Things Ain't Like They Used To Be - Feat. Charlie Swick
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Things Ain't Like They Used To Be - Feat. Charlie Swick

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MessageSujet: Things Ain't Like They Used To Be - Feat. Charlie Swick Mer 5 Avr - 3:32


Things Ain't Like They Used To Be

« Vous n’avez même pas une toute petite idée d’où il… » « L’est plus là Swick et c’est tout c’que j’sais moi, ok ? J’peux pas t’dire où y s’est tiré, alors fiche l’camp avant que j’te fasse pire que c’qui z’ont fait à Phoenix ! » J’essuie les postillons sur mon visage et j’offre mon plus beau sourire à celui qui m’a inondé le visage de salive. « Ça va, j’ai compris. S’il revient ici, vous lui direz qu’un agent du fisc a essayé de le rejoindre. » Tandis que je me détourne vers l’entrée du camp, je vois le regard interrogateur que me jette l’homme, ses deux neurones restantes essayant de trouver un sens à mes paroles. Je ne suis pas triste de quitter l’enceinte de Bodie. Tout le monde est à cran depuis que le grand chef est mort assassiné dans sa propre demeure. Chacun surveille ses arrières et menace d’exploser la tête ceux qui ont le malheur de s’avancer un peu trop près. Un étranger comme moi a de quoi éveiller les soupçons et je ne me détends que lorsque je suis sûr d’être à l’abri des regards de cette bande de dégénérés. Si seulement j’étais passé une semaine plus tôt… Le trajet de Santa Monica jusqu’à cette ville fantôme m’a pris plus d’une semaine et au final mon frère ne s’y trouve même pas. Arrivé à une clairière, je me pose sur une souche morte et je tente de mettre au point un plan B. « Où peux-tu bien être Charlie ? » Je dois le trouver rapidement. Le colonel m’a bien averti que si je ne revenais pas dans un mois, il me considérerait comme mort et offrirait ma place à quelqu’un de plus vaillant.

Tandis que je tente de me mettre dans la peau de quelqu’un que je n’ai pas vu depuis mes treize ans, j’enlève mes souliers et je jette un coup d’œil à mes pieds. De nouvelles ampoules sont apparues et les plus vieilles ont éclaté et laissé s’échapper un flot de sang. Je jette mes chaussettes souillées derrière mon épaule et en attrape une nouvelle paire dans mon sac, en plus de ma trousse de soins. L’avantage de ne pas ressentir la douleur, c’est qu’on peut marcher des kilomètres sur des pieds en lambeaux sans peine. L’inconvénient, c’est qu’on risque de chopper une infection grave ou de se blesser de façon irréversible sans le savoir. Avant, Ferguson s’occupait de m’éviter la gangrène, mais sans elle je dois apprendre à le faire moi-même. Une fois mes pieds nettoyés, pansés et chaussés, je me remets en marche en cherchant toutes les cachettes susceptibles d’accueillir mon frère depuis sa fuite. Cette nuit-là, je finis par dormir dans une caverne étroite et humide en maudissant Charlie Swick de me filer encore entre les doigts. Les jours suivants, mes pas me mènent jusqu’à une petite ville au centre de laquelle trône un immense centre commercial, archétype de la banlieue américaine. Je ne suis pas assez stupide pour m’avancer dans le mail, sûrement une véritable ruche à zombies, alors je le contourne. Une fois de l’autre côté, je fixe le panneau routier pour savoir où les différentes routes se dirigent lorsque je perçois du mouvement dans la rue devant moi. Un homme traverse la chaussée et me tourne le dos.

Au point où j’en suis, je ne perds rien à aller questionner cet inconnu. Le fusil dans mon dos devrait être suffisant pour le tenir à l’écart en cas de réaction parano. Je m’approche furtivement, penché vers l’avant pour fendre les rafales de vent. Plus la distance entre nous rapetisse et plus mon cœur tambourine, parce que cet homme, je pense le reconnaître. Ses cheveux sont encore plus emmêlés que lorsqu’il avait dix-sept, mais leur texture est la même. Et sa démarche, j’ai tellement tenté de l’imiter étant jeune qu’elle m’apparaît comme une signature. Je me jette derrière le tronc d’un arbre lorsque l’homme monte les marches d’un perron jusqu’à une porte rouge et j’observe son profil avant qu’il ne disparaisse dans le vestibule. Pas de doute, il a bien le nez des Swick. Je brandis le poing dans les airs, complimentant mes qualités de détective alors qu’en réalité je ne dois cette découverte qu’à la seule chance. Sans réfléchir une seconde à ce que je vais bien pouvoir dire à mon frère que je n’ai pas revu depuis dix-sept ans et avec qui je n’ai jamais eu aucune affinité, je cours vers la même porte rouge. Je tape cinq coups, puis je porte mes mains en cornet à ma bouche pour être sûr qu’il m’entende de l’intérieur. « LIVRAISON SPÉCIALE POUR MONSIEUR CHARLIE SWICK ! ON DEMANDE UN HOMME PAS TROP BRILLANT ET AU MAUVAIS CARACTÈRE À LA PORTE ! » Je me recule d’un pas ou deux et j’attends de voir si mon appel portera fruit.

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MessageSujet: Re: Things Ain't Like They Used To Be - Feat. Charlie Swick Dim 9 Avr - 6:52

Things Ain't Like They Used To BeOliver & Charlie Depuis que j’avais quitté Bodie, je devais avouer que les choses allaient étonnamment bien. Plus d’imbécile dans les pattes. Ni de tâches ingrates à réaliser. J’avais attendu quoi pour partir plus tôt ? Il m’avait fallu ce bon coup de pied au cul pour que je décide de sortir de là. J’étais parti le lendemain de la mort de Phoenix et je ne le regrettais pas. Je savais à quoi ça devait ressembler là-bas et je me voyais mal devoir constamment surveiller mes arrières. Bon, j’avoue que je me surveille beaucoup plus depuis que je vagabonde librement dans la nature, mais comme je n’ai pas à surveiller l’entièreté des membres d’un groupe dans lequel je vis, c’est moins stressant. J’arrive à fermer l’œil la nuit même si je ne sais jamais qui pourrait arriver et défoncer ma porte. J’ai élu domicile dans un bloc appartement. Je squatte l’appartement tout en haut de l’immeuble. Comme ça pas de rôdeur et surtout, moins de chance pour qu’un survivant égaré ne me remarque. Et si quelqu’un tente quoi que ce soit, je l’entendrais venir à des milles. Soyez pas inquiet, j’ai muni l’endroit d’un tas de pièges pour ralentir de possibles assaillants. On sait jamais. J’ai jamais vraiment fait de mal à qui que ce soit à Bodie, mais certains pourraient essayer de s’en prendre à moi, croyant que j’ai quelque chose à voir avec la mort de Phoenix. Je promets ne pas avoir participé à sa mise à mort et n’avoir même jamais entendu parler d’un tel plan. Si c’avait été le cas, je me serais fait un plaisir de rafler le plus de trucs possibles et m’enfuir avant même que le boss ne soit mort. Parce que malheureusement, je n’avais pas apporté assez de chose à mon gout. J’avais réussit la sortie tout en douceur, mais c’était raté pour la rafle du siècle.

Donc je me dirigeais vers l’immeuble qui m’abritait depuis quelques jours déjà. Le sac à dos plein de victuailles fraichement trouvé dans les environs et une carabine dans les mains. Je ne lâchais plus l’arme depuis que j’avais quitté Bodie. J’étais seul maintenant à lutter pour ma survie. Personne d’autre pour me prévenir des dangers ou échanger quelques vivres. Mon talent de mécanicien ne m’était pas vraiment utile ici. C’était ce qui allait me manquer. Pouvoir échanger avec les autres. Parce que j’étais un très bon négociateur. Mais allez essayer de négocier avec un zombie… Je repérais la porte rouge de l’immeuble à une centaine de mètres de là où je me trouvais. On était en plein après midi. Je m’étais levé avant le soleil ce matin pour retourner à mon exploration de la veille. Je quadrillais le quartier. J’essayais de faire une carte de mon nouveau milieu. Savoir où les différents magasins se trouvaient, faire un inventaire de ce que je trouvais et ce que je voulais ramener plus tard à ma base. Et surtout, prendre des notes sur l’activité humaine et celle des morts. Parce que j’avais rencontré quelques convois lors de mes aventures. Je ne savais pas si c’était des amis ou ennemis donc je m’étais toujours caché lorsque j’avais rencontré d’autres survivants. Pas de chance à prendre.

Une fois arrivé devant la porte, je l’ouvrais en prenant grand soin de prêter attention au moindre son environnant. Et surtout, au piège que j’avais installé un peu partout à l’intérieur. Pas question que je ne fasse déclencher une des bombes artisanales de l’entrée. Et alors que j’avance vers l’escalier menant aux étages supérieurs, j’entends cogner à la porte. Je fige sur place, me demandant si s’était le fruit de mon imagination où si on venait vraiment de cogner à la porte de ma cachette. Merde et si on m’avait retrouvé ? Je serrais la carabine que je tenais entre mes mains et tournais lentement la tête en direction de l’entrée.

« LIVRAISON SPÉCIALE POUR MONSIEUR CHARLIE SWICK ! ON DEMANDE UN HOMME PAS TROP BRILLANT ET AU MAUVAIS CARACTÈRE À LA PORTE ! »

C’était qui ce débile ? J’armais la carabine tout en m’avançant d’un pas décidé vers la porte d’entrée. Prêt à faire un trou direct dans la cervelle de cet intrus. Personne allait entrer ici sauf moi. Surtout quelqu’un qui me connaissait et me définissait comme étant pas trop brillant. Pas question qu’il reparte vivant pour aller transmettre mon nouveau lieu de vie à d’autres. Tenant la gueule de la carabine devant moi, prêt à faire feu, j’ouvrais la porte d’une main et la reposais presque aussitôt sur mon arme. Le doigt sur le chien du fusil, j’attendais d’avoir la tête du connard dans ma mire avant de… Je figeais quelques secondes. Ma carabine menaçant un homme ressemblant étrangement à mon propre père. Est-ce que c’était possible que celui-ci soit encore en vie ? Et qu’il ait rajeunit ? Je fronçais les sourcils et abaissais tranquillement mon fusil.

« T’es qui putain ?! Et tu veux quoi ?! » Demandais-je d’un ton agressif.

La seule chose qui m’avait retenu de lui mettre une balle dans la tête, c’était cette étrange impression de le connaitre. Et pas de Bodie. Il ne venait pas du camp. Je l’aurais reconnu. Non. C’était encore plus familier. J’avais cette mauvaise impression. Comme si je devais me sentir mal, comme si je devais avoir honte. Mais pourquoi ? J’avais pas honte. J’étais Charlie Swick. Je serrais de nouveau la crosse de mon arme et visais de nouveau la tête du nouveau venu. Je ne savais pas si j’aurais l’audace de le tuer avant même de n’avoir découvert qui il était, mais je voulais paraitre intimidant et rien de mieux qu’un canon en pleine gueule pour craindre quelqu’un.
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MessageSujet: Re: Things Ain't Like They Used To Be - Feat. Charlie Swick Mer 12 Avr - 1:54


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Je n’en attendais pas moins de Charlie après une telle entrée en matière de ma part; J’ai devant les yeux l’extrémité du canon d’une carabine. La première réaction de mon frère est encore et toujours la violence, bien sûr, peu importe qui se trouve de l’autre côté du panneau de la porte. Je conserve mon calme en apparence, mais je ressens un certain inconfort d’être ainsi menacé. Si Charlie décidais de me tirer dans un membre, je n’en ferais pas grand cas. Un cri de douleur factice, un peu de sang, mais rien pour m’empêcher de me réveiller demain matin. La tête, c’est autre chose… Heureusement, le fusil commence à descendre et le visage qui se cache derrière arbore une expression confuse. Bien que je sois déjà au courant de la survie de mon frère, ce dernier devait croire que j’étais mort avec les millions d’autres Américains qui n’ont pas su courir plus vite que les zombies. Ce regard, c’est celui d’un homme qui retrouve un membre de sa famille après plus de quinze ans… Non, en fait je me trompe de A à Z, je réalise tandis que l’arme remonte et que mon frangin me somme de m’identifier. Visiblement, j’ai surestimé mon propre frère. « Pas trop brillant et au mauvais caractère » le décrit à merveille. Même à huit ans, il était capable de sortir des friandises d’une station-service sans payer, mais pas de s’enfuir avant que le propriétaire lui mette la main au collet. « Du calme Charlie Brown, tu ne vas tout de même pas tirer sur ton propre sang, non ? » Avait-il besoin de plus d’indices ? Devais-je lui sortir mon certificat de naissance et le lui coller sous le nez ?

« Écoutes, j’ai fait toute la route de Santa Monica jusqu’à Bodie pour te trouver, avant de finalement me rendre compte que tu avais fiché le camp après la mort de ce Felix – non, désolé, Phoenix – alors est-ce que tu vas m’inviter à entrer que je puisse enfin me reposer, ou bien tu préfères m’abattre sur ton perron ? » Pour calmer un peu le jeu, je lève les deux mains vers le ciel pour lui montrer que je ne suis pas armé et je lui offre mon sourire le plus radieux. Depuis le tout début, je tente d’avoir l’air le plus amical possible, bien que mes mots puissent laisser penser le contraire. Après tout, quand Charlie et moi nous sommes vus pour la toute dernière fois, nous étions encore des adolescents. Les choses ont grandement changé depuis. Charlie a le double de l’âge qu’il avait alors. Peut-être nous entendrons-nous mieux maintenant que nous sommes tous les deux adultes et sur un pied d’égalité, alors autant ne pas paraître trop hostile. En attendant de savoir s’il me reconnaît enfin, j’observe ses traits et essaie de faire le pont entre le moment de son départ de la maison familiale et celui de nos retrouvailles. Des petites ridules sont apparues au coin de ses yeux, signe naturel de l’âge, mais à mon instar, l’apocalypse ne semble pas l’avoir trop affecté. J’en déduis que Charlie a su se débrouiller pour trouver sa pitance, contrairement aux squelettes ambulants qui peuplent certains camps de réfugiés. La capacité d’adaptation est un trait de famille typique aux Swick. Alors que Bodie est en train d’imploser, mon frère a compris qu’il valait mieux s’enfuir et s’est trouvé une nouvelle planque. Pour ma part, maintenant que ma protectrice est morte, je dois trouver quelqu’un d’autre pour faire le sale boulot à ma place, et il se pourrait que cette personne soit Charlie.

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MessageSujet: Re: Things Ain't Like They Used To Be - Feat. Charlie Swick Mar 25 Avr - 1:48

Things Ain't Like They Used To BeOliver & Charlie Tirer sur mon propre sang ? Je me disais que ce visage était trop familier pour que je ne le connaisse pas. Pourtant j’avais encore envie de lui tirer en plein dans la tête. Peut être parce que c’était le portrait craché de mon père et que ce salaud m’avait toujours fait chier. La tentation était très forte. Je regardais l’homme dans les yeux et je le replaçais enfin. On dirait que mon cerveau ne voulait pas vraiment admettre la vérité. Parce que mes mains serrèrent un peu plus fort l’arme que je tenais et j’avançais le canon vers sa tête. Pourquoi est-ce que mon propre frère viendrait cogner à la porte de mon refuge ? C’était illogique. Il était censé être mort, comme tout le reste de ma famille. Comme tout le reste de ma famille de merde. Okay non. Je n’allais pas ajouter : problématique familiale à mon portfolio. Même si j’avais eu des problèmes avec ma famille. J’avais fais une croix sur celle-ci depuis bien longtemps. Plus de 10 ans en fait. J’avais essayé d’oublier les coups de ceinture de mon père et les yeux fermés de ma mère. Même mes deux frères benjamins. Jamais j’aurais cru un jour revoir l’un d’entre eux. Encore moins mon frère. Je croyais qu’il m’aurait oublié. Parce que c’était ce que j’avais fais de mon côté. Je m’étais tourné vers le monde du crime. J’avais survécu à ce monde de fou et même à une épidémie meurtrière. Et voila que ce crétin me tombait dessus. Il voulait quoi ? Discuter bien tranquillement autour d’une tasse de thé pendant que la folie s’abattait là-dehors ?

« C’est une sacré bonne question que tu me poses là ! » Je collais le canon de mon arme contre son front au même moment où il levait les bras en l’air. C’était presque comique. Un rictus amusé apparu au coin de mes lèvres et je baissais finalement mon arme, éclatant d’un rire qui sonnait presque faux. Puis je repris un air sérieux et le regardais droit dans les yeux. « C’est à ton tour de répondre à mes questions. Premièrement ; tu fous quoi ici ? Deuxièmement ; Comment t’as fais pour me retrouver ? Et finalement, t’as toujours une tronche de merde, je sais pas si je te l’avais dis. C’est pas une question, j’avais juste envie de te le faire remarquer. » Et j’avais pas besoin de répondre à sa question, c’était lui qui était venu cogner à ma porte, c’était donc à moi de poser les questions.

Mon frère qui réapparaissait de nulle part. Et quoi encore ? Mon grand-père décédé, ramené à la vie le jour de Pâques ? J’avais pas vraiment besoin de ça en ce moment. J’avais besoin d’être seul et de me faire oublier. Je n’avais aucun lien avec la mort de Phoenix mais je craignais que les autres survivants me croient coupables du fait que je m’étais enfuit presque tout de suite en apprenant la nouvelle. Mais je n’avais rien à voir là-dedans. C’était rare que je disais ça, mais j’étais innocent (pour une fois). Et je dois avouer que la vie en solitaire était un peu plus compliqué que je ne le croyais au début. J’essaie d’amasser des vivres que je cache dans ce bloc appartement depuis presque une semaine déjà, mais je me rends bien compte que c’est plus dangereux que prévus et que les environs sont bourrés de morts. Pour l’instant je n’ai pas l’intention de m’aventurer plus loin. On verra dans les temps qui vont venir. Mais une chose est sûr, je ne retournerai pas à Bodie. Pas avec l’ambiance de merde qui règne dans le camp depuis que Phoenix a été tué. Les gens sont sur le point de s’entretuer là-bas et je tiens beaucoup trop à ma peau pour courir le risque d’être prit entre deux feux.
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MessageSujet: Re: Things Ain't Like They Used To Be - Feat. Charlie Swick Jeu 27 Avr - 0:33


Things Ain't Like They Used To Be

Bon, voilà le moment que j’attends, celui où Charlie réalise (enfin) qui je suis. Pour tous ceux qui espéraient d’émouvantes retrouvailles familiales, sachez que rien dans la scène actuelle n’a de quoi donner les larmes aux yeux. Plutôt que de me prendre dans ses bras, mon grand frère pose le canon de son fusil sur le front de son cadet sans défense, tel un baiser mortel. Il faut dire que Charlie est toujours comme ça, si on lui laisse le choix entre deux options, il prend toujours la plus salissante. Heureusement, il semble que ce soit une simple blague de sa part, puisque l’arme pointe de nouveau vers le sol et que Frangin éclate d’un grand rire sans joie. Super, Charlie Swick s’est reconverti en caricature de méchant de vieux film d’espionnage. Je laisse retomber mes bras de chaque côté de mon corps et je conserve toujours mon sourire factice, qui doit ressembler une grimace suite à notre petite altercation. En dix-sept ans, j’avais presque oublié à quel point mon frère peut réagir à la moindre petite chose. Parfait pour moi à vrai dire, je compte le provoquer jusqu’à l’infarctus. Mon plan semble déjà fonctionner, puisque Charlie commence son interrogatoire en me demandant ce que je fais sur le pas de sa porte et comment j’ai connu son adresse actuelle. Visiblement, ma visite ne l’enchante guère, puisqu’il saupoudre ses questions d’une insulte sur mon apparence physique. Comme si tu n’avais pas toi aussi la tronche des Swick !

Je considère ses injures comme une médaille, une preuve de mon triomphe. J’ai réussi à déstabiliser Charlie Swick, c’est évident comme le nez au milieu de la figure. Ses petites attaques mesquines servent à camoufler une surprise manifeste, le même étonnement que j’aurais connu si c’était lui qui était venu sur le pas de ma porte. Je me réjouis que le destin ait décidé de me donner les meilleures cartes pour notre rencontre d’aujourd’hui. Même si un vrai sourire remplace maintenant le simulacre sur mon visage, je ne laisserai pas passer l’occasion de lui rendre ses coups en double, ça non ! « Si tu veux éviter que d’autres trouvent ta nouvelle planque, pense à prendre une douche. Je n’ai eu qu’à inspirer un bon coup pour savoir dans quel trou-à-rats tu te terrais. » Dans les dents ! Je replace une mèche de mes cheveux que le vent avait plaqué dans mes yeux et j’observe la réaction de mon frère. Je sais que je joue avec le feu, mais la tentation est trop forte. Charlie est la parfaite victime, d’autant plus que nous traînons un lourd passé familiale derrière nous. Toujours pour garder le dessus sur la situation, je m’accote contre le garde du perron dans une position nonchalante qui contraste avec l’accueil rigide que Charlie m’a offert.

Même si j’adore me payer la tête de Charlie, je ne suis pas venu ici pour cela, du moins pas uniquement pour cela. Peut-être est-ce un signe que je vieillis, ou une nostalgie mal placée qui jette une lumière positive sur mes souvenirs, mais dès que j’ai su que Charlie était en vie, j’ai eu l’envie de le revoir. Je ne veux pas avoir l’air trop sentimental en disant cela, mais je ne peux pas nier que mon frangin est la dernière chose qu’il me reste de mon passé. Lui, ainsi qu’une cicatrice derrière la tête. Je me dois de lui dire la vérité si je veux que cette rencontre jette les bases de toutes nos futures rencontres. « Pour dire vrai, je suis ici par curiosité. Je voulais savoir ce qu’il était advenu du seul membre restant de ma famille – je me suis longtemps cru le seul Swick toujours en vie – et m’assurer de mes propres yeux qu’on ne m’avait pas menti. » Bon, maintenant que j’ai fait preuve de suffisamment de franchise, je me permets de retomber dans mes anciennes habitudes. « J’ai su qu’il y avait un deuxième Swick en Californie de la bouche d’une certaine Rebekah. » Puis, je me rapproche pour le regarder droit dans les yeux. « C’est ta copine ? Allez, tu peux me le dire ! Je suis ton frère après tout. » Je me paye sa tête. J’en sais peu sur Rebekah, mais je n’imagine pas qu’elle et Charlie puisse passer plus de dix minutes ensemble sans que l’un des deux tente d’arracher la tête de l’autre. « Si tu réponds à ma question tu pourras m’en poser une autre à ton tour. »

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MessageSujet: Re: Things Ain't Like They Used To Be - Feat. Charlie Swick Dim 7 Mai - 20:40

Things Ain't Like They Used To BeOliver & Charlie Et merde il avait apprit le petit. Il était super chiant. Je n’aurais pas à passer de test génétique ou peu importe comment ça s’appelle pour me prouver qu’il fait vraiment partit de ma famille. Mon frère n’était pas aussi rapide sur les réponses avant, faut croire qu’il avait changé. Comme moi j’avais changé avec cette apocalypse. J’avais gardé mon sens de l’humour (Je suis très drôle je sais !) et j’avais appris à ne faire confiance à personne. Et surtout de leur flanquer un bon coup derrière la tête lorsqu’ils étaient trop loquaces ou vif d’esprit. J’étais devenu un intimidateur. Je ne l’étais pas vraiment avant, sauf envers mes frères. Mais c’était comme ça dans toutes les familles non ? L’ainé terrorisait les plus jeunes. Du moins c’était ce que j’avais toujours vu dans les séries télés. Mais de retomber nez à nez avec mon frère, c’était presque un miracle. Je l’avais perdu de vu bien avant l’épidémie. J’étais encore un ado. On m’avait jeté dehors de la maison familiale et j’avais refusé tout contact par la suite. Ou plutôt, aucun membre de ma famille n’avait essayé de me joindre. Merde c’est tragique non ? Mais qui en a vraiment quelque chose à foutre de sa famille maintenant ?

« T’es vraiment devenu un petit salaud. T’es peut être devenu plus costaud, mais t’as une attitude de merde qui est venu avec. » Et il est là à me regarder avec nonchalance. Faut croire que mon père n’a pas mieux réussi avec le fils du milieu. Ça doit être une question de sang. Les Swick sont des salauds. C’est toujours mieux maintenant que trop idiot pour s’enfuir en voyant un zombie. Pour lui, c’était venu plus tard. Peut être que l’épidémie l’avait réveillé. « T’étais plutôt lent avant. Faut croire que les morts t’ont réveillé. » Je lui souris avec arrogance. Me souvenant vaguement des moments où il allait rapporter à notre mère quand il en avait marre d’être ma petite victime. Le bon vieux temps. Maintenant il n’avait plus maman pour se cacher. Je me demandais bien sous les jupes de qui il se terrait pour avoir réussit à se rendre jusqu’ici. Ça viendrait bien dans la conversation. Il me raconta être venu ici par curiosité et je fronçais les sourcils. J’avais l’impression d’être un animal de foire. Il était venu par curiosité ? Il voulait voir comment je vivais ou quoi ? Je me demandais il venait d’où comme ça. Il ne semblait pas vraiment mal en point. Soit il avait rejoint un groupe, soit il était plutôt bon pour la survie après tout. Je votais pour la première option. Puis je su enfin qui lui avait parlé de moi et je ris lorsqu’il me demanda en blague si s’était ma copine. En blague parce que s’il l’a rencontré, il a du vite comprendre qu’elle et moi on n’était pas les meilleurs copains du monde.

« Elle m’arracherait la queue avant même que je ne l’ai touché. Alors pour répondre à ta question, non elle n’est pas ma copine. Disons qu’on partage certaines opinions pas plus. » Et maintenant quoi ? Je pouvais lui poser une question ? Merde c’était ridicule. « T’as toujours pas répondu à ma question. T’es pas venu ici que par curiosité. Qu’est-ce que tu veux ? » Lui demandais-je franchement. Oui, il était mon frère. Mais il était également un Swick. Il ne s’en sortirait pas aussi bien avec moi. Il pouvait bien me parler comme il le voulait, m’inventer n’importe quel mièvrerie, ça ne fonctionnerait pas comme il l’entendait. Je l’aurais bien invité à entrer, mais je ne connaissais pas son réel but ici. Je ne serais même pas surpris s’il essayait de me voler ou de me tuer. Je le connaissais à peine. Il pourrait bien me jouer un tour de la sorte.
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MessageSujet: Re: Things Ain't Like They Used To Be - Feat. Charlie Swick Jeu 11 Mai - 3:47


Things Ain't Like They Used To Be

Oh, mais c’est que j’ai vraiment réussi mon coup ! Charlie me dit mes quatre vérités et je ne peux m’empêcher de sourire. Je sais que je devrais commencer à la jouer plus docile si je veux que mon frère me prenne sous son aile et que je puisse recommencer à ne rien faire de mes journées, mais la tentation est trop forte de riposter. Je m’efforce toutefois de ne pas lui répliquer quand il me demande si les morts m’ont enfin réveillé. S’il savait la vérité… Il y a bien des années que je suis devenu l’Oliver Swick qu’il a devant lui. Et puis il peut bien parler Charlie, à se la jouer comme s’il avait toujours été un surdoué doté d’une répartie à tout casser et moi un minable avorton à peine capable de compter sur ses doigts. Oublie-t-il que nous avions quatre ans de différence ? C’était facile pour lui de passer pour un roi du sarcasme vif d’esprit quand il avait dix ans et moi six, mais le temps a fini par nous mettre tous les deux sur le même palier d’égalité. Oh, j’aurais tant à lui dire en ce moment, mais je me retiens. Je ne compte même pas lui demander s’il trouve être difficile d’avoir enfin un adversaire à sa taille, lui qui a l’habitude depuis a toujours de s’en prendre à plus faible que lui. À beaucoup plus faible. Mais bon, sur certains aspects, je ne vaux pas mieux. Charlie profite de la faiblesse des autres, moi de leurs forces : nourriture, eau, protection. Nous sommes des Swick après tout.

Je glousse à la réponse de Charlie à ma question sur sa relation avec Fitzgerald. Ces deux-là sont comme les chats et l’eau, comme les Mentos et le Pepsi, comme les années 80 et la mode vestimentaire… Vous avez compris ce que je veux dire, il vaut mieux les garder le plus loin possible l’un de l’autre. Je suis content que Charlie ait rit en entendant ma question. J’ai l’impression qu’il se détend un peu, après nos quelques échanges plus acerbes en début de conversation. C’est un bon point pour moi, les gens plus calmes sont plus faciles à manipuler. Néanmoins, juste comme je commence à trouver que la situation tourne à mon avantage, la réponse de Charlie me rappelle que la partie n’est pas gagnée d’avance. Nous n’avons pas de lien, rien pour nous raccrocher l’un à l’autre, il est donc normal de le voir douter de mes intentions. J’affecte une expression offensée, alors qu’en réalité je suis plutôt irrité d’avoir à travailler pour que mon frère tombe dans le panneau. « Merde Charlie, tu vas me jouer le coup de la suspicion encore longtemps ? Quand tu as quitté la maison, tu avais dix-sept ans. Dans ma tête, tu n’as jamais vieilli depuis. Figé comme sur une photo. Oui, j’étais curieux. Je me demandais si tu étais devenu l’un de ces types avec des tatouages dans le visage ou un hippie ou je-ne-sais-quoi-encore. »

Il ne s’agit pas d’un mensonge. J’ai toujours imaginé Charlie assassiné dans une ruelle crasseuse ou encore en prison à jouer la petite femme d’un détenue, alors imaginez ma surprise quand j’ai appris qu’il se baladait librement en Californie. J’aurais pu faire mes recherches sur lui bien avant, quand je vivais toujours à Brooklyn, si je l’avais vraiment voulu, mais à l’époque retrouver mon frère m’importait beaucoup moins qu’aujourd’hui. Il faut aussi dire que notre séparation avait été abrupte et définitive. J’étais plutôt d’accord avec mon père à l’époque et je n’avais donc rien fait pour garder contact avec mon frangin. Il m’arrive de me demander ce qu’il serait advenu de notre relation fraternelle si Charlie était resté quelques années de plus ou si j’avais passé un coup de fil de temps à autres… « J’ai l’impression que tu m’en veux Charlie. Est-ce que je me trompe ? » Je me demande si jouer là-dessus pour l’amener à oublier mes véritables intentions. La blessure est-elle encore à vif ? Certains événements peuvent laisser des séquelles des années durant, mais est-ce le genre de Charlie de ressasser le passé ? Je ne le saurai pas sans l’essayer. « Tu sais que quand Papa décidait une chose, même Maman ne pouvait pas le faire changer d’avis. Comme quand il avait décidé que cette horrible petite moustache lui donnait du style. Je n’aurais pas pu te faire revenir à la maison même si je l’avais supplié de m’exiler à ta place. » Ce que je n’aurais jamais fait de toute façon.

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MessageSujet: Re: Things Ain't Like They Used To Be - Feat. Charlie Swick Dim 21 Mai - 6:13

Things Ain't Like They Used To BeOliver & Charlie Oh non, il ne me jouera pas ce coup là et il le sait très bien. Ce petit air de victime, comme si je l’avais blessé en lui reposant ma question. Je ne lui fais pas confiance et il ne devrait pas me faire confiance à moi non plus. Je sais qu’il tentera de me jouer dans le dos. Je connais pas la raison du pourquoi, mais je le sens venir. La manipulation, ça me connait, je suis tombé dedans quand j’étais petit. Alors qu’il essaie pas de venir apprendre à un vieux singe à faire la grimace. Bon okay, je suis pas vraiment plus vieux que lui mais quand même. Comment vit-il depuis les dernières années ? Est-ce qu’il a eu à se battre pour se tailler une réputation et une place dans un groupe ? Ou bien il a joué de ses mots pour pousser les gens à l’aimer ? C’est ce que j’aimerais bien savoir. Regardez le, jouer la comédie comme un pro. J’ai peut être réagit avec intensité plus tôt, mais je n’ai pas l’intention de le laisser me faire réagir plus que ça. Il croit pouvoir tirer les ficelles avec une facilité effarante, mais je ne suis pas un de ses petits copains de je ne sais quel groupe. Je ne suis pas un survivant naïf, croyant qu’en toute personne, il y a une étincelle de bonté. En fait, je ne l’ai jamais été, naïf. Faut pas essayer de me berner avec ce genre de trucs subtils. Je suis pas bonace et je l’ai jamais été.
Je garde un air intéressé, essayant de jouer aussi bien que lui. On aurait pu écrire une pièce de théâtre ensemble et en être les acteurs principaux si on aurait voulu. Mais il a décidé de me tomber dessus au pire moment. Au moment où je suis suspicieux de tout, plus agressif, à cran et facile à mettre en rogne. Alors je le regarde directement dans les yeux, clignant à peine des paupières. Sans dire un mot. Comme si tout ce qu’il disait me passionnait. Comme si j’étais touché par son essai poétique sur notre vie passée. Et c’est quoi cette remarque d’hippie avec tatouage facial ? Je grimace à peine, mais s’il est assez à l’écoute de mon non verbal, il l’aura sans doute remarqué. Il est devenu assez bon. Même que je ne l’avais jamais vu mentir ou essayer de me tirailler émotionnellement de la sorte. Je sentirais presque une larme couler sur ma joue tant je suis ému (sentez le sarcasme, sentez le).

Lorsqu’il commence à se lancer sur le fait que je lui en veux, que papa n’aurait jamais accepté que je revienne et bla bla bla, j’hausse légèrement les sourcils, impressionné. Non mais l’effort qu’il met dans cette tirade, c’est très impressionnant. Je dois avouer qu’il pourrait me surpasser s’il continue. Et il y croit. Il met de la passion dans son discours alors qu’il devrait utiliser cette énergie pour fermer sa gueule et supplier. Parce que s’il ne la ferme pas, c’est une balle dans la tête qu’il va se mériter. Membre de la famille ou pas, j’en ai rien à foutre de ce qui pourrait bien lui arriver. Je ne l’ai pas revu depuis mon adolescence et je dois avouer que le lien fraternel est plus que fragilisé, il est quasi inexistant. À la fin de son monologue, j’hésite entre applaudir ou lui donner un coup de crosse sur la mâchoire. Je dois quand même avouer qu’il me fait chier en ressassant le passé. Comme si j’avais besoin qu’on vienne me parler de mon chien de père et de ma mère qui a toujours été trop aveugle pour faire quoi que ce soit. Alors c’est l’agressivité qui prend le premier plan et je serre la crosse de mon arme.

« Et tu l’as appris quand ton monologue ? Avant que j’hésite à te transpercer la tête d’une balle ou après ? Parce que je dois t’avouer que j’ai presque versé une larme. C’est tellement touchant. Ça me rappelle le dernier film de Rapides et dangereux que je suis allé voir au cinéma. »

Le 5 si c’est le genre d’information qui vous intéresse. J’adore Paul Walker. Revenons à nos moutons. Mon frère pour être plus précis. Je relève une fois de plus mon arme à feu mais cette fois m’abstient de la lui pointer en pleine tronche.

« Dans toute cette magnifique démonstration de malhonnêteté, j’espère que tu t’es laissé un peu de temps pour répondre à ma première question. Tu sais, celle à laquelle t’as jamais répondu ? Alors je vais te la reposer une dernière fois si tu veux. » Et je lève le canon de ma carabine, le pointant bien contre son torse, histoire de pas le manquer. « Qu’est-ce que tu me veux ? Réfléchis bien à ce que tu vas me répondre, parce que j’hésiterai pas. » Comme si j’avais déjà hésité. Comme s’il croyait avoir immunité parce qu’on partageait le même sang. Ça ne voulait plus rien dire, surtout dans le climat actuel. Qu’est-ce qui me disait qu’il n’avait pas été engagé par quelqu’un de Bodie pour me ramener au camp ou même me tuer ? Faut pas me prendre pour un con non plus.
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MessageSujet: Re: Things Ain't Like They Used To Be - Feat. Charlie Swick Lun 22 Mai - 22:28


Things Ain't Like They Used To Be

Bon, je dois l’avouer : je commence à perdre le dessus. Jusqu’ici, j’ai eu l’effet de surprise de mon côté et j’en ai profité autant que j’ai pu, mais cette sensation de supériorité m’est vite montée à la tête et j’ai cru que je pourrais poursuivre indéfiniment sur ma lancée. Malheureusement pour moi, Charlie semble s’être remis du choc de ma présence et ne se laissera pas facilement avoir par mes tentatives de manipulation. J’aime me représenter mon frangin comme quelqu’un d’aussi brillant qu’une courge spaghetti et de dominé par ses pulsions, mais il y a plus sous la surface. Pas que ma description soit erronée, mais disons qu’entre vauriens, on sait se reconnaître. Mes talents d’acteurs ont connu leur limite aujourd’hui face à un Charlie Swick qui a sûrement usé des mêmes tactiques mille fois. Frustré par mes réponses, mon frère vient de relever son arme pour me la pointer en pleine poitrine et me pose sa question une dernière fois. Pour tout vous dire, je ressens un mélange d’agacement et de crainte. Agacement, parce que j’en ai marre de voir que mon frère utilise son arme comme béquille quand il n’obtient pas ce qu’il veut comme il le veut et quand il le veut. Crainte, parce que ce mec est assez taré pour me tirer dessus juste parce qu’il s’imagine que je suis à ses trousses. Si je veux que la balance s’équilibre de nouveau, je vais devoir jouer franc jeu.

« Bon, tu veux que j’arrête de te mentir ? Parfait, je vais te dire tes quatre vérités sur le champ. Ah, et puis arrêtes de me menacer avec ton fusil, tu veux ? Ça devient lassant. » S’il veut jouer franc jeu, qu’il commence par enfin lâcher son arme qui lui donne tant l’impression d’avoir le contrôle de la situation. Doucement, je repousse le canon à l’aide de la main pour le placer vers une zone où mon frère ne risque pas de me transpercer un organe vital s’il se décide à tirer. Je n’ai néanmoins pas le courage de l’éloigner complètement de moi, de peur que Charlie ne réagisse mal à cette initiative. « Numéro un : Fast & Furious ? Tu sais, je ne croyais pas que tu réussirais encore à me décevoir… » Non mais qui écoutait ce genre de merdes ? Sans lui laisser le temps de répliquer ou de placer un mot, je poursuis ma tirade. « Numéro deux : le jour où tu t’es fait jeter dehors de la maison fait partie du top trois des plus beaux jours de ma vie, tout juste avant celui de mon déménagement à Brooklyn et derrière celui où j’ai rencontré Cameron Diaz à une fête dans les collines. Alors non, jamais je n’aurais supplié Papa de te faire revenir. Tu es le pire grand frère qui existe. » J’y suis peut-être allé un peu fort sur celle-là, alors je prends une grande inspiration et je continue sur une note plus calme. « Numéro trois : je ne te mens pas quand je te dis que la curiosité est la principale raison qui m’a poussé ici, mais le genre de curiosité qui nous pousse à aller jeter un œil à un accident de voiture. Fini le sentimentaliste, je n’essaierai pas de te faire croire que je voulais faire remonter de bons souvenirs à la surface – il n’y en a aucun de toute façon. »

Me voilà enfin rendu au moment où je dois répondre la vérité à Charlie. Cette fois, plus question de détourner le sujet ou d’essayer de le berner. Je suis venu pour savoir si tu serais assez bête pour m’offrir ta protection et tes trouvailles en souvenir d’un bon vieux temps qui n’a jamais existé. Il me faut toutefois trouver une façon d’envelopper la vérité sous assez de couches sucrées pour qu’il ne la trouve pas trop amère. « Numéro quatre : l’autre raison de ma venue, c’est que je voulais voir comment tu vivais et décider si on pouvait s’allier pour survivre, ou si je faisais mieux en restant avec mon groupe actuel. » Inutile d’être plus spécifique, puisque plus le temps avance et plus je me dis que ce plan va échouer lamentablement. Dans mon euphorie de voir Charlie déstabilisé par ma présence, je crois que j’ai déjà poussé trop loin mes piques et que mon frère ne voudra pas subir ma présence encore bien longtemps. Mon cerveau fait déjà jouer ses rouages pour trouver une échappatoire qui me permettra de retourner sur la côte sans être criblé de balles dans le dos. Le mieux serait de calmer le jeu, mais je me dis que tant qu’à être dans la fange jusqu’aux genoux, aussi bien continuer de remuer la boue. « Ma question maintenant. C’est toi qui as tué Phoenix ? Pour être aussi parano, tu dois avoir pas mal de trucs à te reprocher. » Cette fuite de Bodie me paraît tout à coup plus que suspecte…


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MessageSujet: Re: Things Ain't Like They Used To Be - Feat. Charlie Swick Dim 4 Juin - 1:58

Things Ain't Like They Used To BeOliver & Charlie Oh mon Dieu il va enfin m’avouer la vérité ? Je suis tout excité ! Si seulement. Mais je suis tout de même intrigué par la réponse. Pourquoi a-t-il voulu me retrouver ? Qu’est-ce que ça lui apporte de me voir et de voir où je reste ? J’aurais compris si on avait été proche ou si nous avions été séparés au début de l’épidémie. Mais nous n’avions rien en commun et j’étais parti de la maison familiale depuis mon adolescence. Qu’est-ce que sa présence ici voulait dire ? Il s’était associé à des gens de Bodie pour m’assassiner ? Je comprendrais cette raison mais il finirait probablement avec une balle en pleine poitrine. Je jetais un coup d’œil dans les environs pour être sûr qu’on soit bel et bien seul. Sait-on jamais. Je me sentais presque parano. Lorsqu’il repousse le canon de mon arme, j’ai presque envie de le remonter pour lui viser la tête à nouveau. Il se prend pour qui au juste à toucher mon fusil ? Je laisse pourtant le canon là où il est pour l’instant. Sachant tout de même que j’ai toujours mon arme entre les mains au cas où les choses tournent mal. J’aime pas vraiment où cette rencontre s’en va. Je sais pas pourquoi, mais j’ai un mauvais pressentiment. Et je suis même surpris qu’il n’ait pas décidé de s’enfuir en courant.

Il me dit être déçu de ma réplique concernant Rapides et Dangereux. Ce qui n’était pas vraiment important dans la balance mais quand même. J’adorais ces films… Je n’eu le temps que de froncer les sourcils avant qu’il n’enchaine. Ouais d’accord, le numéro deux était pire que le numéro un. Je comprenais pas plus pourquoi il était là, à me parler de Cameron Diaz… Il était sérieux ? Il avait envie que je lui brise quelques côtes avec la crosse de ma carabine ? Il jouait sérieusement sur mes nerfs. Et c’était dangereux. Je le laisse pourtant déblatérer tout son fiel, me disant qu’un jour il retrouvera son calme et il aura envie de me donner la vrai raison. Parce qu’il peut bien me raconter toute sa vie depuis que je suis partit, j’en ai rien à foutre. C’est pas comme si j’avais envie de lui raconter la mienne. Mais vraiment pas. Son numéro trois me fait bouillonner de colère et je me demande pourquoi j’attends au lieu de lui foutre la raclée du siècle. Notre père ne l’a sûrement pas élevé comme il m’a élevé moi. Parce qu’il aurait su à quoi s’attendre et se serait tenu un peu plus loin de moi. Je sentais le coup venir.

Et il en vint enfin à ma question. Pourquoi ça lui avait prit autant de temps au fait ? Il était gêné de me demander ça ? Voir comment je vivais et si on pouvait s’allier ? Je fronce les sourcils, incertain de comprendre la demande. Pourquoi moi ? Pourquoi me retrouver pour me demander ça ? Je croyais qu’il m’haïssait. « T’es sérieux ou c’est encore une de tes blagues pourries ? Parce que si c’est une blague, elle est très bonne. » J’arrive pas vraiment à comprendre pourquoi il aurait envie de s’allier avec moi. On ne se connait plus. On se connait autant que deux étrangers en fait ! Bien sûr, on vient de la même famille, on a les mêmes parents et on a grandit ensemble pendant quelques années de notre vie. S’il avait essayé de me retrouver avant toute cette merde, j’aurais probablement pensé autrement. Je n’aurais pas été plus heureux de le voir je crois, mais on aurait pu arriver à se mettre en paix l’un envers l’autre.

« Et si t’es sérieux, la réponse est non. J’ai même pas besoin de quelques minutes pour y penser. On se connait pas, je te connais pas. Et de toute manière, t’es sûrement mieux avec ton groupe. Peu importe qui ils sont. On a peut être été élevé par les mêmes parents mais on se connait pas et je vois pas trop l’avantage à t’avoir dans mes pattes. »

Qu’est-ce qui me disait qu’il était vraiment utile et qu’il savait s’en tirer ? Il avait un groupe, il avait réussit à me retrouver seul, d’accord je lui donnais ce mérite. Mais je ne savais pas de quoi il était capable. S’il voulait se joindre à moi, il allait falloir qu’il se prouve plus que ça. Et puis ce commentaire concernant Phoenix. Il venait d’où au juste ? Il ne me connaissait clairement pas pour croire que j’aurais pu avoir un quelconque lien avec la mort de Phoenix.

« Mais t’as tout compris ! J’ai réussis à me faufiler entre les lignes de gardes, à entrer dans sa cabane et à le tuer dans son sommeil. Pourquoi ? Mais pour le plaisir ! J’adore tuer les personnes importantes et croire que je m’en sortirais pour absolument rien. Non mais sérieux… Quand je fais quelque chose, il faut au moins que ça rapporte… »

Oui j’avais quitté Bodie le plus subtilement possible après la mort du boss, mais c’était pas parce que j’étais impliqué. C’était plutôt parce que j’avais l’intention de survivre et que je ne voulais pas me prendre une balle perdue.
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MessageSujet: Re: Things Ain't Like They Used To Be - Feat. Charlie Swick Lun 5 Juin - 23:22


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Je crois que je ne vais plus pouvoir supporter tout cela bien longtemps. Non seulement je perds du terrain, mais j’en ai plus que marre que mon frère se la joue parano et mette en doute chacune de mes paroles. Voulait-il que je passe le polygraphe ou quoi ? Parce que quelqu’un allait devoir lui apprendre que nous n’avions plus l’électricité. Je voulais qu’on s’allie, oui. Lui irait chercher la nourriture, moi je la mangerais, ce genre d’accord. Grand frère protège petit frère. Je ressens le canon de son arme sur ma peau comme une brûlure. Je sens qu’il profite de son instant de supériorité pour se venger et me faire regretter ma petite visite. Il veut que je croie qu’il pourrait effectivement tirer à tout moment et par instants, je mets en doute ma certitude qu’il ne pourrait pas le faire. Prendre le risque d’alerter tous les zombies à la ronde juste pour me voir me vider de mon sang sur son perron ? Peut-être que dans sa petite tête de mégalomane, cela en vaut la peine après ma critique sur ses goûts cinématographiques, allez savoir. Au final, sa réponse négative à ma proposition ne me surprend pas des masses. J’ai été naïf de croire que cela aurait pu fonctionner, mais bon, qui n’essaie rien n’a rien. Peut-être que mes intentions étaient trop limpides, ou alors que tous les Swick pensent de la même façon. Il se peut aussi que je n’aie pas été assez lèche-botte et trop frondeur, mais je crois que peu importe mon attitude, Charlie se serait méfié de moi.

Et maintenant, sa réponse à ma question. Son ironie est palpable, comme si je possédais déjà la vérité. Selon lui ma question est ridicule. Comment pourrais-je savoir s’il l’a fait ou non ? Disons que son comportement depuis tout à l’heure ne me donne pas l’impression d’être réfléchi, plutôt impulsif. Si on retrouvait mon corps mort et qu’on reconnaissait le petit fouineur qui cherchait Charlie Swick à Bodie, on pourrait se demander ce qui s’est produit. Pourquoi Swick aurait-il ressenti le besoin de tuer ceux sur ses traces ? Aurait-il quelque chose à cacher ? Voulait-il éviter qu’on le retrouve ? Si effectivement il ne tuait que si cela lui rapportait, alors il serait dans son intérêt d’arrêter de me menacer. « Très bien, alors inutile de me tirer dessus, je n’ai rien qui peut t’intéresser sur moi. » Pas de gomme à la menthe pour ton haleine de cheval ou de shampoing sec pour tes cheveux plus graisseux qu’un poêlon de bacon. Comme j’aimerais lui servir cette dernière phrase, mais j’apprends vite. Si je veux sortir d’ici vivant, aussi bien être plus leste niveau insultes. « Écoutes Charlie, je vois très bien que tu n’as pas l’intention de m’inviter à visiter ton nouvel appart ni de m’offrir une bonne bière froide après tous les efforts que j’ai fait pour te retrouver. Très bien. Si tu veux bien arrêter de jouer au cow-boy, je vais juste partir d’ici et retourner vers mon groupe, comme tu l’as proposé. »

Cette rencontre n’avait pas été des plus fructueuses, mais elle avait été enrichissante sur plusieurs niveaux. J’avais eu ma petite vengeance (un début en tout cas), j’avais pu voir de mes yeux ce qu’il était advenu du mouton noir de la famille (pas grand-chose de bien) et j’avais appris que je ne pouvais pas compter sur lui pour la suite des choses (parce que l’instinct de famille, il ne l’avait jamais eu). Je suis prêt à m’en retourner à Santa Monica et à réfléchir à la suite des choses. Je ne vais pas rester éternellement là à me faire suer pour l’avenir de l’humanité. Le seul futur qui m’importe est le mien et je le veux le plus douillet possible. Avant de partir, il me vient en tête une petite idée. Je lève mes deux mains en signe de pacifisme. « J’ai quelque chose pour toi dans la poche de mon manteau. Ce n’est pas une arme, alors calmes-toi sur la gâchette. » Je fouille dans mon vêtement pour en sortir un bon de vaccin. « Si tu suis les instructions à l’endos, tu trouveras mon groupe. Tu auras même droit à un vaccin grâce à ce bout de papier. Tu ne pourras pas dire que je ne t’ai jamais rien donné. » Je ne veux pas le lui donner en pleines mains, alors j’étends le bras en direction de la boîte aux lettres et glisse le papier sous le capot. Maintenant, si Charlie accepte enfin de baisser son arme, je vais reculer tout doucement jusqu’au bas du perron, puis retourner d’où je viens avant que mon délai soit passé et qu’on me jette à la porte. Je n’ai pas trop le choix, Charlie m’a très bien fait entendre que les frères Swick auront tous les deux une carrière solo.

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MessageSujet: Re: Things Ain't Like They Used To Be - Feat. Charlie Swick Ven 16 Juin - 20:26

Things Ain't Like They Used To BeOliver & Charlie Non, je n’avais pas l’intention de l’inviter à l’intérieur. Premièrement, l’endroit était bourré de pièges divers et je n’avais pas envie qu’il les déclenche. Pas que je me souciais de lui, mais parce qu’ils avaient été difficiles à mettre en place et que je n’avais pas envie de tout recommencer. Aussi, je ne voulais pas qu’il voit ce que je possédais. Les armes que j’avais sortit de Bodie, la nourriture que j’essayais de consommer au minimum. Pas question qu’on tente de me voler alors que je venais tout juste de m’installer. Et… il venait de dire qu’il partait. C’était bien non ? Il retournait à son groupe. Son groupe… Je ne voulais pas qu’il se joigne à moi. En fait, je ne voulais que personne ne se joigne à moi. Mais j’étais réellement curieux concernant son groupe. Il n’était certainement pas à Bodie, sinon je l’aurais su depuis longtemps. Je dois avouer ne pas vraiment connaitre d’autres groupes que celui dans lequel j’étais il y a quelques semaines. Sauf l’Angels Camp que nous avions attaqué il y a un moment déjà. Je n’avais pas participé du tout à l’attaque en fait, je ne suis pas fou. Mais j’étais resté à Bodie pour surveiller les environs, on ne sait jamais. Et c’était étrange, mais je ne le voyais pas à l’Angels Camp. Il n’avait pas du tout une gueule d’ange. Alors d’où est-ce qu’il venait comme ça ? Avec des informations sur moi et sur Bodie ? Bon oui, Rebekah lui avait parlé de moi, mais elle ne savait même pas que j’étais ici. J’étais sceptique. Mais je n’avais pas envie de pousser plus loin l’interrogatoire.

Je me détends enfin en le voyant lever les mains en l’air. J’abaisse les épaules ainsi que mon arme. De toute façon, s’il essaie quoi que ce soit, j’ai toujours l’arme dans les mains. Et je ne crois pas qu’il ait l’intention de m’attaquer. Il semble avoir eu réponses à ses questions. Du moins, la question que j’avais réussis à lui faire révéler après quelques menaces. Je n’acceptais pas la compagnie. Du moins, pour l’instant. La seule personne que j’étais sensé avertir lorsque je partirais de Bodie était Lilou et je n’avais même pas réussis à le faire. Donc hors de question que j’accepte un presque inconnu alors que je n’avais toujours pas retrouvé la jeune femme. Il me dit avoir quelque chose dans sa poche pour moi et je fronçais les sourcils. Est-ce qu’il essayait de se moquer de moi encore ? Et juste avant que je ne relève mon arme encore une fois, il m’avertit que ce n’était pas un fusil. Il en sortit un bon pour un vaccin. Ce qu’il ne savait pas, c’est que j’en possédais déjà un. Et que je n’avais pas du tout l’intention de l’utiliser. Sérieusement, qui était tombé dans ce piège ? Des bons pour un vaccin contre les zombies ? Et puis quoi encore ? Je le regarde le mettre dans la boite aux lettres.

« Un vaccin… Super intéressant ! Sait-on jamais, l’envie de venir visiter mon petit frère me viendra peut être un de ces jours ! »

Ou plutôt mourir. Je le laissais quitter sans un mot de plus. J’étais on ne peut plus confus par cette rencontre. Et j’avais l’impression que ça n’avait été qu’un rêve. Mon frère Oliver qui me retrouvait alors que je venais de quitter Bodie ? C’était complètement illogique. Et qui m’avait vendu ? Il ne pouvait pas m’avoir retrouvé que par chance. Je devais avoir fait quelque chose de mal dans mes routines habituelles pour qu’il arrive à me mettre le grappin dessus. J’avais eu de la chance qu’il n’ait pas eu de mauvaises intentions, parce que j’y aurais gouté. Je ressortais de cette rencontre en colère contre moi-même pour avoir été aussi facile à trouver. Il allait falloir que je remédie à ça. Et aussi, que je m’informe sur ce vaccin. Si Oliver remettait des bons et qu’il faisait partit du groupe qui les remettaient, il devait y avoir quelque chose d’intéressant derrière ça. Et c’est pas comme si j’avais pas assez de temps pour ouvrir une petite investigation.
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One day, you will perish. You will lie with the rest of your kind in the dirt. Your dreams forgotten, your horrors effaced, your muscles will turn to sand, and upon that sand a new god will walk, one that will never die, because this world doesn't belong to you or the people who came before.
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Things Ain't Like They Used To Be - Feat. Charlie Swick

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