« Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16]
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« Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16]

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MessageSujet: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Jeu 31 Mar - 0:52

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Graham & Emily
« Il est où ton père ? Sérieux gamine, il t’a laissé toute seule ? Lâchez-moi la grappe ! » Murmurais-je à moi-même pour passer mes nerfs. J’étais excédée. J’avais presque envie de me munir d’une poêle pour donner un grand coup dans la tête de la prochaine personne qui m’aborderait. « Si vous voulez, je vous donne son numéro, mais attention la ligne est mauvaise ! » Continuais-je toute seule alors que j’étalais le linge de mon père, une boule au ventre. J’avais envie de pleurer, mais ce serait comme signer mon arrêt de mort. Le sarcasme, l’ironie, le paraître. C’était les seuls trois petits mots qui me maintenaient en vie. Mais pour combien de temps encore ? Fouillant dans le sac de mon père, je cherchais le silencieux qu’il avait trouvé au cours de nos années sur les routes. Je sais très bien à quoi il lui servait, j’avais une grande appréhension à le prendre, mais tirer sur une cible me ferait du bien, même si c’était du gâchis. Tant que je continuais à savoir tirer, j’étais crédible en pointant une arme sur un homme et je n’étais pas idiote, je devrais sans doute le faire plus tôt que prévu.

Plaçant le silencieux de la même façon qu’il le faisait, je me souvenais à quel point tuer des innocents étaient devenus anodins pour lui, si cela signifiait notre survie. Pendant la première année, il tentait de me le cacher, mais je n’étais pas idiote. Par la suite, il ne faisait plus semblant, me demandant seulement de ne pas regarder. Maintenant qu’il pourri dans la terre que j’ai moi-même creusée, est-ce que tout ce mal avait un sens ? Bien sûr que non. Si j’avais auprès de moi une autre personne, quelqu’un de gentil, il me dirait que ça m’a permis d’être en vie. Seulement il n’y avait personne de… Gentil à Bodie. C’était bien pour cela que j’étais un lapin blanc au milieu des loups qui ne cachaient même plus le sang sur leurs babines. C’était bien pour cela que tout cela n’avait servi à rien. Si je ne trouvais pas que se tirer une balle dans la tête était lâche, sans doute l’aurai-je déjà fait. Il est toujours facile de penser à mettre fin à ses jours, mais on se souvient que trop bien que si on prend cette décision, on ne peut pas revenir en arrière.

Alors, oui, j’avais un plan… Mais quel plan ? Qu’est-ce que j’étais en train de devenir ? Je ne voulais pas tirer sur un rôdeur mais j’essayais de mettre le meilleur ami de mon frère dans mon lit. Je ne devrais pas avoir un petit cas de conscience ? J’en avais un quand il n’était pas dans mon champ de vision. Bizarrement, j’oubliais tout quand il se trouvait devant moi. Prenant mon sac à dos avec un soupir, je m’éloignais de tous les sauvages qui se trouvaient dans une paix si fragile. Tu parles… Dans un mois, tout au plus, ils seront tous morts et même pas à cause des rôdeurs. Le souci quand on a un grand frère qui traîne trop souvent avec son meilleur ami, c’est que l’on tisse des liens et quand on a des amies idiotes… On y réfléchit sans le vouloir. Il était mon réconfort dans un monde dépourvu d’espoir. Il était la bougie allumée au loin dans un endroit sombre et sans lumière. Soupirant, je rentrais dans une maison, posait mon sac à dos au sol et j’étudiais la pièce du regard. Mes yeux se posant sur le plafond, j’aurai de la chance si la maison tenait le coup le temps que j’étais dedans. Je sortais tout ce qui pouvait faire office de bouteilles et les plaçait à une bonne distance de moi. Sortant l’arme de mon père, je visais et tirais. Une chance pour moi, j’étais bonne… C’était ridicule d’être bonne pour viser et tirer quand l’on était incapable de le faire pour sa survie. Après mon entrainement que j’avais essayé de faire le plus silencieux possible, je rangeais mon arme en remettant la sécurité. Mais comme j’allais me déplacer, je la coinçais dans ma ceinture de pantalon.

Retournant dehors, je commençais à remplir mon sac de pierres. Drôle de pratique ? Non. Graham avait changé, j’avais changé. Rien ne me permettait d’être certaine que j’arriverai vraiment à mes fins et à le séduire. Heureusement pour lui… Je n’étais pas aussi manipulatrice que je me le prétendais, parce que j’étais sincère finalement. C’était peut-être cela le plus effrayant. Surtout que je n’étais pas idiote… Graham n’était pas le mec à rester seul longtemps, même en temps d’apocalypse. Donc en fait, en plus de le séduire, j’étais une garce qui tentait de le voler à quelqu’un. Bravo miss Foster, tu as tout compris à la survie… Tu tombes amoureuse, tu es incapable de tirer, même sur des morts… J’ai oublié quelque chose à me dire à moi-même ? Les pierres, les pierres c’était pour faire de l’exercice. Si je ne pouvais pas convaincre Graham, si, finalement, je n’arrivais pas à mes fins… Rien ne me sauverait ici. Il faudrait que je prenne le risque de prendre la route de nouveau. Je n’allais pas attendre qu’un homme d’ici comprenne ma situation et en abuse dans tous les sens du terme. Alors, porter des lourdes charges au quotidien, même si mon dos me tuait à petit feu… Je n’avais pas le choix. Me faufiler, grimper, je savais faire… Ce qui avait permis à moi et mon père de rentrer dans bons nombres de maisons d’ailleurs. Malheureusement, certaines fois on tombait sur des survivants et…

« Petiote ! » Il était sérieux, là ? Je continuais à marcher vers mon second endroit, celui où je cachais un livre d’histoire et des notes que je prenais. Celui où je faisais des exercices pour me mettre à l’é… « Il est où ton père ? » « Troisième fois aujourd’hui… » « Quoi ? » « Troisième fois aujourd’hui que tu me le demandes, je sais que c’est un homme merveilleux mais il n’est pas intéressé si tu vois où je veux en venir. » « Tu peux au moins t’arrêter qu’on discute un peu quoi ? » Euh… Laisse-moi réfléchir, non ? Posant mon sac devant l’entrée de ma maison, je me retournais vers lui, l’air hautain, les bras croisés. « Qu’est-ce que tu lui veux à mon père ? » « Il est où petiote ? Il t’a laissé seule… » Un sourire qui ne plaisait pas se greffait sur le visage de celui qui me faisait face. J’avais l’air impassible, mais ce dernier se rapprocha bien trop près de moi à mon goût. Dégainant immédiatement, en ayant bien pris le soin de retirer la sécurité, je visais directement son cœur. « Recule, sauf si tu veux dire bonjour aux pissenlits. » Je le savais, j’étais incapable de tirer et toute cette comédie était du bluff. « Tel père, telle fille. » Lançais-je à sa direction comme du venin qui sortait de ma bouche. Par précaution, l’homme leva les mains en l’air en riant avant de commencer à s’en aller. Je gardais mon arme braquée, juste au cas où.




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Dernière édition par Emily C. Foster le Jeu 16 Fév - 17:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Lun 18 Avr - 12:26

Nous étions maintenant installé à Bodie, ce camp où la survie sans scrupule était clairement mise en avant. J’étais dans mon élément avec des gens de ma trempe. Je n’irais pas jusqu’à dire que je me sentais à ma place mais au moins mes agissements n’était pas constamment réfuté. Cela n’était pas le cas de Rebekah et Alixen qui avaient la même façon d’agir que moi. Disons simplement qu’ici, personne ne faisait vraiment attention à notre façon de survivre. Je n’irais pas jusqu’à dire que je passerais des mois et des mois ici mais pour le moment, cela faisait du bien de pouvoir se posé un peu quelque part de sûr. Enfin… Sûr pour qui a un minimum de tempérament et sait survivre, autrement ce lieu représente l’enfer où la seule issue reste soit la mort, soit de devenir un simple petit toutou obéissant. Je peinais à me plier aux règles de Bodies et j’enfreignais constamment la moitié mais mon efficacité et mon éternel sang-froid me permettait de garder ma tête bien ancré sur mes épaules et de vivre sans avoir peur. Ici, je ne craignais personne. Ils étaient de dangereux prédateurs soit, je pouvais être encore pire. A mes yeux, leur vie n’avait pas la moindre valeur et membres du groupe ou non, chaque personne se mettant en travers de ma route ou de celle de Rebekah ou Alixen périrait dans d’atroces souffrances.

Ma plus grande surprise lors de mon arrivée à Bodie fut de recroiser Emily. Je ne savais même pas qu’elle vivait encore mais surtout la dernière fois où je l’avais revu remontait à un petit moment avant l’épidémie. Comme quoi, même en temps d’Apocalypse, le monde reste très petit. Au fond, j’avais même sans doute recroisé certaine de mes connaissances en rôdeur sans m’en rendre compte et je les avais peut-être même éliminés. Mais là, Emily était vivante et surtout une personne que je connaissais depuis l’enfance. Elle était la petite sœur de Tommy mon ancien meilleur ami et parrain de mon fils que j’avais perdu de vue au début de l’apocalypse. Etait-il vivant ou mort ? Je ne le savais pas mais je lui souhaitais soit d’avoir péri rapidement, soit d’avoir survécu sans vivre de malheur. Avait-il changé ? Etait-il encore le même ? Tant de questions qui restait sans réponse et que j’évitais de me poser. Pour ma part, je n’étais plus le même homme, souriant, taquin, joyeux et surtout doux comme un agneau. Ma bonté avait disparu derrière des couches et des couches de barrières psychologique composée de cruauté et de meurtre. Je n’étais plus le même, j’étais brisé de l’intérieur et refondé sur des bases de haine pur. J’en voulais au monde, j’en voulais à tous ses survivants qui parviennent à vivre heureux, à cette foutue maladie et même aux morts encore debout ou définitivement parti.  Rebekah et Alixen était à ce jour les seules personnes à être vraiment parvenue à entrer dans mon cœur et me faire ressentir de l’affection, Emily mise à part puisque je la connaissais d’avant et qu’elle représentait mon passé. C’était cela qui semblait réellement intriguant avec elle, elle faisait resurgir des émotions et une amitié passée, mais elle avait changé, elle avait vieillie surtout et était devenue mystérieuse. Mais au final, elle était toujours la même. Une sorte de mystère ambulant. On m’avait dit que son père faisait aussi parti du camp et même si je ne l’avais plus vu depuis des années, j’avais été content de l’apprendre seulement je ne l’avais jamais vraiment vu.

Aujourd’hui, j’avais décidé de trainer au camp. Je ne savais pas vraiment où trainait mes deux équipières mais elles pouvaient bien survivre sans moi. J’étais normalement prévu pour être veilleur dans quelques heures avec quelq mais cela ne m’enchantait guère. Pas le choix cependant, mais ça ne devrait pas prendre trop de temps. J’étais déjà prêt en avance, j’avais à contrecœur laissé ma batte métallique à l’intérieur de mon domicile pour la troquer avec un couteau de survie et un fusil d’assaut noir.  Je me préparais donc pour mon tour de garde nettoyant mon arme lorsque j’avais aperçu Emily partir un peu plus loin. Rien de bien alarmant, elle faisait sa petite vie sans rendre de compte à personne. C’est lorsque j’avais vu Emily revenir chez elle avec un mec qui lui collait aux basques et qui avait l’air de l’agacer. Je les suivais du regard  depuis chez moi, la jeune femme habitant presque juste en face à quelques maisons d’écart, sans encore agir astiquant mon fusil après lui avoir placé son silencieux. Cela ne me regardait pas et je jugeais que puisqu’elle vivait à Bodie, elle semblerait capable de se débarrasser d’un con pareil ou au moins de le neutraliser. Je fus cependant surpris de voir la jeune brune sortir une arme pour le pointer sur le mec. Finissant enfin l’entretien de mon arme, je plaçais mon œil dans le viseur en le posant contre mon épaule en direction d’Emily et du mec. Je voyais qu’il repartait et je connaissais suffisamment Emily pour savoir qu’elle n’était pas à l’aise. Les autres ne pourraient pas, ils ne la connaissaient pas assez. C’est pour cela qu’après avoir placé mon viseur sur le crâne du crétin, j’avais appuyé sur la gâchette, l’abattant soudainement dans un léger sifflement. Le corps s’écroula presque immédiatement devant elle tandis que je prenais mon fusil sur l’épaule, le tenant par la sangle de transport et me dirigeant vers elle. « Ouvre-moi ta porte, on va le foutre à l’intérieur en attendant la nuit. » J’étais sérieux et direct ne lui laissant pas le temps de réagir tandis que je le soulevais par les aisselles en le trainant jusqu’à ce qu’elle m’ouvre. «  Il te voulait quoi lui ? » lui demandais-je sérieusement.  « Personne n’a l’air de nous avoir vu. » disais-je une fois à l’intérieur en regardant à travers les fenêtres.
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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Mer 4 Mai - 18:22

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Une seule certitude existait dans ce bas monde : l’incertitude. Un homme vous donne la vie en tombant amoureux d’une femme et en le lui prouvant de nombreuses fois, au point que votre existence devienne concrète. Cet homme change de visage et décide de vivre en votre nom, parce que vous êtes la plus belle chose qu’il ait faite sur cette Terre. Son apparence change une seconde fois, lorsqu’il réalise que ce sera vous deux face au reste du monde. Il préserve votre innocence. Cet homme va jusqu’à se mettre une balle dans la tête, craignant de vous blesser. Vous êtes finalement seule et personne ne pourra plus vous protéger. Un autre homme arrive alors, ce dernier est parsemé de mauvaises intentions. Ce qu’il veut ? Vous voler votre innocence. Il veut aussi que vous lui apparteniez, mais de façon malsaine. D’une façon qui vous tuerait de l’intérieur, et seulement si vous avez de la chance, vous arriverez à vous laisser mourir.
Mon arme était en joug sur cet homme, mon poignet n’était plus, l’arme était le prolongement de mon bras. Cette arme faisait partie de moi et c’était bien pour cette raison que je tirai aussi bien. Un regard noir, un regard de haine était dirigé vers l’incarnation d’un diable sous la forme d’un homme malsain. Il ne fallait pas respirer, ne pas trembler. Si une seule faille apparaissait, c’était le sang de l’un ou de l’autre qui serait versé.

Le cœur, ce moteur indispensable à l’être humain, c’était cela que le bout de mon bras visait. C’était comme si je pouvais compter les battements du cœur de cet homme qui s’éloignait, allant sans doute à la recherche d’une autre jeune fille à violenter. Ce camp était la mort incarnée, un enfer sur Terre, le vrai était même peut-être plus doux. S’il existait. Un, deux, trois… Eloigne toi plus vite, quatre, cinq, six, ma volonté faiblissait, mais lui tourner le dos maintenant serait du suicide. Sept, huit… L’individu s’écroula soudainement à terre, tel un pantin désarticulé. Ma bouche ouverte se contentait d’aspirer le cri que je voulais pousser. Je me collais immédiatement à la porte de la maison, prête à devoir riposter. Une mutinerie dans le camp ou le simple règlement de compte d’une autre fille ? Je n’attendrai pas de me prendre une balle dans la tête pour le savoir. L’œil dirigé vers l’endroit où un éventuel tireur devait être encore, j’allais rediriger mon arme quand j’aperçu Graham prendre le cadavre et le traîner vers moi. « Graham ?... » Il était inutile d’émettre une évidence, encore plus dans un moment pareil. Seulement, pourquoi lui avoir tiré dessus ? Pour la protéger elle ?... Il n’y avait pas de logique à cela. J’essayais tant bien que mal d’être persuasive avec lui et de lui plaire plus que de raison. Je souhaitais qu’il me protège, mais il ignorait encore tout pour mon père. Il le fallait. Il fallait qu’il ignore que je n’avais pas changé, que mon esprit était le même et que tuer, ce n’était pas ce que je souhaitais. J’étais un poids et quand on veut convaincre quelqu’un, on évite de commencer par lui apprendre ce genre de choses.

Pour l’heure, le temps n’était pas à la réflexion. J’étais sur les dents, désemparée et affreusement triste sans même pouvoir porter mon deuil. Je lui ouvrai la porte immédiatement et l’aidait même en prenant les chevilles du corps qui allaient bientôt se raidir. Fermant derrière moi, je restais muette. Un cadavre de plus. Ils ne me faisaient plus rien, ils deviendraient presque fascinant à force d’être obligé de les regarder. « Tu n’avais pas à le faire. » Ingrate ? Perturbée plus tôt. J’avais exigé muettement à mon père d’endosser le rôle de tueur et je n’avais pas voulu porter ce rôle avec lui. Je n’avais pas à l’imposer maintenant à Graham. « Tout ce qu’il voulait c’était savoir où était mon père… Officiellement… Officieusement, je pense qu’il voulait savoir à quoi ressemblait le corps d’une femme, s’il n’en avait jamais vu. » Le regard posé sur ces yeux vide d’expression, j’en oubliai mon rôle de séduction, mon rôle de manipulatrice. Il était plus facile et aisé de jouer à cela avec un homme que l’on n’apprécie pas. Je ne voulais pas tâcher de sang Graham pour mes beaux yeux. « Je t’ai toujours admiré je crois… Au fond… Parfois tu me tapais sur le système, comme mon frère, mais vous étiez deux personnes qui comptaient réellement pour moi. Tu devrais partir, je m’occuperai de lui. S’il le faut, je n’aurai pas de mal à faire croire que c’est mon œuvre. Je suis très persuasive quand je veux… » Et plus personne ne m’attends, plus personne n’a besoin de toi. Graham avait peut-être plusieurs personnes autour de lui, mais égoïstement, je ne voulais pas le savoir. Parce que j’en deviendrais jalouse immédiatement. « Je crois que mon père cache quelque part dans la maison une scie… Je le découperai en morceaux et je creuserai plusieurs petites tombes. » En étais-je vraiment capable ? Peut-être ou peut-être pas. L’important c’était de faire sortir Graham de l’endroit où il s’était mis. Il n’aurait pas dû prendre autant de risques pour moi.

Je pouvais paraitre sans faille, mais pas de façon permanente. Quand la situation dramatique me reviendrait en plein visage, je ne veux pas qu’il soit là pour me voir faiblir. Je lui attrapai le poignet délicatement, regardant sa main. « Tu devrais partir maintenant, merci de ton aide. » Relevant mon regard sur lui, je voulais me montrer persuasive. Mais il était bien plus facile de mentir à quelqu’un qui ne nous connaissait pas depuis des années.





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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Sam 21 Mai - 15:45

La plupart de mes actions étaient généralement totalement inexpliquées puisque j’agissais totalement à l’instinct. C’est-à-dire que sans vraiment réfléchir, je décidais de vie ou de mort sur mes victimes simplement car je réalisais mes actions sans la moindre once de réflexion. C’est pourquoi je ne saurais expliquer pourquoi j’avais aidé Emily, pourquoi je ne l’avais pas laissé dans sa galère avec cet homme qu’elle braquait. Je sentais qu’elle ne tirerait pas. Comment le savais-je ? Au fond je ne le savais pas mais cela se voyait dans sa façon de tenir son arme, à sa posture peu assurée. J’étais un ancien professeur, je voyais et était capable de repérer différent comportement et les interpréter même si ceux comprenant le meurtre et le port d’une arme, je les avais appris sur le tas. Je savais juste que je ne voulais pas qu’elle ait des ennuis, j’appréciais la jeune femme et je savais que les gens de Bodie pouvaient se montrer impitoyable. Je ne savais juste pas ce qu’elle pouvait bien cacher pour avoir eu l’air si paniquée qu’elle avait dû pointer son arme sur une autre personne de son propre camp. En un instant, j’avais posé le manche de mon arme sur mon épaule, aligné la tête de ce connard qui embêtait mon amie et j’avais appuyé sur la gâchette sans la moindre hésitation, retirant la vie d’un homme en une demi-seconde. Emily s’était alors demandé d’où devait être venu le tir ne m’ayant ni entendu, ni vraiment aperçu. Je n’étais pas mauvais en sniper, une qualité que je n’aurais jamais découvert de moi si l’épidémie ne s’était pas déclaré. Mais je pense que je ne l’aurais pas regretté. Je n’avais cependant pas trainé, au contraire, je me dépêchais d’agir en sachant clairement que chaque seconde compterait. Je m’étais approché du corps en le soulevant ordonnant l’aide d’Emily. Je n’étais pas dans mon rôle de gentil Graham sympathique et blagueur, même si je n’avais aucun respect pour ces ordures vivant à Bodie, je savais bien que si le meurtre de ce crétin venait à s’apprendre Emily comme moi serions exilés voir pire, tués. J’attrapais le cadavre que je commençais à trainer en direction du logement de la jeune brune sans plus attendre. Il ne fallait pas être vu. Heureusement, bien que surprise, la survivante m’ouvrit la porte sans plus attendre après un très léger instant de réflexion. Il fallait peut-être qu’elle réalise. Après m’avoir aidé à entrer le corps, celle-ci ferma derrière elle avant de m’adresser quelque mot. Je n’avais pas à le faire ? Mais ? Pour qui se prenait-elle. J’arquais alors un sourcil. « Sache que je n’ai besoin de l’accord de personne pour tuer quelqu’un. » Retirer une vie ? Pour moi, cela ne signifiait rien. C’était un peu comme trop manger à un repas ou taquiner un ami. Je le faisais quand bon me semblait. Je lui demandais ensuite tout de même ce qu’il lui avait voulu, histoire de savoir pourquoi elle l’avait braqué et pourquoi j’avais dû le tuer. « Un connard quoi ? Il ne devrait manquer à personne alors. » Je haussais les épaules. Des ordures voulant s’approprier le corps d’autres femmes de gré ou de force étaient monnaie courante dans ce monde apocalyptique. Il avait dû penser pouvoir profiter de l’absence du père Foster pour profiter de sa fille. Je ne regrettais donc pas de l’avoir tué, si tant est que j’avais du regret sur les vies que je conclus. J’observais à la fenêtre pour vérifier que personne ne nous avait vu. Non et heureusement. Ma bonne étoile semblait continuer de veiller sur moi.  C’est alors qu’Emily se lança dans de belles confidences que j’écoutais attentivement. Elle avouait que je comptais énormément pour elles. « Tu ne devrais pas rester bloquer dans le passé Emily, qui te dit que je ne suis pas devenu une ordure moi aussi ? » Je ne voulais pas casser ses rêves et ses souvenirs, au fond j’étais touché. Mais j’avais changé, si je l’avais recroisé en d’autre circonstance que dans un camp bien à l’abri, rien ne nous dit qu’elle serait encore de ce monde. En réalité si, car je ne parvenais pas à oublier mon passé mais ne sait-on jamais. Elle me disait ensuite comment elle allait faire pour se débarrasser du corps avant qu’elle ne me propose de partir. Je croyais rêver alors que la jeune femme faisait tout pour me protéger en m’éloignant de cette affaire. « Je n’ai pas pour habitude de faire la moitié des choses, je l’ai tué, je m’en débarasse. » rétorquais-je froidement. « J’ai pas besoin d’être protégé, je l’ai crevé, j’assume mon choix. Estimes toi juste heureuse que j’ai été là un temps car tu l’aurais laissé filé. » Elle avait beau vouloir se montré persuasive, je voyageais avec Rebekah depuis plusieurs mois pour pouvoir ne pas me laisser influencer par les choix d’une femme. Bekah dans le genre capricieuse faisait bien fort.  « Je veux bien ta scie par contre ! »
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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Dim 22 Mai - 17:26

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On ne vit jamais pour soi-même. Première leçon. Les seuls qui ne vivaient que pour eux étaient des sociopathes sans réelles ambitions. Chaque personne venant sur Terre respirait déjà pour la femme qui l’avait mis au monde. Puis, on se battait pour vivre auprès d’autres, d’autres qui semblaient avoir besoin de nous. Pas un besoin vital, mais juste… Qu’ils aiment vous savoir en vie, savoir qu’ils peuvent vous parler, que vous serez toujours-là. Certains vous tournent le dos, mais s’effondre en larmes s’ils découvrent votre dépouille. Une fois un être cher mort, on ne peut plus réparer, on ne peut plus revenir sur nos choix. Je fonctionnais à l’instinct, j’avais l’air bien sur tout rapport, il n’en était rien. J’étais une petite peste qui savait exactement ce qu’elle voulait et quand elle le voulait. Mais j’étais une peste qui vivait avec une douleur vive dans la poitrine, je venais de perdre mon père et je continuais à jouer un rôle malsain auprès de tout ceux de ce camp. Le rôle le plus malsain que j’avais était auprès de Graham. Le séduire, l’amener à être mon garde-fou. Pourtant, mon rôle se craquelait à chaque syllabe qui sortait de la bouche du garçon. Je le regardais entre mélange d’incompréhension et de dégoût. De dégoût oui, parce que mon entreprise ne m’avait jamais prévenue que si je le draguais, il y avait un risque que j’en tombe réellement amoureuse. Alors ça me dégouttait, de voir à quel point j’étais insignifiante pour lui. Jusqu’ici, j’avais survécu pour mon père, mais je n’allais pas me fatiguer longtemps pour un fantôme qui souhaitait sans doute qu’une chose à présent : que je le rejoigne. Il ne fallait pas s’y tromper, si je me tenais toujours debout, que je continuais de me battre, c’était pour ce sniper qui me faisait face. Il avait de la chance d’être à quelques mètres de moi, la claque serait partie toute seule. De quel droit il me parlait sous ce ton ? Il veut vraiment jouer à ça ? Et dire que dans mes souvenirs, c’était mon frère qui me tapait plus sur le système que Graham…

Muée dans le silence, je sentais mes articulations trembler sous la montée de colère fulgurante qui montait en moi, alors qu’il attendait que je lui amène une scie. « T’es vraiment trop con. » Sifflais-je entre mes dents. Il ne pouvait pas savoir, il ne pouvait pas imaginer. Il n’était pas écrit sur mon front que je ne plaisantais pas et que j’avais des sentiments pour lui. Il n’était pas non plus écrit que je me maîtrisais par l’opération du saint esprit alors que je n’avais jamais pu faire mon deuil. Mon père avait toujours été la personne la plus importante à mes yeux et maintenant… « Tu le penses vraiment ? Tu t’entends parler ?... Tu ne veux pas que je m’attache à mon passé ? Alors qu’est-ce que tu veux que je fasse Graham !!? » Ouvrant les bras, je lui montrais l’absurdité de la situation, de notre nouvelle vie. « Réveille-toi, il n’existe plus que le passé, l’avenir est mort depuis déjà trois ans ! Mais j’y suis dans le présent mon chéri, j’y suis et j’y crève comme n’importe qui ! Personne ne gagnera à ce jeu Graham, personne ! Alors tu crois vraiment que je me préoccupe de savoir si t’es un salop ou non ? J’en sais rien et je m’en moque ! Les sentiments ne s’achètent pas au super marché. Désolée si tu n’apprécies pas le fait que je t’apprécie, mais t’as qu’à pas me parler ou mieux encore. »  Faisant sauter une nouvelle fois le cran de sécurité de mon arme, je collais le canon sur ma tempe, sans peur. La colère dirigeait chacun de mes gestes. « Tu appuies ou j’appuie ? Que l’on voit lequel de nous deux a le plus changé à cause de cette putain de merde ? J’en ai rien à faire, parce que plus personne n’a besoin de me savoir en vie ! C’est ça la réalité Graham ! Plus personne ne tient à moi et j’avais pas besoin que tu me le confirmes en me parlant comme tu le fais ! » Mes nerfs n’étaient pas redescendu que je rangeais malgré tout mon arme dans ma ceinture avant d’attraper une tasse près d’une table basse, l’écrasant contre un mur avec violence. Me calmant légèrement, passant une main dans mes cheveux, je repensais à chacune de ses phrases condescendantes. D’un regard noir, symbolisant le sentiment d’une femme blessée au plus profond de soi, je lui rétorquai alors. « Merci de ton indulgence, tu m’as sauvé Graham… Enfin, ce qu’il reste de moi. » Affirmais-je amèrement avant de bouger de pièce. Reprenant alors ses propres mots, en espérant qu’il capte une seconde que ce n’était pas agréable à l’oreille, j’avançais dans l’autre pièce. « Sache que je n’ai besoin de personnes pour me faire réaliser que je vis les derniers jours de ma vie et qu’aujourd’hui sera peut-être le dernier. »

Cette colère, ces tremblements, cette rage qui ne cessait de croître. Je le savais. Ce n’était pas vraiment les mots de Graham, me faire jeter par un mec, je connaissais. Ça ne fait jamais plaisir, mais je connais. Le deuil par contre, le deuil de mon père… Je ne pouvais pas y faire face et mon seul soutient dans ce camp montrait de plus en plus qu’il n’avait vraiment pas envie de passer du temps avec moi ou même savoir sincèrement si j’allais bien. Ma main gauche griffe le parquet alors que je sens d’éventuelles larmes monter. Pourquoi rester ? Pourquoi essayer de m’adapter à ce camp pour approcher un homme qui estimait que je n’étais pas plus importante que n’importe quelle autre personne qu’il verrait dans ce camp ? Partir était simple, mais c’était lâche. Se tirer une balle dans la tête n’est pas si compliqué que cela en soi, on n’a pas vraiment le temps de réfléchir au geste et à ses conséquences. Tandis que mon esprit s’obscurcissait, les doigts de ma main droite atteignirent enfin la scie qui était cachée sous des lattes du plancher. Cette rancœur, cette douleur, ce silence de mort toutes les nuits depuis le départ de mon père, ils ne devaient pas exister en présence de Graham. Même s’il m’avait complètement découragé avec son pitch. Je prenais quelques secondes pour moi, pour me calmer et me ressaisir.

Retournant dans la pièce où se trouvait le corps et Graham, j’enjambais et le premier et m’approchait dangereusement du second. D’un air calme et posé, comme si la crise d’il y a quelques minutes n’avaient jamais existé. Je posais la manche de la scie doucement, contre le torse de Graham, le regardant droit dans les yeux. Reprenant un jeu malsain, un jeu qui, de toute évidence, ne marchait absolument pas sur l’ancien professeur. « J’ai vu mon père changer, tuer : enfants, adultes… J’ai connu pire que lui et j’en porte les marques. Je n’ai pas peur que tu sois une ordure, parce que ça m’est égal de tenir à quelqu’un qui a des défauts. Personne n’est parfait Graham. Je ne le suis pas non plus. » Soufflais-je à quelques centimètres de ses lèvres. Mon regard semblait dessiner son visage alors que je m’éloignais, lui laissant la scie. J’attachais mes cheveux de façon méthodique et glissait près du corps une poubelle. « Tu as besoin d’autre chose professeur ? » Lançais-je de façon enjôleuse. Seuls mes doigts presser contre la benne pouvait encore trahir le fait que je n’allais pas bien, que j’étais instable ces derniers temps. Moi, je taisais mon propre état. Dans un geste mécanique, je continuais à vouloir séduire Graham alors que je commençais à sérieusement me demander s’il y avait vraiment une raison à cela. Cela occupait mes journées, mais avais-je vraiment espoir que cet homme finisse par avoir de vrais sentiments pour moi ? La flamme s’éteignait au fur et à mesure qu’il ouvrait la bouche pour me remettre à ma place. Peut-être qu’il ne le voyait pas, ne le remarquait pas. Je n’étais plus la petite fille d’autrefois, j’étais une femme. Si je n’avais pas voulu le remettre à sa place sous le coup de la colère, peut-être aurais-je pu gagner des points auprès de lui. J’en avais sans doute perdu, mais tout ce que j’avais dit était réel. Maintenant, dans ce camp, le seul qui voudrait peut-être encore me savoir en vie, c’était lui. Seulement, il avait avancé clairement que tuer était devenu un jeu pour lui. Je n’utilisais la violence qu’en cas de nécessité. Mais j’avais vu bien plus monstrueux que mon père ou Graham. J’aimais cet homme. Ce n’était pas de l’amitié, c’était un lien beaucoup plus fort. Alors, même s’il allait sans doute découper en morceaux le corps de ce pervers, je savais que mes sentiments resteraient intacts. Ce que l’on fait dans cette nouvelle vie ne reflètent pas réellement qui on est. Je pensais être rigoureusement la même et pourtant… J’avais appris suffisamment l’anatomie humaine pour m’en sortir dans une position délicate sans tuer. Qui était vraiment le monstre ? Celui qui refuse de tuer pour sa bonne conscience mais mutile ? Ou celui qui au moins, a le mérite d’achever son travail ? Quoiqu’il en soit, il fallait que je garde cette apparence d’ancienne peste devenue séductrice. Pleurer signerait complètement la fin d’un quelconque espoir d’obtenir un jour le cœur du tueur implacable qui était maintenant rentré dans la maison du petit chaperon rouge.





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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Dim 22 Mai - 21:38

Nous étions tous différent maintenant que l’apocalypse avait bouleversé nos vies il y a trois ans. Nous avions tous changé, tous sans exception. C’était particulièrement le cas de chacune des personnes présentes dans ce camp, ou pour la plupart du moins. Je doutais que la moitié était vraiment de mauvaises personnes, mais en réalité je n’en savais rien. Je ne parlais plus de mon passé, même les personnes les plus proches de moi à ce jour n’en savais rien. Rebekah ne savait même pas que j’avais été un jour marié et que j’avais eu un enfant. Emily elle, le savait, c’est peut-être pour cela que je mettais des barrières au passé lorsqu’elle m’en parlait. Je ne voulais pas que de fil en aiguille, nous nous rappelions des souvenirs comme-ci le monde était normal et que nous étions simplement autour d’un verre comme de bons vieux amis. Je ne voulais pas qu’elle repense à ces souvenirs qui risquerait de l’affaiblir. A mes yeux, les émotions étaient des faiblesses. J’en ressentais encore, mais je les gardais pour moi. J’étais un prédateur et c’était devenu ma véritable nature. Pourtant j’appréciais encore Emily, je gardais un œil sur elle et elle faisait clairement partie des gens à qui il ne fallait pas toucher. Je voulais seulement garder une distance, Emily comme tout le monde risquait de mourir, Emily bien qu’elle semble être devenu une réelle survivante, était encore moins dangereuse que mes deux équipières. Emily cachait en revanche un secret, je le savais, j’avais ce flair pour cela mais je ne savais pas quoi. Etait-ce en rapport à son père qu’on ne voit que très peu voire jamais au camp. Qu’avait-il fait et où était-il ? Je ne saurais dire quoi. Je voulais des réponses mais autant qu’Emily ne s’imposerait pas dans ma vie privée, je ne m’imposerais pas dans la sienne.

Emily n’avait rien répondu de ce que je lui disais restant muée dans un silence profond. Pourquoi ne parlait-elle donc pas ? Je me disais alors que je l’avais vexé même si au fond je n’avais fait que dire une pure et simple vérité. C’est alors qu’elle m’insulta, ce qui m’étonna me faisant arquer un sourcil et croiser les bras. « Mais encore ? » Je ne comptais pas m’énerver pour une si petite insulte mais je voulais surtout qu’elle développe sa pensée.  Je la laisserais donc me déballer tout ce qu’elle voulait si elle en ressentait le besoin. Mais quoi qu’elle fasse, quoi qu’elle dise je ne démordrais pas sur le fond de ma pensée. Elle se confiait à moi mais rien ne lui affirmait que je fusse le même, qu’elle comptait pour moi ou que je ne la tuerais pas. Je pouvais aussi être une ordure. Pourtant elle venait me dire des confidences comme-ci rien n’avait changé. Elle avait de la chance, c’était le cas, du moins cette affection que j’avais pour elle. « Oui je le pense vraiment. » répondis-je entre deux de ses phrases tandis qu’elle tentait à son tour de me faire une morale. D’après elle, seul le passé existait encore car l’avenir était mort. J’écoutais attentivement chacun de ses mots, de son petit coup de gueule, elle vivait dans le présent, elle crevait dans le présent, elle se foutait que je sois un salop ou non, me reprochant le fait que je n’appréciais pas le fait qu’elle m’apprécie. Je n’eux cependant pas le temps de répondre qu’elle saisit à nouveau son arme faisant sauter le cran de sécurité avant de coller le canon sur sa tempe. Mais elle me faisait quoi là ? Elle me menaçait de se suicider, me lançait l’ultimatum de la tuer ou qu’elle le fasse. Elle partait en vrille, plus personne ne tenait à elle. « Mais vas-y tires-toi une balle ! Tu attends quoi que je te retienne ? C’est pas ça la vie maintenant. Alors peut-être que t’as plus personne mais tu crois vraiment que te raccrocher à moi va changer quelque chose. J’ai tout perdu Emily, tout perdu ! Alors oui je ne suis pas resté dans le passé car pour moi ça n’existe plus et tu devrais en faire autant et aller de l’avant. Ou si tu n’as pas les épaules pour alors appuies sur cette gâchette. Mais ne t’en prend pas à moi car tu ne supportes pas cette vie, je n’ai pas déclenché cette apocalypse, je la vis comme toi. Ça ne veut pas dire que je ne t’apprécie pas.»

La jeune femme rangea alors son arme. Elle n’allait pas se tuer, je n’en avais pas la certitude mais je l’aurais laissé faire son choix. Je la suivais du regard lorsqu’elle lançait sa tasse contre un mur sans broncher une nouvelle fois. Elle craquait, c’était normal, j’attendais qu’elle finisse. Elle revenait par la suite à la charge en me remerciant ironiquement d’avoir sauvé ce qu’il reste d’elle. Elle reprenait à la suite mes mots les modifiant me disant qu’elle vivait ses derniers jours.  « On le sait tous. » Je le suivais toujours du regard ne comprenant tout de même pas cette colère que je trouvais injustifié. Elle me tenait presque responsable de tous ses malheurs alors que je n’avais fait irruption dans sa vie qu’il y a peu de temps.  J’avais l’amer sensation de prendre à la place d’un autre et cela ne me plaisait pas vraiment mais je la laissais se défouler. Je n’avais pas envie de lui faire du mal alors j’attendais. Elle était cependant partie et je ne l’avais vu revenir qu’une ou deux minutes plus tard avec la scie dans la main. Je n’étais pas particulièrement impatient de devoir démembrer cet homme mais cela ne dérangeait pas non plus. Je ne réfléchissais pas et je faisais ce que je devais faire. De toute façon, je ne pouvais me résigner à laisser Emily le faire. La jeune femme me donna l’arme assez froidement me regardant droit dans les yeux d’un air glacial. Je l’attrapais sans décroché du regard avant de laissé mon bras retomber le long de mon corps. Elle recommençait à parler, à se confier sur son père qui avait plus ou moins suivi le même chemin que moi-même si cela me touchait au fond, qu’elle s’entête à vouloir m’apprécier. « Tu es persévérante au moins » Avouer mes sentiments ne me ressemblait pas, mais mon sourire ainsi que cette phrase lui prouvaient bien qu’elle arrivait à franchir mes barrières. Je reprenais mes esprits lorsqu’elle approcha une poubelle de moi et je me rappelais ma mission principal. « Tu aurais pas un drap ? Histoire que je démolisse pas à jamais ton plancher. Le sang, ça part pas des masses. » J’attendais que la jeune femme m’en ramène un, le ton redescendait même si je n’aimais pas être appelé professeur, je ne l’étais plus. Je soupirais en me mettant au travail. Je prenais cependant la précaution de prendre chacun des équipements de l’homme et je lui retirais aussi ses vêtements qui pourrait toujours être utile. Une fois presque nu, je commençais à scier les jambes de l’homme. Cela prenait du temps, même si le corps n’était pas encore atteint de rigidité cadavérique, les os résistait et le sang giclait surtout lorsque je touchais une artère mais je ne bronchais pas. Je n’avais même plus la nausée. Je mettais les partie du corps les unes après les autres dans le sac poubelle sans parler. Je tenais à garder le silence le temps de mon travail. Les bras y passaient ensuite, puis la tête. Il me fallut bien plus d’une heure pour réaliser ce travail mais je m’en fichais. « Voilà… » Je me relevais, les vêtements totalement couvert du sang de cet homme dépecé. « Emily, sache que je t’apprécie, mais je t’apprécie maintenant et pas comme un fantôme de mon passé, c’est juste cela que je voulais te dire. »
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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Ven 27 Mai - 16:46

« Where is your father, lovely ? »
Stop with this question !
Graham & Emily
Egoïstement, la première chose que j’ai voulu demander à Graham la première fois que mon regard s’était posé sur lui à Bodie, c’était s’il avait vu mon frère. Egoïstement, j’ai commencé à jouer à un jeu dangereux avec lui, un jeu de séduction, pour avoir un bouclier humain. Quelqu’un capable de tuer alors que j’étais dépourvue de cette capacité de survie. J’étais pourtant capable de bien des choses, mais… Venait le moment où mon égoïsme s’éteignait et faisait plus attention au monde qui m’entourait. Venait le moment où je me préoccupais de Graham et où il était bien trop tard pour cela. Finalement, j’avais développé de véritable sentiments pour cet homme et alors qu’il tenait encore debout, certaines questions me venaient en tête, inlassablement. S’il était là, à Bodie, s’il était devenu ce qu’il était. Où était sa femme et son enfant ? Qu’elle avait été son histoire depuis ces trois ans d’enfer ? De quel droit je me permettais de vouloir le séduire sans même lui avoir posé la question : est-ce que ça va ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

Au fond, plus personne ne voulait répondre à ces questions. Non, cela ne pouvait pas aller, oui, une séparation avec des êtres aimés est synonyme de mort. Lui, il était là, il ne montrait aucune faille en apparence. Moi, j’étais là, je jouais la comédie et finalement, je n’en pouvais plus. Une nouvelle fois, c’était égoïste d’exploser devant lui et de proclamer des reproches à son égard. Personne n’avait plus le droit de faire de reproches à personne. Pourtant, c’était tellement humain… A mesure que ma colère redescendait, la culpabilité montait et avec elle, ce sentiment de solitude amplifiait. Pourtant il y avait un hic, Graham était toujours là et je n’avais qu’une envie, me comporter de nouveau comme une enfant et pleurer dans mon coin. Mais la comédie était de loin ma méthode de survie la plus efficace, je ne pouvais faire tomber le masque. Evidemment, qu’il avait tout perdu. Oui, il avait raison aussi de faire une croix sur le passé quand il peut se montrer douloureux, mais vers quoi se réfugier dans ce cas ? Jalouse, monstrueusement jalouse, je n’avais pas envie de voir s’il était proche de quelqu’un : homme comme femme. C’était cela le souci, sans doute que Graham avait continué à avancer et qu’il avait réussi à se créer de nouveaux liens. Il y avait bien de rares personnes que j’appréciais à Bodie, mais personne ne tenait à moi. J’en avais besoin, c’était vital. Je ne voyais pas l’intérêt de continuer si je n’avais personne, vraiment personne. Une nouvelle pensée égoïste, je voulais que l’on tienne à moi comme je pouvais tenir à certains. Ici, Graham… Mais il n’était pas tenu de me rendre mon affection. On ne force pas quelqu’un à nous apprécier.

Mécaniquement je lui apportais un drap, gardant ce sourire qui prétendait que tout allait bien, mais je savais que je ne pouvais pas faire illusion après ma scène. Ce qui me tuait, ce n’était pas l’attitude de Graham à mon égard, c’était ma propre attitude. Je m’étais fait prendre à mon propre jeu et j’en devenais que moins efficace. J’étais presque plus occupée à savoir si j’avais une chance qu’il tienne à moi que de réfléchir à comment fuir Bodie en un seul morceau. J’étais seule, je devrai apprendre à survivre seule plutôt que de mener la vie dure à Graham comme un parasite. Mais je n’arrivais pas à me faire une raison. Je savais que ce que je faisais était mal, mais je ne voulais pas lâcher pour autant. Alors qu’il se mettait à découper le corps qui gisait sur le sol, j’ai cru que j’allais y rester. J’avais vu bon nombres d’horreurs, comme n’importe quel survivant. Mais à ce moment précis, j’étais de nouveau une gamine pétrifiée et écœurée. Faisant tout pour garder mon sang froid, je m’asseyais quand même sur le sol. J’étais livide. Les bruits, l’odeur du sang. Même ne posant pas directement mes yeux sur l’action, j’étais obligée d’imaginer et c’était encore pire.

Le son de la voix de la dernière personne qui comptait dans mon passé me fit relever les yeux. J’étais pâle, mais qui ne le serait pas après un tel spectacle ? Chacun ses limites cependant. Je me relevais sans un mot, peut-être avais-je acquiescé d’un signe de tête pour lui signifier que j’avais entendu et compris ce qu’il voulait dire. Mais quelque part, le mal était déjà fait et réparer était une notion étrangère à ce nouveau monde. Ce qui est fait est fait. Soit on passe par-dessus, soit c’est terminé. Cette fois-ci c’est la poubelle mortuaire que je dépassais, essayant d’y faire abstraction. M’approchant de Graham, sans un mot, je lui lançais un bref regard avant d’enlacer mes bras autour de sa taille, posant ma joue contre ses vêtements tâchés de sang. Cela m’était complètement égal, d’autant plus que même si un tel geste qui n’avait plus vraiment sa place dans ce monde pouvait l’exaspéré, je pourrais le justifier en lui disant que je ne l’avais pas réellement pris dans mes bras. Une barrière de sang me barrait la route, après tout.

« Je vais te donner des vêtements. » Murmurais-je tout en me détachant lentement de lui. Moi aussi, j’allais en avoir besoin, d’ailleurs. Mais c’était entièrement de ma faute. J’allais chercher dans les affaires de mon père et soudainement, j’avais l’impression de comprendre de plus en plus qu’il ne serait plus jamais là. Toujours avec ce même sourire fier et enjôleur à l’attention de Graham, je revenais dans la pièce et lui déposait les vêtements sur la petite table de l’entrée. « J’imagine que tu préfères t’habiller tout seul. » Lançais-je avec un amusement certain. « Je me changerai après. » Avançais-je ensuite, me contentant de hausser les épaules. Puis, j’ouvrai la bouche et la refermais, comme si j’ignorais quels étaient réellement les mots qu’il faut dire. « Des excuses n’auraient aucune valeur… Mais je te les présente quand même. Je n’aurai pas dû avoir ce geste… Parce que c’est le geste que quelqu’un d’autre a fait et je le lui reproche. Je n’ai pas non plus à te reprocher de m’apprécier ou de ne pas m’apprécier… Tu as raison, les choses ont changées, elles ne seront plus jamais les mêmes. Les gens changent aussi et ce n’est pas parce que j’ai gardé une affection sincère pour toi que je dois attendre quelque chose en retour. Je pensais avoir un but, garder une certaine conduite depuis l’épidémie… Mais je sais que je ne peux plus rester la même. Je sais aussi que je n’ai pas ma place dans ce camp et que ce n’est qu’une question de temps avant que l’on me fasse sortir… Mais je te remercie quand même pour ce que tu as fait. Je suis contente que tu t’en sorte et j’espère que, malgré tout, ça va quand même pour toi. »

On aurait presque dit une lettre. Il était peut-être le seul à qui je parlais sincèrement, sans barrière, sans protection. Pourtant, pourtant, même si je l’avouais à demi-mot, je ne disais pas les choses directement. Mon père s’est tiré une balle dans la tête. Je les avais ces mots, mais même si je voulais vivre dans l’illusion que Graham finirait par avoir des sentiments pour moi, n’était-ce pas une fois de plus égoïste de vouloir le mettre dans une telle confidence ? Peut-être que pour la première fois depuis longtemps, je préférais garder mes fardeaux seule plutôt que les imposer à une personne, qui, de plus, ne veut plus faire face à un passé sans doute trop douloureux pour y revenir. « Plus de passé en tout cas, c’est promis. » Et si je voulais tenir ma promesse, autant dire que finalement, même la mort de mon père devait sans doute rester sous silence. Mais non, je n’étais pas comme Graham, la seule chose qui me calmait la nuit, c’était de penser à mon père, ou Graham et mon frère. J’avais toujours été plus proche des garçons que des filles finalement, parce que depuis toujours je me sentais plus protégée et en confiance en leur compagnie. Je n’étais qu’une peste avec un cœur, mais un cœur qui fallait à tout prix cacher, surtout dans ce camp.






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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Ven 8 Juil - 22:25

La première fois que j’avais revu Emily dans ce camp, après y avoir été escorté par Fredericken c’était « que fait-elle là ? » Dans mes souvenirs, la jeune femme bien qu’ayant un sacré caractère bien trempé ne correspondait à l’image que donnait tous ces crevards à Bodie. Mais je m’étais dit que les gens changeaient… Après tout, j’ai changé aussi et j’étais bien loin du professeur constamment sympathique et sans la moindre once de violence. Jamais rien n’aurait pu présagé que je retirerais la vie à quelqu’un, encore moins que j’en prenne un nombre incalculable. L’apocalypse m’avait rendu froid, sanguinaire, dangereux et pourtant je ne ressentais pas cela venant d’elle peu importe l’image qu’elle donnait. Je l’avais presque vu naitre, je ne pouvais peut-être pas affirmer la connaitre encore par cœur mais je sentais qu’il y avait anguille sous roche. J’en avais encore eu une preuve lorsque j’ai vu l’hésitation qu’elle avait ressenti face à cet homme la menaçant presque, alors que je n’avais pas eu la moindre once d’hésitation. Et c’était ça le problème, les gens ici n’hésitait pas non plus et si Emily ne devenait pas plus forte, ils n’hésiteront pas à s’en prendre à elle. Je l’avais protégé une fois mais pourrais-je le faire deux fois et contre tout le monde sans y risquer ma vie. Je savais aussi que je risquerais tout de même ma peau si c’était pour elle au même titre que Rebekah ou Alixen. Je m’étais adouci avec le temps comme-ci ma nature de base refaisait surface. Je ne comprenais pas ce que la jeune femme ressentait pour moi ni ses véritables attentions. Ses comportements étaient flous et je ne la comprenais pas, avec ses sautes d’humeur. Elle était complexe.  Parfois elle s’ouvrait et parfois elle semblait dissimuler ses sentiments comme si ça véritable nature refaisait surface.  

Je ne m’en voulais pas de l’avoir reprise, de lui avoir fait la morale au contraire, elle en avait besoin. On ne doit pas ressasser le passé, je ne voulais pas ressortir le sien ni en apprendre sur le sien. On s’en fou car ce qui importe c’est ce qu’elle est maintenant. Même la notion de bien et de mal est devenu futile. Sans justice, sans tribunal, sans foi ni loi, qui peut juger les actes de quelqu’un. Les bons deviennent mauvais, les mauvais avancent en survivants et meurent. Qui était à l’abri de cela ? J’attrapais le drap, la remerciant d’un regard sans sourire, démembré un homme ne me faisait pas plaisir mais je savais au fond de moi que ma jeune camarade ne pourrait pas le faire. Alors je me chargeais de faire le sale boulot. Je le faisais rapidement et silencieusement sans broncher. Cela ne me faisait plus rien, j’avais déjà vu et fait pire. C’était banale. Tristement banale. Je relançais un peu la conversation une fois ma boucherie finie. Mes vêtements étaient ruinés et j’avais du sang plein les mains et même sur le visage. J’étais un véritable boucher. Emily semblait pâle, il faut dire que ce n’était un spectacle délectable. Elle n’avait que simplement acquiescé mais ça me suffisait. Je lui avais avoué à ma façon qu’elle comptait pour moi, je n’en attendais pas plus ni moins. Je fus assez surpris lorsqu’elle passa ses bras autour de ma taille je levais d’abord mes mains pour ne pas la salir avant de finalement les poser sur ses bras les entachant de sang. J’étais ainsi, il ne fallait pas que je m’en cache. J’appréciais ce moment de tendresse lui laissant pénétrer mes barrières érigées depuis la mort de Connor et Jenny. Elle ajoutait qu’elle allait me donner des vêtements tout en se détachant de moi. « Je veux bien… »  Je la suivais du regard légèrement touché avant de reprendre mon visage habituel accompagné de mon éternel sourire. Elle revenait elle-même accompagnée de son sourire, sans doute aussi faux que le mien lui servant de bouclier contre ses émotions. « Je m’en fou en réalité… » disais-je en retirant immédiatement mon haut puis mon bas me retrouvant en sous-vêtement devant la jeune femme et sans la moindre pudeur. Elle devait avoir déjà vu un torse, des abdos et des jambes et si ce n’était pas le cas, qu’elle fasse plaisir à ses yeux. Je m’arrêtais dans tout mouvement restant là à moitié nu et en l’observant elle et ses lèvres délivrant chacun de ses mots. Je restais là stoïque avant de m’avancer vers elle sans réfléchir, de prendre son visage entre mes doigts et de l’embrasser. Pas tendrement mais fougueusement car j’en avais envie. Car elle comptait pour moi. Car j’agissais à l’instinct. Car on se fichait de nos histoires, de nos façons de penser et de survivre, de nos changements. J’avais simplement envie de l’embrasser. Je lâchais son visage de mes lèvres le retenant avec mes mains. « Oui, des excuses sont inutiles. Tu n’as pas à t’en faire tu es comme tu es… Mais soit le honnêtement et pas derrière un visage qui n’est pas le tien… Tant que je serais à Bodie, il ne t’arrivera rien alors ne me fait pas tes adieux comme si tu étais mourante, d’accord ? »
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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Mar 12 Juil - 0:01

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Graham & Emily
Il y a des moments où tout semble aller, tout simplement parce que l’on a réussi, dans notre fort intérieur, à tout éteindre. Alors on ne reçoit plus la peine, plus la douleur, plus l’horreur. Mais on n’y trouve aucun réconfort. On se contente de vivre, tel un automate, cherchant qu’à comprendre et entendre notre instinct de survie. Cette chose que l’on a éteinte de façon artificielle avec nos civilisations. Malheureusement ce temps est révolu et même si nous pouvons être amenés à penser qu’un camp est une forme de civilisation, Bodie reste sous le règne animal. La loi du plus fort prédomine sur tout le reste. C’est du moins ce que j’ai tendance à penser, sauf quand Pierce est dans les parages… Sans doute à cause de son passé de militaire, je crois un peu plus en la discipline, mais elle s’estompe et s’efface pour ne plus renaître. Les douceurs semblent s’éteindre et laisser place aux choses rugueuses. Etre jolie, polie, gentille et généreuse fait une proie évidente dans ce monde de chasses où seuls les prédateurs les plus sauvages finiront par survivre. Même les morts eux-mêmes n’auront sans doute pas leurs peaux. Moi je n’étais qu’un lapin, même quand je me rapprochais plus particulièrement du renard, il y avait toujours un moment où je redevenais ce lapin. C’était ce lapin qui m’avait poussé à avoir ce moment de faiblesse, à déverser ma haine sur Graham qui ne m’avait rien fait à part essayer de m’ouvrir les yeux et me protéger en tuant cet homme. C’était encore lui, une fois que ma crise était passée, qui s’occupait du corps du défunt. C’était à ce moment que je le savais, sans doute en aurais-je été incapable. Quoi que, j’ai fait pas mal de choses sans mon père et peut-être que j’avais un peu trop tendance à vouloir m’appuyer sur mon proche défunt et Graham. Même si je ne me faisais aucune illusion, si je tentais de survivre seule, j’aurai une durée de vie moyenne aux alentours de deux semaines. Pas plus.

Maintenant que j’avais retiré ce voile protecteur, je me sentais mal en face d’un homme que l’on découpait en morceaux et surtout, je savais que les sentiments que j’avais pour Graham m’angoissaient. Avant, j’avais eu des relations, mais je n’avais jamais vraiment été éprise de quelqu’un. Je n’étais même pas avec lui que j’étais capable de ressentir de la jalousie, de vouloir passer plus de temps avec lui ou même de lui offrir une confiance aveugle. Personne à Bodie n’était censé savoir. Encore moins Graham, parce que j’avais peur que cette information le mette dans une mauvaise posture. Cela me tuerait définitivement de le mettre en danger par ma faute. C’est dans ces moments, lorsque l’on fait passer quelqu’un d’autre avant soit, que l’on sait que ce n’est plus un banal jeu de séduction, mais quelque chose de bien plus dangereux. Il était plus évident de tenir à lui avant, quand je ne pensais que ça ne touchait que le domaine de l’amitié, mais tenir à quelqu’un de façon beaucoup plus forte m’effrayait dans un monde dépourvu d’espoir et d’avenir quelconque. Je ne veux plus que quiconque donne sa vie pour moi si c’est une personne qui compte.

C’était dangereux, impulsif, mais dangereux. J’avais eu besoin de me sentir proche de lui, ne serait-ce que quelques secondes. J’apprendrais à vivre avec cela, à vivre en réussissant à le frôler une fois de temps en temps sans pour autant l’avoir pour moi. Le véritable souci était ailleurs… Je devais partir, parce que je savais que tôt ou tard, ma langue fourcherait et qu’il saurait. Je ne voulais plus qu’il me protège alors que je ne pouvais pas le protéger en retour. C’était trop dangereux pour lui, alors, lui amenant ses nouveaux vêtements, faisant mon mea culpa. Je réalisais finalement que ce serait sans doute notre dernière discussion. Après tant d’efforts pour l’approcher, je lui rendais sa liberté sans qu’il n’ait eu peut-être conscience de ma tentative d’approche. Ce serait mieux ainsi pour lui et pour moi, j’apprendrais à aviser et sinon tant pis. Défaitiste ne voulait pas dire perdant dans ce monde, mais seulement se montrer réaliste et mature. Mon regard parcourait le corps de Graham sans que je m’en rende vraiment compte, mais y avait-il une réelle importance au fait que je le regarde vu tous les événements récents ? Il était beaucoup plus agréable de dessiner ses traits dans ma tête que de continuer à réfléchir à des choses sombres auxquels je ne pouvais rien faire et qui me dépassaient totalement. Plus mon regard déviait et moins je réfléchissais, ce n’était pourtant pas la première fois que je regardais un homme en sous-vêtements, mais sans doute avais-je besoin de faire tombé la pression. Je relevais cependant mon regard vers ses yeux quand il s’approcha de moi, pensant qu’il venait regarder par une fenêtre si personne n’était dans les parages. Mais finalement ce sont ses lèvres qui atteignirent les miennes. Un ballet entre nos lèvres se dessinait de façon fugace, mais appuyée. Un baiser volé qui n’en était pas vraiment un, finalement, puisque j’y répondais sans mal. L’une de mes mains s’appuya sur l’un de ses bras, alors que pour la première fois depuis plusieurs mois, je ressentais quelque chose qui me donnait envie de vivre et de me battre, mais aussi de m’abandonner dans ses bras. Même si cela ne signifiait qu’une nuit, une seule, ou pour une fois la fin du monde ne serait qu’un songe et que seul Graham serait la pure et simple réalité. Seulement, c’est qu’une fois ce moment éphémère, il fallait de nouveau affronter la réalité, qui devint plus pénible encore, l’ombre d’un instant. Ses mots me fient changer d’expression, je n’avais plus ce petit sourire affirmé, ce miroir, ce mur qui prétendait que j’étais sans faille. « Une autre personne m’a déjà fait cette promesse. Elle s’en est tiré une balle dans la tête et maintenant je suis obligée à jouer le rôle de Norman Bates dans Psychose pour essayer de masquer les apparences… Ce serait mentir que de dire que je ne suis pas soulagée de savoir que tu voudrais bien me protéger. Mais je ne peux pas t’aider en retour. Tu vois où je veux en venir ? Dans l’équation, je ne suis pas un plus Graham. Je ne colle pas à l’image de Bodie et si je m’entraine tous les jours… C’est pour pouvoir quitter le camp au moment où le véritable masque sera tombé. » Prenant une profonde inspiration, alors que j’étais persuadée que j’allais m’effondrer, je me permettais de me délester de mon poids. « Mon père est mort. » Gardant un silence un instant, j’achevais néanmoins. « Je ne te demande pas de garder mon secret… Parce que je ne veux pas que tu aies des ennuis, surtout pas. Il ne faut que personne dans le camp sache que je l’ai dit à quelqu’un, parce que ça ne leur plaira pas quand ils découvriront que je mens depuis plusieurs jours… Un jour ou l’autre je n’aurai plus le choix, toi tu l’as, ne gâche pas ta chance d’être dans un camp pour une seule personne. »







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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Mer 13 Juil - 17:42

Pour survivre, il fallait savoir se dépasser, faire des choses que l’on n’aurait jamais cru faire, même les plus horrible. Ne plus rien ressentir et simplement agir. Être un parfait automate dans l’unique but de voir nos misérables vies se prolonger. C’était pitoyable au fond car la vie n’avait plus la moindre valeur mais nous continuions, nous survivions… Nous devenions ces gens qui nous horrifiaient à l’époque, ces tueurs en série, ces meurtrier… Ces bouchers. J’avais tout éteint chez moi aussi, lorsque Connor avait perdu la vie… Puis lorsqu’il était revenu à la vie pour se nourrir de sa propre mère. Mes premiers actes avaient été de le venger mais plus rien ne vivait en moi. J’avais perdu tout amour, tout sentiment, je pensais ne jamais retrouver mon humanité. Je devenais comme tous ces gens. Après tout la vie ne semblait plus avoir de valeur. On m’avait volé tout ce qui comptait pour moi, et à ce moment-là j’ai compris que pour avancer j’allais devoir faire pareil. J’ai commencé à prendre plaisir à faire du mal. Comme-ci la douleur que je faisais ressentir aux autres me retiraient un peu de la mienne. Comme-ci ce que je leur retirais, pensait mes blessures. J’ai tué un nombre incalculable de personne. Parfois sans raison apparente, simplement car j’étais de mauvaise humeur. D’autres fois pour voler leur matériel. J’ai utilisé des gens, je les ai séduit, j’ai gagné leur confiance lorsque j’avais besoin de compagnon puis je les laissais derrière moi, parfois mort, parfois vivant. Je pense que ma place à Bodie n’avait pas été volé car j’étais quelqu’un de dangereux, peut-être plus que la plupart vivant ici n’étant que des crapules. Je ne sais pas, je ne joue pas à un concours. Je vis pour moi et j’avance. Même si je n’avance plus seul. Il y avait d’abord eu Rebekah, cette femme toute aussi dangereuse que moi que je prévoyais de tuer plus tard. Mais pour qui je me suis attaché sans savoir la vraie nature de mes sentiments. Je l’ai aimé je pense, et je dirais que je l’aime encore mais je me suis rendu compte qu’elle comptait simplement comme une bonne amie, peut-être comme un membre de ma famille. Puis Alixen c’était greffé au groupe et même si je ne la sentais pas, je m’étais attaché à elle et j’avais ressenti ce besoin de la protéger. Et puis Emily était arrivé. La petite sœur de mon meilleur ami d’enfance. Je n’aurais jamais cru la revoir et encore moins à Bodie mais elle était là. Cependant j’avais rapidement compris qu’elle n’était pas à sa place ici sans savoir comment elle avait réussi à s’intégrer dans un groupe de survivants pareil. Elle aussi j’avais envie de la protéger sans savoir pourquoi. Je préférais la voir vivante, tout simplement.  Même si pour cela j’allais devoir retirer la vie à encore quelqu’un. Ma conscience n’était même plus affectée. Un de plus ou un de moins, ça ne me touchait plus. Découper un corps avec une scie non plus, même si c’était la première fois. L’horreur me fascinait maintenant. J’aimais cela mais pouvais-je d’avantage attiré Emily dans la gueule du loup que j’étais ? Dans ce monde si dangereux.

Le démembrer n’était pas non plus une partie de plaisir. En soi, mettre le corps de ce crevard en plusieurs partie ne me dérangeait pas. Mais c’était une tâche longue et fatiguante et j’aurais préféré le laisser dans la nature. Seulement on ne pouvait pas, si je ne voulais pas attirer tout un groupe sur moi ou encore pire sur la jeune femme. Je voulais la protéger de tout ça, de tout danger. Je ressentais ce besoin, comme si j’étais plus fort que les autres, comme si j’étais imbattable. Je n’étais pas un surhomme. Je savais me défendre même sans arme à feu mais j’étais aussi mortel. Cependant, malgré toute les morts que j’avais sur la conscience, je ne voulais pas qu’Emily en fasse partie car elle me toucherait. Emily avait tenté de me séduire de façon plus ou moins discrète et je crois qu’elle avait su y faire. J’étais entré dans ce jeu qu’elle avait lancé sans me l’avouer. Je suivais sans me poser de question. Je me changeais sans pudeur tout en l’écoutant me parler. Que répondre à cela. Je me fichais de tout dans cette sombre vie, tout sauf au gens qui comptait pour moi. Ils étaient peu. Mais elle en faisait partie. Je ne réfléchissais pas et je fonçais. Sans ne savoir pourquoi ni le planifier mais suivant simplement une pulsion, je m’étais approché brisant toutes les règles d’espace personnel et j’avais posé mes lèvres sur les siennes. Un jeu entre nos lèvres se créait, un vrai baiser venait de se faire . Je m’étais cependant reculer après pour lui répondre, tenter de trouver les bons mots. J’étais doué pour cela mais plus tellement à exprimer ce que je ressentais. L’art de la manipulation ne fonctionne pas lorsque l’on apprécie réellement la personne. Je lui promettais de la protéger. Je m’en sentais capable, capable de la maintenir en vie contre ces gens que je méprisais pour la plupart. Mais un autre lui avait déjà fait cette promesse mais c’était tiré une balle dans la tête l’obligeant à jouer ce rôle. Je ne comprenais pas. Elle se reprocher de ne pas pouvoir m’aider en retour et que dans l’équation elle n’était pas un plus mais qu’elle comptait quitter le camp. Quelques secondes après elle m’apprenait que son père était mort, expliquant ainsi ses absences constantes. Je commençais presque à rire lorsqu’elle me parlait de ne pas vouloir que j’ai des ennuis et que je gâche ma chance d’être ici. « Mais rien que cette vie, c’est un gros problème. Je ne compte pas m’éterniser dans ce camp, j’y suis provisoirement mais c’est un caprice. Quand ce caprice sera passé alors je partirais et à ce moment-là tu pourras venir avec moi. »  Je posais mon regard sombre dans ses beaux yeux clairs. « Et sache que je ne suis pas non plus un plus dans l’équation. Avec moi tu auras plus d’ennui, tu ne verras pas que de belle chose. C’est un mode de vie qui ne te convient peut-être pas mais je vis comme ça. On vit comme ça.  Seulement des moins et des moins donne du positif non ? Jusque maintenant ça a payer. Je ne demande pas de me rendre service en retour, mais je te protégerais jusqu’à que tu sois capable de le faire seule. C’est la seule chose que je te demande de faire. Restes avec moi.»   Je posais mes mains sur ses hanches nous rapprochant à nouveau.
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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Lun 1 Aoû - 23:44

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La survie dans ce monde avait un goût de paradoxe. Pourquoi nous préférons nous vivant que mort ? Tout simplement pour vivre, exister, mener une existence qui puisse nous plaire. Profiter de la chance que l’on a d’être en vie. Etre celui que l’on veut être par tous les moyens. Pour mener cette vie, il fallait survivre. Sauf que survivre, ce n’est pas vivre. Au contraire, la mort semble parfois bien plus en adéquation avec notre envie de vivre que la survie elle-même. J’aurai pu prendre ce même chemin que tellement de personnes ont pris. Mais je pense qu’aujourd’hui encore, je préférais mourir que vendre mon âme au diable. La survie d’un être humain peut-elle vraiment prévaloir sur celle d’un autre être humain ? Bien sûr que non. Pour telle personne, la victime numéro un sera précieuse à ses yeux alors que la seconde ne représente rien. Sauf que l’on sait parfaitement que cette autre victime connaît aussi des personnes pour qui elle passerait bien avant n’importe qui. La valeur d’un être humain est devenue subjectif. Je ne voulais pas tuer, ou plutôt je ne pouvais pas. Le mal n’est pas inné, il est acquis. La notion du bien et du mal n’est pas quelque chose de naturel en soi, c’est seulement une question d’instinct au niveau animal. Finalement, même le geste de Graham envers ce type pouvait paraître tout à fait normal. Cet homme qui maintenant n’était plus qu’un jeu de quilles avait menacé une personne du « troupeau » de Graham, en le tuant, il ne faisait que défendre son territoire. Mais voilà le hic, même en voyant les choses ainsi, je ne pouvais me résoudre à tuer.

Pire encore, je refusais même de mettre un terme aux souffrances des rôdeurs, comme s’il y avait un espoir de remède à un corps en décomposition. Mais c’était plus fort que moi. Il y avait une différence entre un cadavre et un rôdeur et la nuance n’était pas petite. Un mort ne bouge pas… Bien sûr, bouger n’est pas la seule condition pour être considéré comme un être en vie. Finalement, la seule chose qui manquait peut-être aux rôdeurs pour être considérés comme des êtres vivants étaient le fait de respirer. Mais je n’étais pas scientifique et je n’allais pas m’amuser à risquer ma vie pour découvrir s’ils respiraient d’une quelconque façon. Par ailleurs, ce serait totalement terrifiant de se dire que la vie après la mort maintenant, c’était ça… A croire que le paradis n’avait plus de places, peu importe où il se trouvait. Par respect pour la personne qui avait habité le rôdeur, je ne pouvais me résigner à maltraiter ces monstres. Sans savoir réellement ce que j’aurai préféré… Si jamais j’en devenais un, je pense que je préférerais que l’on achève mes souffrances. Cela ne pourra pas me donner pour autant la réponse pour les autres et je restais un lapin blanc dans une fosse aux lions. Finalement, certains humains me paraissaient moins durs à tuer que les rôdeurs eux-mêmes pour leurs ignominies.

Toujours est-il que tuer, c’est prendre le mal pour acquis, sauf en cas de réelle légitime défense. Mais tout le monde sait depuis longtemps que l’on n'en est plus là. Quand voir quand une personne est vraiment néfaste ou si c’est qu’elle-même est vraiment sur ses gardes ? Comment déterminer quand l’Autre devient l’ennemi et non l’allié potentiel ? Pour des personnes comme Graham, la question ne se posait plus. En fait, c’étaient les personnes qui souhaitaient s’allier à lui, comme moi, qui feraient mieux de se méfier. Pourtant j’avais totalement confiance en lui et au nom de quoi au juste ? De notre passé, mais ce dernier était effacé. Balayé, il ne restait que deux personnes bien différentes et bien que je tenais à garder mes valeurs, j’étais quand même prête à beaucoup de choses pour ma propre survie. Malgré moi, je savais torturer un être humain si je le souhaitais, comme si je récitais les tables de multiplications. Mais je ne le faisais jamais et j’espérais n’avoir plus jamais à refaire ce genre de choses. Au lieu de cela, je manipulais le meilleur ami de mon frère et d’une façon odieuse. Je faisais tout pour le séduire alors qu’il avait perdu la femme de sa vie dans cette épidémie et cette conclusion semblait des plus évidentes. Mais cela ne m’empêchait pas de planter ma graine et d’essayer de serrer mes lianes autour de lui. La cause était bien plus profonde que le simple fait de vouloir survivre. Mes lianes s’étaient retournées contre moi et j’étais éprise de lui et tout comme je pardonnais à mon père, je savais d’avance que je pardonnerai les pires actes de Graham.

Le fait de lui avouer la mort de mon père ne semblait pas le toucher plus que ça. Mais il avait dû connaître bien pire, comment le blâmer ? Telle était la réalité aujourd’hui, plus personne ne s’émouvait face à la mort d’un proche, du moins plus vraiment. Pas pour les vrais survivants dans tous les cas. Moi je n’étais encore qu’un poussin qui venait juste de retirer le dernier bout de coquille qui était resté accroché sur le haut de son crâne. Je n’avais plus de filet protecteur. J’étais orpheline et j’avais eu excessivement de la chance jusqu’ici de préserver encore une partie de qui j’avais été. Maintenant il ne me restait que deux choix : changer ou mourir. Mais même en sachant cela, il était impossible pour moi de feindre l’indifférence et la douleur que je ressentais face à ma perte. La notion de caprice je ne pouvais que la comprendre, encore plus dans ma situation, après tout le manège que je venais de lui faire. J’avais été capricieuse quand mon père avait tué la personne avec qui je commençais une relation. J’avais été capricieuse en arrivant ici, souhaitant plus que tout au monde m’échapper de cet enfer qu’était le camp de Bodie. J’avais été capricieuse en reprochant à Graham son manque de tact et sa façon de me montrer que je ne pesai pas lourd dans la balance. Mon dernier caprice fut sans doute encore celui de le laisser m’embrasser tout en sachant que c’était en parti de ma faute qu’il en arrive là. Les ennuis j’y étais déjà, bien plus qu’un survivant lambda puisque prendre les armes étaient une notion abstraite pour ma petite personne. J’avais vu bien des horreurs en compagnie de mon père qui est devenu la Némésis du saint par excellence. Un léger sourire en coin se greffa sur mon visage quand il évoqua le fait que des moins donnent des plus en multiplications. Bien sûr, il n’était plus professeur, mais finalement, on ne pouvait jamais réellement se détacher totalement de qui nous étions avant l’apocalypse new age. Ses derniers mots m’avaient légèrement fait frémir, mais après tout, ce n’était pas vraiment de ma faute. Je jouais à ce petit jeu avec lui depuis quelques temps déjà et il était dur d’oublier qu’il n’était pas très habillé ou encore qu’il n’était qu’à quelques centimètres de moi, son souffle caressant pratiquement mon visage. « Les ennuis me sont bien égales… Je peux aussi faire l’effort de rester quelques temps de plus à Bodie, même si je doute qu’ils soient tous assez idiots pour continuer à croire longtemps aux absences de mon père… » Prenant les mains de Graham posées sur mes hanches comme une invitation, je posais à mon tour mes lèvres sur les siennes de façon brève, avant de me détacher légèrement, mon souffle glissant intentionnellement sur les commissures de ses lèvres. « Je reste avec toi… » Susurrais-je.

Je m’accordais alors un dernier caprice, malgré l’ambiance lugubre de cette maison. Je passais une main dans ses cheveux avant de mordiller sa lèvre inférieure et l’embrasser à nouveau de façon fougueuse. Dans ce monde où plus rien ne nous appartient, ni mêmes nos envies ou nos rêves, je voulais juste m’accorder le temps de quelques secondes la compagnie de Graham. Même si cela ne signifiait qu’une seule fois. Une sorte de dernier écart avant d’assumer pleinement que dans cette vie, plus rien de véritablement heureux m’attendait.

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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Ven 16 Sep - 14:39

Ce monde changeait cette vision du monde que nous pouvions avoir lorsque nous nous contentions de vivre et pas de survivre. A cette époque, les gens qui tuaient étaient des incompris, des malades, des rejetés qui se faisait jeter de pierre. Mais finalement, il n’était simplement pas de la bonne époque. De nos jours, ce sont les gens qui ne tue pas qui paraisse étrange, ceux qui ne sacrifie pas leur humanité pour que leur cœur continue de battre. Ces gens-là sont différents, à présent c’est d’eux dont on dit qu’ils n’ont rien à faire dans ce monde. Ce monde où la force est le premier critère de prédilection pour être accepté et respecté. Tuer ou être tuer, nous devenions des animaux. La lois de la jungle s’appliquait et n’était que seul juge. J’avais fait le choix de vivre alors que j’avais eu toutes les raisons de ne pas continuer. J’ai dû pour cela totalement éteindre mon humanité, Mettre mes sentiments sous anesthésiant pour les endormir. C’est grâce à cela que j’ai pu être capable de dégouter sur place un corps humains sans être choqué ou bien-même écœuré. Il n’était qu’une victime de plus sur mon chemin. Loin d’être la première, surement pas la dernière. J’avais jusqu’à présent tué tellement de personnes que je ne les comptais même plus, vingt, trente, plus ? Ce genre de chiffre monte tellement vite lorsque l’on s’y met. Mais mon tableau chasse devait déjà valoir ceux de grands tueurs en série de l’époque. Et il allait falloir qu’Emily éveille ses instincts. Tôt ou tard on finit par céder à ces pulsions. Je préférais qu’Emily le fasse par choix que par désespoir après avoir définitivement tenu tous ceux à quoi elle tenait. Parfois perdre sa famille n’était pas suffisant mais certain de nos compagnons de route devienne notre monde. J’avais cédé avant à cette rage en moi mais même aujourd’hui, je ne donnais pas cher de la peau de quiconque toucherait à mes camarades. J’espérais qu’un jour Emily ait aussi cette rage de vivre et plus ces barrières qui la conduiront directement à la mort. Me dire qu’Emily pourrait survivre sans moi dans la nature comme Rebekah ou Alixen.

Mais voir Emily si toucher de la mort de son père me rappela celui que j’étais, celui qui a vu son fils de six ans devenir une bête sanguinaire et dévoré sa propre mère. Mais celui qui l’avait vu juste avant se faire tirer dessus. Celui qui à ce moment-là a sombré dans une sorte de folie. Moi cette mort ne me faisait rien. Pourtant jamais connu monsieur Foster, je lui avais même dit un jour qu’il était un deuxième père pour moi. Mais maintenant il n’était qu’un nom de plus sur les milliards de personnes mortes depuis l’apocalypse. Je comprenais qu’Emily soit triste mais il allait falloir qu’elle s’y fasse. Elle avait eu de la chance de garder son père près d’elle si longtemps. Elle perdra d’autres personnes, peut-être moi, peut-être des camarades à venir. Mais c’était cette fragilité qui me plaisait chez Emily, ce besoin d’être protégé. Je pouvais le faire et j’avais déjà commencé. J’étais entré dans un jeu dangereux en l’embrassant, longuement. Et je tentais par A plus B de la convaincre de rester à mes côtés. Que je pourrais la protéger et qu’elle ne risquait rien avec moi. Je lui demandais simplement de rester avec moi, loin de me douter que j’avais fait ressortir une vieille partie de moi en jouant les professeurs. Finalement Emily m’avouait s’en ficher des ennuis et qu’elle acceptait de rester un peu dans le camp bien que les autres allaient découvrir l’absence de son père. « Plus besoin de te cacher, tu es sous ma protection… » Je n’avais sans doute pas autant d’influence que son père mais tout le monde savait que j’étais dangereux et imprévisible. Je n’imposerais pas Emily dans notre groupe et je ne savais pas si Rebekah et Alix l’accepteraient, mais dans le cas contraire je quitterais ce camp. Je souriais quand elle disait resté avec moi. Je répondais alors à ses baiser posant une de mains dans son dos et me rapprochant totalement d’elle. Notre baiser devenait langoureux alors que nous déplacions jusqu’au mur sur lequel elle se retrouva plaquer tandis que nous poursuivions nos baiser. J’attrapais alors son haut pour le lui retirer ? Sur un énième caprice… Avant de reprendre mes baisers. Je développais réellement des sentiments à son égard mais je ne me l’avouais pas. J’attrapais alors sa main, la tirant jusqu’à l’une des chambres. Cédant à nos pulsions.
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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Mer 12 Oct - 23:56

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Un basculement, c’était le mot jute qui définissait ce qui s’était produit dans cette société, ce monde. Les basculements étaient quotidiens, mais ce dernier était sans doute le seul que l’on connaîtrait maintenant. La folie était devenu la raison et beaucoup de bonnes personnes ont pris les armes, justifiant leur comportement horrible par de la défense offensive. La vérité ? C’est que nous prenions tous le thé avec le Chapelier fou du monde d’Alice et que personne ne s’en rendait vraiment compte. Se réveiller maintenant ferait l’effet d’une balle en pleine tête. La folie était devenu la raison et en conséquence, j’apparaissais comme folle, ne souhaitant vendre mon âme au diable. Cela allait au-dessus de ça même. Quel intérêt de tuer sans relâche ? Qu’est-ce que l’humanité attendait vraiment ? L’humain ne faisait qu’accélérer son extinction au lieu de tout tenter pour y remédier. Je n’avais plus croisé de vraies villes depuis des siècles, me semblait-il. Je n’avais plus croisé de scientifique qui souhaitait trouver une solution, un remède. Je ne voyais plus aucune femme espérant mettre au monde un enfant. Le mot d’ordre était qu’il fallait tuer ou être tué. Alors, quoi qu’il advienne, d’ici moins de cent ans, l’espèce humaine serait totalement éteinte. J’ignorais encore si j’étais une enfant, une adulte ou encore les deux. Par contre, je savais que je le voyais ce malaise, ce fond au gouffre dans lequel on tombe depuis le début. Mais je n’étais en rien capable d’aider l’humanité, j’étais incapable de me défendre seule. Alors raisonner les autres étaient peine perdue. Surtout quand on voit quels sont les personnes pour lesquels je donnerai ma vie. Mon père s’était métamorphosé, Graham aussi. Il était inutile de leur faire remarquer que la démarche était peut-être bonne dans le présent, mais qu’elle était plus que destructrice pour la suite. J’avais décidé de faire confiance aux plus âgés, de croire qu’ils devaient avoir raison. Pour le moment. Mais pour encore combien de temps ?

La raison de l’ancien temps était ma compagne. Toujours près de moi, elle me maintenait en éveille. Si nous devenions tous des monstres, comment rétablir l’espoir que ce champ de bataille prendra fin un jour ? Il a toujours été difficile de croire en tant de guerre que cette dernière prendrait fin. Mais, dans les faits, chaque époque prend fin. C’était peut-être à nous de décider si cette fin devait être celle des rôdeurs ou celles des humains qui ont un cœur qui bat. J’avais encore envie de croire que cette tourmente finirait un jour, il le fallait. A quoi bon vivre si tout espoir est déchu, anéanti, piétiné… Donner la mort est un acte irréversible et j’espérais ne jamais devoir en arriver là avec un être humain, jamais.

Malgré toutes mes belles paroles, je me savais plus mauvaise parfois. Je n’étais qu’une illusion, qu’une image, une photo froissée dans une poche de pantalon oubliée. Mais peu à peu je devenais palpable et réelle. De nombreuses fois, j’étais venue titiller Graham du bout du pied, espérant attirer son attention et qu’il finisse par craquer et tomber sous mon charme. Je me pensais manipulatrice, je ne pensais qu’à ma survie et devenait qu’une pourriture de plus. Un parasite qui était à la recherche d’une plante forte à laquelle s’accrocher. Pourtant, quand le but de ce parasite fut enfin comblé, ce dernier se désagrégea pour me laisser la place. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine alors que Graham m’affirmait que j’étais sous sa protection. Ce n’était plus ça qui m’intéressait. C’était lui et seulement lui. Ce monde était fou, alors autant jouer les choses à fond. Je me permettais encore l’imprudence de tenir à quelqu’un plus que de raison. Je l’aimais… J’en étais pratiquement persuadée, mais cet enfer m’empêchait de le penser vraiment et sereinement. Finalement, je me répondais à moi-même intérieurement que je ne faisais que jouer avec lui aujourd’hui et que demain serait un autre jour. Mais ce que nous allions faire serait toujours resté gravé en moi et cela ne changerait rien à mes sentiments. Bien au contraire, cela les alimentait alors que je me permettais de remettre mes réflexions à un autre jour pour me laisser emporter par le mouvement de nos lèvres qui se touchaient l’une l’autre dans un ballet qui ne voulait pas prendre fin. Pas tout de suite. Elles se détachèrent que pour mieux se retrouver lorsque mon haut atterrit sur le sol mollement. Répondant à l’étreinte de la main de Graham sur la mienne, je le suivais dans la chambre qui était sans doute la plus proche. Machinalement, je mettais un coup de pied dans la porte pour fermer cette dernière. J’attrapais alors le bras de Graham pour retourner à ses lèvres. Alors que mon autre main glissait de sa nuque jusqu’à ses cheveux, mes lèvres descendait sur son cou. Je sentais nos deux cœurs battre l’un contre l’autre dans une sorte de course effrénée. Lui lançant un regard brûlant, je l’embrassais une nouvelle fois tout en reculant à petits pas discret vers le lit de la pièce.


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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Sam 15 Oct - 22:56

Tout allait maintenant si vite dans cette maison, le meurtre que je venais de commettre était déjà loin derrière nous. C'était banal pour moi de tuer et Emily avait d'autres choses sur le cœur, comme nous, mais aussi son père et le camp. Alors clairement, ce connard qui gisait sur le sol, découpé en six ou sept morceaux jetés dans un sac poubelle était devenue le cadet de nos soucis. C'était ça la vie maintenant, une mort n'avait plus aucun impact sur personne, les proches à la limite et encore, ils devaient se remettre rapidement et aller de l'avant ou changer à jamais et sombrer dans la noirceur comme je l'avais fait. J'avais de plus rencontré des gens sur ma route qui ont consolidés cette partie de moi, Rebekah notamment qui avait longtemps été mon seul et unique binôme, et ensemble nous avions été la terreur de nombreux groupes aujourd'hui exterminés et sans doute devenus rôdeur. Alixen aussi même si j'avais la sensation qu'elle ne prenait pas plaisir à tuer. Car oui, par moment tuer n'était pas devenu une necessité mais un plaisir. J'avais retiré des vies gratuitement, abusé des gens et je les avais trahis. Tout cela en fonction de mon bon vouloir. Qui étais-je pour avoir un jugement à donner sur la décision de vie ou de mort? Personne si ce n'est quelqu'un de plus fort ou de plus fou. M'attacher à des gens m'avaient attaché et pourtant, encore maintenant tuer était mon premier reflèxe comme je l'avais montré à l'instant. L'humanité n'existait plus et le nombre de personnes vivantes avait amplement diminué et sur le total de la population américaine, était maintenant presque nul. Et pourtant, nous étions encore pas mal, mais pour combien de temps. Je m'étais longtemps imaginé finir par être le dernier homme sur terre et cela ne me faisait rien, maintenant, je voulais au moins passé le restant de mes jours avec les gens qui comptent réellement. L'humanité était détruite et jamais plus le peu de survivants ne reconstruirait un monde. Soyons honnête, nous sommes devenus des animaux, nous avons oublié comment faire fonctionner une société et nous ne savions même plus les rudiments de la vie pour l'espèce humaine. Entretenir un champ, élever des bêtes plus personne ne le faisait, plus personnes ne se reproduisait, car ce monde n'était plus digne d'accueillir des enfants sans compter que nous étions tous contaminés. Même si nous finissions par venir à bout de tous les rôdeurs de la terre, au final, nous en deviendrons nous aussi alors à quoi bon, autant se battre le temps qu'il faudra et mourir au bon moment. C'est pour cela que je profitais de la vie et que je ne me posais pas de question dans mes actions. Pour cela que je me laissais aller à mes sentiments naissants envers Emily. Il n'était pas nouveau, mais jamais je n'avais réellement prêté attention à la jeune femme de ce point de vue là. Quand j'étais enfant, elle n'était que la petite soeur de Tommy, à l'adolescence ce n'était qu'une enfant et lorsque je fus adulte et bien, je me suis marié et j'ai fondé une famille. Pourtant aujourd'hui je la voyais telle qu'elle est. Une belle jeune femme, toujours séduisante malgré l'apocalypse et dont les charmes ne me laissaient finalement pas indifférent. Elle était maintenant sous ma protection, Emily était parvenue à intégrer en quelques semaines de retrouvailles une place importante dans mon coeur et ce n'était plus donné à tout le monde. Et nous nous embrassions, de plus en plus intensément. Parfois, nos langues entraient dans la danse pour ressortir. Tout allait si vite et chaque baiser m'électrisait un peu plus. Nos lèvres se détachèrent quelques instants, le temps que son haut finisse au sol. Il fallait bien nous remettre à égalité, car après tout, j'étais déjà presque nu. Nous nous dirigions à présent vers la chambre, nous étions adultes, en pleine apocalypse et nous cédions à nos envies. Au diable ce tour de garde que je devais effectuer, je préférais cent fois consacrer ce temps à Emily. Et nos lèvres se retrouvèrent comme si elles ne devaient plus être séparées, je passais l'une de mes mains dans son dos, l'autre allait sur ses fesses tandis que je la soulevais pour la portée, l'incitant à entourer mon corps de ses cuisses avant de nous diriger vers le lit de la pièce et de l'y allonger. Retirant son bas avec son aide, je me plaçais au dessus d'elle l'embrassant à nouveau, avant de descendre plus bas la mitrailler de petit baiser dans le cou. Je m'adonnais à un jeu dangereux dans lequel il n'y aurait pas de perdant, j'étais prêt à tout lui donner.
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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Ven 13 Jan - 8:22

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Depuis toutes ces années, je n’avais eu qu’un seul objectif en tête : rester la même. Mais dans cette réalité, ce n’était plus permis. Je maintenais toujours l’illusion à moi-même que la jeune fille d’avant était la jeune femme de maintenant. Bien que j’avais su garder mon humanité en ne souhaitant pas donner la mort – même à un rôdeur, estimant pathétiquement que l’on ne pouvait pas être sûr qu’un jour il redeviendrait humain – j’avais changé. La transformation de mon père en meurtrier de sang-froid m’avait forcé la main. Si je voulais garder un tant soit peu un esprit saint et non totalement pris de démence, il fallait que je ferme les yeux. Cet homme que Graham avait tué pour moi, pour ma protection, c’était ma responsabilité. Un homme avait perdu la vie et à aucun moment je ne serais allé à son secours, même si Graham avait procédé autrement qu’avec une balle dans la tête. J’étais devenue sélective dans les personnes que j’aidais. De même que je fermais les yeux sur les cadavres qui jonchaient le sol, humain ou rôdeur, cela n’avait plus d’importance une fois que la vie les avait quittés. Ils n’étaient plus que des objets cassés qu’il aurait fallu cacher sous la terre, si seulement nous avions assez de temps pour creuser tous ces trous et les reboucher par derrière. Le temps, je l’avais trouvé pour la seule personne de ma famille qui avait survécu si longtemps : mon père. Cette douleur, jamais je n’aurais cru la ressentir un jour. A la manière dont les parents imaginent les choses, c’était maintenant aux enfants de penser comme eux. Dans ce monde, il était plus logique que les enfants partent en premier : manque d’expérience, de discernement, besoin constante d’aide pour évoluer et grandir. La preuve en était que malgré son absence, j’avais toujours cruellement besoin de lui et que si Graham ne veillait pas sur moi… Ce corps sans vie coupé en morceaux… Ce serait peut-être moi à l’heure qu’il est.

Finalement, le seul point où je gagnais encore sur pas mal de survivants, c’est que j’avais su ne pas me prendre pour Dieu. Un complexe que beaucoup de personnes de Bodie avaient contracté avec le temps. Ils pensaient que seul leur libre arbitre avait de l’importance et que les actes qu’ils commettaient étaient justifiés pour leur propre plaisir personnel. Certains profitaient de la vie parce qu’ils avaient perdus tout espoir. Je profitais de la vie parce que j’estimais que tout l’espoir du monde n’était pas encore vain. Tant que je n’étais pas seule, un futur, même court, était envisageable. Tant que Graham était à mes côtés, aucun futur ne semblait être balayé. Il suffisait juste de fermer les yeux et s’accorder deux secondes de douceur avant de se remettre à courir et se remettre à se battre. Là où Bodie était hostile, peut-être qu’il y aurait des endroits moins infertiles, moins arides, plus propre à la nidation… Mais ce serait mentir que de prétendre que j’y croyais vraiment. J'étais du genre terre-à-terre et preuve scientifique, tout ça… Mais je savais que si le monde avait pu se dégrader à cette vitesse folle, il pouvait aussi redevenir autre chose de plus prospère. Mais rien ne me disait que pour cela, il fallait que l’on meure tous. Le problème était peut-être tout simplement : l’être humain.

L’interdit avait toujours été un jeu pour moi, quelque chose à tester tout en restant dans ses propres limites. Séduire Graham était dangereux, laisser mes sentiments devenir un amour sincère était de la pure folie et aller jusqu’aux extrémités que nous prenions à l’instant sonnait comme quelque chose d’interdit. Se permettre de ne faire plus qu’un avec un amant ou l’être aimé sonnait parfois comme du suicide, mais à quoi bon vivre si on ne se permettait plus de profiter de la vie ? Ce ne serait plus que l’automatisme et au fond, alors que nos lèvres se liaient comme deux pièces de puzzle qui n’attendaient qu’à être réunies, je me foutais pas mal de la merde dans laquelle tous les survivants se trouvaient. Ses lèvres charnues contre les miennes, je m’accordais de ne penser qu’à nos battements de cœur liés et qui se réunissaient dans un chant que seuls nous deux pouvions entendre si nous prêtions l’oreille. Je gloussais discrètement quand mon haut tomba à terre alors que nous nous embrassions de nouveau. C’était un passage de vie normal dans une vie parfaitement anormal. Alors que Graham me portait, je me permettais d’entourer sa taille avec mes jambes. Une fois posée sur le lit, mon cœur tambourinait férocement dans ma poitrine et peut-être pour la première fois de ma vie, je n’étais pas angoissée à l’idée qu’un homme me voit entièrement telle que j’étais. Je n’avais pas de gêne parce que c’était Graham et personne d’autre. Je fermais machinalement les yeux alors qu’il embrassait ma nuque, passant l’une de mes mains dans ses cheveux. Je ne me rappelais plus avoir déjà eu autant d’envie et de plaisir avec quelqu’un. Mais il faut dire que m’adonner à ce jeu charnel n’était plus depuis plusieurs mois quelque chose que je me permettais. Je cherchais l’une de ses mains pour la tenir fermement dans la mienne. Ma jambe droite, presque faussement hésitante se faufilait entre ses deux jambes pour caresser doucement son intimité dans un léger va-et-vient. Le but du jeu était simple, reprendre le dessus sur lui avant qu’il arrive à me faire vraiment perdre la tête. Mon autre main s’amusait à dessiner sa colonne vertébrale dans le seul but de le faire frissonner, avant de repasser par son torse comme si je souhaitais dessiner chaque trait de sa peau.



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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Dim 29 Jan - 12:16

Tout allait si vite dans un monde comme celui-ci, on changeait, on devenait des monstres, des guerriers, notre vigilance augmentait crucialement mais même dans nos relations, on décidait bien plus vite de ce que l’on pense d’une personne, si on l’aime, si on la déteste, si elle vivra ou si elle mourra. En un claquement de doigts des compagnons de route rencontrés aux hasards deviennent des amis, des sentiments se développent, de l’amour s’installe, un sentiment de famille, ou dans le cas contraire une haine si accrue que la personne en question doit mourir pour que votre vie continue. Tout allait si vite pour moi, ce type, n’avait juste fait qu’embêter Emily et pourtant j’avais décidé qu’il devait mourir. Parce qu’en a rien de temps Emily était devenue une camarade, une amie, une personne pour qui j’avais des sentiments. Pas comme Rebekah avec qui je me réconfortais simplement la nuit, pas comme cette autre fille dont je ne me rappelle plus le nom que j’attendais juste de pouvoir tuer. Non là, mes sentiments étaient bel et bien réel, c’est pourquoi j’avais agis en preux chevalier au cœur de lion en nous débarrassant définitivement de cette enflure. Pour moi ce n’était rien qu’une vie parmi tant d’autres pourtant le geste était là. J’avais mis en péril ma place à Bodie ou plutôt ma vie, mais je m’en foutais tant que cette fille là vivait, je voulais la savoir heureuse et cela m’énervait autant que je ne le contrôlais pas, elle était une brèche dans l’égoïste que j’étais une encore. C’est pourquoi dès à présent sa survie allait devenir ma priorité, parce que moi je ne m’accrochais pas à la vie, j’évitais simplement la mort. Mais si je devais y faire face, je n’aurais pas peur et je serais heureux d’enfin rejoindre mon fils. C’est pour ça que je n’avais jamais peur de me jeter dans des situations plus périlleuses les unes que les autres. J’attendais que mon heure sonne car on fini tous par périr un jour. En attendant j’avais décidé que ça serait aux côtés d’Emily.
Un jeu dangereux auquel je m’adonnais, l’amour. Je savais qu’Emily cherchait à me séduire et pourtant j’avais décidé me lancer moi-même dans ce cercle, pensant que rien de pire ne pourrait obombrer cette relation. Nous étions maintenant deux survivants prêts à tout affronter. Et un baiser avec fait boule de neige, nos lèvres s’étaient liées et nous étions maintenant dans sa chambre, moi toujours aussi peu vêtue et elle, avait déjà perdue son haut. Un acte humain, un besoin naturel mais le notre était guidé par l’amour. Je pouvais l’affirmer même si jamais je ne l’avouerais. Et j’avais embrassé sa nuque tendrement, sentant sa main dans mes cheveux. Oui, j’avais envie de m’adonner à ces plaisirs normalement interdit. C’était différent, ne m’était plus arrivé depuis longtemps. Je sentais ses jambes entre les miennes frotter certaines terres interdites de mon corps qui réagissait bien évidement. Nous entrions dans un jeu, lequel offrirait le plus de plaisir à l’autre. Mon visage était descendu et embrassait maintenant sa poitrine, léchant légèrement par moment. Je retirais maintenant son soutien-gorge laissant apparaitre sa magnifique poitrine juste avant que ma main ne descende le long de son dos, caressant le contour de ses hanches, lentement, sensuellement. Je ne pouvais m’empêchais de l’embrasser à nouveau jusqu’à que ma main sur sa taille descende vers son pantalon, s’en prenant maintenant à lui. Oui elle n’allait pas s’en sortir avec ses habilles. Je lui souriais de manière amusé le déboutonnant. « On va être à égalité »
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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Mar 21 Fév - 9:28

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Les draps se froissaient et semblait se mouvoir à la manière que le ferait le sable d’une plage sous nos deux corps, comme un élément de plus dans le jeu qui s’installait. Ma respiration se faisait plus courte et hachée alors que pour la toute première fois depuis des mois, mon esprit se permettait de lâcher prise, de se moquer de tout ce qui pouvait se passer dans nos vies, de tous les malheurs que nous avions vécus. Seul comptait ce moment alors que pourtant, pendant si longtemps, je mettais promis de ne plus avoir d’affection pour quiconque à part mon père. C’était comme si, finalement, malgré moi, je me libérais de mes chaînes maintenant que cette ombre glaçante de la mort m’avait abandonnée. Mon père me faisait survivre, mais ne me permettait pas de vivre. Et si finalement il restait encore un espoir de vivre, même si c’était bancal et que la survie primerait toujours sur tout le reste ? Et si finalement tombée amoureuse de Graham n’était pas un crime. On s’adonnait à un jeu dangereux, on goûtait au péché interdit, au péché de la chaire et pourtant cela m’était bien égal. Je ne le faisais pas à la manière d’une personne qui voulait simplement céder à un caprice, à un caprice et une envie de son corps. Non, c’était bien plus que cela. Je recherchais véritablement à ne faire plus qu’un avec Graham, dans tous les sens du terme et même si cela signifiait de ne le faire qu’une fois. Parce que j’ignorais tout, finalement, de la vie de Graham et de ce qu’il partageait avec les membres de son groupe. D’ailleurs, je me moquais bien de blesser qui que ce soit dans notre petit jeu. Au moins sur ce corps morcellement de nos vies, il était à moi.

Tommy l’aurait sûrement pris comme une trahison venant de ma part, mais ce n’était clairement pas le moment de penser à mon frère. Il n’était pas là et il ne le saurait jamais, du moins, c’est ce que je pensais si ce dernier était aussi un survivant. Il n’y avait plus qu’une seule personne qui comptait maintenant et elle se trouvait en face de moi, je me trouvais même sous lui si je souhaitais être précise et cette pensée me fit glousser sur le moment. C’était sa chaleur que j’aimais ressentir sur moi et je ne fis pas barrage quand il se décida à retirer mon haut. Je n’avais strictement aucun complexe à me retrouver dans le plus simple appareil, parce que pour une fois, je n’avais pas l’impression de céder à une simple impulsion venant de moi. Cela faisait peut-être déjà longtemps, dans un coin de ma tête, que j’attendais ça. Un frisson me parcouru à travers tout mon être alors qu’il parcourait de ses doigts les courbes de mon corps. Alors que nos lèvres se retrouvèrent, elles se séparèrent de nouveau quand il m’avança que nous allions de nouveau être à égalité. Lui volant un baiser, je gardais un sourire en coin et j’avançais d’un regard pétillant, mes yeux plongés dans les siens : « Tu ne devrais pas t’avancer trop vite… » Pure provocation accompagnée de mon index qui s’amusait à tirer sur l’élastique de son tout dernier vêtement. « En plus, il faudrait que je te le permette… » Je venais mordiller gentiment sa lèvre avant de le faire basculer pour me retrouver au-dessus de lui. A mon tour je parcourais sa nuque de mes lèvres alors que ma main jouait avec chacune des courbes de son torse. Mes cheveux glissaient sur la peau de mon futur amant alors que mes baisers descendaient de plus en plus bas par simple provocation. De mon index je caressais son aine avant de remonter mes baisers pour me réfugier une nouvelle fois dans son cou. Mon autre main un peu plus aventureuse touchait le dernier tissu qui le retenait pour le moment d’aller plus loin. Évidemment je n’attendais qu’une chose, qu’il reprenne l’avantage, mais cela m’amusait d’avoir la prétention de prendre le dessus ne serait-ce qu’une minute alors que je le provoquais de nouveau en ayant mon bassin coller sur le sien malgré nos vêtements. Bien que je n’avouerais jamais que je faisais ce geste aussi parce que mon envie ne faisait que s’accroître et que mon corps commençait doucement à trembler d’excitation.




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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Dim 19 Mar - 18:00

S’attacher se laisser aller à des sentiments trop fort, c’était dangereux, ce n’était pas quelque chose qu’il fallait faire à la légère. Depuis Jenna, je n’avais plus aimé quelqu’un sincèrement avec tant d’amour. Il y avait eu ces filles, avec qui j’ai couché mais je finissais généralement soit par les laisser derrière moi, soit les tuer, si l’on exceptait Rebekah qui était plus une sexfriend qu’autre chose. Bien entendu, Emily ne connaissait pas tous ces détails de ma vie même si je ne m’en cachais pas et que je n’hésiterais pas à le lui dire si elle venait à me le demander. Pourtant, je n’avais aucune envie de tromper Emily, de la laisser derrière moi après l’avoir dépouillée de ses affaires ou encore de lui faire du mal. Cette jeune femme au caractère si fort avait su déverrouiller quelque chose en moi. C’est de cette façon que nous nous étions retrouvé sur ses draps, mon corps simplement vêtu d’un boxer au dessus du sien perdant ses vêtements un à un. Nous finirions sans aucun doute par ne faire plus qu’un l’un avec l’autre et en cette heure, plus rien d’autres ne comptaient. Pas le cadavre découpé en morceau gisant dans un sac poubelle dans le salon, ni les membres du camp qui le rechercheront, encore moins les fantômes de mon passé. Ce vivait cet instant totalement et entièrement, me délectant de chaque baiser, de chaque caresse. Au fond, j’étais entré dans le jeu d’Emily volontairement, me laissant aller à ses charmes, cédant à ses yeux magnifiques, à sa persévérance et à ce mental de fer. Pas à pas, ce moment magique ne cessait d’avancer et je savais au fond de moi qu’aussi inoubliable serait-il, il ne serait pas la dernière. Cet instant marquait un couple naissant, bien que je n’aie plus été prédisposé à aimer quelqu’un depuis tellement longtemps. La jeune femme était maintenant sans son haut, dévoilant une poitrine parfaite dont elle n’avait pas à avoir honte, je la trouvais tout simplement parfaite. J’aimais sentir sa chaleur contre mon corps, mon torse contre sa poitrine, sa peau contre la mienne. Peu de temps après, je menaçais de lui retirer son jean, jubilant que nous allions être à égalité ce qui l’a faisait sourire avant qu’elle ne m’annonce que je ne devrais pas m’avancer trop vite. Un sourire joueur était apparu sur mon visage lorsque ses doigts avaient parcouru l’élastique de mon boxer. Emily n’était pas tellement sans défense que cela et avait des ressources. « Tu me le permettras. » J’étais sur de moi, d’ici peu Emily n’aurait plus son jean pour couvrir ses fesses, ni aucun autre vêtement d’ailleurs. Toutefois, je ne m’étais pas attendu à ce qu’elle nous fasse basculer, se retrouvant au dessus dans la position dominante, ce qui ne faisait qu’agrandir mon sourire. J’aimais les femmes fortes et Emily en était une. A son tour, ses lèvres parcouraient ma nuque, mon cou pendant que ses mains caressaient les courbes de mon corps, accompagnant ses baisers descendant de plus en plus bas, m’électrisant à chaque contact. J’avais envie d’elle, mon corps tout entier en avait envie et chaque contact de sa peau contre la mienne m’enivrait encore plus. « Je n’aurais jamais pensé que tu sois le mal incarné » Elle était la tentation démoniaque, ses mains parfois baladeuses qui me caressait et m’empêchait de reprendre là où j’en étais. « Malheureusement pour toi, il t’en faudra plus pour me dominer , je suis un homme têtu» Joignant les gestes à la paroles, mes mains s’étaient saisi de sa taille et l’avait à nouveau fait basculer, me laissant à califourchon sur elle, ne l’écrasant heureusement pas de tout mon poids, avant que mes lèvres repartent à la recherche des siennes, que mes mains retrouvent son corps, les courbes de ses hanches, la douceur de sa peau. Je stoppais finalement tout mouvement, l’observant dans les yeux, un air de défi au visage avant de me reculer et de tirer sur son pantalon jusqu’à ce qu’il disparaisse. Maintenant éloigné d’elle, je ne pouvais m’en empêcher et je me reprécipitais en riant sur le lit, encadrant son visage de mes mains que j’embrassais avec la même passion. Mes mains étaient peut-être plus baladeuses, se laissaient tenter par un passage le long de sa poitrine, rejoignant son dos, tandis que l’autre se posait sur ses fesses, caressant ses cuisses, se rapprochant dangereusement de cette zone si particulière, l’effleurant parfois du bout des doigts à travers le tissu. Le jeu était simple, la tenté jusqu’au bout pour que ce soit elle qui se décide à aller plus loin. Si elle était une véritable tentatrice, je savais aussi être une véritable tentation lorsque je le souhaitais, continuant de jouer avec ses sensations, avec son excitation.
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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16] Dim 28 Jan - 23:44

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MessageSujet: Re: « Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16]

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« Where is your father, lovely ? » feat. Graham [-16]

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