[Flashback] Your Life Is A Lie | Sharon M. Bethea
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[Flashback] Your Life Is A Lie | Sharon M. Bethea

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× A propos du vaccin : :
Toujours pas vacciné, parce que tomber malade ne m'intéressait pas du tout. Je n'en aurai plus l'occasion désormais.

× Âge du perso : :
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× Localisation (+ avec qui) :
Californie, fuyant le camp des Sauveurs

× Avant, j'étais : :
Guitariste dans un groupe indie rock

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MessageSujet: [Flashback] Your Life Is A Lie | Sharon M. Bethea Mar 21 Nov - 4:00

Your Life Is A LieOn me reproche souvent mon indolence. On le faisait déjà quand les morts restaient dans leur tombe et que je vivais à New York, et on m’admoneste encore sans retenue sur ma paresse légendaire sans jamais réaliser que je n’y peux tout simplement rien. Comme le loup-garou qui succombe à la bête les soirs de pleine lune, il m’est impossible de résister à l’appel du soleil. Pensez-vous vraiment que je vais m’enfermer dans la cuisine pour faire la vaisselle du petit-déjeuner ou que je vais surveiller les survivants en attente de subir le vaccin avec une telle température ? Non, merci ! Ce que je veux aujourd’hui, c’est l’ombre d’un palmier et quelques heures de tranquillité à profiter du beau temps. Toutefois, je crains que les lunettes de soleil ne soient pas assez efficaces pour me soustraire au regard des militaires. Comme je le disais plus tôt, ma fainéantise est sans pareil, alors les dirigeants du campement savent qu’il vaut mieux me tenir à l’œil. Dès mes premiers pas hors de ma tente, un garde m’arrête pour m’annoncer qu’on m’attend du côté de la salle d’attente, comme cela était le cas au cours des derniers jours, mais je réplique que je fais partie du groupe chargée de l’exploration d’aujourd’hui. Je me dirige aussitôt vers l’entrée du campement, sous le regard suspicieux du soldat que je sens dans mon dos comme deux lasers, puis je retrouve les membres de l’équipe de sortie.

On me laisse les rejoindre sans trop protester. Même si je ne suis pas reconnu comme la gâchette la plus agile de Californie, jamais on n’oserait cracher sur un volontaire. Les courageux ne sont jamais de trop, surtout qu’une grande partie des militaires est attitré à la surveillance de l’entrée et à la sécurité intérieure. Une fois armé et hors des limites du campement, je m’arrange pour rester à la queue du groupe. Lorsqu’un bosquet d’arbre suffisamment fourni apparaît, je saisis l’occasion et je file discrètement me cacher à l’ombre des feuilles. Je me jette à plat ventre une fois entre les arbres, restant le plus silencieux possible tandis que le reste de mon escouade poursuit sa route, je l’espère, sans remarquer mon absence. Je me relève après un délai qui me conforte, les vêtements souillés de terre, et parcours le boisé pour en ressortir sur une autre route qui, avec un peu de chance, finira par me mener à une plage déserte où je pourrai me reposer de mes efforts de dissimulation. Il semble toutefois que mon plan ne pourra pas se réaliser tout de suite. Sur la route, à environ vingt mètres devant moi, une forme couchée sur le bitume. Un survivant blessé ? Un zombie en dormance ? Un rôdeur abattu d’une balle en plein crâne ? Je dégaine ma propre arme et j’avance sans faire de bruit. En approchant, les détails commencent à se faire plus clairs : le corps est celui d’une femme blonde. Sans me presser je la contourne pour avoir une vue sur son visage. Premier constat, aucun impact de balle sur son front. Le deuxième, son visage n’a pas l’aspect crayeux des morts-vivants, bien qu’elle ne semble pas en parfaite santé non plus…

Quelque chose dans les traits de la dame m’est familier. Je me creuse la tête, puis je me rappelle : je l’ai aperçue au campement, il y a quelques jours. Pas longtemps, puisqu’elle s’apprêtait à recevoir le fameux vaccin. En ce moment, elle semble en subir pleinement les conséquences. J’approche ma main de son visage et je sens un souffle, signe qu’elle respire toujours. Je me demande si je ne ferais pas mieux de partir tout de suite et de faire comme si je ne l’avais jamais vue. Après tout, je ne suis pas médecin, je n’ai aucune notion de réanimation et si je retourne au campement pour chercher de l’aide, on saura que je me suis enfui de mon côté plutôt que de poursuivre l’expédition. Cependant, je dois avouer que ma conscience, bien qu’atrophiée, proteste à cette idée. Ce genre de situation me tombe toujours dessus, à croire que je suis maudit ! La dernière fois, une femme s’est évanouie en plein dans mes bras. Sans blague. Et je n’ai pas su comment réagir là non plus, préférant refiler le problème à quelqu’un d’autre, ce qui a mis la dame bien en colère à son réveil. Comme si ce souvenir me dictait la meilleure option entre la fuite et faire de mon mieux, je me penche et je secoue sans ménagement l’épaule de la survivante. « Hey, la Belle au bois dormant, ce n’est pas l’endroit ni le moment de faire un somme ! » J’espère pour elle qu’elle ne s’attend pas à un prince à son réveil, puisqu’elle risque d’être plutôt déçue !
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MessageSujet: Re: [Flashback] Your Life Is A Lie | Sharon M. Bethea Mar 21 Nov - 21:43


Ce n'est pas les médecins qui nous manquent, c'est la médecine.

Peur ? D’une quelconque vaccination ? Craignons-nous encore quoi que ce soit après avoir flirté de si près avec la mort durant tant de temps ? Mes yeux se plissent alors que j’observe mon reflet dans un semblant de miroir brisé. Ma main s’en saisit, encadre les bords rugueux du miroir, fixant mes pupilles, fixant le tréfonds de mon âme.

Un fin tremblement vient parcourir mes mains alors que le sang vient glisser le long de ma dextre : qu’importe. Ce qui m’importe c’est ce regard. Cette femme perdue. Cette femme abandonnée qui me fait face. Ses yeux cernés qui appellent à l’aide, qui implorent et supplient. Tout son être semble lui souffler de fuir le vaccin. Et en excellente consommatrice, celle-ci fonce droit vers le camp. Droit dans le piège.
Oh, nous ne sommes pas parqués comme des moutons. Mais nous sommes conduits comme des moutons, ça oui. Et j’ai progressé, comme bon nombre de mes coéquipiers pour me saisir de ce vaccin. Et je me suis pliée, aux tests, aux auscultations douteuses. A quoi bon ? Nous ne sommes donc pas déjà morts quelque part ? Rattachés à des souvenirs qui n’existeront plus ?

Rattachés à une vie de richesse perdue ?

Entre les paravents de fortune, je les entends geindre. Je les entends gémir. Certains veulent fuir, certains ont peur alors que moi, j’accepte tout bêtement ma destinée. Si le hasard m’a conduit à ce vaccin, la récompense de celui-ci ne peut qu’être belle. Le destin ne s’acharne pas en vain généralement et les progrès de la science sont tels, qu’ils me laissent un infime espoir de guérison.

Mais guérison de quoi ? C’est bien trop tard, l’aiguille est plantée. Elle s’enfonce dans les chairs venant flirter à son tour avec quelques globules bien trop curieux. J’esquisse une grimace, les laissant déchirer mes tissus. Au nom de la science, au nom du progrès ! Au nom de la guérison ! N’est-ce pas ?

Avant le vaccin, j’ai eu de quoi boire et de quoi manger. Mais très sincèrement, le peu de vivres que j’ai accepté commencent à remonter. Lentement. Comme une gastro latente. Fermant les yeux, j’inspire et expire tout aussi doucement, peinant à rester calme, peinant à faire abstraction de cette soudaine envie de gerber.
La tête me tourne. La vision se brouille et alors que je semble frôler le malaise, le cœur battant à tout rompre sous cette peur soudaine et naissante, on me saisit et m’invite à m’asseoir. On m’indique, m’intime, que le but présent est de me reposer. De me ressourcer, afin de prendre des forces. J’acquiesce silencieusement, ne pipant mot, m’interrogeant encore sur la situation merdique dans laquelle je suis parvenue à me fourrer. Les mains tremblantes, je viens palper mon visage. J’ai la vague impression de transpirer par les pores de ma peau. J’ai l’impression de me noyer sous une cascade de sueur, de puanteur soudaine. Grimaçant, j’en viens à pincer très légèrement mon nez alors que mon regard s’ouvre pour faire face à un vieil homme.

Je sursaute alors qu’une femme vient le saisir par les épaules pour le guider à nouveau sur un semblant de siège. Mordant l’intérieur de ma joue pour me contenir, je retourne m’allonger et intérieurement le décompte se fait. L’objectif étant de me reposer sur une dizaine de minutes. Je pourrais probablement m’enfuir passé ce délai.

Alors, je compte.

Je compte, jusqu’à n’en plus pouvoir. Jusqu’à frôler la perte de conscience, la perte d’identité et étrangement, je me relève. J’esquisse un sourire rassurant alors qu’ils viennent se presser pour un dernier contrôle.
Et ils me libèrent, enfin. Retrouvant un semblant de fierté, je déambule devant eux le menton relevé, le sac à dos fermement enfoncé sur mes épaules. Je suis rassurée d’avoir laissé le petit au campement. Moins rassurée cela dit d’être partie avec une arme tout juste chargée. A l’extérieur, je vérifie le nombre de balles dont je dispose. Le souvenir s’efface et durant mon trajet, à de nombreuses reprises, je me vois dans l’obligation de compter à nouveau le nombre de balles.

Un soupir de frustration franchit mes lèvres alors que ma mémoire semble me faire faux bond. A nouveau, la tête me tourne et je me vois dans l’obligation de faire une pause.

Une simple pause. Me laissant glisser le long d’un arbre, je viens saisir à nouveau mon visage entre mes mains. Je souffle, respire bruyamment et les nausées refont surface. Fermant avec plus de fermeté mes paupières, je chantonne à mi-voix pour garder un semblant de conscience. Mais le vaccin œuvre. Le vaccin fait rage et s’accompagne de sa dureté, la perte de conscience totale…

**

« Hey, la Belle au bois dormant, ce n’est pas l’endroit ni le moment de faire un somme ! »

Mon corps est secoué. Sans ménagement. La perte de conscience est lente, relativement douloureuse. Où suis-je ? Relevant le visage, je me retrouve confrontée à un inconnu. Machinalement, je viens me saisir de mon arme et lui assène un violent coup de crosse dans le menton. De quoi l’amener à s’écarter sous la stupeur et probablement la douleur. Je me relève aussitôt et chancelle sous le poids soudainement intenable de mon sac.
Merde.
Je chancelle, perds mes pieds dans les racines de l’arbre et me rattrape de justesse à l’arbre qui le succède. Arme toujours en main, j’essaye de trouver la force de rechanger ma défense mais rien n’y fait : le geste se solde en un puissant échec. Mon corps affaiblit se traîne avec lenteur, peine à effectuer le moindre mouvement alors je braque l’arme non chargée face à l’homme : qu’il croit ! Là ! Observe ma détermination à te descendre crétin !

Tu m’as administré quelque chose ? M’as-tu drogué ? Suis-je un semblant zombie ? Non, non, non ! Tu ne m’approcherais pas ainsi si je serais revenue d’entre les morts, hein ?!

Merde, merde, merde !
L’arme toujours braquée en sa direction, je renifle bruyamment le nez soudainement encombré. D’un revers de la main, je viens essuyer le bordel et observe la trace de sang qui se dessine sur ma main. Hargneusement, je l’interpelle en soufflant :
« T’es qui toi ? Et… »

Lui montrant ma main, j’ajoute :
« Tu m’as fais quoi, toi ? Hein ? La belle, la belle, j’te jure que si t’as… »

Toussotements intempestifs. Un cumul de maladies sans nom, de symptômes dérangeants et déplaisants alors que je viens vider le peu de nourriture injectée en direction de ses chaussures.
Ok.
Maintenant l’arme en sa direction, je viens cramponner ma main libre contre mon ventre et inspirant douloureusement, je prends un instant pour me défaire de mon sac, l’ouvrant sans prévenir.

Je me saisis d’un semblant de gourde pour me nettoyer la bouche, pestant à mi-voix laissant échapper bon nombre de jurons...


Dernière édition par Sharon M. Bethea le Mer 13 Déc - 19:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Flashback] Your Life Is A Lie | Sharon M. Bethea Ven 24 Nov - 2:34

Your Life Is A LieJe ne réalise ce qui vient de m’arriver qu’une fois la damoiselle debout, son arme pointée sur moi et l’air à deux doigts de presser la gâchette. Je n’y crois pas : à peine venais-je de lâcher son épaule après avoir tenté de la réveiller qu’elle m’a asséné un coup de crosse en plein menton ! Cela n’a pas fait mal – je n’ai pas eu mal depuis les années 90 – mais je crains que ma mâchoire ne soit fracturée. Je me passe la main sur le bas du visage, cherchant un quelconque signe de fêlure dans l’os. Tout me semble en ordre, même si je ne peux pas en être sûr et certain, n’ayant jamais subi de fracture au visage. Cependant, le goût métallique dans ma bouche me confirme que je me suis mordu la langue lors de l’impact du pistolet. Cela m’apprendra à tenter d’aider une inconnue ! Peut-être est-ce une vengeance de l’univers pour avoir tenté de me débarrasser de la dernière victime du vaccin qui avait besoin d’assistance, qui sait… Peu importe, puisque je sais désormais qu’il vaut mieux se défier de celle qui se trouve devant moi. Je jette un coup d’œil à la femme, qui me menace toujours, et je réalise que ce coup à dû lui coûter la moitié de ses forces. Ses jambes peinent à la supporter, ce qui la pousse à prendre appui contre le tronc d’un arbre à proximité. Disons que les choses ne se passent pas comme prévu pour elle non plus : la voilà qui trébuche et qui se rattrape de justesse à un autre arbre. Si la dame n’avait pas de pistolet dans son poing, je crois que j’aurais éclaté de rire, une façon de me venger de son attaque surprise, mais je me retiens de la faire enrager encore plus. Je regrette du même coup de ne pas avoir fait preuve de plus de vigilance; j’aurais dû garder mon arme pointée sur elle, mais je ne me suis pas méfiée d’une femme inconsciente échouée au sol…

Mon propre pistolet toujours en main, mais le bras collé à mon flanc pour ne pas paraître menaçant pour mon assaillante, je recule d’un pas lorsqu’elle me demande assez agressivement qui je suis. Je suis tombé sur quelqu’un qu’il vaut mieux prendre avec des pincettes à ce que je vois ! Me montrant la main dont elle s’est servie pour s’essuyer le nez, elle me questionne ensuite sur ma responsabilité dans tous ce sang avant de s’interrompe pour renvoyer le contenu de son estomac à ses pieds. Le corps parcouru de terribles secousses, elle continue toutefois de me menacer de son arme. Je la laisse donc s’occuper d’elle-même toute seule, comme une grande, puisque j’ai encore un souvenir amer en bouche de la dernière fois où j’ai tenté de lui porter secours. Je ne voudrais pas que cette fois elle m’envoie une balle en plein estomac par pure paranoïa. La voir ainsi mal en point est pour moi un rappel de ne jamais au grand jamais me faire vacciner. Disons que même après toutes les améliorations apportées au sérum, il s’agit toujours d’un processus qui secoue l’organisme comme une montagne russe sans fin. Certains restent plusieurs jours au campement afin de se remettre, mais d’autres quittent trop tôt les tentes pour ensuite en subir les conséquences dans un endroit isolé comme celui-ci. Les effets physiques comme la faiblesse musculaire et la nausée ne sont pas les seuls à prévoir, puisque la grande majorité connaît des épisodes d’hallucinations, des pertes de mémoires, des variations de l’humeur… Pour ce dernier élément, disons que j’en ai la preuve juste devant moi ! Toujours immobile, je regarde la malade tandis qu’elle attrape une gourde d’eau pour se rincer la bouche, poussant tous les jurons du monde du même coup.

Il vaudrait mieux pour moi de la calmer tout de suite avant qu’elle ne devienne complètement paranoïaque et ne me désigne comme responsable de tous les malheurs qui l’accablent. Après tout, il faudrait qu’elle assume la responsabilité de ses actes. Elle voulait recevoir le vaccin ? Elle doit accepter tous les désagréments qui viennent avec ! Les deux mains légèrement écartés du corps en signe de pacifisme (ou de soumission, si elle préfère l’interpréter ainsi), j’attends que ses haut-le-cœur se calment avant de parler : « Je ne suis pas responsable de ce qui t’arrive. Tu étais inconsciente au beau milieu de la route lorsque je t’ai trouvée. Ce que tu subis en ce moment, ce sont les effets secondaires du vaccin contre le virus zombie. Tu te souviens de t’être fait vacciner, n’est-ce pas ? » Et si justement, elle ne s’en souvenait pas ? Voilà une théorie bien intéressante pour moi. Comme je le précisais, la piqure s’accompagne souvent de pertes de mémoire. L’amnésie pourrait expliquer une grande partie de ses réactions. Pas que je les lui pardonnerais dans ce cas, remarquez, mais je crois que l’amnésie serait une bonne nouvelle pour moi. Je pourrais alors lui inventer un beau tissu de mensonge qu’elle n’aurait d’autre choix que d’accepter, une façon mesquine et puérile de me venger de ce coup au visage qu’elle m’a fait subir. « Tu ne blagues pas quand tu me demandes qui je suis ? Tu ne me reconnais vraiment pas ? » Selon sa réponse, je saurai ensuite comment poursuivre. Après tout, raconter des bobards est l’une de mes nombreuses spécialité, tout juste après la sieste et me faire des ennemis. « Écoute… Si tu baisses ton arme, je vais ranger la mienne également. Inutile que cela se termine en échange de coups de feu », dis-je avant qu’elle ne puisse répondre, me souvenant qu’il vaut mieux jouer à ce petit jeu lorsque tous les participants sont désarmés.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Your Life Is A Lie | Sharon M. Bethea Dim 3 Déc - 13:00

Piller les maisons voici l’une des principales occupations de la blondinette depuis que l’apocalypse a eu lieu. Fouiner dans ces morceaux de vie qui ne lui appartiennent pas, effacer du bout des doigts la poussière, gratter du bout des ongles la couche de crasse pour découvrir de multiples et insoupçonnés objets ainsi va sa vie ces derniers temps. Au tréfonds de son sac se trouve sa dernière trouvaille. Précieuse, elle tâche de la camoufler sous une pile de vêtements sans réelle valeur.

Un vieux MP3, marchant vraisemblablement avec des piles ou à l’aide d’un chargeur. Recroquevillée dans un coin, loin du monde qui s’amasse, ses doigts agiles viennent pianoter sur l’objet. Elle retire les pilles, presque fondues, et affiche un sourire de satisfaction lorsque l’objet s’allume. Une batterie incomplète, loin d’être à son maximum mais qui pourra durant quelques temps diffuser une douce musique au sein de ses oreilles.
Elle fait défiler les titres et s’arrête sur un titre en particulier. Son sourire grandit alors qu’elle glisse les écouteurs au sein même de ses oreilles : l’un semble fonctionner, l’autre semble grésiller mais qu’importe ! L’essentiel étant d’écouter un brin de musique, autre chose que les débats effrénés à l’idée du vaccin…

**

Je fais rebondir l’eau contre mes joues avant de cracher à même le sol : au diable la délicatesse féminine. Au diable cette société où la femme est tenue de faire la cuisine, le ménage, le repassage. Au diable cette société où la femme est tenue d’aller chercher les enfants à 16h30 au risque d’entendre de multiples jérémiades sur le chemin du retour.
J’observe l’homme tout en maintenant mon arme en sa direction : pourquoi suis-je armée ? Nous sommes probablement au Texas. Au sein de mon jardin. J’ai eu une légère absence : poursuis-vais-je un intrus au sein de ma veste demeure ?

Il écarte légèrement les mains : bien. Soumet-toi à la propriétaire des lieux.
« Je ne suis pas responsable de ce qui t’arrive. Tu étais inconsciente au beau milieu de la route lorsque je t’ai trouvée. Ce que tu subis en ce moment, ce sont les effets secondaires du vaccin contre le virus zombie. Tu te souviens de t’être fait vacciner, n’est-ce pas ? »

Je fronce très légèrement les sourcils : vaccin ? Zombies ? L’un de mes sourcils se rehausse, l’incompréhension est absolue, totale. Pourquoi se joue-t-il de mes émotions ? Ne suis-je pas la Mère, propriétaire d’une maison abandonnée au Texas ? Ai-je fais un malaise au bon milieu de la route, devant chez moi ?  Et mon enfant ? Où est-il ? Paniquée, je regarde tout autour de moi. A vif, je cherche l’enfant, les mêmes questions venant marteler éternellement mon esprit : où est-il ? Où est ma chair ? Où est mon sang ? Je relève un regard accusateur vers l’homme. Je détaille son visage, son corps et une question vient marteler mon esprit : qui est-il ?
En réponse à cette question silencieuse, résonne les propos de l’homme :
« Tu ne blagues pas quand tu me demandes qui je suis ? Tu ne me reconnais vraiment pas ? »

Mes sourcils se froncent, une ride d’incompréhension vient peindre mon front : baby-sitter ? Dog Sitter ? Je m’apprête à répliquer que ce jeu n’est pas drôle, je m’apprête à réajuster l’arme en sa direction. Le geste, barbare, est presque machinal, instinctif. Depuis quand ai-je développé de tels instincts ? Résonne un doux compromis :
« Écoute… Si tu baisses ton arme, je vais ranger la mienne également. Inutile que cela se termine en échange de coups de feu »

Et presque endoctrinée par la simple pensée que cet inconnu me connaît, je rabaisse mon arme. Oui. Je ne suis pas un barbare. Je n’ai pas été élevée de la sorte, ma mère ne m’a jamais appris à tirer en la direction d’un potentiel ami. J’attends qu’il fasse de même, qu’il range la sienne. Je suis perdue. Dévastée. Je ne sais plus réellement qui il est, ni même qui je suis. Je sais que j’ai un enfant. Un enfant qui n’est d’ailleurs pas sur ce terrain.
Alors, le cœur lourd, emporté par des battements frénétiques, je l’interroge d’une voix beaucoup plus douce :
« Mon enfant ? »

Je fais passer mon sac à dos devant moi et glisse l’arme dedans au plus près d'un MP3. Étrange : je me balade sur ma propriété, avec un sac à dos ? Ou bien ai-je prévu une randonnée quelconque ? Pas de protestation. Pas d’affront, je veux savoir où est mon bébé. Le regard paniqué, je cherche tout autour de moi à nouveau.
Au fond de mon sac, résonne par le biais de mes écouteurs :
« 'Cause baby you're a firework
Come on show'em what your worth
Make'em go "oh, oh, oh!"
As you shoot across the sky-y-y »

Référence RP

Doucement, mes mains se glissent sur mon ventre. Je gratte mon menton : m’a-t-il volé mon enfant ? Qu’en est-il ? Où est-il ? Toussotant doucement, je fronce les sourcils et ma voix résonne à nouveau :
« Mon enfant. Où est-il ? Est-il mort lors de l’affront ? »

Il doit être au courant de l’affront. Ce dernier a eu dans la supérette du coin ! Il y’a quelques jours à peine de cela, le soir Halloween. Après tout, toutes les personnes savent qu’il y’a eu un accident : télévision, médias, se sont arrachés quelques interviews douteuses au coin du feu, n'est-ce pas ? Les souvenirs sont flous, se mélangent et se ressemblent. J’ai la vague impression d’avoir câliné mon enfant et pourtant, cette impression me file entre les doigts dès que j’ai l’impression de la saisir.
Face à sa mine intriguée, je ponctue doucement d’explications confuses :
« Le soir d’halloween… Il y’a eu un affront. A la supérette. Je… j’ai… Mon enfant. Il y’a eu des coups de feux. N’est-ce pas ? »  

Esquissant un pas sur le côté, les mains toujours fermement plaquées sur mon ventre, je viens m'asseoir à même le sol.

Reprenons : je suis assise. A même le sol. Loin de cette marre de vomis que je scrute d'un oeil méfiant : suis-je toujours enceinte ?
Je relève le regard vers l’inconnu et penchant légèrement la tête sur le côté souffle :
« Tu es… Mon ami ? » la question est maladroite, presque enfantine. Mais les propos sont spontanés, sincères. Car s'il est mon ami, il me soufflera la vérité. Je l’observe les yeux grands ouverts. Je viens scruter chacune des parcelles de sa peau et avant même qu’il ne puisse répondre, je souffle en une affirmation douteuse :
« Tu es mon ami. Ton visage m’a l’air bon. Atrocement bon. Quel est ton prénom ? Je ne me souviens plus de ton prénom… » et la situation s’inverse, en un magnifique pied de nez :
« Ne m’en veut pas. J’ai quelques pertes de mémoire ces temps-ci. Mais je t’apprécie et ça, j’en suis persuadée. »

Naïveté.

Un sourire, ressemblant d’avantage à une grimace douteuse, vient peindre mes lèvres.
Je veux des explications. Raconte-moi une histoire, s’il te plaît.
Raconte-moi mon histoire, s’il te plaît.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Your Life Is A Lie | Sharon M. Bethea Dim 10 Déc - 22:20

Your Life Is A LieAurais-je ambitionné en mentionnant les zombies d’entrée de jeu ? Pendant un instant, je me sens comme un funambule qui réalise qu’il n’y a que du vide sous son pied. Mon cœur fait un bond dans ma poitrine en voyant son visage se tordre sous l’effet de la confusion. Il faut dire que cette dure réalité est déjà assez difficile à assimiler lorsqu’on est sain d’esprit, alors avec un cocktail chimique dans les veines qui embrouille les sens et retourne la raison… Osera-t-elle croire ce qui sort de ma bouche, même sans preuve concrète à l’appui ? Si un mort-vivant ferait son apparition à ce moment même, je ne crois pas que cela me serait bénéfique. Peut-être que cela serait trop d’un seul coup, compte-tenu de son état. La femme devant moi se met soudainement à jeter des regards de tous les côtés. Aurait-elle entendu un bruit ? Quand on parle du loup, pense-je. Je cherche par-delà sa silhouette, entre les arbres, à la recherche de rôdeurs. Je vérifie même derrière moi, mais il n’y a que nous deux sur cette route. Peut-être sera-t-elle seule bientôt, car voilà qu’elle semble prête à m’abattre sur le coup lorsque je lui demande si elle a un quelconque souvenir de moi. Toutefois, ma proposition de continuer la conversation désarmés semble lui convenir, ce que j’accueille avec un soulagement non négligeable. Dès que je vois l’arme qui me fixe s’abaisser, j’enclenche la sécurité sur mon pistolet et je le glisse dans mon holster. Aussi bien être le premier à me présenter les mains vides pour lui donner une raison d’avoir confiance en moi. Je ne me sens pas encore en complète sécurité, mais à tout le moins j’ai retrouvé sous mes pieds le fil tendu entre les deux extrémités du ravin.

Son enfant ? Je ne réponds rien à cette question, je me contente de l’observer pour essayer d’anticiper ses réactions. Quand je l’ai trouvée, il n’y avait qu’elle, personne d’autre aux alentours. Soit l’enfant de cette femme s’est enfui plus loin sur la route ou dans les bois – ce que je ne lui souhaite pas, avec les rôdeurs à proximité et certains survivants qui peuvent se révéler bien pire – soit j’assiste à un délire. Je préfère croire que la seconde option est la bonne. Je commence presque à croire que je suis en plein rêve, moi aussi, car la femme s’agrippe le ventre comme si elle était enceinte en répétant la même question. Non, plutôt, elle me demande si l’enfant est mort. Même si la menace de l’arme a disparu dans son sac, je n’ose toujours pas lui répondre à ce sujet. Avait-elle un enfant avec elle en venant au campement ? S’agit-il d’un souvenir datant de bien avant sa vaccination ? Serait-elle en train de complètement perdre la tête ? Et puis toute cette histoire d’altercation à la supérette, je n’y comprends rien, mais absolument rien. La seule solution que je vois en ce moment, c’est de ne rien dire. Je n’ose même pas hausser les deux épaules en signe d’incompréhension, de peur que la panique s’empare d’elle et qu’elle ne redevienne agressive envers moi. J’ai encore le goût de sang dans ma bouche pour me rappeler qu’elle a de la frappe. Cependant, plutôt que de récidiver vers la violence, la femme préfère s’asseoir au sol, tout juste à côté de son vomi. Je commence à perdre espoir de pouvoir lui inventer une quelconque histoire, tellement son esprit semble dériver entre réalité, souvenirs et inventions. Le mieux serait peut-être de retrouver mon groupe pour leur demander de venir s’occuper de la dame…

Alors que je m’apprêtais à baisser les bras, les prochains mots de la femme sont comme une percée de soleil au travers des nuages. Elle me reconnaît ! Techniquement, elle croit me reconnaître, puisque nous ne nous sommes jamais présentés, mais il s’agit tout de même d’une victoire.  « Oui, exactement ! Je suis ton ami. » J’arbore même un grand sourire d’imbécile pour accompagner cette phrase. Tout pour lui faire croire que je suis très aimable et non quelqu’un qui veut se payer sa tête pour se venger d’un coup sur le menton qui ne lui fait même pas mal. « Kyle, mon prénom est Kyle », lui dis-je tout en approchant lentement d’elle. Je m’assois près d’elle, du côté opposé à la flaque de vomi, et ce faisant j’entends résonner un son étouffé que j’identifie bien vite comme de la musique. Après un bref examen, le bruit semble provenir de son sac. Je suis toutefois incapable de reconnaître la chanson qui joue, ni même l’artiste. L’impression de rêver me reprend. Mais qui est cette femme et pourquoi y a-t-il de la musique qui résonne de son sac ? Je suis presque tenté de me relever à la recherche de caméras cachées dans le coin… Je suis tombé sur tout un spécimen je crois, mais au moins elle m’apprécie, ce qui n’est pas le cas de la grande majorité de ceux qui me connaissent, alors je décide de poursuivre le jeu malgré tous les éléments bizarres qui viennent ponctuer notre conversation. « Je ne t’en veux pas d’avoir oublié, ce sont des choses qui arrivent avec le vaccin. »

« Tu te souviens de ton prénom au moins ? Tu peux me le dire ? » J’espère qu’elle ne l’a pas oublié, mais je ne pense pas que le contraire serait pour moi un véritable problème. Je n’aurais qu’à lui dire qu’elle s’appelle Karen ou Lucy et elle n’aurait pas d’autre choix que de me croire. Un brin de vent fit son apparition et souffla jusqu’à mes narines des effluves de vomi. Je fronçai le nez de dégoût. Ma journée était loin d’être aussi paradisiaque que je l’avais prévu. J’avais voulu la plage et le soleil et je me retrouvais avec une femme inconnue, malade et potentiellement dangereuse. Il n’était toutefois pas trop tard pour faire bouger les choses et avoir la plage et le soleil… mais en compagnie d’une femme inconnue, malade et potentiellement dangereuse. Cela se révélerait toujours mieux que cette route poussiéreuse et malodorante. « Écoutes, j’aimerais bien rester assis ici toute la journée, mais il y a un petit problème que tu as peut-être oublié également. Toi et moi sommes poursuivis. Si tu es en état de te lever, il serait peut-être bon de faire un bout de chemin avant qu’on nous rattrape. » Je tentai de prononcer ces mots d’un ton calme, histoire que la panique ne la reprenne pas. J’avais l’impression de marcher sur de la glace fine, ne sachant jamais quand elle craquerait sous mes pieds, mais cela faisait partie du jeu. On ne savait jamais quand nos mensonges nous exploseraient en plein visage. Le plus tard serait le mieux !
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MessageSujet: Re: [Flashback] Your Life Is A Lie | Sharon M. Bethea Dim 21 Jan - 14:15

Poursuivis ? Sommes-nous donc poursuivis comme du bétail ? Et pour quelle raison ? Nous sommes armés, n’est-ce pas ? Pourquoi fuyons-nous au lieu d’affronter ces personnes ? Si nous évoluons dans un monde de gangsters et de malfrats, il est bon que de supprimer ces problèmes une bonne fois pour toute, n’est-ce pas ?

Doucement, je glisse une main sur l’arrière de mon épaule. Douloureuse, cette partie n’a de cesse que de me renvoyer des éclairs. Du bout des doigts, je palpe le bandage et fronce très légèrement les sourcils.
L’inconnu est pressé et semble déjà esquisser quelques pas pour s’enfuir au plus vite. Mais ce pansement m’intrigue grandement alors je parcours du bout des doigts le pourtour et souffle comme une évidence :
« Le vaccin. »

Ok. J’ai été vaccinée. La folie s'efface, les souvenirs resurgissent progressivement.
La femme me disait, avant de planter son aiguille au plus profond de ma peau, que je pourrais connaître des effets secondaires. La confusion, les souvenirs en vrac...

Cet homme existe-t-il ?

L’odeur nauséabonde du vomi m’invite à me relever moi aussi. Je repousse mes cheveux en arrière et continue de fixer l’homme. Le dénommé Kyle ne m’inspire pas réellement confiance. Il semble être dans une drôle de posture, prêt à fuir mais prêt à m’aider également. Hors en ces terres, nous aidons personne. Toute bouche à nourrir est un fardeau, une charge supplémentaire. Il faut achever, n’est-ce pas, les inutiles. Hors ainsi, je suis inutile. Où sont mes hommes ? Où est ma compagnie si plaisante en tant normale ?
Détachant un à un les doigts de mon pansement, je glisse une main avec méfiance au plus près de mon arme et souffle :
« Nous sommes poursuivi par… Des morts, des vivants ? »

Je tente de me concentrer sur les bruits aux alentours mais ne distingue ni grognements, ni souffles rauques. Nous ne sommes donc pas poursuivis par des morts. Cependant, sa réponse m’est précieuse et déterminera s’il me faut achever ou non cet homme par la suite…
Esquissant quelques pas, je souffle :
« Je me battrais alors. Je n’ai peur de personne, Kyle. »

Approchant doucement vers sa personne, la douleur toujours aussi vive et bassinante au niveau de mon épaule, j’ajoute :
« Et vous Kyle ? Avez-vous peur de quelqu’un ? »

A l’orée de la forêt se dessine un groupe de personnes. Je sens mon pseudo-allié faiblir.
Va-t-il fuir ?
Saisissant mon arme, je la recharge et la braque en leur direction. Je ne suis pas effrayée. Mes peurs se sont évaporées. En l’espace de quelques minutes seulement, le bandage à raviver les souvenirs les plus importants et les plus vifs de ma mémoire. Je hais intérieurement désormais ce vaccin qui m’a poussé à cette rencontre hasardeuse. Je hais ces supérieurs qui s’emparent de nos âmes meurtries, apeurées, pour faire de nous des pantins désarticulés prêts à tout et à n’importe quoi pour lutter contre le virus qui accable nos terres.

Je me hais moi aussi pour cette naïveté, ce tempérament bien trop doux, bien trop naïf. Ce type de rencontre n’est pas sans conséquences. Je le sais désormais, la prudence va devoir m’habiter : on ne sait jamais trop à qui on fait confiance ni qui on rencontre. Et cet homme aurait pu, c’est indéniable profiter de ma personne.

Je rabaisse mon arme en distinguant mes hommes.

Dos à l’inconnu, je ne l’ai pas vu filé vers la forêt. Mes hommes se proposent pour le poursuivre mais mon visage se secoue négativement : aujourd’hui, je suis tombée sur un homme aux intentions probablement mauvaises. Mais ses actes, eux, ont été d’une bienveillance sans nom. Il m’a rassuré dans ma folie, n’a pas intenté quelque chose contre ma personne et ne m’a pas blessé. Il m’a même maintenu en vie lorsque mes hommes n’étaient pas là pour le faire. Alors à quoi bon le poursuivre ? Le nerf de la guerre n’est-il pas de s’avouer parfois vaincu par la malice d’autres ? Ne devons-nous pas cesser de donner l’avantage aux morts ?
Fébrilement, je m’avance jusque à mes hommes. Le chaud me monte aux joues et la fatigue accapare chacun de mes muscles. Je range mon arme et esquisse un pâle sourire en soufflant :
« Abandonnez déjà les éventuelles poursuites à son encontre. Il n’a rien tenté de mauvais à mon encontre. »

La sagesse des débuts.

Qui sait, cette sagesse s’effacera peut-être au fil des années avec une haine et une envie indescriptible de détruire les autres, de détruire ceux qui demeurent à mes yeux insaisissables, incompréhensibles…
Et dans l’immédiat il est l’heure. L’heure de rentrer alors… Rentrons.

Jetant un regard par-dessus mon épaule, je crois distinguer la silhouette de l’inconnu. Alors face à cette forêt probablement peuplée de monstres, je souffle un simple :
« Merci » presque inaudible qui je l’espère parviendra à atteindre son âme déchue.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Your Life Is A Lie | Sharon M. Bethea Sam 14 Avr - 12:25

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MessageSujet: Re: [Flashback] Your Life Is A Lie | Sharon M. Bethea

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