISSANCE : 4 juin 1985
† LIEU DE NAISSANCE : New-York
† HABITAIT : New-York
† ANCIENNE OCCUPATION : Serveuse dans un bar
† STATUT FAMILIAL : Célibataire
† ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuelle
† GROUPE : plutôt les suspects
† AVATAR : Kristen Bell
Observations
Autrefois, Aileen était une personne joviale. Elle souriait, était très sociable et profitait de chaque instant que la vie lui offrait. Elle trouvait le bon dans le mauvais, le bonheur dans le malheur. Bref, elle réussissait à tout - ou presque - trouver parfait, et réussissait à mettre un peu - voire beaucoup - de son optimisme dans à peu près toutes les situations. Elle aimait beaucoup faire rire les gens, remonter le moral de chaque personne qui l'entourait et qui lui semblait au plus mal. Et des gens comme cela, elle en voyait à la pelle sur son lieu de travail. Peut-être aurait-elle dû devenir psychologue, et elle aurait très bien pu se tourner sur cette voie-là si les choses n'avaient pas pris une telle tournure. Il était également très rare de la voir s'apitoyer sur son sort, elle voulait que les gens autour d'elle se sentent bien et pas qu'ils l'entendent se plaindre à longueur de temps. Cela lui jouait des tours parfois, à trop tout garder pour elle,  elle frôlait parfois la crise de nerfs. Mais jamais aux yeux du monde.
En bref, Aileen était une véritable boule d'énergie, qui masquait ses peines pour, plutôt, se préoccuper des autres. Et puis, il y a eu l'invasion.
Sa vie entière en a été bouleversée, tout comme celles de milliers, de milliards, d'autres. Si, au départ, elle est restée fidèle à elle-même, avec son lot de moments de frayeurs et de sentiments d'injustice, elle n'a pas tardé à changé du tout au tout. Pour survivre, elle a dû traverser certaines épreuves, affronter certaines personnes devenues tout simplement inhumaines. Et, peu à peu, elle s'est transformée. Elle est devenue quelqu'un d'autre, une personne aux antipodes de ce qu'elle était autrefois. De la Aileen entourée d'amis plus ou moins proches, elle est passée à une jeune femme froide et avide de solitude. La seule personne ayant réussi à briser certaines de ses barrières, c'est Ezeckiel. Elle ne le savait pas au début, ne voulait en tout cas pas l'accepter. Et puis ... elle a peu à peu baissé les armes. Avec lui, en tout cas. Avec les autres, et en particulier les hommes, c'était une toute autre affaire -et c'est toujours plus ou moins comme ça aujourd'hui- : elle est froide, solitaire, un peu aigrie sur les bords aussi. Le temps passant, Aileen se ferme de plus en plus sur elle-même, mais elle a laissé une autre personne entrer dans sa vie, après la perte d'Ezeckiel. Il s'agit de Clint... Et, très franchement, ce n'est pas sûr que cela puisse lui faire remonter la pente, bien au contraire.
Questions posées lors de l'entrevue
QUEL EST TON AVIS À PROPOS DU VACCIN QUI A CIRCULÉ PENDANT UN MOMENT ? ES-TU VACCINÉ TOI-MÊME ? Un vaccin auquel Aileen aurait pu accorder suffisamment de confiance et de crédit ? Plutôt crever. Non, Aileen n'est pas suffisamment stupide pour se lancer là-dedans, et oui, elle reste persuadée que chaque personne s'étant aventurée sur ce terrain-là est (était) un abruti fini. Cela ne l'a pas dérangée, d'observer les effets produits sur ceux-là, ceci étant dit. Cela n'a pu, au contraire, que la conforter dans sa décision de ne PAS se lancer là-dedans. Non, certainement pas ! C'était un risque qu'elle n'était pas prête à prendre, et elle serait sans doute toujours dans la même optique si on lui re-proposait. Mais ce n'est pas près d'arriver, n'est-ce pas ?

QUE RESSENS-TU LORSQUE TU VOIS UN ZOMBIE ? EST-CE QUE TU LES TUES ? SI OUI, QUE RESSENS-TU ? Les premiers jours, les premières semaines voire même les premiers mois, elle était terrifiée. Littéralement à bout de nerfs lorsqu'elle croisait l'une de ces ... choses. Le simple fait de se retrouver face à l'un d'entre eux la statufiait sur place. Il faut dire que le spectacle n'est généralement pas ragoûtant - et que cela empire de jour en jour - : leurs peaux en décomposition, leurs bouches bien souvent couvertes de chair et de sang, leurs membres coupés, déchirés, arrachés, etc ... Alors, au départ, la jeune femme faisait tout pour les éviter, pour ne pas avoir à être confrontée à eux. Surtout qu'à ce moment-là, elle ne parvenait pas à oublier qu'ils avaient un jour été humains, eux aussi. Ils avaient des amis, une famille, une vie.
Mais plus rien n'est comme avant. A présent, Aileen ne ressent plus le moindre remords à leur ôter leur semblant de vie. Bien au contraire, elle ressent presque le sentiment de les soulager d'une manière ou d'une autre, de leur permettre de reposer enfin en paix. Bien sûr, elle ne le fait jamais de gaieté de cœur - qui pourrait en arriver là ? - et il lui arrive encore de se demander qui ils étaient, à quoi ils aspiraient, etc ... Mais elle les tue. Parce que c'est eux, ou elle. Eux, ou ceux avec qui elle se trouve sur l'instant.

AS-TU PERDU DES PROCHES ET LES PLEURES-TU ENCORE ? Lorsqu'elle est retournée chez elle, à New-York, quelques semaines après le début de l'épidémie, elle a découvert ses parents transformés dans la maison familiale, qu'elle avait quittée bien des années auparavant. Ce jour-là, elle a donc dû tuer deux des personnes qui lui étaient le plus chères. Il y a aussi eu Aelisia, sa sœur cadette ... Dans son cas, la situation est toute autre : Aileen l'a retrouvée dans son appartement, en très mauvaise compagnie. Des dealers - elle avait des relations très néfastes, oui - profitaient déjà de la situation, du chaos extérieur pour faire du mal autour d'eux. Pour céder à leurs plus bas instincts et à leurs pulsions les plus atroces. C'est sous les yeux d'Aileen qu'ils ont torturé Aelisia, elle qui était déjà mal en point. En plus de ces trois membres de sa famille, Aileen a également perdu ses amis, qu'ils soient proches ou éloignés. Elle ne les a pas vus, mais elle imagine qu'il n'a pu que leur arriver du mal. A tous.
Malgré tout, Aileen s'efforce de ne plus les pleurer, pas même sa sœur de laquelle elle était pourtant très proche. Parce que, dans l'état actuel des mondes, montrer ses faiblesses c'est signer son arrêt de mort. Et elle n'est pas encore prête à baisser les bras. En plus de ces personnes de son ancienne vie, Aileen a perdu de nombreux compagnons de route, qu'elle s'est faite par la suite, et malgré elle,  alors qu'elle faisait le plus possible en sorte que cela n'arrive pas... La liste serait longue si elle devait être faite, pourtant. Mais elle ne les pleure pas non plus, elle n'en a plus la force. Il n'y a qu'Ezeckiel qu'elle s'est permise de pleurer dans son coin. Au début car à présent, elle s'efforce de ne plus penser à lui, de ne plus être triste.

QUE PENSES-TU DU CAMP ELLIA ET DE SON PROPRIÉTAIRE ? COMPTES-TU COOPÉRER ? C'est... Très spécial, ici. Aileen est toujours aussi méfiante, et ce n'est pas le côté charmant de ce petit village qui va la rassurer. Bien sûr que c'est agréable d'avoir un toit sur la tête, d'avoir de la nourriture de manière plutôt régulière et aussi d'avoir de quoi se protéger, d'avoir de quoi vivre convenablement en somme. Pour autant, elle n'est pas stupide et elle arrive à deviner les côtés les plus sombres de cet homme qui se dit bon et désireux de refonder une société. Elle se méfie de chaque personne qui vit ici, elle se méfie de tout. Mais elle n'est pas stupide au point de le montrer... Alors elle coopère... Pour l'instant, en tout cas. Elle s'adapte et essaye, à sa façon, de se faire une place ici. Pour mieux observer et être à l'affût du moindre petit truc suspect.


NOTES PERSONNELLES
PETITE PRÉSENTATION DU JOUEUR DERRIÈRE L'ÉCRAN † OMG. Allez, je laisse tel que je l'avais écrit à l'époque : Bonyouuuuur ! Moi c'est Emilie, alias schizophrenic sur le web. J'aurai bientôt dix-huit ans, et j'ai connu ce fo ben... par moi-même, en fait. Qui, d'ailleurs, est perfecto en tout point de vue... Ok, j'arrête de me vanter ! Je suis présente autant que possible, c'est-à-dire minimum une fois par semaine et dès que j'ai la possibilité de passer, en fait... Pour avoir le code, il te faudra lire toi-même le règlement, désolée

N'OUBLIE PAS DE CRÉDITER TES AVATARS/ICÔNES/GIFS † L'avatar a été réalisé par Swan et les gifs proviennent du Tumblr "tessrps".

_________________

Those who survived
If you want to live, you have to become strong.


YEAH BABY:
 


Dernière édition par Aileen L. Blackhood le Ven 9 Nov - 21:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: AILEEN → "It sets the air on fire. No pain. An end to sorrow, grief, regret. Everything." Ven 9 Nov - 21:42

fiche #000
La vie n'est pas un long fleuve tranquille mais elle offre quelques îles de tendresse.
Je n'ai pas toujours été sage.
" Swing my heart across the line "

« Dis Maman, c'est vrai que si je mange trop de bonbons j'aurais un ventre comme le tien ? » La délicatesse d'un enfant. L'innocence d'un petit être pur, cinq ans à peine, les deux dents de devant en moins et l'air mutin. Un peu effrayé aussi si l'on y regarde de plus près. Sa mère, les cheveux comme les blés dont la petite a hérité, explose de rire. Un rire cristallin qu'Aileen adore entendre ... d'habitude. Là, elle a trop envie de comprendre pour accepter de l'entendre. Elle veut savoir. Que risque-t-elle, à manger trop de bonbons ? C'est qu'elle les aime, ses bonbons. Si elle peut éviter d'avoir à arrêter d'en dévorer, elle le fera. Encore faut-il qu'elle sache les potentielles conséquences que cela peut engendrer. « Bien sûr que non, ma chérie. Tout ce que tu risques, c'est quelques vilaines caries et plus de rendez-vous chez le dentiste ... » Le dentiste ? Brr. Comme tant d'autres enfants, Aileen a horreur de cela. Bien, elle mangera moins de bonbons alors. « Tu veux que je te dise un secret ? » L'air amusé de sa mère, ses yeux brillants et ses cheveux légèrement décoiffés suffisent à faire oublier toutes ses préoccupations à Aileen. A moins qu'il ne s'agisse seulement de ce secret qu'elle tient visiblement à partager avec elle ... Elle hoche la tête vivement sans se soucier de ses articulations qui finiront par lui faire mal, un jour ou l'autre. « Tu vas être grande sœur. » Quoi ?! Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ? Plusieurs fois, les yeux d'Aileen font le voyage entre le visage de sa mère et son ventre arrondi. Soudain, elle se rappelle de ce dont elles ont déjà parlé toutes les deux. Une petite sœur ? Elle n'est même pas sûre d'en vouloir une.
(...)
« Papa ! C'est quand que Maman revient ? » L'air courroucé, Aileen se plante face à son père, assis sur le canapé. Elle, est debout, sourcils froncés et ses petits poings enfoncés dans ses hanches. « Je te l'ai déjà dit. On va la chercher dans une heure. Avec Aelisia. » Il insiste beaucoup sur le Aelisia, à croire qu'elle n'a toujours pas compris ce que cela signifiait. Mais si, elle a finit par assimiler l'idée que cette petite intruse allait s'immiscer dans sa vie. Dans sa famille à la bonne réputation. Si elle l'a assimilée, elle ne l'a néanmoins pas acceptée. Et elle ne le fera pas. Elle refuse son rôle de grande sœur, c'est aussi simple que cela. Qu'on la ramène là d'où elle vient. Malgré son petit âge, Aileen réussit à faire la tête à son père - même si elle sait pertinemment que cela ne durera pas - et s'installe sur le canapé à côté d'elle, bras croisés sur son torse et les traits plus tendus que jamais. C'est sa mère qu'elle veut voir, pas sa soit-disant petite sœur voleuse de maman ! Attendez qu'elle la franchisse le pas de cette porte, Aileen lui fera vite comprendre qui est à sa place ici et qui ne l'est pas. Cela fait des semaines qu'elle essaye convaincre sa mère de faire quelque chose contre cela mais rien à faire. Elle a refusé et la voilà maintenant qui doit appeler ce bébé Aelisia. Et puis quoi encore ? Elle ne va pas non plus devoir lui donner de petits surnoms et la garder quand elle sera plus grande et que ses parents auront besoin de son aide, si ?!
(...)
Lorsque ses yeux se posent sur la petite fille dans les bras de son père, Aileen doit bien reconnaître qu'elle se sent ... bizarre tout à coup. Jusque-là, elle refusait tout bonnement de faire ne serait-ce que la regarder. Et maintenant qu'elle l'a fait - au départ décidée à la remettre à sa place -, elle ne peut plus tourner les yeux ailleurs. Elle est si petite. Si mignonne. Et ses petites mains ... ses petits pieds. Si elle le pouvait, il est évident qu'Aileen serait en train de fondre devant elle. Cette petite Aelisia. Sa petite sœur. La sienne. « Elle peut dormir dans ma chambre ? » Trop occupée à regarder les petits doigts d'Aelisia qui sert avec force sa propre main, Aileen ne remarque pas le regard d'abord interloqué puis amusé qu'échangent ses parents, juste au-dessus d'elle. Ils n'en reviennent pas de ce revirement de situation, quoi qu'ils auraient dû s'en douter. N'est-ce pas récurrent qu'une fille aînée se sente dépossédée de sa famille avec l'arrivée inopportune d'une nouvelle venue au sein de la famille ? La sage-femme leur en a vaguement parlé, a dit que cela allait se tasser d'elle-même. Et très bien se passer du moment qu'ils ne déclenchent pas la jalousie de l'une ou de l'autre d'une manière ou d'une autre. « Oh tu sais, elle va avoir sa propre chambre. Elle ne va pas beaucoup dormir la nuit, dans un premier temps. » Aileen hoche la tête à plusieurs reprises, très concentrée. Cela signifie-t-il qu'elle va faire des cauchemars ? Ou qu'elle va mal vivre son arrivée ici ? Foi d'Aileen, elle fera tout pour que ce ne soit pas le cas et qu'elle se sente merveilleusement bien ici, au sein de cette maison.
(...)

" In my faces flashing signs "

Aileen se réveille en sursaut dans son lit. Elle n'est pas en proie aux cauchemars, d'habitude, mais la situation avec Aelisia est de plus en plus compliquée et tendue. Autant avec elle qu'avec ses parents. Surtout avec eux, d'ailleurs. Elle fait n'importe quoi. Elle n'a que seize ans et déjà un sacré palmarès de conneries. Aileen qui a, elle-même eu sa période turbulente, n'en est jamais arrivée là. Elle n'a jamais touché à la drogue, ne buvait que très modérément. Aelisia, elle, fait conneries sur conneries. Sa sœur aînée a vu, une fois, avec quel genre de personnes elle traîne. Qui pourrait s'étonner de voir à quel point elle a mal tourné ? Mais il n'est pas trop tard pour la remettre dans le droit chemin, Aileen veut y croire. Elle doit y croire. Elles ont toujours été proches toutes les deux alors, elle veut essayer de lui parler. Elle n'a rien à perdre, de toute façon. Aileen tend l'oreille, entend distinctement le grincement caractéristique des marches d'escalier, à quelques pas de sa chambre. Pas la peine d'être devin pour deviner qui vient de rentrer à la maison. Il est trois heures du matin ... « Aelisia ? » La voix d'Aileen n'est qu'un chuchotis, mais Aelisia l'entend distinctement. Elle se redresse, la lueur de la chambre l'éclairant désormais. Ses yeux sont rougis et il est évident que ce n'est pas parce qu'elle a pleuré. « On peut discuter, viens ... » Mais Aelisia lève le bras et tend son majeur dans sa direction. « Occupe-toi de ton cul ! » Cela a au moins le mérite d'être clair ... Aileen bat en retraite, vaincue. Elle sait que ce n'est pas en lui parlant alors qu'elle est dans cet état qu'elle parviendra à quoi que ce soit. Demain, elle le fera. Oui, demain.
(...)
Allez, respire Aileen, ce n'est qu'un mauvais moment à passer. La dite-Aileen prend une profonde inspiration, arrange des plis imaginaires sur sa chemise avant de souffler un bon coup. Ce n'est qu'une impression, mais elle se sent comme si c'était elle qui allait au purgatoire. Comme si elle était celle qui allait se faire tuer par leurs parents d'un instant à l'autre. Comme si c'était elle, qui avait fait une grosse connerie. Ce n'est pas le cas, pourtant. Loin de là, même. Sa petite sœur est enceinte et elle a décidé de prendre la responsabilité de tout dire à leurs parents. Si Aelisia le fait elle-même, ils risquent fort de la tuer, voire même de ne pas l'écouter. Aileen, elle, peut le faire. Ils ont une bonne image d'elle. Une bonne opinion. Elle ne sèche jamais de cours, n'a jamais pris de drogue de sa vie, ils s'imaginent même qu'elle n'a jamais touché à une seule goutte d'alcool. Ce dernier point est totalement faux, bien sûr, mais ils ne sont pas obligés de le savoir. Aileen a vingt ans, elle n'est plus une gamine. Elle est même plus responsable que la majorité des filles de son âge. « Maman, papa, il faut que je vois dise quelque chose. » L'air plus sérieux que jamais, Aileen se poste face à eux. Elle ne se sent pas assez décontractée pour s'asseoir alors elle se contente de rester là. Deux regards blasés finissent par se poser sur eux. Quand sont-ils devenus ces personnages aigries et distantes l'une avec l'autre ? Il y a bien longtemps qu'il n'y a plus d'amour entre eux. Mais là n'est pas la question. « Je vous en prie, garder l'esprit ouvert. Et n'oubliez pas qu'il s'agit de votre fille, elle a besoin de votre soutien. De notre soutien. Aelisia va ... elle attend un bébé. » Préoccupé, Aileen regarde le visage de ses parents se transformer, puis passer du détachement à la fureur. Et merde, ils ne vont sans doute pas garder l'esprit ouvert comme elle l'aurait espéré.
(...)
« Vous n'êtes pas sérieux ? » Aileen a beau fixer son père avec insistance, celui-ci ne prend même pas la peine de tourner la tête dans sa direction. « Si, parfaitement. » La réponse horripile la jolie blonde au plus haut point. Comment peut-il se montrer aussi ... insensible ? Aelisia a beau être ce qu'elle est, elle reste sa fille. Sa fille qui ne cherche qu'une seule chose : attirer l'attention et être un peu moins vue comme le "boulet de la famille". « Et quand t'auras mise enceinte ta maîtresse, tu te comporteras de la même façon ? Tu la feras avorter avant de l'envoyer dieu seul sait où pour que le secret reste un secret ? » Enfin son père la regarde. Enfin il comprend qu'elle ne laissera pas tomber l'affaire aussi facilement. En même temps, depuis le départ de toute cette histoire elle essaye de faire au mieux pour tout le monde. Mais là, elle n'en peut plus. Elle ne veut même plus essayer alors que, visiblement, elle est la seule à vouloir faire quelque chose pour sauver cette famille. Il n'y a plus rien à faire, et elle s'en rend tout juste compte. « Tu n'es qu'un sale hypocrite. Et, tu sais quoi, Aelisia te détestera encore plus quand elle sera majeure et enfin libre et elle aura parfaitement raison de le faire. » Les mots en eux-mêmes suffisent à faire taire son père qui la regarde désormais, un air choqué ancré sur le visage. Quoi, il s'étonne encore qu'elle ait du répondant ? Elle aussi sait le faire. Ce n'est pas parce qu'elle s'est tue pendant des années qu'elle n'est qu'une petite intello, tout juste bonne à couvrir sa petite sœur et à accéder aux requêtes et attentes de ses parents. Et elle est tout autant capable qu'Aelisia d'aller boucler ses affaires dans sa chambre pour quitter cet endroit au plus vite. Sauf qu'elle, elle n'est ni forcée, ni contrainte. Et elle, c'est définitif.
(...)

" Seek it out and ye shall find "

Bras croisés sous sa poitrine, son pied commençant à taper le sol à intervalles réguliers, Aileen cherche du regard une petite tête blonde qu'elle connaît bien. Sa soeur a enfin l'âge de quitter l'internat dans lequel les parents l'ont foutue, cinq ans plus tôt, et Aileen a décidé de l'héberger un temps. Le temps qu'elle trouve un job, un appartement, bref une certaine stabilité. Enfin Aelisia fait son apparition. Si elle est surprise de voir à quel point elle a changé, elle n'en montre rien. Mais il ne lui faut que quelques minutes et une distance beaucoup moins avancée entre elles pour se rendre compte que ce n'est pas uniquement sa manière de se vêtir qui a été radicalement modifiée. Des cernes soulignent ses yeux, lesquels sont rouges et en piteux état. Les signes, Aelisia les connaît, mieux que personne, mieux qu'Aileen elle-même. Mais elle décide de garder cela pour elle ... au moins pour un temps. Elles viennent de se retrouver, ce n'est pas le moment de la faire chier sur un sujet comme celui-là. Aileen la serre dans ses bras, plus qu'heureuse de la retrouver après tout ce temps. « Je suis contente que tu sois là. » La dernière fois qu'elles se sont vues, c'était il y a six mois pour les vacances de Noël. Des fêtes qu'elles ont passées entre elles, peu désireuse qu'elles étaient de se retrouver au milieu du foyer familial complètement éclaté. A ce stade-là, elles ne savent même plus pourquoi leurs parents restent ensemble alors qu'il est évident qu'ils ne se supportent plus depuis des années. Presque autant qu'Aileen ne supporte plus son père, et sa mère parfois. « Moi de moi-même Leen. » Ces années passées à l'internat ont été bénéfiques mais l'idée d'être enfin majeure et libre de ses mouvements l'enchante bien plus qu'elle ne le montrera jamais. Et, pour couronner le tout, elle retrouve enfin sa grande sœur. Elles ont plein de choses à rattraper.
(...)
« Pour de vrai, dis-moi ce qu'il t'est arrivé. » Aileen, assise face à Aelisia, hausse les sourcils. Qu'est-ce qu'elle veut dire par là ? « Aelisia, ça fait cinq ans, bien sûr qu'il s'en est passé des choses. » Aelisia, dans toute son immaturité habituelle, lève les yeux au ciel. Elle ne va quand même pas se foutre de sa gueule et prétendre que tout est ok dans le meilleur des mondes, hein ? Aileen ne parle presque plus à leurs parents. Elle s'habille différemment. Ne passe plus tout son temps le nez dans des bouquins. Travaille même dans un bar alors qu'elle aspirait à devenir une brillante avocate. Et, pire que tout, elle semble avoir plongé dans les mêmes vices qu'elle à l'époque. Aelisia est devenue la plus sage des deux, c'est affligeant. « Je sais que tu prends ... » Aileen lève la main pour l'interrompre. « J'ai arrêté il y a des années. » Bon, elle s'est peut-être trompée sur ça, mais tout le reste est bien là. Parce que si Aileen ne prend plus de drogues - on peut remercier son vieil ami Conrad pour ça -, elle n'en reste pas moins ... apathique. Comme si elle n'avait plus d'objectifs, plus de volonté propre. Elle n'a jamais quitté New-York. A arrêté ses études à l'instant même où Aelisia a été envoyée à l'internat et où elle a pris son propre appartement. « Ma vie me va très bien comme elle est, ne te fais pas de bile. » Aileen lui sourit, désireuse de la rassurer. Une fois par semaine au grand minimum, les deux sœurs se retrouvent chez l'une ou l'autre autour d'un verre. Et ce n'est pas la première fois qu'Aelisia aborde ce sujet. Mais Aileen refuse d'admettre que quelque chose cloche chez elle. Être serveuse lui va très bien, quoi qu'en pense sa famille. Et pour rien au monde elle ne changerait sa vie actuelle.
(...)
C'est en courant qu'Aileen débarque son salon. Juste à temps pour décrocher le téléphone, avant que la personne au bout du fil n'ait eu le temps de tomber sur son répondeur. Et cette personne, c'est ... « Conrad ? » Son interlocuteur lui répond brièvement, juste avant qu'Aileen ne se mette à parler. Longuement, l'excitation teintant derrière chacune de ses paroles. Il faut dire qu'il y a de quoi l'être. « J'ai revérifié mon billet, j'arriverai le 11 décembre à San Francisco. Le temps de me poser à l'hôtel et on pourra se voir ? » Pour la première fois de toute sa vie, Aileen va quitter New-York. Elle a vingt-huit ans et il était grand temps pour elle de faire quelque chose, de bouger un peu. C'est Aelisia qui a achevé de la convaincre et elle s'est lancée. Elle connaît quelqu'un à San Francisco, alors pourquoi pas ? Elle est persuadée que ce voyage lui sera bénéfique. Il ne peut que l'être. « Parfait, à la semaine prochaine ! » Toute souriante, Aileen raccroche et pose son portable sur la petite table de son salon. Après toutes ces années, elle va enfin revoir Conrad ! Il lui a été d'une grande aide, à un moment de sa vie où elle était au fond du gouffre. Mais puisqu'ils habitaient si loin l'un de l'autre, ils n'ont jamais eu l'occasion de se revoir. Cette occasion s'est enfin présentée. La semaine prochaine, Aileen s'envolera pour San Francisco ... sans savoir qu'elle signe là pour plus d'aventures et de complications que ce qu'elle pensait au départ.
(...)

When you care about people, hurt is part of the package.
(Beth, TWD)
Toi et moi c'est à la vie, à la mort.
" But baby I been, I been prayin' hard "


Le monde est en train d'exploser. Aileen a mis du temps, avant de se décider à sortir de l'hôtel dans lequel elle résidait depuis une nuit seulement. Elle s'est assez vite rendue compte que quelque chose avait dérapé, en se réveillant. Il a, en réalité, suffit qu'elle regarde par la fenêtre. Il se passait des trucs étranges : des gens se jetaient sur d'autres... Pour les manger. Littéralement. La peur avait beau être plus que présente, Aileen a très vite eu une seule idée en tête : retrouver Conrad. Alors c'est ce qu'elle a fait. Un couteau trouvé dans les cuisines de l'hôtel en main, elle a mis son sac sur le dos et elle est sortie comme elle l'a pu, tout en discrétion. Par miracle, elle est parvenue à ne pas se faire repérer et s'est enfuie. Elle a marché une bonne partie de la journée, une bonne partie de la nuit aussi. Et puis, elle a trouvé Conrad. Un nouveau miracle qu'elle ne s'explique pas, mais dont elle a profité des jours durant. Jusqu'à ce soir. Il est parti de son côté, parce que dans la maison où ils se sont terrés, les stocks se font rares. Et il n'est pas revenu. Aileen prend une profonde inspiration, regarde une dernière fois derrière elle en direction de l'endroit où a disparu Conrad quelques jours plus tôt, avant de se retourner. A présent, elle doit retrouver sa famille. Retourner à New-York a des milliers de kilomètres de là dans l'espoir fou - et presque insensé - de les retrouver en vie. Elle n'a plus le choix. Sans Conrad, elle n'a pas d'autre solution... Et elle le sait parfaitement bien.
(...)
Ses vieilles chaussures usées foulent le sol d'un appartement qu'elle connaissait bien, autrefois. Qu'elle connaît toujours bien en réalité, mais qui lui semble bien différent de ses souvenirs. Voilà des semaines qu'elle était sur les routes, des semaines qu'elle a passées dans la peur et la crainte de voir le pire arriver. Elle a croisé quelques survivants, mais jamais personne qui lui ait donné envie de rester avec eux... Elle n'a plus revu Conrad, et a un pincement au cœur chaque fois qu'elle pense à lui. Elle aurait dû faire plus attention, rester plus longtemps dans la maison qui menaçait d'être infestée de rôdeurs à tout instant... Peut-être qu'il serait là avec lui, alors. Mais non, elle doit regarder en avant... Pas en arrière. Elle se l'est promis. Refermant tout en douceur la porte derrière elle, Aileen continue de regarder tout autour. L'appartement n'est pas très grand, mais Aelisia possède quand même sa propre chambre, au fond de ce couloir qui lui fait face. Alors Aileen avance, doucement mais sûrement. Heureusement qu'elle avait les clés ! Elle n'aurait pas voulu avoir à défoncer la porte. « Aelisia... ? » Sa voix n'est qu'un murmure, mais la ville de New-York est devenue tellement silencieuse que n'importe qui présent dans cet appartement l'entendrait. Aileen croit entendre du bruit alors elle se tend, désormais habituée à se méfier de chaque petit son. Elle ne sait même pas elle-même comment elle a réussi pour traverser cette ville bondée de rôdeurs sans se faire attraper. Un coup de chance, sans doute, qu'Aelisia ne vive pas non plus en plein centre. Toujours est-il qu'Aileen n'entend plus rien, par la suite. Alors, n'écoutant que son courage et son envie folle de trouver enfin un visage connu bien vivant -l'épisode de chez ses parents lui restant encore sacrément en travers de la gorge-, elle s'avance dans le couloir et finit par pousser la porte de la chambre. Aelisia est bien là... Vivante - puisque ses yeux se posent sur elle - mais en piteux état. Ses vêtements sont en lambeaux, les différentes parties de son corps visibles parsemées de traces de coups diverses. Elle n'est pas seule : des hommes sont là et ne laissent pas à Aileen la moindre chance de riposter. Ils la saisissent avant qu'elle ait pu se remettre du choc.
(...)
Des situations critiques, Aileen en a croisées par la suite. Plus ou moins graves, plus ou moins intenses. Il y a un jour, en particulier. Elle avait quitté l'appartement maudit de sa sœur quelques semaines plus tôt. Après des jours de torture, de sévices à peine descriptibles, elle a trouvé une faille dans la méfiance de ces pauvres types et elle les a tous tués. Un par un, avec une violence dont elle ne se savait même pas capable. Elle ne pouvait plus rien faire pour sa sœur, alors elle a pris la fuite. Et elle a survécu comme elle a pu, comme un robot pourrait-on dire. La mort dans l'âme et sans but précis. En peu de temps, elle a finit affamée, mentalement et physiquement épuisée, et même malade. Une grippe, sans doute. Qui aurait pu lui coûter la vie s'il n'avait pas été là pour la sauver. Un mec sorti de nul part, armé d'une batte qui a tué les rôdeurs qui encerclaient Aileen et s'apprêtaient à faire d'elle leur repas. Elle est parvenue à lui renvoyer l'ascenseur en en tuant un qui allait l'attaquer par derrière. Et puis... Elle s'est à moitié effondrée. Laissée convaincre de le suivre parce qu'elle n'avait plus le choix : fatiguée comme elle l'était, elle n'aurait pas tenu plus de quelques heures. « D'accord, je vous suis... Mais je ne resterai pas. » Sa seule condition. Les jours s'écoulèrent et arrive ce jour. Aileen, assise sur le lit qu'on lui a généreusement permis d'occuper à son arrivée, s'interroge : rester, ou partir ? La décision n'est pas encore prise que, déjà, les choses dérapent. Ezeckiel arrive en trombe dans la pièce où elle s'est volontairement reclus, attrape sa main et la mène à l'étage. La jeune femme n'a pas le temps de comprendre grand chose : Ezeckiel parle de horde en train de les attaquer et, en effet, Aileen entend les grognements au rez-de-chaussée. Difficile de dire pour qui c'est le plus terrible mais Ezeckiel entend les personnes avec qui il a passé des mois et des mois se faire dévorer sans qu'il puisse rien y faire. C'est la stupeur, sans doute, qui le pousse à agir et à l'embrasser comme il le fait à ce moment précis. Quant à Aileen, elle n'a pas réellement le temps de comprendre et de réagir... Il est de toute façon grand temps qu'ils s'en aillent. Et c'est la fenêtre qui s'avère être leur unique sortie de secours.
(...)

"Dreaming 'bout the things that we could be "


Les jours s'enchaînent. Toujours la même rengaine, la même galère : trouver de quoi se défendre, trouver de quoi manger. Ezeckiel et Aileen ne sont désormais que tous les deux, ne parlent pas de ce qu'il s'est passé à l'étage de cette maison, alors que l'horreur se produisait juste sous leurs pieds. Ne parlent, en réalité, que très peu. Le silence a ses points positifs... Mais la déprime les gagne, et Ezeckiel n'est pas homme à vivre dans pareilles conditions. Alors, un beau jour, alors qu'ils semblent sur le point de tomber en panne d'essence, ce que Aileen craignait finit par arriver. La personne croisée un peu plus tôt dans la journée, et sa proposition de les faire tous deux rejoindre son groupe travaillent Ezeckiel. Elle aussi, mais justement parce qu'elle se doutait que cela finirait par arriver. La proposition d'Ez finit par arriver : il veut les rejoindre. Ce n'est pas le cas d'Aileen qui, en regardant droit devant elle, cette route qui ne défile pas puisqu'ils sont à l'arrêt depuis quelques heures lui répond, presque trop sèchement : « Ezeckiel, écoute, tu veux absolument aller dans ce groupe et moi je ne veux vraiment pas du tout y aller. Alors, le mieux à faire, c’est que l’on se sépare, tu vas avec eux, et je pars de mon côté, seule. » C'est la seule solution qu'elle envisage, la seule chose qu'elle se sente de faire. «  Je t’interdis de faire ça. Tu crois vraiment que tu peux t’en sortir seule ? Rappelle-toi de ce qui est arrivé la dernière fois que tu as fait ça.» Un long soupir s'échappe de la bouche d'Ezeckiel. Il est à bout de nerfs, fatigué, affamé et assoiffé. Il se sent seul, aussi. Ce n'est pas la présence d'Aileen qui va combler cela, elle qui parle si peu, qui se renferme chaque fois qu'il pose une question trop sensible. Ils discutent, parfois, pourtant. Et Aileen sait. Elle sait qu'il a deviné ce qu'elle ne peut pas dire, ce qu'elle a traversé et qui est justement la cause de ce profond désaccord. Alors elle rétorque du tac-au-tac, acide et tournant brusquement la tête dans sa direction, pour le regarder et donner plus de poids à ses mots : « Et tu sais très bien pourquoi je n’aime pas les groupes. Qui sait ce qu’il peut s’y passer ? » A lui, à Ezeckiel, elle lui fait confiance. De manière indiscutable et presque inexplicable. L'expression sur le visage d'Ezeckiel s'adoucit, il passe sa main sur son visage. Il prend le temps de réfléchir avant de lui répondre, sur un ton plus doux. « Aileen. On sera ensemble. Et si l’on remarque la moindre petite chose suspecte, on s’en va. Je te le promets. Mais s’il te plaît, viens avec moi. » Elle analyse chacun des traits de son visage, réfléchit et fronce les sourcils. Elle pèse le pour et le contre, envisage déjà le pire sans oser le dire à voix haute. Mais, dans le fond, sa décision n'est-elle pas déjà prise ? La perspective d'être de nouveau seule, pire, d'être éloigne d'Ezeckiel, lui fait plus peur qu'elle n'osera jamais l'avouer... « Ok… Mais tu as promis. N’oublie pas. »
(...)
Les vagabonds 2, la zone. Tant de groupes qui, au final, ne tiennent pas et causent plus de mal qu'ils n'en réparent. Avec Ezeckiel et ces deux groupes - trois si on compte le premier dans lequel il se trouvait lorsqu'elle l'a rencontré -, Aileen pensait avoir trouvé un semblant de stabilité. Peu à peu, elle s'est laissée avoir par la confiance qu'elle éprouvait vis-à-vis d'Ezeckiel. Sa foi en lui, quasi inébranlable, l'a fait rejoindre les vagabonds 2... Puis la zone 51. Ce dernier au prix qu'elle se replie sur elle-même une nouvelle fois. Les semaines passant, elle s'est bien rendue compte du fait qu'elle était en complet décalage avec les autres. Pas Ezeckiel. Lui, il participait aux expéditions. Il s'intégrait, se faisait même des... Amis. Alors qu'Aileen, c'était tout l'inverse. Elle a bien revu Conrad, un jour, et cela s'est approché du miracle. Mais les réactions incontrôlables qu'elle avait même vis-à-vis de lui lui ont fait comprendre qu'elle ne parviendrait plus jamais à être totalement elle-même. Alors, elle s'est éloignée. De plus en plus, à mesure que les jours s'écoulaient. Et les tentatives incessantes d'Ezeckiel pour se rapprocher d'elle n'ont fait que plus la faire fuir encore. C'est pour cette raison qu'elle n'était pas dans la zone quand tout a dérapé - de nouveau -. C'est pour cette raison qu'elle se retrouve désormais du mauvais côté de la grille, la main posée sur celle-ci, l'autre sur sa poitrine. En s'éloignant d'Ezeckiel, elle l'a finalement perdu. Il était à l'intérieur quand tout a explosé, quand les grillages sont tombés et que les rôdeurs se sont infiltrés. A l'heure qu'il est, il doit être mort, et elle... Elle, elle est de nouveau seule... A moins que... Plissant les yeux, Aileen comprend que la lumière qui s'approche d'elle provient d'une lampe torche. Sa main récupère le couteau qu'elle avait glissé dans sa ceinture, et l'en sort, le cœur battant à tout rompre. Elle le lève, jusqu'à ce qu'elle se rende compte que cette personne qui s'approche d'elle... C'est Ezeckiel. Bien vivant, et décidé à la ramener avec elle dans les quelques bâtiments tenant encore debout. Comme si elle pouvait lui refuser cela alors que, à cause d'elle, ils ont bien failli être définitivement séparés... Elle n'a pas le courage d'être seule, peu importe à quel point elle essaiera de le faire croire.
(...)
Le soleil est couché depuis des heures déjà et, sur le toit du dernier réel bâtiment intact de ce que fut la zone 51 et son groupe de survivants, Aileen et Ezeckiel se trouvent côte à côte. Assis à même le sol, le silence les occupe. Tant qu'il n'y a rien d'intéressant ou de pertinent à dire, autant se contenter de cela... C'est tout aussi bien, et peut-être même mieux que de parler pour ne rien dire. Au bout d'un certain temps, pourtant, Ezeckiel se décide à briser le silence. Pour dire les mots que, sans doute, Aileen attendait avec impatience. « Une fois que tout sera fini, une fois qu'on sera parti d'ici... Si tu veux que l'on s'en aille, rien que tous les deux... Je ne dirai pas non. Je crois que l'on a bien vu ce que cela donnait lorsque l'on essayait un peu trop de rejoindre des groupes. » Il lance un mince sourire à son intention, la tête tournée vers elle, et Aileen lui retourne. « Je crois... Je crois que c'est peut-être le mieux à faire. » Elle s'en veut, parce qu'elle a tout fait pour se tenir loin de lui et... Et elle était à deux doigts de perdre celui qui lui est peu à peu devenu indispensable. Pour des conneries, qui plus est. « On verra... En fonction. » Dans l'obscurité, Aileen devine le hochement de tête d'Ezeckiel plus qu'elle ne le voit concrètement. Et de nouveau, le silence s'installe... Mais Ezeckiel ne la lâche pas des yeux pour autant. Il garde posées sur elles ses pupilles incandescentes. Avant de franchir les derniers centimètres qui les séparaient encore. Comme en écho à leur étreinte passée, il l'embrasse avec toute la ferveur, l'urgence et la folie caractérisée par leur situation. Il l'embrasse, et elle lui répond. Sans vraiment se poser de question, sans non plus chercher à le  repousser. C'est presque... Naturel. Il sait, et elle lui fait confiance. Indubitablement. Lorsqu'il s'écarte d'elle, c'est pour mieux plonger ses yeux dans les siens, aussi proche d'elle que possible pour parvenir à deviner ses traits malgré l'obscurité ambiante. « Je suis désolé... » Sa mâchoire se contracte, et Aileen devine ce qu'il ne dit pas. Désolé de ne pas pouvoir me contenter de ce que l'on avait jusque-là. Désolé de n'avoir pas été là pour te protéger. Désolé de ne pas pouvoir te laisser cette liberté que tu cherchais à avoir dans la zone. Désolé pour tout.
(...)

" We'll be, we'll be counting stars "


Ne pas rejoindre de groupe n'était finalement pas une bonne idée, aux yeux d'Aileen. Aussi étrange cela puisse-t-il paraître, c'est elle qui a finit par proposé à Ezeckiel de rejoindre Yosemite. Celui-ci a accepté avec une joie non feinte. C'était le compromis parfait, pour eux. A Yosemite, c'était en priorité chacun pour sa gueule. Et c'est dans un camping car qu'ils se sont tous les deux installés, dans un coin reculé du parc mais néanmoins bel et bien protégé par la grille qui l'entourait. C'était eux deux contre le reste du monde entier... Avec, du côté d'Ezeckiel, quelques moments passés à côté avec d'autres personnes. Aileen pouvait rester seule autant qu'elle le désirait, et Ezeckiel pouvait se lier aux autres tout en restant avec elle. Oui, vraiment, le compromis parfait. Le relation a peu à peu évolué et Aileen a appris à complètement se reposer sur lui. Mais il a fallu que, de nouveau, la situation dérape. Pour le pire, clairement. Aileen passait la journée avec Conrad, qu'elle a retrouvé ici alors qu'il n'y vivait pas à temps complet. C'est sur le chemin du retour qu'elle a vu ce qui était en train de se passer. Un petit groupe de personnes de Yosemite essayait de réparer une grosse brèche dans le grillage. Mais pour cela, encore fallait-il parvenir à repousser les quelques rôdeurs qui étaient parvenus à se faufiler à l'intérieur du parc. Ezeckiel y était. Elle l'a rejoint... A repoussé un premier rôdeur, puis un deuxième. C'est quand elle a entendu le cri d'Ezeckiel qu'elle a pivoté sur ses talons, pour voir un énième zombie sauter sur elle. Ezeckiel a été plus rapide. Il s'est précipité, l'a agrippé comme il a pu - soit par la bouche. Sauf que cela lui a donné la possibilité de lui mordre le doigt, puis le bras quand Ezeckiel a tenté de le repousser. Ni une ni deux, la panique la saisissant de toute part, Aileen s'est élancée à son tour. Elle a dû rejeter plusieurs rôdeurs sur sa route, avant de parvenir à tuer celui qui s'en était pris à Ezeckiel. C'est déjà trop tard. Ses yeux se posent sur la main ensanglantée du jeune homme, avant de se relever pour se planter dans les siens. « Non, non, non... » Trop tard. Le sang bat à ses tempes et Aileen sent la panique la gagner de manière insidieuse. Comme il le peut, Ezeckiel essaye de la calmer. Mais c'est trop tard... Il ne sera bientôt plus, et ce sera à elle de l'achever. A elle de tirer un trait sur celui qui est parvenu à la faire sortir la tête de l'eau peu à peu.
(...)
« J’en avais deux en trop. J’ai pensé à toi. Je les ai dépecés ils sont prêts a être manger. » Les yeux posés sur Clint, qui se tient devant elle, Aileen ne sait d'abord pas quoi dire. Alors la seule chose qui s'échappe de sa bouche c'est un « Oh ... » pas très bien placé, mais qui prend le dessus sur le reste. « Merci beaucoup, c'est gentil. » Voilà qui est déjà beaucoup mieux. Enfin, Aileen se décide à s'écarter pour le laisser entrer. Entrer où ? Dans ce camping-car dans lequel elle vivait avec Ezeckiel il y a encore quelques semaines de cela, et dans lequel elle est désormais seule. Seule parce qu'il est mort, emporté de la plus stupide des façons. Une morsure causée par leur inattention à tous les deux... Par cette volonté qu'il avait de la protéger coûte que coûte parce qu'il n'avait pas été là à New-York où elle a subit ce qu'elle a subit. Peu à peu, Aileen est parvenue à se remettre de cette perte. Mais c'est de nouveau comme un robot programmé qu'elle agit. Enfin... Jusqu'à ce que sa route croise celle de Clint, celui qui est connu à Yosemite comme le chien sauvage. Elle, elle n'avait jamais entendu parler de lui avant. Ces derniers temps, elle avance dans la torpeur. Et elle côtoyait déjà fort peu les autres du camp... Autant dire que la disparition d'Ezeckiel n'a rien arrangé, bien au contraire. Clint, elle l'a croisé hors de Yosemite, avant de se rendre compte qu'il était là lui aussi. Elle venait de tuer quelques hommes dans une voiture, alors qu'ils essayaient de s'en prendre à elle, lorsqu'il a débarqué. Ils ont passé les quelques heures suivantes ensemble et voilà que, maintenant, il vient lui offrir un lapin. Elle ne peut que lui en être reconnaissante. Et c'est assez agréable de se dire qu'elle n'a pas juste à compter sur elle... Peut-être bien que Clint, à sa façon et jusqu'à un certain point, pourra lui apporter beaucoup de choses. Plus qu'elle ne se doute encore. « C’est un sacré couteau. Tu chasses un peu ? J’peux t’apprendre si tu veux. » Et c'est comme ça, juste comme ça, que Clint s'est fait de la place dans sa vie. Après tout, pourquoi pas ?
(...)
Sa tête lui fait un mal de crâne. Comme à peu près tous les membres de son corps, en fait. Douloureusement, Aileen ouvre les yeux, une plainte s'échappant de sa bouche. Elle les referme aussitôt, aveuglée par la lumière... Pas si brillante que ça, en fin de compte, comme elle le réalise lorsqu'elle se décide à les rouvrir, ses yeux fatigués. Son bras est engourdi, mais elle parvient à le lever pour le passer sur son visage crasseux. Ses joues sont brûlantes, et son bras fatigué retombe bien vite sur le sol... Sur le sol ? Elle tourne la tête, essaye de comprendre où elle se trouve. Des barreaux lui font face... C'est quoi cette blague ? Elle se redresse comme elle peut, avant de reculer autant que possible. Elle ne s'arrête que lorsque son dos touche le fond - c'est-à-dire assez vite - de ce qui semble être... Une cellule. Oui, c'est le terme le plus adéquat pour définir l'endroit dans lequel elle se trouve. Un nouveau geignement s'échappe de sa bouche lorsqu'elle se rend compte que son corps est plus douloureux encore qu'elle ne l'avait imaginé. Avant de dire quoi que ce soit, Aileen se racle la gorge et se penche en avant pour essayer de regarder ce qui se trame de l'autre côté des barreaux. « Oh... Y'a quelqu'un ? » L'agacement pointe le bout de son nez, une forme d'impatience et un brin de panique. Qu'est-ce que c'est que cette blague ? Elle n'y croit pas. Elle ne comprend pas, surtout. Plus qu'effrayée, Aileen est pleine de rage. Elle n'a pas tenu jusque-là pour finir de façon aussi... Stupide. Et pourtant, elle semble n'avoir aucune issue de secours.
(...)

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MessageSujet: Re: AILEEN → "It sets the air on fire. No pain. An end to sorrow, grief, regret. Everything." Ven 9 Nov - 23:32

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MessageSujet: Re: AILEEN → "It sets the air on fire. No pain. An end to sorrow, grief, regret. Everything." Ven 9 Nov - 23:33

Raaaaaange ton fouet toi yerk Et ta poêle aussi yerk
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MessageSujet: Re: AILEEN → "It sets the air on fire. No pain. An end to sorrow, grief, regret. Everything." Sam 10 Nov - 7:22

Avec toutes ces nouveautés, je crois que ce sera l’occasion pour lire ou relire toutes les fiches de présentation des joueurs. superman Que de motivation! Rebienvenue. coeurrose

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MessageSujet: Re: AILEEN → "It sets the air on fire. No pain. An end to sorrow, grief, regret. Everything." Sam 10 Nov - 16:34

Validation


Félicitations, tu es désormais Bornien !
FREDRICKSEN a l'immense plaisir de te valider !
Félicitations, tu rejoins le groupe SUSPECTS  

Oh la la, j'ai bien hâte de voir ce que Ailou ferra coincée entre ses quatre murs mdl .... et entre cinq colocataires dans une vieille caravane puisqu'elle sera dans la zone A, dans la caravane 1A avec @Danielo P. Gomez. troll Tiennns, elle sera serveuse au bar, en plus de ça, parce que reprendre ses vieilles habitudes pourraient la remettre sur le droit chemin. lele Amuse-toi bieng chou !!

Tu peux dès à présent :
→ Te lancer dans le RP en t'amusant ici ou chercher des partenaires de jeu par !
→ Recenser ton avatar en postant dans ce sujet.
→  Prendre connaissance du système de points et ce qu'il implique (en plus d'autres informations nécessaires à la compréhension du forum) par ici (cf INFO N°3).
→ Poster tes fiches de liens et de RPs.
→ Créer tes propres scénarios qui pourraient t'être utiles.
Voter régulièrement pour gagner des points et nous faire connaître ! De même en postant sur Bazzart et PRD
→ Et surtout TU PEUX T'AMUSER !

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   that we can have
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Si j'avais une voix je chanterais En me réveillant après la nuit passée Et je verrai ce que le lendemain m'apporte Balançant mes pieds depuis le rebord de la fenêtre Atteindront-ils un jour ce foutu sol ?

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MessageSujet: Re: AILEEN → "It sets the air on fire. No pain. An end to sorrow, grief, regret. Everything." Dim 11 Nov - 17:07

Bienvenue collègue de caravane, c'est pas juste, ton métier est mieux que le mien "boude" ;p

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Dernière édition par Alicia Valentine le Dim 11 Nov - 19:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: AILEEN → "It sets the air on fire. No pain. An end to sorrow, grief, regret. Everything." Dim 11 Nov - 19:24

Merciiii Salomé bril C'est vrai que ça permet de faire un peu de neuf et du ménage tout ça bril
Haha Alicia, va falloir qu'on discute lien du coup mdl Merci I love you

Et merciiii Fredou mdl ça va promettre tout ça woof Entre le côté serveuse de bar... ET LA COHABITATION mais mdrrrr elle va se tirer une balle mdl
Et les gifs collent tellement bien omg mdl

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MessageSujet: Re: AILEEN → "It sets the air on fire. No pain. An end to sorrow, grief, regret. Everything."

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AILEEN → "It sets the air on fire. No pain. An end to sorrow, grief, regret. Everything."

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