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En novembre 2018, le forum a SIX ANS.
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Here we go again.

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Mason Pope

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MessageSujet: Here we go again. Here we go again. Icon_minitimeDim 2 Déc - 23:45

Les gens passent devant lui, sans que ça ne le gêne pour apercevoir ce qu’il est en train de regarder depuis déjà une bonne dizaine de minutes. Mason n’a pas besoin d’être seul, pour se concentrer sur quelque chose qui lui donne envie. Ni le mouvement, ni le bruit des gens qui vivent ici, ne parviennent à le déconcentrer. Il est accolé contre le mur d’un petit bâtiment, un bandage à la main droite à cause d’une précédente sortie qui lui a valu de se blesser superficiellement. Mais dans cet endroit on le soigne, on prend soin de lui comme d’un être humain. Ce n’est pas arrivé depuis longtemps. Lorsqu’il était dans cet ancien groupe, les choses ont tellement mal tournées avec les bombes qui sont tombées du ciel, que Pope n’avait pas réussi à retrouver un semblant de normalité jusqu’à atterrir ici.

Il croque dans un fruit. Une pomme rouge qui a poussée sur ces terres. Comme si le monde n’avait pas cessé de tourner bien des années auparavant. Voilà presque dix ans que le monde qu’ils connaissent est devenu cendres. Pope sait qu’il arrondi trop les choses. Sept ans, presque. Mais à trois années près, on aurait pas fait la différence à l’époque. Des enfants ont grandis, certain sont mêmes nés dans ce monde dévalorisé à cause des morts ambulants. Si Pope repense au moment où tout a commencé, ce n’est pas parce qu’il est arrivé dans ce nouveau groupe avec son frère. Ce n’est pas parce qu’il est mélancolique de cette période -même si c’est le cas car Fany et tant d’autres lui manquent un peu plus tous les jours. Mais c’est parce qu’il regarde la plus grande faute qu’il ait jamais commise, qu’il se perd dans ces souvenirs anciens, presque poussiéreux.

Elle est aussi belle qu’à l’époque. Mason dirait qu’elle l’est même plus, car ces années de survies ont creusé chez elle, les traits qui montrent qu’elle a su survivre. Elle est aussi belle que sur ces photos qui l’ont fait fantasmer pendant des heures, des jours qu’ils étaient restés dans cette maison. Bien plus belle qu’elle ne l’était ce soir-là, d’ailleurs. A mille lieux de cette beauté qui ressortait malgré la peur qu’elle avait pu ressentir. Dès que l’alcool avait quitté son corps, les regrets avaient pris sa place. Et puis, il n’avait cessé d’être hanté par son comportement jusqu’à ce que Fany meurt. Jusqu’à ce qu’elle lui dise qu’il devenait un monstre qu’elle ne parvenait plus à aimer. Jusqu’à ce qu’il quitte ce groupe de perturbateur qu’il n’a jamais recroisé, Mason n’avait cessé d’être hanté par son visage.

Les choses n’avaient pas été en s’arrangeant par la suite. Parce que Mason, il avait gardé avec lui de nombreuses photos de l’ancien temps, il avait surtout gardé un cliché volé dans cette maison. Une photo d’elle avec sa famille, heureuse, riant aux éclats surement à une blague prononcée par un des autres. Il y a des gens avec elle, sur cette photo. Surement des gens de sa famille, et des ami(e)s de son âge, lors d’une fête qui semble être pour un anniversaire vu la flamme d’une bougie qui campe dans un coin de la photographie. Pope a continué de fantasmer sur elle toutes ces années, et c’est certainement ça qui lui a permi de ne pas devenir fou. Il connaît cette photo par coeur, et s’est même imaginée toute une scène, toute une période autour de cette dernière. Alors, la revoir-là, face à lui, en train de travailler dans les champs au poste qu’on lui a attribué, le trouble.

“ - Tu comptes prendre tes pauses pour la semaine, Pope ?” Demande un de ses collègues qui passe par-là, et qui s’arrête à ses côtés en rigolant. Cela fait plusieurs fois en quelques minutes qu’il passe à cet endroit, et qu’il voit Mason adossé, sans bouger, comme obnubilé par quelque chose d’invisible.
“ - Juste celles du mois.” Répondit-il en plaisantant, se redressant légèrement en mâchant la bouchée de pomme qu’il venait tout juste de prendre. “ Qu’est-ce que tu branles ici, toi ?”
“ - On m'envoie transmettre des messages depuis c’matin…” L’autre a l’air blasé de sa situation, mais il en rigole, et commence à dire ; “ Ils ont cru que j’étais…”
“ - Un hiboux !” Le coupe Mason en manquant de s’avaler avec sa pomme, alors qu’il rigole face à son coéquipier fan d’Harry Potter, dont il connaît toutes les répliques.
“ - C’est ça.” Termine l’autre, hilare, en tapant l’épaule de Pope dans un mouvement fraternel. “ Dépêches-toi d’te remettre au boulot, ou ils vont croire que tu commences à lâcher du leste.”

Pope prend ça avec un sourire et se dit intérieurement qu’il n’y a pas de risque à ça. Le quotidien qu’il s’est créé ici est une routine qu’il ne perdrait pour rien au monde. Aujourd’hui, il est prêt à se battre s’il le fallait pour garder la perfection qu’ils sont en train de construire ici. Avec ces gens. Avec cette façon de faire, qui, même si elle n’est pas parfaite, arrive à quelque chose. Les faits en sont la preuve.

Son coéquipier s’échappe une rapidement, et il disparaît pour laisser Pope mordre une nouvelle fois dans son fruit. Chose qu’il fait au moment où il redresse son visage pour reposer ses yeux sur cette déesse immortelle qu’il dévorait des yeux depuis tout à l’heure. Ce n’est pas la première fois qu’il la voit de loin, mais c’est la première où il prend autant de temps, pour la regarder de si près, même si de bons mètres les séparaient. Sauf que lorsqu’il mâche la première fois, il se rend compte qu’elle n’est plus là. Et instinctivement, il se met à la chercher des yeux en bougeant de position, comme s’il était prêt à la suivre pour voir ce qui allait se poursuivre dans la journée de cette magnifique Salomé.

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Dernière édition par Mason Pope le Dim 27 Jan - 21:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Here we go again. Here we go again. Icon_minitimeDim 27 Jan - 21:20

Here we go again
Lorsque le jour s'est levé, j'ai enfin vu son visage.
La chaleur glisse sur son corps en prenant la forme de nombreuses particules humides. Salomé se souvient des premiers jours à errer dans la nature, lorsque sa peau brûlait sous le soleil. Cette même peau qui s’émiettait en lambeaux, comme si elle muait. Parfois, cette sensation l’empêchait de dormir tant les démangeaisons étaient insoutenables. Le fait de s’adapter aux conditions lui a prouvé que dans son ancienne vie elle n’était pas si extraordinaire que ça finalement. Elle n’était qu’une princesse de quartier tentant désespérément de faire valoir une opinion qui n’était pas écoutée. Elle embellissait des terrains résidentiels pour le plaisir de tailler des rosiers. Le travail qui occupe aujourd’hui ses mains est davantage rentable pour la société. Ce qu’elle plante lui permet de manger. Et malgré cette expérience enrichissante, on ne s’habitue qu’en partie à la lourde température. Puisque sa main est gantée, souillée de terre, elle essaie d’essuyer son front avec son avant-bras ; elle ne parvient pas à déloger les quelques cheveux rebelles qui barrent son front.

Ce geste l’oblige à relever la tête. Les rayons du soleil l’éblouissent une fraction de seconde, mais la silhouette qui capte son attention obscurcit la beauté de l’univers avec aisance. L’éblouissement qui la gênait ne l’incommode plus. La silhouette ravive en son sein une vive douleur, secouant de nombreux souvenirs enfouis. Ces souvenirs remontent à la surface, à la manière de la lave dans un volcan endormi. Pendant un moment, elle essaie d’associer son visage à un événement marquant, troublant. Parmi tous les gens qu’elle a croisés dans ce monde, elle parvient sans mal à ce souvenir de lui, malheureusement. Certains hommes sont catégorisés nuisibles, mais périssables, ce qui n’est visiblement pas son cas. Étant donné qu’il est occupé dans une conversation qui détourne son attention, elle en profite pour se faufiler entre les plans matures. Elle ne s’était pas ainsi cachée depuis longtemps. Elle se savait en sécurité ; encore une fois, elle avait baissé sa garde sans même imaginer que d’anciens ennemis pourraient resurgir pour briser la tranquillité de son esprit. Elle se demande s’il a regardé dans sa direction lorsqu’elle s’est éclipsée. Aurait-il pu remarquer quelque chose de suspect? Puis, enfin, la logique semble la raisonner : le jour où ils se sont rencontrés, il était saoul. Il faisait si noir qu’on peinait à voir le bout du couloir. Encore faudrait-il qu’il se souvienne d’elle pour qu’il soit une menace. Quant à elle, Salomé ne pourrait oublier les horreurs de cette soirée, que ce soit les bruits, les sensations, les odeurs...

La peur est sournoise. Salomé se souvient de la peur ressentie cette nuit-là, alors qu’elle était abandonnée à son sort. Et pourtant, plusieurs années la séparent de ce fragment du passé. Depuis, elle est devenue une jeune adulte équipée pour survivre, capable de franchir des kilomètres au travers d’une route scindée de détritus – morts ou ferraille. Là, stupidement, elle se cramponne à la peur d’une époque révolue, comme si rien n’avait jamais existé entre hier et aujourd’hui. Elle hésite à fuir, mais pour aller où? Le plus loin où elle pourrait se cacher, c’est la caravane où elle dort et qui n’est point secrète. Elle pourrait aussi le surprendre par derrière et l’attaquer, mais cette option ne représente nullement sa personnalité. Elle se sent comme un lièvre traqué dans un champ.

Elle prend une grande respiration. Elle veut jeter un nouveau coup d’œil dans sa direction. Elle bouge quelques feuilles afin qu’apercevoir sa silhouette au travers des plants. Il est encore là. Cette fois, il est seul. Son regard semble chercher quelque chose dans sa direction. Elle craint qu’on ne puisse l’apercevoir facilement. Qu’est-ce que son regard tente de trouver? Si elle quitte précipitamment son poste, elle pourrait avoir des ennuis. Il bouge! S’il se déplace trop, il pourrait l’apercevoir dans un nouvel angle. Qu’est-ce qu’elle doit faire? Ses pupilles se dilatent, absorbant chaque nouvelle information qui pourrait lui permettre de ce sortir de cette horrible situation. Toujours accroupie entre les plants, elle se déplace au même rythme que lui, prête à tout pour l’éviter. Quelques collègues la regardent curieusement. Rapidement, elle parvient à quitter le petit jardin pour gagner une cabane qu’elle frôle et contourne. Elle le laissera s’éloigner et retournera à son poste aussi subtilement qu’elle s’est éclipsée.

Pensant l’avoir semé, elle défile derrière la cabane afin d’émerger de l’autre côté. Mais une fois sur le chemin, c’est lui qu’elle aperçoit – cette fois, sous un jet de lumière éclatant.

ToScroll, 2018


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MessageSujet: Re: Here we go again. Here we go again. Icon_minitimeDim 27 Jan - 21:55

Disparue. Sa silhouette n’est plus présente dans le champ, et malgré la luminosité du ciel bleu, Pope a l’impression que la lumière s’est éteinte. Il ne la voit plus en train de travailler, en train de tenir le manche de son outil avec ses doigts qu’il aurait préféré sentir posés sur lui. Alors qu’il se met à bouger, à regarder de tous les côtés pour capter cet orat chaud, bouillonnant, qui le fait frémir à la seconde où il le capte, Mason est prit d’une légère panique qui fait sursauter son coeur. Qui le fait s’emballer, qui lui donne des palpitations.

Ses doigts se mettent à trembler à mesure que les secondes défilent. Parce qu’il se dit qu’il l’a perdu. Encore une fois, elle a réussi à s’enfuir sans qu’il ne puisse connaître le chemin qu’elle a emprunté. Mason, il a peur. Peur d’avoir loupé ne serait-ce que les derniers instants où il pouvait la contempler. Pendant un temps, il n’avait pas imaginé qu’elle ait pu le voir. Qu’elle puisse même le reconnaître avec toutes ces années, toutes ces choses qui se sont passées. Pourquoi diable aurait-elle voulu se souvenir de ça ? Mais il doit se faire à l’idée. Pope, il a plongé sur elle une ombre démoniaque, ce soir-là. Une noirceur qui aurait pu faire périr plus d’une fleur délicate. Mais Salomé, sa, Salomé, elle est plus résistante encore que ces superbes fleurs blanches qui poussent dans les montagnes enneigées.

Au final, il se perd dans cet endroit, dans ce village, qu’il connaît si bien maintenant. Il a l’impression de ne plus reconnaître les choses, de ne plus discerner les différents visages qui passent à côté de lui. Il a bougé du champ sans même s’en rendre compte. Pope, il en avait même arrêté de chercher son fantasme pour trouver des yeux la personne de Finn, ou d’Emily. Eux, auraient pu le faire redescendre sur terre. Mais ses pas s’arrêtent au moment où il est à bout de souffle. Sa respiration s’est coupée s’en même qu’il ne le sente. Il a bloqué ses poumons pour que l’air ingéré ne puisse en sortir. Mason, il se courbe, appuis ses mains sur ses genoux pour trouver un équilibre, une position qui lui permet de respirer lorsqu’il se retrouve dans cette position. Le soir de la mort de Fany, ce ne fut pas suffisant.

La lumière, elle revient. Peu à peu, à mesure qu’il ressent cet orat l’envelopper. Mais cette fois-ci, bien plus forte. Comme s’il n’était pas en train de la contempler, mais que cette magie chaleureuse c’était mise à le voir lui, pour la seconde fois. Pourtant aujourd’hui, bien plus forte que la première. C’est cette sensation d’être observé qui l’a poussé à redresser le visage en le tournant légèrement sur le côté. Pour voir cette silhouette, pour la voir elle. Aussi lumineuse malgré la peur qui se lit sur ses traits, malgré la distance. Parce que cette peur, il l’a déjà vu de bien plus près. Pourquoi faut-il qu’il la trouve encore plus enivrante, attirante, avec l’effroie collé au visage ? Lentement, il s’est redressé. Pope sait, que Salomé l’a vu, et qu’elle sait, qu’il l’a vu. Ils se sont reconnus mutuellement l’un face à l’autre.

Son coeur a reprit une allure normale, du moins, banale lorsqu’il est en train de la contempler. De la dévorer des yeux serait le terme plus exact. Pope, il est tiraillé entre l’envie de lui courir après pour l’attraper comme si elle était une créature rare qui fallait garder à ses côtés précieusement, à jamais. De l’autre côté, il est paralysé par la peur. Peur d’être à ses côtés, peur de ce qu’il pourrait faire, et peur de la voir s’échapper à nouveau. Son premier instinct est de se mettre à courir pour la rattraper. Mais à peine a-t-il fait sept pas, qu’il s’arrête directement. Peut-être même avant qu’elle ait pu lui tourner le dos.

Net, il s’est arrêté pour continuer à la regarder. Tel un animal, il a eu peur de la voir se mettre à courir dans l’autre sens comme si elle voulait se cacher de lui. Est-ce ça, qu’elle a tenté de faire en venant jusqu’ici ? La honte reprend le dessus, et cette fois, il décide de faire demi-tour. Alors, Mason, complètement incompréhensible, perdu entre ses fantasmes et la réalité, commence à marcher dans l’autre sens pour s’éloigner d’elle. Faire en sorte qu’elle ne parte pas plus loin qu’elle ne l’est déjà. Il se dit que la voir ici, est mille fois plus satisfaisant que de la voir sur cette photo familiale, banale et pourtant si parfaite à ses yeux.

Son instinct, plutôt ses tripes, lui crient que ce n’est pas suffisant. Alors, à peine a-t-il fait deux pas en arrière, il se retourne. Pour reposer son regard sur elle, comme s’il ne l’avait jamais vraiment regardé dans les yeux avant. Pour la première fois, il semble la voir comme une véritable personne et pas comme la perfection qu’il a imaginé de toutes pièces.

“ - T’as pas besoin de courir…” Dit-il avec la voix enrouée d’un homme qui semble ne pas avoir parlé depuis longtemps. “ Je ne te ferais pas de mal.”

Personne n’est là pour voir, ni entendre, ce qui se dit, caché sûr le côté de ce bâtiment. Mais lui, il est là pour entendre cette phrase qu’il n’a pas prononcé depuis longtemps, et qui pourtant, à toujours le goût de ce mensonge, de cet encre amer qui ne veut quitter sa bouche. Il sert la mâchoire, les doigts, après avoir dit ça. Comme s’il cherchait à se contrôler, ou plutôt, à se punir d’avoir pu sortir une connerie pareil.

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MessageSujet: Re: Here we go again. Here we go again. Icon_minitimeSam 9 Fév - 22:57

Here we go again
Lorsque le jour s'est levé, j'ai enfin vu son visage.
Elle est incapable de cligner des yeux. Même son corps l’oblige à regarder cet homme qui a en partie détruit sa vie. Tous ses sens sont émoustillés par sa présence. Toujours dilatées, ses pupilles ont l’aspect des trous noirs. La peur la prive de ses moyens. Contre ses reins, à sa ceinture, elle sent la présence d’un transplantoir dont elle pourrait s’armer. Mais ses bras sont comme ses jambes ; hésitants et figés. Aujourd'hui, une erreur a été commise : celle de le fuir sur un coup de tête. L'éviter projette une image d'insécurité. De cette manière, elle le met aussitôt sur un piédestal. Montrer à un ennemi que sa présence nous chamboule prouve combien nous sommes inférieurs à lui.

La gorge nouée, elle affronte du regard son ennemi de toujours. Elle aimerait tant se sentir moins vulnérable, moins délicate, mais c’est trop tard, car il s’est déjà amusé à la briser. Contrairement à lui, elle ne bouge pas ; elle craint qu’il ne soit toujours aussi imprévisible et qu’il fonce sur elle comme un fauve. Quand elle entend sa voix, c’est tout son être qui se crispe. Ça lui donne l’impression qu’un énorme camion vient de la percuter de plein fouet, appuyant sur le klaxon pour l’obliger à réagir. Elle ne veut pas entendre sa voix. C’est un supplice. Elle voudrait attraper une bèche et frapper de toutes ses forces sur sa pomme d’Adam. Ainsi, il n’aurait plus la possibilité de dire des mensonges. « Je ne te ferai pas de mal. » On dirait presque qu’il la met en garde. C’est lui qui serait vulnérable si elle devait le dénoncer aux chefs de ce village. Voudraient-ils d’un pervers comme lui?

- J’ai entendu ça, une fois.

Elle essaie tant bien que mal de lui tenir tête. Elle sait que si elle devait bouger, ses jambes ne la soutiendraient plus. La chaleur et l’anxiété brûlent ses joues souillées de terre. Sa poitrine est martelée de battements de cœur paniqués. Elle est tiraillée entre l’envie de lui reprocher ses actes passés et entre l’envie de se taire à jamais pour ne pas lui accorder le moindre mérite.

- Pourquoi cette nervosité? tranche-t-elle.  

Elle ne pourrait croire que, soudainement, il prenne conscience d’être une ordure. Elle ne pourrait croire que, soudainement, il est désolé d’avoir été abominable. Et, définitivement, elle ne pourrait croire que quoique ce soit ait changé chez lui. C’est un monstre ; elle hait cet homme avec beaucoup de conviction. Pourtant, elle est incapable de lui cracher ses quatre vérités. Elle serait vraiment stupide de froisser son égo pour recevoir une gifle en retour.

- Tu n’as pas le droit de me regarder comme si tu me connaissais. Ce n’est pas le cas. Tu ne sais rien de moi.

Non... il n’a pas le droit d’être nerveux et d’hésiter. C’est lui le monstre parmi les mangeurs de chair. C’est lui qui a semé l’incertitude dans chacune de ses décisions au cours des dernières années. Il n’a pas le droit de revenir et d’être aussi humble face à elle. Il essaie peut-être de se convaincre qu’il est un homme meilleur, mais elle connait la pire facette de sa personnalité. Pour lui, c’était peut-être une escapade nocturne comme bien d’autres, mais pour elle c’était un tremplin dans la sauvagerie du monde. Et cet éclair de lucidité l’oblige à attraper le transplantoir à sa ceinture. Il fait la taille d’une main, mais il s’empoigne bien par le manche. Elle le dresse entre eux pour lui faire comprendre qu’elle ressent encore de la colère. Il ne pourrait pas deviner qu’elle n’a jamais affronté nul homme au corps à corps de toute sa vie, si? Il pourrait éventualité croire qu’elle s’est endurcie, qu’elle sait tuer...


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MessageSujet: Re: Here we go again. Here we go again. Icon_minitimeSam 9 Fév - 23:33

Sa première phrase tranche l’air comme une lame pour venir se planter dans son coeur. Elle semble être menacée par cette promesse de ne pas la blesser, autant qu’elle avait pu l’être à l’époque. Mais ce qui lui fait le plus mal c’est qu’elle voit sans mal la nervosité qui le prend. Si Salomé est la prunelle de ses yeux, la seule qu’il veut pour lui seul, cette unique part d’égoïsme en lui, elle est aussi l’élément qui pourrait tout foutre en l’air. Qui pourrait le faire tomber de son piédestal en soufflant simplement, en se brisant sous le poids de ce qu’il s’est passé. Si elle ouvre la bouche trop grand elle prononcera des mots qui risqueraient de changer la donne. Mason, il n’a parlé de cette histoire ni à son frère, ni à Emily. Il a bien trop honte des pulsions qu’elle fait naître chez lui, par le simple fait d’exister.

“ - Tu n’as pas le droit de me regarder comme si tu me connaissais. Ce n’est pas le cas. Tu ne sais rien de moi.”

Elle lui fait fermer son clapet avant même qu’il ait pu ouvrir la bouche pour répondre. Mason pense connaître tant de détails sur cette femme qu’il idôlatre, et qu’il n’a fait pourtant qu’imaginer. Il a plissé les yeux comme s’il avait cherché à la menacer avec qu’elle ait osé dire ça. Pope avait même repensé à cette photo de famille gardée précieusement avec le reste des polaroïdes, puis, il s’était mordu la langue pour ne pas l’ouvrir. Pour ne pas s’emporter et montrer aux autres personnes qui pouvaient être autour que quelque chose d’intéressant était en train de se dérouler ici, presque caché derrière ce bâtiment.

Elle attrape cette arme qui n’en est pas une à la base, paraît si féroce et forte à cet instant. Salomé, elle est loin de s’imaginer qu’elle enclenche elle-même le jeu dans l’esprit perturbé de Mason. Tant qu’elle n’aura pas compris qu’agir de la sorte le fait réagir plus vite, elle ne cessera de courir. Mais même s’il a levé les mains en la voyant prête à se défendre, Pope n’a qu’une envie, c’est se mettre en position pour prendre de l’élan et sauter sur elle. La forcer à courir, encore une fois, alors qu’il la suit derrière comme on poursuivrait une proie. La voir courir, pour la perdre quelques secondes du regard. Puis la retrouver, la rattraper, et la faire tomber à terre pour la surplomber de son poids et ne plus lui laisser le choix d’être immobile. A cet instant précis, Mason doute qu’il aurait été capable de voir la différence si Salomé avait sourit en étant bloquée au sol, ou si elle avait pleuré à cause de la peur. Tout ce qu’il sait, en la voyant comme ça, aussi réactive et sauvage, c’est qu’il serait prêt à tout pour qu’elle soit sienne. Voilà le genre d’idée même qu’il avait ce soir là.

“ - J’en connais pas le centième de ce que j’voudrais savoir, c’est sûr.” Voilà qu’il a ouvert la bouche, et qu’il n’aurait pas du. Mais Mason est comme ça, il a toujours la parole de trop, la parole dérangeante pour certain, amusante pour d’autres. “ Mais j’en ai un assez bon souvenir. Malgré ton putain de stylo...”

Il a les mains en l’air, comme s’il cherchait à montrer qu’il n’était pas menaçant. Pourtant, ça n’empêche pas ses yeux de parcourir le corps de cette survivante comme si elle n’était qu’un bout de viande posée sur l’étagère. Il a du mal à déglutir face à ce souvenir horrible à cause de ce qu’il a failli faire, mais qui n’enlève rien au fantasme de la coucher à nouveau. Mason sourit en coin en pointant l’arme qu’elle a choisi pour se défendre, comme s’il cherchait à dire qu’elle avait encore le don de prendre des choses originales. L’ancien militaire joue, comme il a toujours l’habitude de le faire, comme s’il était maître de la situation. Au fond, il montre bien des choses différentes, car malgré la peur, le désir, la passion, et la colère qu’elle provoque en lui, elle le rend aussi triste.

“ - Baisse ton arme, sérieux…” Dit-il en haussant les épaules, alors qu’il baisse peu à peu les mains. “ Y a trop de monde là pour que j’te fasse du mal, non ?”

Mais est-ce que c’est vraiment quelque chose qui l’arrêterait ? Mason se dit qu’il n’aurait pas de mal à la maîtriser et à la faire taire. Puis, il se maudit encore une fois d’avoir eu une pensée de la sorte, lève les yeux au ciel comme si ça pouvait l’aider à passer à autre chose. Mais lorsqu’il repose ses yeux sûr la silhouette de Salomé, il avance d’un pas pour voir sa réaction. Elle enclenche le jeu, et Mason, il n’arrive pas à s’arrêter.

“ - J’ai creusé mon trou ici, j’comptais pas en partir mais…” Commence-t-il à dire en humidifiant sa lèvre inférieure. “ tu peux être sure que maintenant, tu vas toujours me trouver derrière ton cul Salomé.”

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MessageSujet: Re: Here we go again. Here we go again. Icon_minitimeDim 10 Fév - 19:51

Here we go again
Lorsque le jour s'est levé, j'ai enfin vu son visage.
Inconstant, un qualificatif représentatif de cet inconnu. Bien qu'il soit à bonne distance, l'inconnu possède une emprise sur Salomé. Avec des mots, il parvient sans effort à la mettre à nue. Savoir qu’il veut s’immiscer dans sa tête pour la connaître davantage la dérange énormément. Elle ne serait pas si sensible à ses paroles s'il n'avait pas souillé les derniers bons souvenirs qu'elle possédait de son foyer. Il est impossible de chasser de son esprit l'image de sa silhouette allongée dans son propre lit. Elle se sent de plus en plus menacée. Elle veut le provoquer en retour afin de se donner le courage qu’elle ne possède pas :

- Ce n’était qu’un stylo... prononce-t-elle comme si elle voulait chuchoter, mais se faire entendre. Imagine ce que je pourrais faire avec un couteau.

Elle préfère se souvenir du goût amer de l’encre contre ses lèvres plutôt que du geste qui l’accompagnait.

Il parle ; elle panique davantage. Elle est tout à coup incapable de rétorquer. Non, elle ne veut pas baisser son arme. Le mouvement qu'il tente dans sa direction est sans subtilité, mais provoque une décharge électrique dans son système nerveux. D'un coup, son cerveau reçoit plusieurs informations susceptibles de la faire réagir. Son corps hurle son désir de fuir, comme un automatisme suite à un violent traumatisme. Mais sa logique, si elle en possède encore une, lui dicte formellement de ne pas bouger. Son ennemi tâte le terrain pour tester ses limites ; franchement, il est assez doué pour ça. Ce mouvement lui donne l’énergie de parler à nouveau.

- Trop de personnes? Au contraire, je crois justement que c'est ce que tu préfères, montrer ce que tu es capable de faire. Plus ils sont nombreux, plus tu t'amuses?

Elle pense savoir ce qu'il pense, mais elle est loin du compte. Elle comprend sans doute ce qu'elle entrevoit, mais les rouages de son esprit lui sont hors d'atteinte. Elle ne devrait pas argumenter ou questionner. Elle devrait simplement faire demi-tour. C'est une manière pathétique de gagner du temps.

La première fois que son vis-à-vis a bougé, elle est restée immobile. Ce n'était même pas pour vérifier s'il allait se précipiter sur elle. C'était simplement par crainte. S'il tentait une nouvelle approche, elle pourrait éventuellement faire l'inverse et courir pour le déstabiliser. Présentement, il doit penser qu'elle est trop apeurée pour tenter quelque chose. Fuir sur un coup de tête avait été une erreur, là elle sait avec certitude qu'il la suivrait au cul, comme il vient si bien de le dire.

Le temps n'est plus à la discussion. S'il l'a connait un minimum, il devrait deviner qu'elle est plus habile pour fuir que tenter de remporter un combat perdu d'avance. Alors, elle s'élance sur le côté en direction de la cabane. Plutôt que de la contourner, elle ouvre la première porte aperçue en croisant les doigts pour qu'elle soit déverrouillée. En voulant refermer silencieusement la porte, le transplantoir lui glisse des mains. Elle n'essaie pas de le récupérer même s'il pourrait trahir sa position. Salomé ne bénéficie pas du temps nécessaire pour prendre cette décision.

Elle s'enfonce dans l'abri, relativement étroit d'ailleurs. Il fait noir, mais on voit plutôt bien étant donné que les rayons du soleil s'infiltrent par tous les orifices non scellés des lattes de bois. Elle constate aussitôt qu'il s'agit d'un débarras. Beaucoup d'outils trônent sur des armoires. Des planches de bois, des pelles et même du foin sont adossés aux murs. Elle tâte les étagères, cherche quelque chose pour se défendre. Ses doigts s'enroulent à une corde sèche. Elle pourrait le surprendre par derrière et passer la corde à son cou.

En parcourant le faible espace de la pièce, elle se concentre sur les mouvements extérieurs. Un sentiment de terreur serpente le long de son épine dorsale à l'idée d'apercevoir l'ombre de son ennemi au travers des lueurs du jour. Quand elle s'approche du mur, elle voit nettement dehors. Est-ce qu'il s'est élancé à sa poursuite? Le sang bouillonne dans ses veines, martèle ses tympans. Cet homme est comme une dose d'adrénaline injectée à l'état pur dans son système, capturant vicieusement chaque cellule de son organisme.

Sous une étagère, elle se glisse. Dans l'ouverture, elle entre parfaitement. La corde est maintenue entre ses doigts. Toute la nuit, elle pourrait rester cachée pour éviter son bourreau. Ses paupières sont incapables de se fermer. Où est-il présentement?


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MessageSujet: Re: Here we go again. Here we go again. Icon_minitimeDim 10 Fév - 21:55

Plus ils sont nombreux, plus tu t’amuses. Cette phrase reste gravée dans son esprit sans qu’il ne bouge un cil de plus. Il a laissé le temps à Salomé de décider de ce qu’elle allait faire, alors qu’il s’est perdu dans ses pensées. Ouai, c’est vrai, il s’amusait à l’époque. C’était ça le but, prendre du bon temps pour pas faire attention au monde pourri qui l’entoure. Tout est passé sous ses doigts ou entre ses lèvres, mais aujourd’hui, il n’est plus rempli des mêmes démons. Il n’a pas retouché à quelconque drogue depuis qu’il a retrouvé son frère, mais Mason sait que s’il en avait l’occasion il en reprendrait. Rien qu’une fois, rien que pour en ressentir l’effet tranquilisant et enjoué que ça lui proccure. Maintenant, il s’amuse quand il va dehors, quand il prend des risques, quand il sent l’adrénaline envahir son sang. Le peu d’alcool qu’il voit passer ne fait que le rendre joyeux, jamais il ne pourrait se mettre dans l’état où il était ce soir là. En bref, Pope n’avait pas ressenti une once de tout ce plaisir lointain, depuis cette époque. L’apparition, la voix de Salomé, pourtant, provoque en lui ces spasmes, ces frissons, ce désir, tout ce qui peut l’exciter et lui donner envie.

Il s’attendait à ce que la silhouette de Salomé disparaisse seulement le temps de son clignement de paupières, mais lorsqu’il ouvre de nouveau les yeux, elle n’est plus là. D’instinct il se met à sa poursuite, tout juste à temps pour voir la porte se fermer, et entendre distinctement quelque chose tomber à l’intérieur. Son coeur bat à mille à l’heure, mais ce n’est pas la peur qui le fait réagir ainsi. Plus la femme court, et plus elle s’engoufre dans un jeu dangereux. Intérieurement, une partie de lui-même la suppli d’arrêter. La partie même qui gardait le contrôle jusqu’à présent. Celle qui ressort présentement, lorsqu’il pousse la porte, et qu’il entre en se prenant les pieds dans le transplantoir, c’est la partie sombre qu’il pensait enfoui depuis bien longtemps. Mason, il jure silencieusement un mot grossier à la pensée qu’il n’y a qu’elle pour le mettre dans cet état-là.

“ - Je sais que je t’ai fais peur… que j’ai été un enfoiré d’première.” Il fait sombre à l’intérieur, si Mason avait voulu raccourcir le jeu il aurait pu laisser la porte ouverte. Mais non, il préfère la fermer et avancer à tâton, même si ce n’est pas très judicieux. “ J’dois surement toujours l’être pour toi, d’ailleurs. C’est pas grave, c’que tu pense de moi au final.”

Mason avance tellement lentement dans le noir, les mains tendues comme s’il voulait arrêter le moindre truc approchant de son visage, qu’il a l’impression d’entendre grincer le sol à chaque nouveau pas. L’odeur de terre à l’intérieur est bien plus concentrée que dehors. Ca lui rappel de vagues souvenirs, la première nuit qu’il a passé avec Noah et Emily en fait. Mais cette pensée disparaît rapidement parce qu’il sent son coeur s’emballer à cause de cette chasse à l’aveugle. Mason sait que Salomé est à l’intérieur, il a l’impression de pouvoir ressentir les vibrations qu’elle provoque dans l’air rien qu’en étant là. Il s’arrête d’avancer sans savoir qu’il ne se trouve qu’à quelques mètres d’elle, caresse un mur du bout des doigts sans se rendre compte qu’elle est juste à quelques mètres, collée à ce dit mur, sous une étagère. Lentement, il s’approche plus du mur et vient s’y coller entièrement. Le front contre ce dernier, ses doigts écartés pour que sa paume ressente la petite partie de mur où il peut se faufiler sans se prendre un outil pointu. Il veut reprendre ses esprits, mais c’est mal parti.

“ - Parce que moi, j’sais que j’veux pas t’faire du mal…” Il soupire, ferme les yeux pour profiter du noir comme s’il était persuadé qu’il pouvait toujours s’en sortir face à elle. “ Ca fait longtemps que j’sais qu’t’es là, et que j’te fais rien, Salomé… J’t’ai juste regarder de loin.” Il hausse les épaules et donnerait presque l’impression de se frotter contre le mur. Mais il reprend, la voix bien moins haute comme s’il n’avait pas cherché à ce qu’elle entende la fin de sa phrase. “ T’façon, j’me suis pas autant astiqué le manche depuis mes quinzes piges.”

Lourdement, il se décole du mur comme s’il se jugeait débile d’agir ainsi. Mais la moindre portion de sa peau échappant aux couches de ses vêtements semble chercher le contact de Salomé. Alors, Mason, il reprend sa marche lente, jusqu’à ce qu’il trouve l’étagère où elle s’est cachée. Sans qu’il ne s’en rende compte, Salomé est à ses pieds, cachée dans ce trou comme si c’était la façon dont elle avait toujours survécu. Il caresse le bois du bout des doigts en regardant ce qu’il y a dessus, comme s’il allait remarquer la disparition d’une corde.

“ - Traite moi de taré, mais j’ai senti, cette nuit-là, un truc entre toi et moi.” Mason s’éloigne d’elle sans le savoir, se trouve dos à son fantasme en tentant de voir quelque chose avec les quelques faibles rayons qui passent entre les planches. “ Laisse moi te toucher, rien qu’une fois…” De nouveau, il tend la main pour soulever un draps plein de poussière qui cachait un simple vieux coffre. La poussière vole dans la pièce, alors, il plisse les paupières comme si ça pouvait l’aider à mieux voir. “ j’ai besoin de le ressentir encore une fois… rien qu’une fois.”

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MessageSujet: Re: Here we go again. Here we go again. Icon_minitimeLun 11 Fév - 2:59

Here we go again
Lorsque le jour s'est levé, j'ai enfin vu son visage.
Elle devait se douter qu’il serait assez perspicace pour entrer. Seulement, il était plus facile pour elle de se cacher que de courir. Elle n’aurait pas été assez rapide pour le distancer. Si elle avait couru, son énergie se serait envolée en quelques secondes. D’une certaine façon, elle savait qu’il ressentirait le besoin d’entrer dans cette cabane. Voilà pourquoi elle doit le battre à son jeu de ruse et le surprendre par derrière, même si cette idée l’angoisse terriblement. Bien évidemment, elle se souvient de la force de ses bras et du poids de son corps. Depuis le temps, il s’est certainement endurci. Il est probablement plus robuste qu’avant. Elle doit absolument éviter de lui laisser l’avantage, ne serait-ce qu’un centième de seconde. Pourrait-il être sa première victime? Au début de l’Épidémie, elle s’est promis de ne jamais tuer quiconque. Pourtant, beaucoup de personnes lui ont dit que c’était stupide ; tuer aide à survivre. Doit-elle se résigner à cette sauvagerie? Dès qu’il se retrouve dos à l’étagère où elle est cachée, elle sort de sa cachette. Elle se lève silencieusement.

- Tout ce que je vais te laisser ressentir, c’est l’air quittant tes poumons, dit-elle comme si c’était un fait, car malgré ce qu’elle a vécu, elle est pour l’instant incapable de se montrer sans pitié peu importe ce qu’elle s’apprête à faire.

Son courage n’est qu’à demi réel. Elle projette la corde rigide au-dessus de la tête de l’homme, puis la restreint à sa gorge. D’un mouvement sec, elle le tire vers lui pour l’étrangler, littéralement. C’est la première fois qu’elle essaie d’étouffer quelqu’un. De ce fait, elle ignorait complètement quelles sensations elle ressentirait. En tirant sur la corde, elle a senti toute la résistance de son corps. Bien vite, elle a dû redoubler d’ardeur, car elle n’était point préparée à une telle masse. Malgré les horribles choses que cet homme a pu faire, une vigoureuse vague de culpabilité s’insinue en elle. Comment peut-elle vaincre son ennemi si en plus elle doit combattre ses sentiments intérieurs? Elle ne peut remporter deux combats en même temps. Il résiste, car elle peine à maintenir la corde. Elle perd rapidement ses gants, mais parvient à ressaisir la corde à temps. La corde sèche brûle ses paumes à mesure qu’elle tire. Elle n’a jamais été aussi près de la vengeance. Il voulait la ressentir... rien qu’une fois. Ressent-il tout ce qu’elle éprouve à son encontre tandis qu’elle s’acharne à resserrer son étreinte? Qu’il soit dos à elle lui convient parfaitement, car ainsi elle n’est pas déshabillée du regard.

- Je t’avais prévenu. Je ne te laisserai pas me regarder.

Aux yeux de Salomé, les hommes sont des déchets. Et cette rancœur qu’elle entretient depuis toute petite se déverse aujourd’hui sur le seul homme qu’elle peut blesser en retour. Tôt dans sa vie, son père est parti sans se retourner. Une fois, elle a vu un mari frappé sa femme alors qu’elle n’aurait pas dû être présente pour voir la scène. Le frère qui aurait dû la protéger de Mason était égaré dans la nature lorsqu’il s’est introduit dans sa maison. D’autres l’ont dévalisée alors qu’elle n’était pas de taille à les affronter. Chaque homme rencontré a su accroître son dédain. Et cette idolâtrie dont elle est victime est la seule preuve d’attention qu’on lui offre... et elle est malsaine. Tout homme étant entré dans sa vie n’est jamais revenu. Alors pourquoi Mason se donne-t-il le droit de revenir?

Les bras de Salomé tremblent. Les contrecoups de son travail rebondissent. Travailler sous un soleil d’un plomb s’est abreuvé de l’énergie qu’elle aurait pu utiliser pour rayer définitivement Mason de ce monde. Elle lutte pour avoir le dessus, mais elle a peur d’assumer les conséquences de ses actes.


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MessageSujet: Re: Here we go again. Here we go again. Icon_minitimeMer 13 Fév - 23:44

La corde passe par dessus son visage sans qu’il ne l’ait vu, dans cette noirceur. Mason s’était simplement contenté d’arrêter ses pas pour l’écouter, tout en souriant parce qu’il était persuadé d’avoir trouvé sa cachette. Mais dès qu’il a senti la corde resserrer son étreinte sur sa gorge, il a su avoir perdu. Par la surprise, il sent Salomé l’emporter en arrière, pendant que l’air manque rapidement. Impossible de glisser ses doigts sous l’arme sèche, tellement la femme dans son dos use de ses forces pour maintenir la corde en place.

Cette situation lui en rappelle de nombreuses, alors qu’il tente de se débattre pour reprendre le contrôle. Il se souvient de moments où il a cru qu’il allait y rester, que ce soit avant, ou après la fin du monde. Au temps où il n’était qu’un simple soldat, ou à celui où il n’est qu’un survivant. Mason ne se souvient pas avoir eu cette étrange sensation, lorsqu’il avait failli être étranglé sûr le terrain. Est-ce que c’est parce que c’est Salomé qui tente de le tuer, qui lui montre qu’elle est forte, et imprévisible ? Ou est-ce le manque d’air incontestable qui le fait avoir cette semi-érection ? A cet instant, Mason se demande si son frère ne lui a pas déjà expliqué la réaction d’un corps avec une pendaison. Plus il se pose la question, moins il a de force pour se débattre, plus il sent ses poumons sûr le point d’exploser, plus Pope a l’impression de la laisser gagner. En une fraction de seconde, c’est comme s’il n’avait plus d’énergie pour se battre, comme si son corps ne comprenait pas ce qui est en train de se passer. C’est vrai, Mason, il est comme perdu à se dire que c’est impossible.

“ - Je t’avais prévenu. Je ne te laisserai pas me regarder.”

Sa voix le ramène à la réalité au dernier moment. Un élan de force, ou peut-être simplement l’instinct de survie, le pousse à tendre le bras bras sur le côté au lieu d’essayer d’attraper la corde. Il cherche, tend les doigts pour trouver quelque chose. Mais il n’y a rien. Mason, qui ne baisse pourtant jamais les bras, était en train de se dire qu’il s’était fait avoir par une stupide gonzesse, alors qu’il avait vécu tant de chose. Hors, le destin semble vouloir qu’il persiste un peu plus sûr cette terre, car du bout de ses doigts, il sent quelque chose. L’homme ne fait pas attention à ce qu’il attrape, ne jauge même pas de sa capacité à le soulever. Il se contente d’agir. Attrape l’objet et le soulève de toutes ses forces pour viser le n’importe quelle partie du corps de Salomé qu’il peut toucher en repliant son bras.

Le premier coup semble marcher, il touche quelque chose sans avoir mal lui-même. La corde semble céder un peu, dans un bruit horriblement roque il parvient à récupérer un peu d’oxygène. Son bras, qui était retombé par manque de force, parvient à se redresser pour donner à Salomé un deuxième coup. Mais celui-ci a le don de laisser à Mason le temps de glisser ses doigts sous la corde, et ainsi, il parvient à avoir assez de force pour se délivrer de ce coup foireux. D’instinct, il s’éloigne de Salomé en rampant par terre. Mason lâche l’objet mais n’entend pas, ne voit pas quoi que ce soit qui pourrait lui faire comprendre ce avec quoi il a frappé Salomé. Il ne sait pas à quel point il l’a blessé, et ce qui lui a servi d’arme.

Lourdement il se laisse retomber à terre alors qu’il tente de reprendre sa respiration. C’est difficile, sa gorge est toujours serrée. Elle le brûle, il passe ses doigts sur son tee-shirt pour les remonter jusqu’à sa gorge, mais rechigne à cause de la douleur dès qu’il s’approche de la grosse brûlure rouge qu’a provoqué la corde sûr sa peau. Ce n’est que maintenant que son corps est approvisionné en oxygène qu’il remarque que ses yeux sont embués de larmes. Mason est sûr le point de pleurer et il ne sait même pas pourquoi. Parce qu’il a mal ? Parce qu’il est passé à côté de la mort ? Parce que c’est Salomé, qui a tenté de le tuer ? Ou parce qu’il vient lui-même de la blesser en essayer de se sortir de là ?

Il trouve le temps long, pendant qu’il tente de s’en remettre. Mais lorsqu’il se rend compte qu’il ne retrouvera pas une forme meilleure que celle-ci, rapidement, Mason se remet à agir. Il ne sait pas combien de temps il est resté éloigné, mais il ne lui a pas semblé entendre un quelconque mouvement de Salomé pour s’enfuir. Il s’est redressé, rampant à moitié au sol la main tendu pour trouver l’emplacement de la fille. Pope la trouve finalement et il se met finalement à genoux pour s’approcher plus rapidement d’elle. Sa respiration est lourde, il n’a l’impression d’entendre que lui dans cette cabane, mais malheureusement pour Salomé, il sait qu’elle est là. Pourtant, une fois qu’il trouve sa tête dans le noir, il ne fait pas attention à savoir comme il l’a blessé, à quel point, ou s’il lui a fait réellement du mal. En fait il ne cherche pas à savoir ce qui a provoqué le fait qu’elle ne se soit pas enfuis directement pendant qu’il a prit le temps de reprendre des forces. Au final, peut-être a-t-il été si rapide qu’il ne lui a simplement pas laissé le temps de reprendre ses esprits.

“ - Pour…” Il est obligé d’arrêter de parler, tellement il est surpris de la douleur que provoque la brûlure sûr sa gorge. Il peine à parler, sa voix est complètement différente de tout à l’heure. Physiquement, Salomé l’a marqué à vif, mais aussi d’un façon invisible qu’il ne comprend pas encore lui-même. “ Regarde c’que tu m’oblige à faire…”

Dans le noir, à côté d’elle, il réussi à trouver précisément son visage. Du bout des doigts il caresse ses cheveux comme s’il cherchait à se faire pardonner de l’avoir blessé, encore. Mason sait qu’il n’était pas entré dans cette cabane pour lui faire du mal, il se dit que c’est parce qu’elle a tenté de l’étrangler qu’il a agit ainsi. Il s’est défendu, mais face à elle, Pope se cache facilement derrière des excuses bidons. Finalement, il écarte sa main d’elle pour se laisser retomber lourdement au sol, comme s’il se rendait compte que maintenant qu’il n’avait toujours pas la pleine capacité de ses forces pour continuer. Lourdement, il respire. Avec un goût de sang dans la bouche, et le bout de ses doigts qui caressent au sol la corde qui était précédemment entourée autour de son cou.

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MessageSujet: Re: Here we go again. Here we go again. Icon_minitimeJeu 14 Fév - 3:16

Here we go again
Lorsque le jour s'est levé, j'ai enfin vu son visage.
Son genou est ébranlé par un poids lourd. Salomé est aussitôt oppressée par une douleur aigue et insoutenable. La corde qu’elle utilisait pour opprimer la gorge de son bourreau cède sans qu’elle ne puisse la retenir davantage. Intérieurement, Salomé prétexte que sa douleur est prioritaire à une vengeance, mais la raison est qu’elle s’éloigne parce que mentalement elle est trop fragile pour tuer un homme – même s’il le mérite au centuple.

Elle-même ignore la nature de l’objet qui s’est abattu sur sa jambe, mais les conséquences sont bien présentes. Le dos contre une étagère, elle tombe assise sans même réfléchir à prendre la poudre d’escampette. Comme il n’est pas en meilleure posture – selon l’essoufflement qu’elle constate dans sa voix – elle peut se permettre de reprendre son souffle. Malheureusement, il rompt la proximité plus rapidement que prévu.

Entre ses mèches de cheveux à la texture plus que douteuse, glissent les doigts de Mason – à la fois brusques et tremblants.

- J’ai craint un monstre si longtemps que mon esprit avait oublié qu’il était également fait de chair et d’os.

Sa voix est neutre et détachée, parce qu’elle s’oblige à afficher cette attitude affirmée. Par la même occasion, elle essaie de camoufler les vibrations de douleur qui s’infiltre dans ses cordes vocales. Elle ne peut se permettre de ressentir de la pitié à son égard. Le monstre est blessé : une maigre satisfaction, mais une satisfaction tout de même. La peau de ses paumes, brûlée, est marquée à la façon de sa gorge. Pendant un moment, elle se souviendra de son geste, elle se souviendra de la manière dont elle l’a blessé.

Depuis peu, ses yeux se sont accoutumés à la luminosité ambiante. Distinctement, son regard aperçoit la corde que Mason effleure du bout des doigts, comme si cette arme avait été bénie par une déesse. Par orgueil, serait-il prêt à lui infliger la même sentence? Orgueil ou fantasme. L’imprévisibilité de cette personne l’oblige à se méfier. De ce fait, elle tend les doigts pour agripper l’autre extrémité de la corde qu’elle ramène en douceur dans sa propre direction. Ses idées ne doivent pas devenir les siennes, sinon il pourrait faire preuve d’une imagination qui la dépasserait de loin. Pour faire distraction, elle entrouvre doucement les lèvres pour parler.

- Nous ne pouvons vivre tous les deux dans le même village. Si je ne peux te tuer, je vais m’assurer que tu sois chassé. Tu comprendras ce que j'ai ressenti quand j’ai été bannie de ma propre maison. Tu pourras creuser ta tombe ailleurs.

Toujours d’une voix posée, la tête tournée vers lui, elle souffle cet aveu comme si quelqu’un d’autre avait pris possession de ses moyens. Salomé n’est pas d’un naturel mauvais, mais cet homme est de la mauvaise herbe qui grimpe et s’accroche désespérément à elle, la privait des vitamines naturelles du soleil. Et pourtant, une autre à sa place l’aurait poignardé plus d’une fois ; une autre à sa place n’aurait pas abandonné si facilement. En parallèle, elle continue de tirer sur la corde placée entre eux. Rien d'autre ne les sépare. Cette corde aura néanmoins réussi à priver Mason de ses nombreux mensonges pour un court laps de temps. Afin de prolonger sa distraction, elle enchaîne sur un autre sujet un brin hésitante, mais convaincue que ça lui occupera l'esprit un bref instant :

- Où est-elle : la fille qui était avec toi cette nuit-là? C'est à cause d'elle si tu n'as jamais fini ce que tu avais commencé. Tu as été distrait ; je me suis éclipsée par la fenêtre de la salle de bains. À la manière dont tu m'observes, je sais que tu n'as rien oublié.


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MessageSujet: Re: Here we go again. Here we go again. Icon_minitimeVen 15 Fév - 22:12

Allongé, par terre, sur le sol sale de cette cabane éloignée, Mason ne voit plus le plafond au dessus de lui. Il n'y a pas assez de lumière pour qu'il soit réellement capable de voir quelque chose après ce qu'il vient de subir. Ses yeux, ils sont encore mouillés des larmes incompréhensibles qui lui sont montées plus tôt. Mais il est impossible pour lui de les essuyer, ou de renifler, car cela montrerait qu'il ressent quelque chose. Mason, il est tout bonnement incapable de se laisser aller à de vrais sentiments lorsqu'il est en face de quelqu'un d'autre. Alors, sa peine, ou qu'importe d'où viennent ces gouttes d'eau salées, il ne peut certainement pas le faire ressentir à Salomé. Tout ce qu'il sait à cet instant précis, c'est qu'il a mal. Sa gorge est douloureuse, sa peau est brûlante, ses poumons sont faibles, toutes les parties de son corps qu'il utilise pour respirer lui font un mal de chien. Alors, la seule chose sur quoi il parvient à se concentrer pour tenter d'atténuer tout ça, c'est la voix de Salomé qui continue d'être envoyée vers lui comme il en a tant envie.

Pope la sent, la corde filer entre ses doigts. Il a envie de la rattraper, doucement. Peut être même tirer un peu dessus pour voir si elle veut réellement la récupérer. Mais il se contente de laisser le tissu sec glisser entre ses doigts en vue de le quitter sans aucune vergogne. S'il ne réagit pas c'est que les propos de Salomé sont bien plus intéressants que ce qui se trame autour de cette corde. Mason, il la laisse reprendre possession de cette arme comme si elle n'avait pas failli être meurtrière quelques minutes plus tôt.

Il a envie de lui répondre, Pope. De lui retourner sa menace comme s'il avait vraiment envie de lui faire du mal. Le menacer de le faire renvoyer de cet endroit est certainement la pire des choses qu'elle peut faire. À quoi s'attend-elle, avec cette vision ? Il lui est impossible de répondre car les mots se perdent dans sa gorge meurtrie. Pour Mason, la vie serait juste impossible sans Finn et Emily. Non, tout ce qu'il trouve à faire, c'est de tourner le visage sûr le côté pour poser ses yeux en direction de son fantasme. S'il ne voyait rien jusqu'à présent, il a l'impression de commencer a discerner de nouveau des formes plus précises. Le visage de Salomé est presque invisible à cause de toutes ces ombres, mais il parvient très clairement à le deviner, à l'imaginer, comme s'il était capable de la dessiner les yeux fermés après avoir passé tant de temps à la contempler. Est-elle capable de sentir la menace qu'il lui lance, à l'aide de ce simple coup d'oeil ?

Le mot ‘’tombe'’ le fait penser à Fany comme à chaque fois qu'il l’entend venant de la bouche de quelqu'un d'autre. Mais honnêtement, Mason ne s'était pas attendu à ce qu'elle, utilise cette faible description pour parler de celle qui a un jour réussi à faire battre le cœur de ce monstre. Son visage, toujours tourné vers celui de Salomé, devient presque plus livide encore s'il le peut.  

“ - T'oublier ?” Enfin, il prend la peine de parler. Ça lui fait mal, mais pas autant que tout ce qui est en train de se passer autour. C'est comme si tout le reste, toute la douleur qu'il ressentait physiquement, se mettait à disparaître à la seconde où elle parle de Fany. “ pas possible.”

En répondant à ce propos, il essaie d'oublier les autres. Oublier ce qu'elle lui demande de Fany. Oublier tout ce qui s'est passé à cette époque-là d'ailleurs, oublier le bonheur, les rires, mais surtout tous les pleurs, et les mots difficiles à entendre que la blonde a pu lui dire avant de mourir. Il continue à sentir la corde glisser de plus entre ses doigts, mais c'est comme s'il n'y faisait plus attention. Non, Salomé, elle a trouvé la perle rare pour pouvoir le faire se concentrer. Où justement, le concentrer sur quelque chose de complètement inintéressant comparé à ce qui est en train de se passer à l'instant présent. Qui des deux est le plus manipulateur ?

“ -  C’est pas à cause d'elle,” Avec beaucoup de difficultés, il avale sa salive. Puis, dans un râle rauque sortie de nulle part, qui coupe sa phrase en deux, il se tourne complètement sur le côté. Sa main gauche tenant encore faiblement la corde, et la droite venant se poser sur le sol comme s'il cherchait à vouloir atteindre le visage de Salomé. “ mais grâce à elle. “

Voilà déjà bien trop de mots qu'il prononçait sur ce sujet si douloureux à ses yeux. Mais loin d'être aussi douloureux que cela doit l'être pour Salomé. S'il ne veut pas en parler, il veut encore moins y penser. Jamais il n'avait été aussi mauvais avec une femme, jamais il ne voudrait l’être encore. Le problème, c'est que Salomé fait ressortir toutes les choses qu'il ne pensait pas avoir à l'intérieur de lui. Cette femme le rend complètement fou, et le pire dans tout ça, c'est qu'elle n'a pas besoin d'être réellement présente pour avoir cet effet-là. Les choses sont justes beaucoup plus difficiles, et équivoques, lorsqu'ils se retrouvent dans la même pièce. Il l'a dans la peau, rien ne peut la faire sortir.

Alors encore une fois, il se met à penser à Fany. Pour la première fois depuis qu'il l'a revoit, depuis qu'ils se parlent, Mason, il est hanté par le visage de sa défunte petite amie. De celle qui l'a remis sur le droit chemin en donnant sa vie, comme si c'était le dernier sacrifice à faire pour pouvoir atteindre le paradis. En quelques mots, en seulement trois pour être honnête, il dit à Salomé que Fany est morte. Il ne s'attarde pas sur le fait que cela fait bien longtemps déjà, ni sur le fait que ça a chamboulé sa vie. Encore moins sur le fait qu'après ça, il n'a cessé de penser à Salomé jusqu'à ce qu'il la retrouve. C’est comme si la perte de Fany, était le début de sa nouvelle vie. Avec ce fantasme. Avec cette personne qui n'existe pas vraiment. Et pourtant, il a l'impression de la regarder droit dans les yeux. Mais la Salomé d'aujourd'hui, elle n'a rien à voir avec la femme qu'il pensait avoir. Qu'il pensait obtenir. Qu'il pensait mériter. Qu'il voulait coûte que coûte obtenir, la femme d’une vie.

Il ne reste plus que quelques centimètres à la corde avant qu'elle n'échappe de ses doigts. Mason, il ferme brusquement les doigts dessus comme si en cette fraction de seconde, il avait cru comprendre ce qui se tramait dans la tête de Salomé. Il la rattrape, sans pour autant tirer dessus pour la reprendre des doigts Salomé. Il ne fait que la tenir, pour qu'elle ne puisse pas s'en emparer définitivement. Sur le coup, elle vient de l'énerver. À essayer de récupérer la corde, à le faire penser à des choses qui font mal, à avoir essayé de le tuer. Tout se met à faire une énorme boule dans son ventre, dans son cœur, dans sa tête. Il ne sais plus trop quoi penser. Et s'il avait eu la force, la totale capacité de ses mouvements, on peut être sûr qu’il se serait redresser pour l'attraper. Pour lui faire peur. Peut-être même pour lui faire mal ? Mais tout ce qu'il trouve à faire, tout ce qu'il peut se permettre de faire, c'est de forcer sur sa voix même si celle-ci lui fait mal. Alors, toujours affaibli et avec une drôle de consonance à cause de la plaie due à la corde, Mason s'adresse à elle encore une fois.

“ -  Arrête tes conneries !” Dit-il en toussant subitement, Pope se met a tirer la corde comme s'il voulait la récupérer. S'il reste faible, il ne suffirait pas de grand chose de la part de Salomé pour qu'il se redresse et s'en prenne à elle. “ T'as pas réussi, tu veux essayer ? Encore ?”

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MessageSujet: Re: Here we go again. Here we go again. Icon_minitimeLun 18 Fév - 4:12

Here we go again
Lorsque le jour s'est levé, j'ai enfin vu son visage.
Chacun à sa façon manipule l'autre. Soudainement, quelques faiblesses surgissent ; il laisse croire qu'on l'a vaincu, que Salomé peut avoir le dessus, mais à la dernière seconde, il changera complètement d’attitude. Cette manipulation malsaine perturbe la jeune Olsen. Bien qu'il soit insensible aux conséquences de ses actes, qu'il ne comprenne pas les rouages des émotions humaines, cet homme n'est pas moins invulnérable aux manipulations défensives de Salomé. Elle ne ménage ni son influence ni son charme, car elle ne les comprend pas, mais lui s'en absorbe néanmoins. Si Salomé était confrontée à son propre reflet, elle se détesterait.

La question soulevée par Salomé au sujet de l’inconnue distrait davantage Mason qu’elle ne l’anticipait. Les phrases sont coupées dans sa gorge diminuée, mais il est évident qu’elle hante encore son esprit. Serait-elle morte par sa faute, parce qu’il n’a pas su être là pour elle? Est-ce pour cette raison qu’il s’accroche à Salomé comme si elle était le fantôme de cette jeune fille? L’homme pose sur la jeune Olsen un regard qui suggère multiples réflexions. Quelle blessure a-t-elle rouverte sans le savoir? L’étincelle dans le regard de Mason laisse présager que de mauvaises choses.

Alors qu'elle pense récupérer la corde, cette dernière se tend de manière inquiétante. Comme une enfant, elle redouble d’ardeur pour se cramponner à la corde que Mason tente de lui subtiliser. Il est hors de question qu’il reprenne le dessus. Savoir qu’elle peut le blesser lui procure un sentiment de sécurité qu’elle pensait avoir perdu depuis longtemps. À ses yeux, Mason est le monstre du placard, celui qui nous hante quand nous sommes petits et qui marque nos esprits une fois adulte. Autrement, elle sera éternellement coincée avec lui. Chacun s’accroche à une extrémité de la corde. Elle ressent l’impatience de son vis-à-vis qui monte d’un cran.

- J’essaie d’apprendre de mes erreurs, répond-elle quand il l’interroge sur une future récidive.

Sa propre jambe est toujours douloureuse, mais la douleur vive s’est calmée. Néanmoins, ça lui donne une idée pour s’extirper de cette situation. Elle utilise sa jambe pour frapper la base de l’armoire à proximité. À plusieurs reprises, elle percute de son talon la structure de l’armoire, tirant de tout son poids sur la corde que Mason ne souhaite pas perdre. Bien sûr qu’il est mécontent ; il ne s’imaginait pas qu’elle tenterait quoique ce soit contre lui. Elle-même s’est surprise, car généralement elle préfère fuir. Pour avoir le plus d’emprise possible sur la corde, elle se retrouve allongée sur le sol. Cette position lui permet de marteler l’armoire avec acharnement.

Soudain, elle sent quelque chose craquer sous son pied. Est-ce qu’elle est parvenue à fragiliser l’armoire tout en se débattant contre Mason? En quelques secondes, elle obtient une réponse à sa question. Ladite armoire s’incline sur le côté, déversant son contenu sur les deux individus : quelques babioles insignifiantes. La trajectoire de la chute échappe néanmoins à son contrôle. Plutôt que de se diriger vers l’homme, l’armoire penche dangereusement vers Salomé. Pour assurer sa sécurité, cette dernière n’a d’autres choix que de lâcher son emprise sur la corde. Pour s’éloigner, elle rampe de quelques centimètres. L’armoire tombe au-dessus d’elle, mais se voit amortie par le mur. La poussière lui chatouille le nez, la gorge et les yeux, mais heureusement elle n’est pas blessée, seulement coincée. Jamais ce meuble ne l’aurait tuée, mais elle est soulagée d’être intacte malgré tout.

Elle est désormais dans une posture vraiment désagréable ; elle peine à plier les genoux pour s’asseoir et son épaule est bloquée contre le mur. Au travers de la poussière et de la noirceur, elle cherche la porte du regard, mais ne la repère guère. Il est pratiquement impossible de voir quoique ce soit. Derrière cet écran de poussière, elle ne voit pas l’homme, mais l'entend respirer lourdement. Salomé ne pourra retrouver son train-train quotidien tant et aussi longtemps qu’elle n’aura pas tourné la page sur cette histoire. Comment peut-être vivre en ayant toujours ce regard au-dessus de son épaule? Elle-même pourrait être punie d’avoir ainsi blessé un habitant du village.


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MessageSujet: Re: Here we go again. Here we go again. Icon_minitimeMar 19 Fév - 16:15

Tout est si différent de ses fantasmes, que tout paraît si réel à ses yeux. Que ce soit ses émotions, les souvenirs que Salomé fait remonter, ou même les douleurs qu’il ressent. Le monde tourne autour de lui alors qu’il tente de récupérer la corde en tirant dessus comme s’ils n’étaient tous les deux que des enfants en train de se chamailler pour un jouet. Pope, il ne réagit à ce qui se passe dans l’ombre que lorsqu’il sent la corde lâcher. A cause de la force qu’ils m’étaient tous les deux à contre sens l’un de l’autre, Mason est poussé en arrière de quelques centimètres, tout juste assez pour ne pas se prendre en pleine figure l’énorme nuage de poussière qui envahit la pièce lorsque l’armoire tombe.

Le militaire respire à plein poumons toutes ces particules anciennes, qui polluent l’atmosphère déjà pas très sein de ce bâtiment. Comme s’il pouvait respirer parfaitement jusqu’à présent, il prend pour la première fois une profonde bouffée d’air au mauvais moment, ce qui le fait tousser de plus belles alors que la poussière se colle aux paroies de sa gorge. Pope tousse, respire bruyamment mais parvient à calmer un peu tout ça lorsqu’il frappe son torse à l’aide de son point droit. Lorsqu’il reprend ses esprits, il n’y voit toujours pas grand chose, mais il réagit enfin au fait que emmêlée entre ses doigts gauches, la corde se trouve comme si Salomé n’avait jamais tenu l’extrémité. Subitement, Pope tourne le visage pour voir où elle peut se trouver. Mais il n’y a aucune lumière, ni aucun son qui ne l’aide à savoir si elle est consciente, en vie, quelque part dans la pièce.

“ - Tu fais chier…” Soupire-t-il en peinant à se redresser, d’abord sur son coude, puis ensuite à genoux. Comme s’il savait d’avance qu’elle était responsable de la chute du meuble, alors qu’il n’a pas été capable d’entendre qu’elle en avait brisé le pied. “ tu t’mets dans la merde toute seule, pf…” S’il a envie de dire bien plus il se contente de cette phrase.

Lorsqu’il se lève, Pope se rend compte que sa peau du coup le tire plus encore lorsqu’il se trouve dans cette position. Mais maintenant qu’il est debout, de toute sa hauteur, il peut voir la silhouette formée d’ombre de l’armoire qui est retenue de justesse par le mur. Pas un bout de Salomé ne dépasse de sous cet amas. Son instinct lui hurle d’enlever de déchet pour sortir sa princesse de là, pour la secourir et l’emmener à l’extérieur voir si tout va bien. Pour prendre soin d’elle comme si Salomé allait se laisser faire. Mais la partie la plus obscure de son cerveau, de son âme, et pourtant celle qui l’aime le plus, lui cri que c’est bien fait pour elle. Que c’est le revers de la médaille pour avoir osé attenter à sa vie. Pour avoir oser se rebeller et ne pas le laisser faire, alors qu’il n’était pas venu lui faire du mal au premier abord. Après tout, n’est-ce pas de sa faute à elle, si elle se retrouve coincée là-dessous ?

“ - T’es en vie, là-d’sous ?”

Mason s’approche du meuble affaissé, le touche du bout des doigts pour voir à quoi il ressemble dans cette pénombre. Alors, il se penche, légèrement, pour tenter de tâter où peut se trouver le trou par lequel elle doit se trouver. Par la force qu’elle lui a montré aujourd’hui, il n’imagine pas qu’elle puisse être réellement blessée, en train de perdre la vie, là-dessous. On dirait même qu’il est trop calme, par rapport à la situation. Est-ce parce qu’il se contrôle ? Ou tout simplement parce qu’il n’a pas la notion de mise en danger, ou du réel amour. Ce qu’il éprouvait pour Fany n’a rien à voir avec ce qu’il ressent pour Salomé. Mais Pope, il est loin de s’imaginer que ce n’est pas ça non plus, aimer quelqu’un.

“ - Réponds, ou j’te laisse là comme une pauv’ fille…”

Il se redresse, sans même avoir prit la peine de se pencher plus pour essayer de la rejoindre, de l’attraper, de toucher n’importe quelle partie de son corps. Il tape une petite fois sur le dos de l’armoire avec la paume de sa main. Toujours en train de passer son autre main sur la blessure au niveau de son cou, Mason, il perd patience. Il veut se contrôler pour ne pas lui faire plus peur, plus mal. Pour ne pas risquer encore plus sa place dans la communauté dans laquelle les règles sont strictes. Il les connait par coeur, ces règles, et il sait ce qui pourrait lui arriver pour ce qui se passe aujourd’hui, ce qu’on pourrait penser de lui par rapport à ce qu’il s’est passé il y a cinq ou six ans.

Mason décide alors de la laisser là, et tout ce qu’il trouve à lui dire en plus, c’est que c’est elle-même qui cherche à être seule. Il tente de faire passer son niveau de connerie, de méchanceté, pour la simple volonté de Salomé. Alors, il s’est éloigné de l’armoire pour difficilement retrouver le chemin vers la porte. Pourtant, il met moins de temps qu’il ne l’aurait cru, comme si le destin avait voulu lui faciliter la tâche. Alors, Pope, il ouvre la porte et laisse entrer la lumière à l’intérieur du petit bâtiment. Il sort à moitié, se retourne et voit toujours à l’intérieur la poussière voler comme si elle n’avait pas eu le temps de retomber.

Dehors, il a l’instinct de vouloir respirer correctement mais le voilà de nouveau prit d’une quinte de toux. Directement, il relève son t-shirt comme s’il pouvait rester dans cette position pour cacher la marque qu’il a autour du cou. Mais il aura bien du mal à le faire avec les vêtements qu’il porte aujourd’hui. Pendant quelques instants, le gardien est resté là, à attendre, en jetant des coups d’oeil en arrière comme s’il espérait la voir sortir. Mais au final, Mason perd à son propre jeu puisqu’il rerentre à l’intérieur, cette fois en laissant la porte ouverte pour y voir bien plus clair. Il s’approche de nouveau de l’armoire, et d’une voix bien différente à la précédente, d’adresse à elle dans un changement d’humeur perpétuel.

“ - Allez, t’as juste à demander gentiment, et je te sors de là.”

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MessageSujet: Re: Here we go again. Here we go again. Icon_minitimeDim 3 Mar - 21:13

Here we go again
Lorsque le jour s'est levé, j'ai enfin vu son visage.
La jeune Olsen entend l’homme tousser, mais surtout hésiter. Elle entend ses questions, mais ne répond pas. « J’aimerais qu’il me croit morte, ainsi il partirait » est sa première réflexion. Elle pense que ses prières ont été entendues lorsque la porte s’ouvre. Toutefois, il change d’avis et fait demi-tour. Encore une fois, il prend une décision qu’elle ne comprend pas.

La colère de Salomé s’est envolée, ainsi privée de la possibilité de se venger. En réalité, le destin vient de lui faire une faveur. D’aucune façon elle n’aurait pu se pardonner le meurtre d’un homme. Elle doit s’accommoder à la réalité : elle devra accepter la présence de cet homme au village – jusqu’à ce qu’elle trouve un moyen pour qu’il soit éjecté sans qu’elle n’ait à le tuer. En toute logique, Mason ne peut se permettre de faire du mal à Salomé au risque d’être puni en retour. Elle présume que ce village est fervent des lois puisque le moindre écart propulse les indésirables dans une « case à part ». De ce qu’elle connait de Mason, la solitude semble être pire que la mort.

Elle ne veut pas accepter son aide, pas après cette tentative de meurtre. Elle préfère se sortir de ce pétrin par ses propres moyens. Menue, elle se faufile entre deux étagères, un membre à la fois. Son corps s’incline légèrement afin que ses hanches puissent se glisser dans l’ouverture. C’est beaucoup moins long que de soulever l’énorme meuble. Du coin de l’œil, elle perçoit du mouvement de sa part (soit il veut l’aider ou soit il veut l’achever), mais dans les deux cas, elle s’objecte aussitôt. Même si c’est douloureux, elle ne veut pas qu’il approche. Elle frotte ses yeux et ses joues pour chasser la poussière. Le reste de sa peau dévoilée est bientôt noir de saleté parce que la sueur absorbe chaque petite particule en suspens. Ses muscles endoloris ralentissent chacun de ses mouvements alors qu’elle quitte cet amont de débris pour marcher vers la sortie.

Le seul obstacle se dressant sur son chemin est Mason. Une fois devant lui, face à ce géant, elle relève la tête, mais pas complètement. La porte laissée entrouverte émet un jet de lumière qui lui permet de braquer ses yeux bleus clairs sur la blessure à sa gorge. Son œuvre. Sans un mot ses pupilles détaillent la peau meurtrie. Sa respiration est lourde et épuisée. Sous aucun prétexte, elle ne croise son regard. Elle ne s’excuse pas et n’attend aucune excuse en retour. Elle veut seulement quitter cette cabane sans avoir à le combattre, sans avoir à le fuir. Cette lutte constante est épuisante. Elle n’est pas de taille à rivaliser. Le moindre contact est perturbant.

- Quand tu es là, je me transforme en monstre, commence-t-elle. Et je ne veux pas devenir comme toi. Elle met un temps d’arrêt. Je vais retourner travailler, oublier que tu existes.

Le dire semble simple. Le faire paraît plus complexe. Ce n’est pas tant la douleur à ses paumes qui l’incommode. Comment oublier l’homme qui partage ses secrets? Que diront les gens en voyant l’énorme rougeur à son cou? Elle pourrait le mettre en garde mille fois qu’il n’écouterait pas. Elle n’est pas une menace. Elle a essayé de le tuer et elle a échoué. Comment, désormais, peut-elle être prise au sérieux? La peur l’aide certes à surmonter certains obstacles, mais en dehors de ces situations problématiques elle manque de courage et de rage. Hormis cela, elle cède aux remords et ne se croit pas à la hauteur du défi.

Voyant qu’il ne bouge pas, elle enchaîne :

- Je vais sortir de cette cabane...

Est-ce dit avec assez de conviction? Serait-il insensible à cette résolution?

Cette fois, ses mains sont libres. Aucune arme à l’horizon. Le transplantoir s’est volatilisé parmi les autres objets. La corde aussi manque à l’appel. Est-ce bon signe qu’elle ne soit pas à portée de vue? Une corde maudite, capable de graver la peau de péchés. Salomé n’a pas l’intention de le bousculer pour sortir. Il n’y a aucun effet de surprise. Elle est déjà bien assez déboussolée pour aujourd’hui. Chaque nouvelle rencontre avec Mason l’oblige à faire preuve d’audace. Un jour, peut-être, elle saura le confronter convenablement ; lui ou un autre. Avec lui, elle est poussée au bout de ses limites ; elle est testée.

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MessageSujet: Re: Here we go again. Here we go again. Icon_minitimeDim 3 Mar - 22:44

Elle se tient debout, droite, là, devant lui. Mason non plus ne bouge pas. Et il la regarde comme si, sûr le coup, il lui en voulait d’être sortie toute seule de sous cette étagère. Il aurait voulu pour la sauver rien qu’une fois, même d’une maigre impasse, pour se faire passer pour le prince charmant. Il est comme ça, Pope. Toujours à vouloir se placer au dessus, toujours à vouloir faire le bon saint maritain alors qu’il est aussi troublé que s’il avait été effleuré par la main du diable. Mason, depuis longtemps, aurait voulu être quelqu’un de meilleur. Être aux côtés de son frère et d’Emily l’aide sûr cette voie, mais la simple vision de Salomé a su ranimer de vieux démons en lui. Elle parle et dit qu’elle se transforme en monstre, mais ces mots ne seraient pas ceux que Mason pourrait lui-même penser ? Elle fait ressentir en lui un côté sombre auquel il voudrait jamais n’avoir succombé.

“ - Je vais sortir de cette cabane…”

Elle parle de nouveau alors qu’il n’avait toujours pas daigné bouger. Qu’il n’avait toujours pas pu bouger. Involontairement, ou presque, Mason ne veut pas la laisser partir. Il a l’impression qu’elle va lui échapper des doigts encore une fois. Sauf que cette fois-ci elle n’utilise pas la pomme de douche pour camoufler sa fuite par la fenêtre. Aujourd’hui, Salomé, elle veut passer par la porte, tranquille, comme si elle voulait partir de cet endroit en étant maître de la situation. Cette simple pensée a le don de le faire serrer ses mâchoires. Encore une fois il voudrait l’en empêcher, la garder rien que pour lui, comme si en passant cette porte elle allait aussi passer les murs de ce village.

Mason ne peut la laisser faire. Pourtant, aucun de ses muscles ne semblent vouloir bouger pour l’en empêcher. Alors, lorsqu’il la voit le contourner pour obéir à ses propres ordres, Pope, il se contente de fermer les yeux en inspirant de l’air comme si c’était réellement de ça dont son corps a besoin. Son esprit, il se distingue considérablement de son corps lorsqu’elle est dans les parages. Et la douleur physique, elle semble disparaître pour laisser place à la douleur émotionnelle que lui procure l’envole de Salomé vers sa liberté.

“ - C’était facile, avant…”

Pope a prit la parole, en l’espérant, juste à temps pour la retenir. Il a besoin de courage pour se retourner et voir si Salomé est toujours là. Mais il découvre sa silhouette qui s’avance complètement dans le faisceau de lumière que la porte laisse entrer. Là, enfin, il voit la couleur de sa peau à cause de la poussière qui s’y est agglutinée. Dans ce rayon de soleil qui contraste complètement avec la pénombre intérieure, Salomé, il la trouve magnifique. Presque sereine en approchant de la sortie, et il se dit, que peut-être, c’est la première fois qu’elle est aussi belle lorsqu’elle se trouve à côté de lui.

“ - De savoir qui était bon, ou qui était mauvais… je pensais qu’on me l’avait appris à l’armée.” Mason, il ne sait pas s’il espère que ses paroles vont faire arrêter la progression de Salomé, il ne sait pas non plus s’il a vraiment envie qu’elle s’arrête pour entendre la suite. “ Quand tu me regardes, je sais dans quel camp tu me mets.”

Pope, il se tait, quelques instants. Il ne sait plus vraiment s’il vient toucher sa blessure, celle qu’elle avait regardé si longtemps au-par-avant, à cause de la douleur ou pour se souvenir de l’effet qu’elle lui avait fait à cet instant. Mais sa main retombe bien, au moment-même où ses lèvres reprennent leur danse pour en dire encore trop.

“ - On avait des filles, dans mon unité… elles pensaient pas avoir c’qui fallait pour être au front.” Ses souvenirs de l’époque avant toute cette merde, cette époque qui paraît si lointaine, comme une ancienne vie, ils ne les partagent pas souvent. “ Mais arrivées là-bas, elles ont compris qu’elle avait pas le choix d’avoir des couilles pour survivre. Elles ont du agir pour se protéger…” Le reste, il a autant de mal à le dire à cause de sa douleur, qu’à cause de son coeur qui s’arrache, comme sa fierté d’ailleurs. “ C’est ce que t’as fais, cette nuit-là… et t’aurais pu faire plus… ça fait de vous des femmes fortes. Pas des montres.”

Quand il finit de parler, Salomé, elle est presque sortie. Il ne sait pas si elle a ralenti sa marche pour écouter ce qu’il avait à dire, ou s’il a juste parler suffisamment vite pour qu’elle entende toute sa tirade. Ce qui c’est passé aujourd’hui, mise à part lui avoir apporté une étrange frustration sexuelle, lui a montré la fougue qui hante Salomé. Son envie de survivre, et malgré tout, ses limites. Mais Mason, il est incapable de savoir réellement ce qui se passe dans la tête de Salomé. Pourquoi a-t-elle arrêté de tirer sur la corde ? Malgré sa force, Mason, il est sûr qu’il aurait pu y rester s’il avait était distrait, éloigné plus longtemps de l’air.

“ - Note que…” Il tousse, reprend. “ Je te laisse partir sans t’avoir fait de mal…” Il ne pense même pas à sa jambe, après tout, n’est-elle pas celle qui a porté le premier coup ? “ J’ai pas envie d’être ton monstre ici.”

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MessageSujet: Re: Here we go again. Here we go again. Icon_minitimeVen 8 Mar - 20:35

Here we go again
Lorsque le jour s'est levé, j'ai enfin vu son visage.
Une fois à l’embrasure de la porte, elle entend la faible brise qui carasse la tignasse des arbres aux alentours. Cette brise est si légère qu’elle ne possède pas la force de soulever ses cheveux lourds et sales. Elle voudrait tendre l’oreille, entendre le bruit de la circulation au loin sans se soucier de la pollution engendrée par les voitures. Elle voudrait sortir de cette cabane et mettre le pied dans un monde qui n’existe pas. Voilà à quel point elle est chambardée. Les voix des autres habitants ne sauraient se rendre jusqu’à ses oreilles pour lui prouver que la civilisation persiste à survivre. Elle n’entend le son d’aucun oiseau, seulement celui de la mouche à merde qui lui sert d’auréole.

Il brise le silence. Elle aurait préféré ne pas entendre sa voix. Sa première envie est de partir puisque la liberté est proche. Pourquoi se torturer à l’écouter raconter ses expériences passées? Ses explications ne rachèteront pas ses erreurs. Entend-elle bien ; est-ce vraiment lui qui compare le bien et le mal? Cette phrase l’oblige à tourner un regard suspect dans sa direction. Elle n’adhère à aucun de ses propos. Qu'il se victimise la submerge de colère. Ce n'est pas son droit.

- Tu as raison.

Trois mots qui sortent de sa bouche alors qu’elle aurait préféré se taire et partir à jamais. La suite s'enchaîne malheureusement avec plus de facilité qu’elle ne l’aurait voulu.

- Oui, tu as raison, la vie était facile avant. Tellement facile que je gardais l’espoir qu’on vienne me sauver quand tu m’écrasais de tout ton poids. Mais tu as tort ; la méchanceté des gens était seulement enfouie ; maintenant, on la distingue plus que jamais. Le bien et le mal n’existaient pas. C’était de la poudre aux yeux. Grandis comme tu m’as obligée à grandir.

Aujourd'hui, le mal est là et il ne se cache pas. On reconnaît le bien à ceux qui ne font pas le mal, tout simplement. L’émotion s’est exprimée à sa place sans hargne, plutôt avec un calme dissimulant une peur toujours présente. Elle pensait réellement tout ce qu’elle a dit. Ses jointures se crispent ; ses mains picotent sous la douleur, donc elle les détend pour atténuer la sensation. Elle a l’ultime conviction que cette conversation ne sera pas leur dernière et cela l’inquiète énormément. Cogitera-t-il pendant des jours à la manière dont il se vengera? Lui fera-t-il un procès dans ses rêves?

- Je ne suis pas celle qui déterminera si le monstre que tu es mérite sa place ici.

Simple habitante d’un camp nouvellement établi, elle n’a aucune influence auprès de ceux qui le dirigent. Si le monstre est encore là, il ne saura se dissimuler éternellement, car comme dit précédemment : dans ce monde le mal ne peut se cacher. Et si Mason n'est pas prudent, il sera l'auteur de sa propre perdre, et ce, sans l'aide de Salomé pour le pousser dans le gouffre.

Une dernière fois, elle le regarde, se demandant s'il osera clôturer cette conversation sur un souhait ou une menace. Enfin, elle franchit complètement l'embrasure de la porte. Les rayons du soleil l'aveuglent ; elle ne voit plus à l'intérieur de la cabane, car les ombres sont trop denses pour qu'on puisse y distinguer quoique ce soit. Elle retourne travailler pour être entourée, même si ses gants ont disparu, même si son transplantoir a disparu, même si ses mains sont douloureuses. Elle soignera les brûlures à ses mains plus tard, quand elle regagnera sa caravane. Sa collègue regarde d'un oeil curieux la dégaine de Salomé. Salomé n'émet aucun commentaire.


ToScroll, 2018


_________________

Salomé Olsen


Everybody waiting for the fall of man. Everybody praying for the end of times. I was born to run, I was born for this.

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