But to me, there's nothing but gloom and despair...
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MessageSujet: But to me, there's nothing but gloom and despair... Mar 27 Nov - 12:35

fiche #000

† NOM : Mathieson, né Wheeler.
† PRÉNOM(S) : Nathan, né Alexander.
† ÂGE : 25 ans.
† DATE DE NAISSANCE : 27 août.
† LIEU DE NAISSANCE : Fishers Hill, Virginie.
† HABITAIT : Fishers Hill, Virginie. Depuis l'épidémie, il a traversé le pays.
† ANCIENNE OCCUPATION : Apprenti garagiste. Il savait utiliser ses mains, son père lui a tout appris.
† STATUT FAMILIAL : Célibataire. Père de substitution.
† ORIENTATION SEXUELLE : Demisexuel - le genre importe peu.
† GROUPE : proposition ici
† AVATAR : Cole Sprouse.
Observations
Il fut un temps où il était encore joyeux. Du moins, Alexander était quelqu’un de joyeux. Un bon gamin. Prêt à aider. Respectueux de sa mère, toujours enclin à donner un coup de main à son père. Il connaissait ses origines, savait d’où il venait, et n’avait jamais eu honte. Fidèle à ses amis comme à ses idées, il lui arrivait de faire des conneries parfois, comme tout jeune de son âge. Il était un redneck, n’avait pas beaucoup d’argent et vivait dans une famille trop nombreuse. Mais il était heureux.
Aujourd’hui, Nathan est aux antipodes d’Alexander. Il ne s’autorise pas le luxe d’être heureux tout simplement parce qu’il ne pense pas le mériter. Depuis sa perte de mémoire, il n’a sourit sincèrement qu’en de rares occasions. Il pose sur le monde un regard lasse, fatigué de chercher des réponses à des questions qu’il a lui-même oublié. Méfiant, il a apprit à ses dépends que rien n’est jamais gratuit, et refusera la nourriture tendue pour ne pas se retrouver au piège. Pris au piège dans ce cercle vicieux pathétique, il fonctionne en alternant calme intense et intense violence. Impulsif, colérique parfois, et par conséquent violent, il aime aussi avoir des instants rien qu’à lui, o\u il peut s’effondrer sur le sol, regarder le vide, et oser rêver à un avenir possible. Il est un peu philosophe dans l’âme, sans doute un reste inconscient de sa vie passée et nourrit par de nombreuses lectures. Il est curieux de la nature humaine, même s’il la voix d’un œil négatif, et cherche à comprendre comment une seule même personne est capable du meilleur comme du pire. Il n’est pas fier d’avoir tué des gens. Il ne se ventera jamais de ça, et évitera d’en parler. Il est en quelque sorte nostalgique d’un temps qu’il ne connait plus. Un temps dont il parle peu, et qu’il comble de mensonges au besoin.
Il a honte de ses crises. Il a honte de perdre le contrôle ainsi. Mais surtout, il a honte de devoir s’en remettre à une fillette d’une dizaine d’années lorsqu’il est dans ces instants de grande fragilité. Une fillette qui est rapidement devenu son monde. Il est très possessif et protecteur vis-à-vis d’elle, et ne laissera rien se dresser entre eux deux. Il ne peut imaginer la perdre. Pour lui, la voir s’éteindre serait voir s’éteindre la dernière part d’innocence, de bonté qui l’habite lui-même.
Questions posées lors de l'entrevue
QUEL EST TON AVIS À PROPOS DU VACCIN QUI A CIRCULÉ PENDANT UN MOMENT ? ES-TU VACCINÉ TOI-MÊME ? Il y a eu des rumeurs, des "on dit". Il reste dubitatif sur le sujet, surtout depuis la rumeur d'avions survolant le ciel et lâchant des bombes. Le vaccin est le cadet de ses soucis. Son objectif pour l'instant est d'atteindre Disneyland en Californie, et aucune piqûre ne se mettra entre sa route et le bonheur d'Hannah

QUE RESSENS-TU LORSQUE TU VOIS UN ZOMBIE ? EST-CE QUE TU LES TUES ? SI OUI, QUE RESSENS-TU ? réponds ici en un minimum de 3 lignes. réponds ici en un minimum de 3 lignes. réponds ici en un minimum de 3 lignes.

AS-TU PERDU DES PROCHES ET LES PLEURES-TU ENCORE ? réponds ici en un minimum de 3 lignes. réponds ici en un minimum de 3 lignes. réponds ici en un minimum de 3 lignes.

QUE PENSES-TU DU CAMP ELLIA ET DE SON PROPRIÉTAIRE ? COMPTES-TU COOPÉRER ? réponds ici en un minimum de 3 lignes. réponds ici en un minimum de 3 lignes. réponds ici en un minimum de 3 lignes.


NOTES PERSONNELLES
PETITE PRÉSENTATION DU JOUEUR DERRIÈRE L'ÉCRAN † C'est le petit coin pour que tu nous parles de toi, oui toi derrière l'écran ! Qui es-tu (prénom, âge, pseudo sur internet) ? D'où viens-tu (pays pour le décalage horaire) ? Comment as-tu connu le forum (top-site, pub, bazzart, ...) ? A quelle fréquence penses-tu passer / te connecter sur le forum (ex : 3 jours sur 7) ? Libre à toi de te présenter comme tu le souhaites, de l'écrire selon ton bon vouloir. Donne-nous quand même les infos principales (l'âge, le prénom pourquoi pas, ton décalage horaire). Et surtout, très très important : le code caché dans le règlement. Si tu oublies, on ne pourra pas te valider et ça te fera perdre un temps précieux. C'est le petit coin pour que tu nous parles de toi, oui toi derrière l'écran ! Qui es-tu (prénom, âge, pseudo sur internet) ? D'où viens-tu (pays pour le décalage horaire) ? Comment as-tu connu le forum (top-site, pub, bazzart, ...) ? A quelle fréquence penses-tu passer / te connecter sur le forum (ex : 3 jours sur 7) ? Libre à toi de te présenter comme tu le souhaites, de l'écrire selon ton bon vouloir. Donne-nous quand même les infos principales (l'âge, le prénom pourquoi pas, ton décalage horaire). Et surtout, très très important : le code caché dans le règlement. Si tu oublies, on ne pourra pas te valider et ça te fera perdre un temps précieux.

N'OUBLIE PAS DE CRÉDITER TES AVATARS/ICÔNES/GIFS † écrire crédits ici. écrire crédits ici. écrire crédits ici. écrire crédits ici. écrire crédits ici. écrire crédits ici. écrire crédits ici. écrire crédits ici. écrire crédits ici. écrire crédits ici.

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MessageSujet: Re: But to me, there's nothing but gloom and despair... Mar 27 Nov - 12:41

fiche #000
That's just how the story goes.
Je n'ai pas toujours été sage.
DIX SEPT ANS PLUS TÔT...
« Tout ira bien. » ça partait d’une bonne intention, elle se voulait rassurante. Pourtant, ces mots ne changeaient rien à la situation. Dans l’immédiat, tout n’allait pas bien. Et il était sûr que non, tout n’irait pas bien. Il ignorait si c’était sa veste – trop chaude pour la saison – ou ce nœud papillon un peu trop serré, mais il lui semblait presque que ses poumons manquaient d’air. L’idée de mourir, là, debout dans les coulisses, lui parut presque idyllique pour quelques secondes.

Tout avait commencé à son arrivée. Dans la file d’attente pour s’enregistrer, le fait qu’il soit sur-habillé pour l’évènement lui avait fait l’effet d’une baffe en pleine tête. Il était un redneck. Il avait toujours été un redneck. Sa famille toute entière l’était. Il n’en avait pas honte. Et pourtant, dès qu’un événement semblait sortir de l’ordinaire, sa mère – dans un effort sincère mais vain de se fondre dans la masse – trouvait toujours le moyen de les faire paraître ridicules. Mais sa mère était fière. Elle était heureuse. Alors pour elle, pour ne pas la décevoir, et pour être sûr de conserver ce précieux sourire sur ses lèvres, il n’avait pas bronché lorsqu’elle lui avait tendu des vêtements bien trop chers. Il pouvait ressembler à un clown, toutes les moqueries du monde n’étaient que des murmures face à la joie qu’il lisait dans les yeux pétillants de sa génitrice. Il était un bon gamin. Et du haut de ses huit ans il comprenait l’importance de faire plaisir aux gens qu’on aime. Sa mère n’était venue que peu de fois à Washington DC, et il était certainement le seul depuis des générations de Wheeler ou Layton à participer à un concours d’orthographe. Il en était fier. Il était la preuve que venir d’un village perdu et venir d’une famille de « consanguins » comme les autres se plaisaient à qualifier les gens de son « genre » n’était pas un frein, bien au contraire. Certes, il n’était certainement pas destiner à faire de grandes études, ni même à rentrer à l’université un jour – il aurait aimé, seulement sa famille n’en avait pas les moyens, et il était hors de question d’emprunter à la banque le moindre centime – mais aujourd’hui, sa mère rêvait d’un futur où un de ses fils deviendrait un grand homme. Et ça, c’était la plus belle chose qu’il pouvait lui offrir. Alors il s’y appliquerait. Peu importe le résultat de ce soir, il ferait de son mieux pour la rendre fière. Alexander prit une grande inspiration et récupéra son étiquette avec son nom et numéro. Saluant une dernière fois ses parents, il s’en alla rejoindre les autres candidats.

That's just how the story....
Toi et moi c'est à la vie, à la mort.
QUATRE ANS PLUS TÔT…
« Tout ira bien. » Ce fut ce jour-là que son cerveau choisi pour l’abandonner. Ils avaient toujours été meilleurs amis. Ensemble, ils avaient vécu des instants qu’il croyait inoubliable. La naissance de sa petite sœur. L’anniversaire de Coraline et le premier baisé qui l’avait accompagné. Les quatre cents coups avec son frère jumeau. La fierté dans le regard de son père quand il avait atteint la bouteille, pour la toute première fois. Les road-trips dans le vieux pickup. La fois où une de ses photos avait gagnée un concours organisée par le Smithsonian de Washington DC, et son exhibition dans le Musée Naturel. Pourtant, en une fraction de secondes, tout s’était évanoui. Les souvenirs lui échappaient, et il ne s’en rendait pas compte. Bientôt, ce fut son identité toute entière qui parti en fumée. Il n’avait plus de nom. Plus de prénom. Il n’avait plus d’âge. Il n’avait plus rien. Rien, mis à part la confusion d’un esprit qui ne fonctionnait plus correctement. Rien, mis à part ce goût acre dans la bouche. Ce fut d’ailleurs la dernière chose qu’il goûta. La dernière saveur à rencontrer son palais. Du sang. Il n’était pas en vie pour les exploits qu’il avait accompli, ou pour sa bonne conduite. Il n’était pas en vie parce qu’il le méritait plus qu’un autre de son groupe. Non. La seule raison pour laquelle il allait voir le soleil se lever tenait à la simple décision d’un homme. Ou plutôt de la fille de cet homme, qui avait trouvé en lui quelque chose d’adorable. Oui. Sa vie avait été épargnée pour le simple fait qu’une inconnue le trouve mignon. Et cette inconnue était en cet instant assise à côté de lui, une main dans ses cheveux sombres et dégoûtant, effleurant gentiment un crâne qui le faisait souffrir. Le sang avait quitté sa bouche, pourtant le goût était toujours le même. Le goût ne changerait plus jamais d’ailleurs. Les aliments n’auraient plus de saveurs. Sans doute que son cerveau avait été endommagé. Que quelque chose là-haut n’allait plus très bien. Comme il n’avait plus de prénom, on le nomma Nathan. Pour nom de famille, il adopta celui de la jeune femme. Pour elle, les noms de familles étaient importants. Ils étaient la marque d’appartenance à une famille, et comme Nathan n’avait plus de famille connue, ce nouveau nom lui en donnait une de substitution. Les souvenirs qui le définissaient en tant qu’individu lui échappaient, creusant des trous douloureux dans son crâne. La douleur était intense. Trop intense. Il passa les premiers temps inconscient, ne sachant pas s’il était vivant ou mort. Aucune notion de temps. Aucune notion d'espace. Les crises commencèrent à ce moment là, comme pour lui faire comprendre qu’il n’était plus au contrôle, que ce corps n’était plus le sien. Puis il avait fallu réapprendre à vivre. Il avait fallu réapprendre à survivre. Il avait fallu réapprendre à tuer.

Le passé n’existait plus que dans des rêves vagues et des souvenirs incomplets. Le visage de sa mère, de son père, ou de tout membre de sa famille était maintenant noyé dans le souvenir d’une seule image. Un groupe de personnes assemblées autour de lui, lui donnant les derniers encouragement avant le début d’un concours – impossible de se souvenir lequel. C’était un sacré coup qu’il s’était pris – du moins c’est ce qu’on lui avait répété. Il ne savait pas – ni même ne sait aujourd’hui – l’étendu des dégâts causés. Il ne savait pas – ni même ne sait aujourd’hui – que ces dégâts le tueront un jour.
Il se raccommoda étrangement aisément à l’idée d’un monde dominé par les morts. Après tout, il ne se souvenait que de peu de choses datant d'avant l’apocalypse. S’il avait eu peur ? Au début oui. Puis il avait fallu avancer. Prouver qu’il n’était pas qu’une victime, qu’il pouvait être utile à ce groupe. Prouver qu’il valait quelque chose. Prouver qu’il était quelqu’un. Mais prouver à qui ? Au groupe, ou à lui-même ? Il n’en était pas bien sûr. Ce groupe… ce n’était pas le meilleur, mais c’était son nouvel univers. Il leur devait la vie, sans savoir qu’ils étaient à l’origine de son état. Ces hommes, ces femmes, n’étaient que des sauvages. Ils étaient de ceux que le survivant lambda craint. Ceux qui volent même sans en avoir besoin. Ceux qui tuent sans avoir de raison valable. Bientôt il devint un des leurs. Il vola. Il tua aussi. Mais surtout, il apprit. Il apprit les lois d’un nouveau monde. Il apprit les lois d’un monde disparu aussi. Il lut sans doute plus qu’il n’avait lu en vingt ans d’existence. Il se construisit peu à peu un caractère, définissant plus ou moins aléatoirement les choses qu’il aimait et les choses qu’il n’aimait pas. Le passé était enterré, et il ne cherchait pas à le ramener à la vie de peur de ne pas aimer ce qu’il était devenu. De peur de découvrir son ancien lui, ou de peur que son ancien lui ne découvre son lui d’aujourd’hui.



TROIS ANS PLUS TÔT…
« Tout ira bien. » Sa voix était calme. Douce. Basse. Il ne voulait pas l’effrayer d’avantage. Elle était si petite. Sans doute était-ce pour cette raison qu’il avait supplié qu’on l’épargne elle, alors que tout son groupe, tout ses proches, se faisaient assassinés. Une femme criait encore un peu plus loin, suppliant, implorant de la laisser en paix, qu’ils pouvaient tout prendre, qu’elle partirait loin. Mais peu importait les vivres. Peu importait ce qu’elle avait à leur offrir. Ces gens n’étaient pas intéressés par ça. Ce qu’ils voulaient, c’était détruire. A croire que le monde n’était pas assez dévasté comme ça. Sous les hurlements d’agonie, Nathan était accroupi, faisant face à un placard, entre ouvert. Elle était si petite qu’elle tenait assise sous cet évier. Et elle le fixait de ses grands yeux clairs, des larmes incessantes dévalant ses joues. Elle pleurait, mais restait silencieuse. Elle était magnifique. L’une des plus pures et innocentes créatures qui avaient croisées sa route jusqu’ici. Elle était une petite fille. Une enfant. Une espèce en voie de disparition. C’était la première fois qu’il en croisait une. Ou du moins, la première fois depuis qu’il avait perdu la mémoire. Et il la voulait. Il voulait la serrer tout contre lui, et la garder. Le chef lui avait accordé ce droit. Il pouvait en faire ce qu’il en voulait, à condition de s’en occuper.

Les autres la voyaient comme une bouche de plus à nourrir. Nathan lui la voyait comme une petite chose fragile à protéger. En y réfléchissant bien, elle était un peu comme lui. Son jeune âge faisait qu’elle n’avait pas une grande expérience de la vie. Et lui, avait oublié la plupart de la sienne. Si les premiers temps étaient durs – ils avaient quand même tués le groupe de la petite, très certainement devant ses yeux – tout deux finirent par peu à peu s’apprivoiser. Ils étaient en quelque sorte leur propre version de la Belle et la Bête, gardant le Stockholm syndrome – et excluant tout ce qui pourrait être malsain. Très vite, elle devint sa nouvelle raison de vivre. Son nouveau but. Il était à la fois le meilleur ami, le frère et le père. Toujours ensemble. Si elle ne pouvait plus suivre, il la portait. Si elle avait faim, il la nourrissait. Si elle avait froid, il la réchauffait. Il lui avait appris à se défendre. A se méfier des autres aussi. Il lui avait apprit à le protéger si une crise survenait dans un endroit inapproprié. On pourrait croire qu’il lui été plus utile à elle qu’elle ne l’était pour lui. Pourtant, c’était en quelque sorte le contraire. Elle lui avait redonné espoir là où il avait déjà baissé les bras. Avec elle, il n’avait plus l’impression d’être un monstre ou une mauvaise personne. Avec elle, il était ce qui ressemblait le plus à son ancien lui.


QUELQUES MOIS PLUS TÔT...
« Tout ira bien. » Il répétait cette phrase en boucle, se défiant lui-même à travers ce miroir. Une fois encore, ils avaient été chanceux. La horde leur était tombée dessus par surprise, et malgré le nombre d’hommes, de femmes, et les armes, ils avaient été rapidement submergés. Dans un élan de lucidité face à la situation et l’unique fin possible, Nathan n’avait pas hésité un instant. Il avait abandonné le reste du groupe et avait fuis, emmenant avec lui Hannah. Ils avaient couru aussi loin que les pieds de Nathan avait pu les porter et s’étaient réfugiés au sixième étage d’un immeuble depuis longtemps abandonné. Pas la meilleure idée me direz-vous… Les années n’avaient aucune pitié pour ces maudites constructions humaines, et toute potentielle cachette pouvait en quelques secondes se transformer en un piège mortel. Mais la bâtisse faites de ciment ne semblait pas trop atteinte. Hannah avait besoin de se reposer. De manger aussi. Et mieux valait être en sécurité des zombies et de toute âme humaine le temps de reprendre des forces. Alors il était là, dans cette salle de bain, torse nu après avoir inspecté qu’il n’avait pas été mordu. Son corps était maculé de cicatrices et blessures plus ou moins vieilles. Il n’avait pas la meilleure des mines, mais il tenait encore debout. Les autres étaient morts ce soir. Juliet était morte ce soir. Pourtant, il ne les pleurait pas. Il n’y arrivait pas. Son esprit était occupé à autre chose. Juliet, il ne l’avait jamais aimé de toute façon. Elle avait été gentille avec lui, mais sa gentillesse n’avait pour but que de le garder près d’elle. Elle parlait d’enfants, de trouver une maison perdue au milieu de nulle part où ils pourraient être heureux ensemble. Pour sûr, elle, elle l’aimait. Au début, elle ne se servait de lui que pour le sexe, mais très vite elle s’était attachée à lui. Lui, s’il l’appréciait, ne l’avait jamais aimé, ou du moins jamais de la manière dont elle aurait aimé qu’il l’aime. Aussi, sa perte apparaissait un peu comme une libération. Il n’aurait plus à se forcer à la rejoindre les soirs, dans sa couchette. Il n’aurait plus à se montrer tendre avec elle. Il n’aurait plus à se forcer à éprouver des sentiments auxquels il ne croyait même pas. Un instant, il se sentit égoïste d’être presque soulagé de la mort d’une « amie ». Cette pensée s’envola en même temps qu’un léger bruit à sa droite. Par reflex il se retourna, prêt à agir.

« Tu ne dors plus ? » Hanna fit non de la tête. « Joyeux anniversaire Naty. » Sa jeune main tendue tenait un simple collier de pâtes. Apparemment, elle avait déjà fait un tour de l’appartement alors qu’il la croyait endormie. « Ce n’est pas mon anniversaire. » répondit-il tout simplement. « Je sais. Mais tu ne sais pas quand c’est ton anniversaire. J’avais envie que ce soit aujourd’hui… » Au début, il allait répondre que c’était stupide, qu’ils avaient autre chose à faire que de gaspiller inutilement de la nourriture qu’ils n’avaient même pas. Mais la voir ainsi, ses yeux teintés de rouge – signe qu’elle avait pleuré – il ne put qu’imaginer la manière dont elle vivait les derniers événements. Après tout, sa jeune vie depuis les quelques dernières années n’avait pas été des plus simples, et elle venait de perdre un groupe qui certes avait assassiné toute sa famille, mais qui était devenu les siens depuis près de trois ans maintenant. Il s’approcha d’elle et s’agenouilla pour être à sa hauteur. « Très bien. C’est mon anniversaire alors. » Un sourire naquit aux coins des lèvres de la demoiselle, qui vint positionner le collier autour de son cou, avant de l’encercler de ses bras. Nathan lui rendit son câlin et après presque une minute d’immobilité se redressa tout en la portant dans ses bras. Tout deux se dirigèrent vers l’unique sofa de la petite pièce. « Tu aimerais être où pour ton anniversaire ? » « Je ne sais pas… dans un camping à la montagne peut-être ? » « Avec les monstres ? » « Non, pas de monstres. Mais peut-être des ours ? Il faudra faire attention ! » Une étrange expression traversa son jeune visage. « Et toi, tu veux faire quoi pour ton anniversaire ? » Le sourire réapparu sur son visage d’enfant. « Disneyland ! » « Très bien. Va voir ce que tu peux trouver dans les chambres qui peut servir pour notre voyage jusque Disneyland alors ! » Toute excitée, elle ne se fit pas prier. Il était bon parfois de voir que tant d’innocence l’habitait encore, malgré ce qu’elle avait traversé et ce qu’elle était obligée de faire certain jours. Il savait que dans un sens, il devait protéger ça. Nathan se dirigeait maintenant vers la cuisine à la recherche de possible nourriture pour ce soir. Il ouvrit plusieurs placards et fut heureux de trouver une boite de pois chiches en addition au paquet de pâtes entamé lors de la confection du collier.

La boite de conserve gisait sur le sol, non loin de la main de Nathan qui s’ouvrait et se fermait dans un mouvement mécanique. Son corps était pris de tremblement, et aux coins de ses lèvres un fin filet de bave s’échappait. Attirée par le bruit, Hannah avait accouru dans la cuisine, lâchant dans sa course les quelques items qu’elle avait trouvé. Doucement elle s’approcha de lui, et s’assis à côté, passant une main qui se voulait rassurante dans ses cheveux. Elle n’avait plus peur de ses crises. Elles survenaient tous les trois quatre jours. Elle savait ce qu’elle avait à faire, et dans l’immédiat il n’y avait rien qui pouvait être dangereux pour lui. Alors elle restait calme, murmurant des mots rassurants pour lui faire comprendre qu’il n’était pas seul, qu’elle était là avec lui, tout en fixant le corps tremblant. Lorsqu’on écoutait les gens, il n’y avait que deux ennemis qui pouvaient vous faire du mal dans les temps qui courraient. Le premier ennemis étant le zombie. Le second, étant l’autre. L’étranger, l’inconnu, qui pouvait venir vous poignarder dans le dos pour quelques boites de conserves, un peu d’eau, ou sans raison d’ailleurs. Mais Nathan pouvait compter parmi ses ennemis une troisième personne : lui-même. Ou plutôt son cerveau, qui ne cessait de le trahir et qui le mènerait très certainement à sa perte un jour ou l’autre.


Ps: J'espère que le code s'affiche correctement. Ma connexion est assez lente en ce moment, et les différentes parties se superposent l'une l'autre de temps en temps.

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MessageSujet: Re: But to me, there's nothing but gloom and despair... Mar 27 Nov - 13:04

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MessageSujet: Re: But to me, there's nothing but gloom and despair... Ven 30 Nov - 18:33

Re-bienvenue chez toi petioooot lele
J'ai hâte de (re)lire cette fichette cuty

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MessageSujet: Re: But to me, there's nothing but gloom and despair... Dim 2 Déc - 20:07

reeeeeeeeee bienvenue parmi nous I love you

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MessageSujet: Re: But to me, there's nothing but gloom and despair...

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But to me, there's nothing but gloom and despair...

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