María • Cultiver le positivisme, c'est mal ?
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María • Cultiver le positivisme, c'est mal ?

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× A propos du vaccin : :
NON, elle n'a pas confiance en ce vaccin.

× Âge du perso : :
27 ans.

× Localisation (+ avec qui) :
Californie, à la recherche de Danielo

× Avant, j'étais : :
TBD

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MessageSujet: María • Cultiver le positivisme, c'est mal ? Sam 10 Nov - 11:13

fiche #000

† NOM : Markle, née Rodríguez.
† PRÉNOM(S) : María, Esperanza, Daniela.
† ÂGE : 27 ans.
† DATE DE NAISSANCE : 18 décembre 1990.
† LIEU DE NAISSANCE : San Diego, Californie.
† HABITAIT : Los Angeles, Californie.
† ANCIENNE OCCUPATION : Cuisinière, Hackeuse.
† STATUT FAMILIAL : Célibataire.
† ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuelle.
† GROUPE : Acceptables
† AVATAR : Lindsey Morgan
Observations
Rieuse, blagueuse et hors des cases, voilà comment était María avant que cette merde intersidérale ne débarque sur le monde. Elle était une jeune femme qui aimait vivre ainsi que la vie qu'elle avait. Très proche de sa famille, ce qu'elle faisait était réalisé dans le but de toujours leur plaire davantage, leur faire plaisir, leur prouver qu'elle méritait leur confiance et leur respect. Pieuse, elle se pliait aux nombreuses prières imposées par sa mère, très croyante, espérant que le Seigneur pouvait les aider à mieux s'en sortir. Travailleuse, ambitieuse, déterminée et combattante, elle ne laissait pas la moindre petite merde lui mettre des bâtons dans les roues, préférant largement l'écraser pour de bon et prouver qu'elle avait raison.
Ces traits de caractères vivent toujours au fond d'elle, malgré l'heure sinistre qu'ils traversent tous. Cependant, tout ceci est désormais masqué par une grande indifférence, une malice maladive, une méfiance obstinée et une ruse digne d'un joueur de poker professionnel. Si le monde a sombré, il en va de même pour María qui, réaliste, n'essaie jamais de se persuader que demain sera un jour meilleur. Demain sera une jour où la survie est de rigueur, où il faudra se battre pour converser ce droit de vivre dans un monde qui implose. Quant à Dieu... Elle l'a laissé derrière elle, ne conservant que le chapelet de sa mère autour de son poignet. Il n'y a nulle miséricorde à obtenir, désormais.
Questions posées lors de l'entrevue
QUEL EST TON AVIS À PROPOS DU VACCIN QUI A CIRCULÉ PENDANT UN MOMENT ? ES-TU VACCINÉ TOI-MÊME ? Une connerie sans nom. Comment peut-on créer une remède qui saurait braver la mort elle-même ? Les scientifiques n'ont pas su trouver un remède contre le cancer, ce n'est pas aujourd'hui qu'ils sauraient défier Dieu. Obstinée, María n'y a jamais cru. Ce vaccin était soit un placebo, soit un contenu de truc franchement peu alléchants qui risque davantage de vous transformer en bouffeur de chair qu'en poupée Barbie fraîche et pompeuse.

QUE RESSENS-TU LORSQUE TU VOIS UN ZOMBIE ? EST-CE QUE TU LES TUES ? SI OUI, QUE RESSENS-TU ? Tuer est devenu une seconde nature, surtout quand cela concerne les Zombies. La première fois qu'elle fut confrontée au phénomène, ce fut lorsque l'hôtel fut pris d'assaut par ces monstres. Les cuisines où elle travaillait ne furent nullement épargnée et il fut légitime de réagir. Quand elle constata auprès de ses collègues que les repousser ne faisait rien, elle s'était emparée du couteau de cuisine qu'elle avait en main pour mieux transpercer l'un de ces dégénérés en pleine poitrine... Avant de constater que c'était sans effet. Elle avait alors réussi à prendre la fuite, regagnant son appartement. Les médias vendaient une situation de crise avant que tout ne soit coupé. Elle avait arraché un dernier appel téléphonique à ses parents, leur certifiant qu'elle arrivait, qu'elle venait les retrouver dans une zone plus éloignée, plus résidentielle, mais quand elle arriva, il était trop tard. Ce furent les premiers qu'elle tua. Si la tristesse et la conscience de tuer quelqu'un s'était emparée d'elle, aujourd'hui, elle abat ces monstres froidement, sans se soucier des méthodes, mais toujours dans le plus grand respect. Elle ne jouera pas à essayer de leur couper les membres avant de les abattre et peut s'arrêter sur le bord d'une route pour achever un zombie dans un état de décomposition avancée pour soulager sa conscience.

AS-TU PERDU DES PROCHES ET LES PLEURES-TU ENCORE ? Ses parents. Elle revoit encore leurs visages déformés par ce mal qui les a possédé, tendant les bras pour étreindre cette enfant venue les secourir trop tard. Elle a mis fin à leurs tourments avant de les enterrer dans leur jardin. Pleurer, elle le fit longuement, espérant se voir pardonner ce parricide et matricide. Alors oui, le chagrin l'habita durant des jours, des semaines, peut être même des mois. Mais elle a fini par se relever. Six ans plus tard, presque, il lui arrive encore de penser à eux. Mais ses pensées sont désormais toutes tournées vers son frère disparu dont elle n'a eu aucune nouvelle depuis le début de cette fin du monde.

QUE PENSES-TU DU CAMP ELLIA ET DE SON PROPRIÉTAIRE ? COMPTES-TU COOPÉRER ? Se faire kidnapper en pleine nuit, se retrouver en cage... Autant vous dire qu'au début, elle en a crié, des noms d'oiseau, faisant part de sa méfiance sans égale, grinçant des dents, tentant les remarques piquantes. Et puis, elle rencontra Vance. Elle ne sut expliquer pourquoi, mais il balaya ses doutes et, de cet entretien, elle en sortit un peu changée, plus humaine, comme si tout ceci arrivait enfin au bout et qu'une vie paisible les attendait tous. Elle garde certaines réserves, n'étant plus assez naïve pour avaler les paroles d'un homme, aussi saint soit-il. Mais elle lui accorde le bénéfice du doute, prête à coopérer pour mieux s'intégrer dans ce qui est peut être la nouvelle civilisation de ce monde.


NOTES PERSONNELLES
PETITE PRÉSENTATION DU JOUEUR DERRIÈRE L'ÉCRAN † Hum... Euh... C'est ici ? Ah, d'accord... Beh... Bonjour ? Pardon, je suis un peu timide... Je m'appelle Enaira, ou plutôt, ça, c'est le nom que j'ai sur la toile. J'aime pas trop donner mon vrai prénom. Par contre, ça, je peux vous le dire, j'ai 26 ans dans quelques jours. Me voilà sur le point d'entrer dans le quart de siècle où on laisse l'enfance derrière soit pour aller dans le vrai monde des adultes et du travail... Je suis Française et si je viens du nord, je fais mes études dans le Sud. Ce forum, je l'ai connu il y a quelques temps déjà (mois, années? Je ne sais plus). Entre temps, je suis tombée malade et... Beh j'ai renoncé à ce que je faisais ici pour mieux me concentrer sur les vraies priorités. Mais je suis retombée dessus grâce à une pub sur FB. Concernant la fréquence d'écriture, je n'ai plus vraiment de chiffre maintenant. Mais je ferais en sorte d'être suffisamment présente RP parlant pour que vous en ayez marre de moi. Maintenant, si c'est le cas... S'il vous plaît, Code validé par Reb !

N'OUBLIE PAS DE CRÉDITER TES AVATARS/ICÔNES/GIFS † Avatar : Unknown |  Gif : Tumblr


Dernière édition par María Markle le Sam 10 Nov - 11:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: María • Cultiver le positivisme, c'est mal ? Sam 10 Nov - 11:13

fiche #000
Croque la vie à pleine dents, mais ne tombe pas sur un pépin.
Positive attitude.
Mourir est d’une facilité déconcertante… Sérieusement, les gars, vous n’êtes pas d’accord ? Après tout ce merdier, ne me faites pas croire que vous ne pouvez pas trouver un peu de raison dans cette phrase. Naître, c’est compliquer. Vivre… Vraiment, vous trouvez la vie simple vous ? Alors que mourir, ça ne dure qu’un instant et le moment d’après, on est plus là. Enfin, c’est ce qu’on croyait jusqu’à ce que Dieu ou dame nature ne décrète que la fin du monde devait arriver.

Moi ? C’est María. Je suis quelqu’un qui préfère voir la vie du bon côté… Bon, ok, parfois, il faut se montrer réaliste et laisser les bisounours derrière nous. Mais ça fait quoi… Six ans maintenant que tout ceci a commencé ? Je vous avouerai que je n’ai pas consulté un calendrier depuis trop longtemps pour m’en rendre compte et, bizarrement, les imprimeries n’éditent plus les nouveaux agendas. Dans tous les cas, je m’estime heureuse d’être toujours là, debout, sur mes deux jambes, en ayant pour seuls séquelles que quelques cicatrices gagnées dans des batailles ardues face à la mort. Ouai, parce que, au cas où vous n’auriez pas remarqué, les morts ne le sont plus vraiment.

Je suis née à San Diego, en Californie. Bon, okay, ça ne fait pas de moi une Américaine. Il suffit de me regarder pour se rendre compte que j’ai pas la couleur de peau adéquate pour être acceptée parmi les compagnons de l’oncle Ben. Mais, même si mes parents sont mexicains, expatriés, moi, j’ai la nationalité du bon côté de la frontière grâce au droit du sol. Evidemment, Rien n’a jamais été évident pour notre famille. Se faire pointer du doigt, malmener par les extrémistes… Ou non, disons simplement les racistes, en fait. Bref, tout ça forge le caractère et la carapace qui va avec. J’avais beau avoir Eduardo, mon grand frère, pour essayer de me protéger, j’ai vite montré à tout le monde que je pouvais me débrouiller toute seule. Oui, vous savez, la furie en classe qui donnait des coups de pieds et des claques quand on la cherchait un peu trop ? Bah, c’est moi. De toutes façons, je me suis vite rendue compte que, même lorsque je ne faisais rien, j’avais trop la tête du bouc-émissaire pour me faire punir… Alors autant l’être pour de vraies raisons, non ?

Je n’étais pas ce genre de petite fille qui se rêve princesse ou mannequin. Non, mes envies d’action me poussaient plutôt à vouloir rentrer dans les forces de l’ordre, à devenir quelqu’un qui saura protéger ceux qui n’arrivent pas à se protéger eux-mêmes. On vit dans un état où ceux, comme moi, qui portent fièrement leurs origines se font aligner par ceux qui ne tolèrent personne d’autre qu’eux. Bienvenue au 21ème siècle, en somme. A l’école, mes notes étaient dans la moyenne, ni trop haute, ni trop basse. J’étais plutôt solitaire, le peu d’amis que j’avais ne souhaitant pas forcément se voir affichés avec la Mexicaine de la classe. Alors je me suis découvert cette passion pour internet. C’est vrai quoi, sur la toile, qui vient vérifier la couleur de votre peau ? Qui vient te demander d’où tu viens et quel est le job de tes parents ? Pêcheur sur un chalutier, au fait. Mon père sacrifiait beaucoup de choses pour que nous puissions survivre tranquillement en essayant de nous intégrer, espérant pouvoir nous offrir de belles études. Ma mère faisait des ménages, gagnant également quelques pièces pour nous assurer le toit nécessaire à la protection du monde. J’ai appris ça grâce à eux : Travailler dur ne tue pas.

Bref, je m’égare. Le net… J’ai appris bien des choses là-dessus et j’ai réussi à me creuser une place dans le deep web. Hacker était devenu aussi facile que de nourrir un Sim. Et j’ai alors découvert que, grâce à ça, je pouvais me faire de l’argent. Evidemment, rien de tout ça n’était très légal, mais si ça pouvait me permettre, plus tard, d’alléger mes parents pour me payer des études ou me créer un petit capital… Alors pourquoi pas ? Quand Eduardo a eu l’âge de partir faire des études, il a entraîné tout le monde avec lui, dans la banlieue de LA. Mes parents avaient les moyens de lui offrir la faculté, mais pas un logement dans la plus grande ville de la côte Ouest. Donc, on a tout repris à zéro là-bas. Puis, quand vint mon âge d’obtenir mon diplôme de secondaire, j’aspirais à rentrer en école de police. Bizarrement, ils ont lu mon dossier scolaire et… Disons que défier l’autorité en permanence et se défendre contre ses camarades ne fait pas un dossier hyper recevable. Pendant quelques minutes, j’ai même cru qu’ils savaient ce que je faisais la nuit venue et qu’ils allaient me foutre les menottes au poignet. Mais non. Il a fallu que je fasse une croix sur ce rêve, pour au moins les cinq années à venir, avant de retourner postuler avec un casier vierge.

Mes parents ne pouvaient pas nourrir une bouche qui ne leur rapportait pas un rond, alors il a fallu travailler. Un petit contrat par-ci, un autre par-là… Rien de bien enrichissant et pourtant, ça permettait de vivre un peu plus confortablement, de permettre à mes parents de ne pas se tuer à la tâche, à Eduardo de faire un semestre à l’étranger. Au milieu de l’année 2012, j’ai fini par trouver un CDI en tant que commis de cuisine dans le restaurant de l’hôtel où ma mère faisait les chambres. Là-bas, j’ai rencontré pas mal de monde et si on m’a traité comme un chien bon à rien au départ, j’ai gagné la confiance et le respect de mes pairs. Le chef prenait même le temps de me montrer comment il assemblait ses plats, semblant déceler en moi un certain don pour mélanger les goûts et apprécier les manger ensuite. Bref, tout sembler couler de source et c’est surement pour ça que le monde s’est dit « Tiens… Et si je lance une bombe sur leur tête, il se passe quoi ? ».

Le pépin d'une pomme, s'il est empoisonné, peut gangrener tout un arbre.
Spoiler : à la fin, on meurt.
Les choses ont commencé à partir en bordel après le 21 décembre. On parlait de patient zéro, les télés diffusaient des images à vous retourner les tripes… Incompréhensible. Mais jusque-là, la vie ne s’arrêtait pas et le travail était toujours en place. Je n’explique toujours pas comment c’est arrivé. Mais c’est arrivé. Le soir du réveillon, ma mère et moi étions de service dans l’hôtel quand les cris l’ont pris d’assaut. Ma mère est venue me trouver dans les cuisine, mordue à l’avant-bras par un taré. A l’époque, c’est ce que je pensais. Je l’ai renvoyée à la maison, prévenant mon père au téléphone pour lui dire ce qu’il s’était passé, qu’il se prépare à s’occuper d’elle. Je ne voulais pas abandonner mon poste. Mais quand le directeur de l’hôte a déboulé dans les cuisine en nous ordonnant de rentrer chez nous, signifiant que l’hôtel allait fermer ses portes, la panique est montée. J’allais partir quand le chef m’a donné de quoi manger, distribuant les restes à ceux qui partaient. Malgré moi, j’avais aussi pris un couteau de cuisine, ne sachant pourquoi mais sentant qu’il me faudrait être capable de me défendre. Des émeutes. Pas de bus. La circulation complètement bouchée. Je ne comprenais rien si ce n’était que les cris montaient et que l’horreur était omniprésente sans que je ne puisse la voir à mes pieds. Volant un vélo, j’ai pédalé toute la nuit pour rejoindre notre quartier, cherchant à joindre mes parents sans obtenir de réponse. Eduardo, lui, avait été coincé dans son école, m’expliquant que tout avait été barricadé. Ce furent les dernières nouvelles que j’eus de lui.

Je suis arrivée chez nous à l’aube, complètement crevée, à l’ouest. Mon ventre hurlait famine mais j’étais soulagée. Pourtant, l’horreur ne faisait que commencer. Pénétrant dans notre petite maison, je trouvais mes parents. Ou plutôt, ce qu’il en restait. Deux ombres râlant dans le salon, se tournant vers moi comme un chat regarde une souris. Ma mère avait la bouche en sang et mon père le ventre ouvert à en révéler ses tripes. Morte de trouille, je me suis enfermée à double tour dans ma chambre, les entendant de l’autre côté de la porte gratter contre celle-ci. Ma seule crainte portait sur la solidité du verrou qui était la seule chose me séparant d’eux. Les larmes, la fatigue, la faim. Etait-ce la fin du monde ? Allait-on tous crever ainsi ? La journée entière est passée avant que je ne sois capable de quoi que ce soit, ne serait-ce que penser. J’étais vivante. Même si mes parents avaient viré tarés, j’avais survécu à ça et c’était déjà beaucoup. Maintenant, il fallait que je m’assure.

Appeler Eduardo demeurait impossible, le signal ayant été coupé. J’étais seule. Seule dans notre maison pour tenter de comprendre ce qu’il se passait. Alors les images de ce que j’avais vu la nuit avaient pris du sens. Les morts se relevaient, les infos avaient raison. Les vivants se rarifiaient mais ils étaient encore là, tapis dans l’ombre, se cachant chez eux de peur de comprendre ce que le dehors leur réservait. Il me restait donc une chose à faire. Ma mère fut la première, mes larmes salées se mêlant au sang qui coulait sur mes mains quand le couteau vint trouver son corps à répétition avant d’atteindre sa tête. Puis, ce fut le tour de mon père.  Je les avais enveloppés dans des draps, priant longuement en leur mémoire, leur demandant pardon pour mon acte horrible autant que barbare. De notre garage, j’extirpai une pelle et dans le jardin, je creusai deux tombes. Si Eduardo devait revenir, ainsi, il saurait ce qu’il s’était passé.

Je suis restée plusieurs jours chez nous, attendant de voir quelle option était la meilleure. Mais il n’y avait pas de meilleure solution. Vidant le garage, prenant le couteau de chasse que papa avait régulièrement sur lui, je me faisais un nouveau sac à dos, choisissant avec soin mon matériel. Puis, laissant un mot à l’attention de mon frère, la chaîne que je portais en permanence avec ma médaille de baptême à ses côtés, je pris la route vers le Nord. Enchaînant véhicules et marche à pieds, je me frayais un chemin, croisant d’autre survivants, comme moi, hébétés et perdus, partageant nos repas et nos voitures quand cela était possible. Ma route m’avait conduit jusqu’à Bodie. Un groupe de survivants y avait fait son trou, sécurisant les lieux et obéissant à l’autorité d’un certain Phoenix. Je n’y ai jamais vraiment trouvé ma place et bon nombre d’entre eux me le faisaient sentir. Mes origines attisaient la haine et il n’était pas rares que certains d’entre eux lâchent des trucs comme « C’est la faute des Mexicains, cette merde ». Je suis restée un certain temps avec eux. Des mois ? Des années ? Mes talents de pêcheuse garantissait ma place au sein du groupe autant que j’appris certaines choses en côtoyant d’autres membres du groupe. Là où ça ne fonctionnait plus ? Quand ils ont décidé d’attaquer un autre groupe de survivants, voyant là une opportunité pour récupérer des vivres et autres avantages. Alors je me suis tirée. Aussi vite que j’ai pu, faisant tout pour évier qu’ils ne me rattrapent, espérant mettre toujours plus de distance entre eux et moi.

C’est là que je me suis retrouvée dans la merde. Perchée sur un camion, allongée, espérant que ces foutus rôdeurs me foutent la paix. Malheureusement, leurs râles ne faisaient qu’en attirer d’autres… Et là, on voit la mort de trèèèèès près. Mais j’ai toujours eu de la chance. Un mec a tenté de passer au loin, il faisait un bon appât à cannibale pour que je puisse me tirer en beauté. Le plan marcha, évidemment et j’allais prendre mes jambes à mon cou en hurlant de rire avant de me rendre compte que la merde dans laquelle je l’avais foutu risquait de lui coûter la vie. Ouai, culpabilité chérie, quand tu nous tiens… Alors j’ai fait demi-tour, chargeant les cadavres ambulants pour l’aider à se frayer un chemin. Et c’est ainsi que nous nous retrouvâmes comme deux nouilles sur le toit de ce camion. TA-DAH !

Au moins, pour la première fois depuis longtemps, la soirée fut amusante. Bon, okay, la discussion n’était pas des plus plaisantes, mais au moins, ça faisait du bien de parler à quelqu’un de civilisé et à l’accent marquant des origines communes, non ? Ça n’a duré qu’une nuit, malheureusement… N’allez pas vous imaginer des choses, on a fait que causer et dormir. Quand je me suis réveillée, il se barrait comme un voleur… Mais sans n’avoir rien volé. J’avoue, j’ai eu un peu de peine avant de me dire que si je ne voulais pas rôtir ici, valait mieux que je me tire aussi. Et pourtant, quelques jours plus tard, boum ! Le destin ! On se retombe dessus ! Enfin, on se braque mutuellement un flingue sur la tête. C’est à ce moment là qu’on a fait un deal. Enfin, une sorte de deal. On devait faire des efforts pour s’entendre, partager cette expérience de survie bla-bla-bla. Ça marchait bien au début. Le problème, c’est qu’il était franchement sexy, ce Danielo, surtout en mode post-apocalypse crasseux. Les piques fusaient tous les jours, frôlant parfois les insultes… Jusqu’à quelques mots de trop qui crevèrent un abcès bien foutu. Là, on a dit des choses. Peut être qu’on aurait pu regretter certaines paroles si, au fond, ce petit truc qui rendait les choses électriques entre nous n’était pas ce qui nous dérangeait le plus. Quoi ? Vous jugez ? On reste des humains, les gars, on a des besoins… Et quand j’ai compris qu’ils étaient partagés… Beh, j’ai peut-être collé ma bouche contre la sienne avant de lui arracher ses fringues… Littéralement.

J’avais quelqu’un pour prendre soin de moi. Je prenais soin de quelqu’un. Ça faisait bizarre, après tout ce temps passé seule ou presque. Mais une fois de plus, nos chemins se séparèrent. Un bon coup, d’autres lancés dessus, une bagarre, des rôdeurs. Il n’en avait pas fallu plus que ça pour forcer une rupture en mode « The Impossible », tsunami en moins. Courir dans une direction avait été ma seule option après avoir pris un coup de couteau dans le bras. Et pourtant… Pourtant Dan devait être là, quelque part, à me chercher lui aussi. Revenant sur mes pas, depuis, je cherche sa trace en espérant le voir me laisser un signe, un indice… N’importe quoi.


Dernière édition par María Markle le Sam 10 Nov - 11:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: María • Cultiver le positivisme, c'est mal ? Sam 10 Nov - 11:31

lele lele lele viens viens pancartesex sxbd bed sexbed ballon ballon ballon bave bave bave bave bave bave bave bave

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MessageSujet: Re: María • Cultiver le positivisme, c'est mal ? Sam 10 Nov - 11:35

bril cuty lele viens pancartesex bed sexbed sxbd dispute
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MessageSujet: Re: María • Cultiver le positivisme, c'est mal ? Sam 10 Nov - 17:22

Validation


Félicitations, tu es désormais Bornien !
FREDRICKSEN a l'immense plaisir de te valider !
Félicitations, tu rejoins le groupe ACCEPTABLES  

Rebienvenuuue chez toi ma chère. lele Vance croit en toi, mais vu ta petite rébellion au début, il a quelques doutes, donc il te place dans la zone B pour l'instant, dans une caravane passable, la 2B, avec @Roxanne Maxwell cuty Aussi, tu travailleras sur les champs, comme assistante aux cultivateurs, en espérant que cette responsabilité l'amène à devenir complètement docile.    Amuse-toi bien chou !!

Tu peux dès à présent :
→ Te lancer dans le RP en t'amusant ici ou chercher des partenaires de jeu par !
→ Recenser ton avatar en postant dans ce sujet.
→  Prendre connaissance du système de points et ce qu'il implique (en plus d'autres informations nécessaires à la compréhension du forum) par ici (cf INFO N°3).
→ Poster tes fiches de liens et de RPs.
→ Créer tes propres scénarios qui pourraient t'être utiles.
Voter régulièrement pour gagner des points et nous faire connaître ! De même en postant sur Bazzart et PRD
→ Et surtout TU PEUX T'AMUSER !

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AND YOU SHOULD BE
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   that we can have
           but can't k e e p
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MessageSujet: Re: María • Cultiver le positivisme, c'est mal ? Sam 10 Nov - 20:29

@Fredricksen A. Hardwick : Merci ! Juste une question : Est-ce que je peux profiter des connaissances de María en cuisine ou en sa faculté de pécher pour réorienter le perso dans une de ces deux catégories de métier ? Pas que les champs me tentent pas, mais je vois pas trop ce qu'elle y ferait vu qu'elle y connaît rien en agriculture x)
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MessageSujet: Re: María • Cultiver le positivisme, c'est mal ? Sam 10 Nov - 20:40

Franchement la pêche c'est trop bien, tu pourrais tomber par le plus grand des hasards... SUR DANIELO lele siffle mdl Bon par contre elle va pas devenir docile si elle traine avec lui siffle

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MessageSujet: Re: María • Cultiver le positivisme, c'est mal ? Dim 11 Nov - 0:36

@María Markle Eh bien, je vois qu'on se plains déjà par ici. Tu m'aurais bien été utile sur les champs, mais bon. Comme je crois que tu as du potentiel, j'accepte ta demande. Tu es donc réaffectée au café-restaurant comme chef cuisinière. Ne me décois pas. Wink

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YOU WANTED RAIN ON ME,
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• lilie
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MessageSujet: Re: María • Cultiver le positivisme, c'est mal ? Dim 11 Nov - 0:47

Merci Vaaaaance ! bril bril bril
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Awards :
Spoiler:
 

Si j'avais une voix je chanterais En me réveillant après la nuit passée Et je verrai ce que le lendemain m'apporte Balançant mes pieds depuis le rebord de la fenêtre Atteindront-ils un jour ce foutu sol ?

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Effet secondaire : Changement de la couleur des yeux

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MessageSujet: Re: María • Cultiver le positivisme, c'est mal ? Dim 11 Nov - 17:19

Re-bienvenue Smile han! Vance qui t'offre un autre job "boude" mdr

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× A propos du vaccin : :
NON, elle n'a pas confiance en ce vaccin.

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MessageSujet: Re: María • Cultiver le positivisme, c'est mal ? Dim 11 Nov - 18:02

@Alicia Valentine : Je lui ai fait goûter mes bons petits plats, c'pour ça, j'ai été reclassée !
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× A propos du vaccin : :
Plutôt crever.

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MessageSujet: Re: María • Cultiver le positivisme, c'est mal ? Dim 11 Nov - 21:02

ANNNNNNNNNNNNNNNH
j'ai oublié de passer là !

Re-bienvenuuuue beauté diego bril

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MessageSujet: Re: María • Cultiver le positivisme, c'est mal ?

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María • Cultiver le positivisme, c'est mal ?

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