Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.”
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Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.”

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MessageSujet: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Jeu 15 Nov - 16:32

fiche #007

† NOM : Reeves
† PRÉNOM(S) : Adrian Milo
† ÂGE : 29 ans
† DATE DE NAISSANCE : 30 juillet 1989
† LIEU DE NAISSANCE : San Francisco
† HABITAIT : Sacremento, Californie
† ANCIENNE OCCUPATION : Militaire
† STATUT FAMILIAL : Célibataire
† ORIENTATION SEXUELLE : Hétéro-Bi
† GROUPE : Soyons fous : exemplaire !
† AVATAR : Dominic Sherwood
Observations
Le jeune Adrian qui atteint fraîchement sa vingtaine n’est pas le même que celui d’aujourd’hui. Avant ses multiples conquêtes auraient dit de lui qu’il est un jeune homme charismatique, terriblement séduisant, charmeur et doté d’un sex-appeal à en faire rougir les nonnes ! Il faut dire qu’elles ont eu l’agréable opportunité de voir une facette très plaisante d’Adrian, toujours souriant auprès d’elles, enjôleur à toujours trouver les mots qui plaisent… Toutefois, il y a des demoiselles qui elles, n’avaient pas eu la chance d’avoir été draguées par le jeune homme, et qui le considéraient alors comme quelqu’un d’extrêmement arrogant, égocentrique et trop sûr de lui. A dire vrai, si elles ne l’intéressaient pas, Adrian ne faisait pas d’efforts avec elles et avec sa franchise naturelle, affichait alors un visage placide et adoptait une attitude froide et totalement désinvolte. Ce sentiment d’une confiance en lui hors-norme est d’ailleurs partagé par ces hommes qui ont eu le déplaisir de le croiser et qui surenchérissent en le trouvant très sarcastique, trouvant même que le jeune blond semblait les mépriser lorsqu’il s’adressait à eux. Comme s’il savait qu’il venait d’un autre monde, celui où l’argent vous ouvrait toutes les portes sans avoir à faire le moindre effort. Mais cette arrogance qui donne l’impression qu’il se fout de tout et de tout le monde n’était qu’une carapace qu’il préférait arborer en toute occasion et notamment lorsqu’il n’était pas certain qu’on ne s’intéresse pas à lui uniquement pour son argent. Et ce que ces gens pouvaient bien penser de lui, il s’en moquait. Toutefois, il y avait eu ceux qu’il côtoyait plus longuement, comme ses camarades de l’école militaire, qui verront alors un visage plus sympathique et décriront un Adrian sérieux dans ce qu’il entreprend, un combattant exceptionnel très agile et endurant, un peu joueur et taquin, quand il faut faire redescendre la pression. Ils le considéraient comme un frère d’armes sur qui on pouvait compter, qui essaie toujours de contenter tout le monde du mieux qu’il peut. Sa hiérarchie reconnaîtra en lui un bon élément sur le terrain, qui saura offrir ses capacités pour accomplir à bien ses missions, mais notera son côté rebelle et quelque peu perturbateurs dans ses rangs. C’est vrai que le jeune homme doté d’un tempérament quelque peu impulsif, a connu quelques remontrances quand il osait répondre à certains instructeurs et ce, sans aucune diplomatie, mais il faut dire que les longs discours n’étaient pas pour lui, ce qu’il voulait c’était de l’action ! Malgré tout cela, il y a encore une autre facette à lui découvrir et seule une petite poignée de gens la connaisse. Ses proches qu’il considère comme sa famille reconnaissent sa bonté et son grand cœur. Ils savent que c’est quelqu’un de respectueux et juste, qui est protecteur avec ceux qu’il aime, prêt à se sacrifier pour eux. Pourtant parfois, Adrian n’aime pas se savoir si démuni face à eux, notamment sa sœur de cœur Valentina, qui lit en lui comme un livre ouvert et même son meilleur ami, son frère, Danielo qui semble toujours savoir quand il ne va pas bien et qui arrive souvent à déceler le vrai du faux dans son comportement. Du moins, jusqu’à un certain point. Avec lui, Adrian est une toute autre personne. Depuis qu’ils se sont connus au lycée, il l’a tout de suite adopté dans son coeur, voulant sans cesse être auprès de lui, étudier ensemble, ou plutôt faire le mur, rire, s’amuser… Adrian n’avait jamais ressenti ça avant, vouloir toujours être avec lui, vouloir être le premier à lui annoncer une nouvelle… et pourtant, après quelques mois, il a commencé à estomper ses émotions, les dissimuler ne les comprenant pas toujours, essayant de se convaincre que cet amour qui semblait exploser au fond de lui à chaque fois qu’il était auprès de Dany ne devait être qu’une émotion fraternelle qu’il n’avait jamais connu par le passé, que quelques verres et une soirée avec une jolie blonde allait suffire à taire ces pulsions intérieures… Ouais, à part ce petit détail, Dany et Val étaient ceux qui le comprenaient le mieux, qui voyait son vrai visage au-delà des facettes bling-bling qu’il arborait avec les autres… Mais ça, c’était avant !
Aujourd’hui, après six ans dans un monde post-apocalyptique, Adrian avait changé. Il a dû réaliser très vite que son quotidien ne serait plus le même, que son charme n’allait plus lui servir, ni même son portefeuille. Que l’humanité des gens était une chose qui se perdait facilement pour survivre dans un monde où la loi du plus fort était de mise. Réaliser que si avant, il avait du mal à donner sa confiance aux gens, aujourd’hui c’était mille fois pire. Les gens en mode panique, te volent à la première occasion, te trahissent, te persécute, t’abandonne, se servent de toi… Bref, Adrian s’était alors braqué de plus belle, enfermant ses émotions à triples tours, se méfiant de tout et de tout le monde. Ce qu’il se disait, c’est qu’au fond, les rôdeurs étaient plus authentiques que les vivants. Ils ne jouaient pas un jeu, ne cachaient pas leurs intentions : ils veulent te bouffer point barre. Alors que les vivants eux, tu ne pouvais savoir ce qu’ils te voulaient jusqu’à ce qu’il soit trop tard. En six ans, il a pourtant eu des compagnons de route, il avait très vite compris que survivre seul ne lui serait pas favorable. Ses acolytes qui avaient partagé un bout de chemin avec lui, diraient qu’Adrian est quelqu’un qui ne mâche pas ses mots, ne prenant pas de gants pour vous dire que vous ralentissez le groupe, mais qui pour autant ne vous abandonnera pas parce qu’il reste loyal et n’est pas du genre à laisser quelqu’un derrière, prenant presque la responsabilité de votre survie sur ses propres épaules. Les plus observateurs auront remarqué qu’il s’est donné un rôle, celui du soldat musclé et sans cervelle qui veut juste dégommer du mort-vivant ; mais qui au font, est plus malin qu’il ne laisse le croire. Qui, même si certaines de ses actions semblent impulsives et risquées, à toujours foncer dans le tas, bien qui semble néanmoins toujours réfléchir de manière stratégique à la meilleure façon de réagir… Ouais, ils vous diront qu’il est une personne sur qui ont peut compter ces jours-ci, qui amènera le groupe vers le haut, à toujours avoir des idées pour avancer. Mais bon sang, par moment il fallait vraiment en venir aux mains pour le faire vous écouter. Il pouvait être vraiment borné à rester persuadé qu’il avait raison, et ça forcément, ça en agaçait plus d’un… Ils vous diraient qu’il faudrait vous préparer à prendre de sacrés coups, surtout si vous la lui jouez à l’envers… Mais si vous êtes sincères, que vous voulez survivre, mettez votre fierté de côté et laissez-le prendre les choses en main… ça vous fera un peu de repos !
Questions posées lors de l'entrevue
QUEL EST TON AVIS À PROPOS DU VACCIN QUI A CIRCULÉ PENDANT UN MOMENT ? ES-TU VACCINÉ TOI-MÊME ? « Le Vaccin ? Okai, vous voulez sûrement savoir si je suis malade ou contagieux. Bien je vous rassure, je ne l’ai pas fait. Du moins pas encore. Je trouve que c’est une bonne chose que certaines personnes aient la volonté de travailler pour le futur de l’humanité vous voyez ? Au lieu de chercher un moyen de survivre dans ce chaos, de ne penser qu’à soit, ces scientifiques-là, eux ils ont l’espoir de nous sauver, de stopper cette épidémie… Ils unissent leur force, leur connaissance pour le bien commun, je trouve ça plutôt cool de leur part. Après, si je ne l’ai pas encore fait, c’est parce que je suis peut-être un optimiste mais je ne suis pas fou. Je n’ai pas envie de servir de cobaye pour essuyer les effets secondaires. Je préfère attendre d’être certain que ça marche bien… et puis j’ai envie de le faire avec mon meilleur ami.. C’est justement de lui que je vous parlais tout à l’heure, il faut que je le retrouve, j’étais à sa recherche avant que vous ne me tombiez dessus ! »

QUE RESSENS-TU LORSQUE TU VOIS UN ZOMBIE ? EST-CE QUE TU LES TUES ? SI OUI, QUE RESSENS-TU ? « Ce que je ressens, non mais sérieux je savais pas que je passais un entretien psychologique et que je devais étaler mes sentiments… Et puis pourquoi vous me posez toutes ces questions, je vous ai demandé à plusieurs reprises de me laisser partir, je veux retrouver mon ami, j’étais sur ses traces et il risque de s’éloigner à mesure que vous me retenez ici.. et j’ai pas que ça à faire d… Wow… ok ok easy cowboy, pas besoin de braquer ton gun sur mon entrejambe, j’y tiens vraiment à cette partie de mon corps hein… Ok c’était quoi déjà la question… les zombies… eumm.. disons c’est plus pareil aujourd’hui, on va dire que c’est plus facile, parce qu’ils ne ressemblent plus à rien, leur corps se sont dégradés, ouais c’est juste facile on les tue avant qu’ils ne nous tuent nous. Par contre, au début, on pouvait les confondre avec quelqu’un de malade, ouais, quelqu’un qui aurait la grippe mais bon c’était plutôt une infection un peu étrange. La première fois que j’ai dû en tuer un… d’ailleurs c’était la première fois que j’en avais vu un... j’étais dans un bar quand le type à côté s’était mis à s’étouffer… Bon, c’était pas la première fois qu’un mec avalait une cacahuète de travers alors je m’en fichais un peu, j’étais juste agacé du boucan qu’il faisait parce qu’à cause de lui je n’arrivais pas à m’entendre penser. Et oui, j’avais encore pris une grosse cuite en cette nuit assez agitée, mais la veille je venais de me disputer assez méchamment avec mon meilleur ami et j’essayais donc de trouver le courage d’aller le voir pour régler cette histoire… enfin après avoir bu mon cocktail lendemain-anti-gueule-de-bois préparé par la jolie Betty qui savait toujours me donner le bon remontant dont j’avais besoin. Mais ce type commençait à sérieusement m’irriter, je m’apprêtais alors à lui demander de bien vouloir mourir en silence quand tout d’un coup, le bruit avait stoppé il venait de plonger sa tête en plein dans son assiette, on pensait qu’il était mort. Je m’étais rapproché du type quand je l’ai vu bouger, je me disais qu’il s’étouffait peut-être encore dans son repas et je me sentais un peu coupable d’avoir été soulagé par son silence.. puis il s’est mis à vouloir me croquer moi.. Je sais que je suis quelqu’un d’appétissant mais de là à vouloir me manger… et aussitôt c’était la panique, entre le barman qui appelait les secours, les gens autour qui ne comprenaient rien, moi je me débattais tant bien que mal pour pas qu’il me bouffe, alors quand il a commencé à vraiment s’exciter à vouloir me mâchouiller le bras, j’ai tout de suite réagit… j’ai attrapé le couteau sur la table et je lui ai planté dans la main, histoire qu’il se ressaisisse et qu’il arrête de m’agripper. Je me disais qu’il y avait des tas de témoins prouvant que c’était lui qui s’en prenait à moi et au pire, j’avais un bon avocat… Sauf que.. bah ça ne lui faisait rien du tout, c’était limite s’il n’avait rien ressenti et d’ailleurs à force de vouloir se rapprocher de moi, il avait réussi à retirer sa main et le couteau lui, était resté bien ancré dans la table… il s’est alors jeté sur moi jusqu’à me faire basculer en arrière, me faisant prendre les pieds dans une chaise et bam, me voilà sur le sol et ce type affalé sur moi la gueule grande ouverte lâchant un son ressemblant à un chien qui allait dévorer son os. Et est-ce qu’on allait m’aider ? Non bien sûr que non, si la moitié des gens avaient fuis, l’autre était entrain de filmer, rien de plus normal vous me direz. C’est alors que Betty, la serveuse posa sa main sur son épaule pour tenter de lui faire reprendre la raison avec cette habitude qu’elle avait de toujours trouver une citation qui correspondait le mieux au moment. Je l’entendais encore prononcer ces paroles avec un large sourire aux lèvres quand mon agresseur se mis à lui manger la main… Et là, tout est passé au ralenti dans ma tête… il n’avait pas juste mordu pour genre lui dire de dégager, non.. il avait croqué dedans comme si c’était une cuisse de poulet et qu’il n’avait pas mangé depuis des lustres… Betty s’était figée, entre la stupeur et l’incompréhension, sûrement en étant de choc, quant à moi, j’étais recouvert de sang et réalisait que ce n’était pas du ketchup, non, ce type était en train de la manger.. Un vrai cannibale enragé qui était à présent en train de se jeter sur la pauvre serveuse, mangeant sa chair comme si de rien… Alors une fois le mode ralenti passé, je repris mes esprits et attrapa le bout de bois de la chaise que j’avais cassé en tombant et lui planta dans le crâne… J’avais juste envie qu’il arrête de déchiqueter Betty… Et enfin, il s’arrêta… Ce que j’ai ressenti… rien.. c’était déjà mort alors il fallait que ça reste mort, c’est tout.. Et Betty.. oh bon dieu, on est vraiment obligé de continuer de parler de ça ? »

AS-TU PERDU DES PROCHES ET LES PLEURES-TU ENCORE ? « Encore dans le sentimentalisme. On a tous eu nos pertes je pense. Moi, vous, n’importe qui d’autre, alors à quoi bon en parler hein, c’est du passé tout ça. J’ai perdu des compagnons de route ouais, mais je préfère pas en parler… Ok… apparemment vous voulez que j’argumente… C’est le jour du grand déballage j’ai pigé… eumm… Oh, y’a mes parents qui ont pris la décision de se faire sauter la cervelle eux-même quelques jours à peine après.. doomsday.. il a très vite compris que tout l’argent qu’il avait amassé toutes ces années durant ne lui achèterait pas la protection qu’il recherchait. Mais bon, je dois dire qu’au final ça me soulage de savoir qu’ils n’ont pas dû avoir à survivre dans ce chaos, après pour le reste, disons que de nos jours, perdre quelqu’un parce qu’il s’est fait mordre, c’est con mais on s’y habitue… de toute façon je suis pas le genre de personne qui s’attache à des inconnus… Je préfère me focaliser sur les vivants et notamment une personne en particulier si vous voyez ce que je veux dire ! »

QUE PENSES-TU DU CAMP ELLIA ET DE SON PROPRIÉTAIRE ? COMPTES-TU COOPÉRER ? « Ce que je pense de votre petit campement ? J’en sais rien, j’ai rien vu à part ma jolie petite cellule et pour venir à ce bureau j’avais un sac sur la tête alors de ce côté, je peux pas vous faire part de mes impressions… Mais si j’ai bien compris vous êtes une sorte de communauté qui a pour objectif de faire travailler les habitants pour le bien de tous… Ouais, l’idée en soit n’a rien de révolutionnaire, mais l’intention est bonne. Écoutez, pour être franc, si vous m’étiez tombez dessus il y a quelques mois de ça, j’aurais été plus coopératif d’entrée de jeu, je vous aurais répondu avec plus de sérieux et j’aurais été plus patient oui c’est certain… J’aime l’idée, comme je vous l’ai dis je suis du genre à positiver mais voilà, c’est le timing qui n’est pas bon… Je suivais les traces de mon meilleur ami… Je suis certain que j’étais pas loin d’y arriver… ça faisait six ans qu’on ne s’était pas vu, je savais qu’il était toujours en vie, mais là, de l’avoir retrouvé, je peux pas me poser, m’investir à fond dans cette communauté et faire comme si de rien était… Y’a des choses que je dois régler avec lui… Écoutez, j'accepte de faire parti de votre groupe, de m'intégrer pendant quelques jours, d'être le petit soldat qui se chargerait du nettoyage des rôdeurs ou de toute autre tâche que vous voudrez que je fasse, mais à une condition : celle de pouvoir repartir faire mes recherches, autour de la zone, d'avoir cette liberté de rechercher mon ami… et puis je reviendrais avec lui ça vous fera un mec de plus ! J’ai déjà été dans un groupe un peu similaire, je faisais parti de la sécurité on va dire, je patrouillais autour du campement pour éliminer la menace, j’escortais le groupe en charge du ravitaillement… ouais je sais faire y’a pas de souci… Faut juste que vous m’accordiez cette petite faveur hmm ? Mouais vous devez y réfléchir avant de me répondre… Mais avant de retrouver ma jolie petite cellule j’aurais une dernière chose à vous dire… Ce que vous faites là, ça à l’air plutôt cool, par contre, je vous conseillerais de changer de méthode de recrutement les gars hein, kidnapper les gens c’est pas un bon début pour les mettre en confiance vous voyez ! Surtout que vous avez l’air d’être un groupe bien organisé et vous en tant que chef, vous m’avez l’air d’être un type intelligent alors ouais pourquoi pas… Bon, je crois que c’est l’heure pour moi de remettre cette cagoule okai pigé… vous voyez je suis coopératif ! »


NOTES PERSONNELLES
PETITE PRÉSENTATION DU JOUEUR DERRIÈRE L'ÉCRAN †
Hello Born, ça fait un moment que je vous connais, vous scrutant de loin, vous gardant bien au chaud dans mes favoris… j’attendais le bon moment pour m’inscrire. Je suis le genre de joueuse à me consacrer à fond sur un forum voir deux maximum en même temps alors je suis bien contente qu’après six ans vous êtes toujours debout et actifs ! Bon le net c’est bien, mais parfois ça fait mal alors je préfère éviter de trop me dévoiler, j’ai envie d’être là pour m’amuser, pour partager ma passion du monde RPGique avec vous ! Ce que pourrais dire c’est que je suis une fille derrière l’écran, que je n’ai pas encore trente ans mais presque…  j’espère être là plusieurs fois par semaine, parfois en journée, mais plus facilement le soir. Euuuh que dire d’autre, ah oui le plus important, si je vois un zombie… je sais ce qu’il faut faire !! "viser la tête"

N'OUBLIE PAS DE CRÉDITER TES AVATARS/ICÔNES/GIFS †
Mon avatar actuel vient de dream-of-dandelion. Quant aux icônes c’est de NEPHILIMdaily et en général, ce sera d’eux que viendront mes gifs et autres ressources avec la JALECSQUAD of course !


... Alors je m'excuse, mais il semblerait que j'ai atteint la limite maximum de caractères autorisés dans le second message. Du coup, ne sachant pas trop quoi faire, j'ai sondé le message en deux et ainsi, je poste ci après la première partie :


fiche #007
I’ve been young
I’ve been stupid
I’ve been reckless
Je n'ai pas toujours été sage.

Été 1989 – été 2004

Alan Reeves, l’homme d’affaire le plus côté de San Francisco vient d’avoir un fils, Adrian, futur héritier des compagnies Reeves. Il le voit déjà suivre ses pas et reprendre le flambeau, rajoutant quelques zéros supplémentaires sur leur chiffre d’affaire. Félicitant sa femme pour lui avoir offert un successeur, il l’a salue ensuite, non sans lui recommander de reprendre des forces pour bien s’occuper de son fils et raccroche. Quoi, vous ne croyiez quand même pas qu’il allait se déplacer ?! Le business ne l’attendra pas, alors il avait laissé sa femme gérer l’accouchement entourée des meilleurs médecins -autrement dit les plus coûteux– et lui s’occupait de pourvoyez aux ressources de la famille, promettant un futur radieux à son fils. Voilà qui allait être l’image de son enfance. De mon enfance. En grandissant, j’ai vraiment illustré l’étiquette du parfait petit gosse de riche, celui qui obtient tout ce qu’il veut sur un plateau d’argent ; mais élevé à la militaire et ce, parce que c’est ainsi qu’a été élevé mon père lui-même ; mon grand-père étant en effet un Major haut gradé qui l’avait éduqué à la dure. Et bien que mon paternel ne s’était pas engagé préférant une vie de businessman, il n’en garda pas moins de vieilles manies, se tenir bien droit, répondre correctement à une question –surtout les siennes– avoir le respect de ses aînés,   avoir un esprit sain dans un corps sain.. oui bon tu parles, trop de règles pour moi, en général j’étais bon pour les contourner et lui tenir tête, histoire d’obtenir un peu plus son attention. Okai, j’ai vraiment été le cliché de base. Qu’importe. Depuis tout petit, j’ai appris à me méfier de tout et de tout le monde, de ne jamais accorder ma confiance à qui que ce soit ‘on ne peut compter que sur soi-même’ me répétait mon père ; ‘n’oublie pas mon parfait petit garçon, que tu es une cible de choix pour les arnaqueurs, aussi bien les garçons que les filles, alors fais attention à tes fréquentations’ insistait ma mère. Vous voyez le tableau. Y’a de quoi devenir parano. Par conséquent, j’ai commencé peu à peu à ne fréquenter que les enfants du même monde que moi. A treize ans, je suis jeune, beau, riche et je profite à fond de ma jeunesse dorée. Je traîne avec les adolescents du milieu, on s’amuse à étaler nos billets, dépensant à outrance durant des soirées très alcoolisées. Mais aucun de nous ne se sent trop jeune. On vit bien au dessus de la normalité et ce n’est encore jamais assez. En chacun je voyais mon reflet, même en Archie, ce jeune rouquin dont l’apparence physique était camouflée par les marques de ses vêtements de luxe, lunettes de soleil, montre… Il est tout autant flambeur, arrogant et intelligent que moi. Mais est-ce que lui aussi, il ressentait ce vide intérieur, cette impression que peu importe les objets qu’on pouvait amasser ce n’était pas suffisant à le combler… Peut-être oui, mais il doit être aussi têtu que moi et trop imbu de lui-même pour oser l’avouer. Alors oui, on se fréquente mais on n’est pas amis pour autant. Et je pense qu’à l’allure où notre monde tournait, j’aurais pu très vite déraper dans l’extrême si ma vie n’avait pas radicalement changée la fin de mes quatorze ans. Mon père venait d’investir dans de grosses sociétés à Sacremento. Gros changements en perspectives, en plus du déménagement, il m’informa qu’il était temps pour moi de grandir et de cesser de m’amuser ; le collège étant terminé, ma jeunesse aussi apparemment. Pour lui, le lycée était l’endroit où ses compétences d’homme d’affaire se sont révélées à lui. Il espérait donc que cela soit pareil pour moi. Alors on emménage dans cette nouvelle maison, toute aussi flamboyante que la précédente. J’ai quinze ans, l’été se termine et débute une aventure qui m’est totalement inconnue. Mais ce que je sais, c’est que pour moi, le lycée sera le lieu de nouvelles rencontres, le lieu où mon vide sera comblé.


Rentrée 2004 – Fin 2012

A cette époque je faisais moins dans la provoc’, je n’étalais pas ma fortune aux yeux des autres, d’autant plus qu’il fallait que je me fonde dans la masse, en intégrant un lycée public en suivant les traces de mon père, bien sagement. Du moins, c’est ce qui était prévu. Juste avant la rentrée, j’avais été abordé par un petit groupe de garçons qui semblaient avoir été attiré par la jolie voiture qui venait de me déposer au centre commercial. J’ai rapidement compris pourquoi j’étais devenu subitement leur centre d’intérêt mais pris d’une certaine poussée d’orgueil, je voulais jouer le jeu, les suivant dans les galeries, les laissant m’amadouer… j’avais envie de connaître leur monde, de savoir ce que ça faisait que de ‘traîner avec des potes’ sans sortir de gros billets. Entre rigolades et tour dans les rayons de jeux vidéos, c’était surtout dans l’allée centrale, affalés sur un banc, qu’ils me racontaient tout ce qu’il y avait à savoir sur telle ou telle personne qu’on croisait, quels groupes étaient ringards et quelles filles étaient ‘accessibles’. Et alors, inondé par cette montagne d’informations et de nouvelles connaissances, j’ai vite été aveuglé par ce brouillard de faux-semblant et ne me suis même pas rendu compte que nous venions d’emprunter une sortie de secours, donnant droit sur une décharge isolée. Je suis tombé en plein dans leur piège. Les voilà, affichant désormais un visage plus colérique et haineux, me demandant de leur filer mon smartphone et tout l’argent que j’avais sur moi. Énervé d’avoir été aussi bête je serrais aussitôt les poings et étais bien résolu à me défendre coûte que coûte. Au final, nous avions été séparés par un vigile qui a été alerté par le bruit et je dois dire que même si j’étais pas mal amoché, le reste d’entre eux l’était tout autant. A trois contre un ce n’était pas si mal. Les jours passèrent et j’avais fini par rester cloîtré à la maison contre mon gré pour ma propre sécurité. Et le jour de la rentrée arriva, accompagné de ce qui allait être ma crise d’adolescence. Faut dire, mes extorqueurs en herbe étaient de la partie et même s’ils semblaient avoir retenu la leçon, cela ne les empêcha pas de propager des ragots à mon sujet, notamment au sujet de ma fortune. Inutile à présent de faire profil bas pour moi. Sécher les cours, déclencher de nombreuses bagarres, collectionner les convocations chez le directeur… durant presque une année cela avait été mon quotidien. Jusqu’à cette fin d’année scolaire où avant l’été, une petite convocation supplémentaire chez le Directeur s’imposa cette fois-ci en présence de mon paternel. Et je ne vous raconte pas l’humiliation que cela représentait pour lui de devoir se déplacer jusqu’au lycée pour entendre des plaintes à mon sujet. Mais cette fois-là, c’était l’ultime avertissement. Si je ne me ressaisis pas l’année prochaine, je devrais changer de lycée. Honte supplémentaire ‘ce n’est pas un lycée public qui renverra mon fils’ avait-il crié outragé, une fois rentré à la maison, mais pour autant il m’opposa à son tour un ultimatum. Car si je ne réussissais pas à m’intégrer dans ce monde-là, jamais je n’arriverais à gravir les échelons du monde social et conquérir les hautes sphères et je serais alors déshérité, ou du moins toutes ressources coupées, plus accès à aucun compte, ne devant compter que sur moi-même…

L’été de mes seize ans arriva. J’étais sorti me vider la tête et en profitais pour essayer de faire le point sur ce que je voulais vraiment. La rentrée allait vite arriver et je ne pouvais pas m’empêcher de réaliser que j’étais en train de me perdre dans une caricature qui ne me ressemblait en rien. Alors certes, le côté rebelle faisait parti de moi, d’autant plus que j’arrivais à obtenir toute l’attention de mon paternel, mais au final, je réalisais que je m’en moquais. Ce n’est pas pour lui que je voulais vivre, bien que la majorité de mes décisions se faisait en fonction du degré d’agacement que j’allais provoquer en lui. Mais j’avais l’impression d’avoir perdu toute une année pour rien. De n’avoir pas avancé de celui que j’étais auparavant. De ne pas avoir réussi à combler le vide intérieur que je ressentais. D’être passé à côté de plein de choses, de ma vie elle-même. Si je persistais à continuer sur cette voie, je finirais par devenir un vrai petit délinquant ou pire, à finir seul sans aucun lien, pas d’amis, plus de famille, plus personne qui s’intéresserait à moi. Ouais, grosse réflexion sur la vie, l’avenir… Adrian qui psychote.. ça me faisait rire.. tristement à vrai dire. A peine seize années sur cette Terre et déjà je ressentais le besoin de faire une introspection sur ma vie ! C’était triste ouais. Et alors que j’approchais d’un parc, je remarquais loin devant moi, une silhouette immobile. Comme je m'approchais, je vis que c'était un garçon qui se tenait là, tout droit, sans bouger, ses yeux cachés derrière l’objectif de son appareil photo. Tout son corps était placé dans le soleil comme s’il attirait les rayons sur lui pour en capturer la chaleur et la lumière. C’était à la fois fascinant et perturbant. J’avais cessé à mon tour de bouger, à quelques mètres derrière lui, ne voulant pas entrer dans sa zone et risquer de perturber la sérénité de ce moment. Il semblait si concentré, peut-être était-il en train d’attendre le moment clé pour appuyer sur le déclencheur et obtenir LA photo qui méritait cette attente… Et si mes pas faisait s’envoler l’oiseau, la coccinelle ou peu importe ce qu’il était en train de fixer sur cet arbre devant lui… Ouais ce serait bien mon style de gâcher ce genre d’instant. Sauf que maintenant, j’avais l’air un peu creepy à rester dans cette position. Il fallait peut-être que je l’alerte de ma présence. Et plus je le regardais, plus je me demandais si un type comme lui pouvait apprécier un type comme moi. Le voir si concentré et en même temps si libre d’exercer sa passion me laissait quelque peu rêveur. Je voulais le rejoindre mais je risquai de le déranger. De l’interrompre et d’éclater sa bulle. Mais je devais saisir cette possibilité de pouvoir l’approcher, de lui parler, de savoir ce qui pouvait bien capter toute son attention, de savoir ce que cela faisait d’avoir une passion... Alors, après avoir respiré un bon coup, je fis le premier pas, m’avançant vers le brun. Et cette fois, je ne m’enfermerai pas dans un quelconque rôle. Je ne serai pas Adrian le golden boy. Je ne serai pas Adrian le bagarreur. Mais juste Adrian…

Mon effort n’a pas été vain, après cela notre amitié venait de naître, précieuse et indéfectible. J’avais pu pénétrer dans son monde, le monde de Danielo. Il s’était mis à me parler de son intérêt pour l’art photographique, en fait, on s’était mis à parlé de tout et moi-même je m’étais laissé aller à converser en toute sincérité… Puis il me présenta à sa sœur jumelle, Valentina, avec qui il semblait avoir une relation fusionnelle qui parfois me donnait l’impression qu’ils ne formaient qu’un. J’enviais cette relation, leur famille aussi avec leur nombreux frères et sœurs, la joie, les rires.. Et tout doucement cette sensation de vide en moi s’effaçait jusqu’à totalement disparaître. Auprès de lui j’avais appris de nouveaux sentiments, d’amitié mais aussi de fraternité. Pour la première fois je me sentais considéré, je me sentais vu… et je ressentais cette volonté d’être protecteur de notre relation. J’avais enfin quelqu’un, quelqu’un qui n’attendait rien de moi en retour. Je n’étais plus seul. Alors tout naturellement, nous étions devenus comme inséparables. Je voulais sans cesse être auprès de lui, pour étudier ou juste rire, s’amuser, traîner ensemble. Il était la première personne à laquelle je pensais au réveil le matin, impatient de lui parler, de le voir. Après trois années à vivre à fond toutes ces nouvelles émotions je m’étais soudainement demandé si tout cela était ‘normal’… j’avais réalisé à quel point je pouvais être possessif avec lui, et notamment quand à la fac, nous n’étions plus aussi inséparables… Il avait ses propres cours avec son cursus d’Art quant à moi, mon paternel m’avait imposé le cursus Business, autant vous dire que nos plannings n’étaient pas identiques, ni même nos camarades. Et de le voir traîner avec d’autres personnes avait eu pour étrange effet de me rendre comme… jaloux ! Je me rappelle avoir tenté d’en parler avec Valentina, du moins pas de lui étaler ces sentiments, mais de lui demander ce que ça faisait d’avoir des liens fraternels comme je n’avais connu ça et à quelques exemples près, c’était bien ce que je ressentais… avec une intensité un peu plus importante on va dire. Mais comme je n’avais pas ma ‘dose’ de Dany, j’allais squatter chez lui le soir, pour ‘étudier’ ; et il suffisait qu’on se  rapproche physiquement pour sentir les battements de mon cœur taper fort dans mes tympans et ma poitrine. Et il suffisait qu’il me regarde droit dans les yeux, me demandant si ça allait, touchant mon front parce que j’étais rouge, pour que je sente que vraiment, ce n’était pas juste des sentiments fraternels, genre une confirmation des plus incontestables… qu’il m’était impossible de nier. C’en était trop… en général je trouvais une excuse pour m’éclipser et essayer d’estomper tout ça. Courir m’avait aidé sur l’instant, à me ‘refroidir’ disons, mais plus on se retrouvait et plus mes éternelles courses au parc ne suffisaient plus à me calmer… alors j’ai tenté de noyer tout ça au fond d’un verre d’alcool, voir plus d’un en fait, et bien entendu, les bras de jolies filles. Mais ça devenait un cercle vicieux, en soirée, il se mettait lui aussi à draguer d’autres filles, vous me direz rien de plus normal à vingt ans, sauf que ça m’agaçait alors à mon tour, je m’amusais à en séduire encore et encore, parfois en les laissant venir à moi sous prétexte que je sortais de gros billets pour acheter l’alcool le plus cher… mais qu’importe si elles étaient vénales, de mon côté j’étais cent pour cent consentant qu’elle se serve de moi ! Un soir, Valentina avait dû voir clair dans mon jeu… et avait tenté de me faire comprendre que j’étais tombé amoureux de son frère. Pffiouu.. de l’entendre me le dire, ça m’a complètement chamboulé.. et hors de question de l’admettre, alors je nie les faits, je m’emporte légèrement, mais je sais qu’elle a raison… alors pour dissimuler cet inavouable sentiment, je lui sors une vérité que j’avais quelques jours auparavant tester : regarder des magasines de mecs torses nus ne m’attiraient pas, ni même des camarades du cours de sport, sous les douches tout ça, rien ne se passait, rien ne m’attirait et c’est à peine si je les regardais d’ailleurs, alors non, je ne pouvais pas être gay ! Et elle me demanda alors si voir Danielo torse nu me faisait de l’effet et mon silence et le rouge sur mes joues allaient me trahir alors je suis parti, prétextant que j’avais un truc à faire. Mais en rentrant chez moi, seul avec mes pensées, j’ai enfin compris, il fallait à présent que je l’accepte… J’étais amoureux de Danielo. Et autant vous dire, qu’après, je ne pensais plus qu’à ça. Dès qu’on traînait ensemble, j’évitais son regard au plus possible, son contact surtout, essayant de maîtriser mes pulsions. Hors de question de perdre notre amitié pour mes sentiments. Hors de question de risquer de le dégoûter à ne plus vouloir qu’on se voit.. je ne le supporterais pas.

Et la catastrophe que je redoutais arriva. Nous avions à présent vingt-trois ans, Valentina avait réussi à devenir animatrice dans un centre pour enfants en surpoids, Danielo était devenu photographe professionnel, quant à moi après la fac, j’avais réussi les tests d’aptitudes physiques et l’évaluation psychologique afin de rejoindre la base militaire basée à Sacremento. (Oui, j’ai finalement choisi de suivre les traces de mon grand-père, ça avait bien agacé mon paternel mais qu’importe, là n’est pas le sujet). Ainsi donc, à cette époque, nos emplois du temps n’étaient pas les mêmes et on ne pouvait se voir que quelques rares weekends. Et je crois que c’était le fait d’avoir été si loin de lui toute une semaine, que lorsqu’on se voyait, j’étais un peu sur les nerfs, entre l’excitation de le voir et l’agacement de devoir lui cacher ce que je ressentais. C’était une période assez horrible pour moi, qui me rendait irritable avec quasi tout le monde. Rien qu’au centre militaire, malgré le cadre assez autoritaire qui y régnait, il m’arrivait de perturber les rangs et de recevoir des corvées en guise de punition, c’était le retour d’Adrian le rebelle. Alors ces weekends-là si on allait en soirée, je profitais de sortir le plus classique des fantasmes du militaire pour séduire les filles histoire de ne pas me fixer sur le regard qu’avait Dany sur les autres demoiselles. Ça m’agaçait tellement, j’enrageais au fond de moi, mais que pouvais-je bien y faire. Et cette irritabilité, Danielo l’avait remarqué. Puis en fin d’année, on passait une soirée assez arrosée avec quelques potes et, comme sorti de nulle part, ils se sont mis à émettre des doutes à notre sujet, disant que notre relation était plus qu’une simple amitié entre lui et moi. Sur le coup, je déglutis totalement et Val essaya subtilement de faire réaliser à son frère que c’était bien réel. Mais le ton monta assez vite et ils en venaient aux mains. De mon coté, j’étais tellement angoissé, tout un tas de choses défilait dans ma tête, mes craintes, mes espérances, tout se mélangeait, se confondait, m’envahissait l’esprit, je n’en pouvais plus alors j’ai fais ce que je faisais de mieux : m’emporter et rejoindre Danielo dans la bagarre. Mais après quelques coups, c’est Dan que j’avais attrapé essayant de lui faire retenir ses coups contre notre pote déjà bien amoché, et quand les autres avaient réussi aussi à les séparer, ils s’éloignèrent quelque peu Valentina essayant de calmer les choses… quant à moi, maintenant au sol mon meilleur ami j’ai finalement fini par craquer… et lui avouant mes sentiments… Hélas, je n’avais pas l’esprit assez clair pour bien choisir mes mots, c’était une déclaration désastreuse, vraiment chaotique ! Dany semblait totalement déconfit, il n’y comprenait plus rien et ne l’accepta pas, me reprochant des années de mensonges, s’éloignant de moi comme si mon contact le brûlait.. Ce soir-là marquait la fin de ce que je redoutais, la fin de notre amitié… Son regard m’avait le plus touché, il était vraiment blessé, se sentant trahi, alors qu’il s’éloignait, je sentais mon cœur se briser. Je m’en voulais tellement… J’ai fini par m’en aller à mon tour, allant finir la soirée dans un autre bar pour me saouler encore et encore, pour essayer d’oublier ce qui venait de se passer, pour essayer de me réveiller de ce cauchemar. Et alors que je me disais que mon monde ne serrait plus jamais le même si je n’allais pas réparer tout de suite les dégâts auprès de lui, le jour se levait et je n’aurais jamais imaginé que c’est clairement ce qu’il allait se passer… que la fin du monde était là…

When someone tells you it can’t
be done, it’s more a reflexion of
their limitations, not yours.
Toi et moi c'est à la vie, à la mort.


Décembre 2012, le début de la fin

Après ma dispute chaotique avec Danielo, je m’étais réfugié dans un de mes bars favoris d’où j’avais passé toute la nuit à évacuer ma frustration dans de l’alcool. Le patron derrière le bar, avait eu le courage de me supporter lui raconter mon mécontentement sans vraiment comprendre de quoi je parlais. Plus le temps passait, et moins j’en voulais à Dany de ne pas m’avoir compris, mais plutôt à moi d’avoir tout gâché. Au lever du jour, j’essayais de trouver le courage pour aller le retrouver et tenter de nous réconcilier. Je ne savais pas encore comment, mais à chacune de nos précédentes disputes, si petites étaient elles, nous nous retrouvions toujours pour faire la paix… bon l’ampleur n’avait jamais été aussi importante, mais justement, cela justifiait d’autant plus ce besoin de le revoir et de réparer ce que j’avais brisé. Ma jolie petite serveuse Betty m’avait préparé un cocktail ‘lendemain-anti-gueule-de-bois’ comme elle savait si bien les faire ; et je préparais déjà le plan dans ma tête… Du moins le début d’un plan : Valentina. Elle était notre lien. Celle qui savait nous calmer. Celle qui nous comprenait mieux que personne, peut-être même mieux que nous-mêmes. Une fois mon élixir avalé, je lui enverrai un texto pour qu’on s’organise… Mais déjà, là, tout ce que je voulais c’était que le type d’à côté s’étouffe avec sa fichue cacahuète pour enfin retrouver un peu de silence et me laisser réfléchir alors je me levai pour le lui faire savoir quand d’un coup, je me fige après un gros ‘boom’ provoqué par sa tête tombant en plein dans son assiette… Okai il était peut-être mort, je m’en voulais déjà d’avoir été soulagé du silence. Le barman était en train d’appeler les secours et lorsque je vis sa tête bouger, je m’en rapprochais.. puis il s’est mis à vouloir me croquer moi.. Je sais que je suis quelqu’un d’appétissant mais de là à vouloir me manger… je me débattais tant bien que mal pour pas qu’il me bouffe, alors quand il a commencé à vraiment s’exciter à vouloir me mâchouiller le bras, j’ai tout de suite réagit… j’ai attrapé le couteau sur la table et je lui ai planté dans la main, histoire qu’il se ressaisisse et qu’il arrête de m’agripper. Je me disais qu’il y avait des tas de témoins prouvant que c’était lui qui s’en prenait à moi et au pire, j’avais un bon avocat… Sauf que.. bah ça ne lui faisait rien du tout, c’était limite s’il n’avait rien ressenti et d’ailleurs à force de vouloir se rapprocher de moi, il avait réussi à retirer sa main et le couteau lui, était resté bien ancré dans la table… il s’est alors jeté sur moi jusqu’à me faire basculer en arrière, me faisant prendre les pieds dans une chaise et bam, me voilà sur le sol et ce type affalé sur moi la gueule grande ouverte lâchant un son ressemblant à un chien qui allait dévorer son os. Et est-ce qu’on allait m’aider ? Non bien sûr que non, si la moitié des gens avaient fui, l’autre était entrain de filmer, rien de plus normal vous me direz au vu de notre société digitale.. C’est alors que Betty, la serveuse posa sa main sur son épaule pour tenter de lui faire reprendre la raison avec cette habitude qu’elle avait de toujours trouver une citation qui correspondait le mieux au moment. Je l’entendais encore prononcer ces paroles avec un large sourire aux lèvres quand mon agresseur se mis à lui manger la main… Et là, tout est passé au ralenti dans ma tête… il n’avait pas juste mordu pour genre lui dire de dégager, non.. il avait croqué dedans comme si c’était une cuisse de poulet et qu’il n’avait pas mangé depuis des lustres… Betty s’était figée, entre la stupeur et l’incompréhension, sûrement en étant de choc, quant à moi, j’étais recouvert de sang et réalisais que ce n’était pas du ketchup, non, ce type était en train de la manger.. Un vrai cannibale enragé qui était à présent en train de se jeter sur la pauvre serveuse, mangeant sa chair comme si de rien… Alors une fois le mode ralenti passé, je repris mes esprits et attrapa le bout de bois de la chaise que j’avais cassé en tombant et lui planta dans le crâne… J’avais juste envie qu’il arrête de déchiqueter Betty… Et enfin, il s’arrêta… Il était enfin mort. Genre dead-dead. Une autre serveuse s’était rapprochée, recouvrant le bras de Betty dans un tablier.. enfin ce qu’il en restait. Je me laissais alors tomber en arrière, essayant de reprendre mon souffle et de comprendre ce qui venait de se passer. Le Barman lui, demandait aux quelques habitués encore resté d’essayer d’appeler à leur tour le 911 puisque ses appels ne passaient pas depuis tout à l’heure, les lignes du centre étant occupées. Un jeune qui pianotait sur son iphone nous informa alors d’allumer la télé, apparemment une sorte de virus s’était propagée, c’était sur tous les réseaux sociaux. Me redressant, j’essayais de comprendre ce qui semblait passer en boucle, des conneries sur la fin du monde prédite par les Mayas. N’importe quoi. Et puis Betty ne respire plus. La serveuse à côté d’elle pleure, je la pousse et tente de la réanimer en commençant par un message cardiaque. Un, deux, trois, quatre, cinq… trente je souffle, une fois, deux fois, toujours rien. Je recommence. Vingt-huit, vingt-neuf, trente. Je souffle, une, deux… et là je sens ses lèvres bouger.. elle essayait de parler.. les sons ne semblaient être que gémissements… Et lorsque ses yeux s’ouvrent je comprend que Betty n’est plus. Je recule rapidement en maintenant fermement mes mains sur ses épaules… Voilà que ça recommençait. Comme l’homme avant elle, la voilà qui claque des dents, cherchant à faire de moi son steak. Bordel on aurait dit un cauchemar. Le barman réagit enfin en sautant par-dessus son bar et plantant un manche à balai dans son crâne. Puis il prit la télécommande et augmenta le volume. « Visez la tête »...

Après cette matinée épouvantable, chacun était reparti de son côté. Sur le pas de la porte du bar, j’essayais tout de suite de joindre Danielo sur mon téléphone, en vain. Idem pour Valentina. Dehors ça hurlait de partout, ça courrait. Instinctivement, j’étais rentré de nouveau dans l’établissement, refermant la porte derrière moi, où le barman avait rassemblé les deux corps sur le sol, les observant avant de finalement reporter son regard sur l’écran de télévision où les flashs spéciaux s’enchaînaient. Si les lignes semblaient coupées, à cet instant on avait toujours le courant. Il commença alors à déblatérer sur le gouvernement, leurs expériences secrètes, bref, je fis mine de l’écouter avant de me diriger vers le comptoir pour utiliser son téléphone fixe. Et même si la tonalité retentissait, à chaque composition de numéro, on avait le droit au fameux bip signalant l’occupation de la ligne. Rejoignant le patron qui à présent me demandait de venir ‘examiner’ Betty. Une forte odeur nauséabonde commençait à s’en dégager. Apparemment les corps semblaient pourrir rapidement, il y avait comme une noirceur sur la peau autour des blessures. J’avais passé ma main devant ma bouche, prêt à gerber. Je me relevais rapidement, une tape sur l’épaule du chef, j’attrape ma veste, l’enfile et m’apprête à rejoindre mes amis. J’avais besoin de les voir maintenant plus que jamais. Mais avant ça, le barman me siffle et m’envoie son manche à balai me disant que j’en aurais besoin une fois passé le pas de sa porte. Et il n’avait pas tort… Ce jour-là, la ville était devenue une véritable décharge, non pire que ça, une boucherie et nous étions la viande fraîche, prêts à être dévorés par la viande avariée ambulante… C’était vraiment chaotique. Du fait d’être en ville, le danger était partout. Avancer quelques mètres me prenait énormément de temps. Armé du manche à balai, je me frayais un chemin jusqu’à ma voiture garée de l’autre côté de la rue, repoussant autant que je pouvais ces corps sans vie et évitant de me faire bousculer par des casseurs qui pillaient déjà les boutiques, sans prendre la peine de s’encagouler, légitimant leur droit de s’approvisionner à cause du virus. Mais je n’avais pas de temps à perdre avec ces débiles, moi, ma priorité, c’était de retrouver Danielo et Valentina. Après quelques minutes, j’étais arrivé à leur appartement, rien. J’ai parcouru la ville, roulant tout doucement afin de scruter le visage des piétons, m’arrêtant sur leur lieu de travail pour savoir s’ils s’y étaient réfugiés où si quelqu’un avait pu être en contact avec eux. Toujours rien. Puis c’est chez moi que je me suis rendu, prenant un sac afin d’y mettre quelques vêtements, les miens étant plein de sang et m’approvisionnant aussi de couteaux. Je n’avais alors pas pensé à récupérer de la nourriture, genre boite de converses tout ça, cela ne m’était pas du tout venu à l’esprit à ce moment-là. Et puis j’étais reparti à leur recherche. Un jour. Deux jours. Puis trois. Puis toute une semaine sans n’avoir aucunes nouvelles de leur part. Et à chaque fois, il fallait combattre, se défendre. A chaque fois je me demandais si eux s’en sortaient. Mais je gardais bon espoir. C’était impossible pour moi d’imaginer qu’ils puissent être ‘tombés’. Non. J’étais confiant. Ils étaient en vie, juste là quelque part. Peut-être s’étaient-ils barricadés avec d’autres, se protégeant mutuellement. Il fallait juste que les retrouve. Un indice peut-être sur une devanture d’un magasin, un message qu’ils auraient laissés. Je me devais d’être vigilant. Et cette fois-ci, je remplissais mon sac avec de quoi manger, peu importe où j’allais, je me servais sans pourtant tout dévaliser. Je ne prenais que ce dont j’avais besoin et laissais le reste pour ceux qui passeraient après moi. Et puis c’était reparti…

Début 2013 – Fin 2016

En tête je n’avais qu’une idée : retrouver mes amis, je ne pensais qu’à ça, devenant alors la seule pensée qui hantait mon esprit, devenant l’unique raison qui me poussait de continuer… qui me donnait l’énergie d’avancer dans ce cauchemar, de me battre pour enfin les retrouver. Et d’ici là, pas de répit. Je n’en avais pas le luxe. Si les premiers jours je n’avais pas eu le temps de prendre conscience des choses, de cette fin du monde, la réalité m’avait frappé en pleine face alors qu’un groupe de survivant m’avait menacé muni d’armes à feu, pour me voler ma voiture. Menacer les vivants. Les voler. Oui finalement c’était ça le vrai visage de l’humanité. Et encore, j’avais eu de la chance, j’étais toujours en vie. Ce n’était pas le cas de tout le monde. J’avais vu un homme se faire poignarder par un autre parce qu’il avait refusé de lâcher prise sur son carton plein de nourriture. Cruelle réalité. De mon côté j’étais repassé derrière pour enfoncer la lame de mon poignard dans son crâne, afin qu’il ne se réveille pas. Et les semaines passaient, j’avais à présent fouillé Sacramento de fond en comble. En vain. Mes recherches m’avaient alors menées dans ma demeure familiale où j’avais découvert les corps sans vie de mes parents, allongés sur leur lit, une balle dans la tête. Je me souviens qu’à ce moment-là, j’avais réalisé que je n’avais pas pensé à eux, que je n’avais pas cherché à savoir s’ils allaient bien. Et pour finir, j’étais soulagé que leurs corps étaient intacts, qu’ils n’avaient ni été transformé, ni été sauvagement tués par d’autres survivants. C’était ce que je redoutais le plus comme scénario catastrophe pour un proche… Mon père avait laissé une note, posée sur sa table passe ‘Im the one who get to choose my way out. And I did.’ La maison n’avait pas encore été dévalisée. Alors j’avais fait le plein, j’avais pris une des voitures de mon père, et j’étais reparti. Bien que je ne rejoignais aucun groupe, il m’est arrivé de croiser quelques compagnons d’infortunes auprès de qui j’étais resté quelques heures, parfois plus mais rarement plus de deux nuits quand je n’y étais pas contraint. J’aimais être seul c’est vrai, mais un peu de compagnie n’était pas négligeable autant pour avoir quelqu’un avec qui exprimer ses pensées à haute voix mais surtout pour unir nos forces. En ville, les morts étaient partout, leur nombre semblait surpasser celui des vivants. Et puis, petit à petit, une rumeur commençait à se propager. Ce n’était pas la première fois que j’en entendais parler. Un gouvernement aurait réussi à maintenir une gigantesque zone hors de danger en Amérique du Sud. Apparemment des cars stationneraient à la frontière faisant l’aller-retour pour y débarquer les survivants. Étrangement, mon côté optimiste voulait que je m’y rende, mais pas pour l’espoir d’une paix rétablie, mais plutôt l’espoir que mes amis avaient eux aussi entendu cette information… peut-être avaient-ils décidé de s’y rendre. C’était là l’espoir de les retrouver. Mais c’était un grand voyage qui m’attendait et au final, je n’ai pas pu aller plus loin que le Mexique. Car là-bas, j’y suis resté trois longues années.  

Depuis quelques jours que j’étais en Arizona, un petit jeune marchait dans mon ombre. Alberto. C’était un gamin de dix-neuf ans de petite taille, frêle, les cheveux bruns désordonnés, dont le visage pâle faisait ressortir ses yeux noisettes, pourtant dissimulés derrière de petites lunettes et qui semblaient plein de vivacité. Il était l’incarnation né du geek de base, de par sa tenue mais surtout par ses expressions sorties tout droit de ses films fétiches. Le jour où tout à basculé, il était derrière son pc à jouer à un jeu enligne, une sorte d’alternatif de Donjons & Dragons si je me souviens bien et n’avait pas tout de suite pris au sérieux les discussions sur les tchats parlant d’une fin du monde. Oh et il est végétarien. Comment j’en sais autant sur lui ? Et bien c’est simple. Depuis que je l’ai sauvé d’une horde de rôdeurs, il n’a pas arrêté de me parler. Parler. Parler. Parler. Encore et toujours. Il ne s’arrêtait jamais. Le pire c’est qu’il pouvait tenir des conversations à lui tout seul, mes hochements de tête semblant suffire à ce qu’il continue alors qu’il essayait de capter mon attention, et ça pouvait durer des heures. Bon je dois avouer que même s’il enchaîne des petites bourdes par sa maladresse naturelle, il avait quand même réussi à introduire un peu de simplicité et de divertissement dans mon quotidien. C’était une petite distraction que je m’accordais après de long mois en solitaire. Il m’avait supplié de le laisser m’accompagner. Il voulait lui aussi se rendre à la frontière mais ne pouvait pas y arriver sans ma protection. Il était d’origine du Mexique et voulait retourner auprès de sa famille me garantissant que son père me serait reconnaissant et saurait me récompenser. Mais ce n’est pas cet argument qui m’avais convaincu. Son père et sa récompense, je m’en fichais pas mal, mon but n’avait pas changé, je recherchais Dany et Val point barre. Toutefois, il avait évoqué pas mal de détails sur les routes à emprunter pour contourner Phoenix et semblait bien connaître son pays d’origine, ce qui m’aiderait pour rejoindre la fameuse nouvelle civilisation d’Amérique du Sud. D’ailleurs, il m’informa aussi qu’il fallait éviter d’emprunter le pont reliant El Paso du Texas à Ciudad Juarez, avec les autorités et clandestins, cela avait été une vraie tuerie, un bain de sang immense et une zone désormais ravagée par les morts-vivants. Je voulais bien le croire. Alors pour passer, on franchirai une barrière naturelle, évitant les murs en pleine villes. Toujours éviter les villes, ça je l’avais remarqué moi-même. Quoi qu’il en soit ces infos étaient en total accord avec l’idée que je m’en faisais.. Du coup, j’avais accepté de l’escorter. Et depuis, il ne me lâchait pas d’une semelle, je veux dire, me collait vraiment, parlant non stop, me racontant tout ce qui pouvait bien lui passer par la tête. Et blablabla, et blablabla. C’était assommant. Mais en même temps, je voyais que ce n’était juste qu’un gamin effrayé, alors je le laissais faire, malgré le fait qu’il en était même arrivé à questionner mes faits et gestes. Comme notamment le jour où je n’avais pas suivi la route qui était convenu. J’aimais bien le faire poireauter, ne pas lui dévoiler les plans que j’avais en tête, son désarroi était un vrai petit régal d’autant qu’à ces moment-là, il parlait beaucoup moins, comme vexé que je ne lui fasse pas assez confiance. Cette fois-là, je l’avais traîné avec moi à la base militaire du sud d’Arizona où je voulais faire le plein de munitions. En effet, avant de quitter la Californie, j’avais au préalable fait un détour à la caserne dont j’avais l’accès.. Pour survivre, il me fallait des armes. Là-bas avait été établi une sorte de refuge, enfin c’en était un initialement, mais il a très vite été envahi par de nombreux habitants du coin et dès lors n’accueillait plus de civils. J’avais réussi à convaincre mon supérieur de me donner des armes, mais je voyais qu’il était dépassé par les évènements et préféra ne pas trop insister sur le peu de munitions qu’il m’avait fourni. J’avais déjà trouvé deux poignards dont les lames bien tranchantes faisaient très bien leur travail et me permettaient aussi de rester discret. Toutefois, pour la base de Tucson, c’était tout autre chose. Elle était déserte et dévalisée. Mais heureusement pour moi, pas complètement. Seuls les connaisseurs auraient pu trouver les petites cachettes du centre. Et cette fois-ci, je n’avais rien laissé derrière moi, car je ne savais pas ce qui allait m’attendre au-delà de la frontière et il valait mieux que j’y sois préparé...

Durant le trajet qui avait duré plusieurs semaines, je m’étais finalement laissé aller à raconter quelques anecdotes personnelles, me dévoilant peu à peu à Alberto. Du moins, je ne lui disais que ce que je voulais qu’il sache. Ni plus, ni moins. Juste ce qui était nécessaire pour me rendre plus humain et me sortir de cette image de Terminator qu’il m’avait donné -bien qu’il continue toujours à me donner ce surnom ! -. Alors forcément, j’ai évoqué ma volonté de retrouver mes meilleurs amis et plus j’en parlais avec passion, plus il se disait envieux d’une telle relation. Au final, nous nous retrouvions quelques similitudes lui et moi. Il était aussi fils unique et également issu d’une famille aisée. D’ailleurs, plus nous nous rapprochions de la frontière, plus il me dévoilait de nouvelles informations dont il avait intentionnellement gardé le soin de m’en parler. Pour se justifier, il m’évoqua le fait qu’il ne pensait pas que nous aurions survécu jusque là et ne voulait donc pas m’effrayer en évoquant la situation dangereuse vers laquelle nous nous dirigions de peur aussi que je l’abandonne. Apparemment, son père était un riche entrepreneur import-export assez célèbre au Mexique et il avait peur d’être reconnu et pris en otage par un autre groupe dont on devait traverser leur territoire au Nord. Au début, je pensais qu’il se fichait de moi, me racontant une fois encore, un de ces films préférés. C’était devenu son truc, de me raconter en détail les événements d’un film ou d’une série soit disant culte que je ne connaissais pas. Enfin bref, le groupe en question, celui qu’il redoutait, appartenait à un gang tenu par un des grands barons de la drogue du Mexique. Rien que ça. Il disait qu’ils seraient du genre à ne lui autoriser le passage qu’en petits morceaux qu’ils enverraient ensuite à son père. Mais cette histoire était louche. Pourquoi des barons de la drogue voudrait faire chanter son père s’il ne trafiquait pas de la cocaïne lui aussi. Il m’avait pourtant juré que non. Pas de drogues, pas de prostituées, pas de clandestins ou autre trafic d’humains, c’était pas ça son deal, son père n’empiétait pas sur leur territoire. J’étais perplexe, néanmoins je laissais couler pour l’instant.

To Be Continued  


Dernière édition par Adrian M. Reeves le Ven 23 Nov - 20:57, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Jeu 15 Nov - 16:33

fiche #007
When someone tells you it can’t
be done, it’s more a reflexion of
their limitations, not yours.
TOI ET MOI C'EST À LA VIE, À LA MORT.
...On arrivait à la frontière et je n’avais pas besoin d’autre distraction pour le moment. Je l’avais laissé dans une zone sécurisé, une petite usine délaissée un peu à l’écart et j’étais parti examiner les alentours, sécuriser notre passage. Toutefois, il n’y avait qu’aucunes traces d’empreintes fraîches, l’endroit était désert et à l’abandon. Quelques rôdeurs étaient pris au piège dans des barbelés, mais c’était plutôt calme. Pour traverser l’état, il suffisait de parcourir un champ sur une centaine de mètres tout au plus et on atteindrait le Mexique. il n’y avait plus de grillage. Plus de surveillance. Il y avait toutefois sur le sol quelques traces d’un combat, avec des douilles en multitudes sur le sol, mais ce n’était pas récent. Certaines étaient même pratiquement recouvertes de sables, comme enterrées par le temps. J’allais ensuite récupérer Alberto, lui faisant part que le passage était clean lui décrivant la manière dont il devait se comporter une fois qu’on serait nez à nez avec un de ces gangs, en gros, me laisser parler et rester derrière moi, en silence. Mais apparemment, le petit avait une autre idée en tête. Et ce petit con m’a prit par surprise, alors que je marchais devant lui, donnant mes explications, il avait profité de ma baisse de vigilance pour attraper un de mes couteaux que je portais à l’arrière et me le pointait en pleine face m’annonçant un simple ‘changement de plan’. Alors déjà, il n’avait pas l’air du tout à l’aise, ne sachant pas comment le tenir avec sa longue lame et il n’avait pas pensé au deuxième poignard qui m’était encore accessible. Toutefois, je le laissais avoir l’avantage. Je voulais savoir pourquoi il me trahissais subitement. Je voulais le laisser en confiance et le laisser parler comme il savait si bien le faire.  Je vous explique le topo rapidement. On arriverait devant la clique mexicaine. Ces derniers étant apparemment fans des militaires américains, Alberto n’aurait alors pas eu de mal à se vanter d’avoir attrapé un  Schwarzy et il m’aurait ainsi échangé contre son droit de passage. Et le tour était joué, il rejoindrait son padré et affaire classée. Sauf que son projet n’avait rien d’un plan ! Sauf celui d’être suicidaire peut-être. Déjà, qui dirait qu’il n’allait pas tout simplement le zigouiller lui, et me récupérer après ; ou nous tuer tous les deux et juste récupérer nos affaires et nos armes et puis même... qui croirait une seule seconde que lui, m’aurait capturé moi. Bref, note du plan : zéro pointé, merci de me laisser faire. Une fois toutes les informations obtenues, je pouvais enfin reprendre le dessus, embrochant rapidement son bras pour lui faire lâcher le couteau et le remettre à ma ceinture ni vu ni connu. Il semblait étonné de la facilité avec laquelle je l’avais désarmé puis réalisa qu’il n’avait jamais eu le dessus sur moi, mais que je l’avais laissé parler. Tout à fait Sherlock. Le pire, c’est qu’avec toute cette période ensemble, il avait pourtant vu qu’au corps à corps j’étais doué, que même sans armes je me débrouillais pour me débarrasser d’un ennemi, alors une brindille comme lui n’avait aucune chance. Mais bon, l’adrénaline lui était sûrement monté à la tête. Et puis ça m’apprendra à moi, de lui avoir fait confiance. Je valais mieux que ça, j’aurais dû le savoir. Tout le monde ment. Tout le monde est égoïste et ne se rapproche de nous que par intérêt. Pour leur intérêt. Je m’étais laissé attendrir par cette impression qu’il était comme un petit frère ayant besoin de protection. Tu parles, il était comme les autres et s’était juste servi de moi. Il ne m’avait peut-être pas balancé aux rôdeurs pour se sauver, mais avait bel et bien l’intention de se débarrasser de moi en m’offrant à l’ennemi. Alors à mon tour de ne le voir que comme mon billet de passage. A moi de me servir de lui pour atteindre mon objectif. Alors on reprenait la route et cette fois-ci, plus d’histoires, plus de sentimentalisme. Il me suit et se tait…

J’avais attendu le levé du jour pour reprendre la route, puisque l’usine de la frontière était un endroit tranquille pour y passer la nuit. Ainsi, au petit matin, nous avions franchi le pas côté Mexique. Sur notre chemin, on remarquait que la zone était comme ‘marquée’. Sur les murs, les pancartes, il y avait des sortes de graffitis. Apparemment un moyen de savoir à quel gang appartenait le territoire. Et puis après à peine quelques pas dans ce qui devait être la place centrale de la ville bordant Nogales -qu’on avait intentionnellement évitée au vu de sa réputation d’être ultra peuplée donc une dead zone – nous avions été encerclé par quelques mercenaires. Il s’agissait de grands gaillards tatoués sur tout le corps, leur visage en était rempli et bien entendus, armés jusqu’aux dents. Je me disais que je devais être totalement fous de me jeter en plein dans la gueule du loup avec cette possible guerre des cartels… Mais je ne sais pas, je me disais qu’au pire, je pouvais escorter le petit Albertino et je ferais demi-tour, restant sur les terres américaines, essayant de voir au-delà de la Californie. Mais il fallait que je sache si c’était faisable. Si l’histoire du renouveau d’Amérique du Sud était vrai, alors peut-être que les survivants du Mexique y serait aussi allé, peut-être que le passage était sûr et organisé… peut-être alors que d’autres américains s’y étaient aussi rendus…. Oui je sais. Beaucoup de peut-être. Trop d’incertitudes dans cette histoire, mais en même temps ce n’est pas comme si j’avais autre chose à faire. Comme si j’avais eu d’autres indices. Voilà pourquoi je me tenais là, les mains levées, regardant ces fusils pointés sur nous, prêt à tenter le tout pour le tout. Et puis, bon, ça faisait déjà une bonne minute et on était toujours en vie. Ça devait être bon signe… C’est alors que le bruit sourd de véhicules se firent entendre. Deux jeep, chacune avec un corps cadavérique accroché sur le devant, comme si les tatoués armés à l’intérieur ne suffisaient pas à impressionner qui que ce soit. L’un deux, un mec d’une quarantaine d’année je dirais, cigarette sur le bec, se rapprocha, nous examinant, non sans nous souffler sa fumée en pleine face. Bon, c’était le moment pour moi de savoir si mon heure était venue. D’un coup j’ai sorti mon flingue le pointant sous son menton, faisant ainsi tomber sa clope. J’allais jouer la carte de l’impasse mexicaine. Vous savez, quand des groupes se menacent mutuellement sans être les premiers à attaquer. En général dans les films ça marchait bien. Okai, vous devez vous dire que le petit Al’ a complètement déteins sur moi, en me mettant ce genre d’idées scénaristiques en tête, mais franchement, qu’aurais-je pu faire d’autres. Me laisser me faire détrousser sans tenter quoi que ce soit. Non, avec ces types, je devais en imposer et c’était le moment pour le faire. Par contre, en général pour que cette stratégie soit payante, il fallait que les deux parties soient d'une force égale, que chaque groupe attendrait quelque chose de l’autre. Et on peut dire que j’étais inconnu au bataillon, que je n’avais rien à leur donner en échange, mais le fait que ces types aient attendus que ce chef à la cigarette soit arrivé pouvait être là pour moi un moyen de pression. Ce gars devait être important alors le menacer de le tuer ferait certainement réfléchir les autres avant de tirer. Mais je sais pas, je le sentais pas. Le mec avait le sourire aux lèvres. Et les autres n’avaient pas trop bronché, réajustant juste leur fusil mais c’est tout. Et puis j’allais commencé à parler, espérant qu’ils comprennent l’anglais, parce que l’espagnol moi, j’en connaissais que quelques expressions, c’étaient surtout mes deux amis colombiens qui m’en apprenaient et je n’avais pas du tout les bases pour négocier dans une telle situation. Mais Alberto s’interposa, lançant un ‘’’stop’’’ avant de soulever son t-shirt, laissant alors apparaître un tatouage. Je comprenais à présent pourquoi il se la jouait pudique avec moi. Je n’ai pu apercevoir qu’un ‘M’, ne pouvant pas trop quitter l’homme-à-la-cigarette des yeux où mon plan partirait en fumée. Et finalement c’était déjà le cas. Alberto s’était mis à crier un truc du genre ‘’’si vous respectez le code d’honneur, vous ne me ferez rien, Y mi padre, sospecho que sabes quién es’’’... De mon côté, j’avais grimacé, je n’avais rien compris à la situation et puis le type que je braquais avait alors répondu ‘’’lo conocemos... muy bien’’’. Le visage d’Alberto avait dégluti, quand le type avait dégagé ma main se rapprochant de lui… ‘’’Sí que tienes cojones, niño’’’ j’avais re-braqué mon arme sur lui… ‘’’tranquilo, tranquilo… tu es bien le fils de ton père...’’’ tout le monde autour s’était mit à rire, baissant leurs armes, j’en avais fais autant… Après il lui tapota les épaules et afficha à son tour un tatouage, lui sur son bras, et les autres en firent de même… Vraisemblablement nous étions dans le même camp...

Réveil. Douche. Ptit dej’ à la cafétéria. Tour des zones A et B en compagnie d’Alberto. Déjeuner. Entraînement au combat. Puis zone C et debrief avec la sécurité. Retour aux logements et on recommence. Cela faisait plusieurs mois que j’avais été accueilli par le père d’Alberto et je m’étais bien habitué à mon quotidien. C’était carré comme à l’armée. Au centre-ville, nous avions eu à faire aux hommes du Cartel de son père, Ignacio Salvador. Alberto ne le savait pas et avait pris son courage à deux mains en tentant de sortir la carte du ‘code d’honneur’, apparemment, les plus anciens des gangs le respectaient autrefois, une sorte de contrat moral pour ne pas décimer les familles. Ils nous avaient alors raconté que de nos jours, dans ce monde chaotique, les gangs ennemis ne l’auraient pas respecté, en gros, nous serions morts si nous n’étions pas tombés sur eux. Le petit détail qu’on avait omis de me dire, c’est que son business c’était le trafic d’armes. Très influent, il aurait été en lien avec le service secret Mexicain et son organisation serait même en relation avec le gouvernement américain auprès de qui il aurait conclu une sorte d’arrangement, mais ça, c’était avant. Lorsque ‘la fin du monde’ arriva, il y eut une guerre des gangs et de nombreux barons de la drogue auraient péris. Le Cartel Salvador lui, avait survécu. Son groupe était le mieux organisé, le mieux armé aussi. Ceux qui se rendaient avaient ‘plié le genoux’ et s’étaient rangés de son côté. Autant vous dire qu’il avait la main mise sur une grande partie du Nord du Mexique. Avec un réseau comme le sien, il avait eu accès à tout, carburant, nourriture… sécurité… tout ! Il avait alors recréé sa petite civilisation sur la base du travail. Chacun avec sa tâche, tout était réglé avec précision. J’étais impressionné. Déjà, je l’avais été rien qu’en le voyant. Avec son costard cravate bien ajusté, sa barbe bien taillée... Il dégageait un charisme fou, une prestance naturelle qui inspirait le respect. On me le présentait comme quelqu’un d’insensible et impitoyable, dont l’ambition était telle qu’il était aujourd’hui à la tête d’une armée sans aucune opposition. J’avais compris qu’il prenait très à cœur la gestion de son business, n’appréciant pas l’échec, de qui que ce soit, même de ses ‘proches’. Il semblait aussi être un très bon orateur, choisissant ses mots avec précisions, avec une très bonne élocution aussi. Pour me remercier de lui avoir ramener Alberto, il avait alors fait de moi, son garde du corps attitré, à son fils. Je dois dire, qu’encore avoir le petit dans les basques ne m’avait pas plus, et encore moins le fait que je n’avais pas trop le choix. Je le sentais bien que j’étais forcé d’accepter. Qu’en échange, il m’aidera à retrouver mes amis, qu’il me fournirait la liste de tous ceux qui avaient traversés la frontière travaillant désormais pour lui. Et comme ils ne figuraient pas sur le listing, il m’avait alors demandé de les attendre quelques temps, de donner leur description physiques aux guetteurs du centre ville et qu’à la moindre correspondance, ils seraient amenés jusqu’à moi, sans que je ne lève le petit doigt. J’avais juste à profiter de la vie mexicaine. Mais je ne sais pas, les choses me semblaient trop facile. A chacune de mes questions, il avait une réponse appropriée ou une manière bien subtile de les contourner. A toujours me dire de me détendre, ‘tranquilo’ par-ci, ‘tranquilo’ par-là. De reprendre des forces. Mais mon objectif n’avait pas changé. Danielo et Valentina. Quant au Gouvernement d’Amérique du Sud, il m’avait dit que cela avait été un échec, que c’était un projet abandonné dès la première année. Bon sang, ça faisait deux ans que tout avait commencé. Que j’avais perdu toute trace de mes amis. Mais petit à petit, je prenais mes habitudes. Avec Alberto, on est restés assez proches. Je lui ai vite pardonné ces petites cachotteries et ses prises de risques. Je ne cautionnais pas le métier de son père, mais je ne pouvais pas le lui reprocher. Ça me rappelait ma dispute avec Dany. Parfois j’imaginais qu’il n’y avait pas eu de lendemain catastrophe et qu’on se serait rabiboché. Qu’il m’aurait pardonné cette ‘trahison’ comme il l’appelait, qu’il aurait compris ma situation… mais à chaque fois que j’y pensais, j’essayais aussitôt de chasser ses images de ma tête. Me disant que ce genre de ‘rêve’ ne m’aidait en rien. Que je devais plutôt penser au futur et non pas tenter de refaire le passé. Et Alberto avait son avis sur le sujet d’ailleurs. Je pense qu’il ne voyait pas à mal quand il disait ça, mais pour lui, si Danielo m’avait cherché aussi intensément que moi je l’avais fais, il m’aurait retrouvé. Il aurait trouvé un moyen de me laisser des messages, à la manière des graffitis des gangs. Non, moi j’étais certain qu’il l’avait fait, qu’il avais essayé de son côté… mais tant de choses pouvaient arriver, pouvaient l’en empêcher. Et c’est certainement ce qui était arrivé. Alors comme je voyais que ça chagrinait Alberto de m’en entendre parler, j’avais finalement arrêté. Je lui laissais croire qu’il avait eu raison de moi, et que j’avais mis de côté mon envie de retrouver mes amis. Je voyais dans son visage que ça l’avait ravi ; Il appréciait me présenter comme son grand frère américain, comme son Terminator personnel. Mais dans mon esprit c’était clair, je devais juste prendre le temps et faire confiance en mon étoile. Oui, jusque là, j’avais eu de la chance. Dans ce monde où les morts revenaient à la vie pour nous tuer, je pouvais dire que je n’étais pas si mal loti. J’étais dans les petits papiers du Boss. Nourri, logé. Oui, je ne perdais pas espoir ni même mon optimisme…

Deux ans et demi maintenant que j’étais avec le Cartel, que j’en faisais parti. J’avais eu le plaisir de découvrir de ravissantes mexicaines qui m’avaient tenues compagnies les nuits où je me sentais seul. J’avais aussi l’accès libre à toutes les zones, ce qui n’était pas le cas au début. Désormais aussi, je pouvais discuter avec les habitants sans surveillance. J’avais su me fondre dans la masse. Je pouvais accompagner les troupes extérieures, aller faire quelques virées à la frontière, et régler aussi quelques problèmes de rôdeurs. J’escortais les équipes de ravitaillements, ceux en dehors de la zone attitrée du réseau. Nous n’étions pas en manque, le centre ayant ses propres ressources, mais pour le père d’Alberto, il lui en fallait toujours plus. Ah oui, il y avait eu cette fois, où j’étais en total désaccord avec le chef, j’en étais même venu aux mains mais très vite calmé en cellule. Ce jour-là, j’avais tellement besoin de comprendre quel était le secret pour maintenir les gens au calme, pour éviter les rebellions, qu’est-ce qui faisait que tout le monde soit si motivé et ne se plaignait pratiquement jamais… Alors il m’avait dévoilé son secret. Un secret d’une extrême violence qu’il m’avait été impossible d’accepter à l’époque… Il avait eu l’idée d’organiser des combats. Une fois par mois, comme une fête nationale, tout le monde se réunissait pour voir ‘le spectacle’. Et dans l’arène, aucun animal, aucun rôdeur, mais bel et bien des êtres vivants ! Il s’agissait de prisonniers condamnés à mort, oui la règle ne voulait jamais de survivants aux combats. Je ne pouvais tolérer qu’on s’entre-tue, il y avait déjà les morts-vivants pour se charger de nous éliminer, alors pourquoi tuer les survivants, pourquoi tuer des êtres vivants… Mais la réponse d’Ignacio était simple : avec la loi du plus fort dehors, il les aurait de toute façon abattu, les gens s’entre-tuaient déjà pour un paquet de chips, alors pourquoi ne pas en faire profiter son peuple qui selon lui, était demandeur d’un tel spectacle. Ils n’avaient plus de télénovelas à regarder, plus d’internet pour leur porno, leur jeux vidéo, plus de réseaux sociaux… Selon lui, les autorités romaines avaient tout compris, elles avaient offert à leur peuple les combats de gladiateurs et ça les maintenait en paix. J’avais mis du temps à l’accepter, mais je m’étais fais une raison. J’ai vu en Californie, des groupes en tuer d’autres, juste pour faire régner la peur, où parce qu’ils le pouvaient tout simplement. Je ne le cautionnait pas, mais avais fini par accepté. Je me disais qu’ils étaient des ennemis, des prisonniers qui l’avaient mérité. Ouais en gros, je regardais ailleurs quoi. C’était la seule fois que je m’étais rebellé. A quoi bon crier à l’injustice si tout le monde était d’accord… Et puis il ne fallait pas oublier que je n’étais pas chez moi. Que j’avais toujours l’objectif de retrouver mes amis. A chaque fois que je reparlais de rentrer aux Etats-Unis, on trouvait le moyen de me convaincre de rester. Soit c’était Alberto qui avait besoin de moi. Ou alors son père qui voulait que je forme aux combats ses propres soldats. Ou encore attendre la construction de la nouvelle zone réservée aux écoles pour l’éducation des jeunes… Et le temps passait… Alors je restais. Mais de temps en temps, je continuais ma petite investigation personnelle, demandant aux travailleurs ‘d’en bas’, s’ils ne se considéraient pas comme ayant été réduits à l’esclavage ou je cherchais à savoir s’il n’y avait pas de violence gratuite de la part des hommes de sécurité et des hauts gradés. Mais à chaque fois, j’avais la même réponse. Tout allait bien. Salvador était ‘el libertador’, ils avaient totalement foi en lui. Okai, ainsi soit-il. Et puis au fur et à mesure que mes discussions devenaient naturelles, le doute me revenait sans que je ne m’y attende. Sans arrière pensées j’avais demandé comment ils avaient fait pour nourrir tout ces détenus depuis que la guerre à commencée, et c’est là qu’on m’informa que les prisonniers des gangs ennemis avaient tous été éliminé dès les premières semaines, il y avait à l’époque des combats à l’arène tous les jours. Désormais, il s’agissait soit de réelles menaces extérieures prises en flagrant délits de vols, soit des habitants dangereux ayant pété les plombs où qui ne pouvaient plus régler leur dettes et qui étaient donc condamnés… Des habitants… régler leur dettes… Okai, alors voilà pourquoi les combats pouvaient être maintenus… Ignacio devait forcément piocher dans ses propres réserves humaines pour amuser la galerie.. J’en avais parlé à Alberto, lui faisant comprendre que c’était mal, que la mort ne pouvait pas être une solution pour ces crimes là… qu’il n’y avait plus aucune justice dans ce système. Alors j’avais un plan. Redonner le pouvoir au peuple. Exiger une sorte de conseil, pour remettre au goût du jour les procès et ainsi retirer le rôle de juge, jury et exécuteur à son père. Mais selon lui il fallait un plan B car son paternel adorateur du pouvoir, n’accepterait jamais. Dans ce cas, le reprendre par la force.. équiper quelques fortes têtes d’armes, et quand il s’y attendra le moins, bam frapper un grand coup, éviter le bain de sang bien entendu, mais lui faire céder son trône par la force. Mais encore une fois, il me répondait que mon plan ne fonctionnerait pas. Que voler des armes à l’armurerie finirait par être remarquée surtout pour le nombre que je visais… Que même si j’en récupérais lors de mes tournées à l’extérieur en ne les notant pas dans l’inventaire, il faudrait plusieurs mois pour que ça fonctionne et sur une telle durée les variables étaient trop importantes, le plan pouvait déraper à tout moment. Et au final il me demanda si on m’avait solliciter en bas, si quelqu’un m’avait demandé de l’aide pour les sortir de là. Non, personne. Il marquait un point, mais je suis quand même aller discuter avec quelques personnes de confiance et demander leur avis directement. Alberto avait raison, cela ne servait à rien… Pourquoi m’obstiner à vouloir sauver des gens qui ne voulaient pas être sauvés. Dehors c’était le chaos, il fallait lutter pour sa vie, lutter pour manger, trouver un toit, se défendre des morts-vivants, se défendre des humains même… Oui à chaque fois j’obtenais la même réponse : Salvador leur offrait la sécurité, il s’occupait de tout. En restant avec lui, ils pouvaient espérer un futur, continuer de vivre, sans se soucier de rien. Ce qu’ils avaient à faire, c’était de travailler pour le bien commun ; et ceux qui ne respectaient pas ces règles savaient à quoi s’attendre... Que répondre face à cet argument. Alors à cet instant, j’avais pris ma décision. Il était temps pour moi de partir. C’était bon, j’avais vu ce qu’il y avait à voir et je ne pouvais pas participer à ça. De toute façon, trois ans sans avoir retrouvés mes amis parmi les né-américains récupérer à la frontière était signe qu’il fallait que je retourne aux Etats-Unis. Me restais plus qu’à convaincre el chefe. Auprès de lui, j’avais une place particulière. J’étais une sorte de ‘rêve américain’ qu’il avait à porter de main, auprès de qui il pouvait se vanter d’avoir sauvé son peuple par ses propres moyens. A plusieurs reprises déjà, je lui avais demandé de me rejoindre en Californie, là-bas, il avait déjà sa notoriété puisque son Cartel y avait des hommes autrefois et qu’ils accepteraient sûrement de le suivre de nouveau. Qu’il pouvait être escorté par nombreux de ses hommes, les armes et munitions ne lui manquant pas. Mais je voyais que quelque chose clochait. Il semblait ne pas vouloir quitter son petit cocon. Ses habitudes et sa tranquillité. A croire que le monde extérieur l’effrayait. Mais je ne pouvais pas lui faire admettre une telle chose, je ne suis quand même pas fou, il m’étriperait de ses propres mains pour ne pas ébruiter mes soupçons. Lui, une faiblesse. Aucunement. Alors, durant un long monologue j’essayais de plaider ma cause, de lui dire que mon but premier n’avait pas changé. Mais qu’à ses côtés j’avais appris plein de choses et savais que l’espoir d’une vie meilleure était possible, qu’il avait prouvé que l’Homme trouvait toujours un moyen de s’en sortir. Il semblait être d’accord, me disant même de ne jamais oublié de mentionner son nom et que si je le voulais, je pourrais lui envoyer les quelques survivants que je rencontrais… je savais bien que la carte des compliments allaient fonctionner… et de toute façon c’était sincère… et puis j’ai évoqué le fait qu’Alberto voulait aussi partir avec moi et là, son discours a changé. Si moi j’avais fais mes preuves à ses yeux, son fils c’était une autre histoire. Il m’avoua alors que s’il l’avait gardé en vie c’était uniquement en souvenir de sa défunte épouse dont il retrouvait les traits en lui. Aussi frêle qu’elle. Si son fils voulait quitter cet endroit, il lui faudrait alors réussir l’épreuve de passage du Cartel Salvador et ainsi rendre honneur à son nom. Okai, je me disais qu’avec l’entraînement que je lui avais accordé il saurait se débrouiller en ville, à éliminer les quelques rôdeurs qui approchaient la frontière. Mais j’étais trop naïf, son test ne concernait pas les morts-vivants, il lui fallait ôter une vie pour ainsi justifier son appartenance au gang. Alberto, tuer un homme ? Impossible. Je ne savais plus quoi faire. Discuter avec Ignacio était impossible et si je forçais trop ça risquait de chauffer pour moi et ma liberté me passerait sous le nez. Mais abandonner Alberto n’était pas aussi facile que ça. J’ai mis quelques jours à me décider, le gamin lui (bien qu’il ne le soit plus désormais, il avait bien mûri), n’arrêtait pas de me convaincre de saisir ma chance, de me dire qu’il ne fallait pas que je doute de son intelligence, qu’avec le temps, il arriverait soit à faire changer d’avis son père, regagnant sa confiance à sa façon ; soit trouver un moyen de s’échapper. Pour ce dernier point, je lui conseillais plutôt de ne faire qu’en cas de dernier recours. J’avais mal au cœur de le laisser, mais je me disais qu’il n’était pas en danger, qu’il était à l’abri… je lui avais donné plusieurs adresses au cas où, entre mon appart ou celui de mon bar préféré, vous savez celui avec l’histoire du manche à balai ! Enfin bref, je m’étais résolu à le quitter, et me dire que peut-être que Danielo et Valentina eux, auraient besoin de mon aide… Et puis je n’en pouvais plus de ne plus les voir, de n’avoir aucunes nouvelles… cinq années c’était écoulé… cela me semblait être une éternité. Oui, aujourd’hui, je repartirais pour les États-Unis...

Mi 2017 – Mi 2018

Avant de partir, j’avais fais le plein entre un sac rempli de nourriture, quelques recharges pour mes armes, des vêtements et autres nécessaires de survie. Ignacio et son équipe de sécurité avec qui j’avais créé des liens m’avaient alors offert un cadeau un peu spécial : un tatouage ; ce fameux ‘M’ représentant leur clan, superposé d’un petit ‘S’, celui des Salvador. Avec ça, je pouvais revenir quand je voulais et ça me serait aussi utile si je devais croiser des tatoués de Californie… Sympa comme cadeau, j’espérais juste pouvoir m’en passer, car auprès d’eux, j’avais pu en apprendre davantage sur les gangs et leur manière de se battre ou même de torturer les gens.. et franchement, je n’avais pas envie d’y goûter ! C’est ainsi que j’étais reparti, quittant le Mexique à bord d’une de leur jeep qu’ils m’ont là encore, offert gracieusement. Je me sentais vraiment chanceux à ce moment-là, j’en avais même le cœur serré, à croire qu’ils allaient vraiment me manquer. Avant de retourner à Cali, je voulais essayer de voir ce qu’il se passait aux alentours, à commencer par l’Arizona d’où j’arrivais à peine. Je me disais que des territoires célèbres comme le Grand Canyon ou même Las Vegas pouvaient regorger d’informations. L’idée serait ensuite de remonter dans le Nevada puis l’Oregon. Ainsi j’aurais vraiment vérifié les villes bordant la Californie.. et il ne me resterai plus qu’à redescendre sur Sacramento. Voilà l’idée du programme que je m’étais fait. A voir ce qu’il s’y passerait. Ce que j’y trouverai… C’est en dépassant Phoenix que je remarquais des messages sur les murs, des tags ‘’Don’t do it’’ avec des feuilles de papiers clouées. Il s’agissait de ‘bons pour un vaccin’ ; ce n’était pas le premier message de ce genre que je voyais. Intrigué, il fallait que j’en sache plus sur le sujet, alors plutôt que d’éviter les groupes, car en général dès que je remarquais leurs empreintes je prenais le chemin opposé, bien cette fois-ci, j’allais à la rencontre de ces personnes, en les observant d’abord de loin, histoire de voir s’ils étaient dangereux ou non. Mais à chaque fois, j’avais pris soin de cacher mes affaires avant, d’enterrer mon sac de sport contenant mes armes de dissimuler ma jeep dans une grange que je remplissait ensuite de morts-vivants… bref vous voyez le genre. Après quoi, j’essayais de montrer patte blanche, de me faire accepter dans le groupe, juste pour passer la nuit histoire de récupérer soit-disant ou autre, enfin j’adaptais mon mensonge selon l’ambiance… Et puis au moment du repas, les langues se déliaient et en montrant alors mon ‘bon pour un vaccin’, le sujet était lancé naturellement. J’ai ainsi après que ces feuilles étaient littéralement tombées du ciel en fin d’année dernière, que personne ne savait exactement comment -mis à part les théories de complot du gouvernement ; mais bon après avoir vu le Mexique et puis les dernières informations des télés ou des radios parlaient bien d’un problème mondial et non juste chez nous, bref cette théorie sur une poignée d’hommes politiques qui voulaient faire des expériences sur le sol américain ne tenait pas la route – mais en gros, le centre médical n’avait toujours pas levé le camp, un groupe de médecins continuaient de traiter les gens avec ce fameux vaccin. Et avec le recul de quelques mois, ils parlaient d’effets secondaires, mais bon je n’en apprenais pas davantage. Mais c’était suffisant pour moi de conserver ce bon et je verrais le moment venu pour visiter ce fameux camp… en tout les cas, je ne le ferais pas seul, j’avais une mission plus importante avant. Le reste on verrait après. Mais au moins, j’avais pu en apprendre un peu plus sur ce qu’il s’était passé durant mon absence. Des groupes s’étaient organisés un peu partout, des choses qui tenaient la route, d’autres qui foiraient totalement. Bref, au moins certains survivants n’avaient pas perdu espoir, c’était rassurant. Et puis un matin, j’étais dans l’Utah, aux abords de Salt Lake City, je quittais le groupe avec lequel j’étais resté quelques jours, m’apprêtant à reprendre mon chemin -à l’opposé du leur bien entendu -, quant une alarme retenti. Puissante. Assourdissante. Continue. Elle semblait venir de tous les coins. Impossible de l’éviter, de s’en éloigner. Et les morts semblaient aussi perdus que nous. D’un coup ils avaient perdus leur cohérence, il n’y avait plus de logiques, ils étaient comme en ‘alerte’, à se diriger partout.. Nous n’étions plus invisibles, nous n’étions plus en sécurité, notre discrétion ne nous servait à rien. Seul, j’aurais pu me mettre à l’abri, trouver des hauteurs dans les arbres, ou retourner en ville et grimper le plus haut possible, un toit, une antenne bref… je n’étais pas seul. J’aurai pu les laisser, ce couple de jeunes et leur ‘oncle’ s’étaient bien débrouillés jusqu’à présent, mais je voyais dans leurs yeux qu’ils ne savaient plus quoi faire, qu’ils étaient pris dans cette panique, entre les marcheurs qui arrivaient dans tous les sens, et cette alarme qui semblait nous percer les oreilles… Je me devais de rester auprès d’eux, continuant de planter mes lames dans le crâne de ces morts ambulants, tout en les guidant vers un abri. Il fallait courir vite, les semer le plus possible, et cette fois-ci faire du bruit importait peu, nos sons étant couverts par l’alarme. Il fallait juste être rapide. C’est dans un sous-sol que nous nous étions alors réfugiés. Il faisait sombre et l’air était presque étouffant, mais cet instant de répit leur permettrait de se ressaisir. J’attendais qu’ils soient calmes, qu’ils aient repris de leur lucidité avant de les laisser… Mais le temps semblait interminable… pour les distraire, j’essayais de les faire réfléchir, en se demandant qui pouvait bien avoir déclenché cela… et ça marchait, chacun avec son idée sur le sujet, l’oncle lui partait dans l’idée qu’il devait s’agir d’un ancien groupe qu’ils avaient rencontrés, de vrais ‘méchants’ qui voulaient certainement montrer leur puissance en provoquant la peur chez les autres… La fille elle, avait ressortie l’histoire du complot. Le gouvernement voulait juste s’amuser selon elle, en mettant la pagaille parce que nous nous en sortions trop bien et ça les ennuyait. Une sorte de Hunger Games. Intérieurement ça me faisait sourire. Et puis c’était bien différent de ce que j’avais eu l’habitude d’entendre. Parce qu’au Mexique, toutes les personnes avec qui j’avais parlé étaient de vrais croyants, parlant d’une punition de Dieu ou du retour d’El diablo sur Terre... Bref, d’avoir demandé ce qui aurait pu être la cause de cette alarme avait suffit à occuper leurs esprits et calmer leur crainte. Et puis cela s’arrêta enfin. Le silence reprenant peu à peu. Bien que nos oreilles bourdonnaient encore quelques peu. C’était mon heure pour les quitter. Ils étaient saufs. Et moi j’avais un sac à aller déterrer pour reprendre ma route vers l’Idaho ! Les semaines passaient, j’avais troqué ma jeep contre d’autres véhicules que je trouvais ici et là. La mécanique c’était pas trop mon truc, je pouvais démarrer une voiture laissée à l’abandon, siphonner de l’essence tout ça, mais quand ça déconnait sous le moteur, je laissais tomber, changer des pièces tout ça, c’était pas mon truc. Alors en voiture, en moto, à pieds, je continuais. Partout, c’était la même routine, les mêmes rencontres sympathiques, mêmes groupes délirants, mêmes combats. Peu importe où j’allais, l’Homme et son égoïsme était partout pareil, il n’y avait que le décor qui changeait. En quittant Seattle, j’eus presque l’envie d’essayer le Canada, Vancouver semblait si proche, mais en même temps, je me disais que si je sortais de mon circuit programmé, si je ne n’allais pas tout de suite à Sacramento, je risquerais de m’éloigner davantage de mes amis, que je perdrais encore trois années voir plus ! Alors je me garderai le Canada pour un plan B et vu que l’hiver approchait, il valait mieux éviter, je n’étais pas assez couvert pour la neige et ce n’était clairement pas ma saison préférée. Ainsi, j’avais repris la route vers le sud afin de rejoindre Portland. Là-bas, j’avais trouvé des coins sympas avec quelques trouvailles intéressantes pour mes papilles. Puis j’avais aperçu un groupe qui semblaient avoir besoin d’aide, ils étaient sept, dont un malade. Je voulais passer mon chemin mais je me disais que si je commençais à renoncer à aider les autres, ce serait comme si j’abandonnais un Alberto ou une Valentina. Je ne devais pas ignorer le fait qu’ils puissent être des ‘gentils’, sans toutefois leur accorder ma confiance, ils étaient le meilleur ami de quelqu’un d’autre, la sœur de quelqu’un d’autre, les aider serait comme aider les miens. Ouais stupide conscience, mais qu’importe j’allais vers eux, leur offrant mon aide et mes capacités médicales… Bon je n’étais en rien médecin sachez-le, je ne saurais traiter une maladie microbienne ou autre, mais avec le temps, j’avais appris à soigner des blessures, amputer une jambe aussi ou un bras. Ce n’était pas rien de nos jours. Et pour ce groupe là, le blessé était déjà amputer du pied, mais apparemment cela s’infectait. Alors tout de suite, on voulu me rassurer, ce n’était pas dû à une morsure, je n’avais pas à couper la jambe ou le tuer, mais les tissus autour de la plaie ne voulaient pas guérir. Ils m’avaient alors parlé qu’il y a quelques mois de ça, en novembre dernier, des bombes avaient été lâchées à San Francisco… et peut-être même dans toute la Californie voir tout l’Amérique… bon imaginez bien que j’étais suspicieux. Non, moi aucune bombe n’était tombée du ciel quand j’étais à Seattle ou même dans l’Idaho… donc soit ils souffraient d’un délire paranoïaque massif, se pensant comme en état de guerre, essuyant les tirs ennemis ; soit ils extrapolaient sur l’ampleur de leur petite bombe artisanale certainement lancée par un groupe adverse qu’ils avaient dû bien emmerder… Oui c’était plus plausible. Après, le mois de mars touchait presque à sa fin alors c’était peut-être là leur version de canular du April Fool’s Day. Des bombes lancées par des avions… Il aurait fallu qu’un groupe organisé s’empare d’un camp d’aviation militaire, mais quel intérêt auraient-ils pour cette frappe aéronavale… Non non… je ne devais pas être crédule. Je soignerais ce groupe et puis je m’en irais c’est tout. Même s’ils me conseillaient de fuir la Californie, je ferais mine de les écouter mais sans plus. Et puis, quittant enfin l’Oregon, j’avais décidé de longer la côte, rejoindre San Francisco, voir comment était la vie sur la côte pacifique, la plage, le surf… Bon ce n’était pas un circuit touristique qui m’attendait, mais j’avais cette curiosité de savoir si le célèbre pont du Golden Gate était toujours debout, ou même si la prison d’Alcatraz était devenue l’île des morts-vivants… Mais finalement, j’avais évité ces coins-là et puis je préférais ne pas trop m’attarder, rejoignant rapidement Oakland pour remonter vers Stockton avant d’enfin arriver à Sacramento. Il faut dire que sur les côtes, les groupes semblaient moins conviviaux, à croire qu’ils voulaient garder leur ressources venues de la mer, rien que pour eux. A la base, j’étais méfiant avec tout le monde, mais plus fourbes que ce petit groupe sur la baie de San Francisco, c’était pas faisable ! Les journées étaient plus chaudes, plus longues, la soif se faisait sentir, rendant parfois les survivants plus instables, prêts à tout pour une gorgée… Oh et d’ailleurs, j’avais pu voir de mes propres yeux les dégâts fait par les bombes. C’était bien réel cette histoire. J’avais eu du mal à y croire… toute cette destruction… causée par l’Homme… presque six ans après les drames… pourquoi !? Sûrement pour nous prouver que l’être humain est la pire des espèces qu’il puisse y avoir sur Terre… A un moment, j’ai failli prendre un nouveau détour, on m’avait parlé de camps plus importants, à Yosemite notamment qui n’étaient pas si loin de là ou je me trouvais… Mais Sacramento me semblait plus proche, j’avais besoin de retrouver mes amis. Maintenant plus que jamais. Survivre à cette apocalypse c’était déjà bien assez, mais si en plus il fallait survivre à des lâchés de bombes … non c’était trop. Des idées noires commençaient à envahir mon esprit, doutant sur leur survie… Non, je ne devais pas renoncer… Alors je remonterais Stockton et rejoindrais notre ancien chez nous. J’irais prendre des nouvelles de mon petit bar préféré, espérant qu’il soit toujours debout. J’irais remettre à jour les graffitis que j’avais laissé sur les murs, signés par mes initiales AMR et voir s’il y avait de nouveaux messages… sait-on jamais… Et puis, un jour de fin juillet, tout s’accéléra…

Fin juillet 2018 à aujourd’hui

C’était à l’intersection de la route 120 et de l’interstate 5 que tout s’accéléra. Certaines parties de la route étant impraticable, j’étais contraint de passer par quelques villes, ou du moins des zones industrielles. C’est là que je fus attiré par des bruits et notamment des cris. Pourtant, à l’intérieur de ce centre de distribution Home Depot, le spécialiste du bricolage, il ne semblait pas y avoir trop de mouvement. Mais les cris venaient de là… Puis, en levant les yeux sur ce bâtiment, j’ai enfin pu apercevoir du mouvement… des rôdeurs semblaient mener à mal un groupe de survivants. Encore une fois, j’avais décidé d’aller voir, ne pouvant laisser tomber ces gens, il fallait que je leur prête main forte. A l’intérieur les escaliers semblaient condamnés, alors c’est par les escaliers de secours bien qu’en mauvais états que je grimpais tant bien que mal. Une fois en haut, j’avais alors foncé dans le tas, participant à la bataille pour prouver ma bonne foie au groupe, enfonçant mes lames dans les cranes squelettiques, relevant les personnes à terre. Et puis soudainement, mon coeur sembla s’arrêter. Mes yeux fixaient cette silhouette qui m’était familière. Ce jeune homme qui combattait de dos… ses cheveux bruns… son profil… oui, c’était bien lui… c’était Danielo ! Instinctivement je m’étais dirigé vers lui, combattant à ses côtés. L’adrénaline qui m’avait habité à ce moment-là me fit me battre avec plus de hargne, je voulais rapidement me débarrasser de tous ces morts-vivants, je voulais vite le retrouver lui ! Mais ces satanés rôdeurs venaient continuellement à la charge. Alors c’est sans doute cette excitation, cette envie d’être à ses côtés, ce plaisir de le revoir, de le savoir en vie, qui me fit agir d’une façon inhabituelle, qui me forçait à taire mon instinct de survie, préférant mettre ma vie en péril… En tant normal, j’aurais su que cette personne en face était condamnée… j’aurais alors rejoins les autres à l’arrière qui avait enfin dégagé l’issue de secours… Mais ce n’était pas n’importe qui… Et plus je voyais la scène, plus je savais que Dany n’avait qu’une chance pour se débarrasser de ces marcheurs qui l’entouraient… qu’ils aient une autre proie… et ce serait moi. Je n’avais pas vraiment réfléchi, il fallait juste que je le sorte de là. Alors je les avais attiré à moi, je m’étais ouvert la paume de ma main gauche espérant que mon sang les fasse se retourner. Ce fut le cas. Ça marchait, ils venaient à moi. Je reculais, encore et encore… non sans pourfendre leur crâne avec mon poignard quand je pouvais.. mais ils étaient trop nombreux et j’étais trop proche du bord… Puis ils ont finis par me tomber dessus, nous faisant alors basculer en arrière… dans le vide… C’en était fini… j’allais certainement mourir… Je me disais que ces six années à le rechercher m’avaient amené à cet instant-là… c’était peut-être juste ça… je devais le sauver… ma vie pour la sienne.. oui ça me suffisait… Et puis, BAM… le choc en bas de l’immeuble… Et puis plus rien. Jusqu’à ce que je rouvre les yeux… trois jours après… je m’étais réveillé en sursaut, comme encore pris dans l’instant du combat, puis une vive douleur me fit me rallonger aussitôt. Des visages autour de moi. J’en reconnaissais certain qui étaient sur le toit. J’appelais Danielo mais il n’était pas là. Je voulais repartir, mais on m’en empêchait. On me disait alors de me calmer. Que j’étais un miraculé. Qu’ils m’avaient soignés mais que je n’avais pas encore guéri pour autant… Trois jours s’étaient écoulés alors qu’ils m’avaient sauvés. Ils sortaient du bâtiment quand ils m’ont vu tomber. Ma chute avait semble-t-il été atténuée par le corps des rôdeurs. Ils se sont alors précipités vers moi, tuant ceux qui avaient survécus à la chute et qui tentait de faire de moi leur repas. Apparemment, s’ils m’avaient aidé, c’est parce qu’ils avaient vu que les rôdeurs qui bloquaient les escaliers en bas avaient tous été abattus et ils savaient que cela ne pouvait être que le crétin qui les avait rejoins au combat sur le toit… Un crétin qui avait foncé droit vers le danger plutôt que de l’éviter et poursuivre sa route. Mais un crétin chanceux qui n’avait pas eu d’hémorragie interne lorsque quelques côtes se sont brisées à l’impact, qui ne s’était pas transformé après la fièvre qui l’avait fait dormir cinquante-six heures durant… Je les avais alors remercié mais je voulais qu’ils me déposent vers l’autoroute qui surplombait l’entrepôt, que je reprendrais ma route de mon côté, que j’avais besoin de retrouver mon ami qui était resté sur le toît, Dany… mais apparemment nous en étions loin, très loin, ils venaient de s’arrêter à un garage abandonné à Fresno. Ils voulaient en effet rejoindre rapidement Los Angeles en passant par Bakersfield d’où l’un deux connaissait bien les lieux… Mais Fresno, sérieux… c’était à l’opposé de  route 120, à l’opposé de Home Depot, à l’opposé de Danielo… Je voulais partir… qu’ils me laissent retourner sur mes pas… mais je tenais à peine debout sans me tordre de douleur… alors j’avais réussi à négocier quelques jours… on resterait à Fresno encore un peu, le temps que je me remette sur pieds… Et puis, à rouler non-stop, ils semblaient eux aussi avoir besoin d’une pause… Après quelques instants à s’entretenir de leur côté, ils s’était mis d’accord et avaient accepté d’attendre avec moi. Cette réponse avait suffit à me soulager et me laisser enfin me détendre, me rallongeant… mais bon sang, fermer les yeux et revoir la scène sur le toit semblait me faire plus de mal que mes côtes à cet instant. J’étais si proche du but. Il était juste là. Si proche de moi. Je n’avais pas pu le serrer dans mes bras, je n’avais pas eu le temps de me réjouir de le retrouver. Nous n’avions même pas échangé un seul mot… Mais je réalisais tout de même que cela avait suffit à remplir mon cœur de joie. A combler ce vide au fond de moi. A écraser une bonne fois pour toute ces idées noires qui me faisait parfois douter sur des possibles retrouvailles, durant les moments difficiles. Nous avions été séparés si rapidement mais je ne baisserais pas les bras, bien au contraire, j’étais plus motivé que jamais. Il était si proche à présent. Une fois sur pieds, j’y retournerais et je le trouverais là-bas.. oui c’était certain. Cette idée m’aidait à aller mieux…

Fin octobre, toujours rien. Trois mois s’étaient écoulés depuis que j’avais revu Danielo sur le toit de cet entrepôt. J’en avais fait le tour, encore et encore, mais les traces sur le sol ne menaient nul part, il y avait eu trop de mouvement, des rôdeurs notamment, mais aussi d’autres véhicules… Pour moi, c’était certain, il s’en était sorti, j’avais dû attirer les derniers morts-vivant dans ma chute et il avait alors été tiré d’affaires. Les survivants qui m’avaient aidés et soignés ce jour-là, m’avaient alors racontés qu’ils avaient fuis, qu’ils appartenaient à un groupe appelé ‘Bodie’, détruit par les bombes mais qu’ils étaient restés dans les alentours, fouillant dans les ruines, dans l’espoir de trouver des vivres. Toutefois, quand ils s’étaient retrouvés coincés sur le toit, ils ne se connaissaient pas tous, et les concernant, c’était un autre groupe, anciennement ‘Yosemite’ qu’ils fuyaient. Et je me doutais que les personnes avec qui j’étais, avaient bien énervé l’autre groupe, puisqu’ils avaient des sacs remplis de boite de conserves. Ils les avaient certainement volés. Quoi qu’il en soit, ils m’avaient informé que si mon ami était là-bas, c’est qu’il se dirigeait loin du parc et de sa route 120, qu’il irait vers San Francisco privilégiant la côte et les grosses villes… Mais moi je savais qu’il ne pouvait qu’aller au Nord, vers Sacramento. C’était obligé. Alors c’est là-bas que j’allais… Des semaines à suivre des traces qui menaient nulle part. Jusqu’à voir des signes n’importe où, comme cette fois-là où j’avais remonté la route 99 parce que des dessins sur les pancartes me donnaient l’espoir qu’il s’agissait là d’un indice, comme ces marques étaient récentes. Alors ça m’avait amené à Chico, puis Redding… c’était à quelques heures de Sacramento alors c’était possible… mais pourtant, une fois encore ça ne m’avait mené à rien. Poursuivre vers Eureka, remonter vers l’Oregon, redescendre sur mes pas… je ne savais plus quoi faire. J’en devais presque fou. D’ailleurs de l’avoir retrouvé et perdu aussitôt m’avait rendu irritable. Appuyer sur ma paume gauche ne me suffisait plus à me calmer. Et à chaque fois que je trouvais des survivants, j’étais presque agressif avec eux, je ne faisais plus de faux semblants à vouloir m’intégrer pour obtenir des infos, non je voulais des réponses tout de suite, savoir s’ils venaient de Yosemite ou s’ils avaient rencontrés d’autres survivants… Mais à force, il avait bien fallu que je tombe sur un type plus énervé que moi, dont mon comportement l’agaçait et qui voudrait en venir aux mains. Sur le coup, j’avais eu le dessus, j’étais plus fort, plus animé par la volonté de m’en sortir, d’en finir avec lui. J’avais fais en sorte de le mettre K.O. sans pourtant trop l’amoché. Et cela avait eu pour effet de ne pas inciter les personnes avec lui de s’en prendre à moi. Puis j’étais parti. Mais pas assez loin. Alors quand j’étais rentré dans une pharmacie dans l’espoir de trouver quelque chose qui pourrait calmer mes nerfs, j’étais encerclé par le groupe qui avait attiré quelques rôdeurs vers la sortie de secours, ne me laissant d’autre choix que de les affronter. A trois contre un, j’avais pourtant déjà réussi à m’en sortir, mais là, ils s’étaient préparés, s’étaient bien armés de pieds de biche et autres armes blanches et ils étaient enragés, notamment celui que j’avais mis K.O un peu plus tôt… Bon sang, en y repensant, c’était la meilleure chose qui avait pu m’arriver… Etrange à dire en effet, mais cette situation avait permis de remettre quelqu’un sur mon chemin… Danielo ! Je n’aurais jamais imaginé tomber à nouveau sur lui. A croire qu’il fallait que j’arrête de le chercher pour tomber sur lui ! Alors  qu’ils étaient à trois face à moi, le brun les surpris par derrière et rentra dans la bagarre. Deux types avaient fini par prendre la fuite, et le dernier, le plus enragé, semblait préférer mourir plutôt que d’abandonner. Mais avec l’aide de Dany, on avait réussi à prendre le dessus. De combattre une fois encore à ses côtés m’avait envahi d’une joie immense, m’avait revigoré en un rien de temps. Et c’est un rôdeur qui avait fini le travail, se jetant sur le corps du type encore allongé sur le sol. Il était temps pour nous de fuir, d’autres avaient été attiré par le bruit. Ça y est. C’était le moment. Plus rien ne m’en séparerais. Je ne le quittais pas des yeux quand je le suivais alors qu’on prenait la fuite dans des rues plus loin. Il nous avait alors mené à un endroit plus tranquille, où l’on pouvait enfin reprendre notre souffle. En quelques instants, j’avais été envahi par des émotions aussi différentes les unes que les autres, me retrouvant alors avec ce sentiment de bonheur quand je le regardais, réalisant que je ne rêvais pas. Mais cette béatitude était de courte durée. Danielo n’était pas dans  le même état d’esprit. Les quelques regards qu’il jetait vers moi semblaient pleins de colère. Bien que les traits de son visage avaient changés, plus marqués, j’avais toutefois l’impression de me projeter six ans en arrière, dans ce bar où notre relation avait pris fin. Il me parlait avec agressivité, ces mots n’étaient que sarcasmes. Alors ça m’avait à mon tour énervé, lui répondant sur le même ton. Ce qui m’énervait le plus, c’était de ne pas avoir pu le prendre dans mes bras, de ne pas avoir pu exprimer mon plaisir de le revoir. De ne pas avoir eu le droit à notre traditionnelle accolade. Alors oui, je m’étais laissé emporté par cette colère, suivant son exemple, à se disputer pour rien, ou plutôt pour tout et n’importe quoi. A presque en venir aux mains… à se bousculer… Et quand j’étais sur le point de craquer, de lui faire revenir à la raison, d’essayer de lui parler, il faisait en sorte de m’en couper l’envie. Un jour parce qu’il m’avait encore traité d’imposteur, remettant tous mes faits et gestes en question, même les plus banals, juste pour ressortir cette vieille rancœur qu’il avait… mais pourtant aucun de nous ne reparlait du passé, du sujet qui fâche… Un autre jour parce qu’il reculait à chaque fois que je l’approchais, comme s’il cherchait à éviter que je ne le touche, à croire qu’il était à présent dégoûté de mon simple contact… Alors je m’emportais à nouveau, ravalant mon envie de faire le premier pas vers lui, vers une possible réconciliation, ou du moins, un cessé-le-feu pour nous permettre de se calmer et d’essayer de se parler… Mais c’était impossible avec lui… je n’arrivais pas à le comprendre. Quelques jours s’étaient passés sans que l’on ai pu avoir une discussion calme et sans agressivité. Six années pour en arriver là… pour ne pas arriver à s’entendre… sauf dans le combat contre les rôdeurs, sauf quand nous étions occupés l’un et l’autre dans les ‘habitudes de survie’…. J’avais mal. Tout allait de travers. Je disais des choses que je ne pensais pas, juste pour renchérir sur ces piques. J’avais pourtant imaginé des tas de choses pour nos retrouvailles, mais à chaque fois, dans ma tête, ça se finissait en étant dans les bras l’un de l’autre, en se retrouvant comme avant… ça se finissait bien… mais cette réalité-là, elle ne me plaisait pas. Elle m’empêchait de trouver le sommeil.. Elle me faisait mal. Chaque journée était un vrai challenge pour moi. Je me retenais de lui dire ce que je pensais réellement. Je me retenais de l’approcher. Je me retenais même de trop poser les yeux sur lui. J’ai réalisé que mes sentiments pour lui n’avaient malgré tout pas changé. Un simple regard sur sa petite bouille faisait trembler mon corps entier. Enfin petite… il avait presque pris une tête de plus que moi… Du coup, mes sentiments, je les taisais. Déjà que notre cohabitation n’était pas facile, mais si en plus je remettais cette histoire sur le tapis, je risquais de le perdre pour de bon. Bon sang, je voulais juste retrouver mon ami, mon meilleur ami… D’ailleurs les seules fois où son visage s’apaisait, étaient lorsqu’il me parlait de sa jumelle. Je lui avait demandé des nouvelles, m’inquiétant de ne pas la voir auprès de lui, mais apparemment, elle allait bien et survivait à sa façon, avec son groupe à elle… Je ne forçais pas trop le sujet, parce que je voyais que quelque chose l’agaçait. Et puis, déjà, le simple fait qu’ils s’étaient retrouvés mais qu’ils n’étaient pas restés ensembles me laissait comprendre qu’il y avait un problème entre eux… Je me disais qu’on aurait le temps d’en reparler. Qu’on aurait le temps de la rejoindre aussi. Qu’on aurait le temps de plein de chose en fait, de se reparler, de s’expliquer, de… peu importe. J’avais tort. On n’avait eu le temps de rien. A chaque fois que Dany parlait, c’était ‘je par-ci’ ‘je par-là’ jamais de ‘nous’, ni même quand il parla de cette envie de retourner à Sacramento. Il voulait revoir sa demeure familiale. C’est normal. Il était issu d’une grande fratrie et voulait avoir de leur nouvelle. Je n’avais pas eu le temps de lui demander s’il avait revu son grand frère ou le petit dernier, puisqu’il avait suffit que j’emploie le ‘on passera par là’, m’incluant naturellement dans ce projet pour qu’il s’emporte, refusant que je l’accompagne. Et encore une fois, impossible que je ne lui réponde calmement, que je le prenne par les épaules pour le faire réagir, non tout ça ne m’était pas envisageable alors comme lui, j’avais hausser le ton, m’énervant pour cette facilité avec laquelle il m’excluait, pour cette certitude qu’il avait qu’on devait repartir chacun de notre côté… cela semblait si facile pour lui, si normal… Mais c’était hors de question. Je ne le quitterai pas. Surtout pas maintenant qu’on s’était retrouvé. Ce qui arriverait par la suite, on l’affronterait à deux, point barre. Je pensais lui avoir fait changer d’avis. Qu’il avait retrouvé la raison. Que le silence après la dispute n’avait été que le signe qu’il fallait que l’on se calme, parce qu’il faisait nuit et qu’en plus du fait que nos cris pouvaient attirer des rôdeurs, il fallait surtout qu’on reprenne nos forces pour reprendre la route le lendemain matin… Mais au petit matin, j’étais seul. Il était parti. Je devais être tellement épuisé par cette dispute, par ces sentiments qui s’étaient chamboulés en moi, que j’avais enfin trouvé le sommeil. Un sommeil lourd qui n’avait pas été à l’affût de son départ.. un sommeil dont les songes semblaient interpréter cette dispute comme un pas en avant, comme une conclusion de cette embrouille menant vers une possible réconciliation. Oui cette nuit-là, j’avais bien tort, sur tous les points. Je n’y croyais pas quand j’avais ouvert les yeux, le cherchant à l’autre bout de la pièce. Quand je remarquais que ses affaires n’étaient plus là. Quand je réalisais qu’il ne pouvait pas juste être parti chercher de quoi manger. Non. Il m’avait tout simplement quitté. Il m’avait laissé en plan et s’était fait la malle. J’en prenais peu à peu conscience. Sur l’instant, j’eus l’impression de ne plus être capable de bouger. J’avais l’impression de ne pas arriver à respirer. Je sentais les larmes me monter. J’avais le coeur brisé. Je me sentais si con. J’avais tant espéré… J’étais pourtant si sûr… Pendant plusieurs heures, je n’avais pas bougé. J’étais resté planté là, à ruminer dans mon coin. Submergé par des idées noires. Je n’étais plus rien pour lui. Je ne représentais plus rien à ses yeux. Je n’étais rien. Moins que rien. Être à mes côtés le dégoûtait au point qu’il avait préféré s’éloigner. J’entendais des voix à présent. Des murmures dans ma tête qui me disait que j’avais passé six années à le chercher pour rien. Que je n’avais plus d’objectif. Il y avait cette voix qui semblait être Alberto, me disant que je n’étais pas un ami aux yeux de Danielo. Qu’il n’avait peut-être même pas essayé de me chercher durant toutes ces années. Qu’il avait été bien soulagé de ne plus m’avoir à ses pattes. Oui c’était sûr. La preuve, alors qu’on était enfin ensemble il voulait partir sans moi. Moi qui n’imaginais même pas un seul instant de refaire ma vie sans lui. Qui nous voyais déjà partir à la recherche de Valentina et de la prendre avec nous pour retourner à Sacramento. Oui, pour moi, dès l’instant où nous nous étions retrouvés, il n’y aurait plus de ‘je’ mais seulement des ‘nous’. Et pourtant, il était parti. Il n’avait pas la même vision des choses que moi. Mais peut-être que… peut-être qu’il avait dû partir de force, qu’un groupe était venu.. Alors j’avais enfin retrouvé la force de me lever et j’avais cherché la moindre trace pouvant m’indiquer la présence d’une tierce personne. Mais rien. J’étais descendu, j’avais fais le tour de la zone… toujours rien. Alors je me giflais intérieurement pour me raisonner : il fallait que je l’accepte, il était parti sans moi. Toutefois, cela ne devait pas être une fin en soi. Il me suffisait de le retrouver, je savais où il se rendait, alors ce ne serait pas difficile. Nous n’avions que quelques heures de distance l’un de l’autre. Oui, je le retrouverai et lui déballerai tout mon mécontentement. Quitte à lui mettre un pain dans la gueule, cette fois-ci ce serait mérité. Je lui ferai comprendre qu’il ne peut pas se débarrasser de moi aussi facilement. Qu’il ne peut pas effacer notre amitié aussi facilement… Voilà qui me motivait à présent. Je reprenais la route en direction du sud, je connaissais à présent ce chemin comme ma poche, alors je le ferai lentement cette fois-ci, à l’affût de tout indice… Je vais le retrouver. J’en suis proche. J’en suis certain. Je….. merde. Je me suis fais surprendre, une main sur ma bouche, cette odeur… un tissu imbibé de chloroforme  ou d’ether peut-être… et je m’étais évanoui… A présent, me voilà, une cagoule sur la tête, ligoté, dans un véhicule… j’étais loin de m’imaginer que j’avais été kidnappé par ce nouveau groupe… que je remontais en direction de l’Oregon, vers cette ferme… que j’allais être enfermé dans une cage et subir un interrogatoire des plus étranges. Et merde, je voulais juste retrouver Danielo !

The End 

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Jeu 15 Nov - 18:02

Olala bienvniendu parmi nous ! lele
Tu sais que tu ai beau comme un zombie fraîchement transformé lele diego

J'attend ton MP pour qu'on parle de notre petit lien huhu

Si tu as des questions n'hésite surtout pas a contacter le staff, on est là pour ça hinhin

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Jeu 15 Nov - 18:59

Bienvenuuue bril
Excellent choix de scénario ilu

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Jeu 15 Nov - 19:04


Merci pour le compliment, ça fait toujours plaisir d'être comparé à un macchabée you XD  Bah écoute, ça tombe bien je viens justement de t'envoyer un MP et vu la longueur -ou le sens de mes phrases dictées par mes pensées chamboulées- tu vas vite regretter de l'avoir proposé XD

Merci pour l'accueil Saïd ^.^ je suis en pleine réflexion pour la construction de l'histoire de mon personnage, après quoi j'espère vite la rédiger pour jouer avec vous tous ! lapin

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Jeu 15 Nov - 19:12

Powlalalalalalala j'suis euphorique que tu l'es pris, si tu savais my god lele lele yeux coeurrose coeurrose cateyes cateyes pancartesex pancartesex dos fouet dos fouet bed bed derriere derriere notes notes happy happy happy happy happy ballon ballon leche leche douche douche bave bave bave bave bave bave bave bave bave bave bave bave
Déjà, bienvenue parmi nous, j'm'abstiens de mettre des p'tits mots plein de lettre pour pas te traumatiser tout de suite puppy mais vraiment merci merci merci merci merci de le prendre bave bave bave mouton mouton mouton mouton lalala feu feu mouton mouton rainbowl rainbowl N'hésite pas si tu as besoin de n'importe quoi, même de juste parler de la météo siffle j'ai haaaaaaaaaaaaaaaaaaate (ah bah voilà j'ai craqué mdr --> )

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Jeu 15 Nov - 19:20

Bienvenue sur le forum string en plus, tu arrive pour le nouveau contexte bril

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Jeu 15 Nov - 20:02

Merci Alicia, à peine j'arrive et je me fais kidnapper, ça commence bien lol!

Dany, je suis dans le même état d'esprit alors merci lele









lol!
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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Ven 16 Nov - 11:54

mdl mdl mdl mdl mdl mdl Clairement t'arrives au moment où ça part en couilles quoi yerk
En tout cas, bienvenue officiellement chez toi, tu fais des heureux en choisissant ce scénario alors merci bril
Bon courage avec ta fiche et n'hésite pas si tu as des questions plus sur le contexte etc I love you

Au plaisir de te croiser à Ellia lele

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Ven 16 Nov - 12:04

Merci bien Aileen ^.^

Alors j'ai commencé par répondre aux questions de l'entretien, j'espère que je ne suis pas à côté de la plaque... Mais en tout les cas, je continue dans ma lancée happy

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Ven 16 Nov - 16:44

Bienvenuuuuue bril Contente de voir que tu as enfin craqué. lele Excellennnnnt choix de scénario, tu fais bien des heureux. yeux Courage avec le reste de ta fichette et n'hésite surtout pas si tu as des questions !!

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Ven 16 Nov - 20:06

Oh c'est gentil merci ^.^

J'avance doucement mais sûrement. J'en suis à mon histoire, à la moitié du "Avant" on va dire ange

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Sam 17 Nov - 6:13

Un grand bienvenue à toi sur le forum. Je te souhaite d'avoir beaucoup de plaisir. coeur

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Sam 17 Nov - 19:44

Merci bien Salomé beer j'y suis presque, j'ai fini la partie de l'histoire "Avant"
c'est pas fait dans la dentelle, mais tant pis XD

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Ven 23 Nov - 18:30

OH MY FµCKING GOD !! yerk J'ai dépassé la longueur autorisée du message alors j'ai tenté de sonder en deux le tout, de garder la forme mais impossible CATASTROPHE !!! Du coup, j'ai tout monté dans le premier post, et la suite de la seconde partie du "après" de l'histoire, je l'ai mise dans le second post, mais j'ai pas réussi à faire le même code, ça rentrait toujours pas. Je suis désolée cache

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Ven 23 Nov - 19:56

mdl mdl mdl Non mais c'est la meilleure !!!! mdl mdl Trop fooooort quoi mdl mdl
Ecoute, finis ton histoire (ce qui est peut-être déjà fait, I don't know) et je ferai un code rien que pour toi mdl

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Ven 23 Nov - 19:58

@Iwan J. Graber a écrit:
mdl mdl mdl Non  mais c'est la meilleure !!!! mdl mdl Trop fooooort quoi mdl mdl
Ecoute, finis ton histoire (ce qui est peut-être déjà fait, I don't know) et je ferai un code rien que pour toi mdl

Oooh merci oui je l'ai terminée, et si tu arrives à modifier ce bazar, fais toi plaisir, et en cas de problème, je pourrais reposter le "contenu", j'ai tout sur word of course. MES EXCUSES pour le DÉRANGEMENT siffle

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Ven 23 Nov - 20:03

La perfection de cette fiche bave

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Ven 23 Nov - 20:29

Alouuuurs !! J'ai arrangé le code pour que ce soit perf !
Ensuite je n'en suis qu'à la lecture de tes questions et pendant que je lis l'histoire je vais devoir te demander de faire quelques modifs. Ce n'est pas très grave en soit, mais ça rendra l'ensemble plus cohérent : l'entretien avec Vance se fait en tête à tête, il n'y a pas deux personnes pour l'interroger, seulement Vance !! C'est lui qui fait l'entretien, lui qui pose les questions et qui prend les notes puppy
Voilà, je m'en retourne à ma lecture coeurrose

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Ven 23 Nov - 20:51

Waou, t'as réussi pour le code, bravo et merci !!

Pour le questionnaire, c'est le "QUE PENSES-TU DU CAMP ELLIA ET DE SON PROPRIÉTAIRE ? COMPTES-TU COOPÉRER ? " qui m'a mis le doute. Je me disais que faire passer cette question en mode "vrai interrogatoire" serait difficile pour que ce soit Vance lui-même qui pose la question. Maiiiiis je vais modifier ça, je vais voir comment l'arranger pour que ça fasse vrai XD

--------Edit : fait XD

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Ven 23 Nov - 21:18

Validation


Félicitations, tu es désormais Bornien !
IWAN J. GRABER a l'immense plaisir de te valider !
Félicitations, tu rejoins le groupe "ACCEPTABLES"  

Il est troooop cool ce Adrian et la relation avec Danielo kdfjfoiog woof J'ai hâte d'assister aux retrouvailles !! excite
En attendant, tu rejoins le groupe des acceptables parce que Vance trouve un peu suspect que t'insistes comme ça siffle T'es sympa, charismatique et tout mais faut pas déconner ! Tu ne peux pas non plus sortir du coup. Plus tard, peut-être...
Pour l'instant, tu rejoins la caravane 3C plutôt pas mal de @Logan J. Wilander et @Saïd Tucker (les deux derniers lurons cette coloc du coup). Pour ce qui est du métier, tu seras agent de paix (à la fois sur la place publique, les zones de rassemblement et les habitations - selon le poste occupé à la journée -) - ça te permettra peut-être de croiser Danielo et de t'empêcher d'insister plus pour sortir Arrow J'te laisse regarder tout ça dans les listings ici !
Have fun lele

Tu peux dès à présent :
→ Te lancer dans le RP en t'amusant ici ou chercher des partenaires de jeu par !
→ Recenser ton avatar en postant dans ce sujet.
→  Prendre connaissance du système de points et ce qu'il implique (en plus d'autres informations nécessaires à la compréhension du forum) par ici (cf INFO N°3).
→ Poster tes fiches de liens et de RPs.
→ Créer tes propres scénarios qui pourraient t'être utiles.
Voter régulièrement pour gagner des points et nous faire connaître ! De même en postant sur Bazzart et PRD
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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Ven 23 Nov - 21:25

Waouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu excite yeah coeur

MERCI MERCI MERCI !! Oui, j'ai hâte aussi de lui coller mon poing dans sa jolie petite figure à ce Dany. Bon, à voir si je dévierais pas ma trajectoire puisqu'amocher une belle gueule pareil hein ! Ahem enfin je m'emporte. Merci pour la validation et super le poste de gardien de la paix. Je vais pouvoir menotter qui je veux, quand je veux, et où je veux !!!! excite !!!! Comment ça, ça ne marche pas comme ça ? ! Bon, j'ai quand même le droit d'avoir une paire de menottes hein siffle

Merci encore et oui oui oui, je vais faire tout ça de ce pas.
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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Ven 23 Nov - 21:31

OMG finallyyyyyyyyyyyy bril lele viens calin coeur hmfouet pancartesex bed derriere sxbd sexbed ballon bave bave bave puppy puppy puppy j'vais t'engrainer du côté obscure des suspects tu vas voir siffle

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Ven 23 Nov - 22:35

Ouais fais gaffe à ce que tu fais avec tes menottes c'tout siffle siffle
Et Danielo, c'est MAL ce que tu fais, j'tiens à le dire yerk

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.” Sam 24 Nov - 12:37

Attention, dans la caravane il y a aussi un gosse de 6 ans ;p attention, c'est un futur badass boy ;p , à plus en Rp bril

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MessageSujet: Re: Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.”

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Adrian - “And, when you can't go back, you have to worry only about the best way of moving forward.”

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